EID Mediterranee, ces 365 derniers jours

EID Méditerranée - Entente Interdépartementale de Démoustication



lundi 14 mai 2018

  • Réseaux - Likez, partagez sans modération
    Date: 
    14/05/2018
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    L‘EID Méditerranée est présente sur trois réseaux sociaux (RS) : Facebook, Twitter et Instagram (4, même, avec sa chaîne YouTube, pour le moment encore peu pourvue en vidéos, mais ça va venir…). Il est intéressant de faire le point sur leur fréquentation, car c’est aussi un indicateur de notoriété et de l’intérêt porté aux sujets traités sur ces supports interactifs.

    Facebook (FB)

    Ouverte en 2015 et boostée à partir de l’été 2016, la page FB de l’EID-Med compte désormais plus de 2 000 fans, ce qui devient très conséquent (240 supplémentaires depuis janvier). La parité est presque atteinte (54 % de femmes, 45 % d’hommes...). 91 % du public ciblé se trouve en France (46,6 % dans la zone d’action traditionnelle de l’EID). Les nouveaux fans (et les autres) ont dû être séduits par les de 58 « posts » publiés au premier quadrimestre (janvier - avril) 2018 qui affichent une portée de plus de 60 000 (personnes touchées par la publication). Leur fidélisation passe par un mix de thématiques : des posts réguliers (bulletins hebdos « nuisance », promo de la Newsletter et des sites web), des posts informatifs : conseils préventifs, check-list des gîtes larvaires du moustique-tigre, etc, des posts relais avec nos sites web et nos communiqués, des partages d’articles et de vidéos, des posts « agenda » (animations, expos, formations...), des posts relatant les visites institutionnelles, des posts d’actualité (météo…). Les publications sont raisonnées en nombre afin de ne pas envahir les « Murs » des fans.

    Twitter et Instagram

    Ouvert en 2017, le compte Twitter de l’EID-Med a déjà capitalisé 947 followers. C’est un bon outil pour signifier des événements au moment où ils se produisent. Fréquentation : 65 % d’hommes, 35 % de femmes ; 84 % de Français, 42 % d’anglophones. Sur les 113 tweets publiés au premier quadrimestre de 2018, on a enregistré plus de 90 500 impressions. Sur le mois d'avril dernier, par exemple, 1 450 personnes ont visité le profil de la Page de l’EID-Med, qui a été citée 31 fois (mentions) par d’autres comptes. La meilleure mention a été obtenue via un tweet de la Région Occitanie, concernant la vidéo préventive de l’EID sur le moustique-tigre. Petit dernier de la famille, le compte Instagram de l’EID-Med, lancé il y a six mois, compte 300 abonnés. Ce réseau permet de flatter de (belles) images & vidéos, illustrant avantageusement un événement, une démarche ou un site. Moralité : cliquez, likez, partagez, sans hésitation et sans modération !
     
    Facebook : @EIDMediterranee
    Instagram : @eid.mediterranee

  • Littoral - Le 24 mai, les posidonies seront en ligne
    Date: 
    14/05/2018
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    POSBEMED (projet européen « Posidonia Beach Mediterranean », dans le cadre du programme Interreg MED), portant sur la gestion des bancs de posidonies (algues) présents sur les plages,  est très porteur en communication : les 5 partenaires (*) – et l’EID-Med n’est pas en reste – postent fréquemment sur Facebook , Twitter ou Instagram et colloques et conférences rythment régulièrement l’avancée des travaux.

    Un « Webinar » le 24 mai

    Le 24 mai, ce sera une conférence en ligne (« webinar », pour « séminaire web ») ouverte au public, en particulier aux gestionnaires des plages, sur le thème : « Le trait de côte et la posidonie : une histoire d’amour et de préjugés », qu’animeront Eugenia Giunta-Fornasin, Hugues Heurtefeux et Delphine Boulet (pôle Littoral de l'EID-Med). Chaque partenaire (français, espagnol, italien, grec) prend en charge au même moment la même conférence, dans la langue et en direction du public de son pays.

    À disposition des collectivités et des gestionnaires du littoral

    En appui de cet événement, un message vient d'être diffusé par mail auprès d’interlocuteurs potentiels, soulignant l’expertise de l’EID-Med en matière de suivis des milieux sableux littoraux, de gestion des risques, de stratégies d’adaptation et de gestion durable des espaces côtiers : un capital mis à disposition des collectivités et des établissements publics gestionnaires du littoral. Ce qui justifie l’implication de l’EID en tant que chef de projet dans le suivi actuel des banquettes de posidonies. Après plus d’un an d’études sur les côtes nord-méditerranéennes, les premiers résultats seront présentés au cours de ce « webinar ».
     
    (*) IUCN, Espagne, Malaga ; HCMR, Grèce, Anavyssos ; ICM, Italie, Oristano - Sardaigne ; ECO-logica, Italie, Bari, Pouilles.
     
    • Inscription obligatiore et gratuite en ligne au « webinar » ici
     

  • Littoral - Début mars, le coup (de mer) a été rude
    Date: 
    14/05/2018
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    On a peine à le croire, après la récente période de températures estivales précoces : il y a à peine deux mois et demi, une couche épaisse de neige recouvrait Montpellier, Nîmes et leurs environs. Un épisode inscrit dans une séquence plus globale de fortes précipitations, de vents puissants de secteur sud et d'inondations, ayant provoqué des dégâts parfois conséquents, sur le littoral héraultais notamment. Aujourd’hui, le temps est à l’analyse à froid.

    Tempête décennale

    Cette authentique tempête a été liée à un très fort coup de vent d’est / sud-est au large des Bouches-du-Rhône et du Golfe du Lion, au cours de la nuit du 28 février au 1er mars. De très grosses vagues ont déferlé sur le littoral de la région, avec une intensité particulière entre Carnon (34) et Leucate (11). Au large, des houles de 6 mètres de hauteur en moyenne ont été enregistrées. Par ailleurs, de fortes pluies se sont abattues dans la même période sur l’est de l'Hérault, particulièrement, et ont occasionné des crues. Ainsi, le fleuve Orb s'est élevé d'environ deux mètres au niveau de Béziers. Idem pour l'Aude et pour l’Hérault, ce qui a eu pour effet de transporter et diffuser des déchets jusque sur le littoral.

    Analyse des dégâts par drone

    Côté aménagements dunaires, quelques ouvrages en ganivelles et des accès piétons (tels que des escaliers et passerelles en bois) ont été déplacés par la mer. Sur de nombreux secteurs, les avaries ont été significatives : à Vias, à Portiragnes, à Marseillan et au Petit Travers, entre Carnon et La Grande-Motte. Ainsi, un mois et demi après, l’EID Méditerranée a été mandatée par la communauté d’agglomération Béziers-Méditerranée pour réaliser un vol photogrammétrique sur le secteur de la réserve naturelle des Orpellières, sur les communes de Sérignan et de Valras (34), afin de mesurer avec précision les dégâts produits sur les dunes par cet épisode tempêtueux.  Le vol s’est déroulé fin avril, en collaboration entre deux services de l'EID-Med (pôle Littoral et service de l'information géographique - SI/SIG), avec le concours d’un des pilotes EID agréés de ce type d'aéronef. En attendant des travaux de réparation appropriés là où ce sera nécessaire, des mises en propreté ont été effectuées, dont certaines par l'EID-Med, à la demande de communes, conservant à notre littoral son attrait visuel et accueillant.

  • Littoral - Au chevet des sites littoraux protégés
    Date: 
    14/05/2018
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    Christophe Morgo, président de l’EID Méditerranée, et Odile Gauthier, directrice du Conservatoire du littoral, ont signé le 28 mars dernier une convention-cadre liant les deux organismes. Cette signature s’est faite à l’issue de la réunion, au siège commun de l’EID-Med et de la délégation de rivages Languedoc-Roussillon du Conservatoire, à Montpellier, du conseil d’administration de Rivages de France. L’occasion d’accueillir à l’EID-Med plusieurs élus y siègeant, en particulier le président de l’association, Didier Réault, maire-adjoint de Marseille et vice-président du CD 13, Robert Crauste, maire du Grau-du-Roi (30), et Gwendoline Chaudoir, maire de Portiragnes (34).

    Deux axes

    Ce partenariat entre le Conservatoire du littoral et l’EID Méditerranée, d’une durée de 5 ans, vise à renforcer la connaissance et l’ingénierie scientifique et technique en matière de conservation, d’aménagement et de gestion intégrée des zones côtières du littoral d’Occitanie. Ainsi, le Conservatoire et l’EID-Med mobiliseront leurs compétences respectives selon deux axes :
    • une réflexion sur la gestion des zones humides, très nombreuses sur les sites propriétés du Conservatoire du littoral dans la région.
    • la mise en œuvre d’une gestion adaptative du trait de côte, dans un contexte de forte exposition du littoral d’Occitanie aux effets du réchauffement climatique.

              

    35 ans de coopération

    Cette convention marque 35 ans de coopération entre les deux organismes, depuis 1983, année au cours de laquelle ont été conduits par l’EID Méditerranée les premiers travaux de reconstitution de cordons dunaires sur le site des Orpellières, propriété du Conservatoire du littoral, à Sérignan (34). Depuis lors, l’EID-Med a participé à de nombreux ateliers du Conservatoire, mis en place des retours d’expériences transnationaux (en Tunisie, au Maroc…) avec sa délégation « Europe et International » et gère le site des Salins de Frontignan, propriété foncière du Conservatoire du littoral, en lien avec Sète Agglo Méditerranée et la commune de Frontignan.
     

