Géorisques | Mieux connaître les risques sur le territoire, ces 365 derniers jours

Bienvenue sur GéoRisques

Sur GéoRisques, vous trouverez de l’information pour tous les publics sur les risques naturels (inondations, séisme, mouvement de terrain, argiles, avalanches…) et technologiques (usines à risques, nucléaire, sols pollués…) :

- des interfaces spécifiques permettant d’identifier facilement les risques près de chez vous ou bien de naviguer sur une carte interactive en superposant plus d’une centaine de cartes.



mardi 16 octobre 2018

  • Vous connaissez Plan Séisme ? votre avis nous intéresse !

    Initialement conçu pour relayer le programme national de prévention du risque sismique dit « Plan Séisme » conduit entre 2005 et 2010, le site www.planseisme.fr est devenu au fil du temps un outil général de communication sur le risque sismique en France.

    Si vous êtes l'un de ses 200.000 visiteurs annuels, nous vous remercions de consacrer quelques minutes à cette enquête de besoins et de satisfaction. 

    Vos réponses et suggestions nous aideront à concevoir un site mieux adapté à vos attentes et besoins.

    Merci d'avance de votre contribution.

    L’équipe du site internet www.planseisme.fr

     

     


mardi 18 septembre 2018

  • Outre-mer : le descriptif de risques disponible

    Depuis septembre 2018, le descriptif de risques est aussi disponible pour les départements et régions d'outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion.

    Dégâts causés par la houle cyclonique OMAR du 16 octobre 2008 (Saint-Pierre, Martinique, 2008). © BRGM - Anne-Valérie Barras

     

    Le descriptif de risques permet d'accéder en quelques clics à la synthèses des risques naturels et technologiques rencontrés sur une commune, ou à proximité d'un bien localisé par son adresse, ses coordonnées GPS ou sa parcelle cadastrale.

     


mercredi 12 septembre 2018

  • Emissions polluantes : vers plus d'accessibilité des données

    Le Registre français des Emissions Polluantes des industries et des élevages (IREP) recense les flux annuels de polluants potentiellement dangereux émis dans l’eau, l’air et le sol et les déchets produits par les installations classées soumises à autorisation préfectorale au titre de la législation des installations classées.

    Le complexe pétrochimique d'Orcher, vu depuis la Seine entre Le Havre et Tancarville, 2006. © Laurent Mignaux - Terra.

    Vers une meilleure accessibilité

    A partir du 11 septembre 2018, l'accessibilité des données IREP s'améliore :

    • Pour simplifier la recherche dans la base de données IREP : 
      • la liste des polluants potentiellement dangereux est désormais organisée par ordre alphabétique plutôt que par famille de polluants ;
      • une aide à l'utilisation des formulaires de recherche (par établissement, par polluant et par déchet ...) a été mise en ligne.
    • Pour faciliter l'analyse et l'exploitation des données :
      • les volumes d'émission (pollluants et déchets) sont désormais systématiquement exprimés en kilogramme.

     

    Accéder aux données

    En savoir plus


  • Anciens sites industriels : favoriser la réutilisation des données

    La Base nationale des Anciens Sites Industriels et Activités de Service (BASIAS) recense les anciens sites industriels (et activités de service), abandonnés ou non, susceptibles d'engendrer une pollution de l'environnement. Cette banque de données est mise à jour régulièrement et comprend plusieurs dizaines de milliers de sites recensés.

     

    Démantèlement d'un site industriel, Nord-Pas-de-Calais, 2006. © Laurent Mignaux - Terra.

     

    Pour une meilleure réutilisation des données

     

    Afin d'améliorer le potentiel de réutilisation des données BASIAS dans les systèmes d'information géographique (SIG), la mise à disposition des données relatives au géoréférencement des sites évolue :

    • ajout de la colonne "Site géolocalisé" pour permettre une meilleure appréciation de la qualité de la géolocalisation des sites : 
      • la valeur "pas de géolocalisation"  qualifie les sites dont l'emplacement sur le territoire de la commune est inconnu
      • la valeur "adresse" qualifie les sites localisés par leur adresse postale (géocodage ?)
      • la valeur "centroïde" qualifie les sites localisés par leur centroïde
    • fusion des colonnes "précisions XY" et "précisions adresses"
    • harmonisation du système de coordonnées avec une conversion intégrale vers le WGS 84

     

    Nouvelle fonctionnalité : localisation d'un site sur la carte interactive par son identifiant

     

    Depuis septembre 2018, la fonctionnalité "Voir sur la carte" permet de localiser d'un clic un site BASIAS sur la carte interactive.

     

    Pour aller plus loin

     

     


mercredi 29 août 2018

  • Campagne annuelle de sensibilisation aux phénomènes des pluies méditerranéennes intenses

    Mercredi 29 août 2018, Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, en visite au SCHAPI (Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations), a lancé la campagne annuelle de sensibilisation aux phénomènes des pluies méditerranéennes intenses, connus sous le nom d'épisodes cévenols.

    Cette campagne vise à rappeler aux élus et à la population des quinze départements de l'arc méditerranéen concernés par le risque pluie-inondation les bons comportements à adopter en cas de pluies intenses pouvant conduire à des crues soudaines

    Le phénomène des pluies méditerranéennes intenses

    Trois à six fois par an en moyenne, de violents systèmes orageux apportent des précipitations intenses sur les régions méditerranéennes, du Roussillon à la Provence, en passant par la vallée du Rhône. L’équivalent de plusieurs mois de précipitations tombe alors en seulement quelques heures ou quelques jours.

    Ces forts cumuls peuvent atteindre plusieurs centaines de litres/m² (200 litres/m² en 24 heures et plus, avec une intensité horaire pouvant atteindre les 100 litres/m²), sur des bassins versants où le ruissellement peut se concentrer rapidement.

    Les cours d’eau gonflent et peuvent provoquer des inondations torrentielles avec des débordements importants. L’imperméabilisation des sols, en zone urbaine notamment, contribue à accentuer ces ruissellements.

    Ces épisodes de pluie intense se produisent de façon privilégiée en automne.

    Le terme "cévenol" est souvent employé abusivement pour caractériser tout épisode apportant des pluies diluviennes sur les régions méridionales. Il est vrai que le massif des Cévennes est réputé pour l’intensité des épisodes qui l’affectent, mais de telles situations fortement pluvieuses frappent régulièrement tout l’arc méditerranéen et sont donc loin d’être exclusivement "cévenoles".

    En savoir plus :

    • sur les épisodes cévenols : consulter l'article Géorisques "Mieux comprendre les épisodes cévenols"
    • sur le risque Inondation : consulter le dossier thématique Géorisques "Inondations"
    • sur la campagne de sensibilisation 2018 : consulter le site du Ministère de la Transition écologique et solidaire
    • sur les pluies les plus remarquables observées en France : consulter le site de Pluies extrêmes

     

     


  • Pluies méditerranéennes intenses

    Lancement de la campagne annuelle de sensibilisation

    La campagne annuelle de sensibilisation aux phénomènes des pluies méditerranéennes intenses, connus sous le nom d'épisodes cévenols, a été officiellement lancée ce mercredi 29 août par Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, en visite au SCHAPI (Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations) et à Météo-France. 

     

    Comportements à adopter en cas de pluies méditerranéennes intenses

    La campagne vise à rappeler aux élus et à la population des quinze départements de l'arc méditerranéen concernés par le risque pluie-inondation les bons comportements à adopter en cas de pluies intenses pouvant conduire à des crues soudaines

    Pour en savoir plus :

     

    Le phénomène des pluies méditerranéennes intenses

    Trois à six fois par an en moyenne, de violents systèmes orageux apportent des précipitations intenses sur les régions méditerranéennes, du Roussillon à la Provence, en passant par la vallée du Rhône. L’équivalent de plusieurs mois de précipitations tombe alors en seulement quelques heures ou quelques jours.

    Ces forts cumuls peuvent atteindre plusieurs centaines de litres/m² (200 litres/m² en 24 heures et plus, avec une intensité horaire pouvant atteindre les 100 litres/m²), sur des bassins versants où le ruissellement peut se concentrer rapidement.

    Les cours d’eau gonflent et peuvent provoquer des inondations torrentielles avec des débordements importants. L’imperméabilisation des sols, en zone urbaine notamment, contribue à accentuer ces ruissellements.

    Ces épisodes de pluie intense se produisent de façon privilégiée en automne.

    Le terme "cévenol" est souvent employé abusivement pour caractériser tout épisode apportant des pluies diluviennes sur les régions méridionales. Il est vrai que le massif des Cévennes est réputé pour l’intensité des épisodes qui l’affectent, mais de telles situations fortement pluvieuses frappent régulièrement tout l’arc méditerranéen et sont donc loin d’être exclusivement "cévenoles".

     

    22 septembre 1992 - Crue de l'Ouvèze à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) suite à phénomène des pluies méditerranéennes intenses - Michel CLEMENT AFP.

     

    Pour en savoir plus :

     

     

     

    Photo page d'accueil : Inondations dans l'Aude, hameau de Moussolens, près de Moussan, novembre 2005. Crédit : © Laurent Mignaux - Terra


vendredi 17 août 2018

lundi 13 août 2018

  • Cartographie des remontées de nappe

    Objectifs et méthodologie utilisée

    La carte a pour objectif l’identification et la délimitation des zones sensibles aux inondations par remontée de nappes (pour une période de retour d’environ 100 ans).

    La difficulté était de trouver, en fonction des données de nature et de qualité très hétérogènes, une méthode de détermination des zones sensibles aux remontées de nappe et les critères associés en utilisant des techniques d’interpolation.

    La réalisation de la carte française a reposé principalement sur l’exploitation de données piézométriques et de leurs conditions aux limites d’origines diverses (BSS, ADES, déclarations CATNAT, résultats de modèles hydrodynamiques, isopièzes, EAIPce, EAIPsm[1]...) qui, après avoir été validées ont permis par interpolation de définir les isopièzes des cotes maximales probables.

    Les valeurs de débordement potentielle de la cartographie des zones sensibles aux remontées de nappe ont été obtenues, par maille de 250 m, par différence entre les cotes du Modèle Numérique de Terrain (RGE ALTI®) moyen agrégé par maille de 250 m et les cotes obtenues, suivant une grille de 250 m par interpolation des points de niveau maximal probable.

