Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (LEESU), ces 365 derniers jours



jeudi 30 septembre 2021

  • Offre de post-doctorat au Leesu en 2022 - analyse de particules de pneumatiques et de route

    Offre de post-doctorat de 1 an au Leesu en 2022 - Analyse des particules issues de l'usure des pneumatiques et de la route par Pyr-GCMS


  • Offre de post-doctorat au Leesu en 2022 - analyse de particules de pneumatiques et de route

    Contexte et objectifs

    La présence de déchets plastiques dans les milieux naturels s'est accrue sur l'ensemble de la surface du globe, tant sur les continents que dans les océans. Cette pollution est très fortement médiatisée et sur le plan scientifique se focalise plus particulièrement sur les microplastiques (MP) qui au-delà de leur taille font référence aux thermoplastiques.

    Les particules issues de l'usure de pneumatiques (Tire Wear Particles - TWP) ont par ailleurs été récemment identifiées comme une source importante de MP dans nos environnements. Ces particules sont émises de manière continue par le trafic automobile suite à l'usure de la bande de roulement : partie qui contient majoritairement du caoutchouc avec divers additifs destinés à assurer un comportement mécanique optimal ainsi qu'une grande durabilité. Les hétéroagrégats formés par les fragments issus de l'usure de pneumatiques et de route ont été récemment identifiées comme une fraction importante des MP.

    Alors que les émissions de particules de pneumatiques dans l'air ont été assez largement étudiées, très peu de données sont actuellement disponibles pour apprécier les niveaux de contamination et leurs effets dans diverses matrices environnementales.

    Cette proposition post-doctorale s'inscrit dans le cadre du projet Plastinium (2021-2025) - Débris Plastiques dans le continuum Homme-Terre-Mer - qui ambitionne d'étudier la pollution plastique dont les élastomères de la ville jusqu'à la mer et de créer une dynamique transverse et interdisciplinaire sur cette thématique au sein de la Région des Pays de la Loire.

    Ce projet porté par le Laboratoire Eau et Environnement (Université Gustave Eiffel) et en collaboration avec le Laboratoire Mer, Molécules, Santé (MMS) et le Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU), est co-financé par la région des Pays de Loire et Nantes Métropole.

    Méthodologie

    L'objectif premier de ce travail consistera à développer une méthode d'extraction et d'analyse de ces particules par pyrolyse couplée à la chromatographie gazeuse et la spectrométrie de masse (Pyr-GCMS) et de valider cette méthode pour des matrices environnementales plus ou moins complexes.

    Le second verrou scientifique est d'appréhender les niveaux de contamination et la dynamique de cette contamination, sous différents contextes et à différentes échelles spatiales. Dans ce but, et grâce aux multiples sites atelier de l'Observatoire Nantais des Environnements Urbains (ONEVU) et l'Institut de Recherche en Sciences et Techniques de la Ville (IRSTV), différents contextes (quartier résidentiel, chaussées peu à très fréquentées) et compartiments (air, eau, sédiment) seront investigués.

    Missions et responsabilités

    Après un court état de l'art, la personne recrutée aura pour mission de développer la méthode analytique par Pyr-GCMS. Il s'agira de rechercher les produits de pyrolyses les plus adéquats, les ions spécifiques associés et de réaliser une quantification de ces particules au moyen d'étalons interne. Une fois la méthode développée, la seconde partie sera dédiée à l'analyse des différents échantillons, qu'il s'agisse des compartiments de plusieurs environnements urbains ou des sédiments de Loire.

    Profil recherché

    Titulaire d'un doctorat en chimie analytique ou en sciences et techniques de l'environnement avec une spécialité en chimie, le candidat doit justifier de connaissances et savoir-faire liés aux développements analytiques. Il doit maitriser les principes d'extraction, de quantification des composés organiques au moyen d'étalons internes et de validation de méthode (i.e. grands principes de la démarche
    « QA/QC »). Une expérience en Pyr-GCMS serait appréciée.

    Encadrement et contacts

    • La personne sera recrutée pour une durée de 12 mois.
    • Selon le profil et l'expérience, la rémunération est comprise entre 25 et 30 keuros brut annuel.
    • Poste basé sur le campus nantais de l'Université Gustave Eiffel.

    Encadrement :

    • Johnny Gasperi, directeur de recherche au Laboratoire Eau et Environnement.
    • Bodgan Muresan, chargé de recherche au laboratoire Environnement, Aménagement, Sécurité et Éco-conception.

    Avec la participation de :

    Pour candidater :

    • Merci d'envoyer une lettre de motivation et un CV à Johnny Gasperi : johnny.gasperi[at]univ-eiffel.fr, sous le format NOM_CandidaturePostdocTWP_CV, NOM_CandidaturePostdocT.
    • Date limite de candidature : 19 novembre 2021

    Fiche détaillée du projet :


mardi 14 septembre 2021

  • Lake ecosystems and climate change - Tom Shatwell - Helmholtz Centre for Environmental Research - Mercredi 15 septembre 2021 11h

    Le mercredi 15 septembre 2021 à 11h, Tom Shatwell chercheur au Helmholtz Centre for Environmental Research, Berlin, donnera un séminaire sur les écosystèmes lacustres face au changement climatique.
    Ecole des Ponts - salle B203


  • Colloque 2021 du PIREN-Seine

    Colloque 2021 du PIREN-Seine, les 14 et 15 octobre 2021, au Centre International de Conférences Sorbonne Université (CICSU) de Jussieu, à Paris

    Si l'année 2020 a vu le report de nombreux événements, l'année 2021 marquera la reprise des colloques de restitution du PIREN-Seine.

    Le colloque de 2021 du PIREN-Seine, qui sera le premier de la phase 8, sera ainsi l'occasion de faire le point sur le lancement et les premiers résultats des actions de recherche menées depuis le 1er janvier 2020.

    Ce colloque sera précédé, le 13 octobre 2021, d'une journée de restitution de la ZA-Seine, également au CICSU.

    Vous pouvez accéder au pré-programme et vous inscrire en remplissant le formulaire prévu à cet effet :


dimanche 12 septembre 2021

  • Soutenance de thèse de Francesco Piccioni - Mardi 14 septembre 2021 à 14h

    Francesco Piccioni soutiendra sa thèse de doctorat intitulée
    « Lake ecosystems in a changing climate : strategy for coupled hydrodynamic and biogeochemical modelling »
    le mardi 14 septembre à 14h,
    à l'amphithéâtre Navier de l'école des Ponts ParisTech, Champs-sur-Marne.

    Ce travail a été réalisé au LEESU et en partie au MISTEA (INRAE, Montpellier).
    Le jury sera composé de :

    • Mme FRASSL Marieke, Rapportrice, Directrice de recherche, BFG, Koblenz, Allemagne
    • M. SHATWELL Tom, Rapporteur, Directeur de recherche, UFZ, Magdeburg, Allemagne
    • Mme LATOUR Delphine, Examinatrice, Maître de conférence, UCA, Clermont-Ferrand, France
    • Mme JODEAU Magali, Examinatrice, Ingénieur de recherche, EDF R&D – LHSV, Chatou, France
    • M. BOUFFARD Damien, Examinateur, Directeur de recherche, EAWAG, Kastanienbaum, Suisse
    • M. DANIS Pierre-Alain, Examinateur, Chargé de recherche, OFB, Aix-en-Provence, France
    • Mme CASENAVE Céline, Co-directrice de thèse, Chargée de recherche, UMR MISTEA, INRAE, Montpellier, France
    • Mme VINÇON-LEITE Brigitte, Directrice de thèse, Directrice de recherche, ENPC, LEESU, Champs-sur-Marne, France

    Un résumé de la thèse (en anglais et en français) est disponible dans le pdf ci-dessous.


mercredi 18 août 2021

  • MacroPLAST cité par Le Monde : 5 aout 2021

    La Seine, piège à déchets et « usine » à fragmenter le plastique : article du journal Le Monde du 5 août 2021 sur le programme de recherche MacroPLAST

    Dans son édition du quotidien Le Monde datée du 5 août 2021, un article d'Angela Bolis cite les résultats du programme de recherche MacroPLAST (2017-2020) « Évaluation des flux de débris plastiques en Seine et déversés en mer » coordonné par le Leesu.

    Titre de l'article du Monde

    La Seine, piège à déchets et « usine à microplastiques » - Cotons-Tiges, bouchons, pipettes… le fleuve et son estuaire sont massivement contaminés par des résidus qui y stagnent sur des décennies.

    Extraits de l'article mentionnant les travaux de recherche du Leesu

    Les déchets plastiques suivent-ils un long fleuve tranquille qui les conduit droit vers la mer ? A cette question, le programme de recherche MacroPLAST, lancé à la demande du ministère de la transition écologique, a récemment permis de répondre par la négative. Lancée en 2017, cette étude a retracé les flux de déchets dans la Seine et son estuaire, en équipant des bouteilles en plastique de GPS, ou en suivant des déchets collectés, marqués puis relargués en Seine. Elle dessine le voyage très erratique de ces objets, fait d'innombrables allers-retours au gré des marées et des crues, de longs échouages et de lentes progressions dans les méandres du fleuve. Ce cours d'eau, loin d'agir comme un robinet coulant directement vers l'océan, est en fait le principal réceptacle de cette pollution plastique.

    Cette étude, qui a donné lieu à trois publications depuis 2020 dans la revue Marine Pollution Bulletin, vise à quantifier les flux de déchets transitant dans la Seine et, à l'avenir, évaluer les politiques de réduction à la source des plastiques. Elle a estimé qu'environ 100 à 200 tonnes de déchets plastiques transitent chaque année dans la Seine, potentiellement jusqu'à la mer, auxquelles s'ajoutent 70 à 130 tonnes de plastique collectées sur les berges par des entreprises et associations. « C'est à la fois énorme, et minime par rapport à un bassin versant de 17 millions d'habitants : cela représente une fuite d'environ 10 grammes de plastique par an et par personne », relève Johnny Gasperi, directeur de recherche à l'université Gustave-Eiffel (Champs-sur-Marne).

    ...

    Si les rivières et les fleuves sont un vecteur majeur de pollution plastique vers la mer, seule une petite partie des déchets atteindra pourtant cette destination. L'écrasante majorité d'entre eux demeurent piégés en leur sein. Ainsi, sur une cinquantaine de bouteilles équipées de GPS et lâchées dans la Seine pendant deux mois, aucune n'a atteint la Manche. Pour avoir un aperçu de ces parcours à plus long terme, les chercheurs se sont appuyés sur un déchet étonnamment courant : « On a traqué des pipettes de Microlax, un médicament laxatif utilisé depuis quelques décennies. Elles ont l'intérêt de flotter et d'afficher une date de péremption gravée, qui ne s'efface pas. Or on retrouve énormément de Microlax qui datent des années 1970 ou 1980 dans l'estuaire de la Seine », rapporte Romain Tramoy, chercheur à l'École des ponts et à l'université Paris-Est Créteil.

    ...


lundi 19 juillet 2021

  • Offre de thèse au Leesu en 2021 : Analyses non-ciblées et écotoxicologie

    Caractérisation de la contamination des eaux de surface par le couplage d'analyses non-ciblées en spectrométrie de masse avec des analyses d'écotoxicologie

    - À noter : brèves du Leesu

  • Offre de thèse 2021 : Caractérisation de la contamination des eaux de surface par le couplage d'analyses non-ciblées en spectrométrie de masse avec des analyses d'écotoxicologie

    1. Contexte

    De nombreux micropolluants émergents sont présents dans les eaux de surface soumises à des pressions anthropiques (rejets urbains, ruissellement sur les chaussées…) mais leur comportement et leurs transformations sont peu connus.

    L'analyse de micropolluants organiques est généralement réalisée en ciblant des molécules spécifiques, mais le développement de la spectrométrie de masse haute résolution (HRMS) permet d'analyser de manière non-ciblée les échantillons et d'identifier des produits inconnus ou des produits de transformation de molécules connues. L'identification de molécules d'intérêt parmi l'importante somme de signaux détectés reste cependant fastidieuse.

    Conjointement, les impacts des micropolluants sur les organismes aquatiques peuvent être évalués à l'aide de méthodes d'analyse en écotoxicologie. De nombreux tests peuvent être effectués selon les effets recherchés. Il s'agit de mesurer les conséquences sur le vivant (modèles biologiques) pour évaluer soit l'impact sur l'activité métabolique (mortalité, synthèse cellulaire, production énergie, alimentation) ; soit des dysfonctionnements physio-pathologiques (perturbation endocrinienne, activité hormonale en lien avec la reproduction, génotoxicité). Ces conséquences peuvent être observées sur des modèles biologiques allant de la cellule à l'organisme entier (algues, levures, bactéries, champignon, cellules humaines, amphibien, poisson, crustacées, etc.).

    Le couplage des approches analytiques non-ciblées avec les approches d'écotoxicologie (ex. analyses dirigées par les effets) permettent d'envisager l'identification des molécules responsables de types d'effets observés. Ce type d'analyses croisées requiert de manipuler des volumes de données importants et d'utiliser des méthodes statistiques avancées.

    2. Cadre et partenaires du projet

    Cette thèse s'insère dans le cadre du programme MeSeine Innovation (SIAAP).

    Faire évoluer le suivi des masses d'eau par la mesure des effets (bioessais) est un objectif central du du réseau Meseine. Depuis 2017, une action de recherche dédiée a été lancée afin de disposer d'un référentiel de bioessais adapté aux rivières soumises à forte pression anthropiques, telle que la Seine francilienne (Effectiveness of Disinfecting Wastewater Treatment Plant Discharges : Case of Chemical Disinfection Using Performic Acid - siaap.fr). Des campagnes de prélèvements sur 4 à 7 sites répartis entre la Seine, la Marne et l'Oise ont été réalisées.

    Au total, 20 campagnes de prélèvements ont été réalisées (2017-2021) avec 14-16 modèles biologiques différents. Les principaux modèles biologiques appliqués permettent d'évaluer la perturbation endocrinienne (gammare, poisson Médaka et cellule humaine), la toxicité générale (levure, bactérie, algue, champignon), et la génotoxicité (SOS chromotest sur E.Coli).

    Aussi, ce projet s'inscrit dans la continuité du projet ANR JCJC WaterOmics (2017-2021) dont le but était de développer au Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (Leesu) des méthodes d'analyse non-ciblée et de traitement de données pour la caractérisation des micropolluants dans les eaux urbaines (en particulier les eaux résiduaires urbaines). Ce projet a été mené en forte collaboration avec le SIAAP et a contribué à la mise en place d'un observatoire des micropolluants dans les eaux urbaines par spectrométrie de masse haute résolution, programme piloté par le SIAAP. Ces analyses s'appuient sur les instruments analytiques de la plateforme Prammics (OSU Efluve), en particulier les instruments de chromatographie en phase liquide (Waters Vion – UPLC-IMS-QTOF et Shimadzu HPLC Fraction collector). L'UPLC-IMS-QTOF est un instrument de HRMS équipé d'une séparation par mobilité ionique (IMS) permettant de séparer des composés habituellement co-élués et d'augmenter ainsi la résolution de l'instrument.