    Rivages de France à l’EID-Med

     
    Rivages de France est une association rassemblant plus de 150 membres (collectivités territoriales, établissements publics de l’État, fédérations, fondations…) et animant un vaste réseau national de gestionnaires d’espaces naturels littoraux et lacustres préservés. Ses administrateurs ont tous bénéficié d’une séance de présentation de l’EID-Med, en salle, puis ont visité les laboratoires (de g. à d. : Odile Gauthier, directrice nationale du Conservatoire, Matthieu Delabie, directeur du Conservatoire en L-R, Robert Crauste, maire du Grau-du-Roi, et Gilles Réault, maire-adjoint de Marseille et vice-président du CD 13). L'EID-Med est adhérente de Rivages de France, en tant que gestionnaire opérationnel du site naturel protégé des Salins-de-Frontignan.

  • Lutte - Chauve qui peut et souris
    Date: 
    14/05/2018
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    On lit souvent dans la presse des articles promouvant le rôle des chauves-souris dans la lutte contre les moustiques, singulièrement les moustiques-tigres. Plusieurs collectivités ont repris à leur compte cet argumentaire, plaidant pour favoriser l’accueil de ces volatiles si particuliers via des petites casemates au cœur des agglomérations. Or le rôle des chiroptères (leur nom scientifique) est dans ce registre beaucoup moins déterminant qu’il n’y paraît. Sous nos latitudes en tout cas. 

    Pas en même temps qu'albo

    D’abord, toutes les chauves-souris ne sont pas insectivores. D’ailleurs, on n’observe pas dans la proximité d’abris leur étant destinés des consommations d’insectes significatives. Parmi les espèces les plus fréquentes dans nos régions, on trouve, en milieu urbain, la Pipistrelle commune. Si elle est bel et bien insectivore, elle a la fâcheuse habitude de sortir entre 5 et 35 minutes après le coucher du soleil, ce qui est trop tard pour attraper des Aedes albopictus (moustiques-tigres) en quantité. De surcroît, elle vole à une altitude de 2 à 10 mètres, ce qui est trop haut pour y croiser les mêmes « tigres », qui, en plus d’être plutôt diurnes, volètent près du sol.

    Plutôt des lépidoptères

    On pourrait faire valoir qu’une Pipistrelle adulte peut consommer jusqu’à 3 000 insectes par nuit. Mais parmi les insectes « noctambules », ce sont des lépidoptères qu’elle absorbe principalement (des proies grosses et faciles à capturer), ainsi que des chironomes, abondants, au vol malhabile et attirés par la lumière de l’éclairage public. Des insectes très souvent confondus avec les moustiques mais… qui n’en sont pas et qui, en sus, ne piquent pas. Selon un expert mondial, l’écologue américain Merlin Tuttle, les moustiques ne représentent qu’environ 1 % du bol alimentaire des chauves-souris. En Camargue, où les moustiques sont pourtant légion, on arrive à une fourchette (c’est le cas de le dire) de 3 à 10 %, en élargissant à tous les diptères : moustiques mais aussi chironomes, mouches…

    Labo et vraie vie 

    Pourtant, toujours dans la presse, on associe les chauves-souris en général à des chiffres astronomiques de moustiques ingurgités. Il y a une explication à cela : il s’agit d’extrapolations de résultats obtenus en laboratoire. Il a été observé qu’une chauve-souris lâchée dans un insectarium à moustiques en déguste environ 10 par minute (elle a la proie à portée de main, si on peut dire), soit 600 par heure, près de 5 000 durant une nuit de huit heures. Mais dans la vraie vie, c’est tout autre chose : diversité des proies, dispersion de celles-ci et… limites de l’estomac de la chauve-souris, aussi.

  • Communes - Du « pilotage » à la réalité
    Date: 
    14/05/2018
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    La mobilisation des communes, à l’instar des particuliers, pour prendre en charge la démarche de prévention des situations favorables à la prolifération du moustique-tigre est essentielle. Le code général des collectivités territoriales et les règlements sanitaires départementaux flèchent les pouvoirs de police générale des maires en matière de prévention sanitaire et de maintien de l’hygiène et de la salubrité publiques, ainsi que le rappelle un fascicule édité par le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs) et le ministère de la Santé, fin 2016. Et puis les communes sont le niveau de collectivité le plus au contact de la population et des relais de proximité, donc les mieux à même de diffuser les messages comportementaux liés à la gestion des eaux domestiques. Pour les y aider, une opération « communes pilotes » a été conduite par l’EID-Med en 2016 et 2017, à l’issue de laquelle des fiches-actions vont être réalisées et diffusées à leur attention.

    Les communes, incontournables pour la diffusion

    Dans ce sens, une opération dite « communes pilotes », conduite par l’EID Méditerranée en 2016 et 2017, a consisté à tester la mise en œuvre de tout ce qui était disponible, sur le plan technique, opérationnel et communicationnel, afin d’observer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. 7 communes ont été retenues au sein de la zone d’action de l’EID-Med : Canohés, Saint-André et trois quartiers de Perpignan (66), Combaillaux, Jacou et La Grande-Motte (34), Le Grau-du-Roi (30) : des situations variées (rural, littoral touristique, grande ville, aire métropolitaine). Des dispositifs expérimentaux et des tests ont été mis en œuvre : barrières de pièges ou piégeages ponctuels, films de surface, autodissémination, etc. Ainsi que beaucoup de communicationnel et de relations publiques, à commencer par des porte-à-porte (visites intradomiciliaires), pour lesquels trois vagues de Volontaires du Service Civique (VSC) et quelques agents saisonniers ont été déployés dès fin 2015.

    Boîte à outils

    Une des leçons générales tirées de cette opération est que le curseur des causes de la nuisance due au moustique-tigre, entre gîtes de reproduction publics et gîtes privés, est souvent délicat à placer, selon les types d’habitats et d’aménagements ou la vocation d’un quartier ou d’une commune. Quoiqu’il en soit, un mode opératoire va en résulter, à l’attention des communes, afin qu’elles puissent s’y investir directement : une sorte de « boîte à outils », sous la forme de « fiches actions », destinée à faciliter dès à présent un meilleur engagement d’un plus grand nombre d’entre elles.


  • Animations - Les VSC sont à pied d’œuvre
    Date: 
    14/05/2018
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    Sitôt recrutés, sitôt intégrés en session de formation. Six Volontaires du Service Civique (VSC), cru 2018, sont arrivés à l'EID Méditerranée le 16 avril. Tous affectés au siège, à Montpellier, ils sont appelés à se déplacer sur des lieux où se déroulent des animations, principalement liées au moustique-tigre, de façon autonome lorsqu'ils auront acquis les connaissances et expérience nécessaires. Bienvenue, donc, à Marine Attia, Roxane Bosca-Caussat, Brice Figoli, Fridna Arnecia Loumba-Nzinga, Nadhirati Mahamoudou, Noëline Picard. 

    Des acteurs de la prévention

    Leur parcours de formation s’est échelonné sur trois semaines. Après une présentation du fonctionnement et des règles de l’établissement, ainsi qu’un témoignage de deux VSC recrutés à l’EID-Med l’an dernier, ils ont abordé les espèces de moustiques, la communication relative au moustique-tigre, sa biologie et son écologie ainsi que les modes opératoires du contrôle « classique » de la nuisance. Plus une visite des laboratoires et un test de jeux de société made-in EID : « Nopik » et « Pictus ». Puis, au programme, une solide session sur les relations interpersonnelles et le travail en équipe, avant de passer aux travaux pratiques : reconnaissance sur site de situations favorables à la prolifération de l’insecte piqueur et de gîtes larvaires du moustique-tigre, apprentissage des contacts en vis-à-vis et du déroulement d’une visite intradomiciliaire. Un coaching indispensable, qui se poursuit de façon encore étroite durant leurs premières interventions effectuées sur le terrain.

  • Moustique-tigre - Privons-le d’eau !
    Date: 
    14/05/2018
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    Le moustique-tigre est dans les starting-blocks : le 1er mai a été, comme chaque année, le jour de réactivation par la direction générale de la santé (DGS / État) du plan national antidissémination des maladies qu'il peut transmettre (chikungunya, dengue, Zika). C’est que le « tigre » se réactive lui aussi, très progressivement, depuis la mi-avril. C’est à partir de fin mai / début juin, qu’il va redevenir nettement sensible. C’est donc le moment de se remettre en mémoire les gestes préventifs, à (faire) commettre au quotidien.

    Faisons équipe avant qu’il pique

    En plusieurs points du territoire régional, des personnes probablement conditionnées par des piqûres l'an dernier, croient l'avoir déjà aperçu depuis début mars voire… fin février. Il n'en est rien, car ce moustique ne commence à réapparaître qu’à partir de courant avril, si bien qu’à l’amorce de cette période, ses populations sont peu denses et le ressenti de sa nuisance encore faible. Mais nul doute que dans les prochaines semaines, il redeviendra « audible ». D’où l’importance de connaître et identifier, chez soi, les situations domestiques favorables à sa prolifération. Car 80 % des cas de figure se trouvent au sein des domiciles privés : habitat individuel avec cour ou jardin, ou habitat collectif dense avec balcon ou terrasse.