    Cotes altimétriques du MNT – Cotes Points niveau maximal = Zones potentielles de débordement

    Au regard des incertitudes liées aux cotes altimétriques, il a été décidé de proposer une représentation en trois classes qui sont :

    • « zones potentiellement sujettes aux débordements de nappe » : lorsque la différence entre la cote altimétrique du MNT et la cote du niveau maximal interpolée est négative ;
    • « zones potentiellement sujettes aux inondations de cave » : lorsque la différence entre la cote altimétrique du MNT et la cote du niveau maximal interpolée est comprise entre 0 et 5 m ;
    • « pas de débordement de nappe ni d’inondation de cave » : lorsque la différence entre la cote altimétrique du MNT et la cote du niveau maximal interpolée est supérieure à 5 m.

    Ce genre d’analyse, par interpolation de données souvent très imprécises et provenant parfois de points éloignés les uns des autres, apporte des indications sur des tendances mais ne peut être utilisée localement à des fins de réglementation. Pour ce faire, des études ponctuelles détaillées doivent être menées.

     

    [1] BSS : Banque Sous-Sol, ADES : Accès Données sur les Eaux Souterraines, CATNAT : Catastrophe Naturelle, EAIPce,sm : Enveloppe Approchée d’Inondation Potentielle cours d’eau/submersion marine

    Résultats obtenus et préconisations d’utilisation

    La carte proposée pour la métropole et la Corse, permet de localiser les zones où il y a de fortes probabilités d’observer des débordements par remontée de nappe. La réalisation de la carte des zones sensibles aux inondations par remontée de nappe reste un exercice délicat qui « in fine » comporte de fortes incertitudes dues :

    • une accumulation d’informations manquantes, incomplètes ou imprécises,
    • l’ordre de grandeur des valeurs recherchées,
    • la complexité des milieux mis en jeu.

    Par suite de ces différentes remarques, il n’a pas été possible de réaliser une interpolation avec des mailles de dimension inférieure à 250 m. En outre, la carte réalisée n’est pas valide pour les zones karstiques (manifestant un comportement particulier et relativement mal connu sur certains secteurs), les zones urbaines (dont les aménagements modifient les écoulements souterrains) et les secteurs après mine (subissant des modifications des écoulements souterrains dues aux pompages des eaux d’exhaure ou à l’arrêt des pompages).

    Le rendu cartographique a donc été réalisé en considérant comme unité de base une maille carrée de 250 mètres. Cette carte n’est donc exploitable, au stade actuel, qu’à une échelle inférieure au 1/100 000ème.

     

    L’utilisateur doit garder en mémoire la liste des recommandations suivantes pour toute utilisation de la carte de sensibilité aux remontées de nappe :

    1. L’exploitation de la carte de sensibilité aux remontées de nappe n’est possible qu’à une échelle inférieure à 1/100 000. Autrement dit, pour des études locales, ayant besoin d’une résolution fine (échelle parcellaire ou au 1/25 000, au 1/50 000), cette carte nationale ne doit pas être utilisée.

    En outre la carte doit être accompagnée pour sa lecture et son interprétation de différents masques à surimposer :

    1. Ajout du masque sur les secteurs avec terrains affleurants imperméables (fourni avec la carte, source BRGM)

    Dans ces secteurs, la présence d'une couche imperméable empêche le débordement en surface de nappes captives pouvant présenter des niveaux piézométriques maximaux supérieurs au terrain naturel. Cependant, il n'est pas complètement exclu que des problématiques liées aux remontées de nappe aient lieu dans ces secteurs : non continuité des couches imperméables BD LISA, aménagements souterrains sous la couche imperméable, débordement plus important au niveau des limites perméables/imperméables, …

    1. Ajout des masques EAIPce et EAIPsm (fourni avec la carte, source DGPR)

    Les contours et points intérieurs des EAIPce et sm ont été utilisés comme « points de forçage » pour l'interpolation du niveau maximal piézométrique probable → ces zones correspondent donc à des secteurs dans lesquels il peut y avoir concomitance de 2 phénomènes cumulatifs : débordement de cours d'eau + remontée de nappe ou submersion marine + remontée de nappe.

    1. Ajout d’un masque sur les zones karstiques

    Les aquifères karstiques présentent une forte hétérogénéité des écoulements et l'approche globale mise en œuvre ici ne peut pas avoir de réalité physique dans ces contextes spécifiques.
    Pour accéder à la donnée, se référer aux liens ci-dessous :

    1. Ajout d’un masque sur les zones urbaines

    Dans les zones urbaines, les écoulements souterrains sont perturbés par les différents aménagements souterrains. Ces perturbations piézométriques ne sont pas prises en compte dans l'approche globale mise en œuvre.
    Pour accéder à la donnée, se référer aux liens ci-dessous :

    1. Ajout d’un masque sur le bassin houiller lorrain (source DREAL Grand Est)

    Comme pour les zones urbaines, les modifications des écoulements souterrains dans ce secteur résultant de l'arrêt des exhaures minières, de la baisse des volumes d'eau prélevés par les industriels et pour l'alimentation en eau potable, ne sont pas prises en compte dans cette approche globale.


    Carte des zones potentielles d’inondations par remontée de nappe intégrant l’élimination des zones à forte pente
    et les masques des secteurs considérés imperméables (marron) et des EAIPce et EAIPsm (bleu) © BRGM

    Indice de fiabilité

    Une estimation de la fiabilité des résultats a été réalisée en s’appuyant sur différents critères : fiabilité du Modèle Numérique de Terrain et fiabilité des données eaux souterraines. Cette dernière est basée sur la fiabilité de la donnée source utilisée et la distance à la donnée source la plus proche.

    Les deux indices de fiabilité décrits dans les chapitres précédents ont été croisés pour aboutir à un indice de fiabilité global. Les modalités d’attribution des classes de fiabilité globale sont décrites dans le tableau ci-dessous.


    Modalité d’attribution des classes de fiabilité globale pour la méthodologie proposée

     

    Il s’en est suivi la qualification de la fiabilité globale de la cartographie suivante : « forte », « moyenne », « faible » ou « inconnue » ; indexée à chaque point de la grille au pas de 250 m.

    La représentation cartographique de cet indice de fiabilité global, mêlant fiabilité des données sources utilisées pour l’interpolation et fiabilité des cotes altimétriques du MNT du RGE ALTI®, est présentée ci-dessous.


    Carte de fiabilité globale pour la méthode employée

    Téléchargement des données

    Vous pouvez télécharger gratuitement la carte de sensibilité aux remontées de nappes et les masques associés. Les cartes sont disponibles au format Shapefile d'ESRI, ces fichiers sont regroupés dans un fichier compressé ZIP.
    Sélectionnez un département ou un bassin, puis cliquez sur Télécharger.

     

     

     

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    <!--//--><![CDATA[// ><!--

    function downloadByDept() {
    var codedep = document.getElementById('DPT').value;
    document.getElementById("myDlFiles").innerHTML = '<span id="downloadLinks">';
    var possibleDownloadLinks = [ 'Dept_{dept}.zip' ];
    jQuery(possibleDownloadLinks).each(function(k, v){
    var name = v.replace('{dept}', codedep);
    jQuery.ajax({
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    type: 'HEAD',
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    jQuery('<form method="get" action="http://files.georisques.fr/REMNAPPES/' + name + '"><input type="submit" class="dnlwdButton" value="Télécharger">').appendTo('#downloadLinks');
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    }

    function downloadByBasin() {
    var bassin = document.getElementById('BASSIN').value;
    document.getElementById("myDlFilesBasin").innerHTML = '<span id="downloadLinksBasin">';
    var possibleDownloadLinks = [ 'Remontee_Nappe_{basin}.zip' ];
    jQuery(possibleDownloadLinks).each(function(k, v){
    var nameBasin = v.replace('{basin}', bassin);
    jQuery.ajax({
    url: 'http://files.georisques.fr/REMNAPPES/' + nameBasin,
    type: 'HEAD',
    success: function(){
    jQuery('<form method="get" action="http://files.georisques.fr/REMNAPPES/' + nameBasin + '"><input type="submit" class="dnlwdButton" value="Télécharger">').appendTo('#downloadLinksBasin');
    }
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    });
    }

    //--><!]]>
    </script>

mardi 7 août 2018

vendredi 13 juillet 2018

  • Campagne nationale de prévention des feux de forêt

    En ce début d'été 2018, le Ministère de la Transition écologique et solidaire, en lien avec le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Agriculture, lance une campagne nationale de sensibilisation et de prévention du risque feux de forêt pour rappeler à chacun les bons gestes à adopter pour :

    •     Réduire les départs de feux accidentels,
    •     Agir pour limiter la propagation des feux,
    •     Adopter les bons réflexes de sauvegarde.

     

    Cette campagne nationale est ciblée sur les territoires les plus exposés dans le Sud de la France : 32 départements et 5 régions (Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine, Occitanie et Corse).

    La campagne sera déployée dans la presse quotidienne régionale au mois de juillet 2018 ainsi que sur les réseaux sociaux jusqu’au mois d'août 2018.

    Pour en savoir plus :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


mardi 24 avril 2018

  • L'histoire pour mieux connaître l’exposition d’un territoire vis-à-vis du risque sismique

    À l'exception des Antilles, la France n'est pas un pays à risque sismique important, mais on y recense pourtant chaque année près de 500 petits séismes.

    En métropole, les séismes sont relativement fréquents mais d'intensité modérée avec en moyenne un séisme fortement destructeur et quatre séismes responsables de dommages sévères par siècle sur mille ans d'histoire. Le risque n'est pourtant pas à négliger.

    En effet, de grandes zones d'habitat et des ouvrages sensibles (barrages, centrales nucléaires, installations classées pour la protection de l'environnement) pourraient être sérieusement impactés par un séisme.

    C'est pourquoi plusieurs bases de données traquent les séismes actuels mais aussi ceux du passé pour mieux les quantifier et les localiser.

    La base SISFrance : + de 1 000 ans d'histoire sismique

    La construction des centrales nucléaires dans les années 70 s'est accompagnée d'un programme de connaissance du “passé sismique”. C'est en 1975 que le BRGM, EDF et l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) entament l'inventaire des séismes survenus sur le territoire métropolitain par la recherche et l'analyse des témoignages sur les tremblements de terre, conservés dans le patrimoine archivistique et littéraire.

    Ces témoignages constituent la base de la macrosismicité, c'est-à-dire de la sismicité dont on peut ressentir (et décrire) les effets.

