EID Mediterranee, ces 365 derniers jours

EID Méditerranée - Entente Interdépartementale de Démoustication



mardi 9 octobre 2018

  • Moustiques - Quid des pièges ?
    Date: 
    09/10/2018
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    Les pièges à moustiques sont développés et commercialisés depuis de nombreuses années : ils capturent les moustiques en les attirant au moyen de certains stimuli, en fonction des stades ciblés (adultes, larves). Beaucoup de publicité et un marché, assurément, surtout avec l’arrivée du moustique-tigre... Mais qu’est-ce qui marche et qui marche moins ? C’est une question souvent posée. Quelques éclairages selon les types de pièges et les espèces visées.


    Comment fonctionne un piège ?  

    Trois catégories de pièges sont à distinguer : à oviposition – lumineux – à CO2.

    Les pièges émettent un stimulus qui va tromper les moustiques et les attirer :

    • Les pièges à oviposition sont spécialisés : l’eau attire les femelles de moustiques-tigres (voire de Culex, moustique commun) qui cherchent à pondre puis les pièges les emprisonnent ou les noient, voire empêchent les larves de se développer. Les pièges agissent donc sur la descendance.
    • Les pièges lumineux désorientent les insectes la nuit et les attirent. Mais chez nous, très peu de moustiques sont nocturnes (ils ne sont que crépusculaires). Donc très peu de nos moustiques nuisants sont attirés par ce type de pièges.
    • Les pièges à CO2 attirent les femelles agressives qui cherchent à piquer et un système d’aspiration les emprisonne.

    Les fabricants conçoivent chaque piège pour un usage : espèces ciblées (urbaines et/ou rurales), facilité de maintenance (gaz, attractif, branchement, autonomie), choix de l’emplacement (dans le jardin, en ville ou à l’extérieur de la ville).

    Les pièges sont-ils sélectifs ?

    Toutes les espèces de moustiques présentes dans notre région n’ont pas les mêmes comportements : certaines piquent l’Homme et d’autres pas, certaines piquent la journée et d’autres la nuit, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur des habitations. Le système de piégeage choisi doit être adapté à l’espèce de moustique ciblée :

    • Les pièges à CO2 ont une conception qui leur permet d’être très sélectifs : seuls les insectes qui ont besoin de piquer vont être attirés par ces pièges, qui imitent la respiration humaine.
    • Il n’existe pas de piège à tout faire ! La forme du piège et les attractifs supplémentaires vendus par chaque fabricant (octenol, acides lactiques, etc) vont permettre de cibler certaines espèces ou des groupes d’espèces (moustiques-tigres vs moustiques des marais).
    • Les pièges à oviposition ne ciblent que les moustiques-tigres, voire les Culex (moustique commun, également urbain).
    • Les pièges lumineux ne sont pas adaptés car ils vont capturer tous les insectes qui se déplacent la nuit et pas uniquement les moustiques.

    Les pièges sont-ils efficaces ?

    Une lutte uniquement à base de pièges peut être efficace pour des espèces présentant une à deux générations annuelles et peu abondantes. Mais ce n’est malheureusement pas le cas des deux espèces les plus nuisantes dans notre secteur : Aedes caspius (moustique issu des zones humides) ou moustique-tigre Aedes albopictus (moustique urbain), qui comportent de fortes densités et de nombreuses générations par an.

    En outre, l’utilisation d’un seul piège à CO2 par un particulier  n’aura aucun effet sur des populations de moustiques agressifs. Par contre l’utilisation de pièges en stratégie collective, comme une barrière  de pièges entre la zone à protéger et la zone de production (marais/habitation), ou un réseau suffisamment dense de pièges sur la  zone à protéger, sont des pistes explorées. Ainsi, la configuration du piégeage pourrait être efficace dans certaines conditions :

    • contre le moustique-tigre Aedes albopictus, en complément de mesures antilarvaires, à titre individuel et collectif, telles que la réduction physique du nombre de gîtes de production (vider, couvrir, curer..). Les pièges ne doivent donc pas entraîner l’arrêt de comportements préventifs.
    • contre l’espèce issue des zones humides Aedes caspius, avec l’installation de pièges en barrière (soit en tampon entre la zone humide productrice de moustiques et la zone urbaine à protéger, soit entourant une zone à protéger), si la zone humide productrice de moustiques n’est pas trop vaste et, là encore, en complément de traitements antlarvaires que seuls peut effectuer un opérateur ou service spécialisé tel que l’EID.

    Aujourd’hui le piégeage peut-il remplacer les autres méthodes de lutte ?

    Le piégeage peut être envisagé comme complément d’une stratégie de lutte antilarvaire ou de réduction des gîtes, mais il ne peut pas, à lui seul, résoudre de façon significative la nuisance des moustiques issus des zones humides, tels qu’Aedes caspius, ou présents en milieu urbain, tels qu’Aedes albopictus (moustique-tigre). Les scientifiques et les opérateurs travaillent sur ce sujet et expérimentent. Mais ils ne fabriquent ni ne diffusent aucun piège.


  • West Nile virus - Un épisode européen frappe à notre porte
    Date: 
    09/10/2018
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    Depuis début juillet, une épidémie de virus West Nile se développe, d’est en ouest, à partir des confins de l’Europe orientale et centrale. En France, jusqu’ici cantonné, depuis début août, aux Alpes-Maritimes, à raison d’une vingtaine de cas humains, ce virus a tendance à apparaître plus à l’ouest et pourrait gagner des départements d’Occitanie via l’espèce de moustiques Culex pipiens (rien à voir avec le moustique-tigre). L'avancée dans la saison et la baisse des températures devraient contribuer à une diminution des populations de l'espèce incriminée et donc des risques de transmission. 

    Un épisode important à l’échelle européenne

    Au 4 octobre, 1 317 cas humains cumulés depuis le début de l’épisode ont été identifiés dans une douzaine de pays européens et alentour, principalement en Italie (495), en Grèce (283) et en Roumanie (256), parmi lesquels on dénombre 142 décès.

    En France, dernier pays touché, l’épisode a démarré le 6 août et est resté cantonné, pendant près de deux mois, aux Alpes-Maritimes. Aujourd’hui, 22 cas humains ont été dénombrés, heureusement sans aucun décès à déplorer. Ceux-ci commencent à s’étendre vers l’ouest : 1 cas dans le Vaucluse, 1 dans les Bouches-du-Rhône. Des cas équins sont également observés : 7 à ce jour, dont 5 dans le Gard. Il est donc possible que des départements d’Occitanie soient concernés prochainement.

    La précocité d’une telle émergence à ce moment de l’année (les épisodes précédents se sont déclarés en cours d’automne), la localisation de ce virus en zones urbaines, expliquant le nombre important de cas humains enregistrés, et sa progression territoriale confèrent à cet épisode un caractère exceptionnel.

    Vecteur : le « moustique commun » urbain Culex pipiens

    Le virus West Nile est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Culex (Culex pipiens, qu’on trouve en zones rurales et urbaines), qui se contaminent en piquant des oiseaux migrateurs infectés. Ces moustiques principalement « ornithophiles » peuvent aussi piquer les mammifères, particulièrement chevaux et humains, et ainsi leur transmettre ce virus. Mais ces derniers, à la différence des oiseaux, sont des « culs-de-sac », c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas retransmettre à leur tour ce virus (à l’inverse d’autres virus).

    La plupart du temps, les personnes contaminées ne présentent aucun symptôme, mais dans certains cas, la maladie se manifeste par un syndrome « pseudo grippal » (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires), quelquefois accompagné d’une éruption cutanée. Elle peut, plus rarement (1 cas sur 150, selon l’Organisation mondiale de la santé / OMS), provoquer des complications neurologiques graves. Ces complications concernent le plus souvent des personnes âgées, en proie à une pluralité de problèmes sanitaires, auxquels le virus West Nile vient se surajouter, parfois fatalement.

    Des épisodes de virus West Nile ont précédemment eu lieu en France métropolitaine, mais dans des dimensions très inférieures à celle observée aujourd’hui : principalement dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et l’est héraultais (en milieux camarguais, au sens large) au début des années 1960, en 2000, 2004 et 2015, dans le Var en 2003 et dans les P-O (embouchure de la Têt) en 2006. Les transmissions vectorielles se sont quasi-exclusivement cantonnées à des secteurs ruraux / zones humides littorales, et n’ont donc concerné que des chevaux (à l’exception de quelques cas humains, bénins, observés lors du petit épisode varois de 2003).

    Surveillance, prévention et possibles traitements antivectoriels

    La circulation du virus est actuellement suivie par les autorités de l’État, compétentes en matière de santé publique et animale (la Direction générale de la santé / DGS et l’ARS PACA, pour le moment seule concernée, ainsi que la DGAL et les DDPP pour le volet équin) par un triple dispositif de surveillance : chez les humains, chez les chevaux et chez les oiseaux.

    L’ARS PACA a publié plusieurs communiqués de presse, appelant à la vigilance des professionnels et des établissements de santé pour signaler tout nouveau cas suspect et préconisant à l’attention de la population des gestes et démarches préventifs du Culex pipiens urbain.

    L’EID Méditerranée a été sollicitée courant septembre pour quelques opérations liées à une phase encore restreinte de l’épisode : pose de pièges de capture, traitements larvicides au Bti sur la voie publique… Mais en prévision que le nombre de nouveaux cas croisse encore et que la transmission de virus continue de s’étendre géographiquement, l’opérateur EID a pris sans attendre, dès début septembre, deux initiatives générales :

    • demande à la DGS  de prendre les dispositions nécessaires pour que les interventions éventuelles à venir concernant le virus West Nile bénéficient d’un cadre juridique et financier : les arrêtés préfectoraux ont été adaptés dans ce sens et les conventions liant les Départements et l’EID sont en voie, elles aussi, d’adaptation. Dans l’attente, c’est la DGS qui assure le financement de l’ensemble des actions.
    • proposition d’une stratégie de modalités d’intervention de lutte antivectorielle « adulticide » (traitement des moustiques à l’état adulte), adaptée au vecteur ici concerné, le moustique Culex pipiens, dont les gîtes de reproduction en zones urbaines sont plus nombreux et les capacités de déplacement plus étendues que ceux du moustique-tigre.

    Elle a pris également, depuis lors, des initiatives opérationnelles, en proposant à la DGS des actions « adulticides » en application de la stratégie supra.

    Cette anticipation aura d’ailleurs montré son intérêt puisque les autorités sanitaires (DGS et ARS PACA) ont validé, sur proposition de l’EID, la réalisation d’un traitement « adulticide » à Marseille, le 5 octobre.


jeudi 4 octobre 2018

  • Réseaux - L’EID-Med vue, imprimée, likée...
    Date: 
    08/10/2018
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    Les réseaux sociaux prennent de plus en plus leur place dans les stratégies de communication et divers fils d’information. L’EID Méditerranée s’y est mise depuis plus de 4 ans : d’abord via Facebook, en 2014, puis via Twitter, en 2016, et depuis plus récemment (cette année 2018) via Instagram. Le point sur les fréquentations enregistrées par chacun d’entre eux. Et une invitation à tous nos lecteurs à nous suivre, liker, partager…

    Facebook

    La page Facebook de l’EID-Med compte désormais la bagatelle de 2 220 fans : un nombre conséquent, qui progresse régulièrement, de plusieurs dizaines d’unités chaque mois (+150 en juillet / août). Les informations de service, telles que les conseils préventifs concernant les situations urbaines favorables aux moustiques-tigres, tiennent le haut du pavé, en termes de consultations, en particulier un post sur l’astuce consistant à mettre du sable dans les coupelles sous les pots de fleurs a battu tous les records, avec plus de 51 000 personnes atteintes (nombre de personnes uniques ayant vu la publication), dont plus de 3 800 (8 %) se sont engagées, c’est-à-dire qu’elles ont cliqué sur la publication, l’aimant, la commentant et/ou la partageant.

     

    Twitter

    Des tendances qu’on retrouve en partie dans les résultats des tweets publiés au cours des deux mêmes mois, qui ont totalisé en juillet / août 65 000 impressions (l’équivalent des « vues » sur Facebook), le meilleur ayant été celui portant sur… l’astuce « sable dans les coupelles ». Globalement, notons que le compte Twitter de l’EID-Med est suivi dorénavant par 1 016 followers, venus d'horizons divers, avec des lots fournis chez les journalistes et les institutions. 

    Instagram

    Petit dernier : le compte de l’EID-Med sur le réseau imagé Instagram monte en charge. Il compte pour le moment 400 abonnés et progresse lui aussi : +15 % sur les deux derniers mois.

     


  • Excellence - De Shangaï à Montpellier
    Date: 
    04/10/2018
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    Ce n’est pas si courant : une université française est arrivée première au classement mondial de Shangaï 2018, pour le volet « écologie », l’un des cinquante-quatre retenus pour l’élaboration de ce palmarès prestigieux. Et cette université est celle de Montpellier. Ce faisant, elle a pris la place de l’Université anglaise d’Oxford. Une référence. L’an dernier, c’était l’inverse (*). C’est la seule université française à s’être hissée, cette année, sur la première marche d’un des 54 podiums, l’exercice étant toujours dominé par les États-Unis et la Chine. Deux autres établissements français ont frôlé la première place : l’Université Paris Sud, 2ème en mathématiques, et l’Université de Saint-Quentin-en-Yvelines, 2ème en sciences de l’atmosphère. Et quatre autres sont aussi entrées dans le top 10 d’une des 54 catégories.

    L’EID-Med citée

    Une célébration de cet événement était organisée le 18 septembre au Jardin des Plantes de Montpellier, autour du président de l’Université, Philippe Augé, de la nouvelle rectrice, Béatrice Gille, des responsables de plusieurs laboratoires de l’Université, dont Frédéric Simard, pour le MIVEGEC / IRD, et des élus représentant la Métropole de Montpellier et le Conseil départemental de l’Hérault. Bruno Tourre, directeur général de l’EID Méditerranée, qui assistait à la manifestation, a eu le plaisir d’entendre, parmi les dix interventions qui ont été prononcées, notre établissement cité de façon très positive par Philippe Jarne, directeur du Labex CEMEB (centre méditerranéen de l’environnement et de la biodiversité) et directeur de recherches au CEFE (centre d’écologie fonctionnelle de l’environnement), Frédéric Simard et Michaël Delafosse, vice-président du Conseil départemental d l’Hérault, qui représentait le président Kléber Mesquida.

    (*) Arrivent aux troisième et quatrième places les Universités de Davis, Californie et de Berkeley (USA). 