    3. Objectifs

    L'analyse en spectrométrie de masse haute résolution génère de larges sets des données en quatre dimensions. Une thèse en cours a déjà initié le développement de méthodes d'analyse des données et de caractérisation des micropolluants dans les eaux usées conjointement avec le développement d'une application (R/shiny) facilitant ces traitements des données.
    Les objectifs de la thèse sont les suivants :

    • Effectuer un suivi régulier de différents points d'échantillonnage du réseau MeSeine par des analyses non-ciblées en spectrométrie de masse haute résolution et des analyses d'écotoxicologie (citées ci-avant).
    • Développer des méthodes de traitement des données en spectrométrie de masse et des méthodes statistiques pour l'identification de molécules/marqueurs d'intérêt en croisant les données avec les résultats d'écotoxicité, en s'appuyant sur des méthodes et logiciels employés dans les domaines dit omics (ex. métabolomique)
    • Poursuivre le développement d'applications de traitement des données
    • Suivre le devenir spatio-temporel de molécules/marqueurs d'intérêt identifiés précédemment (suivi à différentes fréquences – saisonnières – hebdomadaires – journalières et le long des différents points de prélèvement en Seine)

    4. Profil recherché

    Formation de niveau M2 ou ingénieur en bioinformatique/biostatistiques, chimie analytique ou chimie de l'environnement :

    • Compétences en statistiques (régressions, classification automatique discriminante, arbres de décision…) et analyse de données,
    • Compétences en programmation, utilisation de langages de programmation pour le traitement de données (data science) (R, python…) appréciée
    • Compétences en spectrométrie de masse, métabolomique et/ou chimie analytique
    • Des connaissances en chimie de l'environnement (polluants, qualité des eaux et notions d'écotoxicologie) sont bienvenues
    • Aisance dans la rédaction de rapport et bon niveau d'anglais souhaitable

    5. Contacts

    • Julien Le Roux - julien.le-roux[at]u-pec.fr – 01 82 39 20 80
    • Stéphane Mottelet - stephane.mottelet[at]utc.fr
    • Sabrina Guérin - sabrina.guerin[at]siaap.fr

    Offre de thèse (fichier PDF)


  • Offre de thèse 2021 : Caractérisation de la contamination des eaux de surface par le couplage d'analyses non-ciblées en spectrométrie de masse avec des analyses d'écotoxicologie

    1. Contexte

    De nombreux micropolluants émergents sont présents dans les eaux de surface soumises à des pressions anthropiques (rejets urbains, ruissellement sur les chaussées…) mais leur comportement et leurs transformations sont peu connus.

    L'analyse de micropolluants organiques est généralement réalisée en ciblant des molécules spécifiques, mais le développement de la spectrométrie de masse haute résolution (HRMS) permet d'analyser de manière non-ciblée les échantillons et d'identifier des produits inconnus ou des produits de transformation de molécules connues. L'identification de molécules d'intérêt parmi l'importante somme de signaux détectés reste cependant fastidieuse.

    Conjointement, les impacts des micropolluants sur les organismes aquatiques peuvent être évalués à l'aide de méthodes d'analyse en écotoxicologie. De nombreux tests peuvent être effectués selon les effets recherchés. Il s'agit de mesurer les conséquences sur le vivant (modèles biologiques) pour évaluer soit l'impact sur l'activité métabolique (mortalité, synthèse cellulaire, production énergie, alimentation) ; soit des dysfonctionnements physio-pathologiques (perturbation endocrinienne, activité hormonale en lien avec la reproduction, génotoxicité). Ces conséquences peuvent être observées sur des modèles biologiques allant de la cellule à l'organisme entier (algues, levures, bactéries, champignon, cellules humaines, amphibien, poisson, crustacées, etc.).

    Le couplage des approches analytiques non-ciblées avec les approches d'écotoxicologie (ex. analyses dirigées par les effets) permettent d'envisager l'identification des molécules responsables de types d'effets observés. Ce type d'analyses croisées requiert de manipuler des volumes de données importants et d'utiliser des méthodes statistiques avancées.

    2. Cadre et partenaires du projet

    Cette thèse s'insère dans le cadre du programme MeSeine Innovation (SIAAP).

    Faire évoluer le suivi des masses d'eau par la mesure des effets (bioessais) est un objectif central du du réseau Meseine. Depuis 2017, une action de recherche dédiée a été lancée afin de disposer d'un référentiel de bioessais adapté aux rivières soumises à forte pression anthropiques, telle que la Seine francilienne (Effectiveness of Disinfecting Wastewater Treatment Plant Discharges : Case of Chemical Disinfection Using Performic Acid - siaap.fr). Des campagnes de prélèvements sur 4 à 7 sites répartis entre la Seine, la Marne et l'Oise ont été réalisées.

    Au total, 20 campagnes de prélèvements ont été réalisées (2017-2021) avec 14-16 modèles biologiques différents. Les principaux modèles biologiques appliqués permettent d'évaluer la perturbation endocrinienne (gammare, poisson Médaka et cellule humaine), la toxicité générale (levure, bactérie, algue, champignon), et la génotoxicité (SOS chromotest sur E.Coli).

    Aussi, ce projet s'inscrit dans la continuité du projet ANR JCJC WaterOmics (2017-2021) dont le but était de développer au Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (Leesu) des méthodes d'analyse non-ciblée et de traitement de données pour la caractérisation des micropolluants dans les eaux urbaines (en particulier les eaux résiduaires urbaines). Ce projet a été mené en forte collaboration avec le SIAAP et a contribué à la mise en place d'un observatoire des micropolluants dans les eaux urbaines par spectrométrie de masse haute résolution, programme piloté par le SIAAP. Ces analyses s'appuient sur les instruments analytiques de la plateforme Prammics (OSU Efluve), en particulier les instruments de chromatographie en phase liquide (Waters Vion – UPLC-IMS-QTOF et Shimadzu HPLC Fraction collector). L'UPLC-IMS-QTOF est un instrument de HRMS équipé d'une séparation par mobilité ionique (IMS) permettant de séparer des composés habituellement co-élués et d'augmenter ainsi la résolution de l'instrument.

    3. Objectifs

    L'analyse en spectrométrie de masse haute résolution génère de larges sets des données en quatre dimensions. Une thèse en cours a déjà initié le développement de méthodes d'analyse des données et de caractérisation des micropolluants dans les eaux usées conjointement avec le développement d'une application (R/shiny) facilitant ces traitements des données.
    Les objectifs de la thèse sont les suivants :

    • Effectuer un suivi régulier de différents points d'échantillonnage du réseau MeSeine par des analyses non-ciblées en spectrométrie de masse haute résolution et des analyses d'écotoxicologie (citées ci-avant).
    • Développer des méthodes de traitement des données en spectrométrie de masse et des méthodes statistiques pour l'identification de molécules/marqueurs d'intérêt en croisant les données avec les résultats d'écotoxicité, en s'appuyant sur des méthodes et logiciels employés dans les domaines dit omics (ex. métabolomique)
    • Poursuivre le développement d'applications de traitement des données
    • Suivre le devenir spatio-temporel de molécules/marqueurs d'intérêt identifiés précédemment (suivi à différentes fréquences – saisonnières – hebdomadaires – journalières et le long des différents points de prélèvement en Seine)

    4. Profil recherché

    Formation de niveau M2 ou ingénieur en bioinformatique/biostatistiques, chimie analytique ou chimie de l'environnement :

    • Compétences en statistiques (régressions, classification automatique discriminante, arbres de décision…) et analyse de données,
    • Compétences en programmation, utilisation de langages de programmation pour le traitement de données (data science) (R, python…) appréciée
    • Compétences en spectrométrie de masse, métabolomique et/ou chimie analytique
    • Des connaissances en chimie de l'environnement (polluants, qualité des eaux et notions d'écotoxicologie) sont bienvenues
    • Aisance dans la rédaction de rapport et bon niveau d'anglais souhaitable

    5. Contacts

    • Julien Le Roux - julien.le-roux[at]u-pec.fr – 01 82 39 20 80
    • Stéphane Mottelet - stephane.mottelet[at]utc.fr
    • Sabrina Guérin - sabrina.guerin[at]siaap.fr

    Offre de thèse (fichier PDF)


lundi 12 juillet 2021

vendredi 9 juillet 2021

  • Offre de post-doctorat au Leesu en 2021 - Ruissellement de plomb

    Offre de post-doctorat au Leesu en 2021 - Caractérisation et quantification du ruissellement de plomb depuis les couvertures plomb utilisées en monuments historiques

    Contexte institutionnel

    Ce postdoctorat s'inscrit d'un le cadre d'une convention de recherche partagée entre l'École des Ponts ParisTech/Leesu et RNDP, société en charge de la rénovation de Notre Dame de Paris.

    Il s'agit d'un projet associé à l'observatoire d'hydrologie urbaine OPUR initié et piloté par le Leesu depuis 1994. OPUR développe des recherches pluridisciplinaires sur la connaissance et la gestion des flux d'eau et de contaminants en milieu urbain.

    Enjeux scientifiques, objectifs et méthodologie du postdoctorat

    Le plomb est largement utilisé au niveau des bâtiments historiques pour la réalisation de couvertures complètes, ou d'éléments d'étanchéité et de drainage des eaux. Cet usage pose cependant la question de la contamination en plomb des eaux ruisselant par temps de pluie sur ces couvertures, et de leur impact potentiel sur l'environnement, voir leur impact sanitaire.

    De premières études sur le ruissellement de plomb mettent en évidence des concentrations de plomb très importantes dans le ruissellement (Schulze-Rettmer 1995, Matthes et al. 2002, Faller et Reiss 2005, Bittner 2006). La thèse de Pauline Robert (2009) a fourni de premiers éléments sur les concentrations et flux émis par des éléments d'étanchéité en plomb dans le contexte atmosphérique de l'agglomération parisienne. Les connaissances sur le ruissellement de plomb restent actuellement très partielles, souvent acquises sur des échantillons de matériau de petite taille, dans des conditions atmosphériques et pluviométriques différentes de la région parisienne et ne couvrant pas les différents types de couvertures utilisées sur les monuments historiques (plomb coulé sur sable notamment).

    Afin de constituer un outil de prévision des comportements d'une couverture en plomb coulé sur sable, à Notre-Dame de Paris mais aussi pour d'autres monuments historiques, ainsi qu'un outil de planification des actions de surveillance et de gestion nécessaires sur un tel ouvrage, il est important d'approfondir les travaux de recherche déjà disponibles, dans l'objectif de mieux connaître le potentiel de ruissellement de plomb de ces couvertures.

    Le travail de postdoctoral proposé vise à caractériser et quantifier les ruissellements de plomb à partir d'essais in situ sur 6 pans de toiture de la cathédrale Notre dame de Paris et sur 17 bancs d'essai permettant de tester des plombs d'âge (neuf, moins de 5 ans et historique) et de nature (plombs coulés sur sable et laminés) différentes, exposés avec deux pentes (5° et 55°) et deux orientations différentes. Ces dispositifs expérimentaux seront suivis pour une durée de 12 mois. Le travail intègre également une remise en contexte de ces émissions (situer les flux et concentrations par rapport à d'autres sources urbaines, et par rapport à des seuils règlementaires ou environnementaux) et une dimension prospective sur les solutions qui permettraient de limiter le relargage ou les impacts du relargage du plomb dans les eaux de ruissellement dans le cas de la rénovation de Notre Dame de Paris.

    Sur le plan méthodologique, le protocole expérimental sur bancs mis en place en 2009 par Robert-Sainte de quantification du plomb total à l'échelle mensuelle sera appliqué et complété par une approche de prélèvements in situ sur la cathédrale elle-même et par une campagne de prélèvements évènementiels visant à évaluer la distribution du plomb entre les phases dissoute et particulaire.

    Le programme doit ainsi permettre de fournir des données sur les plombs coulés sur sable et laminés d'âges différents. L'analyse des résultats fournis permettra de comparer les potentiels de relargage des éléments métalliques entre des matériaux neufs et anciens mais aussi de vérifier si l'émission de flux métalliques évolue en fonction des conditions météorologiques saisonnières. Le programme fournira donc des données inédites sur le ruissellement de plomb depuis des éléments de rampant en plomb de différente nature, âge, exposition et corrosion.

    Toitute en plomb de la sacristie de Notre Dame de Paris

    Profil recherché

    Nous recherchons un(e) docteur en chimie de l'environnement ou en science des matériaux (ou plus généralement en sciences et techniques de l'environnement) avec une expérience dans le domaine de la pollution des eaux pluviales. Des compétences et un goût pour le suivi expérimental et l'analyse de données sont recherchés. Des capacités à travailler en équipe sur un sujet pluridisciplinaire (hydrologie, chimie, statistique, analyse de données) seront appréciées. Une maîtrise de la langue anglaise sera exigée.

    Modalités administratives

    • Contrat à durée déterminée (CDD) de 18 mois (démarrage prévu dès que possible)
    • Localisation : le (la) post-doctorant(e) sera basé(e) à l'École de PontsParisTech, à Champs sur Marne (77455), au sein du Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (Leesu).
    • Risques : Interventions en zone plomb : une formation sera dispensée en amont pour travailler dans cet environnement.
    • Salaire : Selon expérience et grille de salaire en vigueur à l'ENPC.
    • Contacts :

    Procédure de candidature

    • Envoyer un CV et une lettre de motivation aux trois contacts mentionnés ci-dessus.
    • Date limite de candidature : 15 août 2021

    Fiche de projet post-doctoral en FRANCAIS (PDF)

    Post-doctoral position proposal in ENGLISH (PDF)


mardi 6 juillet 2021

  • Soutenance de thèse de Robin TREILLES : 8 juillet 2021

    Soutenance de thèse de Robin TREILLES : le 8 juillet 2021 à 14h à l'amphi Navier à l'ENPC

    Bonjour à toutes et à tous,

    J'ai le plaisir de vous annoncer que je soutiendrai ma thèse intitulée « Étude des débris plastiques et des fibres anthropiques lors d'évènements transitoires : épisodes pluvieux en milieu urbain et dynamique de crue » le jeudi 8 juillet à 14h, à l'amphithéâtre Navier de l'école des Ponts ParisTech (6-8 Avenue Blaise Pascal, 77420 Champs-sur-Marne).

    L'accès à la soutenance est également possible à distance via Zoom : https://u-pec-fr.zoom.us/j/96524069020

    Grâce à l'amélioration de la situation sanitaire, la soutenance se fera en présentiel dans le respect des gestes barrières.

    Ce travail a été réalisé au Leesu. Le jury sera composé de :

    • Mme TER HALLE Alexandra, Rapportrice, Chargée de recherche, CNRS, IMRCP Toulouse
    • M. AMARA Rachid, Rapporteur, Professeur, Université du Littoral, Wimereux
    • Mme CAYLA Aurélie, Examinatrice, Professeure, ENSAIT GEMTEX, Roubaix
    • Mme DELOLME Cécile, Examinatrice, Directrice de l'ENTPE
    • M. GALGANI François, Examinateur, Directeur de recherche, IFREMER, Corse
    • M. TASSIN Bruno, Directeur de thèse, Directeur de recherche, Ecole des ponts ParisTech, Leesu
    • M. GASPERI Johnny, Directeur de thèse, Directeur de recherche, Université Gustave Eiffel, GERS-LEE, Nantes
    • M. DRIS Rachid, Encadrant de thèse, Maître de conférences, UPEC LEESU, Créteil

    Un résumé de la thèse est disponible en pièce jointe.

