PartageTaRue94 | Défendre la mobilité des plus vulnérables, ces 365 derniers jours

Défendre la mobilité des plus vulnérables
L’association PTR 94 a pour objet de promouvoir les déplacements des piétons et assimilés, des personnes handicapées ou à mobilité réduite, et des cyclistes dans le département du Val-de-Marne et des départements limitrophes. Elle milite pour favoriser ces déplacements et pour rendre la voirie et les espaces publics plus accessibles, sûrs et confortables aux usagers vulnérables.

A ce titre, nos activités principales sont :

 Achat groupé de vélos électriques : Test sur nos stands
 Cours de vélo pour adultes (« vélo-école »)
 Balades familiales à vélo (autour de 15 km/h en général) avec pique-nique. Certaines ouvertes aux aveugles ou simples débutants, grâce au tandem.
 Conseils contre le vol de vélo
 Lobbying auprès des élus pour des villes plus piétonnes, cyclables (y compris stationnement vélo et liaisons inter-villes), et accessibles aux personnes en situation de handicap, des limitations de vitesse strictes et moins d’accidents pour tous : des aménagements existent, encore faut-il vouloir les mettre en place
 Tatouage pour identifier le propriétaire d’un vélo volé (contre 5€/vélo et la présentation d’une pièce d’identité)
 Atelier entretien du vélo sur nos stands : apprendre à graisser sa chaîne proprement et efficacement
 Conseils préventifs contre la crevaison



vendredi 20 janvier 2023

  • Pour une véloroute le long de la Seine en amont de Paris

    Vous connaissez la Seine à vélo ? Cet itinéraire cyclable de 420 km, de Paris jusqu’à la mer en Normandie ?

    C’est la véloroute V33, qu’il s’agit maintenant de prolonger à l’amont de Paris vers la source de la Seine et jusqu’à Dijon, à des fins de voyage et de tourisme mais aussi pour les déplacements du quotidien.

    Le collectif « Vallée de la Seine à vélo » regroupe huit associations, notamment la Fédération française de cyclotourisme, l’AF3V et CycloTransEurope, ainsi que des associations départementales dont la nôtre.

    Il a élaboré un document précis et complet pour obtenir une véritable véloroute, connectée aux autres véloroutes françaises comme par exemple la V51, le tour de bourgogne à vélo.

    Le document contient un grand nombre de demandes et propositions pour l’amélioration des itinéraires existants et la création des sections manquantes. Diverses variantes sont étudiées au besoin. La signalétique, les revêtements, les largeurs, et même les équipements associés (points d’eau, toilettes, etc.) sont également abordés. La suppression de nombreuses barrières est réclamée.

    Voici par exemple l’état et les propositions dans le sud de notre département.

    Ces propositions entendent également peser sur les aménagements prévus ou en cours par chez nous, la ZAC Ivry Confluences ou la zone industrielle des Ardoines à Vitry-sur-Seine, par exemple.

    Ce document peut également servir de guide pour suivre notre fameux fleuve à travers l’Essonne ou la Seine-et-Marne par exemple. On y trouve les astuces des connaisseurs pour traverser certaines villes et passer en sécurité les obstacles…

    Aujourd’hui le collectif promeut ce document auprès des collectivités et des décideurs concernés. Il espère être associé étroitement à la gouvernance et aux décisions à prendre sur cet itinéraire.

    Enfin, à savoir : le collectif organise un week-end pour promouvoir le projet, avec débats, randos, et une fête populaire. Cela devrait avoir lieu durant le week-end de l’Ascension, du 17 au 21 mai prochain, le lieu reste à convenir, sur la Seine évidemment.


mardi 3 janvier 2023

  • Vœux 2023

    Les membres du conseil d’administration ainsi que tous les animateurs et animatrices de l’association, vous présentent leurs meilleurs vœux pour l’année 2023.


mercredi 23 novembre 2022

  • Lettre ouverte d’une cycliste de Fresnes au département du Val-de-Marne

    Nous étions en copie de son courriel au département. Tous ses constats, ses remarques, ses demandes sont justes, illustrent parfaitement le quotidien des Val-de-Marnais à vélo, et valent pour la plupart de nos villes: de Créteil à Vitry-sur-Seine, de Thiais à Champigny-sur-Marne…

    Nous publions avec son accord son courriel, et nous la remercions d’avoir en quelque sorte porté nos voix.

    Bonjour,

    J’emprunte à vélo, tous les jours ouvrables, la D127, de Fresnes (à partir de l’A86) à Cachan. Certaines parties de cette route ont été refaites récemment avec la création de pistes cyclables et j’ai plusieurs remarques :

    • faire des pistes cyclables sur les trottoirs est une très mauvaise idée : le trottoir n’est pas assez large pour les piétons qui se retrouvent donc sur la moitié piste cyclable ce qui rend cette dernière difficilement utilisable pour un usage de déplacement domicile-travail. En outre, il n’est pas rare que les poubelles soient entreposées sur ce trottoir/piste cyclable ce qui rend l’espace encore plus compliqué à partager.
    • la piste cyclable est soit directement contre les places de stationnement et leurs portières qui peuvent à tout moment s’ouvrir, soit de la végétation sépare la chaussée de la piste cyclable ce qui pourrait être mieux si ces massifs étaient taillés et n’occupaient pas une large part de la zone vélo.
    • les voitures utilisent les bateaux comme place de stationnement. Mon vélo n’étant pas équipé de l’option  » vol au-dessus des obstacles » je me retrouve régulièrement coincée.
    • les automobilistes s’engagent dans les parkings des immeubles ou en sortent sans avoir conscience des vélos qui peuvent arriver, beaucoup plus vite qu’un piéton. Plusieurs fois j’ai frôlé l’accident.
    • il n’y a pas de marquage au sol pour indiquer la piste cyclable aux intersections, les automobilistes qui arrivent des rues latérales ou qui tournent n’ont pas conscience des vélos qui peuvent arriver, beaucoup plus vite qu’un piéton. Plusieurs fois j’ai frôlé l’accident.
    • avec l’hiver qui arrive, l’éclairage est insuffisant dans de nombreuses zones : il est tourné vers la chaussée, la piste cyclable est à l’ombre des arbres qui ont encore des feuilles.
    • par ailleurs, lorsque ces arbres perdent leurs feuilles, elles s’accumulent sur la piste cyclable qui est rarement nettoyée. Avez-vous déjà effectué un freinage d’urgence (pour éviter un chien ou un piéton par exemple) à vélo sur un sol recouvert de feuilles mortes ? La probabilité de chute est proche de 100%…

    Étant donné le danger et l’inconfort de cette piste cyclable, je tente régulièrement de rouler sur la chaussée puisque j’en ai le droit. Mais les automobilistes ne sont pas de cet avis et l’espace étant insuffisant sur la chaussée pour doubler un vélo en toute sécurité, ils le font malheureusement trop souvent en risquant mon intégrité physique.

    J’espère que le département ne financera plus de tels équipements et qu’il consultera des personnes faisant du vélo au quotidien pour concevoir les prochains aménagements cyclables. A court terme, pour le tronçon qui me concerne, il sera intéressant :

    • de réaliser un marquage au sol sur les rues latérales dans le prolongement de la piste cyclable,
    • d’assurer un nettoyage régulier de la chaussée cyclable,
    • et de verbaliser systématiquement les voiture garées sur cette piste cyclable.

    Cordialement,

    [Une cycliste de Fresnes]


vendredi 18 novembre 2022

  • On a testé pour vous: le Zodiac-Vélo sur la Marne

    Pendant les travaux de modernisation de la passerelle de la Pie, qui relie les villes de Saint-Maur (maître d’œuvre) et Créteil, un passeur de rive assure la traversée de la Marne du quai de la Pie côté Saint-Maur à l’île des Ravageurs côté Créteil.

    Ces travaux permettront à partir de février/mars prochain l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite grâce à un ascenseur panoramique.

    En attendant, un bateau pneumatique semi-rigide de type Zodiac permet avec succès aux piétons et même aux vélos de se rendre d’un bord à l’autre en quelques secondes.

    Les horaires (tous les jours de 7h30 à 9h30, de 12h à 14h et de 17h à 19h) semblent calqués sur des horaires des trajets domicile-travail, avec une ouverture en conséquence de l’île des Ravageurs.  

    Les pilotes sont aux petits soins pour les voyageurs de cette intermodalité originale : gilet de sauvetage obligatoire, aide pour embarquer ou débarquer, pour les piétons et surtout pour les vélos.

    Il y a des habitués : les grands pour aller au bureau, les plus jeunes pour se rendre au collège ou au lycée. Tous les matins, le Zodiac embarque par exemple trois collégiens et leurs vélos, pour se rendre de l’île Sainte-Catherine à leur collège à Saint-Maur.

    Le bateau est aussi emprunté le week-end, pour se promener d’une rive à l’autre sur les bords de Marne, très prisés des Cristoliens comme des Saints-Mauriens.

    Et depuis le passage à l’heure d’hiver, l’arrivée ou le départ côté Créteil, par le parc des Ravageurs, a été éclairé : guirlande lumineuse sur le ponton et projecteurs temporaires sur le chemin du parc, dont les pilotes ont la clé pour qu’il puisse ouvrir au-delà des horaires habituels, jusqu’au départ du dernier bateau.

    Bien que les usagers puissent se féliciter de la mise en place de ce service temporaire et efficace pour remplacer la passerelle de la Pie, il faut néanmoins noter quelques points faibles qui pourraient être facilement améliorés :

    Tout d’abord, l’accès au ponton côté Saint-Maur se fait par un escalier très raide, difficilement accessible aux vélos ou poussettes, sans parler des personnes en fauteuil pour qui le Zodiac n’est de toute façon pas utilisable et qui devront attendre l’ouverture de la nouvelle passerelle et de son ascenseur.

    Si les jeunes ont l’agilité nécessaire pour monter ou descendre cette volée de marches avec le vélo sur l’épaule, pour les autres il est nécessaire de se faire aider par une bonne âme de passage ou de traverser à deux pour pouvoir s’aider mutuellement à porter les vélos.

    Une gouttière résoudrait le problème, au moins pour les vélos à défaut des poussettes.

    Côté horaires, si elles peuvent être partiellement satisfaisantes en semaine pour faire traverser les travailleurs, et encore faut-il qu’ils ne soient pas en horaires décalés, elles sont clairement inadaptées pour les retraités et pour les promeneurs en particulier le week-end : très peu de personnes traversent à 7h30 un dimanche matin, alors qu’en journée de nombreux promeneurs sont contraints de faire le tour par le pont de Créteil peu propice à la promenade et dangereux en vélo.

    Et pour le moment la navette-Zodiac est prévue jusqu’à fin novembre. Espérons qu’elle sera reconduite jusqu’à la fin des travaux.

    Enfin dernier passage délicat : la piste cyclable côté Saint-Maur est occupée par le chantier de la passerelle. Les piétons sont invités à emprunter le trottoir d’en face, mais les vélos n’ont le choix qu’entre le trottoir (conflit possible avec les piétons) ou la route en sens inverse de la circulation sans place pour se croiser avec les voitures.

    En conclusion

    Merci à la mairie de Saint-Maur pour la mise en place de ce sympathique passeur de rives, mais il reste un peu de travail pour mieux intégrer le vélo dans les aménagements temporaires en cas de travaux.

    Et pour ce qui est des aménagements définitifs, quid d’un accès de type rampe le long du futur escalier de la passerelle, pour les vélos et tous les PMR en cas de panne de l’ascenseur ?

    La nécessité qui a conduit la ville de Saint-Maur à prévoir ce type de passeur de circonstance montre bien la nécessité plus générale de prendre partout en considération le franchissement des coupures urbaines, durables ou temporaires, pour les usagers vulnérables. Cette nécessité, nous aimerions l’applaudir également dans des quartiers moins favorisés comme dans la rue Gustave Eiffel de Créteil où les travaux de la future ligne de métro battent leur plein depuis plusieurs années sans que les usagers vulnérables n’aient été vraiment pris en considération, comme l’a mis en avant notre association à de nombreuses reprises dans ses articles.

    Travaux de la passerelle : site de la mairie de Saint-Maur

    Travaux de la passerelle : site de la mairie de Créteil


mardi 18 octobre 2022

  • Maisons-Alfort, où la voiture règne sans partage

    A trois kilomètres de Paris, sur les bords de la Marne, la ville de Maisons-Alfort, sixième ville du Val-de-Marne par sa population, est traversée par l’autoroute A4 et par trois routes départementales, dont deux à deux fois deux voies.