  • Formation - Le Centre « EID-Med » très actif
    Date: 
    04/10/2018
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    Depuis sa création, en 2016, le Centre de formation de l’EID Méditerranée est très actif. Ainsi, en octobre / novembre, plusieurs sessions s’enclenchent, en France (le plus souvent au siège de l’EID-Med) et aussi à l’étranger.

    • Formation « Mosquito surveillance and control » : les 3 et 4 octobre, au siège, à l’agence de Fréjorgues et sur le terrain, au bénéfice de 21 stagiaires venant de Tunisie, d’Albanie, de Géorgie, d’Arménie, d’Ukraine, du Maroc, de Libye, d’Italie et d’Espagne, engagés dans la lutte contre les vecteurs. Une formation organisée dans le cadre du projet Médilabsecure (réseau de laboratoires européens en santé publique impliqués dans la lutte contre les vecteurs). Coordonnée par l’IRD et financée par des fonds de l’Institut Pasteur de Paris, elle a mobilisé 8 agents de l’EID-Med, qui ont assuré leurs présentations en anglais.


     

     
    • Deux sessions de « Certiphyto opérateur », les 9 et 10 octobre, au siège de l’EID Méditerranée, en direction d’une vingtaine de stagiaires. 15 agents de l’EID-Med et 1 agent de l’IRD seront ainsi formés à ce certificat individuel. Des places ont été réservées aux organismes membres de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication).
    • Formation « Transfert de savoir-faire scientifique et technique pour la mise en œuvre d’actions de lutte contre les moustiques », du 5 au 9 novembre, au siège et sur le terrain au profit de 6 stagiaires, cadres de l’agence municipale des services environnementaux (AMSE) et de la municipalité de Tunis. Cette formation mobilisera quinze agents de l’EID-Med, qui interviendront dans leurs domaines d’expertise respectifs : direction technique, direction administrative (sauvetage & sécurité au travail / SST), direction de la logistique (SIG), direction générale (comptabilité analytique) et direction de la communication (stratégie de lutte communautaire). Une formation similaire aura lieu en 2019, à destination des techniciens supérieurs de la même agence.
    • Formation « Techniques de génie écologique appliquées à la gestion des cordons dunaires : exemples du bouturage de l'Oyat », du 19 au 23 novembre, en Tunisie (dans le secteur de Korba), à destination d’une quinzaine de stagiaires et cadres de l’Agence de protection  et d’aménagement du littoral (APAL), d’associations ou d’entreprises tunisiennes. L’APAL exécute la politique de l'État tunisien en matière de protection et d’aménagement du littoral. Le pôle Littoral de l’EID-Med sera mobilisé à cette occasion.  


  • Électrique - En voiture, s’il vous plaît !
    Date: 
    08/10/2018
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    À l'aune du changement climatique, l’EID Méditerranée continue de verdir sa flotte de véhicules, avec l'acquisition de trois véhicules pick-up Renault Kangoo à motorisation électrique. Destinés aux traitements en milieu urbain, ils seront très prochainement mis en service à l’agence de Canet-en-Roussillon et à l’agence de Narbonne. Un premier véhicule va être équipé d’un appareil de traitement également électrique, pour une phase de test, avant installation sur les deux autres véhicules. 

    Prototype

    Cet appareillage est un prototype, réalisé spécialement pour l’EID-Med par la société Kuhn, en collaboration avec nos services. Une pompe haute pression électrique est alimentée par deux batteries au gel (*) et chargeur, fonctionnant en autonomie, indépendamment du véhicule. Trois pistolets peuvent être actionnés simultanément, pour le traitement des bouches d’égout et des avaloirs pluviaux. Si ce dispositif donne satisfaction, tant en performance qu’en fiabilité, il pourra être déployé dans d’autres agences.

    (*) La batterie GEL est une technologie reposant sur de l’électrolyte figé par l’addition de gel de silice.

     


  • Visites - L’EID-Med s’ouvre à ses partenaires
    Date: 
    08/10/2018
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    L’EID Méditerranée poursuit l’accueil de visiteurs techniques et institutionnels, venus découvrir sur site les installations de l’établissement, en particulier ses laboratoires et son parc de véhicules opérationnels et d’appareils de traitement, et échanger avec sa direction. L’occasion de réinstaller la mission de contrôle de la nuisance dans le contexte environnemental et socio-économique régional, d’apporter des explications et de conforter des partenariats.

    • Le 23 août, Sylvain Fabre directeur régional de l'IRSTA de Montpellier (Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) et Vincent De Rudnicki, ingénieur en chef, ont visité les installations de l'EID-Med.
    • Le 3 septembre, le président du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), Michel Eddi, accompagné de Thierry Lefrançois, directeur du CIRAD Montpellier, et de Thiery Baldet, de l’UMR Astre, interlocuteur habituel de l’EID-Med. Le CIRAD est un partenaire ancien et important de l’EID Méditerranée.

    • Le 14 septembre, le président et la directrice générale de la chambre d’agriculture de l’Hérault, Jérôme Despey et Cécile Arrighy. Dans les échanges avec le président Christophe Morgo et la direction, il a notamment été question du rôle des irrigations dans le processus d'éclosion des œufs de moustiques ruraux.

    • Par ailleurs, Bruno Tourre, directeur général de l’EID-Med, a rencontré le nouveau préfet des Pyrénées-Orientales, le 26 septembre dernier à Perpignan.

    D’autres visites importantes sont programmées dans les semaines à venir, en particulier celle du directeur général de la Compagnie Bas-Rhône Languedoc, Jean-François Blanchet, le 17 octobre, et celle du président directeur-général de l’IRD (Institut de recherche pour le développement), Jean-Paul Moatti, le 23 octobre.

     


  • Moustique-tigre - Des Volontaires… très volontaires !
    Date: 
    08/10/2018
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    Ingénieux et débrouillards, les Volontaires du service civique (VSC) de l’EID Méditerranée cru 2018 (*). Ayant bénéficié d’une utile formation auprès des agences opérationnelles de l’EID et de plusieurs services, ils ont su s’adapter aux publics auxquels ils sont confrontés depuis le mois de juin : monsieur et madame tout-le-monde sur les stands d’animation dédiés à la prévention du moustique-tigre et de groupes d’enfants en temps d’activités périscolaires et en centres de loisirs.

    Créatifs, ou plutôt créatives !

    Ajoutant à cela une dose non négligeable de créativité, ils ont développé quelques outils pédagogiques originaux et artisanaux (ce qui est idéal pour la cible « enfants » (voir ci-dessous) touchant au cycle de vie des moustiques, aux gîtes de reproduction urbains et à un jeu de société made in EID : « Pictus ». Quand on dit « ils », il faut plutôt entendre… « elles », car sur les 6 membres constitutifs de l’équipe de départ, on ne compte pas moins de 5 filles.

    En lien avec les communes

    Les contacts pris avec les communes les plus populeuses de la zone d’action de l’EID ont été fructueux. 45 ateliers d’une heure chacun environ (18 en « TAP » et 27 en centres de loisirs) ont été effectués par les VSC de l’EID, en lien avec des animateurs municipaux. Près de 500 enfants ont ainsi été concernés. S’agissant des stands d’animation, sur la vingtaine de communes contactées, une dizaine ont donné une suite positive, très équitablement réparties des Pyrénées-Orientales au Gard. Par ailleurs, près d’un millier de personnes ont pu se renseigner sur les stands animés par les Volontaires. À noter l’animation ludique « EID » dont a bénéficié une centaine d’enfants, lors de l’« Antigone des associations », le 9 septembre à Montpellier, sur un tapis de jeu installé au cœur de l’espace du Département de l’Hérault. Au final, les sessions avec les enfants paraissent les plus productives, en termes d’organisation (plusieurs séances programmables à la file) et de qualité d’écoute et de compréhension des messages.

    Un maillon de la prévention

    Ce dispositif spécifique de l’EID Méditerranée, qui priorise les communes de sa zone d’action, est complémentaire de celui diligenté en appui sur ses agences opérationnelles et de celui développé par le réseau associatif GRAINE Occitanie, en lien avec l’EID-Med et l’agence régionale de santé (ARS), au titre d’une convention signée en décembre 2017, sur tout le territoire de la région Occitanie. Tous ces dispositifs convergent et utilisent une communauté d’outils, de supports et de messages.

    (*) L’EID Méditerranée dispose depuis 3 ans d’un agrément de l’agence du service civique (ASC).

    Conception et réalisation d’outils originaux

    Cycle de vie... en argile

    Un façonnage façon sculpture, fidèle aux détails du moustique dans ses diverses phases de développement (œufs en nacelle, larve, nymphe, adulte), et, bien que fragile (c’est de l’argile), très tactile. Et ludique.

    Gîtes à deviner

    Une demi-douzaine de planches dessinées à la main, déclinant les situations domiciliaires (gîtes), avec des petits magnets maison pour les faire dénicher par les enfants. Sympa et efficace.

    Des grands pions

    Le jeu « Pictus » en tapis fonctionne avec les enfants comme pions. Mais allez tenir dix ou douze lutins déchaînés sur cinq ou six cases… D’où la fabrication de 5 plots figurant chacun un stade de développement du moustique. Pour jouer en équipe.


  • Moustique-tigre - La campagne préventive continue
    Date: 
    08/10/2018
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    l’EID Méditerranée, qui sollicite continûment l’appui des collectivités, au premier chef les communes, à commencer par celles de sa zone d’action. En effet, outre les compétences qui leur incombent, en matière d’hygiène et de salubrité publiques (code général des collectivités, règlements sanitaires départementaux), leur contact quotidien et de proximité avec la population en font des actrices incontournables dans la diffusion des messages. Animations sur divers types d’événements, actions éducatives auprès des plus jeunes et même médiaplanning rythment cette communication préventive.

    www.moustiquetigre.org

    Des actions variées

    Dans la période récente, l’EID Méditerranée s’est investie dans plusieurs manifestations publiques, via ses agents opérationnels et ses Volontaires du service civique (voir actu suivante) ou en co-animation avec des associations du réseau régional d’éducation à l’environnement GRAINE, dans le cadre d’un partenariat conventionné avec l’ARS (agence régionale de santé) Occitanie. On peut citer l’Antigone des associations, à Montpellier, le 9 septembre, où l’EID-Med était présente sur l’espace du conseil départemental de l’Hérault (exposition, démonstrations et animations ludiques vers les enfants), la foire d’automne de Gigean, le 23 septembre, le festival de la randonnée, à Claret, le 30 septembre, la fête de la science, à Perpignan, les 12 et 13 octobre, la fête de la courge à Saint-Jean-de-Védas, le 14 octobre... Plus en prise avec un public institutionnel, l’EID-Med a occupé un stand au salon des maires de l’Hérault, le 4 octobre à Béziers, et assurera deux demi-journées d’animations sur le stand du Département de l’Hérault à la foire de Montpelier, les mercredi 10 et samedi 13 octobre. S’y sont ajoutées des interventions sur des marchés, entre juillet et  septembre, à Saint-André (66), Narbonne plage (11), Gruissan (11), Béziers (34), Montpellier (34), Vauvert (30), Aigues-Mortes (30), Le Grau-du-Roi (30)…

    Pour les communes : le Guide du CNEV

    Le centre national d’expertise sur les vecteurs (dont les fonctions sont depuis quelques mois reprises par l’ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire) a publié fin 2016 un « Guide à l’attention des collectivités souhaitant mettre en œuvre une lutte contre les moustiques urbains vecteurs de dengue, de chikungunya et de Zika ». Ce guide, co-signé par le ministère de la Santé, décline les compétences et mesures que les communes peuvent ou doivent instrumenter dans la lutte mécanique et préventive contre le moustique-tigre.

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    Médiaplanning 

    Après une première vague dans la première quinzaine de juin, une deuxième série d’annonces presse et de spots radio / TV ont été diffusée dans les principaux médias de la région durant la semaine du 11 septembre : Midi Libre, L’Indépendant, Les Gazettes de Montpellier et de Nîmes, La Marseillaise, France 3 Sud Languedoc-Roussillon, France Bleu Hérault, Pays Catalan et Gard / « nuisante » de la part du moustique-tigre, dont la diapause (au niveau de ses œufs) va bientôt commencer mais ne produira ses effets sur les effectifs adultes et volants que dans la seconde partie de l’automne. Ce n’est pas encore pour tout de suite… Donc privons-le d’eau !


jeudi 28 juin 2018

  • Littoral - 20 ans d’évolution à l’étude
    Date: 
    02/07/2018
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    L’évolution contemporaine du littoral ouest Méditerranéen a été l’objet de la présentation d’un article  concocté par le pôle Littoral de l’EID-Med aux Journées nationales du génie civil côtier, fin mai à La Rochelle (17). Ce littoral sableux du Golfe du Lion présente de nombreux secteurs à enjeux, où les infrastructures sont trop proches du trait de côte, soit du fait de leur construction, soit du fait du recul côtier. Elles s’en trouvent exposées de manière très fréquente à l’érosion et à la submersion marine, lors de tempêtes.

    Interrogations

    Des questions se posent sur la dynamique des plages à court terme. Et des interrogations se font jour, également, sur les paramètres qui gouvernent les taux de dépôt/érosion, d’une année à l’autre, dans chacun des secteurs du littoral ouest-méditerranéen, caractérisé par une forte continuité sédimentaire. En effet, on manque de recul et de vision à large échelle sur la contribution de divers processus à ce phénomène général : dérive, pertes au large, apports sédimentaires par les 6 principaux petits fleuves côtiers de la région… Par exemple, on observe que les crues sont susceptibles de recharger les avant-côtes en sable, sur quelques kilomètres de linéaire.

    Analyse en cours

    L’étude s’appuie sur un dispositif unique de profils topo-bathymétriques constitué par l’EID Méditerranée depuis les années 2000, soit plus de 1 000 transects (*) bathymétriques et plus de 1 600 transects topographiques levés au DGPS et au sondeur. Des données complétées par d’autres levés, réalisés par des organismes tiers, dans le cadre de projets de recherche ou de suivis de travaux. L’analyse de ces données est en cours à l’EID-Med. Les premiers résultats concernant les volumes de sable perdus ou gagnés sur l’avant-côte, en particulier sur un système de barres immergées, portent sur une cellule hydro-sédimentaire d’une douzaine de kilomètres entre l’Orb et l’Hérault. Ils montrent, sur ce périmètre délimité par des digues, des transferts longitudinaux de sable saisonniers, ainsi que l’effet (bénéfique ou néfaste) de certains hivers, en lien avec la chronique des tempêtes. Il apparaît que l’effet des houles est nettement modulé par l’importance des crues s’étant produites dans le même temps, au cours de la saison humide, d’octobre à mai

    (*) transect : ligne virtuelle ou physique mise en place pour étudier un phénomène justifiant un décompte d’occurrences.