    Gérée par le BRGM, la base de données SIS France recense près de 6 000 secousses (1 800 épicentres) depuis plus de 1 000 ans (le premier séisme mentionné date de l'an 463 dans les bas plateaux Dauphinois) et bénéficie jusqu'à aujourd'hui d'une actualisation permanente.

    On y trouve la liste de tous les séismes d'intensité supérieure ou égale au degré 4 sur l'échelle d'intensité macrosismique M.S.K. 1964 qui quantifie la puissance d'un tremblement de terre en un point particulier de la surface du sol, à partir d'une estimation statistique des effets engendrés en ce lieu, sur les personnes, les constructions et l'environnement.

    Chaque séisme fait l'objet d'une fiche détaillée : date, intensité, liste d'observations, bibliographie, carte macrosisimique.

      

    Comment accéder aux données SISFrance dans Géorisques ?

     

    Les séismes inventoriés dans la base SISFrance sont accessibles :

    • dans la rubrique "Séismes" des descriptifs de risques
    • via une couche de données spécifique dans la carte interactive :

    Représentation cartographique de la base de données SIS France.

     

    Reconstituer les effets potentiels des séismes : les mathématiques au service de l'histoire

    Grâce à la base SIS France, les séismes historiques survenus en France sont pour la plupart connus et référencés. Cependant, leurs conséquences ne sont en général décrites que dans les villes les plus importantes, les plus peuplées ou les plus symboliques : les sources historiques sont insuffisantes pour connaître de façon systématique les dommages dans les petites localités peu peuplées ou plus généralement pour estimer la façon dont ces séismes ont été ressentis par la population de l'époque.

    Constituée à partir des données historiques de la base SISFrance, la base de données communale des intensités potentiellement ressenties permet d’avoir une idée de la façon dont les séismes du passé ont été ressentis dans ces localités, ou plus exactement de la façon dont ils auraient été ressentis si elles étaient habitées comme c’est le cas aujourd’hui.

    Pour chaque commune française (en France métropolitaine, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie et à la Réunion), et pour chaque séisme historique suffisamment connu (au moins 3 observations quantifiées), une intensité est interpolée à l’aide d’un algorithme mathématique, afin d’estimer comment le séisme historique a dû être ressenti au niveau de la mairie de la commune.

    Comment accéder aux données d'intensités potentiellement ressenties dans Géorisques ?

     

    Les intensités potentiellement ressenties sont accessibles via une couche de données spécifique dans la carte interactive :

     

     

    Représentation cartographique de la base de données communale des intensités potentiellement ressenties.

     


  • Géorisques : zoom sur les données historiques

    Dans le domaine des risques naturels et technologiques, la connaissance du passé est au coeur de la prévention.
    Géorisques offre un accès géographique inédit à plusieurs sources de données historiques qui contribuent à la connaissance des territoires d'aujourd'hui par la mémoire des catastrophes naturelles passées et de l'histoire industrielle de la France.

    Inondations remarquables

    La Base de Données Historiques sur les Inondations (BDHI) recense les évènements historiques d'inondations survenus sur le territoire depuis le Moyen-Âge jusqu'à aujourd'hui. Les évènements décrits dans la BDHI relèvent de différents types : débordements de cours d'eau, ruissellements de surface, remontées de nappe, submersions marines, ruptures de poche glaciaire et inondations d'origine artificielle. Outre les données sur les phénomènes physiques, la base intègre également la description des impacts humains, socio-économiques, environnementaux et culturels, ainsi que la description de la gestion et des suites de l'évènement.

    Comment accéder aux données de la BDHI dans Géorisques ?

    Les données de la BDHI sont intégrées au "descriptif de risques", dans la rubrique Inondation.

    Pour en savoir plus :

    Consulter le dossier thématique Inondation

      

    Les inondations à Jargeau en septembre 1866.
    © Arch.dép. du Loiret, 4 Fi 112.

     

    Séismes historiques

    La base de données SIS France recense près de 6 000 secousses (1 800 épicentres) depuis plus de 1 000 ans (le premier séisme mentionné date de l'an 463 dans les bas plateaux Dauphinois) et bénéficie jusqu'à aujourd'hui d'une actualisation permanente.

    On y trouve la liste de tous les séismes d'intensité supérieure ou égale au degré 4 sur l'échelle d'intensité macrosismique M.S.K. 1964 qui quantifie la puissance d'un tremblement de terre en un point particulier de la surface du sol, à partir d'une estimation statistique des effets engendrés en ce lieu, sur les personnes, les constructions et l'environnement.

    Comment accéder aux données de la base SISFrance dans Géorisques ?

    Les données de la base SIS France sont :

    • intégrées au "descriptif de risques", dans la rubrique Séisme
    • consultables via la carte interactive, rubrique Séismes, couche "Séismes historiques (SISFrance)"

    Pour en savoir plus :

    Consulter le dossier thématique Séisme

     

    L'église de St Cannat après le tremblement de terre du 11 juin 1909.
    © Les tremblements de terre en France, J. Lambert et al., éditions BRGM, 1997

     

    Sites industriels

    La base de données BASIAS (Base nationale des anciens sites industriels et activités de service) recense, de façon large et systématique, tous les sites industriels abandonnés ou non, susceptibles d'engendrer une pollution de l'environnement depuis la fin du 18ème siècle.

    On y trouve l'ensemble des sites industriels identifiés dans les fonds d'archives préfectorales et départementales, leur localisation et leur description : nature de l'activité, propriétaires, exploitants, produits utilisés, éventuels incidents, utilisation actuelle, ainsi que des critères environnementaux comme la sensibilité ou la vulnérabilité des eaux souterraines.

    Les inventaires historiques régionaux des sites sont régulièrement mis à jour pour une information toujours plus complète.

    Comment accéder aux données BASIAS dans Géorisques ?

    Les données BASIAS sont :

    • intégrées au "descriptif de risques", dans la rubrique "Pollution des sols, SIS et anciens sites industriels"
    • interrogeables selon des critères géographiques et d'activité, dans la section Téléchargements, rubrique BASIAS
    • consultables via la carte interactive, rubrique Installations industrielles

    Pour en savoir plus :

    Consulter le dossier thématique BASIAS

     

    L'usine de Montataire à Boulogne-sur-mer en 1954.
    © Henri Salesse - Terra


  • Comment garder la mémoire des catastrophes naturelles ?

    La mémoire collective : maillon essentiel de la prévention des risques géologiques

    Survenant rarement en comparaison d’autres évènements qui font l’actualité, les phénomènes liés au sol ou au sous-sol, dramatiques ou non, laissent souvent peu de traces dans la mémoire collective.

    Or, la méconnaissance de ces risques géologiques conduit souvent à des choix d’aménagement et à des comportements individuels ou collectifs inadaptés qui ont tendance à renforcer l’exposition des territoires et des populations.

    L’entretien de la mémoire des événements et des catastrophes passées, sur la base des traces historiques laissées dans les paysages, constitue donc un maillon essentiel du maintien de la conscience du risque chez les populations concernées.

     

          

    Vue aérienne de l'église et du village d'Arette après le séisme, 1967.
    © Archives municipales.

    Le numérique : appui à la mémoire des risques 

    Dans ce contexte, le ministère de la Transition écologique et solidaire a commandé au BRGM une étude de faisabilité d’une signalétique dédiée aux risques géologiques ayant marqué en France l’histoire locale par des événements de grande ampleur : séismes, éruptions volcaniques, mouvements de terrain ou avalanches, etc.

    Basée sur l'analyse des retours d’expérience de nombreuses initiatives menées en France comme à l’étranger pour le maintien de la mémoire du risque, les recommandations de l'étude reposent sur l’idée d’un dispositif informationnel à double niveau : des marqueurs physiques implantés sur le territoire associés à des contenus numériques enrichis accessibles sur internet.

    L'étude illustre concrètement la forme que pourrait prendre ce dispositif couplé par cinq exemples relatifs à des catastrophes naturelles survenues en France dans le passé : séisme du 03/08/1967 à Arette, séisme du 11/06/1909 à Rognes, séisme du 08/02/1843 à Pointe-à-Pitre, effondrement du Mont Granier aux Marches en 1248 et effondrement de carrières souterraines en 1962 à Clamart.

     

    Exemple d’intégration du contenu informationnel sur un marqueur physique pour le séisme de Lambesc de 1909,
    et QR-code renvoyant vers l’URL de la fiche numérique.

     

    Pour en savoir plus :

    Consulter l'étude BRGM/RP-67470-FR - Préconisations pour la mise en place de marqueurs mémoriels de risques naturels.


  • Assistance SIS
    Problème
    Evolutions
    Compte utilisateur

vendredi 20 avril 2018

  • Information sur les sols et sismicité historique
       

    Le descriptif de risques s'enrichit de deux nouvelles rubriques

       

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A partir du 20 avril 2018, le descriptif de risques intègre deux nouvelles rubriques :

    • les Secteurs d'Informations sur les Sols (SIS)
    • les séismes historiques et contemporains.

                

    Les secteurs d'informations sur les sols

    Les secteurs d'information sur les sols (SIS) sont les terrains où l'État a connaissance d'une pollution des sols,  justifiant, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la santé et l’environnement.

    Réalisée par l'Etat, l'identification des secteurs d'informations sur les sols en est en cours sur l'ensemble du territoire dans le cadre de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi « ALUR »). Les SIS, une fois publiés, sont recensés dans les descriptifs de risques, rubrique "Pollution des sols, SIS et anciens sites industriels".

    Pour en savoir plus :

     

    Les séismes historiques et contemporains

    L'information sur les séismes historiques et contemporains est issue de la recherche et de l'analyse des témoignages sur les tremblements de terre conservés dans le patrimoine littéraire français.

    Fruit d'un travail engagé il y a plus de trente ans, la base de données nationale macrosismique de la sismicité historique et contemporaine (intitulée SISFrance) bénéficie encore aujourd'hui d'une actualisation permanente. Son objectif est de garantir le meilleur état des connaissances de la macrosismicité de la France pour mieux appréhender l'ampleur et les effets des séismes susceptibles de se (re)produire sur le territoire.

    Les séismes ressentis inventoriés dans la base SISFrance (6.000 depuis plus de 1.000 ans) sont désormais recensés dans les descriptifs des risques, dans la rubrique Séismes.