    La voiture est partout, en force: en files de bouchons aux carrefours d’Alfort ou de la Croix des Ouches, dans la longueur de l’avenue du Général de Gaulle devant la mairie et son feu rouge, dans les rues de Charentonneau (vaste quartier pavillonnaire vécu indissociablement de l’automobile) en stationnement sur les trottoirs, en doubles files devant la Poste avenue Cadiot ou le centre sportif Georges Pompidou…

    La voiture est omniprésente, écrasante, indispensable presque, vu la faiblesse des alternatives. Les gens à pied et à vélo doivent lui faire place au quotidien.

    En effet la voiture individuelle requiert en moyenne 10 m² de surface, stationnée 23h par jour. Elle occupe toujours la majorité de l’espace public alors qu’elle ne concerne qu’un tiers des déplacements. Les projections la situent même autour de 20% de part modale actuellement (chiffres du Département de 2016, en attendant la prochaine étude de l’OMNIL, l’observatoire de la mobilité en Ile-de-France).

    Les piétons maisonnais à la peine

    Maisons-Alfort a reçu la note « E » au baromètre des villes marchables 2021 (« plutôt défavorable »; G étant la pire note).

    Tous les trottoirs maisonnais ne sont pas aux normes réglementaires (1,40 m), loin de là. Et on les trouve généralement encombrés de voitures en stationnement. Le stationnement à cheval sur trottoir y est en effet innombrable. Dans sa version « sauvage », il est manifestement toléré (bien que très gênant au regard du code de la route). Et il est bien souvent « officialisé », institutionnalisé: la commune y matérialise des places de parking, souvent des deux côtés de chaque rue, dès que possible.

    Cette possibilité est certes prévue par le code général des collectivités territoriales, mais très encadrée. Vous trouverez l’état du droit ici, et . Un tel stationnement matérialisé requiert 1,40m d’espace laissé pour les piétons (1,20 m possible ponctuellement pour le passage d’un obstacle), le compte y est rarement.

    On observe que nombreux piétons préfèrent marcher sur la chaussée plutôt qu’emprunter les trottoirs encombrés, sitôt qu’il n’y a pas de voiture à l’horizon.

    Maisons-Alfort est une ville difficile à marcher, désagréable et parfois dangereuse à pied. Petit tour d’horizon.

    Un matin sur le chemin du collège Nicolas de Staël, rue Victor Hugo. On joue des coudes sur les maigres trottoirs.
    Le quartier pavillonnaire de Charentonneau, son double stationnement à cheval sur trottoir, partout.
    Entre les poubelles et les camionnettes, pas facile d’apprendre à marcher rue Parmentier.
    Le passage Imberdis, très fréquenté par les piétons dont les enfants de trois écoles alentours, est un raccourci bien connu des automobilistes maisonnais, qui l’empruntent dans les deux sens! Les « trottoirs » font 50 cm. Les riverains ont obtenu dernièrement une limitation, à 30 km/h… Le nouveau panneau est régulièrement tordu par le stationnement.
    Le stationnement sur trottoirs est institutionnalisé avec des aménagement récents, exemple rue Georges Médéric.
    Institutionnalisé ou « sauvage » comme ici, le stationnement à cheval sur trottoir concerne tous les quartiers, ici côté Juilliottes, près de la médiathèque.
    Dernière variante: le stationnement sur trottoir institutionnalisé « débordant »…
    Devant l’ensemble sportif Georges Pompidou et la Maison pour tous du même nom, les automobilistes s’entre-bloquent plusieurs fois par jour, pour déposer des enfants. Ici ce samedi, même la police y participe ou s’en trouve gênée, un peu des deux sûrement…

    Incivilités, mises en danger, rien ne se passe

    Les gens à pied comme à vélo sont régulièrement mis en danger par les automobilistes. Les contrevenants sont manifestement tranquilles, les polices municipale et nationale intervenant manifestement bien rarement.

    Les passages piétons servent aussi pour stationner (ici rue Paul Vaillant-Couturier, devant l’une des sorties de l’école Parmentier).
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    Stationnement très gênant pour les piétons comme les cyclistes, rue Jean Jaurès (D6).
    Malgré l’interdiction bien visible, des automobilistes stationnent sur l’entrée de secours de l’école Parmentier (avenue du Général de Gaulle), gênant chaque jour ou presque des dizaines de parents et d’enfants.
    La ligne jaune discontinue interdit le stationnement devant la ligne. Théoriquement. Ici quartier des Juilliottes.

    L’inaction côté vélo

    A Maisons-Alfort, deux pistes cyclables séparées du trafic motorisé sont aménagées le long des deux principaux axes de circulation en direction de Paris, sur la D19 (avenue du Général Leclerc) et la D6 (avenues du Général de Gaulle, du professeur Cadiot et Léon Blum). Ces pistes départementales sont assez efficientes: nombre de cyclistes les emploient, notamment pour les déplacements pendulaires vers et depuis Paris. Ces deux aménagements doivent expliquer le score pas si catastrophique de la ville au baromètre des villes cyclables (E tout de même: « plutôt défavorable »).

    Ces pistes présentent toutefois de nombreux défauts: les priorités sont souvent indistinctes aux intersections, elles sont discontinues (disparaissent aux arrêts de bus par exemple), parfois bidirectionnelles elles peuvent être déportées d’un côté ou de l’autre de la départementale, etc. Surtout, elles sont construites sur les trottoirs et non sur la chaussée. Les conflits d’usage sont nombreux, la vigilance est requise pour piétons et cyclistes.

    Et surtout il n’y a pas que Paris et le « vélotaf » dans la vie. Les usagers et les associations cyclistes demandent de longue date un complément transversal, un « barreau » plus local qui, à Maisons-Alfort, permettrait de relier les quartiers résidentiels de Charentonneau et des Planètes avec le Centre, son marché, la mairie et la gare RER: une piste cyclable bidirectionnelle sur l’avenue de la République. Sans succès jusqu’alors: réponse d’attente du département, silence radio des deux municipalités interpellées…

    Le « chaînon manquant » : la piste cyclable avenue de la République…

    Au nord sur les bords de Marne, avenues Foch et Joffre, la ville a aménagé il y a une dizaine d’années « 4 km de promenade accessible aux piétons, cyclistes et automobilistes dans le cadre du dispositif réglementaire de chaussée partagée qui donne la priorité à l’usager le plus vulnérable et d’une zone 30 qui limite la vitesse des automobilistes à 30 km/h sur toute la longueur des voies. » Initialement, une large piste cyclable bidirectionnelle était prévue, mais la mairie a reculé face à une bronca d’automobilistes, ne voulant pas renoncer à un sens de circulation. L’aménagement au final est raté, il ne satisfait pas grand monde. Les gens à vélo y sont régulièrement « pressés », klaxonnés ou doublés dangereusement par des automobilistes pressés…

    Hors des trois aménagements cyclables précités, il n’y a rien ou presque pour les mobilités actives:

    • peu de rues à 30 et pas de « zone 30 » proprement dite, pour apaiser la ville;
    • pas de « doubles sens cyclables »*, permettant aux gens à vélo d’emprunter des rues étroites dans les deux sens;
    • pas de « sas vélo » aux feux, permettant aux cyclistes de s’insérer et démarrer posément, et éloignant les voitures des piétons sur les passages piétons;
    • pas de panneaux « M12 », alias les « cédez-le-passage cycliste », qui permettent de tourner ou continuer si aucun piéton ou automobiliste ne passe;
    • pas de dégagement des passages piétons en éloignant le stationnement, ce qui donne de la visibilité aux piétons et automobilistes et améliore la sécurité;
    • Pas de « rues aux écoles », qui permettent d’assurer la sécurité et la sociabilité aux abords des écoles.

    Cette panoplie est pourtant la marque des villes modernes, cyclables, marchables et agréables. Les Maisonnais ne semblent pas devoir compter dessus: « Pas de plan vélo au programme« , nous confirmaient encore dernièrement les élus maisonnais en campagne. « Mais on a mis des arceaux vélo!« , rappelaient-ils. Ils sont aussi jolis que peu pratiques…

    La loi LAURE n’est pas respectée*

    Maisons-Alfort néglige le code de l’environnement et les lois « LAURE » et « LOM ». Ces textes obligent depuis 2000 les collectivités à prévoir l’aménagement d’itinéraires cyclables lorsqu’il y a des travaux de voirie, de création ou de rénovation. La jurisprudence administrative a clarifié et même étendu ces obligations, au bénéfice des usagers cyclistes et piétons de la voirie urbaine. Plus de détails ici.

    Hélas, Maisons-Alfort persiste à rénover sa voirie sans l’appliquer. Derniers exemples en date: passage Imberdis (dont le pavage et les « trottoirs » ont été refaits en mars) et rue du 11 novembre (qui a connu cet été d’importants travaux du réseau de chauffage sous la chaussée).

    Concernant les travaux dans cette dernière, des élus d’opposition ont protesté récemment contre le non-respect de la loi. Il y avait pourtant vraiment matière à y améliorer les mobilités: très empruntée comme chemin d’équipements sportifs et du métro, elle souffre d’un double stationnement en épis, de cheminements piétons étroits et compliqués, et pas de piste cyclable donc…

    La rue du 11 novembre près du stade Delaune: double stationnement en épi et cheminements piétons compliqués.

    Pour toute action concernant la circulation à vélo, Maisons-Alfort préfère ce type de communications: « Déplacements : vélos, trottinettes… les règles à respecter » ou encore « Circuler à vélo en toute sécurité : ayez les bons réflexes !« , mobilisant récemment des agents des polices nationale et municipale pour « faire de la prévention » auprès des gens à vélo… Ces mobilités sont donc davantage un problème qu’une solution?

    Alors que ça bouge dans les autres villes alentours!

    L’inaction de Maisons-Alfort est d’autant plus regrettable que de nombreuses villes et collectivités alentours prennent les choses en main et améliorent la vie de leurs administrés:

    Il est incompréhensible que Maisons-Alfort reste ainsi bloquée dans le « tout-voiture » et prive les Maisonnais de moyens de déplacements efficaces, plaisants, économiques, bons pour la planète, la santé et la sociabilité. Puisse la ville se ressaisir. Notre association renouvelle aux élus et aux services techniques ses demandes et offres de services la concernant, pour enfin faire bouger la ville…

    [Mise à jour du 20/10/2022: un habitant nous a signalé un nouvel aménagement, tout récent, rue de l’Amiral Courbet, quartier Alfort côté Marne: la mise en place d’un double sens cyclable, dans une rue passée à 30 km/h, semble-t-il rénovée en septembre. L’aménagement est parfaitement signalé en vertical des deux côtés, et en horizontal sur la chaussée. De quoi tempérer une de nos remarques plus haut, marquée d’une *, concernant l’absence de DSC. Le début d’une nouvelle ère?]

    Tout récent, un double sens cyclable à Maisons-Alfort, rue de l’Amiral Courbet. Le panonceau « sauf cyclistes » est bien présent à l’autre extrémité, sous le « sens interdit »… Le premier d’une longue série?

samedi 15 octobre 2022

  • Manifestation au Kremlin-Bicêtre: « Rendez-nous notre piste cyclable sur la D7! »

    Une autre entrée du Val-de-Marne, particulièrement malmenée dernièrement: la D7 sur la commune du Kremlin-Bicêtre.

    Nous étions présents hier, vendredi 15 octobre, aux côtés des cyclistes et piétons usagers de cet axe très important aux portes de Paris (porte d’Italie), réclamant les aménagement nécessaires à la sécurité de tous, avec le collectif d’associations mobilisées, MDB et ses antennes sur place notamment.

    L’avenue de Fontainebleau (devant le centre commercial) bloquée pour cause « d’enterrement »

    Le problème? Voyez le communiqué du collectif « KB en Transition » ci-dessous:

    Il est temps de rétablir un partage sécurisé de l’espace public sur la D7, avec la construction d’une piste cyclable dédiée et sécurisée, et en attendant de remettre en service immédiatement la piste sur le trottoir. 4000 cyclistes l’emploient chaque jour, ils sont actuellement renvoyés dans la circulation générale…

jeudi 13 octobre 2022

  • Travaux sur la voie cyclable le long de la Seine (et itinéraire bis)

    La ville de Paris a publié dernièrement un avis de travaux concernant la voie verte le long de la Seine et de l’A4, à l’entrée de la ville. Source et détails ici, en bref:

    • 3 semaines de travaux entraînant coupure et déviations, du mardi 25 octobre au 15 novembre 2022
    • Entre le quai des Carrières à Charenton-le-Pont et le pont National à Paris (quai de Bercy)
    • Pour « réfection de la piste cyclable en asphalte« .