    Surveillance individuelle et collective

    Il faut priver ses œufs de tout accès à l’eau, prompte à les faire éclore. Ceux-ci sont pondus par les femelles, sur les parois de tout récipient ou objet, souvent de très petite taille, pouvant recueillir le précieux liquide. C’est l’élévation du niveau d’eau, par la pluie, la condensation (pour les tout petits réceptacles) ou des arrosages, qui la met au contact des œufs et déclenche le phénomène. Ensuite, les larves peuvent s’y développer en quelques jours seulement. Il faut donc veiller de près sur ces situations et agir simplement chaque fois que nécessaire : vider, curer, couvrir, ranger jeter... Et il faut le faire chacune et chacun individuellement ET collectivement : si dans un quartier de maisons pavillonnaires, par exemple, 50 %  des résidents gèrent convenablement leurs eaux domestiques et les 50 autres % ne le font pas, le « tigre » sera encore là, en nombre suffisant pour procurer de la gêne à tous et constituer un risque de transmission vectorielle.

    Rappel des messages et supports :

    Tous les visuels de la campagne :

                

            

    www.moustiquetigre.org


  • Moustique-tigre - Non, il n’y a pas d’« alerte rouge » !
    Date: 
    14/05/2018
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    L’EID Méditerranée et d’autres opérateurs publics de démoustication (EID Atlantique, EID Rhône-Alpes, syndicat LM 67) chargés du contrôle de la nuisance et de la lutte antivectorielle ont été sollicités par la presse, par des collectivités et par des particuliers, suite à une communication abondante de la société privée « Vigilance Moustiques », liée à une entreprise fabriquant et commercialisant des produits répulsifs et autres, qui affecte à divers territoires des niveaux dits de « vigilance » : jaune, orange, rouge…, souvent traduits par les médias en « Alerte rouge », censés manifester une présence de moustiques, dont on ne sait de quelles espèces il s’agit exactement.
     
    En effet, l’évocation du paramètre météo (la chaleur précoce de fin avril) a entretenu une confusion entre moustiques de zones humides et moustiques urbains, tels que le moustique-tigre, laissant toutefois entendre que c’est ce dernier qui aurait provoqué des nuisances conséquentes. Or en avril, le moustique-tigre, exclusivement urbain et qui hiberne sous la forme d’œufs, ne fait que commencer à se réactiver, si bien que fin avril et début mai, ses populations sont peu denses et le ressenti de sa nuisance encore faible (voir actu suivante).
     
     
     
    Inquiétude indue
    Ensuite, ces expressions assénées comme des formules normatives – « vigilance ou alerte orange »« vigilance ou alerte rouge » – ne correspondent à aucune terminologie scientifique et officielle : elles sont manifestement diffusées à dessein d’interpeller et peuvent inquiéter indûment. S’agissant du moustique tigre (Aedes albopictus), le plus souvent associé à ces classifications, il existe le « Plan national antidissémination du chikungunya, de la dengue et du zika », mis en place par le ministère de la Santé dès 2006, s’appuyant sur les enquêtes entomologiques effectuées par les organismes
    publics compétents de démoustication. Ce plan fixe 
    plusieurs niveaux affectés aux départements, parmi
    lesquels : 
    • un niveau 0 : moustique-tigre ni présent ni observé.
    • un niveau 0b : interception ponctuelle du moustique-tigre, dont l’installation a pu être évitée.
    • un niveau 1 : moustique-tigre présent et actif. 
    À ce jour, 42 départements sont classés en niveau 1. Le moustique-tigre y est installé dans des proportions très diverses selon les territoires : parfois dans la quasi-totalité du département, parfois dans quelques communes seulement (voir cartes sur les sites du Ministère et de l’EID-Med). 
     
    Moustique ǂ de maladie
    Il faut savoir que la présence de ce moustique ne signifie pas la présence de maladies qu’il peut véhiculer, d’autant que la dengue, le chikungunya et le zika ne sont pas présents de façon endémique en France métropolitaine. Il n’y a donc aucune raison objective, à ce stade, de parler d’« alerte ». Plutôt que se référer à un organisme « indépendant » (de qui, de quoi ?), il est préférable d’orienter le public vers les sites officiels suivants :
    Ministère de la Santé (et ceux des ARS).
    • EID Méditerranée : www.moustiquetigre.org
    • Pour le signalement de moustiques suspectés d’être des « tigres » : www.signalement-moustique.fr

  • Réseau - « Vectopole Sud » a vu le jour ce 3 mai
    Date: 
    14/05/2018
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    Date importante : ce jeudi 3 mai a vu la signature officielle de la convention portant le nouveau « Vectopole Sud », à Agropolis International, en partenariat entre le CIRAD, le CNRS, l’INRA, l’IRD, l’Université de Montpellier et l’EID Méditerranée. Cette convergence de six acteurs scientifiques et techniques a pour but de consolider et d'amplifier le précédent réseau montpelliérain sur les vecteurs et maladies émergentes (RMVME), créé en 2010. On parle désormais de « consortium » (association rassemblant des entités en vue de réaliser des projets communs).

    Du fondamental à l'opérationnel

    Comme l'a souligné le président de l'EID-Med, Christophe Morgo, au cours de son allocution – et c’est ce qui justifie et légitime la participation de l’EID à ce dispositif –, toutes les étapes, toutes les facettes de la connaissance de ces vecteurs et des moyens de lutte qui y sont consacrés, depuis la recherche fondamentale jusqu’aux processus opérationnels, sont représentées dans ce réseau, à raison des champs de compétences des organismes qui le composent. Et puis, où ailleurs qu’à Montpellier un tel réseau était-il envisageable, sachant, comme l’a souligné l’académicien Érik Orsenna dans son livre « Géopolitique du moustique », paru l’an dernier, que Montpellier compte une des plus forte concentration d’entomologistes en Europe ? 

    4 plateformes

    En amont de la signature officielle, deux séries de présentations ont été faites en fin de matinée, avant une table ronde » l’après-midi.
     
    Le consortium « Vectopole Sud » a été présenté par Thierry Lefrançois, du CIRAD Montpelier, puis chacune des 4 plateformes constitutive du « Vectopole Sud » (4 laboratoires aux activités très complémentaires) a été évoquée par une responsable technique de chaque organisme :
    - le MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle) / IRD, par Bethsabée Scheid.
    - ASTRE (Animal, Santé, Territoires, Risques et Ecosystèmes) & INTERTRYP (Interactions Hôte-Vecteur-Parasite-Environnement dans les maladies tropicales négligées dues aux Trypanosomatidae) / CIRAD, par Karine Huber.
    - DGIMI (Diversité, Génomes & Interactions Microorganismes Insectes / INRA), par Magali Eychenne.
    - les laboratoires de EID Méditerranée, par Marie-Laure Setier-Rio.
     
    ► Ensuite, 4 « projets phares » ont été présentés : le projet « EU / Horizon 2020 Infrastructures » (programme phare du financement des activités de R&D en Europe, lancé en décembre 2013), par Frédéric Simard (IRD / MIVEGEC) ; le projet « Revolutionizing Insect Control » - REVOLINC (faisabilité en laboratoire et à l’opérationnel de la technique de l’insecte stérile combinée à l’autodissémination), par  J. Bouyer (CIRAD / ASTRE) ; le projet « autodissémination » (autodissémination de faibles quantités d’insecticide par les femelles de moustique-tigre), avec cofinancement de l’État, par Gregory L’Ambert (EID-Med) ; le Master international d’entomologie médicale et vétérinaire, par  F. Fournet (IRD / MIVEGEC).
     
    ► Après la signature de la convention, en présence du délégué régional à la recherche et à la technologie, représentant le préfet de région, une table ronde animée par Frédéric Simard (IRD / MIVEGEC) a porté sur les stratégies innovantes de lutte contre les insectes vecteurs et ravageurs, et autour de trois « keynotes » (conférences), dont une sur la technique de l’insecte stérile (TIS).
     
    www.vectopole-sud.fr (en ligne prochainement)
     

jeudi 3 mai 2018

  • Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 23 au 29 avril 2018
    Au cours de la semaine du 23 avril, plutôt clémente sur le plan météorologique (à l’exception du dimanche), les nuisances qui ont pu être ressenties, imputables aux moustiques inféodés aux zones humides littorales et rétro-littorales, sont globalement en régression, en termes d’intensité. 
     
    Entre le 23 et le 29 avril, plus de 300 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (75 %) et terrestre (25%). Ainsi, la superficie cumulée des traitements réalisés hors zones agglomérées, en 2018, s’élève à ce jour à plus de 13 500 hectares, soit 1 000 hectares de plus que l’an passé à la même période. Toutefois, il faut indiquer que si les traitements avaient pu se réaliser dès le premier trimestre dans les Bouches-du-Rhône, ce total s’élèverait à plus de 15 000 hectares.  
     
    Dans les prochains jours et de façon générale, la baisse du ressenti de nuisances, qui ne concernent à ce jour que les moustiques des zones humides (Aedes detritus, Aedes caspius), devrait se confirmer.
     