    Pour en savoir plus :


jeudi 19 avril 2018

  • Comprendre la démarche SIS - secteur d'information sur les sols

    L’État élabore des Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) comprenant les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publique et l’environnement.

    La mise à disposition de cette information auprès du public se fait progressivement, après consultation des mairies et information des propriétaires, à travers le portail Géorisques.

    Cette vidéo expose en quelques minutes (3'45) les principes et implications du dispositif SIS.

     


mercredi 4 avril 2018

  • Un guide pour analyser les projets de prévention des inondations

    Le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) a publié en mars 2018 un guide méthodologique pour l'analyse multi-critère des projets de prévention des inondations.

    Ce guide, réalisé sous maîtrise d’ouvrage de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR), propose aux porteurs de projets des éléments de méthode pour l'évaluation socio-économique recommandée par la directive inondation et par la stratégie nationale de gestion du risque inondation (SNGRI).

    La méthode présentée permet de comparer les coûts et les bénéfices des projets, du point de vue de :

    • la mise en sécurité des personnes,
    • la réduction des dommages aux biens,
    • l’amélioration de la résilience,
    • la protection du patrimoine culturel et de l’environnement.

    Le guide méthodologique 2018 est une mise à jour du guide national AMC inondation de juillet 2014. Il a été produit dans le cadre du groupe de travail national AMC inondation piloté par le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD). Il comporte également un volume d'annexes techniques.

     

    Évacuation du centre-ville de Nemours inondé. 06/2016. © Arnaud Bouissou - Terra

     


mercredi 28 mars 2018

  • Plans de Prévention des Risques Naturels : mise à jour

    La base de données Géorisques des Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN) a été mise à jour le 22 mars dernier.

    Elle compte désormais 2792 PPRN (dont 2697 PPRN approuvés) contre 2182 en fin d'année 2017.

    Cette mise à jour de la base de données a été répercutée :

    • sur la carte interactive qui permet de consulter la nouvelle cartographie des zonages réglementaires ;
    • dans la rubrique Téléchargements qui permet d'accéder, d'un clic sur le département souhaité, aux données PPRN de la base Géorisques via un service de téléchargement simple (ATOM) ;
    • et bien sûr dans les descriptifs de risques.

     

    cartographie des zonages réglementaires des PPR Inondations carte d'avancement des PPRN

                                       

    La base Géorisques des PPRN, constituée des données produites par les services instructeurs départementaux, comprend exclusivement les données normalisées suivant le standard de données PPRN / PPRT de la COVADIS.

    Les données non conformes à ce standard, ainsi que des adresses de flux cartographiques issus des infrastructures de données géographiques régionales, sont recensées dans le tableau de téléchargement des données.


lundi 26 mars 2018

  • SURICATE-Nat : la vigie citoyenne des risques naturels

    Les réseaux sociaux : une nouvelle source d’information citoyenne pour la surveillance des risques naturels

    Lancée en décembre 2017, SURICATE-Nat est une plateforme participative qui utilise les réseaux sociaux comme source d’information rapide sur la survenue de catastrophes naturelles.

    L’expérience le montre, en cas de survenue de catastrophe naturelle, il y a souvent des citoyens « connectés » au plus près des événements qui partagent en temps réel leur vision de la situation via les réseaux sociaux.

    Fort de ce constat, le BRGM a développé, en collaboration avec l’Université de technologie de Troyes et avec le soutien de la Fondation MAIF, une plateforme participative d’analyse semi-automatique des messages émis sur Twitter en lien avec les catastrophes naturelles.

    Une plateforme web pour collecter et exploiter les témoignages émis sur les réseaux sociaux

    Alliant à la fois des approches innovantes de traitement automatique des données et des fonctionnalités participatives, SURICATE-Nat a pour objectif de favoriser une remontée rapide d’informations depuis le terrain par les « citoyens capteurs ».

    En pratique, chaque tweet émis en langue française et faisant référence à des termes liés aux séismes est collecté et traité automatiquement par des algorithmes d’intelligence artificielle. L’analyse de ces messages permet de construire à la volée des indicateurs relatifs à l’intensité des phénomènes. Dans un second temps, les messages sont soumis aux internautes qui peuvent ainsi contribuer à l’analyse pour compléter et améliorer les modèles prédictifs.

    La plateforme SURICATE-Nat couvre à ce jour les séismes, avant de s’ouvrir prochainement aux inondations, puis à d’autres aléas naturels.

    Son principe : considérer chaque individu comme un « capteur » doué de 5 sens capable de restituer ses observations de manière spontanée et rapide.


  • Adaptation du littoral au changement climatique

    30 janvier 2018 : réunion du Comité national de suivi du trait de côte

    Composé de représentants d’associations d’élus locaux, d’ONG, d’acteurs socio-économiques, d’experts et d’administrations, le Comité national de suivi pour la gestion intégrée du trait de côte s’est réuni le 30 janvier 2018 au ministère de la Transition écologique et solidaire.

    Les littoraux, déjà fragiles, subissent directement les effets du changement climatique : l'élévation du niveau de la mer ou l'augmentation de la fréquence des tempêtes ont une influence sur les submersions marines et sur les phénomènes d’érosion. Face à ces enjeux majeurs, les collectivités du littoral et l’État doivent anticiper l’évolution du littoral.

    Le Comité national de suivi pour la gestion intégrée du trait de côte, composé de représentants d’associations d’élus locaux, d’ONG, d’acteurs socio-économiques, d’experts et d’administrations, vise à favoriser les échanges entre les différentes parties prenantes sur les actions de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (adoptée par la France en 2012) et en particulier son deuxième programme d’action pour la période 2017-2019.

     

    Mission de mesure topographique par drone octocoptère sur les falaises de Mesnil-Val (Criel-sur-Mer, Haute-Normandie, 2015). © BRGM - Thomas Dewez


vendredi 23 février 2018

  • Les septs piliers de la prévention

    1. La connaissance des phénomènes, de l’aléa et du risque :

    Depuis plusieurs années, des outils de recueil et de traitement des données collectées sur les phénomènes sont mis au point et utilisés, notamment par des établissements publics spécialisés (Météo-France par exemple). Les connaissances ainsi collectées se concrétisent à travers des bases de données (sismicité, climatologie, nivologie), des atlas (cartes des zones inondables, carte de localisation des phénomènes avalancheux), etc. Elles permettent d’identifier les enjeux et d’en déterminer la vulnérabilité face aux aléas auxquels ils sont exposés. Pour poursuivre vers une meilleure compréhension des aléas, il est donc primordial de développer ces axes de recherche, mais également de mettre l’ensemble de cette connaissance à disposition du plus grand nombre, notamment à travers l’internet. En Auvergne par exemple, les données cartographiques relatives aux risques sont disponibles via les portails cartographiques des départements, accessibles sur les sites des préfectures (ex : www.puy-de-dome.gouv.fr).

    2. La surveillance : 

    L’objectif de la surveillance est d’anticiper le phénomène et de pouvoir alerter les populations à temps. Elle nécessite pour cela l’utilisation de dispositifs d’analyses et de mesures (par exemple les services d’annonce de crue), intégrés dans un système d’alerte des populations. Les mouvements de terrain de grande ampleur sont également surveillés en permanence. La surveillance permet d’alerter les populations d’un danger, par des moyens de diffusion efficaces et adaptés à chaque type de phénomène (haut-parleurs, service audiophone, pré-enregistrement de messages téléphoniques, liaison radio ou internet, etc.). Une des difficultés réside dans le fait que certains phénomènes, comme les crues rapides de rivières ou certains effondrements de terrain, sont plus difficiles à prévoir et donc plus délicats à traiter en terme d’alerte et, le cas échéant, d’évacuation des populations. En Auvergne, un certain nombre de cours d’eau sont surveillés en continu, permettant d’annoncer d’éventuelles crues et de prévenir les communes et les populations. C’est le cas de la rivière Allier par exemple. Pour consulter la carte des cours d’eau surveillés en continu sur toute la France, visitez le site Vigicrues.

    3. L’information préventive et l’éducation :

    Parce que la gravité du risque est proportionnelle à la vulnérabilité des enjeux, un des moyens essentiels de la prévention est l’adoption par les citoyens de comportements adaptés aux menaces.

    Dans cette optique, la loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent (article L125-2 du Code de l’environnement).

    Des informations sont diffusées sur les caractéristiques des risques et la conduite à tenir pour s’en préserver, à travers deux documents d’information :

    – Le préfet élabore le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) où sont consignées les informations essentielles sur les risques naturels et technologiques majeurs du département. Ce document est consultable sur ce site via la page d’accueil, dans les onglets des différents départements d’Auvergne.

    – Le maire élabore son Document d’Information Communal sur les RIsques Majeurs (DICRIM). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM peut être accompagné d’un plan de communication et d’une campagne d’affichage. Ce document est disponible en mairie.

    Une information spécifique aux risques technologiques est également à disposition des citoyens. Au titre de l’article 13 de la directive « Seveso 2 », les industriels ont l’obligation de réaliser pour les sites industriels à « hauts risques » classés « Seveso avec servitude » , une action d’information des populations riveraines. Coordonnée par les services de l’État, cette campagne est entièrement financée par le générateur de risque et renouvelée tous les cinq ans.

    En complément de ces démarches réglementaires, les citoyens doivent également entreprendre une véritable démarche personnelle, visant à s’informer sur les risques qui les menacent individuellement et sur les mesures à adopter. Ainsi chacun doit engager une réflexion autonome, afin d’évaluer sa propre vulnérabilité, celle de son environnement (habitat, milieu, etc.) et de mettre en place les dispositions pour la minimiser. En 1993, les ministères chargés de l’Environnement et de l’Éducation nationale ont signé un protocole d’accord pour promouvoir l’éducation à la prévention des risques majeurs. Désormais, cette approche est inscrite dans les programmes scolaires du primaire et du secondaire, dans les disciplines d’histoire-géographie, de physique, de sciences de la vie et de la terre et d’éducation civique.

    4. La prise en compte des risques dans l’aménagement :

    Afin de réduire les dommages lors des catastrophes naturelles, il est nécessaire de maîtriser l’aménagement du territoire, en évitant d’augmenter les enjeux dans les zones à risque et en diminuant la vulnérabilité des zones déjà urbanisées.