    Oui, c’est peu ou prou à l’endroit où une réfection a déjà eu lieu l’année dernière, pour la pose d’une centaine de mètres d’asphalte neuve… Rebelote donc, sur une plus longue portion semble-t-il.

    Les travaux à venir sont signalés depuis ce mercredi, côté Paris et Charenton. L’affichage est cette fois très visible, c’est une notable amélioration: la dernière fois c’était de petites affichettes A4…

    L’affichage côté Charenton…
    Et côté Paris. Contrairement au site qui parle du 25 octobre, le panneau indique le 26… Attention… Peut-être l’occasion aussi de réparer le poteau plié et de raviver les peintures effacées?

    Reste néanmoins un souci: parmi les 2 ou 3000 passages par jour (dans les sens) comptés grâce au compteur situé Quai de Bercy (ici le lien vers le site de dataviz de Paris en Selle), une partie des usagers emprunte le « pont aux câbles » entre Ivry-sur-Seine et Charenton-le-Pont. Or les travaux ne sont pas signalés rive gauche à Ivry (constat du 13 octobre), et un certain nombre de cyclistes risquent de découvrir les travaux après avoir traversés! Espérons que notre alerte via Twitter aura atteint les services de la ville et du département, tagués pour l’occasion…?

    Il manque une signalisation des travaux ici, pour éviter de les découvrir sur l’autre rive et de devoir rebrousser chemin…

    Qui dit coupure dit déviations. L’an dernier, pour ceux ne voulant pas traverser Charenton, l’option était bien entendu de passer rive gauche par Ivry pour atteindre ou venir de Paris. Pareil cette année.

    Nous avons fait le trajet ce matin, depuis Alfortville vers Paris. L’occasion de vérifier les travaux récents et quasi-finis sur le pont d’Ivry, faits par le département à la demande semble-t-il du Maire d’Alfortville (d’après ses tweets).

    L’ouvrage est splendide et sûr, et les dernières finitions sont en cours. L’annonce de travaux du département est là pour le détail; pour ce qui concerne les cyclistes les pistes sont complétement déployées dans les deux sens est-ouest, il y a juste la jonction du pont vers le sud qui est inachevée (vers le quai Blanqui à Alfortville et sa fameuse voie verte sur trottoir), mais ce matin on voyait le terme, avec de la peinture et la pose de derniers potelets…

    Les derniers travaux du département sur le pont d’Ivry (D19) sont à saluer: double piste cyclable moderne, séparant les flux piétons, cyclables, et motorisés.
    Les travaux se terminent sur la jonction du pont au quai Blanqui d’Alfortville.

    Passé le pont, voici l’itinéraire parcouru ce matin. Des difficultés notables sont à prévoir sur l’échangeur du périphérique, encore en travaux, qui demanderont de la vigilance. Pour le reste c’est aménagé tant dans Paris que côté Ivry. Bonne route.

    La déviation préconisée pour rejoindre (ou revenir de) Paris depuis Créteil, Alfortville, Maisons-Alfort notamment…
    Aux abords et sous le périphérique encore d’importants travaux, qui nécessiteront vigilance et vitesse réduite.

mercredi 12 octobre 2022

  • Bilan 2015-2022 des aménagements cyclables à Créteil: les vélos moins protégés de la circulation motorisée

    Pendant longtemps j’ai suivi l’évolution des aménagements cyclables en tant que cycliste habitant Créteil et correspondant de PTR94. Comme je quitte Créteil pour vivre à Chambéry, c’est le moment d’en faire le bilan. En quoi les voies du domaine public ont-elles changé du point de vue d’un cycliste du quotidien ? Voyons année par année les principaux changements…

    2015

    – réalisation par le CD94 (Conseil de Département du Val-de-Marne) de la voie verte de l’avenue de la Pompadour (D86) entre la gare RER de Créteil Pompadour et la limite de Choisy le Roi, sur environ 500 m.

    – réalisation par le CD94 (avec cofinancement de la région) de la piste cyclable bidirectionnelle de la D19, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, entre la rue Laferrière et la limite de Maisons-Alfort. Ce tronçon long de 600 m est très fréquenté car il est en continuité avec les aménagements antérieurs de la D19 à Créteil.

    – réalisation de la passerelle piétons-vélos de la Tégéval et de ses chemins d’accès par le syndicat mixte CD94-région IdF. Très esthétique et bien dimensionnée, cette voie verte est malheureusement peu empruntée, sans doute en raison de la faible densité de population des zones desservies et du manque de clarté de la signalisation pour les cyclistes.

    2016

    rétrécissement de l’allée piétons-vélos reliant le quartier Palais-Université au quartier Mairie-Préfecture. Sur 50 m, la voie qui était large de 4 mètres est réduite à 1,40 m de large par la pose d’une grille censée protéger les habitants d’un immeuble des Choux. Depuis, les vélos ne peuvent plus s’y engager qu’au risque de gêner fortement les piétons. Sur les 300 m séparant la place du Palais et la passerelle sur l’avenue de Choisy, cette voie est devenue de fait exclusivement piétonne. Dommage, elle était le seul passage protégé pour les cyclistes entre le quartier Palais-Université et le quartier Mairie-Préfecture–Lac de Créteil.

    neutralisation temporaire par Vinci de la piste cyclable reliant la D19 à la rue Gustave Eiffel pour les besoins du chantier du parking voitures de 600 places de l’hôpital Henri Mondor. Aucun itinéraire vélo n’a été proposé en remplacement. Les travaux ont endommagé le revêtement qui n’a pas été remis en état à la fin du chantier (2017).

    2017

    suppression de la piste cyclable de la rue Gustave Eiffel sur plus de la moitié de sa longueur (350 m sur une longueur initiale de 600 m) pour laisser la place au chantier de la future gare de l’Echat (ligne 15 Sud). Aucun aménagement temporaire pour remplacer cette destruction malgré la durée des travaux (10 ans). Cet axe était pourtant très utile pour relier le quartier Buttes-Bordières au quartier Université – Palais et pour accéder à la station de métro depuis ces quartiers.

    2018

    – Mise en service d’un parking public de 300 places (Brie-Joly) débouchant sur la piste cyclable de la D19. Depuis, la piste cyclable est utilisée sur 30 mètres comme principale voie de sortie avec une très mauvaise visibilité, rendant cette section dangereuse pour les cyclistes. A proximité immédiate, la réalisation de la place Arnaud Beltrame a supprimé sur 50 m la piste cyclable, et une fontaine arrose fréquemment l’endroit où passait la piste. Ces réalisations reviennent à neutraliser la piste cyclable sur 100 m environ dans le sens Bonneuil→Maisons-Alfort.

    Depuis 2018 la piste cyclable de la D19 est utilisée comme voie de sortie du parking public Brie-Joly

    suppression sur 250 m de la piste cyclable de la D215 rue du Port (chantier du puits d’accès à la ligne 15 Sud). Pas d’aménagement temporaire pour protéger les cyclistes, mais pose de chicanes en béton pour les obliger à emprunter la route… à leurs risques et périls. En 2022, on en est quasiment au même point.

    2019

    neutralisation sur 250 mètres du reste de la piste cyclable de la rue Gustave Eiffel, afin de créer des places de stationnement automobile gratuites supplémentaires à proximité de l’entrée de l’hôpital Henri Mondor. Ajoutée à la suppression de 2017 due au chantier de la gare, cette neutralisation achève de rendre inutilisable la piste cyclable sur toute la longueur de la rue Gustave Eiffel.

    De la piste cyclable bidirectionnelle de la rue Gustave Eiffel il ne reste plus que le panneau !

    – Intersection rue du Général Leclerc–Avenue Brossolette (D19) : réfection de la place avec massif de fleurs et fontaines, interrompant sur 100 m la piste cyclable de la D19 qui longe normalement l’avenue Brossolette dans le sens Bonneuil-Paris. Les cyclistes doivent maintenant s’engager dans la rue du Général Leclerc sur 100 mètres, puis tourner à gauche et se faufiler ensuite entre des poteaux pour rejoindre la piste cyclable… sans signalisation au sol, dans une zone où le stationnement anarchique est très répandu. Fort dangereux…

    – quartier des Bouvets : à l’occasion de la construction du nouveau quartier des Bouvets, création d’une zone 20 (chemin des Mèches, rue Jean Hemard) et de 100 mètres de piste cyclable sur trottoir (chemin des Mèches). La zone 20 n’est pas différenciée et elle fait l’objet d’un stationnement auto anarchique. Elle sert aussi de débouché au parking collectif de l’immeuble Derichebourg (ex pyramide Pernod). La piste cyclable serpente entre de nombreux obstacles et s’interrompt aux intersections, ces dernières étant souvent fréquentées par des véhicules utilitaires. Une réalisation qui n’a rien apporté aux cyclistes, mais elle a permis d’obtenir une subvention du CD94 et de verdir l’image de la ville !

    Piste cyclable sur trottoir du chemin des Mèches, installée en 2019

    – installation d’une chicane sur la voie piétonne reliant le mail des Mèches au Chemin des Mèches, sous l’A86. Depuis, le passage en vélo cargo est impossible. C’est dommage car c’est le seul franchissement protégé de l’A86 pour les cyclistes à Créteil.

    2020

    réparation du revêtement très endommagé de la piste cyclable longeant la D19 au niveau de la passerelle de Basse Quinte, après plusieurs signalements du danger par notre association.

    réfection des aménagements cyclables de la rue Jean-Baptiste Oudry dont la piste cyclable, datant de plusieurs dizaines d’années, était très endommagée et dangereuse. L’aménagement refait sur trottoir est en partie une voie verte piétons-vélos, en partie une piste cyclable et s’interrompt en quelques endroits (intersections, entrées de parking).

    création de 3 pistes cyclables temporaires en mai-juin 2020 , dont deux par le département (D86 et D19) et une par la Ville de Créteil et GPSEA (Grand Paris sud-Est Avenir) : avenue du Général de Gaulle et quai de la Croisette, longueur 3 km, coût 300 000 euros environ. Ces pistes sont appréciées des cyclistes, sauf la section du quai de la Croisette réalisée au détriment d’un cheminement piéton.

    suppression de l’essentiel des pistes cyclables temporaires sur chaussée de la D86 et de la D19 sur le territoire de Créteil, à la demande du maire qui l’a demandé par lettre à l’automne 2020 au CD94. Suppression à l’initiative de la Ville et du GPSEA de la piste cyclable temporaire de l’avenue du Général de Gaulle (2 km), trois mois seulement après sa création et sans analyse sérieuse de sa fréquentation.

    – requalification de la rue de la Prairie dans le quartier des Iles : création d’une zone 20 avec mise en sens unique et double sens cyclable sur 350 m. C’est une réalisation utile, même si l’on peut regretter le manque de continuité avec la piste cyclable de la rue du Port.

    2021

    – pose de panneaux de signalisation de la Tégéval dans le parc de l’Ile de Loisirs: quasiment illisible pour un cycliste, cette signalisation est surtout destinée aux piétons.

    report à la demande de la direction des routes d’Ile de France (DIRIF) de l’aménagement du carrefour Pompadour (anneau piétons-vélos et passages protégés), qui avait pourtant obtenu un financement du plan Vélo. Ni la Ville ni le CD94 n’ont protesté. Pour l’instant le budget prévu par le CD94 a été redéployé sur d’autres postes.

    requalification par le GPSEA de l’avenue du Général Gallieni dans la zone 30 du quartier des Buttes : le double sens cyclable qui ne concernait qu’une partie de l’avenue auparavant a été étendu sur 150 mètres jusqu’à la D19 avec une bonne signalisation au sol et des ralentisseurs.

    2022

    – création par le GPSEA d’une piste cyclable sur trottoir dans un sens de circulation sur la partie Ouest de la rue du Dr Paul Casalis, de la sortie du métro Créteil-Préfecture à la rue Juliette Savart, sur une section pentue de 350 m de long environ. La rue reste en double sens pour les voitures et les bus, ce qui laisse peu de place pour les piétons et vélos. Au droit de l’arrêt de bus, les piétons doivent emprunter la piste cyclable ou la chaussée. Sur plusieurs tronçons la piste cyclable est traversée par les véhicules prenant ou quittant le stationnement.

    Piste cyclable sur trottoir de la rue du Dr Casalis (à gauche de l’abribus)

    pose de barrières sur le cheminement de Bretagne (le long de l’hôpital Cheneviers), qui était jusque là une voie partagée piétons-vélos sur 450 m de longueur. Passer ces barrières avec un vélo simple est très difficile, et avec une carriole, un vélo cargo ou simplement des sacoches c’est impossible. Avec la disparition de l’accès à cette voie piétonne il n’existe plus aucun aménagement cyclable protégé reliant le centre ancien et le quartier Mairie-Préfecture-Lac de Créteil.