  • Littoral - Nouvelle orientation stratégique
    Date: 
    02/07/2018
    Picture: 

    Voilà plus de trente ans que, sous des appellations diverses, un pôle Littoral existe au sein de l’EID Méditerranée. On pourrait même remonter aux origines de l’établissement, au début des années 1960, et à la mise en œuvre de la fameuse Mission Racine (voir article), époque à laquelle des travaux physiques étaient préconisés et réalisés par l’EID-Med, pour éviter des rétentions d’eau. 

    Dunes contre moustiques

    C’est à cette époque qu’ont été effectués, sur le site des Orpellières, à Sérignan-plage (34), les premiers travaux de reconstitution de cordons dunaires selon la technologie des ganivelles (voir ci-dessous), en lien avec un organisme de recherche disparu depuis lors : l’IARE (institut des aménagements régionaux et de l’environnement). En quatre décennies, les dispositifs de ce type se sont multipliés le long du littoral languedocien, à la diligence de nombreuses collectivités (Région, Départements, intercos). Pour l’EID-Med, la légitimité de son implication dans cette démarche résidait (et réside toujours) dans le maintien ou le rétablissement de ces barrières sableuses qui, en tampon entre le linéaire côtier et les zones humides bordant les étangs, évitent que des entrées marines, même de faible envergure, pénètrent en amont et viennent mettre en submersion les œufs qu’y ont pondu les femelles d’Aedes caspius et detritus.

    Trois axes

    Dans la période plus récente, le pôle Littoral de l’EID-Med a raffermi son organisation, articulant ses activités autour de trois grands axes :

    • des travaux et de la maîtrise d’œuvre (incluant diagnostic, préconisations de gestion, plans d’aménagement et installation d’ouvrages).
    • des suivis (mesures topo-bathymétriques, dynamique sédimentaire, modélisations 3D, préconisations de gestion et conseils aux communes).
    • une ingénierie au service de projets conduits par des collectivités ou des services de l’État.

    Et à l’international, aussi.

    Davantage de conseil

    Aujourd’hui, les collectivités s’investissent davantage dans la réalisation d’ouvrages : des chantiers très mobilisateurs en moyens et ressources, à l’échelle de l’EID. Aussi, la nouvelle stratégie du pôle Littoral, exposée récemment devant le conseil d’administration par son coordonnateur, Hugues Heurtefeux, et avalisée par les élus, vise-t-elle à positionner l’établissement comme conseil, accompagnateur et encadrant, en ciblant préférentiellement des études et des travaux à haute valeur ajoutée. Cela signifie cesser, à terme, les gros chantiers « classiques » et modéliser des suivis de type nouveau, en appui sur des technologies récentes dont l’essai a été concluant. À titre d’exemple, on peut citer plus d’implications en termes de maîtrise d’œuvre, des suivis photogrammétriques, des actions de formation d’agents territoriaux, la réalisation de travaux innovants. Le nombre des agents dédiés sera maintenu au niveau actuel, avec la recherche d’une évolution des compétences de l’équipe. Cette réorientation se veut stable dans le temps : ainsi une phase de trois ans (2018 - 2020) est-elle programmée, à l’issue de laquelle une évaluation sera faite. Les objectifs généraux sont clairement avancés : contribuer à une bonne visibilité du service et à une image environnementale, donc positive, de l’EID-Med.

    Ganivelle

    Une ganivelle est une clôture formée par l'assemblage de lattes de bois, habituellement du châtaignier calibré en 45 mm de large, 13 d'épaisseur. Les lattes sont verticales, séparées les unes des autres par un espace dont la largeur détermine la perméabilité de la barrière, et assemblées par des tours de fils de fer galvanisé. Objectif : piéger le sable transporté par le vent et reconstituer progressivement les cordons dunaires.

     
     

  • Santé - 3 posters aux Journées nationales d’infectiologie
    Date: 
    02/07/2018
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    Trois posters, auxquels a fortement collaboré l’EID-Med, via ses directions technique et recherche & développement, viennent de voir le jour, deux d’entre eux ayant été retenus pour être exposés lors des 19èmes journées nationales d’infectiologie, qui ont eu lieu à Nantes (44) du 13 au 15 juin derniers.

    Cas autochtones 2017

    Le premier retrace les 17 cas autochtones de chikungunya identifiés entre juillet et septembre de l’année dernière au Cannet-des-Maures et à Taradeau, deux communes voisines du Var : contexte, alertes, méthodes, lutte antivectorielle (LAV) et résultats. Ont participé à la conception et à l’écriture du support, pour l’EID-Med, Charles Jeannin (direction technique de l’EID) et Bernard Cadiou (chef de l’agence EID des Alpes-Maritimes), aux côtés de services de l’État (Cire PACA Corse, ARS PACA) et de l’université, notamment. Le second reprend à peu près le même contenu, mais en langue anglaise, avec un organisme associé supplémentaire : l’ECDC (European centre control disease), basé à Stockholm (Suède).

    West-nile virus

    Et le troisième porte sur des infections au virus West-Nile (WNV) dans les Alpes-Maritimes, l’an passé également, auquel a contribué Gregory L’Ambert (direction technique de l’EID) aux côtés de la Cire PACA-Corse, de l’ANSES (labo de référence du WNV), de l’Établissement français du sang et de l’ARS PACA.


  • Santé - 2 posters aux Journées nationales d’infectiologie
    Date: 
    02/07/2018
    Picture: 

    Deux posters, auxquels a fortement collaboré l’EID-Med, via ses directions technique et recherche & développement, viennent de voir le jour, deux d’entre eux ayant été retenus pour être exposés lors des 19èmes journées nationales d’infectiologie, qui ont eu lieu à Nantes (44) du 13 au 15 juin derniers.

    Cas autochtones 2017

    Le premier retrace les 17 cas autochtones de chikungunya identifiés entre juillet et septembre de l’année dernière au Cannet-des-Maures et à Taradeau, deux communes voisines du Var : contexte, alertes, méthodes, lutte antivectorielle (LAV) et résultats. Ont participé à la conception et à l’écriture du support, pour l’EID-Med, Charles Jeannin (direction technique de l’EID) et Bernard Cadiou (chef de l’agence EID des Alpes-Maritimes), aux côtés de services de l’État (Cire PACA Corse, ARS PACA) et de l’université, notamment. Le second reprend à peu près le même contenu, mais en langue anglaise, avec un organisme associé supplémentaire : l’ECDC (European centre control disease), basé à Stockholm (Suède).


  • Aménagement - La Mission a pris racine
    Date: 
    02/07/2018
    Picture: 

    On entend beaucoup parler de la Mission Racine (*). En effet, le 18 juin a été le 55ème anniversaire de sa création. Le choix du jour atteste l’implication dans ce processus du président de la République de l’époque, un certain... général de Gaulle. 55, ce n’est certes pas un chiffre rond (que fera-t-on pour le 60ème anniversaire ?), mais le cinquantenaire de la création de La Grande-Motte, la plus symbolique des 8 stations balnéaires construites dans le cadre de cette démarche « pharaonique », qui tombe en 2018, n’est probablement pas étranger à ce coup de projecteur particulier.

    L’EID prend la parole

    L’EID-Med a souhaité prendre la parole, via un « hors-série » que publie le quotidien Midi Libre ce 6 juillet, sur le projet touristique et urbanistique lié à la Mission Racine. Il s’agit de souligner l’importance qu’a revêtu la démoustication, dès le départ, dans cet imposant projet d’aménagement. Dans un livre-mémoires (« Mission impossible ? »), paru en 1980, Pierre Racine, l’incontournable président de cette formidable entreprise, a consacré une quinzaine de pages à l’EID Méditerranée et à la démoustication. Il souligne l’initiative éclairée des élus départementaux de l’époque, en particulier Jean Bène, président du conseil général de l’Hérault à la Libération, d’avoir créé un dispositif opérationnel reposant sur la solidarité territoriale. Jean Bène a été président de l’EID Méditerranée de 1961 à 1979.

    Un pilier de la mission

    Il évoque aussi, en termes élogieux, le rôle du professeur Jean-Antoine Rioux et du Docteur Jean Cousserans, qui ont dirigé l’EID-Med dans les premiers temps de son existence, dans la conception et la mise en œuvre d’un processus technique basé sur une connaissance très fine des milieux (la fameuse carte phytoécologique) et sur le principe de la « lutte intégrée », très original à l’époque et qui a essaimé en France et dans le monde. Il rappelle, enfin, que même si ce domaine n’est pas dans sa sphère intime de compétences, il a accepté de présider le premier conseil scientifique de l’EID, créé par décret auprès de la Mission, jusqu’en 1983. Retraçant poste par poste le budget de la Mission entre 1964 et 1980, Pierre Racine a montré que la démoustication en était, à hauteur de 12 %, le second poste de dépenses (sur onze), certes après le réseau routier, mais avant les ports et les aéroports, les remblaiements ou l’approvisionnement en eau. Les plus anciens agents encore en activité l’ont croisé au siège de l’EID Méditerranée, dont on peut dire sans exagérer qu’elle a été un pilier de la Mission Racine.

    La Mission Racine

    Créée le 18 juin 1963 par l'État, sous la présidence de Charles de Gaulle, le rôle de la mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon a été d'aménager le littoral des départements côtiers du Languedoc-Roussillon via, notamment, de grands travaux d'infrastructure. Elle a eu, jusqu'à sa cessation, en 1983, pour unique président Pierre Racine, qui lui a donné son nom. Conseiller d'État, directeur de cabinet du premier Ministre Debré, de 1959 à 1962, il fut aussi, de 1969 à 1975, directeur de l'ENA (école nationale d'administration), dont il a été l'un des fondateurs en 1946. Ardent promoteur de la démoustication, il en a fait le préalable à tout aménagement, confortant l'EID Méditerranée, créée dès 1958 par les élus des Départements de l'Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône, et y faisant adhérer les Départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Pierre Racine est décédé en 2011, à l’âge de 102 ans.

     

  • Moustique-tigre - Animations tous azimuts
    Date: 
    02/07/2018
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    La prévention passe par des actions de sensibilisation, au premier rang desquelles figurent des animations en direction de tous publics, lors de manifestations thématiques (environnementales, sanitaires, etc) ou sur des espaces largement fréquentés, comme des marchés, par exemple. L’EID Méditerranée est très investie dans cette démarche, via son service communication, ses agences opérationnelles, ainsi que ses volontaires du service civique (VSC), principalement dans les communes incluses dans sa zone d’action traditionnelle. Elle procède aussi à des co-animations avec le GRAINE Occitanie, réseau d’éducation à l’environnement, dans le cadre d’une convention signée avec l’ARS (agence régionale de santé). Le GRAINE qui, mandaté par l’ARS, étend les animations préventives sur le moustique-tigre au-delà des territoires des Départements membres de l’EID. Puisque, comme on le sait, l’insecte est désormais réputé installé, fût-ce dans des dimensions inégales, dans les 13 départements de la région.

    Foisonnant

    Quelques exemples parmi les animations récentes (non exhaustif) :

    • Dimanche 10 juin dernier, c'est à Villeveyrac (34), commune dont le maire n'est autre que le président de l'EID-Med, Christophe Morgo, que l'agence EID de Fréjorgues a procédé à une co-animation avec l'ARDAM (association de ressources et de développement des activités et métiers de l'environnement), basée sur l'étang de Thau et membre du GRAINE. Christophe Morgo très actif sur le « front » de la communication puisque vendredi 8 juin, il a exposé lui-même sur le moustique-tigre et la démarche de prévention, à Montbazin (34), au cours d'une réunion publique organisée par la mairie. Il a réitéré, sur ses terres, à Villeveyrac (34), dont il est le maire, le 28 juin.
    • Autre point préventif de l’EID, à la Fête de la biodiversité, dimanche 10 juin également, à Saint-André (66). Affluence plus importante que l’an passé, avec une grosse centaine de visiteurs sur le stand tenu par l’agence de Canet. Et le constat d’une très bonne connaissance des gestes à produire, due au fait que cette commune a été durant deux années (2016 et 2017) l’une des 7 communes « pilotes » pur la mise en œuvre de tous les moyens de lutte, essentiellement préventifs, disponibles à ce jour.
    • C'est sous l'égide de l'EID-Med (chapiteau « barnum » et matériels) et de l'agence de Montcalm (30) que s'est déroulée l'animation « moustique-tigre » aux « Journées méditerranéennes des saveurs », organisées par la chambre d'agriculture du Gard et soutenues par les collectivités, au centre de Nîmes, avenue Fleuchère, le week-end des 9 et 10 juin derniers, en co-animation avec « Les petits débrouillards » (association du réseau GRAINE) le samedi. Forte affluence sur le stand (plus de 500 personnes), comme les années précédentes.
    • Et encore une co-animation « moustique-tigre », mardi 12 juin dernier à la maison pour tous Melina-Mercouri, à Montpellier, à l'occasion de l'assemblée générale du CPIE APIEU, membre du GRAINE, qui était donc à la manœuvre, avec deux volontaires du service civique (VSC) de l'EID Méditerranée.
    • Intervention de deux chefs d’agence EID, lundi 11 juin dernier, auprès de l'université du temps libre de Perpignan. 41 étudiants se sont déplacés depuis les Pyrénées-Orientales jusqu'à l'aérodrome de Candillargues (34), après une présentation en salle à l'agence EID de Fréjorgues et avant une sortie sur le terrain, malheureusement écourtée en raison d'une mauvaise météo. Ce qui n'a pas empêché de satisfaire leur curiosité, ainsi qu'ils l'ont exprimé dans un mail de remerciement.
    • Il n'y a pas qu'en Occitanie que des réunions de sensibilisation d'élus et responsables municipaux sont organisées. Ainsi, après une première réunion auprès des communes de l'Aude, le 8 juin dernier à Lézignan-Corbières, c'est dans les Alpes-Maritimes que l'exercice s'est déroulé, le 11 juin, à l'initiative du conseil départemental : plan de lutte contre les maladies vectorielles transmissibles par Aedes albopictus, historique de la lutte antivectorielle dans le 06 (avec exposition intervention de l'EID-Med), épidémiologie du moustique-tigre.
    • Et il n'y a pas qu'en Occitanie, non plus, que se déroulent des animations de l'EID-Med : ainsi, un stand d'information et de prévention des situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres a été installé par l'agence de Biot mardi 18 juin dernier, sur le marché de Cros-de-Cagnes (06).
    • Cela dit, les animations continuent de faire florès en Occitanie : ainsi, à Bram (11), l’association Ecodiv, affiliée au GRAINE, co-animait un stand avec l’agence EID de Narbonne, le 22 juin, dans le cadre d’une festivité accompagnant l’inauguration d’un contournement, routier. Une cinquantaine de visiteurs s’y sont présentés, parmi lesquels le président du conseil départemental de l’Aude, André Viola. Et encore dimanche 24 juin, au Théâtre de Narbonne, avec une co-intervention EID - association Aude Nature, affiliée au GRAINE,  dans le cadre du Plan Climat, en présence de Nicolas Sainte-Cluque, conseiller départemental et vice-président de l’EID-Med. Enfin, le même jour, l’agen-ce EID de Fréjorgues était présente à Saint-Georges-d’Orques (34), dans le cadre d'une « journée terroir ».
    Focus sur Pézenas, cité du poulain, pas du « tigre »