    Bonne journée à tous et à très bientôt,

    Robin Treilles


jeudi 24 juin 2021

  • Microplastic research internship at Leesu

    Microplastic research internship at Leesu starting July-August 2021 (3-6 months)

    Internship proposal summary

    • Duration : ca. 3-6 months
    • Start : July/August 2021
    • Research group : Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (LEESU**) at École des Ponts ParisTech - **Laboratory for water, environment and urban systems
    • Supervision : The intern will be working with the PhD students Minh-Trang NGUYEN and Cleo STRATMANN.
    • Internship revenue from ENPC : ca. 600 € per month
    • Application until : 9 July 2021

    *We encourage ERASMUS internships (please see guidelines here)

    We offer an internship in the two projects mentioned below for several months, ideally starting in June or July 2021. You should be interested in the topic of microplastics and eager to learn about the sampling and analysis of microplastics in freshwaters. More details are given below.

    Project :

    Two PhD projects (ESR 4 and 11) assess the abundance and impacts of microplastics in waters of the Paris agglomeration, including the Parisian river “Seine” and the Parisian Wastewater systems since mid-2020 in the frame of the LimnoPlast project (ITN EU-funded project). LimnoPlast involves 15 PhD projects across Europe to investigate the sources, pathways and impacts of microplastics in freshwater environments.

    Mandatory skills required :

    • Bachelor or Master student in enviornmental sciences, chemistry, evnironmental chemistry, hydrology and similar subjects
    • Physically present at the working place (If you need to move, we will support you to find appropriate housing)
    • Fluent English (spoken and written), minimum level B2
    • A strong motivation for laboratory and field work
    • Being familiar with Microsoft Excel.

    Additional skills which would be convenient :

    • French language skills
    • Driver's licence permit in France (European Union) and the motivation to drive within the Parisian agglomeration
    • Able to help with physical field work
    • Previous experience in the field of microplastics and/or water sampling
    • Previous laboratory experiences
    • Previous field work experiences

    The work you will be doing with us and what you can expect to learn and experience during the internship :

    You will analyse microplastics in freshwater and wastewater from sampling to laboratory analysis and data presentation, and contribute to the discussion of the results.

    • Involvement in the assessment of microplastics upstream and downstream of Paris
    • Involvement in the investigation of microplastics in the Parisian wastewater system
    • You will learn crucial aspects of microplastic field work
    • Sampling of microplastics and other related water parameters (e.g. river flow rate or suspended sediments)
    • Laboratory sample processing of water and sludge samples including filtration, chemical digestion with H202, and density separation
    • Analyse microplastic samples with state-of-the-art methods (ATR-FTIR and μFTIR)
    • Post-analysis identification of microplastic particles using software like siMPle.

    Please be aware that the occasional field work may be physically demanding (various weather conditions, carrying equipment, driving) and can last longer than a normal 8 -9 h working day, due to traffic and a few hours of travel time in the region. The field work is usually very exciting and fun.

    Filter with microplastic particles at Leesu
    Field sampling of microplastic particles at Leesu

    If you have any other questions, please don't hesitate to ask. You can simply send us an Email with the topic “plastic internship” :

    We encourage everyone who fulfills the requirements and is interested in this project to apply. Our team welcomes everyone.

    *Please make sure that you fulfill the mandatory requirements stated above.

    Application in English :

    • Curriculum Vitae (CV)
    • Short motivation letter (max. 1 page) to explain your interest and skills
    • Include your contact information (Full name, email-adress)
    • Include your availability and any other important information

    To apply, please send by email the documents (as PDF-files or Word-files), using as email header : “plastic internship”, to :

    Internship proposal (PDF)


mercredi 16 juin 2021

  • Phyte'up dans Les Cahiers de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère

    Le projet de recherche Phyte'up récemment présenté dans Les Cahiers de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère (CRAUP) 2021-11

    « Vers une écologie de l'expérimentation « hors norme » des ressources matérielles en architecture »

    « Towards architecture's ecology of “extraordinary” experimentation with material resources »

    Auteurs : Hector Docarragal et Montero et Olivier Jeudy

    Résumé

    Les nombreuses normes en vigueur en France apparaissent souvent comme un obstacle à la transition écologique dans les projets d'architecture. Devant ces difficultés, l'État a voulu mettre en œuvre des dispositifs dérogatoires : les récentes lois ESSOC et LCAP. Ces lois favorisent-elles réellement une approche écologique des matériaux en architecture ? Afin d'apporter une réponse à cette question, le présent article s'intéresse dans un premier temps à trois projets lauréats de l'appel à manifestation d'intérêt de 2018 « Permis d'innover » (loi LCAP), qui ont la particularité d'ouvrir de nouvelles perspectives de valorisation des matériaux en architecture par une approche expérimentale de dérogation aux normes. Dans un second temps, il interroge l'efficacité des usages de matériaux « non homologués » et leur potentiel à redéfinir de nouvelles conditions de performance. Les dispositifs institutionnels des lois LCAP et ESSOC pourraient être aussi consolidés en s'inspirant de pratiques alternatives « hors normes » comme mode opératoire. Simultanément, la validation de la capacité d'autres matériaux pour créer des solutions écologiques inédites consoliderait ce champ d'expérimentation en cours.

    Le recours aux « matériaux écologiques », une démarche bridée par les normes ?

    .../...

    3/ Le projet « Pythe'up : phytoépuration des eaux grises en toiture » proposé par le Laboratoire eau, environnement et système urbains (LEESU) en partenariat avec l'agence d'architecture Daquin Ferrière & Associés porte sur la réutilisation des « eaux grises » de pluie et d'origine domestique dans le bâtiment. Aujourd'hui, les eaux de pluie dans nos grandes métropoles sont le vecteur d'un nombre important de polluants qui contribuent à détériorer la qualité de milieux aquatiques, 10 % des sols en France métropolitaine étant aujourd'hui artificialisé33. L'idée du Pythe'up est de récupérer les eaux pluviales là où elles tombent, plutôt que de les évacuer. Le dispositif technique Phyte'up est adapté à un milieu urbain dense, il récupère en toiture les eaux de pluie et certaines des eaux grises générées par les habitants. « Le système les traite et les réinjecte dans un réseau parallèle au réseau d'eau potable à des fins d'alimentation des toilettes, lave-linge, lavage des surfaces et d'arrosage », explique José-Frédéric, ingénieur des travaux publics de l'État et directeur adjoint du LEESU. Grâce à un procédé de filtration par phytoépuration développé et optimisé en toiture d'immeuble, l'eau (grise et de pluie) passe par les filtres contenant des micro-organismes qui rendent l'eau propre (non buvable) à différents usages. Les toitures organiques Phyte'up permettent donc de répondre aux exigences d'économie d'eau dans la construction neuve et aussi aux démarches environnementales dans la ville par l'apparition d'une niche de biodiversité dans les bassins aquatiques en toiture qui est générée par les substrats de filtration.

    13Vis-à-vis des normes sanitaires, ce projet renvoie au problème de définition de l'eau « propre » et de sa réglementation dans l'habitat. En France, les limites et référence de qualité de l'eau potable destinée à la consommation humaine sont clairement définies par une réglementation européenne, le Code de la santé publique, la directive européenne 98/83 du 3 novembre 1998, le décret 2001-1220 et l'arrêté du 11 janvier 2007. Cette réglementation, largement suffisante pour l'eau potable, laisse pourtant sans définition légale les autres types d'eau à l'usage dans l'habitat (propres, grises, usées), qui sont considérés non aptes pour la consommation. De fait, malgré les efforts du laboratoire pour ouvrir des voies de réflexion et élargir et modifier le cadre réglementaire à d'autres usages que l'eau potable, l'approche innovante du projet Phyte'up peine à trouver des supports. En l'absence d'une base réglementaire pour les eaux non potables, des organismes comme l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) n'ont pas le pouvoir d'accompagner une telle démarche de projet. Toutefois, comme l'explique José-Frédéric Déroubaix, en outrepassant la définition d'eau potable dans le contexte de l'AMI, « l'eau propre acquiert une valeur d'usage ». Cela « ouvre la voie pour introduire l'eau propre pour l'usage domestique dans l'habitat (lavage des sols, parking, lave-linge et toilette) avec l'implantation d'un double réseau de distribution (eau potable et eau propre) ».

    14La présentation de ces trois projets permet de faire le constat que des actions concrètes et innovantes révèlent une forme de dérèglement existant entre les garanties préconisées par les normes et les objectifs écologiques attendus. Le Code de la construction et de l'habitation (CCH), qui compile l'ensemble des articles réglementaires et législatifs obligatoires dans le bâtiment, impose des « règles de moyen » pour atteindre un résultat. De telles approches des normes contraignent les acteurs de la construction à recourir à l'emploi de matériaux selon des solutions techniques imposées. On est donc en présence d'une logique prescriptive, largement critiquée, tant par les architectes que par les maîtres d'œuvre, les maîtres d'ouvrage et les bureaux d'études. Dans les trois projets analysés, il est intéressant de constater que les concepteurs ont mis en place de manière semblable une méthodologie expérimentale qui justifie la voie dérogatoire par la démonstration d'une performance avérée et contextualisée, afin de s'affranchir des obligations réglementaires à contrecourant de toute ambition environnementale. L'acceptation de ces « approches performantielles » réalisées sous la loi LCAP répond en partie aux reproches des architectes concernant l'approche réglementaire prescriptive.

    .../...


mercredi 9 juin 2021

lundi 7 juin 2021

  • 10 ans du LabEx Futurs urbains : 15-16 juin 2021

    10 ans du LabEx Futurs urbains : Journées d'étude des 15-16 juin 2021

    Re-penser les futurs de la ville

    En présentiel pour les intervenants des tables-rondes et en distanciel (zoom) pour le public.

    • Présentiel : Salle de Conférences de la Centrifugeuse, Cité Descartes, Bâtiment Ada Lovelace, 2 rue Alfred Nobel, 77420 Champs-sur-Marne
    • Vidéoconférence Zoom : Lien Zoom
      • ID de réunion : 845 1627 8887
      • Mot de passe : 10YLab1516

    La soirée « Jubilations urbaines », qui elle se tiendra le 15 juin au soir à l'École d'architecture de Paris Belleville, en présentiel, et sera l'occasion d'un moment festif et créatif. Nous espérons vivement vous retrouver lors de cette soirée. Pour des raison d'organisation l'inscription est obligatoire (mais gratuite). Il suffit de suivre le lien

    La pandémie de Covid-19 a révélé l'extraordinaire vulnérabilité des sociétés et des économies urbaines. Elle s'ajoute à une série de crises politiques, environnementales et plus encore sociales qui frappent d'abord les milieux urbains parce qu'ils concentrent les problèmes d'inégalités, de pollution, de mobilités et de contraintes infrastructurelles de nos sociétés contemporaines.

    Que l'on considère que ces crises participent d'un même système où au contraire qu'elles ne font que s'additionner les unes aux autres, peu importe. Elles font objectivement entrer les villes du XXIe siècle dans un temps nouveau qui impose à la recherche urbaine de sortir de son atomisation disciplinaire et sectorielle, plus encore que par le passé.

    Un laboratoire d'excellence comme le LabEx Futurs Urbains - qui depuis dix ans soutient la production de connaissances scientifiques originales sur les transformations des espaces urbanisés et des sociétés urbaines, en s'appuyant sur des groupes transversaux (GT) de recherche - constitue un lieu privilégié pour appréhender les enjeux contemporains et futurs de la ville.

    Les tables-rondes et la conférence que proposent le programme des Dix ans du LabEx Futurs Urbains ont pour objectif de débattre de ces enjeux, en s'appuyant sur un dialogue ouvert entre des membres du LabEx et des chercheuses et des chercheurs provenant d'autres contextes scientifiques et/ou géographiques.

    Ces questions sont à la fois celles que les sociétés urbaines vivent, que leurs gouvernements se posent, mais aussi celles que les chercheuses et les chercheurs étudient dans les villes dans lesquelles ils et elles travaillent. Les coïncidences ou les divergences d'agenda de recherche de l'ensemble de ces acteurs et chercheurs forment aussi une autre manière de réinterroger l'évolution de la recherche urbaine et le rôle que peuvent y tenir des dispositifs comme les LabEx.

    Programme des Journées scientifiques du LabEx Futurs urbains des 15-16 juin 2021 (PDF).


mardi 1er juin 2021

  • Paris Water Blitz - 4 au 7 juin 2021

    Le Leesu organise le Paris Water Blitz en partenariat avec l'ONG FreshWaterWatch, du 4 au 7 juin 2021. Cet évènement a lieu durant un week-end du printemps 2021 dans plusieurs villes européennes, Londres, Paris, Dublin, Luxembourg.
    Un grand nombre de citoyens franciliens pourront participer au suivi de la qualité des plans d'eau de la région grâce à des outils d'analyse simplifiés mis à leur disposition ainsi qu'à une application qui, via leur smartphone, leur permettra de saisir et de visualiser leurs mesures.
    Les données collectées, associées aux mesures réalisées dans le cadre de projets de recherche scientifique, aideront le Leesu à identifier les principaux facteurs de vulnérabilité de ces milieux aquatiques en Ile-de-France et en Europe.

    Pour obtenir votre kit gratuit et avoir accès aux instructions d'utilisation, vous pouvez encore vous inscrire en suivant ce lien https://earthwatch.org.uk/waterblitz


    Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse
    https://www.ecoledesponts.fr/sites/...



  • Paris Water Blitz - 4 au 7 juin 2021

    Le Leesu organise le Paris Water Blitz en partenariat avec l'ONG FreshWaterWatch, du 4 au 7 juin 2021. Cet évènement a lieu durant un week-end du printemps 2021 dans plusieurs villes européennes, Londres, Paris, Dublin, Luxembourg.
    Un grand nombre de citoyens franciliens pourront participer au suivi de la qualité des plans d'eau de la région grâce à des outils d'analyse simplifiés mis à leur disposition ainsi qu'à une application qui, via leur smartphone, leur permettra de saisir et de visualiser leurs mesures.
    Les données collectées, associées aux mesures réalisées dans le cadre de projets de recherche scientifique, aideront le Leesu à identifier les principaux facteurs de vulnérabilité de ces milieux aquatiques en Ile-de-France et en Europe.

    Pour obtenir votre kit gratuit et avoir accès aux instructions d'utilisation, vous pouvez encore vous inscrire en suivant ce lien https://earthwatch.org.uk/waterblitz


    Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse
    https://www.ecoledesponts.fr/sites/...



lundi 17 mai 2021

  • ANSWER project


    The collaborative French-Chinese project ANSWER (Analysis and Numerical Simulation of Water Ecosystem in Response to anthropogenic environmental changes) was launched in March 2017. It is funded by the French Research Agency (ANR) and by the Natural Science Foundation of China (NSFC).
    It is conducted by 5 French research groups : MISTEA, LEESU, LEMON, iEES, LBE and 1 Chinese laboratory, NIGLAS, in Nanjing. On the French side, the project is coordinated by MISTEA.