    Le cheminement de Bretagne est inaccessible aux cyclistes depuis la pose des barrières en 2022

    – pose par la Ville d’une double chicane à l’entrée de la rampe cyclable de la passerelle du Halage sur la Marne, obligeant les cyclistes à mettre pied à terre et à démarrer en côte dans le sens Créteil → Saint-Maur (dissuasif !). Les scooters continuent à passer alors que la chicane était censée les en empêcher. (NB : les piétons bénéficient d’une rampe séparée coté Nord et d’un escalier sur cette passerelle, mais c’est bien la rampe cyclable coté sud qui a été équipée de chicanes).

    Double chicane installée en 2022 sur la rampe cyclable de la passerelle du Halage

    Publication du Plan vélo du GPSEA sans engagement significatif sur les aménagements cyclables à Créteil, en particulier à propos de la D86. La Ville ne participe pas aux réunions de concertation organisées par la Région sur la mise en place du RERV (Réseau Express Régional Vélo) ligne GC dont le tracé emprunte la D86 de Choisy à Joinville.

    Conclusion :

    – en ce qui concerne les aménagements partagés avec la circulation motorisée on note une extension quantitative sur la période 2015-2022 : quartier des Bouvets, rue de la Prairie , avenue du Général Gallieni notamment. Sur le plan qualitatif ces extensions sont inégales , les nouvelles zones 20 étant parfois peu protégées ou mal signalées.

    – en ce qui concerne les voies partagées avec les piétons – qui constituent une part importante du réseau cyclable de Créteil- les extensions significatives ont eu lieu surtout en début de période (2015) : passerelle de la Tégéval, voie verte de l’avenue de la Pompadour. On constate ensuite une régression de l’accès cyclable aux voies piétonnes existantes avec la pose de barrières et chicanes : cheminement de Bretagne, cheminement Palais-préfecture (quartier des Choux), passage sous l’A86 vers le quartier des Bouvets (mail des Mèches – chemin des Mèches), passerelle du Halage. Cette régression récente est d’autant plus importante qu’elle supprime plusieurs liaisons cyclables protégées entre des quartiers qui en bénéficiaient jusque là. On peut rappeler que dans le code de la route, les voies piétonnes restent accessibles aux cycles à condition qu’ils roulent au pas. On peut aussi regretter que les barrières et chicanes restreignent fortement l’accès à nombre de personnes à mobilité réduite.

    – en ce qui concerne les pistes cyclables pérennes, on a enregistré une création importante et utile en début de période (prolongement de la piste de la D19 notamment ), mais les créations ultérieures (rue du Dr Casalis, chemin des Mèches) laissent à désirer sur le plan qualitatif. Ces créations ne compensent pas les suppressions (rue Gustave Eiffel, rue du Port, rue du général Leclerc, place Arnaud Beltrame), qui ont touché des axes de communication importants. On peut certes objecter que certaines de ces suppressions sont temporaires car dues au chantier du Grand Paris Express, mais elles durent déjà depuis 5 ans ou plus, et dans le meilleur des cas dureront encore plusieurs années.

    Carte des pistes cyclables (site de la Ville de Créteil, octobre 2022) avec corrections et mises à jour par l’auteur en gris, en vert clair et en rouge (NB : il n’y a aucune zone 10 mais des zones 20)

    Le bilan qui précède n’est pas exhaustif et peut contenir des imprécisions mais globalement le constat me semble clair ; les cyclistes sont moins protégés de la circulation motorisée dans les rues de Créteil en 2022 qu’en 2015. Ils sont de plus en plus contraints au “vivre ensemble” avec les voitures, et doivent même parfois leur céder le peu d’espace public qui leur est dévolu. Depuis la fable des pots écrite par Esope il y a 2500 ans, on sait pourtant que le pot de terre a tout à perdre à voyager avec le pot de fer! C’est particulièrement vrai à Créteil qui est une ville anxiogène pour les cyclistes avec ses artères larges où les voitures roulent vite. L’évolution cristolienne est à l’opposé de celle des communes voisines sur la même période – qui ne sont pas des modèles de villes cyclables pour autant – : à Bonneuil, construction de pistes cyclables et d’une voie verte avec le soutien de l’Etat, du CD94 et du Plan Vélo ; à St Maur, construction de plusieurs km de pistes cyclables et passage de l’ensemble des rues en zone 30; à Maisons-Alfort, bouclage par le CD94 de la piste cyclable de la D19 et suppression de places de stationnement auto devant la gare SNCF pour les piétons et vélos. Il n’est donc pas étonnant que Créteil figure parmi les villes mal classées du département dans le Baromètre des Villes Cyclables de la FUB (Fédération des Usagers des la Bicyclette).

    Quelle évolution peut-on espérer ? La fin des chantiers de la ligne 15 sud devrait apporter une amélioration ces prochaines années. Créteil compte nombre de voies fort larges où il serait tout fait possible de protéger les cyclistes sans beaucoup ralentir la circulation automobile : c’est aussi un facteur d’espoir. Mais pour cela il faut une volonté politique qui a fait défaut ces dernières années de la part de la Ville : on ne peut qu’être préoccupé du manque de collaboration de la Ville dans les projets menés au niveau départemental (carrefour Pompadour) ou régional (RERV), lesquels bénéficieraient pourtant de financements publics importants du Fonds Vélo ou de la Région ile de France. On peut aussi s’inquiéter que le Plan Vélo du GPSEA, publié fin 2021 après trois longues années de gestation, contienne aussi peu d’engagements concrets sur Créteil. Les bénévoles qui reprennent le suivi des aménagements cyclables à PTR94 vont devoir se livrer à un fort travail de conviction pour les faire évoluer dans un sens favorable aux cyclistes à Créteil !


mardi 27 septembre 2022

  • Charenton-le-Pont améliore la sécurité sur la voie verte le long de la Seine

    C’était un « point noir » connu des cyclistes empruntant la voie verte vers et depuis Paris, le long de la Marne. Un aménagement mal fichu sur une piste cyclables séparant le flux vélo du flux automobile, plus précisément pour protéger les premiers de l’entrée du « Point P » et de ses camions, sous le pont aux câbles. L’entrée et la sortie de cette piste suscitaient des trajectoires baroques et dangereuses (d’un côté surtout, avec une chicane entraînant un cisaillement, un déport du flux cycliste de l’autre côté de la voie, propice aux collisions).

    La ville de Charenton-le-Pont avait identifié ce point noir lors des consultations sur son plan vélo. Nous en avions salué l’approche méthodique et les outils performants.

    Neuf mois après dévoilé son plan vélo, la ville démontre donc une écoute et une application remarquables, au bénéfice de nombreux cyclistes au-delà de ses administrés. Ces dernières semaines, on peut estimer en effet à 3 000 par jour ou 20 000 par semaine (chiffres du compteur Quai de Bercy, mis à disposition par Paris en Selle, détails ici) le nombre de cyclistes à passer par là sur la voie verte, une des portes d’entrée du Val-de-Marne.

    Le résultat presque définitif est là en photo: deux entrées/sorties bien droites pour se réinsérer de manière simple et fluide dans la voie verte. Merci donc à Charenton-le-Pont.

    L’entrée de la piste côté Paris….
    … et côté Charenton.

lundi 12 septembre 2022

  • Une ville cyclable : Chambéry

    Dans les villes du 94, la situation est souvent décourageante pour les défenseurs du vélo. Il est donc utile de savoir que d’autres villes traitent mieux les cyclistes. Dans un article antérieur nous avons cité l’exemple de Strasbourg (janvier 2021). Aujourd’hui c’est de Chambéry que nous allons parler.

    Chambéry, préfecture de la Savoie, compte environ 60 000 habitants et l’agglomération, qui agrège une trentaine de communes voisines, en compte 135 000. L’agglomération chambérienne compte à la fois des zones plates et fortement vallonnées, elle est traversée par deux autoroutes, deux voies ferrées, plusieurs cours d’eau. Le centre ancien est dense avec des rues étroites, les banlieues sont très développées avec des zones commerciales ou industrielles. Le reste du département est largement rural et montagneux. Il pleut bien davantage à Chambéry qu’en Ile-de-France. Selon l’INSEE, le revenu annuel médian des chambériens est de 23 680 euros par an en 2019, très proche de celui des Val-de-marnais (23 060 euros en 2019). Ces dernières années la ville a été gérée en alternance par la droite qui a été attentive aux attentes des automobilistes (ex. nouveaux parkings en partenariat public-privé) et par la gauche qui donne davantage la priorité aux mobilités actives et aux transports en commun. La situation géographique, politique et économique ne semble donc pas particulièrement favoriser la pratique du vélo à Chambéry. Pourtant cette ville s’est classée troisième de sa catégorie au dernier Baromètre des villes cyclables de la FUB (2021). Comment ? On vous emmène sur place pour comprendre ….

    Une priorité effective aux mobilités douces, même en banlieue

    Le centre ancien de Chambéry, large d’un petit kilomètre, est une zone à priorité piétonne très affirmée, où les cyclistes sont tolérés à condition de rouler doucement. La majorité de ses rues, qui étaient ouvertes à la circulation et au stationnement, ont été réaménagées en zones 20 au cours des dernières décennies. Quelques artères du centre restent ouvertes à la circulation générale mais en zone 30 (rue de Boigne, rue Favre, rue du Chateau). En parallèle à la réduction du nombre de places de stationnement dans le centre, plusieurs parkings payants ont été construits à la périphérie immédiate du centre ancien.

    Plan des aménagements cyclables de Chambéry

    Hors du centre ancien les intersections principales sont très souvent traitées en zone 20 avec plateaux surélevés dont le revêtement est différencié : les piétons y sont prioritaires. Les cyclistes y sont aussi protégés par le ralentissement des véhicules motorisés et par l’enlèvement des obstacles à la visibilité. Les ronds-points sont souvent traités avec un anneau cyclable, le cycliste n’ayant toutefois pas la priorité sur les véhicules motorisés. Des panneaux « M12 » (autorisation conditionnelle de franchissement pour cycles, on les désigne aussi comme « cédez-le-passage-cyclistes ») sont installés par endroits aux feux pour fluidifier le trafic vélo.

    Intersection traitée en zone 20 avec plateau surélevé, revêtement différencié, visibilité sans obstacle et pictogrammes piétons (Chambéry, avenue Jean Jaurès / rue du Bon Pasteur)

    Les aménagements cyclables forment un réseau assez continu, dont l’épine dorsale est la véloroute 63 (V63) qui traverse l’agglomération du Nord au Sud. Tracée dans les années 1990, la V63 est à la fois continue et assez directe, car elle franchit astucieusement les autoroutes, voies ferrées et cours d’eau traversés. La V63 permet de se rendre du centre de Chambéry au lac du Bourget vers le Nord ou vers les vignobles d’Apremont ou Chignin vers le Sud en étant protégé sur la quasi-totalité du trajet. Dans Chambéry la V63 est une piste cyclable et dans les agglomérations plus éloignées c’est une voie verte.

    Plan des aménagements cyclables de l’agglomération
    Sur la véloroute V63 au nord de Chambéry. A gauche départ de la piste cyclable menant à Cognin.

    Des pistes cyclables et bandes cyclables protègent les cyclistes sur plusieurs axes de l’agglomération, y compris ceux qui desservent les zones d’activité commerciale et industrielle très développées au Nord de l’agglomération (Bissy, La Motte Servoleix, Voglans..). L’ensemble des aménagements forme un réseau suffisamment continu et signalé pour que le cycliste se sente pris en charge et relativement protégé.

    Piste cyclable et panneau d’autorisation conditionnelle de franchissement pour cycles, Av. du Maréchal Leclerc à Chambéry

    Quand on se déplace à pied ou à vélo dans Chambéry, on ne peut qu’être frappé par le respect dont font preuve la grande majorité des conducteurs vis-à-vis des usagers vulnérables. Une voiture freine avant que le piéton soit engagé sur un passage protégé : c’est ici la règle, et non l’exception comme en Ile-de-France. Il est aussi fréquent qu’une voiture sortant d’un rond-point cède le passage au cycliste engagé dans l’anneau alors que ce dernier n’a pas la priorité.

    Une voiture sortant d’un rond point cède le passage à un cycliste venant de la piste cyclable de la V63 dans Chambéry

    La ville de Chambéry et la communauté d’agglomération ont implanté divers types de services à destination des cyclistes réguliers ou de passage. En particulier, il existe une boutique intégrée à la gare SNCF de Chambéry – Challes-les-Eaux, la Vélostation, qui assure diverses prestations : locations de vélos classiques ou électriques à prix modéré, distribution du plan du réseau cyclable, gonflage, vélo-taxi à assistance électrique, consigne vélo de 500 places pour garer son vélo en sécurité,… Les collectivités proposent aussi des cours de vélo pour adultes (remise en selle) assurés par des professionnels.