    On sait le rôle incontournable des communes dans la lutte préventive contre le moustique-tigre, à la fois sur un plan réglementaire (code général des collectivités territoriales et règlements sanitaires départementaux) et sur un plan communicationnel. Parmi les plus proactives figure Pézenas, au cœur  de l’Hérault, qui indique sur sa page Facebook avoir affecté à chaque élève de ses écoles élémentaires et maternelles le dépliant de l’EID Méditerranée « Faisons équipe… Privons-le d’eau ». Ils sont près de mille. Même opération dans les crèches : la valeur n’attend pas le nombre des années ! Quand on sait que les enfants sont d’excellents « prescripteurs » de messages comportementaux auprès des adultes, cette opération a fait au moins coup double (parents, grands-parents…). En outre, Pézenas est l’une des 45 communes contactées à avoir répondu favorablement à la sollicitation de l’EID pour l’inclusion d’animations sur le « tigre » dans les TAP et centres de loisirs, durant l’été. Par ailleurs, le site web de la commune place un onglet « Prévention contre les moustiques » en première position de sa page dédiée à la sécurité et à la prévention : article synthétique, conseils pratiques, spots vidéos de l’EID, lien avec www.moustiquetigre.org. Sans compter le dépôt d’affiches et dépliants dans les halls d’accueil municipaux, à la disposition du public. Les « tigres » ne devraient pas faire long feu dans la cité de Molière et du prince de Conti !

    (*) L’animal totémique de Pézenas est le poulain.


  • Moustique-tigre - Plus que jamais, la prévention
    Date: 
    02/07/2018
    Picture: 

    Le moustique-tigre Aedes albopictus renaît de ses cendres depuis fin avril / début mai. Il est sorti de sa « diapause » (hivernation) qui, chez cette espèce, se produit à l’état d’œuf. Ainsi, est-il devenu actif et le processus d’éclosion a-t-il repris progressivement. Les pluies et mises en eau naturelles récentes peuvent jouer sur sa présence et son activité, quelque peu à la hausse par rapport à l’an dernier. Et sa progression géographique, bien que mesurée, se poursuit, de nouvelles communes étant concernées.

    Privons-le d’eau !

    Le moment est donc venu de s’installer dans la prévention concrète, principalement en évitant les situations favorables à sa prolifération. Tout tourne autour des eaux domestiques (le moustique-tigre est un moustique urbain), propres comme sales, car c’est la mise en eau des œufs qui provoque les éclosions. Donc il faut priver d’eau les œufs de « moustique tigre ». Pas d’eau, pas d’éclosion, pas de moustique… tigre. Les gestes appropriés, simples et pratiques : vider, couvrir, curer, ranger, jeter… doivent être accomplis individuellement et collectivement, afin d’éviter de subir les moustiques du voisinage. Faisons équipe avant qu'il pique !

                

    www.moustiquetigre.org

    Médiaplanning

    Comme l’an dernier, pour sensibiliser et motiver les particuliers, l’EID-Med a effectué une semaine de « médiaplanning », sous la forme d’une annonce-presse composée du message de sa campagne de communication et d’une check-list des gîtes larvaires potentiels à contrôler préventivement chez soi, dans les principaux médias diffusés dans sa zone d’action : écrits (presse quotidienne et hebdomadaire), audiovisuels publics, web médias.


mardi 26 juin 2018

lundi 14 mai 2018

  • Réseaux - Likez, partagez sans modération
    Date: 
    02/07/2018
    Picture: 
    L‘EID Méditerranée est présente sur trois réseaux sociaux (RS) : Facebook, Twitter et Instagram (4, même, avec sa chaîne YouTube, pour le moment encore peu pourvue en vidéos, mais ça va venir…). Il est intéressant de faire le point sur leur fréquentation, car c’est aussi un indicateur de notoriété et de l’intérêt porté aux sujets traités sur ces supports interactifs.

    Facebook (FB)

    Ouverte en 2015 et boostée à partir de l’été 2016, la page FB de l’EID-Med compte désormais plus de 2 000 fans, ce qui devient très conséquent (240 supplémentaires depuis janvier). La parité est presque atteinte (54 % de femmes, 45 % d’hommes...). 91 % du public ciblé se trouve en France (46,6 % dans la zone d’action traditionnelle de l’EID). Les nouveaux fans (et les autres) ont dû être séduits par les de 58 « posts » publiés au premier quadrimestre (janvier - avril) 2018 qui affichent une portée de plus de 60 000 (personnes touchées par la publication). Leur fidélisation passe par un mix de thématiques : des posts réguliers (bulletins hebdos « nuisance », promo de la Newsletter et des sites web), des posts informatifs : conseils préventifs, check-list des gîtes larvaires du moustique-tigre, etc, des posts relais avec nos sites web et nos communiqués, des partages d’articles et de vidéos, des posts « agenda » (animations, expos, formations...), des posts relatant les visites institutionnelles, des posts d’actualité (météo…). Les publications sont raisonnées en nombre afin de ne pas envahir les « Murs » des fans.

    Twitter et Instagram

    Ouvert en 2017, le compte Twitter de l’EID-Med a déjà capitalisé 947 followers. C’est un bon outil pour signifier des événements au moment où ils se produisent. Fréquentation : 65 % d’hommes, 35 % de femmes ; 84 % de Français, 42 % d’anglophones. Sur les 113 tweets publiés au premier quadrimestre de 2018, on a enregistré plus de 90 500 impressions. Sur le mois d'avril dernier, par exemple, 1 450 personnes ont visité le profil de la Page de l’EID-Med, qui a été citée 31 fois (mentions) par d’autres comptes. La meilleure mention a été obtenue via un tweet de la Région Occitanie, concernant la vidéo préventive de l’EID sur le moustique-tigre. Petit dernier de la famille, le compte Instagram de l’EID-Med, lancé il y a six mois, compte 300 abonnés. Ce réseau permet de flatter de (belles) images & vidéos, illustrant avantageusement un événement, une démarche ou un site. Moralité : cliquez, likez, partagez, sans hésitation et sans modération !
     
    Facebook : @EIDMediterranee
    Instagram : @eid.mediterranee

  • Littoral - Le 24 mai, les posidonies seront en ligne
    Date: 
    14/05/2018
    Picture: 
    POSBEMED (projet européen « Posidonia Beach Mediterranean », dans le cadre du programme Interreg MED), portant sur la gestion des bancs de posidonies (algues) présents sur les plages,  est très porteur en communication : les 5 partenaires (*) – et l’EID-Med n’est pas en reste – postent fréquemment sur Facebook , Twitter ou Instagram et colloques et conférences rythment régulièrement l’avancée des travaux.

    Un « Webinar » le 24 mai

    Le 24 mai, ce sera une conférence en ligne (« webinar », pour « séminaire web ») ouverte au public, en particulier aux gestionnaires des plages, sur le thème : « Le trait de côte et la posidonie : une histoire d’amour et de préjugés », qu’animeront Eugenia Giunta-Fornasin, Hugues Heurtefeux et Delphine Boulet (pôle Littoral de l'EID-Med). Chaque partenaire (français, espagnol, italien, grec) prend en charge au même moment la même conférence, dans la langue et en direction du public de son pays.

    À disposition des collectivités et des gestionnaires du littoral

    En appui de cet événement, un message vient d'être diffusé par mail auprès d’interlocuteurs potentiels, soulignant l’expertise de l’EID-Med en matière de suivis des milieux sableux littoraux, de gestion des risques, de stratégies d’adaptation et de gestion durable des espaces côtiers : un capital mis à disposition des collectivités et des établissements publics gestionnaires du littoral. Ce qui justifie l’implication de l’EID en tant que chef de projet dans le suivi actuel des banquettes de posidonies. Après plus d’un an d’études sur les côtes nord-méditerranéennes, les premiers résultats seront présentés au cours de ce « webinar ».
     
    (*) IUCN, Espagne, Malaga ; HCMR, Grèce, Anavyssos ; ICM, Italie, Oristano - Sardaigne ; ECO-logica, Italie, Bari, Pouilles.
     
    • Inscription obligatiore et gratuite en ligne au « webinar » ici
     

  • Littoral - Début mars, le coup (de mer) a été rude
    Date: 
    14/05/2018
    Picture: 
    On a peine à le croire, après la récente période de températures estivales précoces : il y a à peine deux mois et demi, une couche épaisse de neige recouvrait Montpellier, Nîmes et leurs environs. Un épisode inscrit dans une séquence plus globale de fortes précipitations, de vents puissants de secteur sud et d'inondations, ayant provoqué des dégâts parfois conséquents, sur le littoral héraultais notamment. Aujourd’hui, le temps est à l’analyse à froid.

    Tempête décennale

    Cette authentique tempête a été liée à un très fort coup de vent d’est / sud-est au large des Bouches-du-Rhône et du Golfe du Lion, au cours de la nuit du 28 février au 1er mars. De très grosses vagues ont déferlé sur le littoral de la région, avec une intensité particulière entre Carnon (34) et Leucate (11). Au large, des houles de 6 mètres de hauteur en moyenne ont été enregistrées. Par ailleurs, de fortes pluies se sont abattues dans la même période sur l’est de l'Hérault, particulièrement, et ont occasionné des crues. Ainsi, le fleuve Orb s'est élevé d'environ deux mètres au niveau de Béziers. Idem pour l'Aude et pour l’Hérault, ce qui a eu pour effet de transporter et diffuser des déchets jusque sur le littoral.

    Analyse des dégâts par drone

    Côté aménagements dunaires, quelques ouvrages en ganivelles et des accès piétons (tels que des escaliers et passerelles en bois) ont été déplacés par la mer. Sur de nombreux secteurs, les avaries ont été significatives : à Vias, à Portiragnes, à Marseillan et au Petit Travers, entre Carnon et La Grande-Motte. Ainsi, un mois et demi après, l’EID Méditerranée a été mandatée par la communauté d’agglomération Béziers-Méditerranée pour réaliser un vol photogrammétrique sur le secteur de la réserve naturelle des Orpellières, sur les communes de Sérignan et de Valras (34), afin de mesurer avec précision les dégâts produits sur les dunes par cet épisode tempêtueux.  Le vol s’est déroulé fin avril, en collaboration entre deux services de l'EID-Med (pôle Littoral et service de l'information géographique - SI/SIG), avec le concours d’un des pilotes EID agréés de ce type d'aéronef. En attendant des travaux de réparation appropriés là où ce sera nécessaire, des mises en propreté ont été effectuées, dont certaines par l'EID-Med, à la demande de communes, conservant à notre littoral son attrait visuel et accueillant.

  • Littoral - Au chevet des sites littoraux protégés
    Date: 
    14/05/2018
    Picture: 
    Christophe Morgo, président de l’EID Méditerranée, et Odile Gauthier, directrice du Conservatoire du littoral, ont signé le 28 mars dernier une convention-cadre liant les deux organismes. Cette signature s’est faite à l’issue de la réunion, au siège commun de l’EID-Med et de la délégation de rivages Languedoc-Roussillon du Conservatoire, à Montpellier, du conseil d’administration de Rivages de France. L’occasion d’accueillir à l’EID-Med plusieurs élus y siègeant, en particulier le président de l’association, Didier Réault, maire-adjoint de Marseille et vice-président du CD 13, Robert Crauste, maire du Grau-du-Roi (30), et Gwendoline Chaudoir, maire de Portiragnes (34).

    Deux axes

    Ce partenariat entre le Conservatoire du littoral et l’EID Méditerranée, d’une durée de 5 ans, vise à renforcer la connaissance et l’ingénierie scientifique et technique en matière de conservation, d’aménagement et de gestion intégrée des zones côtières du littoral d’Occitanie. Ainsi, le Conservatoire et l’EID-Med mobiliseront leurs compétences respectives selon deux axes :
    • une réflexion sur la gestion des zones humides, très nombreuses sur les sites propriétés du Conservatoire du littoral dans la région.
    • la mise en œuvre d’une gestion adaptative du trait de côte, dans un contexte de forte exposition du littoral d’Occitanie aux effets du réchauffement climatique.

              

    35 ans de coopération

    Cette convention marque 35 ans de coopération entre les deux organismes, depuis 1983, année au cours de laquelle ont été conduits par l’EID Méditerranée les premiers travaux de reconstitution de cordons dunaires sur le site des Orpellières, propriété du Conservatoire du littoral, à Sérignan (34). Depuis lors, l’EID-Med a participé à de nombreux ateliers du Conservatoire, mis en place des retours d’expériences transnationaux (en Tunisie, au Maroc…) avec sa délégation « Europe et International » et gère le site des Salins de Frontignan, propriété foncière du Conservatoire du littoral, en lien avec Sète Agglo Méditerranée et la commune de Frontignan.
     

    Rivages de France à l’EID-Med

     
    Rivages de France est une association rassemblant plus de 150 membres (collectivités territoriales, établissements publics de l’État, fédérations, fondations…) et animant un vaste réseau national de gestionnaires d’espaces naturels littoraux et lacustres préservés. Ses administrateurs ont tous bénéficié d’une séance de présentation de l’EID-Med, en salle, puis ont visité les laboratoires (de g. à d. : Odile Gauthier, directrice nationale du Conservatoire, Matthieu Delabie, directeur du Conservatoire en L-R, Robert Crauste, maire du Grau-du-Roi, et Gilles Réault, maire-adjoint de Marseille et vice-président du CD 13). L'EID-Med est adhérente de Rivages de France, en tant que gestionnaire opérationnel du site naturel protégé des Salins-de-Frontignan.