    Les fluctuations des niveaux d’eau en zones humides, suite aux  pluies de dimanche 29 et aux vents marins qui étaient prévus les jours suivants, seront surveillées par les agents de l’EID Méditerranée.
     
    En zones urbaines, les dernières précipitations, telles que celles enregistrées le 29 avril, pourraient avoir pour conséquence la submersion d’œufs de moustiques-tigres prêts à éclore dans divers récipients artificiels, principalement situés dans l’espace privé. Il appartient donc à chacun de mettre en œuvre sans attendre les bonnes pratiques visant à priver d’eau le moustique-tigre, afin de réduire son niveau de présence (informations sur : www.moustiquetigre.org).

    Situation par département :

    • Bouches-du-Rhône : des nuisances liées aux moustiques des marais Aedes detritus sont encore observées sur le pourtour de l’étang de Berre, notamment hors agglomération. Mais c’est à l’embouchure du Rhône que la situation est la plus sensible, en termes de nuisance, même si la décrue s’amorce, d’autant plus que la semaine a été agitée par les vents de terre. Les générations de moustiques non traitées, du fait d’une prise d’arrêté tardive, arrivent en fin de parcours. 
    • Gard : étant donnés les seuils de nuisance atteints ces dernières semaines, notamment en milieux naturels, on note ces derniers jours une nette amélioration, mais le niveau des populations de moustiques issus des zones humides reste élevé voire très élevé en milieu naturel, près des couloirs de dispersion des moustiques adultes depuis les territoires non démoustiqués. Une accalmie est prévisible dans les jours qui arrivent. 
    • Hérault : on observe encore des nuisances résiduelles relatives aux moustiques des marais Aedes detritus, particulièrement en dehors des zones agglomérées, même si ces  moustiques à l’état adulte peuvent, en conditions favorables pour eux, piquer dans les quartiers périphériques. Ces nuisances se font principalement sentir au gré des belles journées, surtout en fin d’après-midi , sur les territoire des communes d’Agde, de Marseillan, de Pézenas, de Capestang, de Poilhes, de Mireval, de Vic-la Gardiole, de Sète, de Frontignan, de La Grande-Motte, de Pérols, de Palavas-les-Flots. Le risque baisse dans les prochains jours.
    • Aude : lors des belles journées, la nuisance résiduelle due aux moustiques des marais Aedes detritus touche quelques quartiers périphériques, comme à Narbonne, mais d'une façon générale et nonobstant des situations isolées, cette nuisance résiduelle n'atteint pas une intensité élevée. Le bruit de fond imputable à cette espèce se maintient au niveau et aux abords des reliefs. C'est à l'intérieur des terres, au bord du fleuve Aude, que se manifestent le plus les moustiques autochtones inféodés aux boisements inondables, comme à Couffoulens (hameau de Cornèze), malgré les multiples actions physiques et par insecticides qui ont pu être réalisées. Dans les prochains jours, le risque de nuisance par les moustiques autochtones faiblit.
    • Pyrénées-Orientales : d’une façon générale, les nuisances observées la semaine passée sont en forte diminution et si les prévisions météorologiques se vérifient,  avec une Tramontane soutenue tout au long de la semaine, associée à une baisse sensible des températures, le ressenti de nuisance devrait encore diminuer.

    *Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.
     
     

vendredi 27 avril 2018

  • Piqûre de rappel ... Département en « alerte rouge » ... ça n’existe pas !
    Date: 
    27/04/2018
    Picture: 
    Ces expressions (« alerte ou vigilance orange », « alerte ou vigilance rouge ») ne correspondent à aucune terminologie scientifique et officielle et ne sont pas le reflet d’une densité de moustiques. Elles sont diffusées afin d’interpeller et peuvent inquiéter inutilement.
     
    S’agissant du moustique-tigre, le plus souvent fléché par ces appellations, l’unique classification repose sur le plan national du ministère de la Santé. Elle s’appuie sur des enquêtes entomologiques effectuées par les organismes publics compétents de démoustication. Plusieurs niveaux sont affectés aux départements : niveau 0 (moustique-tigre ni présent ni observé), niveau 0b (interception ponctuelle du moustique-tigre, dont l’installation a pu être évitée) et un niveau 1 (moustique-tigre présent et actif).
     
    À ce jour, 42 départements sont classés en niveau 1, c’est-à-dire que le moustique-tigre y est installé, mais dans des proportions très diverses, selon l’ancienneté de sa colonisation : quasi-totalité du département ou quelques communes seulement. 
     
    La présence de ce moustique ne signifie pas la présence automatique de maladies qu’il peut véhiculer, d’autant que la dengue, le chikungunya et le zika ne sont pas présents de façon endémique dans notre pays. Il n’y a donc aucune raison objective, à ce stade, de parler d’« alerte ».
     
    Sur le plan du confort, on sait que ce moustique peut être très nuisant quand ses populations sont nombreuses. Ce qui n’est pas encore le cas présentement, car il est en cours de sortie d’hibernation (on dit : diapause). Sa réactivation est donc progressive, ainsi que le ressenti de ses piqûres.
     
    Prévenir les situations domestiques favorisant son développement est la stratégie d’évitement recommandée partout sur la planète où il est installé : « Faisons équipe avant qu’il pique : privons-le d’eau ! ».
     
    Site de signalement officiel : http://www.signalement-moustique.fr/
     
    Implantation du moustique tigre en France (carte officielle), informations et conseils préventifs pratiques : www.moustiquetigre.org

     


lundi 23 avril 2018

  • Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 16 au 22 avril 2018

    Des moustiques adultes issus des zones humides (Aedes detritus et, à un degré moindre, Aedes caspius) provoquent de la gêne par leur piqûre, principalement hors des zones agglomérées (relief, plaine…). Ils arrivent à toucher la périphérie des communes situées aux abords des gîtes dits « de repos » : ce sont des zones arborées, ombragées et humides. L’intensité des nuisances est variable d’un territoire à un autre, en fonction du niveau des populations de moustiques et, d’un jour à l’autre, en fonction des conditions climatiques.

    Entre le 16 et le 22 avril, près de 2 700 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (78 %) et terrestre (22%), portant le total annuel à plus de 13 000 hectares.

    À court terme, globalement, les nuisances devraient baisser d’intensité, en fonction de. l’efficacité des derniers traitements. On note par ailleurs, en zones humides, la présence de chironomes, dont l’apparence peut ressembler à celle des moustiques adultes. Ce diptère ne pique pas mais vole en essaim dense.

    Situation par département :

    • Bouches-du-Rhône : d’une façon générale, les nuisances dues aux Aedes des zones humides ayant émergé au mois de mars s’estompent. On relève, toutefois, quelques situations plus marquées mais très localisées, sur la ripisylve du Rhône, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, et sur le domaine de La Palissade. La totalité des gîtes larvaires a été traitée ces derniers jours, comme suite aux pluies et aux coups de mer survenus début avril.
    • Gard : la nuisance due aux moustiques adultes Aedes detritus se maintient sur Le Grau-du-Roi, variable selon l'humidité et le vent mais toujours assez soutenue. À Aigues-Mortes, la situation est similaire mais dans de moindres dimensions. Ailleurs, de Saint-Laurent à Bellegarde, la nuisance se dilue en se généralisant, sauf localement, près des gîtes larvaires les plus productifs. La situation, en termes d’éclosions, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont plus à craindre à moyen terme et localement.
    • Hérault : les nuisances résiduelles par Aedes detritus persistent, surtout en dehors des agglomérations, sur certains territoires littoraux, comme à Agde, Marseillan, Frontignan, La Grande-Motte, Carnon... Toutefois, on observe également, par endroits, la présence de nombreux chironomes.
    • Aude : le cumul de moustiques adultes (Aedes detritus), comme suite à des mises en eau successives, génèrent quelques nuisances résiduelles, plus marquées au niveau des gîtes de repos (milieux arborés), comme sur l'île de Sainte -Lucie, dans le massif de La-Clape et le massif de Fontfroide. Lors des belles journées, ces moustiques touchent les quartiers périphériques, comme à Narbonne, Fleury, Salles-d'Aude et Armissan. Des évaluations se poursuivent suite aux derniers traitements, qui ont été opérés sur plus de 800 hectares, y compris jusqu'à Couffoulens, à l'intérieur du département. Les résultats obtenus sont globalement bons.
    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont enregistrées sur les villages de Torreilles et Saint-Laurent-de-la-Salanque. Sur le reste de la zone, les nuisances dues à cette espèce des zones humides sont généralement faibles. On note, néanmoins, un risque de nuisance imputable à Aedes Caspius, à prévoir sur les zones bordurières de l'étang de Salses - Leucate - Barcarès, ainsi que sur le secteur de Torreilles - Sainte-Marie.

     

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.


mardi 17 avril 2018

  • Bulletin opérationnel

    Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018

    L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer. Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares.

    Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.

    Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais.

    À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.

    Situation par département :

    • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.

     

    • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).

     

    • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.

     

    • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.

     

    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.


  • Bulletin opérationnel
    Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018
     
    L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer.  Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares. 
     
    Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.
     
    Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais. 
     
    À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.
     
    Situation par département :
     
    • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.
       
    • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).
       
    • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.
       
    • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.
       
    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.

     


  • Bulletin opérationnel

    Bulletin hebdomadaire « Moustiques » * - Semaine du 9 au 15 avril 2018

    L’humidité est assez élevée en ce début de printemps. Ainsi, la semaine du 9 avril a été marquée par des précipitations et des coups de mer.  Avec pour conséquences à la fois de favoriser la gêne des femelles de moustiques Aedes detritus et de provoquer de nouvelles éclosions de larves dans les zones humides, sur des milliers d’hectares. 
     
    Entre le 9 et le 15 avril, plus de 2 100 hectares de zones humides ont été traités, par voies aérienne (96 %) et terrestre (4 %), portant le total provisoire de l’année 2018, à plus de 10 500 hectares.
     
    Dans les jours à venir, le risque de nuisance s’inscrit dans la continuité de la semaine passée et se situe principalement, en raison des migrations de moustiques issues de territoires non démoustiqués, dans le Gard et les Bouches-du-Rhône voire le littoral de l’est héraultais. 
     
    À compter du 16 avril, les prospections, les traitements contre les larves (toute la panoplie étant requise) et les contrôles d’efficacité vont s’enchaîner, afin de limiter au mieux les nuisances liées aux moustiques inféodés aux zones humides : Aedes detritus et Aedes caspius.
     
    Situation par département :
     
    • Bouches-du-Rhône : la semaine du 9 avril a été très riche en éclosions de larves de moustiques inféodés aux zones humides. En effet, on a enregistré des pluies successives, dont le cumul s’élève à 90 mm, et de forts coups de mer. Plus de 1 100 hectares de zones humides ont été traités par voie aérienne le week-end du 14 avril. Et d’autres traitements larvicides sont planifiés tout au long de la semaine du 16 avril, en fonction des conditions météo. La présence de moustiques adultes, consécutive à l’absence de traitement des larves pendant le premier trimestre, diminue progressivement, mais le niveau des populations reste suffisant pour entraîner des risques de nuisances en zones agglomérées, dans les prochains jours, comme à l’embouchure du Rhône.
       
    • Gard : la nuisance se confirme sur Le Grau-du-Roi, variable selon l’humidité et le vent, mais toujours potentiellement forte. Les zones humides de proximité (plaine de l’Espiguette, Jarras-Listel et les salins) hébergent des populations très denses de moustiques, en bonne part issues de zones non démoustiquées voisines, qu’un éventuel coup de vent d’est peut apporter en peu de temps. À l’inverse, la situation locale, sur le plan des traitements, est bien maîtrisée et de nouvelles émergences ne sont pas à craindre à moyen terme. Même situation à Aigues-Mortes, mais de façon plus modérée. La nuisance est forte dans les proches espaces naturels (Bosquet, Calvière), en provenance des zones non traitées (Lairan, Mourgues). Ailleurs, de Saint-Laurent-de-la-Salanque à Bellegarde, la nuisance s’est un peu diluée en se généralisant, sauf localement, près des gîtes les plus productifs (Daladel, Espeyran…).
       
    • Hérault : dans la continuité de la semaine passée, suivant les conditions météorologiques du moment, des nuisances résiduelles liées aux moustiques Aedes detritus pourraient se faire sentir, particulièrement en fin d’après-midi sur certains territoires littoraux, comme La Grande-Motte, où le risque est le plus élevé.
       
    • Aude : le bruit de fond est plus marqué dans les reliefs où Aedes detritus se réfugie de plus en plus, avec l'élévation des températures, et pique au meilleur moment, comme sur le pourtour de la Clape, à Fleury-d’Aude, Salles-d’Aude, aux abords des reliefs narbonnais et le long des Corbières-Maritimes : pour le moment, la nuisance résiduelle ressentie en zone agglomérée reste faible voire nulle. Dans la semaine du 9 avril, près de 120 mm de pluie ont été enregistrés à Narbonne, quasiment corrélés à des vents marins. Les traitements larvicides, qui ont repris le 12 avril, se poursuivent dans les prochains jours.
       
    • Pyrénées-Orientales : des nuisances résiduelles moyennes par Aedes detritus sont attendues sur les secteurs du Barcarès, de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Canet-en-Roussillon village. Les précipitations de 90 mm cumulées lors de la semaine du 9 avril et corrélées aux vents marins ont généré des éclosions larvaires dans les zones humides. Des traitements aériens sont encore prévus dans les prochains jours.
       

     

    * Ces prévisions sont sous réserve de l’évolution des  conditions climatiques qui constituent le facteur essentiel influant sur le comportement des femelles de moustiques. Ce bulletin exprime une tendance générale à l’échelle de territoires situés dans la zone d’action traditionnelle de l’EID Méditerranée.

     

     


mercredi 28 mars 2018

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    Date: 
    28/03/2018
    Picture: 
    Conservatoire du littoral et EID Méditerranée : 
    ensemble au chevet des sites protégés de la région
     
    Christophe Morgo, président de l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée, et Odile Gauthier, directrice du Conservatoire du littoral, ont signé ce mercredi 28 mars à Montpellier une convention-cadre liant les deux organismes.
     
    Cette signature s’est faite à l’issue de la réunion, au siège commun de l’EID Méditerranée et de la délégation régionale (Languedoc-Roussillon) du Conservatoire du littoral, du conseil d’administration de Rivages de France, association rassemblant plus de 150 membres (collectivités territoriales, établissements publics de l’État, fédérations, fondations…) et animant un vaste réseau national de gestionnaires d’espaces naturels littoraux et lacustres préservés.
     
    Ce partenariat entre le Conservatoire du littoral et l’EID Méditerranée, d’une durée de 5 ans, vise à renforcer la connaissance et l’ingénierie scientifique et technique en matière de conservation, d’aménagement et de gestion intégrée des zones côtières du littoral d’Occitanie.
     
    Le Conservatoire du littoral et l’EID Méditerranée mobiliseront leurs compétences respectives selon deux axes :–
    - une réflexion sur la gestion des zones humides, très nombreuses sur les sites propriété du Conservatoire du littoral dans la région.
    - la mise en œuvre d’une gestion adaptative du trait de côte, dans un contexte de forte exposition du littoral d’Occitanie aux effets du réchauffement climatique.
     
    Cette convention marque en outre 35 ans de coopération entre les deux organismes, depuis 1983, année au cours de laquelle ont été conduits par l’EID Méditerranée les premiers travaux de reconstitution de cordons dunaires sur le site des Orpellières, propriétés du Conservatoire du littoral, à Sérignan (Hérault). Depuis lors, l’EID Méditerranée a participé à de nombreux Ateliers du Conservatoire du littoral, mis en place des retours d’expériences transnationaux (Tunisie, Maroc…) avec sa délégation « Europe et International » et gère le site des Salins de Frontignan (propriété foncière du Conservatoire du littoral).
     

mardi 6 mars 2018

  • Visite - Solide délégation du CD 34 conduite par le président Mesquida
    Date: 
    06/03/2018
    Picture: 
    C'est une véritable délégation de conseillers départementaux qu'à conduit Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault, ce mardi 6 mars, pour visiter les installations de l'EID Méditerranée et échanger avec sa direction. Accueillis par le président de l'établissement public, Christophe Morgo, également vice-président du CD 34, sept autres élus ont accompagné leur président : Sébastien Andral (canton de Sète), Renaud Calvat (canton de Montpellier - Castelnau), Jean-Luc Falip (canton de Clermont-l'Hérault), Audrey Imbert (canton de Mèze), Jean-Francois Soto (canton de Gignac), Irène Tolleret (canton de Lodève), Claudine Vassas-Mejri (canton de Le Crès).

    Dans et hors zone d'action de l'EID

    Des cantons situés, pour certains, dans la zone d'action traditionnelle de l'EID, rassemblant les communes bénéficiant de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides littorales et rétro-littorales (deux espèces en particulier : Aedes caspius et Aedes detritus), et, pour d'autres, hors de portée de ces moustiques-là mais soumis, comme les autres, à la nuisance et à la menace de transmissions vectorielles du moustique-tigre (Aedes albopictus). L'occasion d'expliquer les différences d'origine et de comportement entre les premiers (moustiques ruraux pouvant parcourir plusieurs dizaines de kilomètres vers les secteurs agglomérés et densément habités), et le second, urbain, agressif et se déplaçant sur de faibles distances (environ 160 mètres) depuis ses gîtes de reproduction, principalement situés dans l'intradomiciliaire.

    L’importance du relais par les élus locaux

    Plusieurs de ces conseillers départementaux étant aussi maires ou conseillers municipaux dans leur commune, un éclairage particulier a été fait que les dispositifs et gestes permettant de prévenir les situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres et sur les actions de sensibilisation à conduire auprès de leurs concitoyens. Des préconisations qu’ils seront à même de répercuter sur leurs collègues élus à l’assemblée départementale et sur les maires et élus locaux dans leur canton. un œuvre collective !