    Les plans de prévention des risques naturels prévisibles (les PPR), institués par la loi « Barnier » du 2 février 1995, ont cette vocation. Ils constituent l’instrument essentiel de l’État en matière de prévention des risques naturels. L’objectif de cette procédure est le contrôle du développement dans les zones exposées à un risque. Les PPR sont décidés par les préfets et réalisés par les services déconcentrés de l’État. Ces plans peuvent prescrire diverses mesures, comme des travaux sur les bâtiments existants, des interdictions de construire ou certaines pratiques agricoles.

    Après approbation, les PPR valent servitude d’utilité publique et sont annexés au plan local d’urbanisme (PLU), qui doit s’y conformer. Dés lors, l’aménagement sur une commune ne pourra se faire qu’en prenant en compte ces documents. Cela signifie qu’aucune construction ne pourra être autorisée dans les zones présentant les aléas les plus forts, ou uniquement sous certaines contraintes.

    5. La mitigation : 

    L’objectif de la mitigation est d’atténuer les dommages, en réduisant soit l’intensité de certains aléas (inondations, coulées de boue, avalanches, etc.), soit la vulnérabilité des enjeux. Cette notion concerne notamment les biens économiques : les constructions, les bâtiments industriels et commerciaux, ceux nécessaires à la gestion de crise, les réseaux de communication, d’électricité, d’eau, de communication, etc.

    La mitigation suppose notamment la formation des divers intervenants (architectes, ingénieurs en génie civil, entrepreneurs, etc.) en matière de conception et de prise en compte des phénomènes climatiques et géologiques, ainsi que la définition de règles de construction. L’application de ces règles doit par ailleurs être garantie par un contrôle des ouvrages.

    Cette action sera d’autant plus efficace si tous les acteurs concernés, c’est-à-dire également les intermédiaires tels que les assureurs et les maîtres d’oeuvre, y sont sensibilisés. La mitigation relève également d’une implication des particuliers, qui doivent agir personnellement afin de réduire la vulnérabilité de leurs propres biens.

    6. La planification de l’organisation des secours :

    Les pouvoirs publics ont le devoir, une fois l’évaluation des risques établie, d’organiser les moyens de secours pour faire face aux crises éventuelles. Cette organisation nécessite un partage équilibré des compétences entre l’État et les collectivités territoriales.

    Dans sa commune, le maire est responsable de l’organisation des secours de première urgence. Pour cela il peut mettre en oeuvre un outil opérationnel, le plan communal de sauvegarde, qui détermine, en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population. Ce plan est obligatoire dans les communes dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou comprises dans le champ d’application d’un plan particulier d’intervention.

    La loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 a réorganisé les plans de secours existants, selon le principe général que lorsque l’organisation des secours revêt une ampleur ou une nature particulière, elle fait l’objet, dans chaque département, dans chaque zone de défense et en mer, d’une disposition Orsec. L’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile (ORSEC)  départementale, arrêté par le préfet, détermine, compte tenu des risques existant dans le département, l’organisation générale des secours et recense l’ensemble des moyens publics et privés susceptibles d’être mis en oeuvre. Elle comprend des dispositions générales applicables en toute circonstance et des dispositions propres à certains risques particuliers. Le préfet peut également définir un plan particulier d’intervention (PPI), notamment pour des établissements classés Seveso , des barrages hydro-électriques ou des sites nucléaires.

    7. La prise en compte du retour d’expérience :

    Les accidents technologiques font depuis longtemps l’objet d’analyses poussées lorsqu’un tel événement se produit. Des rapports de retour d’expérience sur les catastrophes naturelles sont également établis par des experts. Ces missions sont menées au niveau national, lorsqu’il s’agit d’événements majeurs (comme cela a été le cas des inondations en Bretagne et dans la Somme) ou au plan local. L’objectif est de permettre aux services et opérateurs institutionnels, mais également au grand public, de mieux comprendre la nature de l’événement et ses conséquences. Ainsi chaque événement majeur fait l’objet d’une collecte d’informations, telles que l’intensité du phénomène, l’étendue spatiale, le taux de remboursement par les assurances, etc. La notion de dommages humains et matériels a également été introduite. Ces bases de données permettent d’établir un bilan de chaque catastrophe et bien qu’il soit difficile d’en tirer tous les enseignements, elles permettent néanmoins d’en faire une analyse globale destinée a améliorer les actions des services concernés, voire à préparer les évolutions législatives futures.


  • Les sept piliers de la prévention

    1. La connaissance des phénomènes, de l’aléa et du risque :

    Depuis plusieurs années, des outils de recueil et de traitement des données collectées sur les phénomènes sont mis au point et utilisés, notamment par des établissements publics spécialisés (Météo-France par exemple). Les connaissances ainsi collectées se concrétisent à travers des bases de données (sismicité, climatologie, nivologie), des atlas (cartes des zones inondables, carte de localisation des phénomènes avalancheux), etc. Elles permettent d’identifier les enjeux et d’en déterminer la vulnérabilité face aux aléas auxquels ils sont exposés. Pour poursuivre vers une meilleure compréhension des aléas, il est donc primordial de développer ces axes de recherche, mais également de mettre l’ensemble de cette connaissance à disposition du plus grand nombre, notamment à travers l’internet. En Auvergne par exemple, les données cartographiques relatives aux risques sont disponibles via les portails cartographiques des départements, accessibles sur les sites des préfectures (ex : www.puy-de-dome.gouv.fr).

    2. La surveillance : 

    L’objectif de la surveillance est d’anticiper le phénomène et de pouvoir alerter les populations à temps. Elle nécessite pour cela l’utilisation de dispositifs d’analyses et de mesures (par exemple les services d’annonce de crue), intégrés dans un système d’alerte des populations. Les mouvements de terrain de grande ampleur sont également surveillés en permanence. La surveillance permet d’alerter les populations d’un danger, par des moyens de diffusion efficaces et adaptés à chaque type de phénomène (haut-parleurs, service audiophone, pré-enregistrement de messages téléphoniques, liaison radio ou internet, etc.). Une des difficultés réside dans le fait que certains phénomènes, comme les crues rapides de rivières ou certains effondrements de terrain, sont plus difficiles à prévoir et donc plus délicats à traiter en terme d’alerte et, le cas échéant, d’évacuation des populations. En Auvergne, un certain nombre de cours d’eau sont surveillés en continu, permettant d’annoncer d’éventuelles crues et de prévenir les communes et les populations. C’est le cas de la rivière Allier par exemple. Pour consulter la carte des cours d’eau surveillés en continu sur toute la France, visitez le site Vigicrues.

    3. L’information préventive et l’éducation :

    Parce que la gravité du risque est proportionnelle à la vulnérabilité des enjeux, un des moyens essentiels de la prévention est l’adoption par les citoyens de comportements adaptés aux menaces.

    Dans cette optique, la loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent (article L125-2 du Code de l’environnement).

    Des informations sont diffusées sur les caractéristiques des risques et la conduite à tenir pour s’en préserver, à travers deux documents d’information :

    – Le préfet élabore le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) où sont consignées les informations essentielles sur les risques naturels et technologiques majeurs du département. Ce document est consultable sur ce site via la page d’accueil, dans les onglets des différents départements d’Auvergne.

    – Le maire élabore son Document d’Information Communal sur les RIsques Majeurs (DICRIM). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM peut être accompagné d’un plan de communication et d’une campagne d’affichage. Ce document est disponible en mairie.

    Une information spécifique aux risques technologiques est également à disposition des citoyens. Au titre de l’article 13 de la directive « Seveso 2 », les industriels ont l’obligation de réaliser pour les sites industriels à « hauts risques » classés « Seveso avec servitude » , une action d’information des populations riveraines. Coordonnée par les services de l’État, cette campagne est entièrement financée par le générateur de risque et renouvelée tous les cinq ans.

    En complément de ces démarches réglementaires, les citoyens doivent également entreprendre une véritable démarche personnelle, visant à s’informer sur les risques qui les menacent individuellement et sur les mesures à adopter. Ainsi chacun doit engager une réflexion autonome, afin d’évaluer sa propre vulnérabilité, celle de son environnement (habitat, milieu, etc.) et de mettre en place les dispositions pour la minimiser. En 1993, les ministères chargés de l’Environnement et de l’Éducation nationale ont signé un protocole d’accord pour promouvoir l’éducation à la prévention des risques majeurs. Désormais, cette approche est inscrite dans les programmes scolaires du primaire et du secondaire, dans les disciplines d’histoire-géographie, de physique, de sciences de la vie et de la terre et d’éducation civique.

    4. La prise en compte des risques dans l’aménagement :

    Afin de réduire les dommages lors des catastrophes naturelles, il est nécessaire de maîtriser l’aménagement du territoire, en évitant d’augmenter les enjeux dans les zones à risque et en diminuant la vulnérabilité des zones déjà urbanisées.

    Les plans de prévention des risques naturels prévisibles (les PPR), institués par la loi « Barnier » du 2 février 1995, ont cette vocation. Ils constituent l’instrument essentiel de l’État en matière de prévention des risques naturels. L’objectif de cette procédure est le contrôle du développement dans les zones exposées à un risque. Les PPR sont décidés par les préfets et réalisés par les services déconcentrés de l’État. Ces plans peuvent prescrire diverses mesures, comme des travaux sur les bâtiments existants, des interdictions de construire ou certaines pratiques agricoles.

    Après approbation, les PPR valent servitude d’utilité publique et sont annexés au plan local d’urbanisme (PLU), qui doit s’y conformer. Dés lors, l’aménagement sur une commune ne pourra se faire qu’en prenant en compte ces documents. Cela signifie qu’aucune construction ne pourra être autorisée dans les zones présentant les aléas les plus forts, ou uniquement sous certaines contraintes.

    5. La mitigation : 

    L’objectif de la mitigation est d’atténuer les dommages, en réduisant soit l’intensité de certains aléas (inondations, coulées de boue, avalanches, etc.), soit la vulnérabilité des enjeux. Cette notion concerne notamment les biens économiques : les constructions, les bâtiments industriels et commerciaux, ceux nécessaires à la gestion de crise, les réseaux de communication, d’électricité, d’eau, de communication, etc.

    La mitigation suppose notamment la formation des divers intervenants (architectes, ingénieurs en génie civil, entrepreneurs, etc.) en matière de conception et de prise en compte des phénomènes climatiques et géologiques, ainsi que la définition de règles de construction. L’application de ces règles doit par ailleurs être garantie par un contrôle des ouvrages.