  • Lutte - Chauve qui peut et souris
    Date: 
    14/05/2018
    Picture: 
    On lit souvent dans la presse des articles promouvant le rôle des chauves-souris dans la lutte contre les moustiques, singulièrement les moustiques-tigres. Plusieurs collectivités ont repris à leur compte cet argumentaire, plaidant pour favoriser l’accueil de ces volatiles si particuliers via des petites casemates au cœur des agglomérations. Or le rôle des chiroptères (leur nom scientifique) est dans ce registre beaucoup moins déterminant qu’il n’y paraît. Sous nos latitudes en tout cas. 

    Pas en même temps qu'albo

    D’abord, toutes les chauves-souris ne sont pas insectivores. D’ailleurs, on n’observe pas dans la proximité d’abris leur étant destinés des consommations d’insectes significatives. Parmi les espèces les plus fréquentes dans nos régions, on trouve, en milieu urbain, la Pipistrelle commune. Si elle est bel et bien insectivore, elle a la fâcheuse habitude de sortir entre 5 et 35 minutes après le coucher du soleil, ce qui est trop tard pour attraper des Aedes albopictus (moustiques-tigres) en quantité. De surcroît, elle vole à une altitude de 2 à 10 mètres, ce qui est trop haut pour y croiser les mêmes « tigres », qui, en plus d’être plutôt diurnes, volètent près du sol.

    Plutôt des lépidoptères

    On pourrait faire valoir qu’une Pipistrelle adulte peut consommer jusqu’à 3 000 insectes par nuit. Mais parmi les insectes « noctambules », ce sont des lépidoptères qu’elle absorbe principalement (des proies grosses et faciles à capturer), ainsi que des chironomes, abondants, au vol malhabile et attirés par la lumière de l’éclairage public. Des insectes très souvent confondus avec les moustiques mais… qui n’en sont pas et qui, en sus, ne piquent pas. Selon un expert mondial, l’écologue américain Merlin Tuttle, les moustiques ne représentent qu’environ 1 % du bol alimentaire des chauves-souris. En Camargue, où les moustiques sont pourtant légion, on arrive à une fourchette (c’est le cas de le dire) de 3 à 10 %, en élargissant à tous les diptères : moustiques mais aussi chironomes, mouches…

    Labo et vraie vie 

    Pourtant, toujours dans la presse, on associe les chauves-souris en général à des chiffres astronomiques de moustiques ingurgités. Il y a une explication à cela : il s’agit d’extrapolations de résultats obtenus en laboratoire. Il a été observé qu’une chauve-souris lâchée dans un insectarium à moustiques en déguste environ 10 par minute (elle a la proie à portée de main, si on peut dire), soit 600 par heure, près de 5 000 durant une nuit de huit heures. Mais dans la vraie vie, c’est tout autre chose : diversité des proies, dispersion de celles-ci et… limites de l’estomac de la chauve-souris, aussi.

  • Communes - Du « pilotage » à la réalité
    Date: 
    14/05/2018
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    La mobilisation des communes, à l’instar des particuliers, pour prendre en charge la démarche de prévention des situations favorables à la prolifération du moustique-tigre est essentielle. Le code général des collectivités territoriales et les règlements sanitaires départementaux flèchent les pouvoirs de police générale des maires en matière de prévention sanitaire et de maintien de l’hygiène et de la salubrité publiques, ainsi que le rappelle un fascicule édité par le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs) et le ministère de la Santé, fin 2016. Et puis les communes sont le niveau de collectivité le plus au contact de la population et des relais de proximité, donc les mieux à même de diffuser les messages comportementaux liés à la gestion des eaux domestiques. Pour les y aider, une opération « communes pilotes » a été conduite par l’EID-Med en 2016 et 2017, à l’issue de laquelle des fiches-actions vont être réalisées et diffusées à leur attention.

    Les communes, incontournables pour la diffusion

    Dans ce sens, une opération dite « communes pilotes », conduite par l’EID Méditerranée en 2016 et 2017, a consisté à tester la mise en œuvre de tout ce qui était disponible, sur le plan technique, opérationnel et communicationnel, afin d’observer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. 7 communes ont été retenues au sein de la zone d’action de l’EID-Med : Canohés, Saint-André et trois quartiers de Perpignan (66), Combaillaux, Jacou et La Grande-Motte (34), Le Grau-du-Roi (30) : des situations variées (rural, littoral touristique, grande ville, aire métropolitaine). Des dispositifs expérimentaux et des tests ont été mis en œuvre : barrières de pièges ou piégeages ponctuels, films de surface, autodissémination, etc. Ainsi que beaucoup de communicationnel et de relations publiques, à commencer par des porte-à-porte (visites intradomiciliaires), pour lesquels trois vagues de Volontaires du Service Civique (VSC) et quelques agents saisonniers ont été déployés dès fin 2015.

    Boîte à outils

    Une des leçons générales tirées de cette opération est que le curseur des causes de la nuisance due au moustique-tigre, entre gîtes de reproduction publics et gîtes privés, est souvent délicat à placer, selon les types d’habitats et d’aménagements ou la vocation d’un quartier ou d’une commune. Quoiqu’il en soit, un mode opératoire va en résulter, à l’attention des communes, afin qu’elles puissent s’y investir directement : une sorte de « boîte à outils », sous la forme de « fiches actions », destinée à faciliter dès à présent un meilleur engagement d’un plus grand nombre d’entre elles.


  • Animations - Les VSC sont à pied d’œuvre
    Date: 
    14/05/2018
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    Sitôt recrutés, sitôt intégrés en session de formation. Six Volontaires du Service Civique (VSC), cru 2018, sont arrivés à l'EID Méditerranée le 16 avril. Tous affectés au siège, à Montpellier, ils sont appelés à se déplacer sur des lieux où se déroulent des animations, principalement liées au moustique-tigre, de façon autonome lorsqu'ils auront acquis les connaissances et expérience nécessaires. Bienvenue, donc, à Marine Attia, Roxane Bosca-Caussat, Brice Figoli, Fridna Arnecia Loumba-Nzinga, Nadhirati Mahamoudou, Noëline Picard. 

    Des acteurs de la prévention

    Leur parcours de formation s’est échelonné sur trois semaines. Après une présentation du fonctionnement et des règles de l’établissement, ainsi qu’un témoignage de deux VSC recrutés à l’EID-Med l’an dernier, ils ont abordé les espèces de moustiques, la communication relative au moustique-tigre, sa biologie et son écologie ainsi que les modes opératoires du contrôle « classique » de la nuisance. Plus une visite des laboratoires et un test de jeux de société made-in EID : « Nopik » et « Pictus ». Puis, au programme, une solide session sur les relations interpersonnelles et le travail en équipe, avant de passer aux travaux pratiques : reconnaissance sur site de situations favorables à la prolifération de l’insecte piqueur et de gîtes larvaires du moustique-tigre, apprentissage des contacts en vis-à-vis et du déroulement d’une visite intradomiciliaire. Un coaching indispensable, qui se poursuit de façon encore étroite durant leurs premières interventions effectuées sur le terrain.

  • Moustique-tigre - Privons-le d’eau !
    Date: 
    14/05/2018
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    Le moustique-tigre est dans les starting-blocks : le 1er mai a été, comme chaque année, le jour de réactivation par la direction générale de la santé (DGS / État) du plan national antidissémination des maladies qu'il peut transmettre (chikungunya, dengue, Zika). C’est que le « tigre » se réactive lui aussi, très progressivement, depuis la mi-avril. C’est à partir de fin mai / début juin, qu’il va redevenir nettement sensible. C’est donc le moment de se remettre en mémoire les gestes préventifs, à (faire) commettre au quotidien.

    Faisons équipe avant qu’il pique

    En plusieurs points du territoire régional, des personnes probablement conditionnées par des piqûres l'an dernier, croient l'avoir déjà aperçu depuis début mars voire… fin février. Il n'en est rien, car ce moustique ne commence à réapparaître qu’à partir de courant avril, si bien qu’à l’amorce de cette période, ses populations sont peu denses et le ressenti de sa nuisance encore faible. Mais nul doute que dans les prochaines semaines, il redeviendra « audible ». D’où l’importance de connaître et identifier, chez soi, les situations domestiques favorables à sa prolifération. Car 80 % des cas de figure se trouvent au sein des domiciles privés : habitat individuel avec cour ou jardin, ou habitat collectif dense avec balcon ou terrasse.

    Surveillance individuelle et collective

    Il faut priver ses œufs de tout accès à l’eau, prompte à les faire éclore. Ceux-ci sont pondus par les femelles, sur les parois de tout récipient ou objet, souvent de très petite taille, pouvant recueillir le précieux liquide. C’est l’élévation du niveau d’eau, par la pluie, la condensation (pour les tout petits réceptacles) ou des arrosages, qui la met au contact des œufs et déclenche le phénomène. Ensuite, les larves peuvent s’y développer en quelques jours seulement. Il faut donc veiller de près sur ces situations et agir simplement chaque fois que nécessaire : vider, curer, couvrir, ranger jeter... Et il faut le faire chacune et chacun individuellement ET collectivement : si dans un quartier de maisons pavillonnaires, par exemple, 50 %  des résidents gèrent convenablement leurs eaux domestiques et les 50 autres % ne le font pas, le « tigre » sera encore là, en nombre suffisant pour procurer de la gêne à tous et constituer un risque de transmission vectorielle.

    Rappel des messages et supports :

    Tous les visuels de la campagne :

                

            

    www.moustiquetigre.org


  • Moustique-tigre - Non, il n’y a pas d’« alerte rouge » !
    Date: 
    14/05/2018
    Picture: 
    L’EID Méditerranée et d’autres opérateurs publics de démoustication (EID Atlantique, EID Rhône-Alpes, syndicat LM 67) chargés du contrôle de la nuisance et de la lutte antivectorielle ont été sollicités par la presse, par des collectivités et par des particuliers, suite à une communication abondante de la société privée « Vigilance Moustiques », liée à une entreprise fabriquant et commercialisant des produits répulsifs et autres, qui affecte à divers territoires des niveaux dits de « vigilance » : jaune, orange, rouge…, souvent traduits par les médias en « Alerte rouge », censés manifester une présence de moustiques, dont on ne sait de quelles espèces il s’agit exactement.
     
    En effet, l’évocation du paramètre météo (la chaleur précoce de fin avril) a entretenu une confusion entre moustiques de zones humides et moustiques urbains, tels que le moustique-tigre, laissant toutefois entendre que c’est ce dernier qui aurait provoqué des nuisances conséquentes. Or en avril, le moustique-tigre, exclusivement urbain et qui hiberne sous la forme d’œufs, ne fait que commencer à se réactiver, si bien que fin avril et début mai, ses populations sont peu denses et le ressenti de sa nuisance encore faible (voir actu suivante).
     
     
     
    Inquiétude indue
    Ensuite, ces expressions assénées comme des formules normatives – « vigilance ou alerte orange »« vigilance ou alerte rouge » – ne correspondent à aucune terminologie scientifique et officielle : elles sont manifestement diffusées à dessein d’interpeller et peuvent inquiéter indûment. S’agissant du moustique tigre (Aedes albopictus), le plus souvent associé à ces classifications, il existe le « Plan national antidissémination du chikungunya, de la dengue et du zika », mis en place par le ministère de la Santé dès 2006, s’appuyant sur les enquêtes entomologiques effectuées par les organismes
    publics compétents de démoustication. Ce plan fixe 
    plusieurs niveaux affectés aux départements, parmi
    lesquels : 
    • un niveau 0 : moustique-tigre ni présent ni observé.
    • un niveau 0b : interception ponctuelle du moustique-tigre, dont l’installation a pu être évitée.
    • un niveau 1 : moustique-tigre présent et actif. 
    À ce jour, 42 départements sont classés en niveau 1. Le moustique-tigre y est installé dans des proportions très diverses selon les territoires : parfois dans la quasi-totalité du département, parfois dans quelques communes seulement (voir cartes sur les sites du Ministère et de l’EID-Med). 
     
    Moustique ǂ de maladie
    Il faut savoir que la présence de ce moustique ne signifie pas la présence de maladies qu’il peut véhiculer, d’autant que la dengue, le chikungunya et le zika ne sont pas présents de façon endémique en France métropolitaine. Il n’y a donc aucune raison objective, à ce stade, de parler d’« alerte ». Plutôt que se référer à un organisme « indépendant » (de qui, de quoi ?), il est préférable d’orienter le public vers les sites officiels suivants :
    Ministère de la Santé (et ceux des ARS).
    • EID Méditerranée : www.moustiquetigre.org
    • Pour le signalement de moustiques suspectés d’être des « tigres » : www.signalement-moustique.fr

  • Réseau - « Vectopole Sud » a vu le jour ce 3 mai
    Date: 
    14/05/2018
    Picture: 
    Date importante : ce jeudi 3 mai a vu la signature officielle de la convention portant le nouveau « Vectopole Sud », à Agropolis International, en partenariat entre le CIRAD, le CNRS, l’INRA, l’IRD, l’Université de Montpellier et l’EID Méditerranée. Cette convergence de six acteurs scientifiques et techniques a pour but de consolider et d'amplifier le précédent réseau montpelliérain sur les vecteurs et maladies émergentes (RMVME), créé en 2010. On parle désormais de « consortium » (association rassemblant des entités en vue de réaliser des projets communs).

    Du fondamental à l'opérationnel

    Comme l'a souligné le président de l'EID-Med, Christophe Morgo, au cours de son allocution – et c’est ce qui justifie et légitime la participation de l’EID à ce dispositif –, toutes les étapes, toutes les facettes de la connaissance de ces vecteurs et des moyens de lutte qui y sont consacrés, depuis la recherche fondamentale jusqu’aux processus opérationnels, sont représentées dans ce réseau, à raison des champs de compétences des organismes qui le composent. Et puis, où ailleurs qu’à Montpellier un tel réseau était-il envisageable, sachant, comme l’a souligné l’académicien Érik Orsenna dans son livre « Géopolitique du moustique », paru l’an dernier, que Montpellier compte une des plus forte concentration d’entomologistes en Europe ? 

    4 plateformes

    En amont de la signature officielle, deux séries de présentations ont été faites en fin de matinée, avant une table ronde » l’après-midi.
     
    Le consortium « Vectopole Sud » a été présenté par Thierry Lefrançois, du CIRAD Montpelier, puis chacune des 4 plateformes constitutive du « Vectopole Sud » (4 laboratoires aux activités très complémentaires) a été évoquée par une responsable technique de chaque organisme :
    - le MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle) / IRD, par Bethsabée Scheid.
    - ASTRE (Animal, Santé, Territoires, Risques et Ecosystèmes) & INTERTRYP (Interactions Hôte-Vecteur-Parasite-Environnement dans les maladies tropicales négligées dues aux Trypanosomatidae) / CIRAD, par Karine Huber.
    - DGIMI (Diversité, Génomes & Interactions Microorganismes Insectes / INRA), par Magali Eychenne.
    - les laboratoires de EID Méditerranée, par Marie-Laure Setier-Rio.
     