    The increase in the occurence of cyanobacterial blooms threatens the ecosystem services provided by lakes and reservoirs worldwide.
    In ANSWER , researchers of various fields are working together to develop an integrative platform for lake ecosystems modeling, which will include some tools of data management and knowledge representation, models and methods of analysis. The platform will be used for :

    • the short-term simulation (weeks) of the development and the spatial distribution of blooms after a sudden change of C/N/P ratio (heavy rain, strong winds) ;
    • the long-term simulation (decades) of the dynamics of phytoplankton communities subject to slow variations of the C/N/P ratio (increase of atmospheric CO2, reduction of the phosphorus concentration).

    The models will be validated on data of different lakes and improved by integrating specific processes that will be experimentally studied.
    Lake Champs-sur-Marne is one of the study sites of the ANSWER project. More details can be found here Site d'étude du lac de Champs-sur-Marne

    Contact at Leesu : Brigitte Vinçon-Leite b.vincon-leite@enpc.fr
    To know more please go to the Website of the project


vendredi 14 mai 2021

  • Soutenance de thèse de Tala KANSO 18 mai 2021

    Soutenance de thèse de Tala KANSO le 18 mai 2021 à 9 h en visioconférence

    J'ai le plaisir de vous convier à la soutenance de ma thèse, intitulée :

    « MESURE ET MODELISATION DU BILAN HYDROLOGIQUE DE DISPOSITIFS RUSTIQUES DE GESTION A LA SOURCE DES EAUX DE RUISSELLEMENT DE CHAUSSEES »

    La thèse est en cotutelle entre l'Université Paris-Est (France) et l'Université Libanaise (Liban). Cette thèse a été réalisée dans le cadre des projets OPUR et Roulépur.

    La soutenance aura lieu le mardi 18 Mai 2021 à 9h en visio-conférence.

    Un résumé de la thèse est disponible en pièce jointe.

    Le jury de thèse comprend :

    • M. Laurent LASSABATERE, ENTPE, Rapporteur
    • M. Chadi ABDALLAH, CNRS-L, Rapporteur
    • M. Pierre-Emmanuel PEYNEAU, Université Gustave Eiffel, Examinateur
    • M. Antoine EL SAMRANI, Université Libanaise, Faculté des Sciences, Examinateur
    • M. Bruno TASSIN, École des ponts ParisTech, Examinateur
    • Mme Marie-Christine Gromaire, École des ponts ParisTech, Directrice de thèse
    • M. Ghassan CHEBBO, Université Libanaise, Faculté de Génie, Directeur de thèse
    • M. David Ramier, CEREMA Ile-de-France, Co-encadrant de thèse

jeudi 29 avril 2021

  • Microplastiques et nanomatériaux - ANR-ANSES - 20 mai 2021

    Rencontre scientifique ANR - ANSES - Microplastiques et nanomatériaux - Recherche en environnement et santé - Jeudi 20 mai 2021

    D'importantes quantités de particules de dimension micro ou nanométriques sont présentes dans l'environnement. Beaucoup proviennent de la dégradation des matériaux plastiques et des nombreux emplois de nanomatériaux dans les produits du quotidien. Si le recours au plastique ou aux nanomatériaux manufacturés a des avantages certains, les contaminations particulaires qui en sont issues peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et les écosystèmes.

    Le 20 mai 2021, l'Anses et l'ANR organisent une rencontre scientifique sur le thème « Microplastiques et nanomatériaux : recherche en environnement et santé ». Au travers d'un panorama des travaux de recherche financés par les deux agences, seront abordées les sources d'exposition aux particules, leur présence dans l'environnement ainsi que leurs conséquences sur les écosystèmes et la santé humaine.

    Une intervention spécifique portera sur la conception de nanomatériaux innovants, durables et plus sûrs pour la santé humaine et l'environnement. En fin de journée, un panel d'experts sera convié à un échange portant sur « Micro/nano : entre futilité et utilité ».

    Programme scientifique

    Jeudi 20 mai 2021 de 9h30 à 17h00

    Inscription à cette rencontre scientifique ANR - ANSES

    Site d'inscription


mardi 27 avril 2021

  • Appel à contributions pour Développement Durable et Territoires

    Appel à contributions pour la revue Développement Durable et Territoires

    Bonjour toutes et à tous,

    Vous trouverez ci-joint l'appel à articles pour la revue Développement Durable et Territoires.

    Il est dans la continuité du séminaire que nous avions organisé au sein du groupe transversal Natures Urbaines du LABEX Futurs Urbains en septembre 2020.

    Thème des contributions attendues

    La mise en visibilité de la nature dans l'aménagement.

    Nouveaux questionnements autour de la mise en scène et en récit de la « ville durable »

    Coordinateurs de l'appel :

    Procédure de soumission de contributions

    • Les articles proposés devront être des documents originaux. Ils peuvent néanmoins avoir fait l'objet de communications lors d'un colloque ou de documents de travail, à condition d'être réadaptés au format de la revue Développement durable et territoires.
    • Les propositions d'articles (résumés de 4 500 signes espaces compris, hors bibliographie) seront soumises à un avis de pertinence pour juger de leur adéquation avec le cadrage du dossier. Ces propositions devront donc être suffisamment précises (titre de l'article, question de recherche, outils théoriques, terrain étudié, principaux résultats). Elles devront inclure les noms et prénoms des auteur·e·s, leur statut et leur rattachement institutionnel, ainsi que le courriel de l'auteur·e correspondant.
    • Les auteur·e·s avisés positivement seront invités à soumettre un article complet (entre 30 000 et 55 000 signes espaces compris, bibliographie et première page incluses).
    • Chaque article, sous couvert d'anonymat, sera soumis à deux relectures anonymes. Cette double relecture pourra donner lieu à des demandes de corrections (mineures ou majeures), à une ré-écriture éventuelle, voire à un refus de l'article.
    • Si des modifications demandées ne sont pas effectuées, et ce sans justification, le comité de coordination du dossier et le Comité de rédaction de la revue se réservent le droit de ne pas publier le texte concerné.

    Calendrier prévisionnel

    • Publication de l'appel à article : 20 avril 2021
    • Date limite de réception des résumés étendus : 1er juillet 2021
    • Avis du comité de coordination du dossier : 17 juillet 2021
    • Date limite de réception des articles : fin novembre 2021
    • Publication prévue : automne 2022

    Consignes de rédaction

    • Format des résumés : 4 500 signes espaces compris max., hors bibliographie.
    • Format des articles : entre 30 000 et 55 000 signes espaces compris, bibliographie, notes et première page incluses ; voir les recommandations aux auteurs sur le site de la revue DD&T

    Appel à contributions

    fichier PDF

    Au plaisir de vous lire

    Julie Gobert


mercredi 21 avril 2021

mardi 20 avril 2021

lundi 19 avril 2021

  • Soutenance de thèse de Najwa Sharaf - Jeudi 22 avril 2021 à 10h

    Najwa Sharaf soutiendra sa thèse de doctorat intitulée « Télédétection et modélisation pour la surveillance et la compréhension de la dynamique des cyanobactéries dans les lacs de barrage. Application à la retenue de Karaoun (Liban) » le jeudi 22 Avril 2021 à 10h00 en salle V003 de l'École des ponts ParisTech.
    Ce travail a été réalisé au LEESU (École des Ponts) et au Centre National de la Recherche Scientifique au Liban.

    Le jury sera composé de :

    • Claudia Giardino, rapportrice, CNR-IREA, Italie
    • Clelia Marti, rapportrice, Université de Curtin, Australie
    • Céline Casenave, examinatrice, INRAE, France
    • Alexandrine PANNARD, examinatrice, Université de Rennes1, France
    • Pierre-Alain DANIS, Invité, OFB, France
    • Brigitte VINÇON-LEITE, Directrice de thèse, Ecole des Ponts, France
    • Kamal SLIM, co-directeur, CNRS, Liban
    • Ali FADEL, co-encadrant, CNRS, Liban
    • Bruno LEMAIRE, co-encadrant, AgroParisTech, France

    Résumé de la thèse

    Suivi de la soutenance de thèse


mardi 13 avril 2021

  • Académie des Sciences : Plastiques - Mars 2021

    Les plastiques dans l'environnement, le nouveau rapport de l'Académie des sciences - 16 mars 2021

    Dans son nouveau rapport, l'Académie de sciences fait le point sur le rôle des plastiques dans le monde et l'ampleur de la pollution dont ils sont responsables. Face au constat préoccupant qu'elle dresse, elle présente une série de recommandations, posant en premier lieu les conditions d'une utilisation et d'une production raisonnées de ces polymères, devenus incontournables dans bien des domaines. Elle appelle notamment politiques, industriels et économistes à s'engager conjointement dans une démarche de rupture pour permettre d'intégrer la filière plastique dans les principes d'une économie circulaire. Mais elle insiste également sur la nécessité de développer des programmes de recherche ambitieux, afin de mieux comprendre le devenir des déchets plastiques et leur impact sur le vivant.

    Télécharger le rapport de l'Académie des Sciences

    Ainsi qu'il est noté en page 24 de ce rapport, le Leesu a participé, le 15 octobre 2019, aux personnalités auditionnées par le comité des Sciences de l'environnement de l'Académie des sciences, en la personne de Johnny Gasperi. Cette participation correspond au programme thématique du Leesu Débris plastiques : du macro- au micro-plastique.


mardi 6 avril 2021

  • Offre de thèse en 2021 : Fonctionnement hydrologique des jardins de pluie – De l'évaluation in-situ à la modélisation pour une diversité de contextes

    Proposition de sujet de thèse 2021-2024 au LEESU : Fonctionnement hydrologique des jardins de pluie – De l'évaluation in-situ à la modélisation pour une diversité de contextes

    - À noter : brèves du Leesu

  • Offre de thèse 2021 : Fonctionnement hydrologique des jardins de pluie – De l'évaluation in-situ à la modélisation pour une diversité de contextes

    1. Contexte

    La gestion des eaux pluviales urbaines est un enjeu important pour la préservation des milieux aquatiques superficiels et la protection de la ressource en eau. Les volumes de ruissellement générés par temps de pluie sont en effet à l'origine de nombreux impacts environnementaux, du fait de la contamination qu'ils véhiculent mais aussi des dysfonctionnements qu'ils occasionnent sur des systèmes d'assainissement vieillissants et devenus insuffisants.

    Dans ce contexte, le recours à des dispositifs végétalisés, favorisant les processus d'infiltration ou d'évapotranspiration, apparaît comme un moyen efficace pour limiter à la source les flux d'eau et de contaminants dirigés vers les eaux superficielles. Si de tels ouvrages sont susceptibles de donner lieu à des phénomènes de « dépollution » (filtration, adsorption…), les travaux récents indiquent que leur efficacité pour la maîtrise de la contamination est en grande partie conditionnée par leur capacité d'abattement vis-à-vis des événements fréquents. La bonne compréhension de leur fonctionnement hydrologique est donc indispensable pour anticiper leurs performances et optimiser leur conception.

    Parmi les solutions mises en œuvre, les « jardins de pluie » (ou techniques de biorétention) désignent des dispositifs intégrés au milieu urbain, caractérisés par une succession de couches filtrantes ainsi qu'une palette végétale à valeur paysagère, et pour lesquels de multiples variantes de conception peuvent être envisagées : diversité de matériaux drainants, présence ou non d'imperméabilisation en fond d'ouvrage, mise en place de drains…Ces choix de conception sont susceptibles de conditionner fortement l'efficacité des ouvrages, au même titre que le contexte de mise en œuvre (régime pluviométrique, caractéristiques du sol sous-jacent, surface du dispositif relativement au bassin versant d'apport…). Leur incidence reste cependant insuffisamment maîtrisée, en particulier lorsque l'infiltration vers le sol sous-jacent n'est plus le processus dominant.

    Il apparaît ainsi nécessaire de conforter la compréhension du fonctionnement de ces ouvrages et de proposer des outils permettant d'optimiser leur efficacité vis-à-vis des événements fréquents.

    2. Objectifs de la thèse

    L'objectif de cette thèse est de préciser l'incidence de la conception des ouvrages de type « jardin de pluie » sur leur fonctionnement hydrologique et en particulier leur capacité à limiter les volumes de ruissellement pour les événements fréquents.

    L'étudiant(e) s'attachera à déterminer dans quelle mesure le fonctionnement hydrologique des jardins de pluie et leurs performances aux différentes échelles temporelles d'intérêt (évènement pluvieux, saison ou périodes longues) peuvent être optimisés, en tenant compte du contexte de mise en œuvre (climat, caractéristiques du sols, espace disponible, contraintes spécifiques liées à l'infiltration...).

    3. Cadre de travail et partenaires du projet

    Cette thèse s'inscrit dans le cadre du programme de recherche OPUR (Observatoire des Polluants Urbains). Elle est soutenue par la Ville de Paris à travers un cofinancement et à la mise à disposition de données.

    4. Contacts

    • Directeur de thèse : Marie-Christine Gromaire [DR, HDR], Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains, École Nationale des Ponts et Chaussées, 6-8 av. Blaise Pascal, Cité Descartes 77455 Marne-la-Vallée Cedex
      Courriel : marie-christine.gromaire(AT)enpc.fr
      Tel : 01 64 15 37 60
    • Co-encadrant : Jérémie Sage [ITPE], Cerema Ile-de-France, 12 rue Teisserenc de Bort, 78190 Trappes
      Courriel : jeremie.sage(AT)cerema.fr
      Tel : 01 34 82 12 56
    • Co-encadrant : Didier Técher [CR], Cerema Est, 71 rue de la Grande Haie, 54510 Tomblaine
      Courriel : didier.techer(AT)cerema.fr
      Tel : 03 83 18 31 79

    Offre de thèse (fichier PDF)


jeudi 25 mars 2021

  • Séminaire en ligne OCAPI le 6 avril 2021

    Urine, le nouvel engrais vert ? Séminaire en ligne OCAPI organisé par le réseau EDUCAGRI, qui rassemble les établissements publics d'enseignement agricole - 6 avril 2021

    Pulvérisateur avec urine devant le chantier d'AgroParisTech, essais Agrocapi, 2019

    Peut-on encore se payer le luxe d'uriner dans de l'eau potable et de construire des égouts qui emportent nos déjections vers la mer alors que l'urine est une ressource riche en azote et en phosphore, locale et renouvelable qui représente un fertilisant efficace pour l'agriculture ?

    Venez discuter et débattre le 6 avril de 17h à 18h avec Fabien ESCULIER et Bernard DE GOUVELLO des recherches et réalisations en cours du programme OCAPI. Nous vous expliquerons comment lancer votre propre démonstrateur expérimental dans votre lycée ! Qui sait peut-être serez-vous les prochain.es à participer à la production du pain boucle d'or !