    Cette action sera d’autant plus efficace si tous les acteurs concernés, c’est-à-dire également les intermédiaires tels que les assureurs et les maîtres d’oeuvre, y sont sensibilisés. La mitigation relève également d’une implication des particuliers, qui doivent agir personnellement afin de réduire la vulnérabilité de leurs propres biens.

    6. La planification de l’organisation des secours :

    Les pouvoirs publics ont le devoir, une fois l’évaluation des risques établie, d’organiser les moyens de secours pour faire face aux crises éventuelles. Cette organisation nécessite un partage équilibré des compétences entre l’État et les collectivités territoriales.

    Dans sa commune, le maire est responsable de l’organisation des secours de première urgence. Pour cela il peut mettre en oeuvre un outil opérationnel, le plan communal de sauvegarde, qui détermine, en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population. Ce plan est obligatoire dans les communes dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou comprises dans le champ d’application d’un plan particulier d’intervention.

    La loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 a réorganisé les plans de secours existants, selon le principe général que lorsque l’organisation des secours revêt une ampleur ou une nature particulière, elle fait l’objet, dans chaque département, dans chaque zone de défense et en mer, d’une disposition Orsec. L’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile (ORSEC)  départementale, arrêté par le préfet, détermine, compte tenu des risques existant dans le département, l’organisation générale des secours et recense l’ensemble des moyens publics et privés susceptibles d’être mis en oeuvre. Elle comprend des dispositions générales applicables en toute circonstance et des dispositions propres à certains risques particuliers. Le préfet peut également définir un plan particulier d’intervention (PPI), notamment pour des établissements classés Seveso , des barrages hydro-électriques ou des sites nucléaires.

    7. La prise en compte du retour d’expérience :

    Les accidents technologiques font depuis longtemps l’objet d’analyses poussées lorsqu’un tel événement se produit. Des rapports de retour d’expérience sur les catastrophes naturelles sont également établis par des experts. Ces missions sont menées au niveau national, lorsqu’il s’agit d’événements majeurs (comme cela a été le cas des inondations en Bretagne et dans la Somme) ou au plan local. L’objectif est de permettre aux services et opérateurs institutionnels, mais également au grand public, de mieux comprendre la nature de l’événement et ses conséquences. Ainsi chaque événement majeur fait l’objet d’une collecte d’informations, telles que l’intensité du phénomène, l’étendue spatiale, le taux de remboursement par les assurances, etc. La notion de dommages humains et matériels a également été introduite. Ces bases de données permettent d’établir un bilan de chaque catastrophe et bien qu’il soit difficile d’en tirer tous les enseignements, elles permettent néanmoins d’en faire une analyse globale destinée a améliorer les actions des services concernés, voire à préparer les évolutions législatives futures.


vendredi 16 février 2018

  • Retour sur les Assises Nationales des Risques Naturels 2016

    Les ANRN 2016 (Assises Nationales des Risques Naturels), qui se sont déroulées les 22 et 23 mars 2016 à Marseille, ont été l’occasion d’aborder tout d’abord les questions de l’intégration des risques dans l’aménagement et de la prévention des risques sismiques.

    L’organisation d’ateliers de réflexion ont permis ensuite d’analyser la question du citoyen comme acteur face aux risques, de la prévision et de l’alerte, du retour d’expérience, de la prévention des inondations, et de la responsabilité et des compétences des acteurs du risque.

    Le document de restitution des assises, réalisé par l’Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles (AFPCN) livre les débats qui ont eu lieu lors des tables rondes et des ateliers.

    Rendez-vous en 2019 pour les prochaines ANRN.

     

    Dégâts sur l'église de Terre de Bas (archipel de Saintes) en Guadeloupe après le séisme du 21 novembre 2004 (Terre de Bas, Guadeloupe, 2005). A.V. Barras © BRGM


jeudi 15 février 2018

  • Remontées de nappes

    Les données relatives au phénomène d'inondation par remontée de nappes sont désormais diffusées sur le portail national Géorisques :

    • décryptage du phénomène,
       
    • visualisation sur la carte interactive de la carte de sensibilité au phénomène de remontées de nappes en domaine sédimentaire et de socle,
       
    • téléchargement des cartes départementales au format Shapefile d'ESRI ou au format d'échange MIF - MID de MapInfo.

     

     


mercredi 14 février 2018

  • Pour en savoir plus

    Publications

    Ministère de l'environnement, Dossier d'information sur les risques majeurs: Les inondations. Téléchargeable ici

    Les crues des 1er au 5 décembre 2003 dans les régions Auvergne, Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes : Premières estimations des dommages, Décembre 2003. Téléchargeable ici

    PARN, La lettre d’information Alpes-Climat-Risques n°1 à 3, 2012-2014, Téléchargeable ici en PDF et sur le site du PARN

    MEDDTL, La politique nationale de gestion des risques inondation : ce qui change aujourd’hui, 2011, 2 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

    MEDDTL, Mise en œuvre de la politique nationale de gestion des risques d’inondation, 2011, 2 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

    MEDDE, Plans de gestion des risques d’inondation à l’échelle du district : des TRI aux stratégies locales (premiers éléments de cadrage), 2013, 45 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDDTL, MIOMCTI, MEFI, MBCPFPRE, Plan submersions rapides (submersions rapides, crues soudaines et ruptures de digues), 2011, 79 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, L’ACB (analyse coût/bénéfice) : une aide à la décision au service de la gestion des inondations - Guide à l’usage des maitres d’ouvrage et de leurs partenaires, 2011, 42 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    MEDDTL, Surveillance des crues des cours d’eau, 2011, 2 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

    Météo-France, Avertissement pluies intenses à l’échelle des communes – APIC, 2011, 2p. Téléchargeable ici en PDF et abonnement pour les communes sur APIC-Inscription

    MEDD, Les inondations – Dossier d’information, 2004, 20 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Pourquoi prévenir le risque d’inondation ? Le maire et la réduction des conséquences dommageables des inondations, 2011, 44 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, Sensibiliser les populations exposées au risque d’inondation : comprendre les mécanismes du changement de la perception et du comportement, 2013, 60 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, La prise en compte du risque d’inondation dans les schémas de cohérence territoriale (SCoT), 2013, 76 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    MEDD et MELT, PPR risques d’inondation – Guide méthodologique, 1999, 123 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDD, PPR risques d’inondation – Le ruissellement péri-urbain Note complémentaire, 2004, 60 p. Téléchargeable ici en PDF

    MATE et METL, PPR risques d’inondations – Mesures de prévention, 2002, 160 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDD, Eléments pour l’élaboration des PPRI – La mitigation en zone inondable (réduire la vulnérabilité des biens existants) Document d’étape, 2005, 52 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Le maire face au risque d’inondation : agir en l’absence de PPRI (PLU, carte communale, PC, CU), 2008, 30 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CERTU, Prise en compte des risques naturels : 10 monographies, 2012, 132 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDD, Réduire la vulnérabilité des réseaux urbains aux inondations, 2005, 112 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Bâtir un plan de continuité d’activité d’un service public – les collectivités face au risque d’inondation, 2011, 46 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, Impulser et conduire une démarche de réduction de la vulnérabilité des activités économiques : les collectivités territoriales face au risque d’inondation (guide méthodologique), 2012, 59 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    METL et MEDDE, Référentiel de travaux de prévention du risque d’inondation dans l’habitat existant, 2012, 81 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDDTL, Construire en montagne : la prise en compte du risque torrentiel, 2010, 124 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Les digues de protection contre les inondations ; mise en œuvre de la réglementation issue du décret n°2007-1735 du 11/12/2007, 2010, 86 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, Les digues de protection contre les inondations : l’action du maire dans la prévention des ruptures, 2008, 46 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    MEDDE, Mieux savoir pour mieux agir : Principaux enseignements de la première évaluation des risques d’inondation sur le territoire français –EPRI 2011 -, 2012, 72 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDDE –METL, Circulaire du 16 juillet 2012 relative à la mise en œuvre de la phase « cartographie » de la directive européenne relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation, NOR : DEVP1228419C, 40 p. Téléchargeable ici en PDF et sur Légifrance

    MEDDE, Circulaire du 14 août 2013 relative à l’élaboration des plans de gestion des risques d’inondation et à l’utilisation des cartes de risques pour les territoires à risque important d’inondation, NOR : DEVP1320796C, 18 p. Téléchargeable ici en PDF et sur Légifrance

    CGDD, Analyse multicritères : application aux mesures de prévention des inondations – Guide méthodologique, 2012, 170 p. Téléchargeable ici en PDF

    Liens utiles

    Avertissement : Les liens et références présentés ci-après sont là dans l'intérêt et pour le confort des utilisateurs du site et ceci n'implique de la part du Ministère de l'Environnement, ni responsabilité, ni approbation des informations contenues dans ces sites.

    ImageMinistère de l'Environnement

    ImageRemontées de nappes

    ImageGouvernement Français

    ImageInstitut Français des formateurs risques majeurs et protection de l'environnement

    ImageVigicrues

    ImageObservatoire National des Risques naturels

    ImageMétéo France

    ImageLa communauté des acteurs de gestion intégrée de l'eau

    ImageCode des assurances

    Références bibliographiques

    Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, DPPR/BICI, 1989, Procerisq, procédures et réglementations applicables aux risques technologiques et naturels majeurs.

    Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, DPPR/SDPRM/ CARIAM, 2001, Recueil des textes fondateurs, textes relatifs à la prévention des risques naturels majeurs, Cellule d’information documentaire sur les risques majeurs, 154 pages.

    Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, direction de la Sécurité civile, 1994, Organisation-prévention et planification, Services de secours, volume 1 et 2, Journal officiel de la République française, 934 pages.

    Guide méthodologique, Plans de prévention des risques naturels (PPR) : Risques d’inondation - 1999 - 123 pages - Prix 21,50 euros - Éd. La Documentation française. Diffusion : en vente à la Documentation française (29, rue Voltaire, 75344 Paris Cedex 07 - Tél. : 01 40 15 70 00) ou auprès de votre libraire habituel


  • Remontée de nappe

    Cartographie des zones sensibles

    La cartographie des zones sensibles est étroitement dépendante de la connaissance d'un certain nombre de données de base, dont :

    • la valeur du niveau moyen de la nappe, qui soit à la fois mesuré par rapport à un niveau de référence (altimétrie) et géoréférencé (en longitude et latitude). Des points sont créés et renseignés régulièrement, ce qui devrait permettre à cet atlas d'être mis à jour.
    • une appréciation correcte (par mesure) du battement annuel de la nappe dont la mesure statistique faite durant l'étude devra être confirmée par l'observation de terrain.
    • la présence d'un nombre suffisant de points au sein d'un secteur hydrogéologique homogène, pour que la valeur du niveau de la nappe puisse être considérée comme représentative.