    ► Ensuite, 4 « projets phares » ont été présentés : le projet « EU / Horizon 2020 Infrastructures » (programme phare du financement des activités de R&D en Europe, lancé en décembre 2013), par Frédéric Simard (IRD / MIVEGEC) ; le projet « Revolutionizing Insect Control » - REVOLINC (faisabilité en laboratoire et à l’opérationnel de la technique de l’insecte stérile combinée à l’autodissémination), par  J. Bouyer (CIRAD / ASTRE) ; le projet « autodissémination » (autodissémination de faibles quantités d’insecticide par les femelles de moustique-tigre), avec cofinancement de l’État, par Gregory L’Ambert (EID-Med) ; le Master international d’entomologie médicale et vétérinaire, par  F. Fournet (IRD / MIVEGEC).
     
    ► Après la signature de la convention, en présence du délégué régional à la recherche et à la technologie, représentant le préfet de région, une table ronde animée par Frédéric Simard (IRD / MIVEGEC) a porté sur les stratégies innovantes de lutte contre les insectes vecteurs et ravageurs, et autour de trois « keynotes » (conférences), dont une sur la technique de l’insecte stérile (TIS).
     
    www.vectopole-sud.fr (en ligne prochainement)
     

jeudi 3 mai 2018

  • Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 23 au 29 avril 2018
    Au cours de la semaine du 23 avril, plutôt clémente sur le plan météorologique (à l’exception du dimanche), les nuisances qui ont pu être ressenties, imputables aux moustiques inféodés aux zones humides littorales et rétro-littorales, sont globalement en régression, en termes d’intensité. 
     
    Entre le 23 et le 29 avril, plus de 300 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (75 %) et terrestre (25%). Ainsi, la superficie cumulée des traitements réalisés hors zones agglomérées, en 2018, s’élève à ce jour à plus de 13 500 hectares, soit 1 000 hectares de plus que l’an passé à la même période. Toutefois, il faut indiquer que si les traitements avaient pu se réaliser dès le premier trimestre dans les Bouches-du-Rhône, ce total s’élèverait à plus de 15 000 hectares.  
     
    Dans les prochains jours et de façon générale, la baisse du ressenti de nuisances, qui ne concernent à ce jour que les moustiques des zones humides (Aedes detritus, Aedes caspius), devrait se confirmer.
     
    Les fluctuations des niveaux d’eau en zones humides, suite aux  pluies de dimanche 29 et aux vents marins qui étaient prévus les jours suivants, seront surveillées par les agents de l’EID Méditerranée.
     
    En zones urbaines, les dernières précipitations, telles que celles enregistrées le 29 avril, pourraient avoir pour conséquence la submersion d’œufs de moustiques-tigres prêts à éclore dans divers récipients artificiels, principalement situés dans l’espace privé. Il appartient donc à chacun de mettre en œuvre sans attendre les bonnes pratiques visant à priver d’eau le moustique-tigre, afin de réduire son niveau de présence (informations sur : www.moustiquetigre.org).

    Situation par département :

    • Bouches-du-Rhône : des nuisances liées aux moustiques des marais Aedes detritus sont encore observées sur le pourtour de l’étang de Berre, notamment hors agglomération. Mais c’est à l’embouchure du Rhône que la situation est la plus sensible, en termes de nuisance, même si la décrue s’amorce, d’autant plus que la semaine a été agitée par les vents de terre. Les générations de moustiques non traitées, du fait d’une prise d’arrêté tardive, arrivent en fin de parcours. 
    • Gard : étant donnés les seuils de nuisance atteints ces dernières semaines, notamment en milieux naturels, on note ces derniers jours une nette amélioration, mais le niveau des populations de moustiques issus des zones humides reste élevé voire très élevé en milieu naturel, près des couloirs de dispersion des moustiques adultes depuis les territoires non démoustiqués. Une accalmie est prévisible dans les jours qui arrivent. 
    • Hérault : on observe encore des nuisances résiduelles relatives aux moustiques des marais Aedes detritus, particulièrement en dehors des zones agglomérées, même si ces  moustiques à l’état adulte peuvent, en conditions favorables pour eux, piquer dans les quartiers périphériques. Ces nuisances se font principalement sentir au gré des belles journées, surtout en fin d’après-midi , sur les territoire des communes d’Agde, de Marseillan, de Pézenas, de Capestang, de Poilhes, de Mireval, de Vic-la Gardiole, de Sète, de Frontignan, de La Grande-Motte, de Pérols, de Palavas-les-Flots. Le risque baisse dans les prochains jours.
    • Aude : lors des belles journées, la nuisance résiduelle due aux moustiques des marais Aedes detritus touche quelques quartiers périphériques, comme à Narbonne, mais d'une façon générale et nonobstant des situations isolées, cette nuisance résiduelle n'atteint pas une intensité élevée. Le bruit de fond imputable à cette espèce se maintient au niveau et aux abords des reliefs. C'est à l'intérieur des terres, au bord du fleuve Aude, que se manifestent le plus les moustiques autochtones inféodés aux boisements inondables, comme à Couffoulens (hameau de Cornèze), malgré les multiples actions physiques et par insecticides qui ont pu être réalisées. Dans les prochains jours, le risque de nuisance par les moustiques autochtones faiblit.
    • Pyrénées-Orientales : d’une façon générale, les nuisances observées la semaine passée sont en forte diminution et si les prévisions météorologiques se vérifient,  avec une Tramontane soutenue tout au long de la semaine, associée à une baisse sensible des températures, le ressenti de nuisance devrait encore diminuer.

    *Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.
     
     

vendredi 27 avril 2018

  • Piqûre de rappel ... Département en « alerte rouge » ... ça n’existe pas !
    Date: 
    27/04/2018
    Picture: 
    Ces expressions (« alerte ou vigilance orange », « alerte ou vigilance rouge ») ne correspondent à aucune terminologie scientifique et officielle et ne sont pas le reflet d’une densité de moustiques. Elles sont diffusées afin d’interpeller et peuvent inquiéter inutilement.
     
    S’agissant du moustique-tigre, le plus souvent fléché par ces appellations, l’unique classification repose sur le plan national du ministère de la Santé. Elle s’appuie sur des enquêtes entomologiques effectuées par les organismes publics compétents de démoustication. Plusieurs niveaux sont affectés aux départements : niveau 0 (moustique-tigre ni présent ni observé), niveau 0b (interception ponctuelle du moustique-tigre, dont l’installation a pu être évitée) et un niveau 1 (moustique-tigre présent et actif).
     
    À ce jour, 42 départements sont classés en niveau 1, c’est-à-dire que le moustique-tigre y est installé, mais dans des proportions très diverses, selon l’ancienneté de sa colonisation : quasi-totalité du département ou quelques communes seulement. 
     
    La présence de ce moustique ne signifie pas la présence automatique de maladies qu’il peut véhiculer, d’autant que la dengue, le chikungunya et le zika ne sont pas présents de façon endémique dans notre pays. Il n’y a donc aucune raison objective, à ce stade, de parler d’« alerte ».
     
    Sur le plan du confort, on sait que ce moustique peut être très nuisant quand ses populations sont nombreuses. Ce qui n’est pas encore le cas présentement, car il est en cours de sortie d’hibernation (on dit : diapause). Sa réactivation est donc progressive, ainsi que le ressenti de ses piqûres.
     
    Prévenir les situations domestiques favorisant son développement est la stratégie d’évitement recommandée partout sur la planète où il est installé : « Faisons équipe avant qu’il pique : privons-le d’eau ! ».
     
    Site de signalement officiel : http://www.signalement-moustique.fr/
     
    Implantation du moustique tigre en France (carte officielle), informations et conseils préventifs pratiques : www.moustiquetigre.org

     


lundi 23 avril 2018

  • Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 16 au 22 avril 2018

    Des moustiques adultes issus des zones humides (Aedes detritus et, à un degré moindre, Aedes caspius) provoquent de la gêne par leur piqûre, principalement hors des zones agglomérées (relief, plaine…). Ils arrivent à toucher la périphérie des communes situées aux abords des gîtes dits « de repos » : ce sont des zones arborées, ombragées et humides. L’intensité des nuisances est variable d’un territoire à un autre, en fonction du niveau des populations de moustiques et, d’un jour à l’autre, en fonction des conditions climatiques.

    Entre le 16 et le 22 avril, près de 2 700 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (78 %) et terrestre (22%), portant le total annuel à plus de 13 000 hectares.

    À court terme, globalement, les nuisances devraient baisser d’intensité, en fonction de. l’efficacité des derniers traitements. On note par ailleurs, en zones humides, la présence de chironomes, dont l’apparence peut ressembler à celle des moustiques adultes. Ce diptère ne pique pas mais vole en essaim dense.

    Situation par département :

    • Bouches-du-Rhône : d’une façon générale, les nuisances dues aux Aedes des zones humides ayant émergé au mois de mars s’estompent. On relève, toutefois, quelques situations plus marquées mais très localisées, sur la ripisylve du Rhône, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, et sur le domaine de La Palissade. La totalité des gîtes larvaires a été traitée ces derniers jours, comme suite aux pluies et aux coups de mer survenus début avril.
    • Gard : la nuisance due aux moustiques adultes Aedes detritus se maintient sur Le Grau-du-Roi, variable selon l'humidité et le vent mais toujours assez soutenue. À Aigues-Mortes, la situation est similaire mais dans de moindres dimensions. Ailleurs, de Saint-Laurent à Bellegarde, la nuisance se dilue en se généralisant, sauf localement, près des gîtes larvaires les plus productifs. La situation, en termes d’éclosions, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont plus à craindre à moyen terme et localement.
    • Hérault : les nuisances résiduelles par Aedes detritus persistent, surtout en dehors des agglomérations, sur certains territoires littoraux, comme à Agde, Marseillan, Frontignan, La Grande-Motte, Carnon... Toutefois, on observe également, par endroits, la présence de nombreux chironomes.
    • Aude : le cumul de moustiques adultes (Aedes detritus), comme suite à des mises en eau successives, génèrent quelques nuisances résiduelles, plus marquées au niveau des gîtes de repos (milieux arborés), comme sur l'île de Sainte -Lucie, dans le massif de La-Clape et le massif de Fontfroide. Lors des belles journées, ces moustiques touchent les quartiers périphériques, comme à Narbonne, Fleury, Salles-d'Aude et Armissan. Des évaluations se poursuivent suite aux derniers traitements, qui ont été opérés sur plus de 800 hectares, y compris jusqu'à Couffoulens, à l'intérieur du département. Les résultats obtenus sont globalement bons.
    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont enregistrées sur les villages de Torreilles et Saint-Laurent-de-la-Salanque. Sur le reste de la zone, les nuisances dues à cette espèce des zones humides sont généralement faibles. On note, néanmoins, un risque de nuisance imputable à Aedes Caspius, à prévoir sur les zones bordurières de l'étang de Salses - Leucate - Barcarès, ainsi que sur le secteur de Torreilles - Sainte-Marie.

     

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.


mardi 17 avril 2018

  • Bulletin opérationnel

    Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018

    L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer. Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares.

    Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.

    Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais.

    À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.

    Situation par département :

    • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.

     

    • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).

     

    • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.

     

    • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.

     

    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.


  • Bulletin opérationnel
    Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018
     
    L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer.  Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares. 
     
    Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.
     
    Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais. 
     
    À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.
     
    Situation par département :
     
    • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.
       
    • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).
       
    • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.
       
    • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.
       
    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.

     


  • Bulletin opérationnel

    Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018

    L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer.  Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares. 
     
    Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.
     
    Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais. 
     
    À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.
     
    Situation par département :
     
    • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.
       
    • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).
       
    • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.
       
    • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.
       
    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.
       

     

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.

     

     


mercredi 28 mars 2018

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    Date: 
    28/03/2018
    Picture: 
    Conservatoire du littoral et EID Méditerranée : 
    ensemble au chevet des sites protégés de la région
     
    Christophe Morgo, président de l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée, et Odile Gauthier, directrice du Conservatoire du littoral, ont signé ce mercredi 28 mars à Montpellier une convention-cadre liant les deux organismes.
     
    Cette signature s’est faite à l’issue de la réunion, au siège commun de l’EID Méditerranée et de la délégation régionale (Languedoc-Roussillon) du Conservatoire du littoral, du conseil d’administration de Rivages de France, association rassemblant plus de 150 membres (collectivités territoriales, établissements publics de l’État, fédérations, fondations…) et animant un vaste réseau national de gestionnaires d’espaces naturels littoraux et lacustres préservés.
     
    Ce partenariat entre le Conservatoire du littoral et l’EID Méditerranée, d’une durée de 5 ans, vise à renforcer la connaissance et l’ingénierie scientifique et technique en matière de conservation, d’aménagement et de gestion intégrée des zones côtières du littoral d’Occitanie.
     
    Le Conservatoire du littoral et l’EID Méditerranée mobiliseront leurs compétences respectives selon deux axes :–
    - une réflexion sur la gestion des zones humides, très nombreuses sur les sites propriété du Conservatoire du littoral dans la région.
    - la mise en œuvre d’une gestion adaptative du trait de côte, dans un contexte de forte exposition du littoral d’Occitanie aux effets du réchauffement climatique.
     
    Cette convention marque en outre 35 ans de coopération entre les deux organismes, depuis 1983, année au cours de laquelle ont été conduits par l’EID Méditerranée les premiers travaux de reconstitution de cordons dunaires sur le site des Orpellières, propriétés du Conservatoire du littoral, à Sérignan (Hérault). Depuis lors, l’EID Méditerranée a participé à de nombreux Ateliers du Conservatoire du littoral, mis en place des retours d’expériences transnationaux (Tunisie, Maroc…) avec sa délégation « Europe et International » et gère le site des Salins de Frontignan (propriété foncière du Conservatoire du littoral).
     

mardi 6 mars 2018

  • Visite - Solide délégation du CD 34 conduite par le président Mesquida
    Date: 
    06/03/2018
    Picture: 
    C'est une véritable délégation de conseillers départementaux qu'à conduit Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault, ce mardi 6 mars, pour visiter les installations de l'EID Méditerranée et échanger avec sa direction. Accueillis par le président de l'établissement public, Christophe Morgo, également vice-président du CD 34, sept autres élus ont accompagné leur président : Sébastien Andral (canton de Sète), Renaud Calvat (canton de Montpellier - Castelnau), Jean-Luc Falip (canton de Clermont-l'Hérault), Audrey Imbert (canton de Mèze), Jean-Francois Soto (canton de Gignac), Irène Tolleret (canton de Lodève), Claudine Vassas-Mejri (canton de Le Crès).