  • Visite - Le président du CD 34, Kléber Mesquida, échange avec la direction de l’EID-Med
    Date: 
    06/03/2018
    Picture: 
    Christophe Morgo et Serge Mesquida
     
    Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault est venu à l'EID Méditerranée, dont il est également vice-président, accompagné par quelques élus de la collectivité, ce mardi 6 mars, pour échanger avec sa direction. Après un accueil par le président de l'établissement public, Christophe Morgo, également vice-président du CD 34, plusieurs volets ont été abordés : la compétence traditionnelle concernant les espèces issues des zones humides littorales, avec la problématique des insecticides, ainsi que la lutte antivectorielle et la prévention liées au moustique-tigre.

    Dans et hors zone d'action de l'EID

    Le département de l’Hérault, comme ceux des P-O, de l’Aude, du Gard et des Bouches-du-Rhône, dont les conseils départementaux sont aussi membres de l’EID-Med, est doublement concerné. En effet, certains cantons sont situés dans la zone d'action traditionnelle de l'EID, rassemblant les communes bénéficiant de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides littorales et rétro-littorales (deux espèces en particulier : Aedes caspius et Aedes detritus). Et d'autres cantons, plus septentrionaux, s’ils se trouvent hors de portée de ces moustiques-là, sont soumis, comme les premiers, à la nuisance et à l’éventualité de transmissions vectorielles venant du moustique-tigre (Aedes albopictus). L'occasion de rappeler et d'expliciter les différences d'origine et de comportement entre les premiers (moustiques « ruraux » pouvant parcourir plusieurs dizaines de kilomètres vers les secteurs agglomérés et densément habités), et le second, urbain, agressif et se déplaçant sur de faibles distances (environ 150 mètres) depuis ses gîtes de reproduction, principalement situés dans l'intra-domiciliaire (www.moustiquetigre.org).

     
    Le président Mesquida observant un moustique-tigre
    au laboratoire de l'EID.

    L’importance du relais par les élus locaux

    Les conseillers départementaux étant parfois maires ou conseillers municipaux dans leur commune et/ou, dans tous les cas, au contact permanent des élus locaux de leur canton, un éclairage particulier a été fait sur les dispositifs disponibles à leur attention, permettant de prévenir les situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres, ainsi que sur les actions de sensibilisation à relayer auprès de leurs concitoyens. Des préconisations préventives qu’ils seront ainsi à même de répercuter sur leurs territoires respectifs. Une œuvre collective !

     


  • Visite - Échanges avec le président du CD 34, Kléber Mesquida.
    Date: 
    06/03/2018

    Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault est venu à l'EID Méditerranée, dont il est également vice-président, accompagné par quelques élus de la collectivité (Claudine Vassas-Mejri, Renaud Calvat, Jean-Luc Falip, Jean-François Soto), ce mardi 6 mars, pour échanger avec sa direction. Après un accueil par le président de l'établissement public, Christophe Morgo, également vice-président du CD 34, plusieurs volets ont été abordés : la compétence traditionnelle concernant les espèces issues des zones humides littorales, avec la problématique des insecticides, ainsi que la lutte antivectorielle et la prévention liées au moustique-tigre.

    Dans et hors zone d'action de l'EID

    Le département de l’Hérault, comme ceux des P-O, de l’Aude, du Gard et des Bouches-du-Rhône, dont les conseils départementaux sont aussi membres de l’EID-Med, est doublement concerné. En effet, certains cantons sont situés dans la zone d'action traditionnelle de l'EID, rassemblant les communes bénéficiant de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides littorales et rétro-littorales (deux espèces en particulier : Aedes caspius et Aedes detritus). Et d'autres cantons, plus septentrionaux, s’ils se trouvent hors de portée de ces moustiques-là, sont soumis, comme les premiers, à la nuisance et à l’éventualité de transmissions vectorielles venant du moustique-tigre (Aedes albopictus). L'occasion de rappeler et d'expliciter les différences d'origine et de comportement entre les premiers (moustiques « ruraux » pouvant parcourir plusieurs dizaines de kilomètres vers les secteurs agglomérés et densément habités), et le second, urbain, agressif et se déplaçant sur de faibles distances (environ 150 mètres) depuis ses gîtes de reproduction, principalement situés dans l'intra-domiciliaire (www.moustiquetigre.org).

     
    Le président Mesquida observant un moustique-tigre
    au laboratoire de l'EID.

    L’importance du relais par les élus locaux

    Les conseillers départementaux étant parfois maires ou conseillers municipaux dans leur commune et/ou, dans tous les cas, au contact permanent des élus locaux de leur canton, un éclairage particulier a été fait sur les dispositifs disponibles à leur attention, permettant de prévenir les situations favorables à la prolifération des moustiques-tigres, ainsi que sur les actions de sensibilisation à relayer auprès de leurs concitoyens. Des préconisations préventives qu’ils seront ainsi à même de répercuter sur leurs territoires respectifs. Une œuvre collective !

     


lundi 5 mars 2018

  • Littoral - Vers une stratégie de gestion des posidonies
    Date: 
    05/03/2018
    Picture: 
    Hugues Heurtefeux et Eugenia Giunta Fornasin (pôle littoral de l'EID Méditerranée) ont participé au 3ème comité de pilotage du groupe consultatif du projet POSBEMED (*), du 6 au 9 février derniers, près d’Athènes, organisé par le centre hellénique de recherche marine (HCMR), partenaire grec du projet. L'EID-Med est le « chef de file » de ce projet européen visant une gestion durable des banquettes de posidonies (plantes aquatiques), inscrit dans le cadre du programme « Interreg MED » et rassemblant 5 partenaires issus de quatre pays (France, Espagne, Italie, Grèce). Elle coordonne, à ce titre, la gestion, la communication et les rapports d’études afférents.

    Communication dynamique en 2017

    Étaient également présents les trois autres partenaires : l’union internationale pour la conservation de la nature (IUCN, Espagne), le centre marin international (IMC) de Sardaigne (Italie) et ECO-logica SRL de Bari (Italie). Les deux premiers jours ont été dédiés à la présentation de résultats et d’analyses de données (études de marché, bases de données « information géographique » et évaluations socio-économiques). Le troisième a été consacré à la définition d'une stratégie commune pour permettre une gestion durable des banquettes de posidonies, qui se déposent sur des plages de Méditerranée. L'EID-Med vient d'établir un rapport circonstancié sur la communication des activités conduites en 2017, à l'attention de l'autorité en charge du programme « Interreg MED » : participation à trois meetings, à Marseille, Alicante et Cannes, flux important de posts sur Facebook et de tweets dédiés sur Twitter, parutions d'articles dans la presse... 
     

    Les partenaires posent devant… une banquette de posidonies.

     
     

  • Moustique-tigre - La saison se prépare
    Date: 
    05/03/2018
    Picture: 
    Le moustique-tigre poursuit son extension géographique et la sensibilisation d'un large public est plus que jamais nécessaire. Au cœur des messages : la maîtrise des eaux domestiques. Pour ce faire, les communes ont un rôle indispensable de relais préventif auprès de leurs populations. À ces fins, l'ARS Occitanie et l'EID Méditerranée ont conventionné en décembre dernier, mandatant le réseau associatif environnemental GRAINE pour amplifier leur action et porter sur le terrain la bonne parole via une vingtaine d'associations.

    À nouveau perceptible en avril / mai

    Ce n'est qu'à partir d'avril / mai que, sortant progressivement de son hibernation (on dit « diapause »), le moustique-tigre redeviendra vraiment perceptible. L'intersaison est mise à profit pour préparer les actions à conduire. Ainsi, lors de la dernière réunion du comité de pilotage de la convention ARS Occitanie / EID Méditerranée, la campagne préventive « moustique-tigre 2018 » a été calée avec le GRAINE. Deux axes : la poursuite des animations entamées en 2017, à hauteur de 163 cette année, sur toutes sortes de manifestations thématiques et de lieux répartis sur les treize départements de la grande région, et le début d'une sensibilisation au niveau des collectivités, en particulier des communes, relais indispensables des messages préventifs auprès de leur population. 

    Sensibilisation au niveau des communes

    Dans un premier temps, une vingtaine de communes et d'intercommunalités, principalement en ex-Languedoc-Roussillon, à raison de la large implantation, désormais, du moustique-tigre, sont fléchées. Les maires ou présidents de celles incluses dans la zone d'action « démoustication » ont été d'abord avisés de ce nouveau dispositif par un courrier du président de l'EID Méditerranée, avant que toutes reçoivent, ces jours-ci, une lettre de formalisation à la double signature de la directrice générale de l'ARS Occitanie et du président de l'EID.

    Beaucoup de co-animations

    Comme l'an dernier, chaque fois que possible, sur la zone d'action de l'EID-Med, des co-animations EID / GRAINE seront mises en place. Pour s'y préparer, des contacts préalables vont être organisés entre les agences opérationnelles de l'EID-Med et les associations retenues par le GRAINE sur leurs secteurs respectifs. Et des formations adéquates seront dispensées aux animateurs associatifs.

mardi 27 février 2018

  • Littoral - Dunes & plages : suivez le guide !
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 
    Le pôle littoral de l’EID Méditerranée (Hugues Heurtefeux, Philippe Richard) a contribué au « Guide de gestion des dunes et des plages associées », cooordonné par le département des risques naturels de l’ONF (office national des forêts)*, qui vient de paraître aux éditions Quae. Y ont également participé, principalement, le Cerema (centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) et le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières).