    Téléchargement des données

    Vous pouvez télécharger gratuitement les cartes sur les remontées de nappes disponibles (dans le domaine sédimentaire et dans le domaine de socle). Les cartes sont disponibles au format shape file d'ESRI ou au format d'échange MIF-MID de MapInfo, ces fichiers sont regroupés dans un fichier compressé ZIP.

    Sélectionnez un département, puis cliquez sur le fichier à télécharger.

     

     

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    Manifestation du phénomène

    En 2001 des phénomènes de remontée de nappes sont fréquemment apparus dans le Nord, l'Ouest, l'Est (Champagne) et le Sud-Ouest (Poitou-Charentes) de la France.

    La plupart des cas de phénomènes de remontées de nappes ont été relevés :

    • soit au sein d'aquifères calcaires (Jurassique du Callovo-Oxfordien) et crayeux (Crétacé) de volume important,
    • soit en liaison avec des aquifères plus perméables et plus limités dans l'espace, mais où, en raison de la présence d'un substratum imperméable, le surplus d'eau ne pouvait que s'écouler en surface. Cela a été notamment le cas des buttes tertiaires du bassin parisien.

     


    Crue dans l'Oise - 12/11/2011 © Laurent Mignaux - Terra

    Phénomènes observés

     Selon les secteurs on a pu observer :

    • une inondation généralisée dans les vallées majeures, par contribution exceptionnelle de la nappe. C'est le cas typique de la Somme.
    • la ré-activation par des cours d'eau temporaires de certaines vallées sèches (valleuses de Normandie, de Grande Terre en Guadeloupe), où habituellement les cours d'eau ne coulent plus en surface mais uniquement dans les fissures souterraines de la roche ou dans le réseau karstique sous-jacent.
    • l'apparition d'étangs et de mares temporaires sur certains plateaux dans des zones de dépressions (dolines de décalcification ou anciennes carrières).
    • l'apparition de lignes de sources dans les thalwegs, bien en amont des sources habituelles.
    • des inondations par des causes secondaires : c'est en particulier le cas lorsque des ouvrages de génie-civil sous-dimensionnés ont étés éxécutés pour permettre le passage de voies d'accès pour le franchissement de vallées sèches ou de vallons qui ne coulent habituellement pas. Lors des remontées de nappes, ces ouvrages forment barrage et provoquent inondations des terrains situés en amont
    • des mouvements de terrainnotamment sur des sites à pente importante. La remontée de l'eau déstabilisant la couche la plus meuble du sol et de la zone altérée de la roche. Toutefois il est difficile de les distinguer des mouvements de terrain dus à une saturation excessive et directe des sols par la pluie.

     


    Inondations dans l'Aude - 16/11/2015 © Laurent Mignaux - Terra

     

    D'autres phénomènes ont aussi pu être observés :

    • dans certaines zones alluviales, la nappe sous-jacente dans la craie notamment, captée par des forages, est mise en pression. Ce phénomène provoque le jaillissement «artésien» de ces forages : dans la zone des hortillonnages d'Amiens par exemple.

    Pourtant, on notera que dans certaines zones possédant à la fois un sous-sol sableux et une nappe très proche de la surface, comme les Landes de Gascogne, donc caractérisées par une forte sensibilité à ces remontées de nappes, il ne s'est parfois produit aucun sinistre en 2001 car l'habitat n'y comporte généralement aucun sous-sol et des canaux de drainage y sont traditionnellement entretenus.

    Au contraire dans les aquifères sableux ou le pourcentage d'interstices élevé, on n'observe pas de battement annuel important. Dans ces aquifères, le retour à des niveaux normaux après l'épisode de hautes eaux est rapide.

     


    Inondations à Poitiers -2004 © Thierry Degen - Terra

    Conditions favorisant le déclenchement du phénomène

    Principaux paramètres :

    Trois paramètres sont particulièrement importants dans le déclenchement et la durée de ce type d'inondation :

    • une suite d'années à pluviométrie excédentaire, entraînant des niveaux d'étiages de plus en plus élevés,
    • une amplitude importante de battement annuel de la nappe, dépendant étroitement du pourcentage d'interstices de l'aquifère,
    • un volume global important d'eau contenue dans la nappe, à l'intérieur des limites du bassin d'un cours d'eau (le volume contributif de la nappe à l'échelle du bassin versant hydrogéologique).

    Influence de l'aquifère sur le battement naturel de la nappe :

    Toutes les roches ne comportent pas le même pourcentage d'interstices, donc d'espaces vides entre leurs grains ou leurs fissures. Par ailleurs, la dimension de ces vides permet à l'eau d'y circuler plus ou moins vite : elle circulera plus vite dans les roches de forte granulométrie. En revanche dans les aquifères à faible pourcentage d'interstices il faudra moins d'eau pour faire s'élever le niveau de la nappe d'une même hauteur.

    Pour illustrer ce propos, considérons deux récipients de volume identique que l'on a préalablement remplis l'un de sable fin et l'autre d'un bloc de calcaire de même dimension que le récipient. Il sera nécessaire de verser plus d'eau pour recouvrir celui qui est rempli de sable car le volume total des interstices y est plus important. Ce «modèle» permet d'expliquer pourquoi une recharge de même volume entraînera une remontée du niveau plus importante dans une nappe où la densité d'interstices est faible que dans une nappe où elle est élevée : le battement naturel de la nappe sera plus important dans le premier cas que dans le second.


    Aquifère karstique de Cassis - 2012 © BRGM - Nathalie Dörfliger

    Les graviers et sables grossiers bien calibrés sont les formations aquifères qui possèdent le plus fort pourcentage de vides (souvent de l'ordre de 15 à 20 %), puis en ordre décroissant on trouve les sables fins et les sables de granulométrie hétérogène, puis les grès, et enfin les calcaires fracturés et la craie. On comprend ainsi que le phénomène de remontées de nappes se produise le plus souvent dans certains types de calcaires, et en particulier dans ceux dont le pourcentage de vides est faible : c'est le cas des aquifères de la craie.

    Dans les aquifères calcaires à faible taux d'interstices, les décrues peuvent être lentes puisque la circulation de l'eau dans les interstices est elle-même assez lente. Lorsque la masse de l'aquifère qui contribue à l'inondation est très importante, celle-ci peut durer très longtemps : c'est ce qui s'est passé dans la Somme pendant l'hiver jusqu'à la fin du printemps 2001.

    Conséquences du phénomène

    Les dommages recensés sont liés soit à l'inondation elle-même, soit à la décrue de la nappe qui la suit. Les dégâts le plus souvent causés par ces remontées sont les suivants :

    • Inondations de sous-sols, de garages semi-enterrés ou de caves.

    Ce type de désordres peut se limiter à de faibles infiltrations et à quelques suintements, mais l'humidité en remontant dans les murs peut arriver à la longue à désagréger les mortiers, d'autant plus si le phénomène est fréquent. Dans ce cas, une pompe d'épuisement placée dans le point le plus bas, ou mieux, dans un petit puits creusé expressément à environ 50 cm sous le niveau du sous-sol, permet d'évacuer l'eau au fur et à mesure et d'éviter qu'elle ne remonte dans les murs par capillarité. En revanche lorsque les infiltrations sont plus importantes, il n'est malheureusement pas conseillé de mettre en place un dispositif de pompage dans le sous-sol car la poussée de l'eau résultant d'une différence de niveau de l'eau entre l'extérieur du bâtiment et l'intérieur (donc de pression) peut suffire à faire s'effondrer un mur. Il est alors plutôt conseillé de faire effectuer des tranchées AUTOUR des bâtiments inondés et de pomper dans ces tranchées : l'abaissement du niveau de l'eau sera sans doute moins rapide mais ne mettra pas en danger la stabilité des bâtiments. Il n'est évidemment pas possible d'effectuer ce genre de travaux de façon préventive, et ils ne sont pas à la portée de simples particuliers. Dans les zones sensibles il serait souhaitable de préconiser pour certains types de construction, des sous-sols non étanches pour éviter le soulèvement des édifices sous la poussée de l'eau.


    Intérieur d'une maison inondée © Manuel Bouquet - Terra

    • Fissuration d'immeubles.

    Ce type de désordre a été remarqué en région parisienne, en particulier dans les immeubles qui comportent plusieurs niveaux de sous-sols ou de garages. Il faut noter qu'en région parisienne, nombre de sous-sols se trouvent inondés par un retour de la nappe à son niveau initial. En effet, en raison de la diminution d'une partie important de l'activité industrielle à Paris -consommatrice d'eau- la nappe retrouve progressivement son niveau d'antan.


    Témoins de fissuration - © Laurent Mignaux - Terra

    • Remontées de cuves enterrées ou semi-enterrées et de piscines voire des canalisations.

    Sous la poussée de l'eau, des cuves étanches, ou des canalisations enterrées qui contiennent ordinairement une partie importante de vides, peuvent être soulevées par la pression d'Archimède. C'est en particulier le cas de cuves contenant des fluides moins denses que l'eau (produits pétroliers de stations-essence ou de dépôts pétroliers), ou même de cuves à usage agricoles ou de piscines partiellement ou totalement vidées. (Pour les piscines la meilleure mesure sera de les maintenir totalement remplies)

    • Dommages aux réseaux routier et de chemins de fer.

    Par phénomène de sous-pression consécutive à l'envahissement de l'eau dans le sol, les couches de granulats utilisées dans la fabrication des routes et le ballast des voies ferrées se trouvent désorganisées. Des tassements différentiels mènent à des désordres importants.

    • Désordres aux ouvrages de génie civil après l'inondation.

    Après que l'inondation ait cessé, il peut se produire des contraintes mécaniques dans le sol en relation avec les processus de ressuiement, qui déstabilisent un ouvrage. C'est le cas des argiles qui en séchant et en se rétractant provoquent des défauts de verticalité de piliers en béton enfoncés dans le sol (cas de serres illustré près de Reims).

    • Pollutions.