    Dans et hors zone d'action de l'EID

    Des cantons situés, pour certains, dans la zone d'action traditionnelle de l'EID, rassemblant les communes bénéficiant de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides littorales et rétro-littorales (deux espèces en particulier : Aedes caspius et Aedes detritus), et, pour d'autres, hors de portée de ces moustiques-là mais soumis, comme les autres, à la nuisance et à la menace de transmissions vectorielles du moustique-tigre (Aedes albopictus). L'occasion d'expliquer les différences d'origine et de comportement entre les premiers (moustiques ruraux pouvant parcourir plusieurs dizaines de kilomètres vers les secteurs agglomérés et densément habités), et le second, urbain, agressif et se déplaçant sur de faibles distances (environ 160 mètres) depuis ses gîtes de reproduction, principalement situés dans l'intradomiciliaire.

    L’importance du relais par les élus locaux

    Plusieurs de ces conseillers départementaux étant aussi maires ou conseillers municipaux dans leur commune, un éclairage particulier a été fait que les dispositifs et gestes permettant de prévenir les situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres et sur les actions de sensibilisation à conduire auprès de leurs concitoyens. Des préconisations qu’ils seront à même de répercuter sur leurs collègues élus à l’assemblée départementale et sur les maires et élus locaux dans leur canton. un œuvre collective !

  • Visite - Le président du CD 34, Kléber Mesquida, échange avec la direction de l’EID-Med
    Date: 
    06/03/2018
    Picture: 
    Christophe Morgo et Serge Mesquida
     
    Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault est venu à l'EID Méditerranée, dont il est également vice-président, accompagné par quelques élus de la collectivité, ce mardi 6 mars, pour échanger avec sa direction. Après un accueil par le président de l'établissement public, Christophe Morgo, également vice-président du CD 34, plusieurs volets ont été abordés : la compétence traditionnelle concernant les espèces issues des zones humides littorales, avec la problématique des insecticides, ainsi que la lutte antivectorielle et la prévention liées au moustique-tigre.

    Dans et hors zone d'action de l'EID

    Le département de l’Hérault, comme ceux des P-O, de l’Aude, du Gard et des Bouches-du-Rhône, dont les conseils départementaux sont aussi membres de l’EID-Med, est doublement concerné. En effet, certains cantons sont situés dans la zone d'action traditionnelle de l'EID, rassemblant les communes bénéficiant de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides littorales et rétro-littorales (deux espèces en particulier : Aedes caspius et Aedes detritus). Et d'autres cantons, plus septentrionaux, s’ils se trouvent hors de portée de ces moustiques-là, sont soumis, comme les premiers, à la nuisance et à l’éventualité de transmissions vectorielles venant du moustique-tigre (Aedes albopictus). L'occasion de rappeler et d'expliciter les différences d'origine et de comportement entre les premiers (moustiques « ruraux » pouvant parcourir plusieurs dizaines de kilomètres vers les secteurs agglomérés et densément habités), et le second, urbain, agressif et se déplaçant sur de faibles distances (environ 150 mètres) depuis ses gîtes de reproduction, principalement situés dans l'intra-domiciliaire (www.moustiquetigre.org).

     
    Le président Mesquida observant un moustique-tigre
    au laboratoire de l'EID.

    L’importance du relais par les élus locaux

    Les conseillers départementaux étant parfois maires ou conseillers municipaux dans leur commune et/ou, dans tous les cas, au contact permanent des élus locaux de leur canton, un éclairage particulier a été fait sur les dispositifs disponibles à leur attention, permettant de prévenir les situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres, ainsi que sur les actions de sensibilisation à relayer auprès de leurs concitoyens. Des préconisations préventives qu’ils seront ainsi à même de répercuter sur leurs territoires respectifs. Une œuvre collective !

     


  • Visite - Échanges avec le président du CD 34, Kléber Mesquida.
    Date: 
    06/03/2018

    Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault est venu à l'EID Méditerranée, dont il est également vice-président, accompagné par quelques élus de la collectivité (Claudine Vassas-Mejri, Renaud Calvat, Jean-Luc Falip, Jean-François Soto), ce mardi 6 mars, pour échanger avec sa direction. Après un accueil par le président de l'établissement public, Christophe Morgo, également vice-président du CD 34, plusieurs volets ont été abordés : la compétence traditionnelle concernant les espèces issues des zones humides littorales, avec la problématique des insecticides, ainsi que la lutte antivectorielle et la prévention liées au moustique-tigre.

    Dans et hors zone d'action de l'EID

    Le département de l’Hérault, comme ceux des P-O, de l’Aude, du Gard et des Bouches-du-Rhône, dont les conseils départementaux sont aussi membres de l’EID-Med, est doublement concerné. En effet, certains cantons sont situés dans la zone d'action traditionnelle de l'EID, rassemblant les communes bénéficiant de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides littorales et rétro-littorales (deux espèces en particulier : Aedes caspius et Aedes detritus). Et d'autres cantons, plus septentrionaux, s’ils se trouvent hors de portée de ces moustiques-là, sont soumis, comme les premiers, à la nuisance et à l’éventualité de transmissions vectorielles venant du moustique-tigre (Aedes albopictus). L'occasion de rappeler et d'expliciter les différences d'origine et de comportement entre les premiers (moustiques « ruraux » pouvant parcourir plusieurs dizaines de kilomètres vers les secteurs agglomérés et densément habités), et le second, urbain, agressif et se déplaçant sur de faibles distances (environ 150 mètres) depuis ses gîtes de reproduction, principalement situés dans l'intra-domiciliaire (www.moustiquetigre.org).

     
    Le président Mesquida observant un moustique-tigre
    au laboratoire de l'EID.

    L’importance du relais par les élus locaux

    Les conseillers départementaux étant parfois maires ou conseillers municipaux dans leur commune et/ou, dans tous les cas, au contact permanent des élus locaux de leur canton, un éclairage particulier a été fait sur les dispositifs disponibles à leur attention, permettant de prévenir les situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres, ainsi que sur les actions de sensibilisation à relayer auprès de leurs concitoyens. Des préconisations préventives qu’ils seront ainsi à même de répercuter sur leurs territoires respectifs. Une œuvre collective !

     


lundi 5 mars 2018

  • Littoral - Vers une stratégie de gestion des posidonies
    Date: 
    05/03/2018
    Picture: 
    Hugues Heurtefeux et Eugenia Giunta Fornasin (pôle littoral de l'EID Méditerranée) ont participé au 3ème comité de pilotage du groupe consultatif du projet POSBEMED (*), du 6 au 9 février derniers, près d’Athènes, organisé par le centre hellénique de recherche marine (HCMR), partenaire grec du projet. L'EID-Med est le « chef de file » de ce projet européen visant une gestion durable des banquettes de posidonies (plantes aquatiques), inscrit dans le cadre du programme « Interreg MED » et rassemblant 5 partenaires issus de quatre pays (France, Espagne, Italie, Grèce). Elle coordonne, à ce titre, la gestion, la communication et les rapports d’études afférents.

    Communication dynamique en 2017

    Étaient également présents les trois autres partenaires : l’union internationale pour la conservation de la nature (IUCN, Espagne), le centre marin international (IMC) de Sardaigne (Italie) et ECO-logica SRL de Bari (Italie). Les deux premiers jours ont été dédiés à la présentation de résultats et d’analyses de données (études de marché, bases de données « information géographique » et évaluations socio-économiques). Le troisième a été consacré à la définition d'une stratégie commune pour permettre une gestion durable des banquettes de posidonies, qui se déposent sur des plages de Méditerranée. L'EID-Med vient d'établir un rapport circonstancié sur la communication des activités conduites en 2017, à l'attention de l'autorité en charge du programme « Interreg MED » : participation à trois meetings, à Marseille, Alicante et Cannes, flux important de posts sur Facebook et de tweets dédiés sur Twitter, parutions d'articles dans la presse... 
     

    Les partenaires posent devant… une banquette de posidonies.

     
     

  • Moustique-tigre - La saison se prépare
    Date: 
    05/03/2018
    Picture: 
    Le moustique-tigre poursuit son extension géographique et la sensibilisation d'un large public est plus que jamais nécessaire. Au cœur des messages : la maîtrise des eaux domestiques. Pour ce faire, les communes ont un rôle indispensable de relais préventif auprès de leurs populations. À ces fins, l'ARS Occitanie et l'EID Méditerranée ont conventionné en décembre dernier, mandatant le réseau associatif environnemental GRAINE pour amplifier leur action et porter sur le terrain la bonne parole via une vingtaine d'associations.

    À nouveau perceptible en avril / mai

    Ce n'est qu'à partir d'avril / mai que, sortant progressivement de son hibernation (on dit « diapause »), le moustique-tigre redeviendra vraiment perceptible. L'intersaison est mise à profit pour préparer les actions à conduire. Ainsi, lors de la dernière réunion du comité de pilotage de la convention ARS Occitanie / EID Méditerranée, la campagne préventive « moustique-tigre 2018 » a été calée avec le GRAINE. Deux axes : la poursuite des animations entamées en 2017, à hauteur de 163 cette année, sur toutes sortes de manifestations thématiques et de lieux répartis sur les treize départements de la grande région, et le début d'une sensibilisation au niveau des collectivités, en particulier des communes, relais indispensables des messages préventifs auprès de leur population. 

    Sensibilisation au niveau des communes

    Dans un premier temps, une vingtaine de communes et d'intercommunalités, principalement en ex-Languedoc-Roussillon, à raison de la large implantation, désormais, du moustique-tigre, sont fléchées. Les maires ou présidents de celles incluses dans la zone d'action « démoustication » ont été d'abord avisés de ce nouveau dispositif par un courrier du président de l'EID Méditerranée, avant que toutes reçoivent, ces jours-ci, une lettre de formalisation à la double signature de la directrice générale de l'ARS Occitanie et du président de l'EID.

    Beaucoup de co-animations

    Comme l'an dernier, chaque fois que possible, sur la zone d'action de l'EID-Med, des co-animations EID / GRAINE seront mises en place. Pour s'y préparer, des contacts préalables vont être organisés entre les agences opérationnelles de l'EID-Med et les associations retenues par le GRAINE sur leurs secteurs respectifs. Et des formations adéquates seront dispensées aux animateurs associatifs.

mardi 27 février 2018

  • Littoral - Dunes & plages : suivez le guide !
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 
    Le pôle littoral de l’EID Méditerranée (Hugues Heurtefeux, Philippe Richard) a contribué au « Guide de gestion des dunes et des plages associées », cooordonné par le département des risques naturels de l’ONF (office national des forêts)*, qui vient de paraître aux éditions Quae. Y ont également participé, principalement, le Cerema (centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) et le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières).

    Une mission confiée par le ministère à l’ONF

    Il s’agit de la réponse concrète à une mission confiée à l’ONF par le ministère de l’Écologie. En appui sur de nombreux organismes gestionnaires et experts, dont l’EID-Med, donc, des outils sont présentés dans cet ouvrage, en vue de résoudre les problèmes liés à la gestion quotidienne des dunes. Y figurent aussi des préconisations concernant les plages associées aux cordons dunaires. Ni traité de géomorphologie ni étude botanique, ce guide vise à permettre aux praticiens d’appréhender concrètement la gestion d’un milieu complexe et en évolution permanente. Une boîte à outils, en somme.
     
    * Luc Gouguet, chef du pôle littoral de l’ONF.

  • Littoral - Quand les bois ne flottent plus...
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 

    L’équipe opérationnelle du pôle littoral de l'EID Méditerranée a lancé, en janvier dernier, une nouvelle expérimentation de valorisation des bois flottés. Il s’agit d’un « paillage » de zones de faiblesses dunaires, sur le site de Sérignan-plage (34). Le chantier s’est déroulé en trois phases : primo, une sélection des bois, car le broyeur utilisé limitait le diamètre du bois broyable ; secundo, un broyage en copeaux ; tertio, la mise en place sur / dans la dune retenue.

    Test de plusieurs applications

    Plusieurs applications sont testées, consistant à faire varier l’épaisseur du broyat et le semis de graines d’espèces dunaires, à savoir un mélange de graines d’oyat, d’euphorbe, de camomille maritime, etc…, préalablement prélevées sur des pieds de plantes. Par ailleurs, une ligne de mise en défens a également été installée pour éviter que le site soit piétiné. L’ouvrage sera suivi régulièrement par le pôle littoral de l’EID-Med, afin de vérifier si cette expérimentation fonctionne ou pas.

    Pousse et engraissement

    L’objectif attendu est, bien sûr, un engraissement significatif et une végétalisation de la zone. En théorie, le vent va transporter du sable, qui va lui-même se déposer sur les broyats. Ensuite, si les conditions (météo, en particulier : pluies, vents, températures…) le permettent, les graines vont germer et les plantes se développer. Fin février, les responsables du service Environnement de la mairie de Sérignan ont visité le dispositif, qui vient d’être achevé, en compagnie de trois agents de l'EID (Bertrand Caumeil, Michel Mouysset et Delphine Boulet). Ils ont exprimé leur satisfaction.

    La visite de ce lundi 19 février.

     

     

    Un chantier expérimental

    Le semis se fait à la volée. Ainsi, une fois que les agents de l’EID-Med ont étalé le broyat, ils « lancent » des graines directement dessus. Puis ils ratissent légèrement la zone pour bien les fixer et éviter qu’elles soient reprises par le vent. Des piquets sont plantés en aval de l’ouvrage, reliés entre eux par du fil de fer : c’est cela qui constitue la mise en défens de la zone, afin d’empêcher des personnes de marcher sur l’ouvrage et de mettre à mal, par leurs piétinements, la pousse des futures plantes. Des affichettes sont apposées pour expliquer synthétiquement l’opération, émettre des conseils préventifs et indiquer un contact, si nécessaire.

  • Littoral - EID et Conservatoire convergent
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 

    Le Conservatoire du littoral mène une politique de protection définitive du patrimoine foncier que constitue le littoral de la région Occitanie. Et depuis longtemps, l'EID Méditerranée participe à des actions importantes de conservation et de mise en valeur écologique des milieux naturels par la restauration des cordons dunaires, la gestion des zones humides et le suivi des systèmes littoraux.