    Une mission confiée par le ministère à l’ONF

    Il s’agit de la réponse concrète à une mission confiée à l’ONF par le ministère de l’Écologie. En appui sur de nombreux organismes gestionnaires et experts, dont l’EID-Med, donc, des outils sont présentés dans cet ouvrage, en vue de résoudre les problèmes liés à la gestion quotidienne des dunes. Y figurent aussi des préconisations concernant les plages associées aux cordons dunaires. Ni traité de géomorphologie ni étude botanique, ce guide vise à permettre aux praticiens d’appréhender concrètement la gestion d’un milieu complexe et en évolution permanente. Une boîte à outils, en somme.
     
    * Luc Gouguet, chef du pôle littoral de l’ONF.

  • Littoral - Quand les bois ne flottent plus...
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 

    L’équipe opérationnelle du pôle littoral de l'EID Méditerranée a lancé, en janvier dernier, une nouvelle expérimentation de valorisation des bois flottés. Il s’agit d’un « paillage » de zones de faiblesses dunaires, sur le site de Sérignan-plage (34). Le chantier s’est déroulé en trois phases : primo, une sélection des bois, car le broyeur utilisé limitait le diamètre du bois broyable ; secundo, un broyage en copeaux ; tertio, la mise en place sur / dans la dune retenue.

    Test de plusieurs applications

    Plusieurs applications sont testées, consistant à faire varier l’épaisseur du broyat et le semis de graines d’espèces dunaires, à savoir un mélange de graines d’oyat, d’euphorbe, de camomille maritime, etc…, préalablement prélevées sur des pieds de plantes. Par ailleurs, une ligne de mise en défens a également été installée pour éviter que le site soit piétiné. L’ouvrage sera suivi régulièrement par le pôle littoral de l’EID-Med, afin de vérifier si cette expérimentation fonctionne ou pas.

    Pousse et engraissement

    L’objectif attendu est, bien sûr, un engraissement significatif et une végétalisation de la zone. En théorie, le vent va transporter du sable, qui va lui-même se déposer sur les broyats. Ensuite, si les conditions (météo, en particulier : pluies, vents, températures…) le permettent, les graines vont germer et les plantes se développer. Fin février, les responsables du service Environnement de la mairie de Sérignan ont visité le dispositif, qui vient d’être achevé, en compagnie de trois agents de l'EID (Bertrand Caumeil, Michel Mouysset et Delphine Boulet). Ils ont exprimé leur satisfaction.

    La visite de ce lundi 19 février.

     

     

    Un chantier expérimental

    Le semis se fait à la volée. Ainsi, une fois que les agents de l’EID-Med ont étalé le broyat, ils « lancent » des graines directement dessus. Puis ils ratissent légèrement la zone pour bien les fixer et éviter qu’elles soient reprises par le vent. Des piquets sont plantés en aval de l’ouvrage, reliés entre eux par du fil de fer : c’est cela qui constitue la mise en défens de la zone, afin d’empêcher des personnes de marcher sur l’ouvrage et de mettre à mal, par leurs piétinements, la pousse des futures plantes. Des affichettes sont apposées pour expliquer synthétiquement l’opération, émettre des conseils préventifs et indiquer un contact, si nécessaire.

  • Littoral - EID et Conservatoire convergent
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 

    Le Conservatoire du littoral mène une politique de protection définitive du patrimoine foncier que constitue le littoral de la région Occitanie. Et depuis longtemps, l'EID Méditerranée participe à des actions importantes de conservation et de mise en valeur écologique des milieux naturels par la restauration des cordons dunaires, la gestion des zones humides et le suivi des systèmes littoraux.

    Dispositif mutualisé

    On peut dire que les démarches et missions des deux organismes sur la zone littorale sont à la fois complémentaires et convergentes. De sorte qu’ils ont décidé d'établir une convention de coopération, sur une durée de cinq ans, afin de conjuguer leurs moyens respectifs et de mettre en place un dispositif commun mutualisé. Objectif : renforcer la connaissance et l’ingénierie scientifique et technique en matière de conservation, d’aménagement et de gestion intégrée des zones côtières du littoral d’Occitanie.
     

    Coordination et expertise

    Trois axes :
    • l'amélioration et la diffusion des connaissances scientifiques et techniques via les données dont ils disposent auprès des gestionnaires, des services de l’État, des collectivités et de tout intervenant sur ces territoires.
    • la coordination et une information réciproque sur la gestion des zones humides (pour l’EID : démoustication et gestion des salins de Frontignan).
    • l'expertise côtière à mettre en œuvre pour la gestion des sites du Conservatoire soumis aux aléas d'inondation ou de submersion : suivis de l'évolution du littoral, programmes d'aménagement, plans de gestion.                     
     

  • Climat - Tenir à l’œil les envahisseurs
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 
    Le projet  « InvaCosts », qui a pour objectif de caractériser et de quantifier les impacts des espèces envahissantes d'insectes au niveau mondial, consécutivement au changement climatique, est inscrit dans le programme de l’agence nationale de la recherche (ANR) intitulé :    « Comprendre et prévoir les évolution de l'environnement ». Ces impacts comprennent les pertes de biodiversité, le dysfonctionnement des écosystèmes, les coûts économiques et la santé publique. Le projet se focalise sur les insectes, particulièrement sensibles aux variables climatiques. Et il se trouve qu’un des modèles, parmi les 20 espèces choisies pour cette étude, n’est autre que le moustique-tigre Aedes albopictus.

    Anticiper les coûts

    D’une durée de 36 mois, le projet 
    « InvaCosts » inclut le laboratoire d'écologie, systématique & évolution (ESE), en tant que coordinateur, l’IRD, via l’unité mixte de recherche (UMR) MIVEGEC, et le laboratoire montpelliérain d'économie théorique et appliquée (LAMETA). Ce partenariat pluridisciplinaire doit permettre de construire des modèles de distribution d’espèces envahissantes fournissant à l’échelle de la planète les aires favorables aux invasions actuelles et futures. Des cartes « probabilistes » de distribution seront associées aux estimations du coût économique et sociétal lié aux différents impacts de ces espèces : une sorte de bilan « coût / bénéfice » des mesures déjà prises dans ce contexte et une prévision des coûts futurs, à anticiper par les autorités sanitaires et les collectivités territoriales, notamment.

    Contribution de l’EID-Med

    C’est dans ce cadre que l’EID Méditerranée est sollicitée par l’IRD / UMR MIVEGEC, fléché pour traiter plus particulièrement la problématique du moustique-tigre : il s’agit de fournir des données sur l’implantation de cette espèce, ainsi que les coûts directs et indirects consécutifs à son introduction depuis 2004, liés à la surveillance, à la prévention et à la mise en œuvre des opérations de lutte selon les directives du plan national anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika (la LAV, quoi). Cette contribution est encadrée par une convention dont le principe et le contenu ont été validés par le dernier conseil d’administration de l'EID.         
     

  • Visite - Le tourisme, bénéficiaire et vecteur
    Date: 
    27/02/2018
    Picture: 

    Dans le cadre des visites et échanges proposés aux partenaires de l'EID Méditerranée, ce sont les directeurs des agences départementales touristiques (ADT) de l'Hérault et du Gard, Pascal Schmid et Fabienne Griffoul, qui ont honoré l'invitation à parcourir ses installations, le 9 février dernier. Plusieurs pistes de collaborations ont été évoquées.

    Bourse aux dépliants 

    Des présentations de la mission de démoustication et de la problématique « moustique-tigre » devraient s'ensuivre devant les assemblées générales des deux agences, ainsi que devant l'ensemble des directeurs d'ADT d'Occitanie, qui se réunissent deux fois par an. Dès cette année, une présence de l'EID-Med, physiquement ou via ses supports informatifs, dans les manifestations annuelles héraultaise et gardoise d'avant-saison, dites « bourses aux dépliants », qui rassemblent institutionnels et professionnels du secteur, a également été fléchée. À noter que dans ses enquêtes de satisfaction auprès des touristes, l'ADT 34 a constaté que les moustiques n'arrivent qu'au 5ème rang des citations négatives, après le vent, la surfréquentation, les parkings payants et la circulation.


jeudi 4 janvier 2018

  • Littoral - Chantier et étude restitués
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Un chantier de conception et de pose, par le pôle Littoral de l’EID-Med, d’un escalier « transdunaire » expérimental a été achevé à Vias (34) courant novembre. Originalité : des marches remplies de « broyats » de bois flottés au lieu de l’être avec du sable. Deux objectifs (a minima) visés : tester ce nouveau mode de valorisation des broyats et solidifier les marches en évitant l'affouillement (creusement) du sable. L’évolution de cet ouvrage sera suivie régulièrement et un bilan dressé l'année prochaine.

    À Vias (34) : on voit bien les broyats, marche par marche.

    Toujours les Orpellières

    Le pôle Littoral de l’EID-Med a également restitué les résultats de l’étude qu’il a réalisée sur la bande littorale des Orpellières, sur la commune de Sérignan (34), pour le compte de la CABM (Agglomération de Béziers), à l’occasion d’une présentation réunissant les acteurs locaux le 14 novembre dernier. Objectif : réaliser un diagnostic du cordon dunaire de Sérignan plage, dans la continuité de levés effectués en 2016, et proposer des options de gestion sur les faiblesses dunaires dans ce secteur. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’opérations de restauration globale de ce site emblématique, sur lequel l’EID-Med travaille depuis plus de trente ans.