    Si vous êtes intéressés ou si vous voulez revoir le séminaire en ligne après coup, inscrivez-vous

    Programme du séminaire en ligne du 6 avril 2021

    • Les enjeux de la séparation de l'urine à la source : bilan des cycles de l'azote et du phosphore à l'échelle des territoires
    • Le recyclage de l'urine en agriculture : exemples d'Europe du nord et d'ailleurs
    • et en France aussi ça bouge : démonstrateurs du Leesu et projets en cours.
    • et moi dans tout ça : comment tester à titre individuel ? Comment réussir un dispositif expérimental collectif à l'échelle de mon lycée ?

  • Webinaire OCAPI le 6 avril 2021

    Urine, le nouvel engrais vert ? Webinaire OCAPI organisé par le réseau EDUCAGRI, qui rassemble les établissements publics d'enseignement agricole - 6 avril 2021

    Pulvérisateur avec urine devant le chantier d'AgroParisTech, essais Agrocapi, 2019

    Peut-on encore se payer le luxe d'uriner dans de l'eau potable et de construire des égouts qui emportent nos déjections vers la mer alors que l'urine est une ressource riche en azote et en phosphore, locale et renouvelable qui représente un fertilisant efficace pour l'agriculture ?

    Venez discuter et débattre le 6 avril de 17h à 18h avec Fabien ESCULIER et Bernard DE GOUVELLO des recherches et réalisations en cours du programme OCAPI. Nous vous expliquerons comment lancer votre propre démonstrateur expérimental dans votre lycée ! Qui sait peut-être serez-vous les prochain.es à participer à la production du pain boucle d'or !

    Si vous êtes intéressés ou si vous voulez revoir le webinaire après coup, inscrivez-vous

    Programme du Webinaire du 6 avril 2021

    • Les enjeux de la séparation de l'urine à la source : bilan des cycles de l'azote et du phosphore à l'échelle des territoires
    • Le recyclage de l'urine en agriculture : exemples d'Europe du nord et d'ailleurs
    • et en France aussi ça bouge : démonstrateurs du Leesu et projets en cours.
    • et moi dans tout ça : comment tester à titre individuel ? Comment réussir un dispositif expérimental collectif à l'échelle de mon lycée ?

mercredi 17 mars 2021

  • Présentation du Leesu à Protection des Océans - 6 mars 2021

    Présentation du Leesu sur « l'état du système plastique et ses conséquences sur l'environnement » à l'association Protection des Océans - 6 mars 2021

    Un monde plastifié - Présentation du Leesu

    Lors de son assemblée générale extraordinaire du samedi 6 mars 2021 à l'Hôtel Mercure de la gare de Lyon à Paris, l'association Protection des Océans a invité 2 chercheurs du Leesu, Romain Tramoy et Robin Treilles, à présenter « l'état du système plastique et ses conséquences sur l'environnement ».

    Qu'est-ce qu'un plastique - Johnny Gasperi, LEE, Université Gustave Eiffel

    Protection des Océans est une association Loi 1901 créée le 24 août 2020 :

    • Adresse :4 rue des Anglais, 75005 Paris
    • Marraine : Anne Beaugé
    • Président : Stéphane Boudy
    • Membres d'honneur : Charles-Henry Dubail et Julien Wosnitza
    • Contact Twitter

lundi 15 mars 2021

mercredi 10 mars 2021

  • LEESURIALES 2021 : 15 et 16 mars 2021

    Les LEESURIALES 2021, présentations des doctorants du laboratoire, se dérouleront en visioconférence les 15 et 16 mars 2021.

    Vous trouverez ci-dessous le programme :

    Le rendez-vous est fixé à 9 h 15 sur Zoom.

    Session Chair Personnes présentant
    15 mars 9h30 - 10h55 Cleo Natalia, Guilherme, Francesco
    15 mars 11h10 - 12h40 Max Nina, Nadège, Julia, Trang, Cleo
    15 mars 14h - 15h15 Paul Max, Nadia, Maxime, Paloma
    15 mars 15h30 - 16h40 Guilherme Assia, Marcello, Paul
    16 mars 9h30 - 10h35 Maxime Fidji, Sadia, Christelle
    16 mars 10h35 - 11h45 Fidji Andréa, Alya, Ahmeda, Maryem

    Les présentations faites au cours de cette édition 2021 des LEESURIALES seront disponibles sur Intranet du Leesu / Pages de la Direction / LEESURIALES (identifiant et mot de passe nécessaires pour accéder à cet article).


mercredi 3 mars 2021

  • Musabimana Nadège

    Doctorante au Leesu – École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC)

    1. Contact

    Contact : nadege.musabimana(AT)enpc.fr

    Adresse professionnelle : Bâtiment MSE – Bureau 312, UPEC, Faculté des Sciences et Technologie, 61 avenue du Général de Gaulle, 94010 Créteil cedex

    Téléphone professionnel :

    Profil Researchgate

    Profil Linkedin

    2. Thèmes de recherche

    1. Caractérisation de la matière organique dans les milieux aquatiques
      Caractérisation de la matière organique en Seine dans l'agglomération parisienne, en sortie de station de traitement des eaux usées et en sortie de déversoir d'orage à différentes périodes de l'année.
    2. Déploiement de capteurs de fluorescence sur la Seine en agglomération parisienne
      Déploiement de plusieurs capteurs de fluorescence entre l'amont et l'aval de l'agglomération parisienne.
    3. Caractérisation de la matière organique in-situ et à haute fréquence
      Mesure d'indicateurs de fluorescence via des capteurs donnant des informations sur la quantité et la qualité de la matière organique et notamment leurs variations.

    3. Recherches en cours

    Mes recherches se portent sur la caractérisation in situ et à haute fréquence de la matière organique dissoute et de sa biodégradabilité dans les milieux aquatiques par spectroscopie de fluorescence.

    Cette thèse est encadrée par Gilles Varrault et Angélique Goffin.

    Cette thématique de recherche fait partie des programmes de recherche MeSeine Innovation, PiREN Seine (Site) et MOCOPEE (Site).

    Le déploiement de capteurs de fluorescence en Seine et en plusieurs points entre l'amont et l'aval de l'agglomération parisienne permettra l'obtention d'un jeu de données inédit à l'échelle internationale et ainsi d'étudier la variabilité spatio-temporelle de la quantité, la nature chimique et la biodégradabilité de la matière organique en Seine. La mesure haute fréquence permettra de mieux comprendre les évènements de courte durée tels que les crues, les épisodes pluvieux intenses, les dysfonctionnements ou modifications temporaires des ouvrages de traitement d'eaux usées.

    Les recherches visent donc à améliorer la compréhension des processus biogéochimiques liés à la matière organique dans la Seine en agglomération parisienne.

    4. Enseignement actuel

    5. Responsabilités collectives

    6. Parcours professionnel

    Période Emploi/poste/activité
    Novembre 2020 - Doctorante au Leesu : « Caractérisation in situ et à haute fréquence de la matière organique dissoute et de sa biodégradabilité dans les milieux aquatiques par spectroscopie de fluorescence » – Directeurs : Gilles Varrault et Angélique Goffin
    2019 – 2020 Stage de Master 2 (6 mois) – Leesu – Le suivi in situ de la matière organique dissoute et de sa biodégradabilité dans les milieux aquatiques par spectroscopie de fluorescence
    2019 – 2020 Master 2 – Systèmes Aquatiques et Gestion de l'EauUniversité Paris Est Créteil, École Nationale des Ponts et Chaussées et Université de Paris
    2018 – 2019 Master 1 – Sciences et Génie de l'Environnement-
    Université Paris Est Créteil et Université de Paris
    2014 Stage de Master 2 (4 mois) – Sciences et Ingénierie de la Matière Molle (SIMM) – Caractérisation du frottement de mousses élastomères
    2012 – 2014 Master Physique Fondamentale – Fluides Complexes et Milieux DivisésUniversité de Paris
    2011 – 2012 Stage de Master 1 (10 mois, 4h/semaine) – Institut de physique de l'Université Norvégienne de Sciences et Technologies (NTNU) - Étude de l'effet de la dispersion sur des pulsations courtes
    2011 – 2012 Master 1 physique – Noyaux, Atomes et Collisions – Université de Caen Basse-Normandie et l'Université Norvégienne de Sciences et Technologies – Erasmus à Trondheim en Norvège
    2008 – 2011 Licence physique parcours recherche et ingénierie – Université de Caen Basse-Normandie

    Production, majoritairement depuis 2008, sur HAL-ENPC, classée par type


vendredi 29 janvier 2021

  • Offre de post-doctorat en 2021 - Macrodéchets en Loire

    Offre de post-doctorat en 2021 - Dynamique et flux de macrodéchets sur le bassin de Loire : des émissions urbaines au devenir dans le fleuve

    1. Contexte et objectifs de l'étude

    La pollution par les débris plastiques est une thématique très médiatisée et en plein essor. Sur le plan scientifique, elle se focalise sur les microplastiques (MP, taille entre 1 μm et 5 mm) et mobilise un nombre important d'acteurs à tous niveaux (communauté scientifique, instances gouvernementales ou locales, associations, etc.). Au niveau législatif, dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive Cadre de Surveillance du Milieu Marin (DCSMM), diverses actions sont initiées afin de réduire à la source les quantités de déchets en mer et sur le littoral. Pour réduire de manière significative les flux de macrodéchets, il est nécessaire de bien évaluer les apports fluviaux mais également la dynamique des ces déchets dans les hydrosystèmes.

    Cette proposition post-doctorale s'inscrit dans le cadre du projet Plasti-nium (2021-2025) - « Débris Plastiques dans le continuum Homme-Terre-Mer » - qui ambitionne d'étudier la pollution plastique de la ville jusqu'à la mer et de créer une dynamique transverse et interdisciplinaire sur cette thématique au sein de la Région des Pays de la Loire.

    Ce projet porté par le Laboratoire Eau et Environnement (Université Gustave Eiffel) et en collaboration avec le Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (École des Ponts ParisTech, Université Paris Est Créteil) est co-financé par la région des Pays de Loire et Nantes Métropole, territoires particulièrement sensibles à la question de la pollution plastique.

    Fort de l'expérience et des connaissances acquises dans le cadre du projet Macro-Plast portant sur les flux transitant en Seine (Macro-Plast, 2017-2020), les objectifs de cette offre post-doctorale sont d'étudier la dynamique et flux de macrodéchets sur le bassin de Loire, des émissions urbaines au devenir dans le fleuve. Seront considérés les macrodéchets anthropiques (débris plastiques, métalliques et autres déchets en verre) de plusieurs cm à quelques mm.

    2. Méthodologie

    La dynamique et les flux de macrodéchets pourront être appréhendés selon plusieurs approches. Diverses expérimentations de terrain sont envisagées à la fois en zone urbaine ou sur le fleuve.

    En zone urbaine, et en concertation avec Nantes Métropole, les enjeux seront d'évaluer les flux de macrodéchets véhiculés par les eaux usées et les eaux pluviales à différentes échelles spatiales. Différentes approches pourront être déployées dans cet objectif, avec des suivis de macrodéchets. Les opportunités qu'offrent les différentes structures urbaines (dégrilleurs, bassins de stockage des eaux pluviales, bassins d'infiltration, etc.) seront étudiées pour l'étude de ces flux et dresser la typologie de ces déchets. Les flux estimés seront comparés à des données issues des services de propreté de la voirie ou d'autres études en milieu urbain.

    Sur le fleuve, des suivis de macrodéchets mettant en œuvre ou non les sciences participatives sur des sites pilotes seront réalisés. En parallèle, une recherche de potentielles zones d'accumulation des macrodéchets en Loire sera effectuée. Selon leur nombre et leur importance, un suivi de ces zones d'accumulation est envisagé sur un ou plusieurs sites et ce, sur la totalité de la période du contrat post-doctoral.

    Quel que soit le site d'étude, les déchets seront triés selon les grilles actuellement disponibles OSPAR/DCSMM. Une expérimentation de « piégeage et capture » de déchets plastiques est également envisagée pour estimer la quantité de déchets piégée dans ces zones d'accumulation comparativement à la quantité de déchets transitant dans le fleuve (Tramoy et al., 2020b, 2020a). Enfin, la dynamique de ces déchets en Loire sera appréciée à travers le suivi d'objets plastiques équipés de GPS. Parce que les processus d'échouage et de remobilisation des macrodéchets dépendent non seulement des propriétés des déchets, mais aussi des facteurs locaux et de la géomorphologie du fleuve, l'acquisition de ces trajectoires permettra de dresser les analogies et les spécificités de la Loire comparativement à la Seine.
    Parallèlement aux expérimentations de terrain, les flux de macrodéchets seront également estimés à partir de données bibliographiques (Jambeck et al., 2015), de certains travaux de référence sur les macrodéchets (Tramoy et al., 2019) mais également de différents recueils de données issues d'association ou d'organismes de gestion de l'eau.

    3. Missions et responsabilités

    La personne recrutée aura pour mission de mettre en œuvre les différentes approches pour caractériser les flux de débris plastiques en zone urbaine et en Loire.

    Elle sera amenée à proposer différents types de suivi et d'instrumentation (plus ou moins innovants) et à leur déploiement. Une partie terrain très importante est prévue au cours de ce travail avec le suivi de macrodéchets, le repérage de zones d'accumulation ou la mise en place d'expérimentations de type « piégeage et capture ».

    La personne recrutée aura également en charge de contacter les différents acteurs, associations et gestionnaires pour identifier des données sur les macrodéchets.

    4. Profil du candidat

    Titulaire d'un doctorat en sciences et techniques de l'environnement ou d'autres spécialités liées à l'environnement ou aux déchets, le candidat doit avoir des capacités d'innovation et d'instrumentation créative. Il doit posséder un gout prononcé pour le travail de terrain et une aisance relationnelle pour pouvoir échanger avec les nombreux acteurs locaux. Une connaissance du bassin de la Loire, et plus particulièrement de la partie aval, serait un plus. De même, des connaissances sen géomatique seraient appréciées.

    5. Encadrement et contacts

    La personne sera recrutée pour une durée de 18 mois. Selon le profil et l'expérience, la rémunération est comprise entre 25 et 30 k€ brut annuel.

    Poste basé sur le campus nantais de l'Université Gustave Eiffel.

    La personne recrutée sera encadrée par Johnny Gasperi, directeur de recherche au Laboratoire Eau et Environnement et par Bruno Tassin, directeur de recherche au Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes urbains (Leesu).