    La vélostation de la gare SNCF de Chambéry: location de vélos classiques ou électriques, gonflage, dépliants…

    Autre service apporté aux cyclistes : des arceaux pour le stationnement des vélos localisés de façon pertinente : à proximité de la gare SNCF, des magasins, et plus généralement des lieux accueillant du public.

    Stationnement vélo dans la passerelle couverte franchissant les voies à la gare SNCF de Chambéry
    Arceaux vélos remplaçant un parking voiture devant un magasin à Chambéry, faubourg Maché

    L’essor du vélo à Chambéry doit beaucoup à un petit noyau de défenseurs du vélo au quotidien, regroupés dans l’association Roue Libre. Ce groupe s’est battu voici une trentaine d’années auprès des élus pour obtenir la continuité de la V63 en organisant nombre de manifestations. Très active avec quelque 600 adhérents et une centaine de bénévoles, Roue Libre est impliquée dans des actions multiples : action auprès des élus pour améliorer les aménagements cyclables, atelier vélo associatif (100 vélos remis en état et vendus chaque année), sensibilisation auprès des écoles, entreprises et collectivités, organisation de « VélOsons! », festival du voyage à vélo qui a lieu tous les deux ans à Chambéry et attire jusqu’à 4 000 visiteurs.

    Pour évaluer l’impact des politiques cyclables, les collectivités territoriales ont implanté des dispositifs de mesure du trafic vélo. Le totem implanté à cette fin dans Chambéry au bord de la V63 avait été choisi il y a quelques années à une époque où le flux attendu était de l’ordre de 300 ou 400 000 cyclistes par an. En 2021 on a dépassé 600 000 passages par an – limite du compteur- , et il en sera sans doute de même en 2022. Le trafic dépassait 2500 vélos par jour à la fin de l’été 2022. Par rapport au Val de Marne ces chiffres sont au niveau des pistes cyclables les plus fréquentées à proximité de Paris (EV3 à Ivry) et bien au-dessus de la fréquentation observée en moyenne couronne (Créteil, Choisy, Joinville,…).

    Totem comptabilisant les passages vélos sur la V63, quai du jeu de Paume à Chambéry: plus de 600000 passages en 2021 !

    Un autre signe de l’implication des collectivités territoriales ces dernières années est la mise en place de pistes cyclables temporaires (boulevard de la Colonne, Place Caffe,…) . Ces aménagements avaient déjà été envisagés avant la crise sanitaire de 2020-2021, qui a simplement anticipé leur mise en place. Leur succès, attesté par la hausse de la fréquentation, laisse penser qu’elle seront pérennisées quand le budget permettra la requalification de la voirie.

    Piste cyclable temporaire boulevard de la Colonne à Chambéry

    Une caractéristique appréciable du réseau chambérien est la qualité de la signalisation et du jalonnement. Les panneaux directionnels classiques à inscriptions vertes sur fond blanc sont disposés régulièrement le long de la V63. La signalisation au sol est largement utilisée pour guider les cyclistes et prévenir les automobilistes : pictogrammes vélos sur fond vert visibles de loin pour indiquer les pistes et bandes cyclables, chevrons dans la traversée des intersections, bandes discontinues indiquant les priorités. Aux intersections avec d’autres pistes cyclables des balises et des lignes pointillées au sol indiquent la priorité de la V63.

    Sur la véloroute V63, 5 km au Nord de Chambéry. A gauche la piste cyclable menant à la Motte Servoleix

    Dans une agglomération de la taille de Chambéry on trouve à tout moment un ou plusieurs chantiers impactant temporairement les pistes cyclables existantes (actuellement l’élargissement de l’autoroute A43 et la réfection de l’avenue des ducs de Savoie à Chambéry, entre autres). Dans ces cas, la préservation de la continuité cyclable est recherchée et si ce n’est pas possible, des itinéraires de déviation sont spécialement indiqués pour les vélos (panneaux jaunes à lettres noires). On ne voit nulle part le sinistre panneau « cycliste pieds à terre » commis par des ignorants du code de la route et de l’orthographe, qu’on rencontre si souvent dans le 94 !

    Maintien et sécurisation de la véloroute V63 pendant le chantier d’élargissement de l’autoroute Lyon-Chambéry

    Qui fait du vélo à Chambéry ? La part des femmes parmi les cyclistes semble proche de la moitié et les enfants sont nombreux à vélo. Si l’on en croit les spécialistes du sujet, ces critères indiquent que les cyclistes se sentent assez bien protégés dans l’ensemble. Tous les types d’usages sont représentés : le vélo-taf , à l’image d’un voisin qui fait l’aller-retour entre Chambéry le Bourget du Lac par la V63 et apprécie cette coupure dans son emploi du temps ; le vélo du quotidien pour de petits déplacements et démarches; le vélo des jeunes allant à l’école, au collège ou au lycée; le vélo utilitaire pour faire les courses avec sacoches ou vélo cargo; le transport d’enfant en carriole, en vélo cargo ou en « long tail »; les voyageurs à vélo reconnaissables sur la V63 avec leurs grosses sacoches et leur barda; le vélo loisir en famille; le vélo sportif dont les adeptes – hommes et femmes – arpentent les routes et chemins de montagne des massifs environnants (Bauges, Chartreuse) à vélo de route ou en VTT. Les vélos à assistance électrique et les trottinettes sont fréquents, mais pas plus qu’ailleurs.

    Pour conclure, Chambéry est une agglomération où l’on observe un usage croissant et diversifié du vélo, même si la voiture reste de loin le principal mode de déplacement en-dehors du centre ancien. C’est le résultat d’un ensemble de mesures dont certaines sont surtout destinées aux piétons (zones piétonnes dans le centre, zones 20, plateaux surélevés aux intersections) et d’autres sont spécifiques aux cyclistes (réseau cyclable continu et bien signalé, traitement des intersections, services aux cyclistes, arceaux vélos bien situés, protection des cyclistes lors de travaux temporaires, etc.). Etalées sur plus de 40 ans, ces mesures représentent des dépenses raisonnables pour les collectivités locales. Elles ont parfois demandé un certain courage politique pour diminuer la place dévolue à la voiture individuelle. L’organisation dynamique des cyclistes locaux a certainement joué un rôle, et les élus successifs ont eu l’intelligence de ne pas détricoter le maillage des aménagements réalisés par leurs prédécesseurs.

    Les bénéfices en sont multiples pour Chambéry : réduction de la pollution de l’air et du bruit, réduction de l’espace requis pour le stationnement, redynamisation et mise en valeur du centre ancien, attractivité de la cité. Par comparaison, on mesure le retard pris par le 94 ces dernières années en laissant tomber des aménagements piétons-vélos programmés de longue date (carrefour Pompadour, requalification de la D19 à Créteil), en s’abstenant de protéger les cyclistes pendant les travaux (ex. chantiers du Grand Paris Express à Champigny, St Maur, Créteil, Maisons Alfort,…), en laissant les véhicules motorisés envahir des zones 20 mal différenciées, en laissant des projets d’aménagement menacer des itinéraires cyclables existants (EV3 à Ivry et Vitry), en ne soutenant pas les efforts de la Région pour le RERV (ligne GC à Créteil, Saint-Maur), en créant des pistes cyclables temporaires dans l’urgence et en les supprimant aussi vite à la demande des automobilistes (Créteil, Saint-Maur, Kremlin-Bicêtre…). Les villes du Val-de-Marne feraient bien de s’inspirer plus souvent de ce qui réussit en province !


mercredi 15 juin 2022

  • A quand cette piste cyclable entre les deux fleuves?

    On en parle depuis longtemps déjà, dans des réunions avec les élus ou leurs services techniques. Elle se fait attendre, alors que l’usage du vélo augmente continuellement. En 2022, elle n’est toujours pas là…

    Il est aujourd’hui grand temps de faire une piste cyclable séparée sur la D148 (alias l’avenue de la République à Maisons-Alfort, alias la rue Émile Zola à Alfortville), un aménagement digne de ce nom entre le pont de Maisons-Alfort sur la Marne, et le pont du Port-à-l’Anglais sur la Seine. Nos comptages et le dernier baromètre des villes cyclables en attestent: c’est une demande forte des administrés alentours, pour le vélotaf comme pour les trajets utilitaires ou de loisirs.

    Cet axe s’il devenait cyclable permettrait de relier transversalement les aménagements existants, tous orientés vers Paris

    Aussi Partage Ta Rue 94, les antennes MDB de Maisons-Alfort-Alfortville et Ivry-Vitry-Choisy, ainsi que le Collectif Vélo Ile-de-France avons interpellé les élus de département, d’Alfortville et de Maisons-Alfort sur ce projet. Nous demandons des engagements, de la visibilité et de la concertation.

    Nous publions notre courrier ci-dessous. Puissent nos élus entendre et enfin satisfaire ce besoin.

    Mise à jour: réponse du Conseil départemental du Val-de-Marne

    Le 8 juillet dernier, le président du Conseil départemental Olivier Capitanio a répondu aux associations concernées. Il assure que le département partage l’analyse quant au besoin d’aménagement et indique travailler avec la mairie de Maisons-Alfort sur la section entre les départementales 6 et 19, dans un premier temps. Pour le reste il est renvoyé à des études ultérieures.

    Sans précision de calendrier, c’est ce qu’on appelle une réponse d’attente, non engageante, décevante. Les gens à vélo devront encore attendre pour circuler en pleine sécurité entre les deux fleuves du Val-de-Marne.

    La réponse du conseil départemental en date du 8 juillet.

mercredi 13 avril 2022

  • La Tégéval progresse … doucement !

    Une voie verte agréable reliant Créteil à Santeny via 8 communes du Val de Marne, voilà ce que doit être à terme la Tégéval. Cet ouvrage bénéficie d’un financement coquet (60 millions d’euros!) apporté par la SNCF en compensation de l’utilisation de terrains du domaine public pour construire la ligne du TGV Sud-Est dans les années 1980 (c’est l’origine du nom » Tégéval » !). Par exemple la ligne TGV a coupé en deux le bois de la Grange sur les communes de Limeil Brévannes et de Villecresnes. La réalisation de la voie verte est confiée au syndicat mixte Tégéval qui dépend du département et de la région.

    Le TGV roule depuis plus de 40 ans, mais la réalisation de la voie verte progresse lentement. Certes plusieurs tronçons ont été mis en service et une passerelle majestueuse a été jetée en 2015 sur la N406 entre Créteil et Valenton. Il subsiste encore des discontinuités importantes, par exemple dans la traversée de Limeil Brévannes. Une de ces discontinuités a été supprimée récemment à Valenton, et c’est un plaisir pour nous d’en diffuser l’info.

    Le dernier tronçon de la Tégéval à Valenton le long de la D102 (avenue Julien Duranton)

    Le dernier segment de 950 mètres réalisé début 2022 complète la voie verte qui longe l’avenue Julien Duranton. Il permet un cheminement protégé continu dans la traversée de Valenton. C’est une voie agréable, bien séparée du trafic motorisé. A essayer !

    Tracé de la Tégéval. En rouge le tronçon de 950 m récemment réalisé à Valenton.

    Cela dit il reste deux imperfections sur ce tronçon : 1° Dans la traversée de la voie d’accès à l’usine des eaux du SIAAP, le franchissement des trottoirs est incompatible avec le passage des personnes à mobilité réduite et des vélos. 2° à la traversée de la rue d’Ile de France les potelets métalliques ont été tordus, vraisemblablement parce qu’un camion les a écrasés en prenant le virage (honte à lui, ce sont les impôts de tous qui les avaient financés et le passage est maintenant dangereux pour les vélos et PMR!) .

    Les services du département, que nous avons contactés, nous ont assuré 1° que le SIAAP s’était déjà engagé à réaliser un plateau traversant pour franchir la voie d’accès dans les prochaines semaines 2° qu’ils allaient prendre contact avec la Ville de Valenton pour la réparation des potelets métalliques car l’entretien est de sa responsabilité.

    On peut donc espérer que le nouveau tronçon de Tégéval sera bientot en parfait état pour emprunter la voie verte de Créteil au parc de la Plage Bleue à Valenton. Même s’il n’est pas partout aux standards environnementaux de la Tégéval, l’itinéraire est protégé et continu jusqu’à Limeil si l’on emprunte la piste cyclable le long de la D110. Pour la traversée de Limeil et la jonction avec Villecresnes il faudra encore attendre….. la Tégéval prend son temps !!


mercredi 6 avril 2022

  • Balade au canal St Martin le 26 mars

    C’est par une petite fraicheur matinale et sous un beau ciel bleu que 9 cyclistes (5 participantes et 4 participants) se sont élancés vers le nord.