    Dispositif mutualisé

    On peut dire que les démarches et missions des deux organismes sur la zone littorale sont à la fois complémentaires et convergentes. De sorte qu’ils ont décidé d'établir une convention de coopération, sur une durée de cinq ans, afin de conjuguer leurs moyens respectifs et de mettre en place un dispositif commun mutualisé. Objectif : renforcer la connaissance et l’ingénierie scientifique et technique en matière de conservation, d’aménagement et de gestion intégrée des zones côtières du littoral d’Occitanie.
     

    Coordination et expertise

    Trois axes :
    • l'amélioration et la diffusion des connaissances scientifiques et techniques via les données dont ils disposent auprès des gestionnaires, des services de l’État, des collectivités et de tout intervenant sur ces territoires.
    • la coordination et une information réciproque sur la gestion des zones humides (pour l’EID : démoustication et gestion des salins de Frontignan).
    • l'expertise côtière à mettre en œuvre pour la gestion des sites du Conservatoire soumis aux aléas d'inondation ou de submersion : suivis de l'évolution du littoral, programmes d'aménagement, plans de gestion.                     
     

  • Climat - Tenir à l’œil les envahisseurs
    Date: 
    27/02/2018
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    Le projet  « InvaCosts », qui a pour objectif de caractériser et de quantifier les impacts des espèces envahissantes d'insectes au niveau mondial, consécutivement au changement climatique, est inscrit dans le programme de l’agence nationale de la recherche (ANR) intitulé :    « Comprendre et prévoir les évolution de l'environnement ». Ces impacts comprennent les pertes de biodiversité, le dysfonctionnement des écosystèmes, les coûts économiques et la santé publique. Le projet se focalise sur les insectes, particulièrement sensibles aux variables climatiques. Et il se trouve qu’un des modèles, parmi les 20 espèces choisies pour cette étude, n’est autre que le moustique-tigre Aedes albopictus.

    Anticiper les coûts

    D’une durée de 36 mois, le projet 
    « InvaCosts » inclut le laboratoire d'écologie, systématique & évolution (ESE), en tant que coordinateur, l’IRD, via l’unité mixte de recherche (UMR) MIVEGEC, et le laboratoire montpelliérain d'économie théorique et appliquée (LAMETA). Ce partenariat pluridisciplinaire doit permettre de construire des modèles de distribution d’espèces envahissantes fournissant à l’échelle de la planète les aires favorables aux invasions actuelles et futures. Des cartes « probabilistes » de distribution seront associées aux estimations du coût économique et sociétal lié aux différents impacts de ces espèces : une sorte de bilan « coût / bénéfice » des mesures déjà prises dans ce contexte et une prévision des coûts futurs, à anticiper par les autorités sanitaires et les collectivités territoriales, notamment.

    Contribution de l’EID-Med

    C’est dans ce cadre que l’EID Méditerranée est sollicitée par l’IRD / UMR MIVEGEC, fléché pour traiter plus particulièrement la problématique du moustique-tigre : il s’agit de fournir des données sur l’implantation de cette espèce, ainsi que les coûts directs et indirects consécutifs à son introduction depuis 2004, liés à la surveillance, à la prévention et à la mise en œuvre des opérations de lutte selon les directives du plan national anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika (la LAV, quoi). Cette contribution est encadrée par une convention dont le principe et le contenu ont été validés par le dernier conseil d’administration de l'EID.         
     

  • Visite - Le tourisme, bénéficiaire et vecteur
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 

    Dans le cadre des visites et échanges proposés aux partenaires de l'EID Méditerranée, ce sont les directeurs des agences départementales touristiques (ADT) de l'Hérault et du Gard, Pascal Schmid et Fabienne Griffoul, qui ont honoré l'invitation à parcourir ses installations, le 9 février dernier. Plusieurs pistes de collaborations ont été évoquées.

    Bourse aux dépliants 

    Des présentations de la mission de démoustication et de la problématique « moustique-tigre » devraient s'ensuivre devant les assemblées générales des deux agences, ainsi que devant l'ensemble des directeurs d'ADT d'Occitanie, qui se réunissent deux fois par an. Dès cette année, une présence de l'EID-Med, physiquement ou via ses supports informatifs, dans les manifestations annuelles héraultaise et gardoise d'avant-saison, dites « bourses aux dépliants », qui rassemblent institutionnels et professionnels du secteur, a également été fléchée. À noter que dans ses enquêtes de satisfaction auprès des touristes, l'ADT 34 a constaté que les moustiques n'arrivent qu'au 5ème rang des citations négatives, après le vent, la surfréquentation, les parkings payants et la circulation.


jeudi 4 janvier 2018

  • Littoral - Chantier et étude restitués
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Un chantier de conception et de pose, par le pôle Littoral de l’EID-Med, d’un escalier « transdunaire » expérimental a été achevé à Vias (34) courant novembre. Originalité : des marches remplies de « broyats » de bois flottés au lieu de l’être avec du sable. Deux objectifs (a minima) visés : tester ce nouveau mode de valorisation des broyats et solidifier les marches en évitant l'affouillement (creusement) du sable. L’évolution de cet ouvrage sera suivie régulièrement et un bilan dressé l'année prochaine.

    À Vias (34) : on voit bien les broyats, marche par marche.

    Toujours les Orpellières

    Le pôle Littoral de l’EID-Med a également restitué les résultats de l’étude qu’il a réalisée sur la bande littorale des Orpellières, sur la commune de Sérignan (34), pour le compte de la CABM (Agglomération de Béziers), à l’occasion d’une présentation réunissant les acteurs locaux le 14 novembre dernier. Objectif : réaliser un diagnostic du cordon dunaire de Sérignan plage, dans la continuité de levés effectués en 2016, et proposer des options de gestion sur les faiblesses dunaires dans ce secteur. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’opérations de restauration globale de ce site emblématique, sur lequel l’EID-Med travaille depuis plus de trente ans.

    Le site emblématique des Orpellières, à Sérignan (34).


  • Littoral - Expérimentation appliquée avec drones
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Dans le cadre d’un partenariat avec la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’agriculture et du logement) Occitanie (État), le pôle Littoral de l’EID-Med prévoit plusieurs vols photogrammétriques (*) en drone sur les plages sensibles de la région. L’objectif est d’abord de tester cette méthode, sa fiabilité et sa précision, afin d’en connaître les avantages et les limites, puis de l’utiliser à bon escient sur certaines zones littorales.

    Premier survol à Fleury (11)

    À propos d’« utilisation à bon escient », précisément, un premier survol a également été réalisé à Fleury-d’Aude (11), en octobre dernier, dans le cadre du projet « Observatoire des bois flottés ». La qualité de l’orthophotographie (**) obtenue permet de voir en détail les éléments présents sur la plage (voir photo ci-dessus). L’objectif est donc de réaliser le même survol après que des bois flottés se sont déposés sur la plage, en escomptant pouvoir ainsi en estimer les volumes.

    (*) la photogrammétrie, c’est effectuer des mesures en utilisant la pa-ralaxe obtenue entre des images acquises selon des points de vue.

    (**) images aériennes de la surface terrestre rectifiées géométriquement et égalisées radiométriquement.


  • Littoral - Expérimentation appliquée avec... des drones, aussi
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Dans le cadre d’un partenariat avec la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’agriculture et du logement) Occitanie (État), le pôle Littoral de l’EID-Med prévoit plusieurs vols photogrammétriques (*) en drone sur les plages sensibles de la région. L’objectif est d’abord de tester cette méthode, sa fiabilité et sa précision, afin d’en connaître les avantages et les limites, puis de l’utiliser à bon escient sur certaines zones littorales.

    Premier survol à Fleury (11)

    À propos d’« utilisation à bon escient », précisément, un premier survol a été réalisé à Fleury-d’Aude (11), en octobre dernier, dans le cadre du projet « Observatoire des bois flottés ». La qualité de l’orthophotographie (**) obtenue permet de voir en détail les éléments présents sur la plage. L’objectif est donc de réaliser le même survol après que des bois flottés se sont déposés sur la plage, en escomptant pouvoir ainsi en estimer les volumes.

    (*) la photogrammétrie, c’est effectuer des mesures en utilisant la parallaxe résultant des images acquises selon différents points de vue.

    (**) images aériennes de la surface terrestre rectifiées géométriquement et égalisées radiométriquement.


  • Traitements - Drone bientôt opérationnel ?
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    On traite les moustiques « ruraux » par avion, hélico et probablement demain, complémentairement, par drone. Ce projet est dans une nouvelle phase, proche de l’opérationnel. La machine choisie (Joyance JT10L-608) a été livrée par la société Aérocapture technologie, distributrice du fabricant chinois Joyance, en septembre dernier, les pilotes « EID » sont quasiment qualifiés et les diverses déclarations règlementaires sont actées auprès de la DGAC (direction générale de l’aviation civile). Une convergence d’éléments qui a permis de passer aux vols d’essais.

    Vaste et performant

    Le drone acquis par l’EID-Med est un « octocoptère » (8 rotors), d’une capacité d’emport de 10 litres. D’envergure imposante (2 mètres déplié), il peut résister à des vents de 10m/s (limite maximale) et voler à une vitesse allant jusqu’à 12 m/s, en vol automatisé, grâce à ses moteurs puissants (rotors en carbone d’une soixantaine de centimètres chacun). Parmi ses performances, on peut citer le retour vidéo en temps réel, le maintien de l’altitude de vol/sol par radar et le DPAE (débit proportionnel à l’avancement électronique), qui garantissent l’application (bonnes pratiques). L’autonomie en vol se situe entre 10 et 15 minutes.

    Les pilotes (bientôt) au top

    Une première session de formation spécifique au pilotage de la machine a eu lieu en novembre dernier au centre horticole expérimental de Marsillargues (CEHM). « Intense journée de prise en main », selon les intéressés, avec et sans charge, vols à répétition, installation logistique en agence opérationnelle, check-list avant vol et maintenance de premier niveau par le CEHM. Les premiers retours sont excellents : la stabilité de la machine est, de l’avis des pilotes, « surprenante », due, sans doute, aux effets bénéfiques de 2 moteurs « contrarotatifs » (*). Quant à la prise en main par les agents, elle a été saluée par le formateur, malgré plusieurs événements perturbateurs durant les vols : perte de liaison avec le satellite, vent important, désorientation… Mais tous ces éléments ont été parfaitement gérés, en termes de pilotage et de procédures de sécurité. À suivre.

     

    (*) contrarotatif : tournant en sens contraire.


  • Albopictus - Ils voient le « tigre » partout !
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Le « Journal de la Haute-Marne » est un quotidien relevant de la « presse quotidienne régionale » (PQR), diffusé dans le secteur de Chaumont. Dans son numéro du 30 novembre dernier, un article a relaté la lâche agression d'une habitante d’un petit village, Dommartin-le-Franc, par un insecte conditionné dans… un pot de mousse au chocolat. Insecte que la plaignante, son médecin et le journal ont tôt fait de considérer comme étant un « moustique-tigre ». En fait, il n’en était rien…

    Peur d’être malade

    En gobant la bestiole avec une cuillerée de produit, la « victime » a ressenti une piqûre dans la bouche. Elle a recraché aussi sec le petit volatile et s’en est allée consulter son médecin traitant. Celui-ci a prescrit une analyse de sang et, si on en croit la gazette locale, la première batterie d’examens aurait fait apparaître la trace d’une « infection ». La photo du coupable tigré illustrant l'article étant suffisamment nette, elle a pu être soumise pour analyse à l'œil sagace des entomologistes de l'EID-Med.

    L’EID : ce n’est pas un « tigre »

    Ceux-ci ont été tout de suite formels : rien à voir avec un moustique-tigre. L'insecte émergeant en partie de la mousse chocolatée était un... hyménoptère, probablement un Ichneumonidae femelle. Cet hyménoptère parasitoïde et solitaire (par opposition aux insectes sociaux qu’on trouve aussi dans cet ordre, tels que guêpes, frelons, bourdons ou fourmis) ne transmet pas de maladies vectorielles. Sa piqûre peut être  « simplement » douloureuse, surtout s’il y a injection d’un venin.

    Communiqué

    En appui sur ce diagnostic, un communiqué a été envoyé au « Journal de la Haute-Marne », afin d'apporter ces précisions salutaires, avec l'idée de rassurer les protagonistes de cette affaire. Pour justifier cet envoi, le communiqué a précisé que l’EID-Med, établissement public, exerce la coordination de la surveillance entomologique liée au moustique-tigre en France métropolitaine, la veille concrète étant réalisée, en Haute-Marne, par le syndicat de lutte du Bas-Rhin. 


  • Volontaires - Mission accomplie
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Les Volontaires du service civique (VSC) recrutés au printemps 2017 ont terminé leur « mandat » en novembre dernier, après huit mois de bons et loyaux services. Une partie d’entre eux, pour être précis, car ils sont trois à avoir eu l’opportunité de reprendre des études, ce qui les a conduits à cesser leur concours aux activités de l’EID plus tôt que prévu. Pour la bonne cause, donc. Ils ont contribué au test de dispositifs de communication préventive liés au moustique-tigre. Et en ont retiré, pour la plupart, des satisfactions en termes d’assurance et de confiance en eux.

    Progrès évidents

    Depuis trois ans, il est proposé à la dizaine de Volontaires retenus chaque année de s’investir dans les relations publiques et la communication interpersonnelle, afin d’amplifier le dispositif de prévention et de contrôle du moustique-tigre, au sein de quartiers pavillonnaires particulièrement. Une façon de tester quelques démarches concrètes de sensibilisation et de conviction, afin de les valider et de déterminer un mode opératoire utilisable ensuite par les collectivités. Ce qui a justifié, en interne, un « coaching » spécifique et un suivi par plusieurs services : techniques, communication, agences opérationnelles.

    Appréciations constructives

    Au cours d’une séance ultime de débriefing, les VSC ont émis plusieurs appréciations constructives, principalement liées à des interventions en porte-à-porte, action dans laquelle ils se sont majoritairement employés : sur la formation, sur les fournitures et moyens affectés, sur la logique de travail en groupe, sur leur rôle de veille et de contact, sur les heures de passage chez l’habitant, sur les dispositifs d’accompagnement informatique… Autant de contributions dont il sera tenu compte à l’avenir. Car l’EID-Med a reproduit, en intelligence avec l’agence su service civique (ASC), un nouvel appel à candidatures pour la saison 2018. À noter un constat encourageant : la grande facilité de parole des VSC et la clarté de leurs raisonnements. Un progrès dont ils se sont dits conscients et mis à l’actif des huit mois passés à l’EID.


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