    6. Références

    • Jambeck, J.R., Geyer, R., Wilcox, C., Siegler, T.R., Perryman, M., Andrady, A., Narayan, R., Law, K.L., 2015. Plastic waste inputs from land into the ocean. Science 347, 768–771. https://doi.org/10.1126/science.1260352
    • Tramoy, R., Gasperi, J., Colasse, L., Silvestre, M., Dubois, P., Noûs, C., Tassin, B., 2020a. Transfer dynamics of macroplastics in estuaries – New insights from the Seine estuary : Part 2. Short-term dynamics based on GPS-trackers. Marine Pollution Bulletin 160, 111566. https://doi.org/10.1016/j.marpolbul.2020.111566
    • Tramoy, R., Gasperi, J., Colasse, L., Tassin, B., 2020b. Transfer dynamic of macroplastics in estuaries — New insights from the Seine estuary : Part 1. Long term dynamic based on date-prints on stranded debris. Marine Pollution Bulletin 152, 110894. https://doi.org/10.1016/j.marpolbul.2020.110894
    • Tramoy, R., Gasperi, J., Dris, R., Colasse, L., Fisson, C., Sananes, S., Rocher, V., Tassin, B., 2019. Assessment of the Plastic Inputs From the Seine Basin to the Sea Using Statistical and Field Approaches. Frontiers in Marine Science 6, 151. https://doi.org/10.3389/fmars.2019.00151

    7. Pour candidater

    Merci d'envoyer une lettre de motivation ad. hoc et un CV à Johnny Gasperi et Bruno Tassin.

    Offre d'emploi de post-doctorat


  • Offre de stage de M2 au Leesu en 2021 : flux benthiques

    Offre de stage de M2 au Leesu en 2021 : Développement d'une nouvelle méthode de mesure des flux benthiques de nutriments dans un écosystème lacustre par accumulation turbulente (REA)

    Lieu et durée du stage :

    • Leesu, École des Ponts ParisTech, 6-8 avenue Blaise Pascal, 77420 Champs-sur-Marne
    • 5 à 6 mois à partir de février 2021.

    Responsables scientifiques

    • Brigitte Vinçon-Leite, Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (Leesu), Champs-sur-Marne,
    • Eric Viollier, Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE),
    • Bruno Lemaire, Hydrosystèmes anthropisés – ressources, risques et restauration (HYCAR), Antony.

    Candidature à envoyer à Bruno Lemaire avant le 28 février 2021 : bruno.lemaire(AT)agroparistech.fr

    Offre de stage (printemps - été 2021)

    Contexte et objectif :

    Les milieux aquatiques ont une contribution encore mal connue aux bilans biogéochimiques mondiaux, en particulier les flux de nutriments et de polluants entre la colonne d'eau et les sédiments, appelés flux benthiques. Parmi les techniques de mesure (Viollier et al., 2003), la plupart perturbent le courant, alors qu'il est l'un des moteurs principaux de la dynamique à l'interface eau-sédiment, la couche benthique (Lorke and MacIntyre, 2009). Berg et al. (2013) ont ainsi montré que la mesure du flux benthique d'oxygène dissous peut être beaucoup plus grande par covariance turbulente que dans une chambre benthique.

    L'objectif de ce stage est, à leur suite, de mesurer, non plus cette fois les flux d'oxygène en rivière, mais ceux de nutriments au fond d'un lac peu profond, par chambre benthique et, non plus par covariance turbulente, mais par « relaxed eddy accumulation » (REA). Dans le cadre du doctorat en cours de Guilherme Calabro, nous adaptons au milieu subaquatique cette technique issue de la micrométéorologie (Lemaire et al., 2017). De premiers essais de comparaison ont déjà eu lieu sur le lac de Champs-sur-Marne (12 ha, profondeur moyenne 2,5 m) et rappelé l'importance de conditions de turbulence suffisantes. Il s'agira durant le stage de mesurer la variabilité temporelle et spatiale des flux benthiques de nutriments dans le plan d'eau avec les deux techniques.

    Méthodologie :

    Vous contribuerez à l'organisation et participerez activement aux campagnes de mesures ainsi qu'aux analyses chimiques en laboratoire.

    L'analyse des mesures portera sur leur relation avec les variables environnementales et sur la corrélation entre les mesures par « relaxed eddy accumulation » et par chambre benthique.

    Profil recherché :

    • Master 2 en sciences de l'environnement au sens large (stage d'élève-ingénieur),
    • Connaissances de base en programmation numérique pour l'analyse des mesures (Matlab),
    • Permis B souhaité.

    Modalités pratiques :

    • Le stage est financé par la Fédération d'Île-de-France de recherche en environnement ; la gratification sera de 3,9 € par heure, soit environ 600 € par mois (pour les mois incomplets en début ou fin de stage, l'indemnité est calculée au prorata du nombre de jours de stage effectués),
    • Remboursement de la moitié de l'abonnement aux transports en commun (passe Navigo),
    • Restauration collective.

    Références citées

    • Berg, P., Long, M.H., Huettel, M., Rheuban, J.E., McGlathery, K.J., Howarth, R.W., Foreman, K.H., Giblin, A.E., Marino, R., 2013. Eddy correlation measurements of oxygen fluxes in permeable sediments exposed to varying current flow and light. Limnology and Oceanography 58, 1329–1343. https://doi.org/10.4319/lo.2013.58.4.1329
    • Lemaire, B.J., Noss, C., Lorke, A., 2017. Toward relaxed eddy accumulation measurements of sediment-water exchange in aquatic ecosystems : Aquatic Relaxed Eddy Accumulation. Geophysical Research Letters 44, 8901–8909. https://doi.org/10.1002/2017GL074625
    • Lorke, A., MacIntyre, S., 2009. The Benthic Boundary Layer (in Rivers, Lakes, and Reservoirs), in : Encyclopedia of Inland Waters. Elsevier, pp. 505–514. https://doi.org/10.1016/B978-012370626-3.00079-X
    • Viollier, E., Rabouille, C., Apitz, S.E., Breuer, E., Chaillou, G., Dedieu, K., Furukawa, Y., Grenz, C., Hall, P., Janssen, F., Morford, J.L., Poggiale, J.-C., Roberts, S., Shimmield, T., Taillefert, M., Tengberg, A., Wenzhöfer, F., Witte, U., 2003. Benthic biogeochemistry : state of the art technologies and guidelines for the future of in situ survey. Journal of Experimental Marine Biology and Ecology 285–286, 5–31. https://doi.org/10.1016/S0022-0981(02)00517-8

mardi 26 janvier 2021

  • Offre de stage M2 au Leesu en 2021 : Natures Urbaines

    Offre de stage M2 au Leesu en 2021 : « Solutions fondées sur la nature et intégration des usagers/des savoirs profanes » du Groupe transversal Natures Urbaines du Labex Futurs Urbains

    Le groupe transversal « Natures Urbaines » du Labex Futurs Urbains propose un stage destiné à un.e étudiant.e de M2 en sciences sociales sur les solutions fondées sur la nature et leur intégration des usagers/des savoirs profanes. Durée 6 mois.

    Ce stage découle d'une réflexion menée au sein du Groupe transversal « Natures Urbaines » cherchant à mieux comprendre en quoi ces solutions fondées sur la nature s'intègrent (ou non) dans une logique multi-scalaire et permettent potentiellement de faire discuter les savoirs profanes et professionnels. Le stagiaire s'appuiera sur la bibliographie existante et des études de cas en cours d'analyse.

    Plus d'informations sont données dans la fiche jointe.

    Merci d'adresser les candidatures à Julie Gobert et Taoufik Souami avant le 15/02/2021 (date modifiée).

    Le stage se déroulera au Leesu (Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains) à l'École des ponts ParisTech.


  • RECYLUSE : vidéo présentation méthode et résultats

    Interview de Julie Gobert expliquant la méthode et les résultats du programme RECYLUSE financé par l'ADEME

    Julie Gobert, chercheuse au Leesu à l'École des ponts ParisTech, co-animatrice du programme de recherche RECYLUSE financé par l'ADEME.

    Rapport final de RECYLUSE


lundi 25 janvier 2021

  • Offre de stage M2 au Leesu en 2021 - Evaluation du potentiel de déploiement...

    Offre de stage M2 au Leesu en 2021 - Evaluation du potentiel de déploiement d'une innovation en matière de gestion des eaux pluviales urbaines : l'arbre de pluie.

    Niveau

    Bac +5 (Master 2 ou école d'ingénieur)

    Contexte

    L'arbre constitue aujourd'hui un élément clef des espaces urbains. Dans le contexte de retour de la nature en ville, c'est un objet qui reçoit une attention croissante, non seulement de la part des responsables de la collectivité, mais également des collectifs citoyens (évoquer ou non les permis de végétaliser à Paris).
    Les arbres sont présents dans des parcs, mais également le long des rues où ils sont appréciés pour leur esthétique et la fraîcheur qu'ils apportent en été par leur ombrage et leur évapotranspiration. Ces arbres, plus ou moins régulièrement disposés le long de la voirie sont appelés « arbres d'alignement ». Leur population peut être conséquente. Sur le territoire parisien par exemple, leur nombre s'élève à 100 000 avec un taux de renouvellement d'environ de 1% par an. La Direction des Espaces Verts et de l'Environnement programme ce renouvellement en fonction des besoins naturels de remplacement (maladie, sécheresse, etc.) ou modification de l'aménagement (élargissement ou rétrécissement des voiries, renouvellement urbain, etc.). Pour ces besoins la ville a géo référencée tous ses arbres .

    arbre de pluie - SenseCity 2020
    arbre de pluie - SenseCity 2020
    Arbre de pluie à SenseCity, expérience avec une nouvelle technique alternative pour la maitrise du ruissellement urbain
    Martin.Seidl@ENPC.fr

    .

    Les arbres jouent un rôle dans le cycle hydrologique. Lors d'un évènement pluvial, une partie de la pluie est interceptée par les feuilles, un autre ruisselle sur le tronc ou le sol et s'infiltre en pied d'arbre. L'arbre retient l'eau dans ses feuillages et dans sa zone racinaire. Ces fonctions peuvent être renforcées et mises à profit pour la gestion des eaux de ruissellement. Depuis les années 2010, on voit ainsi apparaitre aux États-Unis un nouveau concept en analogie avec d'autres techniques alternatives, l'arbre de pluie. Il s'agit d'un arbre d'alignement dont le sol a été aménagé de sorte à stocker et infiltrer l'eau qui ruisselle sur les portions de voiries environnantes, ou de la restituer au réseau. Ce dispositif permet d'améliorer sensiblement les quantités et éventuellement la qualité d'eau de ruissellement traitée par un arbre.

    Depuis 2020 des essais sont menés par LEESU au sein de l'équipement Sense-City à Marne-la-Vallée sur les arbres de pluie. Ils devront permettre une caractérisation du fonctionnement hydrologique d'un dispositif type en vue de sa modélisation pour pouvoir proposer les principes de base de dimensionnement. Cette démarche confirme tout l'intérêt de cette innovation, tant dans du point de vue de gestion des eaux pluviales que dans le cadre des nouveaux projets urbanistiques (ZAC).
    Toutefois, la mise en œuvre sur le terrain de ce type de dispositif va être plus ou moins aisée en fonction de la configuration urbaine dans laquelle l'on se trouve soit en remplacement d'un arbre d'alignement « conventionnels » existant soit en implantation dans un tissu urbain existant en quête du vert ou des techniques alternatives pour la gestion du ruissellement, soit en construction neuve. En dehors du cadre financier et législatif (PLU, etc.), l'implantation va être ainsi une fonction de l'espace physique (taille de voirie, aménagement existant, etc.) et le sous-sol. L'ensemble va déterminer non seulement l'espèce à choisir, mais aussi le type d'ouvrage hydraulique à mettre en place.
    Le projet de stage s'insère d'une part dans le cadre du projet de recherche Wise-Cities qui s'intéresse aux innovations urbaines en matière de gestion de l'eau reposant sur une approche eau-sol-énergie : ce projet fait en effet l'hypothèse que la fabrique de la ville de demain passe par une approche décloisonnée de la gestion de l'eau en ville, qui doit s'articuler plus spécifiquement avec les enjeux énergétiques et de gestion du sol (tant du point de vue foncier que de ses propriétés physiques spécifiques). D'autre part, le stage s'insère dans l'axe R3 Gestion à la source des eaux pluviales d'OPUR 5 programme-cadre d'Observatoire des polluants urbains avec comme principaux objectifs comprendre, modéliser et optimiser le fonctionnement hydrologique des dispositifs pour assurer leur efficacité et pérennité.

    Mission

    L'objectif du stage vise à développer une méthode permettant de qualifier et quantifier une portion de territoire urbain quant à son aptitude à recevoir les deux types d'aménagement d'arbres de pluie et de permettre ainsi de caractériser le potentiel de gestion des eaux pluviales associé. L'aptitude du territoire à recevoir l'innovation prendrait forme d'un indice pouvant être cartographié, en analogie par exemple avec des indices d'hydro morphologie, de qualité d'espace vert, etc. L'indice sera construit à partir d'un ensemble des descripteurs relevant de la dimension géophysique, mais aussi architecturale, urbanistique (conformité aux règles des PLU notamment), voire d'acceptabilité à appréhender au travers d'enquêtes avec les services techniques et les riverains des zones concernés. L'ensemble des descripteurs pertinents serait défini au travers de l'étude détaillée de trois territoires réels (dont le choix reste à définir) correspondant à des configurations urbanistiques contrastées et représentatives du transect urbain francilien (du centre dense jusqu'à la zone pavillonnaire diffuse).

    Profil

    Étudiant en 2ème année de Master universitaire ou étudiant d'École d'Ingénieur (4ème année / année de césure), spécialité Environnement, Urbanisme, Aménagement urbain, Géographie. Connaissances en végétalisation et hydrologie sont un plus.

    Maîtrise des outils SIG, ainsi qu'une aisance à l'oral pour mener des entretiens auprès d'opérationnels, une rigueur intellectuelle, capacité à travailler en autonomie et esprit d'initiative sont autant d'atouts qui vous permettront de mener à bien vos projets au sein du laboratoire Leesu.

    Durée

    4 à 6 mois équivalant temps plein à partir du 1er février 2021

    Lieu

    Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (Leesu, à l'ENPC (Champs sur Marne, 77) et l'UPEC (Créteil, 94).

    Rémunération

    Gratification de stage env. 600 €/mois (ETP) + contribution transport et alimentation.

    Contacts

    Vous pouvez postuler jusqu'au 15 février 2021 en envoyant votre CV et votre lettre de motivation à Bernard DE GOUVELLO ET Martin SEIDL

    Proposition de stage (PDF)


  • Atoui Alya

    Doctorante – Université Paris-Est Créteil et Université Libanaise (Liban)

    1. Contact

    Contact : alya.atoui(AT)u-pec.fr

    Adresse professionnelle en France : Université Paris-Est Créteil (UPEC), P3 - Bureau 222, 2ème étage, 61 Avenue du Général de Gaulle, 94010 Créteil Cedex

    Adresse professionnelle au Liban : Beirut-Hadath. Université Libanaise, Faculté des sciences, Département de mathématiques appliquées, bureau 238, 2ème étage.

    Téléphone professionnel en France : 01 45 17 65 61

    Téléphone professionnel au Liban : 00 961 5 460 696

    Profil Linkedin

    2. Thèmes de recherche

    -* Évaluation des impacts environnementaux au Liban : Eau-sol-air

    La pollution de l'eau, de l'air, et des sols est un problème grave majeur au Liban en tant que point de l'environnement, l'objectif principal est d'étudier la pollution environnementale au Liban surtout le transfert de polluants dans les compartiments (Air/Eau/Sol) en utilisant la modélisation statistique et des modèles environnementaux.