    Les désordres dus aux pollutions causées par des inondations sont communs à tous les types d'inondation. On sitera la dispersion des déchets de décharge publique, le transport et la dispersion de produits dangereux soit dissous, soit entraîné par l'eau (produits pétroliers, peintures, vernis et solvants, produits phytosanitaires et engrais, produits de piscine (chlore en particulier), de déchets d'origine animale ou humaine (lisiers, fosses septiques).

    • Effondrement de marnières, effondrement de souterrains ou d'anciens abris datant des dernières guerres.

    Ces effets sont dus à une modification de l'équilibre des parois sous l'effet de l'eau, et en particulier probablement davantage à la décrue de l'inondation.

     


    Effondrement d'une marnière - 1999 © BRGM

    Coûts induits

    Mis à part les coûts de nettoyage, de remise en état ou de reconstruction du bâti et des biens, au départ supportés par les assurances à certaines conditions (déclaration de catastrophe naturelle par les préfectures en particulier) et à terme par la collectivité, ces inondations ont induit des coûts parfois importants ayant trait :

    • aux itinéraires routiers de déviation, pour le contournement des zones sinistrées, nécessitant une importante signalisation supplémentaire (cas du contournement de Caen),
    • aux opérations de pompage et de nettoyage sur la voie publique, les ouvrages normaux d'évacuation des eaux se révélant insuffisants et inappropriés.

     

    Berges de Seine, inondées par les eaux de la Seine - 2016 © Arnaud Bouissou - Terra

    Mesures de prévention

    Lorsque les conditions sont réunies pour que le phénomène se produise, celui-ci ne peut être évité. En revanche certaines précautions doivent être prises pour éviter les dégâts les plus importants :

    • éviter la construction d’habitation dans les vallées sèches, ainsi que dans les dépressions des plateaux calcaires,
    • déconseiller la réalisation de sous-sol dans les secteurs sensibles, ou réglementer leur conception (préconiser que le sous-sol soit non étanche, que le circuit électrique soit muni de coupe-circuit sur l'ensemble des phases d'alimentation, y réglementer l'installation des chaudières et des cuves de combustible, y réglementer le stockage des produits chimiques, des phytosanitaires et des produits potentiellement polluants...),
    • ne pas prévoir d'aménagements de type collectifs (routes, voies ferrées, trams, édifices publics, etc...) dans ces secteurs,
    • mettre en place un système de prévision du phénomène. Dans les zones sensibles à de tels phénomènes, un tel système doit être basé sur l'observation méthodique des niveaux de l'eau des nappes superficielles.

mercredi 7 février 2018

  • Les Secteurs d'Informations des Sols (SIS)

    Une nouvelle démarche d'information et de gestion des sites et sols pollués

    Les secteurs d'information sur les sols (SIS) sont les terrains où l'État a connaissance d'une pollution des sols justifiant, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la santé et l’environnement.

    La démarche SIS poursuit deux objectifs :

    • améliorer l'information du public 
    • garantir l’absence de risque sanitaire et environnemental par l’encadrement des constructions.

     

    Géorisques : diffuseur officiel des SIS

    L'élaboration des SIS par l'Etat est en cours sur l'ensemble du territoire.

    Une carte d'avancement par département de l’élaboration des SIS est consultable dans le dossier thématique "Pollution des sols, SIS et anciens sites industriels".    

    Les SIS publiés sont diffusés sur Géorisques dans la rubrique "Accéder aux données" du dossier thématique "Secteurs d'Information sur les Sols (SIS)".

     

    Pour en savoir plus sur la démarche SIS

                                                                                        


  • Les Secteurs d'Informations des Sols (SIS)

    Une nouvelle démarche d'information et de gestion des sites et sols pollués

    Les secteurs d'information sur les sols (SIS) sont les terrains où l'État a connaissance d'une pollution des sols justifiant, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la santé et l’environnement.

    La démarche SIS poursuit deux objectifs : améliorer l'information du public et garantir l’absence de risque sanitaire et environnemental par l’encadrement des constructions.

    Pour en savoir sur la démarche SIS, consulter le dossier thématique "Secteurs d'Information sur les Sols (SIS)".

    Visite d'inspection par un commissaire-inspecteur des installations classées
    pour la délivrance d'un permis de construire © Laurent Mignaux - Terra

    Géorisques : diffuseur officiel des SIS

    L'élaboration des SIS par l'Etat est en cours sur l'ensemble du territoire. Une carte d'avancement par département de l’élaboration des SIS est consultable dans le dossier thématique "Pollution des sols, SIS et anciens sites industriels".    

    Les SIS publiés sont diffusés sur Géorisques dans la rubrique "Accéder aux données" du dossier thématique "Secteurs d'Information sur les Sols (SIS)" et seront prochainement intégrés aux descriptifs de risques.

    Travaux de dépollution en zone résidentielle, une exemple de réhabilitation en
    contexte urbain (France, 2011). © BRGM - Hubert Leprond


jeudi 1er février 2018

  • Trois vidéos pour comprendre les phénomènes de submersion marine

    Etude réalisée par le BRGM pour le compte de la Direction Générale de la Prévention des Risques du Ministère de l'Ecologie dans le cadre du projet "Méthodologie et prototype d'outil de visualisation 3D réaliste de modélisations de submersion marine".

    -  La submersion par débordement

     

    - La submersion par franchissement

     

    - La submersion par rupture


  • Janvier 2018 : les tempêtes Carmen et Eleanor ont frappé la France

    Trois jours de tempête, sept victimes

    Les tempêtes Eleanor et Carmen se sont succédées sur l'Hexagone, entre le 1er et le 3 janvier 2018, faisant au total sept victimes.

    Caractérisées par des vents supérieurs à 100 km/h sur plus d'un quart du territoire (avec un record de 196 km/h au Cap Corse), les deux tempêtes hivernales ont causé des inondations et de nombreux désordres.

    Dégâts sur les maisons causés par l’érosion de la dune à la Tranche-sur-Mer, suite à la tempête Xynthia (Vendée, 2010). © BRGM - R. Pedreros 

    Pour en savoir plus : consulter l'article consacré au risque tempête.

     

    Des chutes de neiges d'une rare intensité

    Eleanor a provoqué des chutes de neige (d'une intensité trentennale selon Météo France) et des précipitations très abondantes dans la plupart des régions de plaine, accompagnées de très fortes rafales de vent. Elle a également provoqué une montée rapide des cours d'eau de montagne, faisant sortir de leurs lits de nombreux torrents.

    Dégâts causés par la crue torrentielle du Bastan (Barèges, Hautes-Pyrénées, juin 2013). © BRGM - I. Bouroullec

    Pour en savoir plus : consulter le dossier thématique consacré au risque inondation.

     

    Des phénomènes de submersion sur les cotes de la Manche et de la mer du Nord

    Carmen et Eleanor sont survenues alors que les coefficients de marée étaient élevés (107 sur une échelle allant de 20 à 120).

    Sur la façade maritime du territoire, on a mesuré des surcotes de 50 centimètres à 1,20 mètres qui ont affecté les estuaires surveillés par le réseau Vigicrues ainsi que les sections aval des fleuves sous influence marine.

    Lors du passage d'Eleanor sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord, les phénomènes de submersion ont été particulièrement marqués.

    Vagues de submersion sur le sillon à Saint-Malo lors de la marée du siècle du 20 mars 2015. © Arnaud Bouissou - Terra

    Pour en savoir plus : consulter les vidéos explicatives des phénomènes de submersion marine.


vendredi 26 janvier 2018

  • S'informer sur le risque de crues : Vigicrues

    Destiné à informer le public et les acteurs de la gestion de crise sur le risque de crues, le site VIGICRUES propose une carte de vigilance actualisée deux fois par jour et des bulletins d'information disponibles en permanence .

    Fondée sur les mêmes principes que que la vigilance météorologique produite par Météo-France, la vigilance crue est établie par le Service central d’hydro-météorologie et d’appui à la prévision des inondations (Schapi) et les 19 services de prévisions des crues (SPC) rattachés aux DREAL.

     

    La carte de vigilance crues

    La carte de vigilance crues permet de visualiser l'intégralité des cours d’eau intégrés dans le dispositif de vigilance crues sous la forme de tronçons dont la couleur (vert, jaune, orange ou rouge) révèle le niveau de vigilance nécessaire pour faire face aux dangers liés aux inondations susceptibles de se produire dans les 24 heures à venir.

    Elle est disponible sous la forme :

    - d'une carte nationale accompagnée d'un bulletin d'information

    - de cartes locales (accessibles d'un clic depuis la carte nationale) accompagnées de bulletins d'information locaux.

                                                                       

     

     

    Les bulletins d'informations

     

    Les bulletins d'information précisent la chronologie et l'évolution des crues, en qualifient l'intensité et fournissent (lorsque c'est possible) des prévisions chiffrées pour les stations de référence.

    Ils contiennent également une indication des conséquences possibles, ainsi que des conseils de comportement définis par les pouvoirs publics.

     

     


  • S'informer sur le risque de crues : Vigicrues

    Destiné à informer le public et les acteurs de la gestion de crise sur le risque de crues, le site VIGICRUES propose une carte de vigilance actualisée deux fois par jour et des bulletins d'information disponibles en permanence. Fondée sur les mêmes principes que que la vigilance météorologique produite par Météo-France, la vigilance crue est établie par le Service central d’hydro-météorologie et d’appui à la prévision des inondations (Schapi) et les 19 services de prévisions des crues (SPC) rattachés aux DREAL.

     

    La carte de vigilance crues

    La carte de vigilance crues permet de visualiser l'intégralité des cours d’eau intégrés dans le dispositif de vigilance crues sous la forme de tronçons dont la couleur (vert, jaune, orange ou rouge) révèle le niveau de vigilance nécessaire pour faire face aux dangers liés aux inondations susceptibles de se produire dans les 24 heures à venir.

    Elle est disponible sous la forme :

    - d'une carte nationale accompagnée d'un bulletin d'information

    - de cartes locales (accessibles d'un clic depuis la carte nationale) accompagnées de bulletins d'information locaux.

     

                                            

     

     

    Les bulletins d'informations

    Les bulletins d'information précisent la chronologie et l'évolution des crues, en qualifient l'intensité et fournissent (lorsque c'est possible) des prévisions chiffrées pour les stations de référence.

    Ils contiennent également une indication des conséquences possibles, ainsi que des conseils de comportement définis par les pouvoirs publics.

     


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