    Pour nous mettre en jambes et nous réchauffer, nous avons gravi la côte des Barrières à Saint-Maurice avant de traverser le bois de Vincennes jusqu’à la Porte Dorée.

    En empruntant les pistes cyclables passant par Daumesnil, la Bastille, le canal Saint-Martin, nous avons rejoint le bassin de la Villette pour longer le canal Saint-Denis.

    Après le périphérique, nous avons admiré les nombreuses œuvres de Street Art avant de rejoindre le Stade de France. Après en avoir fait le tour, nous avons rejoint la basilique Saint-Denis.

    La pause déjeuner s’est passée dans le jardin Pierre de Montreuil jouxtant la basilique.

    C’est sous une chaleur presque estivale que le trajet retour s’est effectué, pratiquement identique à l’aller mais en longeant, depuis le quai de la Rapée, la Seine puis la Marne jusqu’à Créteil.

    Prochaine balade le samedi 09 avril départ 09H30 avec pique-nique à destination des bois de Vaires et de Brou par la Marne et le canal de Lognes parcours plat 50 km.


samedi 2 avril 2022

  • 240 façons de gêner les piétons en 2 heures à Créteil

    Le stationnement gênant sur les trottoirs, zones 20 et pistes cyclables est largement répandu. Il fait partie des comportements qui banalisent les risques que les motorisés font encourir aux usagers vulnérables. Or les piétons et cyclistes représentent une grande part des victimes d’accident sur les routes du Val de Marne (43% sur la période 2013-2021, bien plus que la moyenne nationale) et ce sont généralement les véhicules motorisés qui en sont responsables. On s’attendrait donc à ce que les autorités montrent une certaine sévérité vis-à-vis du stationnement gênant, mais elles semblent faire preuve d’une tolérance excessive.

    Serions nous trop critiques ? Pour éclairer le sujet, nous avons parcouru les rues de Créteil pendant un peu plus de 2 heures lors d’un après-midi du mois de mars, en prenant des photos de véhicules stationnant sur les trottoirs ou pistes cyclables le long d’un parcours d’une vingtaine de kilomètres. Les 85 photos prises entre 16h et 18h15 ont permis de dénombrer 240 exemples de stationnement gênant :

    • 65 voitures stationnant les 4 roues sur le trottoir
    • 98 voitures stationnant avec 2 roues sur le trottoir.
    • 35 voitures stationnant dans une zone 20 en-dehors des emplacements autorisés, ou sur un passage piéton
    • 29 motos stationnant sur trottoir ou en zone 20 hors emplacements autorisés
    • 13 véhicules motorisés stationnant sur piste cyclable

    Le stationnement « 4 roues sur le trottoir » ou « au ras des façades » se rencontre dans beaucoup de rues de quartiers résidentiels : rue Monfray, rue Gustave Eiffel, rue Chéret, Avenue Jean-Baptiste Champeval, rue Victor Schoelcher… Dans certaines voies (rue de Mayenne, rue A. Thomereau, rue de Bonne) de longues sections de trottoirs sont obstruées de façon systématique.

    Les zones 20 sont parfois envahies par des stationnements de moyenne ou longue durée (rue Charles Beuvin par exemple) . Dans la zone 20 du centre ancien, on assiste à une succession de stationnements de courte durée en-dehors des emplacements autorisés (rue du Général Leclerc, rue P.F. Avet, rue d’Estienne d’Orves). Lors du reportage, un automobiliste a même reproché au photographe de l’empêcher par sa présence de stationner ainsi!

    Les scooters et motos se garent fréquemment sur les trottoirs ou les zones 20. On les trouve aussi souvent cadenassés aux potelets de stationnement vélo ou à des grilles de tous types.

    Enfin, les stationnements sur piste cyclable sont assez peu nombreux (13 en 2 heures) mais rapportés à la longueur de piste cyclable parcourue, sont bien gênants pour les cyclistes. Ils présentent localement un caractère systématique (par exemple rue Gustave Eiffel).

    Dans plusieurs cas le stationnement sur trottoir endommage des plates-bandes ou des zones végétalisées du domaine public (avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, rue Monfray, avenue de la République). Dans quelques cas les véhicules stationnés bloquent des sorties de secours ou des accès pompiers (avenue de la France Libre, Avenue du Général Billotte).


vendredi 25 mars 2022

  • Balade Passerelles le 19 mars 2022 : 51 participants !

    En partenariat avec Ville Hybride, une agence en innovation urbaine active en Ile de France, PTR94 a organisé une balade d’exploration urbaine qui avait pour thème les passerelles du Val de Marne. L’itinéraire avait bien intéressé les stagiaires de vélo école avec qui nous l’avions testé en mai 2021 . Il permet de découvrir une vingtaine d’ouvrages grands et petits qui permettent de franchir les cours d’eau, les voies rapides et les voies ferrées le long de la Marne et de la Seine notamment. C’est un parcours en boucle d’une trentaine de kilomètres très abordable car une grande partie se déroule sur des chemins de halage ou des pistes cyclables.

    Grâce au réseau de Michael Silly , le patron de Ville Hybride, ce sont 51 cyclistes qui ont répondu à l’appel et s’élancent depuis Paris le samedi 19 mars. Parmi eux, trois encadrants de PTR 94 (Laurent sur son triporteur, Clément, Philippe) et deux anciennes stagiaires de vélo école qui osent pour la première fois rouler dans un peloton de cette importance. Bravo à elles !

    Beaucoup de passerelles ont été construites à une période où les modes actifs – marche et vélo- étaient plus développés qu’aujourd’hui , mais elles reprennent du service aujourd’hui avec l’essor récent du vélo. Premier arrêt : l’énorme passerelle des cables sur la Seine entre Ivry et Charenton, avec ses tags et ses rampes.

    La passerelle des cables entre Ivry et Charenton

    En remontant à partir du confluent défilent les passerelles sur la Marne : la passerelle d’Alfortville dont l’état est dégradé mais que les élus locaux semblent heureusement prêts à réhabiliter; l’esthétique passerelle de l’Ecluse de Maisons Alfort qu’on ne peut pas emprunter à vélo à cause des marches; la passerelle de Charentonneau bien pratique; les passerelles du Halage et de la Pie entre St Maur et Créteil. Le long de la Marne on emprunte des chemins de halage que les cyclistes doivent partager avec les piétons – toujours prioritaires – et les employés de VNF. On longe aussi l’autoroute A4 en jetant un coup d’oeil aux passerelles piétonnes construites dans les années 1970, peu mises en valeur aujourd’hui. C’est dans ces parages que le vélo de Michael tombe en panne : pédale cassée ! Qu’à cela ne tienne, nous sommes près des quartiers de PTR94 et on lui prête un vélo de rechange en 5 minutes. Un peu plus loin à Créteil, le quartier des îles et ses petits ponts sur les bras de la Marne en surprennent plus d’un!

    A Créteil, on quitte le quartier des iles par la rue du Moulin Berson,

    Après un coup d’oeil au loin vers le port de Bonneuil depuis la passerelle de la Pie, un raide coteau nous fait quitter la vallée de la Marne pour le quartier du Montmesly, où l’urbanisation de Créteil a commencé dans les années 1960 quand il fallait accueillir de nombreux rapatriés d’Algérie. Descente aussi raide vers le Créteil moderne en traversant la passerelle Mataro, peu connue même des cristoliens. On longe le lac de Créteil près duquel on admire l’imposante passerelle de la Tégéval qui enjambe la voie rapide N406. Il faudrait aussi construire des passerelles comme celle-là sur la Seine qui en manque fort….

    Le long du lac de Créteil, des prairies parsemées de pâquerettes

    La transition avec le carrefour Pompadour, incontournable point de passage vers l’ouest, est brutale et en effraye plus d’un : le giratoire n’est qu’un gigantesque embouteillage, comment passer ? En mettant pied à terre aux passages piétons on se faufile discrètement entre les voitures immobilisées et deux minutes après, nous avons déjà tous franchi ce carrefour mythique avec une facilité déconcertante. Un peu plus loin, depuis la passerelle de Val Pompadour, on domine le gigantesque réseau de voies ferrées et la gare de triage de Villeneuve St Georges. Pas étonnant que les prochains points de passage ouverts aux cyclistes soient à plusieurs kilomètres de part et d’autre.

    Au pont de Choisy le Roi, une piste cyclable confortable permet de traverser la Seine et c’est par la rive gauche que nous revenons vers Paris. On s’interrompt pour commenter la passerelle du gaz entre Alfortville et Vitry, qui est désaffectée et que les collectivités n’ont pas prévu de réhabiliter … ni de démolir. En empruntant l’EV3 le long du fleuve, les arrêts sont moins nombreux : il n’y a guère de passerelles sur la Seine, et la fatigue se fait sentir chez certains. Au pont du Port à l’Anlgais ceux de Nogent et de Créteil bifurquent pour rentrer directement chez eux, on s’échange adresses et documentation.

    Un voeu pour conclure : que les collectivités et organismes (Etat, région, département, Territoires, Villes, VNF, SNCF, IDFM, Haropa) travaillent ensemble à entretenir et enrichir ce patrimoine nécessaire aux cyclistes !


  • La vélo-école cherche des bénévoles : venez partager le vélo !


    Vous aimez le vélo, vous voudriez l’enseigner ? L’association recherche des bénévoles pour seconder nos formateurs et « mettre en selle » nos stagiaires, adultes et adolescents.

    Depuis sa création, plus de 1000 personnes ont bénéficié de nos formations et gagné en mobilité dans le Val-de-Marne et au-delà. Et la fréquentation est en hausse !

    Cet article de Actu.fr illustre bien les besoins des apprenants et le partage durant les stages : https://actu.fr/ile-de-france/creteil_94028/val-marne-cours-velo-adultes-creteil_31281048.html

    Ça se passe à Créteil les samedis et dimanche matin, à 9h45 rue Gustave Eiffel, à l’entrée du parking public Eiffel, près du métro Créteil-L’Echat.

    Contacts et plus d’info sur notre page dédiée.

    Ici un groupe d’adultes en apprentissage sur le terrain du collège Clément Guyard.

dimanche 13 mars 2022

  • Balade au port aux cerises

    Nous étions 8 par un temps maussade le 12 mars, mais sans pluie de toute la balade; nous avons longé la Seine en rive gauche  pour faire un tour dans le parc du Port aux cerises à Draveil, la Fosse Montalbot à Vigneux lac-montalbot puis l’étang des Mousseaux et l’étang Laveyssière , enfin pris une photo devant la Pierre à Mousseau, un menhir d’intérêt archéologique sur le chemin du retour.

    Nous sommes passés ensuite rive droite par la passerelle d’Ablon qui n’est  pas vraiment pratique pour monter et y descendre avec les sacoches (gouttières étroites et mal positionnées) et retour à Créteil par le pont du Port à l’Anglais.


jeudi 10 mars 2022

  • Une réponse du CD94 suite aux inquiétudes des cyclistes

    Le 1er février nous avions adressé un message au CD94 pour relayer les inquiétudes de nos adhérents cyclistes , nombreux à nous alerter sur la dégradation des conditions de circulation à vélo. Voici la réponse obtenue :

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    Nous vous remercions pour ce message sur les conditions de circulation pour les cyclistes sur plusieurs voies départementales. Voici les réponses que nous sommes en mesure de vous apporter :

    ·         Concernant la RD7 au Kremlin Bicêtre, le défaut a bien été identifié. S’agissant d’un ouvrage municipal (chambre de vidéo surveillance) une mise en sécurité a été faite et la ville alertée. Une relance auprès de la ville sera faite d’ici la fin de semaine.

    ·         Concernant la RD161 entre l’hôpital Paul Brousse et l’angle de la rue Jean Jaurès à Villejuif : Des réparations ponctuelles ont été réalisées régulièrement ces dernières années. Il est prévu le remplacement de la canalisation de distribution d’eau potable du SEDIF programmé à partir de février 2023 pour une durée de 8 mois sur la section Jaurès / Verdun. A l’issue de cette intervention, nous porterons au budget 2023 des propositions de conservation sur ce tronçon.  

    ·         Toujours concernant la RD161, un état des lieux exhaustif portant sur la section Verdun / 4 chemins est déjà prévu dans le cadre de la surveillance de notre patrimoine ce mois-ci. A l’issue du diagnostic établi, nous effectuerons des réparations ciblées.