    3. Recherches en cours

    Directeurs de thèse :

    • Régis Moilleron
    • Samir Abbad Andaloussi
    • Zaher Khraibani, Université Libanaise (profil ResearchGate) : Beirut-Hadath. Université Libanaise, Faculté des sciences, Département de mathématiques appliquées, Bureau 238, 2ème étage

    Membres du Comité de suivi :

    • Sophie Laruelle, Maître de Conférence à l'Université Paris-Est Créteil, Laboratoire d'Analyse et de Mathématiques Appliquées (LAMA)
    • Mohamad Fakih, Université Libanaise, Faculté des sciences, Section V-Nabatieh

    L'environnement est le milieu de vie des êtres vivants. Il est ainsi le centre des actions, réactions et coactions entre les êtres vivants. Il exerce sur les êtres vivants des actions diverses : par exemple, l'ensemble des facteurs écologiques de l'environnement détermine la nature et la diversité des espèces présentes dans une région, leur abondance relative et leur répartition. A leur tour, les êtres vivants peuvent réagir (réactions) sur le milieu et le transformer. En définitive, l'environnement regroupe l'ensemble des écosystèmes terrestres et aquatiques. Hélas, l'homme ne cesse de porter atteinte à la nature et ses ressources pour un profit immédiat comme l'ont fait des générations précédentes. L'impact des activités humaines dans le sens de la simplification, la modification et l'altération des écosystèmes naturels, devient de plus en plus menaçant. Cet impact touche aussi bien les écosystèmes terrestres et aquatiques donc globalement l'environnement.

    Or, la pollution de l'eau, de l'air, et des sols est un problème grave majeur au Liban en tant que point de l'environnement, alors l'objectif principal est d'étudier la pollution environnementale au Liban surtout le transfert de polluants dans les compartiments (Air/Eau/Sol) en utilisant la modélisation statistique et des modèles environnementaux, à titre d'exemple le modèle MACKAY et Paterson, qui permet de calculer la distribution prévisible dans l'environnement. En plus, en raison des interférences directes ou indirectes des êtres humains, l'eau est contaminée par divers polluants, d'où l'intérêt aussi d'étudier les paramètres physico-chimiques de la rivière Litani au Liban. Nous abordons également l'impact du changement climatique sur la qualité d'eau.

    En plus, le sol peut être considéré comme un système en contact avec d'autres compartiments de l'environnement dont les eaux de surface et souterraines mais aussi l'atmosphère. La pollution atmosphérique est l'une des plus grandes menaces pour l'environnement qui atteint les êtres vivants, les villes, les forêts, les écosystèmes aquatiques, etc.

    L'environnement au Liban est devenu un problème majeur au cours de la dernière décennie. Le Liban est l'un des pays les plus pollués au monde en raison de l'augmentation spectaculaire du nombre de véhicules, de la présence des industries dans la capitale, et de la construction chaotique. Ces facteurs sont néfastes pour l'environnement. Il convient de signaler que les principaux polluants atmosphériques au Liban sont :

    • ce dioxyde d'azote,
    • l'énergie thermique,
    • l'augmentation des ressources de combustion,
    • les raffineries,
    • les cimenteries, etc.

    Tous ces facteurs sont la cause des différentes maladies comme, les maladies respiratoires infectieuses, les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon. Les travaux de recherche au Liban qui ont été faits sur l'étude de la qualité d'air-sol-eau sont des études descriptives comparatives qui présentent plusieurs lacunes à la fois en termes de matériel et des méthodes utilisées. Ces limites comprennent le manque de données unifiées et les mesures à long terme de la pollution atmosphérique.

    Cette thèse permettra de développer et détailler les mécanismes de la pollution de l'écosystème dans une ou plusieurs régions au Liban en utilisant de nouvelles méthodes en modélisation statistique et en simulation numérique via des modèles physico-chimiques pertinents. Pour mener à bien cette thèse, nous aborderons les étapes suivantes :

    • Mise en œuvre d'une étude préliminaire descriptive informative en vue de détecter les sources, les causes et les types de pollution afin de pouvoir analyser les niveaux mesurés des critères de polluants.
    • Ensuite, nous pourrons étudier et comprendre le problème de la pollution de l'air au Liban selon plusieurs niveaux (climatologiques, physiques, chimiques, etc.) en implémentant des modèles statistiques afin d'évaluer la relation entre différentes variables comme les émissions de polluants et les concentrations des polluants dans l'atmosphère (modèle longitudinal, modèle de régression, ACP, etc.).
    • Réalisation d'une étude spatiale et temporelle (configuration topographique et urbaine) suivie d'une compréhension et interprétation des phénomènes atmosphériques afin de prédire et de mettre un système d'alerte en cas de pics de pollution en utilisant la théorie des valeurs extrêmes (TVE).
    • Les phénomènes extrêmes de pollution atmosphérique présentent un intérêt particulier. Ils représentent un risque pour la santé et peut aussi modifier l'écosystème à l'échelle d'une ville, d'un pays, voire un continent. La théorie de la statistique des valeurs extrêmes fournit un outil utile pour analyser les données correspondant à la qualité de l'air et prévoir l'avenir des événements extrêmes tout en détectant le niveau et la période de retour des valeurs extrêmes.

    A titre d'exemple, les concentrations de SO2 et de NO2 seront mesurées dans des stations de surveillance au Liban, ainsi que les concentrations ambiantes de polluants gazeux tels que le dioxyde d'azote (NO2) et de particules (PM10 et PM2,5).

    L'objectif principal de l'étude de TVE est de mettre des stratégies de réduction des principaux polluants. Bien que la modélisation statistique nous donne des informations sur la qualité d'air, la modélisation ne pourra pas être utilisée pour prédire des évolutions non linéaires dans le cas des processus physico-chimiques. Pour cela, on projette de considérer dans cette thèse des modèles déterministes pour étudier les concentrations de polluants en fonction de l'espace et du temps en utilisant les équations de diffusion atmosphérique (équations de Navier-Stokes).

    4. Enseignement actuel

    • L3 SVT/ UPEC
      • Analyse des données statistiques
      • Analyse des données statistiques : Avancement
      • Interprétation et rédaction
    • L2 CB
      • Outils statistiques

    5. Responsabilités collectives

    6. Parcours professionnel

    Période Poste / Activité
    Janvier 2020 - décembre 2022 Préparation de thèse : Évaluation des impacts environnementaux au Liban : Eau-sol-air - Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (Leesu) à l'UPEC et Université Libanaise - Directeurs : Régis Moilleron, Samir Abbad Andaloussi et Zaher Khraibani, Université Libanaise (profil ResearchGate)
    2019 Master à l'Université de Lille et l'Université Libanaise, Faculté de génie civil, Ouvrages pétroliers au Liban
    Avril - septembre 2019 Stage à Lebanese Petroleum Administration (LPA-Beirut, Liban) : Experimental design method in “plug and abandonment” of a petroleum well
    2018 Licence à la Beirut Arab University (BAU), Beyrouth, Liban
    Août - octobre 2017 Stage à Samco (Commercial agency) à Abu-dhabi : Service companies providing upstream operations facilities
    Schlumberger ; Hydrawell : Annular integrity and cementing tools invention, ; Reactive : Downhole tools ; Silverwell : Artificial lift ; Drilling data analysis, Closer view to operational problems and finding effective and economical solutions
    Mars - juin 2017 Stage à Lebanese Petroleum Administration (LPA-Beirut, Liban) : Evaluation of Petroleum Reserves and Resources, Research and gathering information, Comparing Deterministic and Stochastic models

    Production, majoritairement depuis 2008, sur HAL-ENPC, classée par type


mercredi 6 janvier 2021

  • Varnede Lucie

    Docteur (thèse Cifre) au Leesu - ENPC, Université Paris-Est : thèse soutenue le 12 novembre 2020

    1. Contact

    Contact : lucie.varnede(AT)enpc.fr

    Téléphone : 06 41 43 29 75

    Cerema - Direction territoriale d'Ile de France, 12 rue Léon Teisserenc de Bort, 78190 Trappes

    2. Thèmes de recherche

    • Parkings perméables végétalisés
    • Outil d'aide à la conception d'ouvrage

    3. Recherches en cours

    Le titre de la thèse que je prépare est : « Des parkings perméables végétalisés pour une gestion durable des eaux pluviales urbaines - Évaluation expérimentale et développement d'un outil d'aide à la conception ».

    Cette thèse est une thèse Cifre entre la société ECOVEGETAL et le LEESU et le Cerema. La thèse est encadrée par Marie-Christine Gromaire (Directrice de thèse, LEESU), David Ramier (Co-encadrant, Cerema) et Pierre Georgel (Co-encadrant, ECOVEGETAL).

    La thèse a pour but d'évaluer les capacités de parkings perméables végétalisés à abattre les flux d'eau et de polluants des eaux pluviales urbaines, et de développer un modèle conceptuel et un modèle physique pour aider à la conception et à la compréhension du fonctionnement des parkings perméables.

    Une partie de la thèse s'inscrit dans le projet Roulépur pour la partie sur la qualité des eaux, où un parking perméable végétalisé et un parking imperméable en enrobé seront comparés qualitativement et quantitativement. Un autre parking, situé sur le site du siège social d'ECOVEGETAL (Broué, France), possède 3 places expérimentales avec fond de forme imperméable. Les données obtenues pour ces trois places (pluie, débit) serviront de base pour commencer la modélisation, avant de complexifier les modèles.

    4. Enseignement actuel

    5. Responsabilités collectives

    6. Parcours professionnel

    Période Activité - emploi
    Octobre 2016 - novembre 2020 Préparation de thèse Cifre entre la société ECOVEGETAL et le Leesu et le Cerema
    Avril - septembre 2016 CDD à ECOVEGETAL
    2013 - 2015 Master en Hydrologie, Hydrogéologie et Sols à l'Université Paris-Sud
    2010 - 2013 Licence en Science de la Terre et de l'Univers à l'Université Paris-Sud

    Production, majoritairement depuis 2008, sur HAL-ENPC, classée par type


mercredi 23 décembre 2020

  • Offre de stage M2 au Leesu en 2021 - Biodégradation en filtre planté roseaux

    Offre de stage M2 au Leesu en 2021 - Évaluation des cinétiques de biodégradation de micropolluants organiques dans un filtre planté roseaux - POURVU

    Niveau

    Bac +5 (Master 2 ou école d'ingénieur)

    Contexte

    Les eaux de ruissellement des voiries urbaines sont connues pour leur contamination en polluants métalliques et organiques, originaires principalement du trafic routier. Ces eaux contribuent à la dégradation des milieux aquatiques récepteurs quand elles sont déversées sans traitement. Parmi les dispositifs de plus en plus utilisés pour les traiter, on retrouve les filtres plantés de roseaux. En 2019 la ville de Paris a lancé le projet Européen LIFE-ADSORB pour étudier la performance de ce type de traitement à l'échelle réelle au sein du bois de Boulogne en traitant les eaux du ruissellement issues du boulevard périphérique. Un des objectifs de ce projet est de comprendre comment les micropolluants sont piégés et éliminés pour pouvoir modéliser leur devenir et optimiser le traitement dans le futur. Cependant, l'intermittence des événements pluvieux ne permet pas de déterminer simplement les paramètres nécessaires in situ ainsi des expérimentations en laboratoire sont ainsi nécessaires.

    Mission

    L'objectif principal de ce stage est la mise au point d'une méthode permettant de mesurer la biodégradation de micropolluants organiques dans une situation au plus proche du terrain.

    Il s'agit ainsi, après une révision de littérature scientifique, d'estimer les cinétiques de dégradation des polluants tels que les HAP ou le bisphénol-A dans des colonnes plantées de roseaux, avec un régime hydraulique comparable à celui du filtre in situ. Ce stage doit permettre la mise en place d'un protocole expérimental pouvant être utilisé ensuite à plus grande échelle dans le cadre du projet en cours.

    Profil

    Étudiant en 2ème année de Master universitaire ou étudiant d'École d'Ingénieur (4ème année / année de césure), spécialisé en chimie de l'environnement ou sols et végétation avec connaissances en hydrologie.

    Maîtrise des outils de chimie analytique et de chimie organique dans les milieux aquatiques ou poreux, facilité avec l'expérimentation environnementale, rigueur intellectuelle, compréhension des documents techniques en anglais, capacité à travailler en équipe et esprit d'initiative sont autant d'atouts qui vous permettront de mener à bien vos projets au sein du laboratoire Leesu.

    Durée

    4 à 6 mois équivalant temps plein à partir du 1er février 2021

    Lieu

    Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (Leesu, à l'ENPC (Champs sur Marne, 77) et l'UPEC (Créteil, 94).

    Rémunération

    Gratification de stage env. 600 €/mois (ETP) + contribution transport et alimentation.

    Contacts

    Vous pouvez postuler jusqu'au 15 janvier 2021 en envoyant votre CV et votre lettre de motivation à Martin SEIDL

    Proposition de stage (PDF)


jeudi 17 décembre 2020

  • Soutenance de thèse de Denis Plec - Vendredi 18 décembre 2020 à 14h

    Denis Plec soutiendra sa thèse le vendredi 18 décembre à 14h

    La thèse est intitulée "Influence of hydrodynamics on phytoplankton behaviour in urban lakes through high-frequency measurements and 3D numerical modelling - Application to Lake Champs-sur-Marne (France) and Lake Pampulha (Brazil)"

    La thèse, en cotutelle entre l'Université Fédérale de Minas Gerais et l'Université Paris-Est, a été réalisée au Leesu, à l'Ecole des Ponts et au département EHR à l'UFMG.


  • Soutenance de thèse de Denis Plec - Vendredi 18 décembre 2020 à 14h

    Denis Plec soutiendra sa thèse le vendredi 18 décembre à 14h

    La thèse est intitulée "Influence of hydrodynamics on phytoplankton behaviour in urban lakes through high-frequency measurements and 3D numerical modelling - Application to Lake Champs-sur-Marne (France) and Lake Pampulha (Brazil)"

    La thèse, en cotutelle entre l'Université Fédérale de Minas Gerais et l'Université Paris-Est, a été réalisée au Leesu, à l'Ecole des Ponts et au département EHR à l'UFMG.

    Résumé de la thèse


mardi 15 décembre 2020

  • Offre de stage M2 au Leesu en 2021 - Modélisation des eaux usées

    Offre de stage de recherche M2 en 2021 au Leesu, Lama et Siaap sur la modélisation et prévision de la qualité des eaux usées en entrée d'une station d'épuration - Possibilité de poursuite en thèse à partir de septembre 2021

    Contexte général du stage

    Ce stage se déroulera entre le Lama (Laboratoire d'Analyse et de Mathématiques Appliquées) et le Leesu (Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains), en collaboration avec le SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne). Il s'agit de développer des outils statistiques de prévisions de qualité des eaux usées en entrée de station d'épuration afin de construire des outils d'aide à la décision en ligne pour adapter les traitements des eaux usées plus rapidement.