    ·         Concernant la RD148 : le pont du Port à l’Anglais est en zone 30, avec une signalisation horizontale dédiée au vélo (pictogrammes et chevrons ) indiquant un usage vélo dans la circulation générale. La configuration actuelle avec une emprise étroite du pont ne permet pas aujourd’hui de mieux faire. Aujourd’hui les 3 voies de circulation générale sont obligatoires pour la traversée de la Seine en cet endroit à fort trafic (17000 veh/j).

    La RD148 est une voie effectivement étroite. Une première section est à l’étude sur Maisons-Alfort, entre la RD19 et la RD6. Le projet devrait pouvoir être présenté aux associations d’usagers avant l’été

    ·         Concernant la RD19 dans Créteil : l’aménagement cyclable est effectivement dégradé. Un projet est à l’étude sur une première section (avenue Brossolette), mais il n’a pas été encore finalisé avec la Ville.

    ·         Concernant l’aménagement du carrefour Pompadour :  Le Département porte toujours l’aménagement du carrefour Pompadour et poursuit ses échanges avec l’Etat (propriétaire du carrefour) pour réaliser l’aménagement. Dans ce cadre, la voie verte sera réaménagée. A noter cependant que nous rencontrons toujours des difficultés avec l’Etat dans l’aboutissement de ce projet, et donc sa mise en œuvre définitive.

    ·         Concernant la RD215 entre la limite de Créteil et le pont de Maisons Alfort son réaménagement est actuellement à l’étude, tant pour améliorer la circulation des piétons que pour réaménager le bord de Marne. Ce projet sera présenté dès que possibles aux associations de cyclistes.

    ·         Concernant la traversée de Boissy St Léger et la RN19 av du Général Leclerc : aujourd’hui, cette voie relève de la responsabilité de l’Etat, qui a toute la latitude pour y faire ce qu’il souhaite, y compris des aménagements cyclables provisoires.

    En espérant avoir répondu à vos interrogations,

    Bien cordialement,

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    Conseil départemental du Val-de-Marne
    Hôtel du Département
    94054 Créteil cedex

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    Conclusion :

    Il est heureux que le CD94 s’engage à étudier plusieurs des points soulignés, en particulier à Maisons Alfort (D215 et D148) et à Villejuif (RD161). Pour ce qui est du pont du Port à l’Anglais, notre proposition de passerelle pour améliorer à la fois la sécurité des cyclistes et le transit des motorisés https://partagetarue94.wordpress.com/2020/11/07/pont-du-port-a-langlais-frequente-par-les-velos-mais-dangereux/ sur le pont existant reste lettre morte.

    Il semble que la Ville de Créteil est responsable du retard dans le réaménagement de la D19 dans le secteur Brossolette . Il semble aussi que l’Etat est le principal responsable du report du projet d’anneau piétons-vélos du carrefour Pompadour et de l’absence d’aménagement cyclable de la traversée de Boissy St Léger sur la RN19 soulagée du transit. On peut regretter l’absence de réponse sur la D86 ( alors que des subventions de la Région seraient disponibles au titre du RER-V) mais il est vrai que l’opposition résolue des maires de Créteil et de St Maur à cette demande des cyclistes dissuade actuellement toute étude sérieuse par le CD94. L’émiettement des compétences encourage décidément l’inaction.

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    Le courrier que nous avions adressé début février était le suivant :

    Bonjour,

    Notre association enregistre de très nombreuses doléances au sujet des pistes cyclables dont la responsabilité incombe au département :
    Mme Claire P (Villejuif):
    « De nombreuses rues ou pistes sont en mauvais état, ce qui rend la circulation dangereuse.
    Sur la D7 au Kremlin Bicêtre dans le sens banlieue/Paris, piste avec un trou autour d’une plaque d’égout en plein milieu et une limite piste/ trottoir avec une marche qui provoque les chutes quand on veut se remettre sur la piste qu’on ne peut pas prendre en travers (au droit du 123 ave de Fontainebleau). Signalé à la mairie, aucune réparation faite depuis octobre où j’ai chuté …. , .
    Autre avenue préoccupante: la D161 entre l’hôpital Paul Brousse et l’angle de la rue Jean Jaurès à Villejuif. Des bosses obligent à circuler au milieu de la rue. Sur cette même rue dans l’autre sens, la descente depuis Villejuif jusqu’au carrefour des 4 chemins à Arcueil est très encombrée et pleine de trous et de bosses. Dangereuse en descente (trous) comme en montée (voie étroite).
    Donc dès qu’on circule régulièrement et qu’on quitte les petites rues à circulation limitée ou les pistes plus sécurisées sur les grandes avenues, il faut être très prudent et souvent on prend des risques. »


    Utilisateurs rencontrés à Créteil sur la D19 : « la piste cyclable de la D19 est dangereuse dans sa traversée de Créteil : itinéraires sinueux, circulation de voitures sur la piste utilisée comme accès au stationnement, très nombreux piétons sur la piste cyclable « 

    Sur la D86 à Créteil ainsi que sur la D148 au pont du Port à l’Anglais, les cyclistes sont très nombreux à emprunter les trottoirs. Quand on leur demande pourquoi ils disent qu’ils ne sont pas en sécurité sur la chaussée où les véhicules motorisés les serrent de trop près. A Créteil ils déplorent l’ajournement de l’aménagement du carrefour Pompadour. La voie verte longeant la D86 entre la rue du Pasteur Valery Radot et le giratoire Pompadour est un vrai dépotoir avec de nombreux obstacles en travers.


    A Maisons Alfort les cyclistes trouvent très dangereuse la circulation sur la D148 (avenue de la République) et se font souvent frôler de près par les camions et les bus sur la bande cyclable de la D215 entre la limite de Créteil et le pont de Maisons Alfort.

    Dans la traversée de Boissy St Léger l’ancienne D19 est une 2×2 voies toujours dangereuse pour les cyclistes alors qu’il y aurait la place pour y tracer une piste cyclable provisoire à moindre coût.

    Notre association attire une fois de plus l’attention du CD94 sur les dangers que courent les cyclistes et demande quel est le plan d’action du CD94 pour réaliser rapidement l’entretien et l’extension des aménagements cyclables qui peuvent protéger leurs déplacements.

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    Modifications apportées le 15 mars au paragraphe « Conclusions » : Il semble que la Ville de Créteil est responsable du retard dans le réaménagement de la D19… Il semble aussi que l’Etat est le principal responsable du report du projet d’anneau piétons-vélos du carrefour Pompadour….


dimanche 6 mars 2022

  • Balade à la ferme bio du plateau briard

    Nous étions 14 personnes pour cette première balade de l’année  sous un  doux soleil  de  début Mars

    A Boissy nous avons pris la D19 sans trop de voitures. Maintenant que  le contournement est opérationnel pour les voitures , les riverains doivent mieux respirer. .. Puis, à la hauteur du château de Grosbois pris le Chemin des Roses pour aller à la ferme bio du plateau Briard.

    Nous avons rempli les sacoches de produits bio :  poulets , oeufs , fromage , cidre , bière , légumes

    Nous sommes rentrés par le bois de Notre -Dame , petit crochet  par les étangs de Servon , où  une mouette rieuse se prélassait.

    Prochaine balade  : Draveil port aux cerises 40 km environ, départ 13H30…


dimanche 13 février 2022

  • Baromètre des Villes cyclables : amélioration urgente sur la D19 et la D86 à Créteil !

    Le baromètres de Villes cyclables, enquête de la FUB auprès des usagers cyclistes, a enregistré 231 réponses de cyclistes à Créteil. 65 % de ces réponses émanent d’usagers habitant la ville, les 35% restant se partageant surtout entre les communes proches du Val de Marne et Paris. Les usagers ressentent une régression et classent la ville comme « défavorable » pour ce qui est des conditions de circulation à vélo (voir https://partagetarue94.wordpress.com/2022/02/10/barometre-des-villes-cyclables-2021-des-progres-necessaires-dans-beaucoup-de-villes-du-94/ )

    Deux questions locales figuraient dans le questionnaire et les usagers devaient les noter de 1 à 6 :

    • Trouvez vous que l’amélioration de la piste cyclable de la D19 (élargissement, aplanissement, enlèvement des panneaux Stop, fin de l’utilisation comme contre-allée pour le stationnement automobile, protection aux intersections) est inutile (note 1) …. indispensable (note 6)
    • Jugez-vous utile de créer un nouvel aménagement cyclable sur la D86, reliant Choisy-le-Roi, Créteil, Saint-Maur-des-Fossés et Joinville-le-Pont? Pas du tout utile (note 1) …. très utile (note 6)

    Ces deux questions étaient destinées à évaluer le besoin des usagers vis-à-vis des deux projets d’axes prioritaires du Réseau Express Régional Vélo (RER-V) qui concernent Créteil :

    • la ligne E1 (Paris-Chatelet – Tournan en Brie) qui emprunte la D19 à Créteil (avenue du Mal de Lattre de Tassigny, avenue de Paris, avenue P. Brossolette, avenue du Gal Leclercq)
    • la ligne GC (Grande Ceinture), qui doit longer la D86 (à Créteil : avenue de Choisy, rue des Mèches, avenue de Verdun).

    Les résultats concernant la première question sont sans équivoque : plus de 75% des usagers considèrent INDISPENSABLE l’amélioration de la piste cyclable de la D19, et la note moyenne atteint la valeur exceptionnellement élevée de 5,58 . Une quasi unanimité ! Les bénévoles qui ont abordé les cyclistes n’en sont pas étonnés : de nombreux usagers ont dit spontanément que le tronçon cristolien de cette piste était le plus dangereux de leur parcours.

    La deuxième question livre un résultat également très clair : 62% des cyclistes pensent que l’aménagement cyclable de la D86 à Créteil est nécessaire, la note moyenne étant de 5,22.

    La carte des sites à améliorer en priorité , remplie par les usagers dans le cadre du baromètre, montre une très forte densité de points tout au long de la D86 dans sa traversée de Créteil. Il y a une vraie attente de protection de la part des cyclistes sur cet axe.

    Le long de la D19, les usagers sont en droit d’attendre des collectivités concernées qu’elles élargissent et aplanissent la piste actuelle, qu’elles enlèvent les panneaux Stop spécifiques à la piste cyclable, qu’elles mettent fin à l’utilisation de la piste comme contre-allée pour le stationnement automobile, et qu’elles protègent mieux la piste aux intersections.

    Le long de la D86, le Baromètre confirme l’attente bien connue des cyclistes (https://partagetarue94.wordpress.com/2021/09/07/la-d86-deja-beaucoup-de-velos-on-attend-toujours-une-vraie-piste-cyclable/ ) . Il faut lancer sans tarder les études sur l’insertion d’une piste cyclable pérenne au standard du RER V.

    Avec le soutien apporté par la région au RER-V, le financement des études et des travaux est en grande partie assuré. Les collectivités (département, GPSEA, Ville) n’ont aucune raison de les reporter à un futur lointain.


jeudi 10 février 2022

  • Baromètre des Villes Cyclables 2021- des progrès nécessaires dans beaucoup de villes du 94

    Le département du Val de Marne a enregistré une très forte progression du nombre de réponses : 5600, soit deux fois plus qu’en 2019 (voir https://partagetarue94.wordpress.com/2021/12/10/barometre-des-villes-cyclables-2021-participation-record-dans-le-val-de-marne/ ). Comment ces cyclistes jugent-ils leurs conditions de circulation ?

    Les réponses ont pu être analysés pour les communes ayant fourni 50 réponses ou plus, c’est à dire 45 villes sur les 47 du département – seules Ablon et Orly ont pu être analysées faute d’avoir atteint ce seuil- . Notre association n’est pas la seule à pouvoir en parler et nous incitons vivement les cyclistes à consulter d’autres associations du Collectif Vélo Ile de France qui connaissent bien les situations locales:

    Moyennes obtenues par les 45 communes analysées. Chaque note est la moyenne d’une trentaine de réponses portant sur différents aspects ( sécurité, efforts de la commune, services, stationnement, confort).
    source : dossier de presse du Collectif Vélo Ile de France

    Premier constat : seule une ville, Bonneuil, est classée “plutôt favorable”. La grande majorité des villes du 94 se classent dans la catégorie “Plutôt défavorable”, “défavorable” ou “très défavorable”. En cela, le 94 ne se distingue pas fondamentalement des autres départements de la banlieue proche (92, 93) où les cyclistes doivent aussi circuler dans un environnement conçu pour les véhicules motorisés avec de nombreuses coupures urbaines (voies d’eau, voies ferrées, autoroutes). La moyenne du 94 (2,74) est notablement inférieure à celle de Paris (3,33), ou d’autres métropoles comme Lyon (3,51), Strasbourg (4,18) ou Nantes (3,64) mais supérieure à celle de Marseille (2,08).

    Les notes moyennes varient fortement d’une commune à l’autre. A l’opposé du cas de Bonneuil évoqué plus haut, des villes comme Villeneuve St Georges, Kremlin-Bicêtre ou Chennevières ont des notes moins élevées. Une autre information que livre l’enquête est la progression ressentie par les cyclistes entre 2021 et 2019. Le classement selon ce critère n’est pas très différent de celui livré par la note moyenne puisqu’on trouve en gros les mêmes villes en haut du tableau (Bonneuil, Vincennes, Charenton, Marolles,… ) et les mêmes villes en bas de tableau (Villiers sur Marne, Villeneuve St Georges, Kremlin-Bicêtre, Chennevières, …).

    Progression ressentie par les usagers cyclistes de leurs conditions de circulation entre 2019 et 2021

    La cartographie des sites à améliorer en priorité est une autre information essentielle issue du baromètre. Par exemple les axes Est-ouest comme la D148 ou la D86 apparaissent nettement, en particulier leurs tronçons non aménagés pour les cyclistes.


    Sites à améliorer en priorité d’après les réponses au Baromètre 2021

    Qu’est-ce qui explique les différences entre villes ? Penchons nous sur quelques villes dont nous connaissons un peu les conditions de circulation locales.

    Dans le cas de Bonneuil, la ville bénéficie depuis plusieurs années de deux grands axes équipés par le CD94 de pistes cyclables protégées : la D19 d’une part, l’axe D1-D10-D130 d’autre part. La ville a aussi instauré une zone 20 dans le centre ancien qui contribue à pacifier la circulation. Ces dernières années, deux axes supplémentaires ont été aménagés : une voie verte le long de la D101 reliant Bonneuil à Limeil Brévannes et une piste cyclable bidirectionnelle sur l’axe formé par l’avenue de Verdun et la rue d’Oradour. Malgré des coupures urbaines pénalisantes – voie rapide D406, voies ferrées, Marne, port de Bonneuil – ces aménagements expliquent que la ville soit bien notée par les cyclistes.


    Piste cyclable récente à Bonneuil sur Marne (av. d’Oradour)

    Parmi les villes classées “moyennement favorables” la présence de Charenton peut s’expliquer par la préparation et l’adoption d’un plan vélo complet en 2021, par l’amélioration de la piste cyclable de la D6, et par l’ouverture d’une nouvelle piste cyclable sur le pont Mandela reliant la ville à Ivry. Dans le cas de Joinville le Pont, on peut citer l’existence d’un réseau significatif de pistes cyclables (liaisons avec Paris par les bords de Marne, D148 vers Maisons Alfort, D86 vers Paris), l’ouverture d’une nouvelle piste cyclable avenue de Paris, et l’organisation d’une bourse aux vélos avec le soutien de la ville.

    Parmi les villes classées “plutôt défavorables”, Maisons Alfort a des facteurs positifs (pistes cyclables continues le long de la D6 et de la D19, aménagement pacifié de la place de la gare avec un stationnement vélo amélioré), mais aussi des facteurs moins favorables expliquant la notation des 240 répondants (peu de protection sur la D148 et sur les bords de Marne, traversée vers Alfortville par la D19, peu de zones 30). Saint Maur , la ville où plus de 400 cyclistes ont répondu, a le même classement, sa situation comprenant à la fois des aspects positifs (passage de la ville entière en zone 30, ouverture de nouvelles pistes cyclables notamment le long de la Marne) et des aspects moins positifs comme l’opposition de la Ville à l’aménagement cyclable de la D86. A Ivry sur Seine, certains facteurs ont dû jouer favorablement (ouverture de nouvelles pistes cyclables cours de l’industrie et pont Mandela par exemple) mais d’autres facteurs ont joué en sens inverse (manque de continuité cyclable cours de l’Industrie, difficulté de franchir les voies ferrées et le coteau de façon protégée, liaisons Ivry-Paris parfois chaotiques). Dans le cas de Nogent sur Marne, (près de 300 réponses) le démarrage du chantier de la passerelle piétons-vélos le long du pont de Nogent et la perspective de pérennisation des coronapistes avenue de Joinville a dû jouer positivement, même si plusieurs grands axes manquent d’aménagements sûrs. Valenton recueille une note supérieure aux communes voisines, sans doute grâce à l’existence de pistes cyclables sur plusieurs grands axes et d’une voie verte (Tégéval), et malgré la persistance de sections dangereuses non protégées sur la D102-. Le classement d’Alfortville, qui a ouvert des bandes cyclables temporaires sur plusieurs voies en 2020, est sans doute pénalisé par le manque de franchissement protégé de la Seine et par l’état moyen de la passerelle d’Alfortville à Charenton sur la Marne.


    St Maur, piste cyclable de la rue Politzer à proximité du Lycée Marcelin Berthelot

    La liste des villes classées “défavorables” commence par Sucy en Brie : la création d’une piste cyclable rue Montaleau et l’existence de zones 20 n’y compensent pas le manque d’aménagements cyclables continus sur la D111 et la D124. Limeil Brévannes a bénéficié de l’ouverture de la voie verte de la D102 vers Bonneuil, mais le manque de continuité cyclable dans la ville – un exemple étant le tracé discontinu de la voie verte Tégéval- a dû jouer en sens contraire. La ville de Boissy St Léger se trouve aussi dans cette catégorie, sans doute parce que le grand chantier autoroutier de la déviation de la D19 a pénalisé les cyclistes, sans qu’un budget soit prévu pour aménager une piste cyclable sur l’ancienne 2×2 voies où le trafic motorisé a fortement diminué. A Créteil , les 230 répondants ont été moins sensibles aux initiatives de la ville (apprentissage du vélo aux scolaires, rénovation d’un itinéraire cyclable) qu’à l’absence de rénovation de la piste de la D19 et au manque d’aménagement le long de la D86. Ils ont sans doute aussi tenu compte du report de l’aménagement piétons-vélos du carrefour Pompadour, du démantèlement des coronapistes et de l’absence de publication du plan vélo annoncé depuis bientôt 3 ans. Choisy le Roi aurait pu enregistrer un score plus élevé maintenant que la passerelle piétons-vélos sur la Seine est ouverte, mais la dangerosité des bandes cyclables tracées récemment le long du T9 et le manque de continuité cyclable sur la D86 ont dû influencer les usagers en sens opposé. Dans le cas de Champigny, les perturbations liées aux chantiers du GPE , très pénalisantes pour les cyclistes, expliquent en partie le classement de la ville car la construction en cours de la passerelle piétons-vélos le long du pont de Nogent n’a pas encore produit d’effets positifs. Le classement “défavorable” de la ville de Vitry sur Seine peut surprendre puisque la D5 y a été récemment équipée d’une piste cyclable à l’occasion du chantier du tramway T9. Mais le manque de protection des déplacements dans le sens Est-Ouest (D148) et l’état moyen de la piste de l’EV3 en bord de Seine – qui est de plus chahutée par les inondations, le projet de port Haropa et le projet de bus en site propre TZen5 – ont dû jouer en sens opposé.

    La piste de l’EV3 sur le quai bas à Vitry sur Seine, fermé de longs mois en hiver
    et au printemps car inondé 2-3 semaines par saison

    Dans les villes classées “très défavorables” par les usagers, la présence du Kremlin Bicêtre s’explique en partie par l’arbitrage de la Ville défavorable à la coronapiste de la D7 qui , aux portes de Paris, était la plus fréquentée du département. Deux communes, Ormesson sur Marne et Chennevières sur Marne, sont voisines dans le bas du classement comme dans la géographie. Cela peut résulter de l’insuffisance des aménagements cyclables dans un contexte très routier (D111 dans Ormesson, D233 dans Ormesson vers Sucy, D4 dans Chennevières, pont de Chennevières, montée vers le coteau par la D123 dans Chennevières). Enfin, la note de Villeneuve St Georges tient en partie à la géographie physique (coteau, Seine, Yerres) et aux autres coupures urbaines (voies ferrées, D6), mais les usagers ont dû aussi tenir compte de la discontinuité des aménagements cyclables dans les passages clés (franchissement du coteau, passage au-dessus de la gare de triage, débouché du pont de Villeneuve St Georges, piste de la D6 non connectée au réseau viaire) et de l’état moyen de certains d’entre eux (par exemple en rive droite de Seine).

    Ce tour d’horizon s’est concentré sur des communes que notre association connaît par ses balades, ses adhérents, ses tractages, ses reportages, ses ateliers, ses emplettes. Il est loin d’être exhaustif, et nous invitons à consulter les associations citées plus haut pour des explications complémentaires. Le plan de circulation départemental 2009-2020 prévoyait de faire passer la part modale des déplacements à vélo à 9%. Ce seuil n’est pas impossible à atteindre dans le futur : Certaines villes évoquées plus haut – Strasbourg, Grenoble, Lyon, Paris – y sont déjà ou s’en approchent alors que leur densité urbaine n’est pas si différente. Mais ces villes ont davantage adapté leur voirie au vélo que notre banlieue où la discontinuité des aménagements cyclables décourage encore beaucoup la pratique quotidienne. Espérons que les multiples acteurs concernés – Etat, région, CD94, EPT, Villes, GPE, SNCF, IDFM, VNF, Haropa… – agiront ensemble dans ce sens car la demande est là ….


lundi 31 janvier 2022

  • Mortalité routière : en progrès … mais pas pour les usagers vulnérables !

    L’observatoire national de la sécurité routière (ONISR) vient de publier les chiffres 2021 de la sécurité routière. Comment évolue la sécurité routière pour les différentes catégories d’usagers ?

    Sur une période longue (2015-2021) on constate une diminution nette du nombre de tués parmi les automobilistes ainsi que parmi les 2 roues motorisés, tandis que les usagers vulnérables (piétons-cyclistes-EDPM) paient un tribut relativement constant en nombre absolu.

    En pourcentage, on note une baisse continue du pourcentage d’automobilistes tués, une stagnation du pourcentage de deux roues motorisés tués … et une hausse presque constante du pourcentage d’usagers vulnérables décédés qui passent de 19% en 2015 à 24% en 2021.

    Le constat est clair : les mesures d’amélioration de la sécurité routière n’ont profité qu’aux motorisés, les usagers vulnérables continuent à en payer le prix.

    NB : A partir des données de l’ONISR nous avons obtenu les statistiques pour les usagers vulnérables en additionnant piétons, vélos et EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisé) cette dernière catégorie étant distinguée depuis 2 ans seulement mais marginale auparavant. Les deux roues motorisés s’obtiennent en additionnant les motos et les cyclomotoristes. Les PL (poids lourds ) sont ajoutés aux véhicules de tourisme pour obtenir la dernière catégorie indiquée dans les graphiques ci-dessus.


vendredi 28 janvier 2022

  • Magie de l’atelier vélo : la plaquette retrouvée

    19 janvier, Créteil Université : nous avons la visite de A. , un jeune collégien que nous avons déjà vu à l’atelier vélo. Il est l’heureux possesseur d’un VTT qu’il utilise intensivement. Les pneus sont bien usés, le dérailleur a pris des chocs, … et surtout, son frein arrière ne fonctionne plus depuis qu’il a prêté le vélo à un de ses amis qui a démonté la roue arrière… il y a 3 mois. Coup d’oeil des mécanos : il manque l’une des plaquettes à ce frein à disque, sans doute tombée lors du démontage et restée inaperçue car elle ne mesure que 2 cm. Quand on annonce à A. qu’il va devoir acheter une paire de nouvelles plaquettes pour 10 ou 15 euros, sa mine s’allonge.

    A tout hasard on lui demande s’il sait où le démontage a eu lieu. C’était dans l’herbe d’un jardin public, il s’en souvient bien. Embryon d’espoir : peut-être la plaquette perdue s’y trouve-t-elle encore ? Sans trop y croire A. se laisse convaincre d’y aller pendant qu’on s’occupe de son dérailleur. Un quart d’heure après il revient hilare … avec la plaquette , juste un peu rouillée d’avoir patienté quelques mois dehors! On l’introduit dans son logement et on remonte la roue : impeccable ! Notre gamin repart avec son vélo réparé pour pas un rond, avec mission de faire la pub pour l’atelier autour de lui ….

    Prochain atelier : mercredi 2 février de 15h à 18h https://partagetarue94.wordpress.com/atelier-velo/. On ne garantit pas que la magie sera toujours au rendez-vous ….


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