    Ce stage s'inscrit au sein de deux projets co-financeurs :

    Objectifs attendus

    A partir d'un historique de données de capteurs à 15 minutes d'intervalle sur plusieurs années de différentes mesures telles que le débit, les matières en suspension, le pH, la température ou la conductivité, à l'entrée d'une station d'épuration (La Frète, Seine-Aval), le stagiaire devra mener une analyse statistique de ces données pour estimer les tendances, les saisonnalités, les corrélations et la dynamique des séries résiduelles afin de trouver un modèle capable de faire des prévisions à horizon une journée. Des données supplémentaires provenant des réseaux et d'autres stations pourront ensuite être incorporées et analysées pour déterminer leur pouvoir prédictif. Le stage (rémunéré) se poursuivra par une thèse (dont le financement est assuré) pour affiner le travail précédent en termes de précision et construire à l'aide de techniques de l'apprentissage statistique (machine learning) un outil d'aide à la décision en ligne pour les exploitants des stations d'épuration.

    Profil recherché

    Étudiant(e) en Master 2 ou 3ème année d'école d'ingénieur en Mathématiques Appliquées disposant des qualités suivantes :

    • Bonne connaissance en analyse de données et séries temporelles.
    • Bonne connaissance des logiciels pour l'analyse de données (Python/R).
    • Des connaissances en « machine learning » seront considérées comme un avantage.

    Informations pratiques

    Pour postuler

    Envoyez un CV à jour, un relevé de notes de votre dernière année d'étude et une lettre de motivation à Sophie Laruelle

    Offre de stage


  • Reportage "Micropolluants : tous perturbés ?" sur Le Blob

    Micropolluants : tous perturbés ?

    Reportage réalisé par le Blob, magazine vidéo de la Cité des Sciences et de l'Industrie et du palais de la Découverte, avec la participation de au sujet des micropolluants et perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphénols, parabènes…).

    Les perturbateurs endocriniens se retrouvent dans la plupart des produits industriels courants. Même à très faibles doses, ils sont nocifs pour la santé humaine. Et une fois rejetés dans l'environnement, ils perturbent les écosystèmes. Que sait-on exactement de leur toxicité ? Comment la France et l'Europe surveillent-elles leurs effets ?

    Ce reportage, réalisé par Yseult Berger, inclut une participation du laboratoire Watchfrog (qui teste la perturbation endocrinienne sur des larves de poissons ou de grenouilles) du SIAAP (Direction Innovation - station d'épuration de Seine Centre, 92) et de Régis Moilleron (directeur du Leesu).


mardi 1er décembre 2020

  • Lettre d'information du PIREN-Seine - novembre 2020

    PIREN-Seine : 9ème lettre d'information de novembre 2020

    Rapports d'activité 2020 disponibles

    En 2020, malgré la situation sanitaire, le travail de recherche du PIREN-Seine s'est poursuivi pour donner lieu, en novembre 2020, à la publication de 28 rapports d'activité. En cette première année de phase 8, chacun des 5 axes de recherche du programme a lancé plusieurs actions, ou assuré le tuilage des actions prolongées depuis la phase 7.

    Des nouveaux outils développés pour mieux caractériser le fonctionnement de l'anthropo-écosystème Seine à l'état des lieux sur certaines questions émergentes en passant par l'évaluation de nouvelles méthodologies innovantes pour suivre les contaminants, découvrez les travaux menés en 2020 au PIREN-Seine.

    Consulter les rapports 2020

    Le site Web du PIREN-Seine évolue

    Le passage de la phase 7 à la phase 8 du PIREN-Seine, qui a eu lieu le 1er janvier 2020, a vu l'arrivée de nouveaux partenaires dans le programme, et la refonte des 3 anciens axes de recherche en 6 nouveaux axes thématiques. A cette occasion, le site web du PIREN-Seine, qui a fêté en mars 2020 ses 3 ans d'existence, a fait l'objet d'un travail de fond pour proposer à l'automne 2020 de nouvelles fonctionnalités, un accès à des informations et documents inédits, et une approche thématique répondant à une forte demande des internautes découvrant le programme via le site.

    Plus d'infos

    Fiche 4 pages : Le PIREN-Seine entre dans sa phase 8

    Depuis 30 ans, le PIREN-Seine s'emploie à comprendre en profondeur le fonctionnement du bassin hydrographique de la Seine, depuis les têtes de bassin amont jusqu'au barrage de Poses. Au 1er janvier 2020, le programme est officiellement entré dans sa phase 8, qui s'inscrit à la fois dans le prolongement de nombreuses thématiques de recherche historiques en environnement et dans la proposition de nouveaux domaines à explorer. Découvrez les nouveaux axes et les objectifs de la phase résumé dans cette fiche.

    Plus d'infos

    Fiche 4 pages : Bilan des gaz à effet de serre

    Sur le bassin de la Seine, territoire particulièrement anthropisé, les émissions de ces gaz n'ont cessé d'augmenter depuis le milieu du XXème siècle, dans de nombreux secteurs du socioécosystème tels que les transports, le chauffage, l'industrie ou l'agriculture. Les chercheurs du PIREN-Seine ont donc mené sur plusieurs années un travail minutieux de recherche, de caractérisation et d'évaluation de ces émissions, afin de dégager des pistes pour travailler à la réduction de ces GES, résumé dans cette fiche 4 pages.

    Plus d'infos

    L'ouvrage "HEC" du PIREN-Seine disponible

    A l'occasion de ses 30 ans, le PIREN-Seine a rédigé un ouvrage scientifique de premier plan, afin de proposer une vision actualisée et globale de l'état des connaissances sur le bassin de la Seine. Springer a ainsi récemment mis en ligne les 15 chapitres écrits par les chercheurs du programme. Publication de référence dans le monde scientifique, cette édition du Handbook of Environmental Chemistry fait le point sur trois décennies de recherche sur le bassin de la Seine.

    Plus d'infos

    Participation du Leesu à cet ouvrage

    Nouveau poster du PIREN-Seine : la circulation de l'azote

    Le PIREN-Seine publie, en partenariat avec le programme Optimisation des cycles Carbone, Azote et Phosphore en ville (OCAPI), un poster pédagogique pour comprendre le trajet de l'azote dans le système alimentaire et excréteur des franciliens. Ce document tire son contenu des recherches menées au sein du thème 1 de l'axe 1 de la phase 7 du programme, dont les travaux portent sur le métabolisme territorial et les trajectoires socio-écologiques du bassin de la Seine...

    Plus d'infos


mardi 24 novembre 2020

  • Projet PLASTOC

    Années : 2019 - 2022

    Acronyme du projet : PLASTOC

    Financement : Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES)

    Porté par : Romain Tramoy - Bruno Tassin - Johnny Gasperi

    Contexte et objectifs

    Dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive Cadre de Surveillance du Milieu Marin (DCSMM), diverses actions relatives aux déchets marins (descripteur 10) sont initiées afin de réduire à la source leurs quantités en mer et sur le littoral. Pour réduire de manière significative les flux de déchets, il est nécessaire dans un premier temps de bien évaluer leurs apports fluviaux et les différentes sources de macro-déchets. Dans ce contexte, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES) a sollicité en 2017 le Laboratoire Eau Environnement et Systèmes urbains (LEESU) pour évaluer les flux de macro-déchets déversés en mer à l'échelle du bassin de la Seine. Le projet Macro-PLAST (Oct. 2017 – Mars 2020), actuellement en cours de finalisation, a d'ores et déjà permis d'appréhender les flux de déchets transitant en Seine.

    Dans la continuité des recherches menées, et en collaboration avec le CEREMA, pour disposer d'une vue globale sur les sources et les flux de macro-déchets, il manque à ce jour aux gestionnaires et institutions :

    1. Des informations sur les différentes sources de macro-déchets pour élaborer des stratégies d'action,
    2. Un cadre méthodologique et de réflexion sur la mise en place d'un indicateur « macro-déchets » en rivière. Cet indicateur sera coconstruit avec le milieu associatif et son applicabilité testée.

    Partie 1 : Evaluation des rejets en macro-déchets de différentes sources urbaines (75% du travail)

    L'étude menée en 2018-2019 par le CEREMA a permis de donner un premier ordre de grandeur des quantités de déchets véhiculées en moyenne sur une année par les eaux résiduaires urbaines (temps sec et temps de pluie) pour estimer les flux rejetés lors des déversements des effluents bruts (temps de pluie et dysfonctionnement).

    Les quantités de macrodéchets transitant dans les réseaux d'eaux pluviales et rejetés lors des déversements dans les milieux récepteurs (en particulier par temps de pluie) ne sont pas connues. Des connaissances sur ces rejets sont pourtant nécessaires pour évaluer leur contribution aux flux rejoignant les milieux récepteurs.

    Refus de dégrillage et déversement de temps de pluie

    Le travail proposé s'intéresse d'une part aux eaux usées, et propose de mieux caractériser qualitativement et quantitativement, en restant proche de la classification proposée par la DCSMM, les refus de dégrillage de plusieurs STEU et plusieurs réseaux, pour consolider et préciser les premières données obtenues dans l'étude menée par le CEREMA. Il propose également de réaliser des suivis in situ lors des déversements de Rejets Urbains de Temps de Pluie pour estimer des flux réels. Une dizaine de refus de dégrillage sera caractérisée, échantillons répartis sur quelques sites (de l'ordre de 4), dans la mesure du possible et des facilités d'accès aux stations.

    Macrodéchets dans les eaux pluviales

    Le travail proposé vise d'autre part à évaluer les quantités de macrodéchets dans les eaux pluviales et de dresser leur typologie. Ce travail se basera sur la mise en place d'un suivi des eaux pluviales sur plusieurs sites. Ce nombre de sites pourra varier entre deux et quatre, selon les réactivités et l'intérêt des collectivités qui seront contactées et qui autoriseront l'accès à leur site. Le suivi des eaux pluviales sur le bassin versant de Sucy en Brie (Val-de-Marne) amorcé au cours de la thèse de Robin Treilles sera poursuivi. Les données acquises seront comparées d'une part avec la littérature, et d'autre part avec les données collectées sur le bassin versant de l'Huveaune, et qui sont actuellement en cours d'exploitation par le LEESU dans un avenant au projet Macro-Plast (collaboration avec l'association Mer-Terre).

    A partir des informations collectées sur les eaux pluviales et les eaux usées, une approche « bilan » sera également réalisée à l'échelle du bassin de la Seine afin d'estimer la contribution des systèmes de gestion des eaux pluviales et des eaux usées aux flux totaux de macro-déchets dans le bassin de la Seine.

    Efficacité des dispositifs de dépollution

    Dans le cas des eaux pluviales, un recensement des différents dispositifs actuellement disponibles (sur le terrain ou sur catalogue) pour capter les macrodéchets en réseau ou en sortie de réseau d'assainissement a été réalisé par le CEREMA. Les performances des dispositifs déjà mis en place seront évaluées (hydrocyclones, refus de dégrillage, etc.). Cette évaluation se fera à partir de données collectées sur des sites équipés de ces différents dispositifs. Selon retours des collectivités, de trois à quatre sites pourront être étudiés.

    Sous réserve de trouver des collectivités capables d'assurer la mise en place de nouveaux dispositifs de captages de macrodéchets, leur maintenance et leur entretien, les performances de ces dispositifs de piégeages seront également évaluées. Les filets anti macro-déchets permettant de retenir les macro-déchets et embâcles en sorties d'émissaires, buses, canalisations et avaloirs pourraient être testés. Des contacts avec la société PURENEST nous ont permis de connaitre la mise en place de quelques prototypes de filets anti macrodéchets dans le département des Yvelines.

    Partie 2 : Cadre méthodologique et de réflexion sur la mise en place d'un indicateur « macrodéchets » en rivière (25% du travail)

    La finalité de cette seconde partie est de construire un indicateur « macrodéchets » en rivière et de fournir des recommandations sous la forme d'un cadre méthodologique pour sa mise en œuvre selon la typologie des rivières, et les méthodes usuelles de suivi des « macrodéchets ».

    Dans le cadre du projet Macro-PLAST, différentes approches pour l'estimation des flux de plastiques transitant en Seine ont été étudiées. Leurs avantages et inconvénients ont été également exposés. Si ces méthodes permettent, avec des degrés d'incertitudes plus ou moins élevés, d'avoir une estimation des flux transitant en rivière, elles ne permettent pas la construction et la mise en œuvre d'un indicateur « macrodéchets » au sens qu'a pu lui donner la Directive Cadre sur l'Eau ou de la DCSMM. Un tel indicateur a pour objectif de donner une vision complémentaire d'autres (bio)indicateurs d'un cours d'eau et doit permettre de mesurer « un état » mais aussi son évolution afin de le confronter aux objectifs de bon état écologique. Il doit permettre d'établir un diagnostic et de mettre en place une politique d'actions planifiée à l'échelle d'un territoire ou de réaliser un suivi de cet état permettant de mesurer l'efficacité d'actions. Les institutions se posent aujourd'hui clairement la question de la mise en place d'un tel indicateur en rivière.

    Définition d'un indicateur

    Il apparait nécessaire dans un premier temps de bien définir, avec tous les acteurs concernés, les objectifs de cet indicateur au sens de la réglementation. A partir de cette définition, les différents critères de cet indicateur seront recensés et traduits aux niveaux scientifique et opérationnel (couverture spatiale et temporelle, classification compatible OSPAR DCSMM, expression des résultats, périodicité, rapportage des données, etc.). Ce travail s'appuiera pour partie sur des réflexions et des échanges engagés et à venir avec le CEDRE qui souhaite développer un suivi de macrodéchets sur les berges en zones estuariennes. L'indicateur coconstruit sera mis en perspective avec les propositions de protocoles standards pour le suivi de macrodéchets de l'association Human Initiative to Save Animals (HISA) (Projet sur le Rhône, financé par le MTES).

    Mise en œuvre opérationnelle de l'indicateur

    La mise en œuvre de cet indicateur va dépendre du type de suivi de macrodéchets qu'il est possible de mettre en place selon la morphologie (des ruisseaux aux fleuves) et l'hydrologie des cours d'eau. Une réflexion entre tous les acteurs impliqués sera nécessaire pour analyser comment des données terrains ou des suivis existants (barrages flottants, campagnes de ramassage, traits de filets) pourront permettre d'alimenter et de renseigner l'indicateur. Elle sera étendue à l'analyse du potentiel de méthodes de suivi en cours de développement (suivis par caméra, par drone, par observation depuis un pont).

    A l'issue de ces deux étapes, un indicateur « macrodéchets » opérationnel sera proposé ainsi qu'un cadre méthodologique pour la mise en place de suivis homogènes et continus sur un réseau hydrographique permettant de le renseigner.


  • Eau, Mégapole et Changement global 2020

    Pré-Conférence à l'UNESCO : Eau, Mégapole et Changement global (7-11 décembre 2020)

    A la suite du report de la Seconde Conférence Internationale « Eau, Mégapole et Changement global » en décembre 2021, son comité de pilotage propose une pré-conférence en ligne du 7 au 11 décembre 2020.

    • Webinaire avec diffusion en direct sur la chaîne Youtube de l'UNESCO
    • Événement gratuit, inscription obligatoire à partir du 16 novembre 2020.

    Téléchargez ici le programme de la pré-conférence.

    Pré-Conférence Eau, Mégapole et Changement Global : affiche

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