    Le site emblématique des Orpellières, à Sérignan (34).


  • Littoral - Expérimentation appliquée avec drones
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Dans le cadre d’un partenariat avec la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’agriculture et du logement) Occitanie (État), le pôle Littoral de l’EID-Med prévoit plusieurs vols photogrammétriques (*) en drone sur les plages sensibles de la région. L’objectif est d’abord de tester cette méthode, sa fiabilité et sa précision, afin d’en connaître les avantages et les limites, puis de l’utiliser à bon escient sur certaines zones littorales.

    Premier survol à Fleury (11)

    À propos d’« utilisation à bon escient », précisément, un premier survol a également été réalisé à Fleury-d’Aude (11), en octobre dernier, dans le cadre du projet « Observatoire des bois flottés ». La qualité de l’orthophotographie (**) obtenue permet de voir en détail les éléments présents sur la plage (voir photo ci-dessus). L’objectif est donc de réaliser le même survol après que des bois flottés se sont déposés sur la plage, en escomptant pouvoir ainsi en estimer les volumes.

    (*) la photogrammétrie, c’est effectuer des mesures en utilisant la pa-ralaxe obtenue entre des images acquises selon des points de vue.

    (**) images aériennes de la surface terrestre rectifiées géométriquement et égalisées radiométriquement.


  • Littoral - Expérimentation appliquée avec... des drones, aussi
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Dans le cadre d’un partenariat avec la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’agriculture et du logement) Occitanie (État), le pôle Littoral de l’EID-Med prévoit plusieurs vols photogrammétriques (*) en drone sur les plages sensibles de la région. L’objectif est d’abord de tester cette méthode, sa fiabilité et sa précision, afin d’en connaître les avantages et les limites, puis de l’utiliser à bon escient sur certaines zones littorales.

    Premier survol à Fleury (11)

    À propos d’« utilisation à bon escient », précisément, un premier survol a été réalisé à Fleury-d’Aude (11), en octobre dernier, dans le cadre du projet « Observatoire des bois flottés ». La qualité de l’orthophotographie (**) obtenue permet de voir en détail les éléments présents sur la plage. L’objectif est donc de réaliser le même survol après que des bois flottés se sont déposés sur la plage, en escomptant pouvoir ainsi en estimer les volumes.

    (*) la photogrammétrie, c’est effectuer des mesures en utilisant la parallaxe résultant des images acquises selon différents points de vue.

    (**) images aériennes de la surface terrestre rectifiées géométriquement et égalisées radiométriquement.


  • Traitements - Drone bientôt opérationnel ?
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    On traite les moustiques « ruraux » par avion, hélico et probablement demain, complémentairement, par drone. Ce projet est dans une nouvelle phase, proche de l’opérationnel. La machine choisie (Joyance JT10L-608) a été livrée par la société Aérocapture technologie, distributrice du fabricant chinois Joyance, en septembre dernier, les pilotes « EID » sont quasiment qualifiés et les diverses déclarations règlementaires sont actées auprès de la DGAC (direction générale de l’aviation civile). Une convergence d’éléments qui a permis de passer aux vols d’essais.

    Vaste et performant

    Le drone acquis par l’EID-Med est un « octocoptère » (8 rotors), d’une capacité d’emport de 10 litres. D’envergure imposante (2 mètres déplié), il peut résister à des vents de 10m/s (limite maximale) et voler à une vitesse allant jusqu’à 12 m/s, en vol automatisé, grâce à ses moteurs puissants (rotors en carbone d’une soixantaine de centimètres chacun). Parmi ses performances, on peut citer le retour vidéo en temps réel, le maintien de l’altitude de vol/sol par radar et le DPAE (débit proportionnel à l’avancement électronique), qui garantissent l’application (bonnes pratiques). L’autonomie en vol se situe entre 10 et 15 minutes.

    Les pilotes (bientôt) au top

    Une première session de formation spécifique au pilotage de la machine a eu lieu en novembre dernier au centre horticole expérimental de Marsillargues (CEHM). « Intense journée de prise en main », selon les intéressés, avec et sans charge, vols à répétition, installation logistique en agence opérationnelle, check-list avant vol et maintenance de premier niveau par le CEHM. Les premiers retours sont excellents : la stabilité de la machine est, de l’avis des pilotes, « surprenante », due, sans doute, aux effets bénéfiques de 2 moteurs « contrarotatifs » (*). Quant à la prise en main par les agents, elle a été saluée par le formateur, malgré plusieurs événements perturbateurs durant les vols : perte de liaison avec le satellite, vent important, désorientation… Mais tous ces éléments ont été parfaitement gérés, en termes de pilotage et de procédures de sécurité. À suivre.

     

    (*) contrarotatif : tournant en sens contraire.


  • Albopictus - Ils voient le « tigre » partout !
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Le « Journal de la Haute-Marne » est un quotidien relevant de la « presse quotidienne régionale » (PQR), diffusé dans le secteur de Chaumont. Dans son numéro du 30 novembre dernier, un article a relaté la lâche agression d'une habitante d’un petit village, Dommartin-le-Franc, par un insecte conditionné dans… un pot de mousse au chocolat. Insecte que la plaignante, son médecin et le journal ont tôt fait de considérer comme étant un « moustique-tigre ». En fait, il n’en était rien…

    Peur d’être malade

    En gobant la bestiole avec une cuillerée de produit, la « victime » a ressenti une piqûre dans la bouche. Elle a recraché aussi sec le petit volatile et s’en est allée consulter son médecin traitant. Celui-ci a prescrit une analyse de sang et, si on en croit la gazette locale, la première batterie d’examens aurait fait apparaître la trace d’une « infection ». La photo du coupable tigré illustrant l'article étant suffisamment nette, elle a pu être soumise pour analyse à l'œil sagace des entomologistes de l'EID-Med.

    L’EID : ce n’est pas un « tigre »

    Ceux-ci ont été tout de suite formels : rien à voir avec un moustique-tigre. L'insecte émergeant en partie de la mousse chocolatée était un... hyménoptère, probablement un Ichneumonidae femelle. Cet hyménoptère parasitoïde et solitaire (par opposition aux insectes sociaux qu’on trouve aussi dans cet ordre, tels que guêpes, frelons, bourdons ou fourmis) ne transmet pas de maladies vectorielles. Sa piqûre peut être  « simplement » douloureuse, surtout s’il y a injection d’un venin.

    Communiqué

    En appui sur ce diagnostic, un communiqué a été envoyé au « Journal de la Haute-Marne », afin d'apporter ces précisions salutaires, avec l'idée de rassurer les protagonistes de cette affaire. Pour justifier cet envoi, le communiqué a précisé que l’EID-Med, établissement public, exerce la coordination de la surveillance entomologique liée au moustique-tigre en France métropolitaine, la veille concrète étant réalisée, en Haute-Marne, par le syndicat de lutte du Bas-Rhin. 


  • Volontaires - Mission accomplie
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Les Volontaires du service civique (VSC) recrutés au printemps 2017 ont terminé leur « mandat » en novembre dernier, après huit mois de bons et loyaux services. Une partie d’entre eux, pour être précis, car ils sont trois à avoir eu l’opportunité de reprendre des études, ce qui les a conduits à cesser leur concours aux activités de l’EID plus tôt que prévu. Pour la bonne cause, donc. Ils ont contribué au test de dispositifs de communication préventive liés au moustique-tigre. Et en ont retiré, pour la plupart, des satisfactions en termes d’assurance et de confiance en eux.

    Progrès évidents

    Depuis trois ans, il est proposé à la dizaine de Volontaires retenus chaque année de s’investir dans les relations publiques et la communication interpersonnelle, afin d’amplifier le dispositif de prévention et de contrôle du moustique-tigre, au sein de quartiers pavillonnaires particulièrement. Une façon de tester quelques démarches concrètes de sensibilisation et de conviction, afin de les valider et de déterminer un mode opératoire utilisable ensuite par les collectivités. Ce qui a justifié, en interne, un « coaching » spécifique et un suivi par plusieurs services : techniques, communication, agences opérationnelles.

    Appréciations constructives

    Au cours d’une séance ultime de débriefing, les VSC ont émis plusieurs appréciations constructives, principalement liées à des interventions en porte-à-porte, action dans laquelle ils se sont majoritairement employés : sur la formation, sur les fournitures et moyens affectés, sur la logique de travail en groupe, sur leur rôle de veille et de contact, sur les heures de passage chez l’habitant, sur les dispositifs d’accompagnement informatique… Autant de contributions dont il sera tenu compte à l’avenir. Car l’EID-Med a reproduit, en intelligence avec l’agence su service civique (ASC), un nouvel appel à candidatures pour la saison 2018. À noter un constat encourageant : la grande facilité de parole des VSC et la clarté de leurs raisonnements. Un progrès dont ils se sont dits conscients et mis à l’actif des huit mois passés à l’EID.


  • Réseau - L’agence nationale pour la démoustication s’active
    Date: 
    04/01/2018
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    AG de l’ADEGE, le 17 novembre dernier à Lyon.

    L’assemblée générale ordinaire annuelle de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication) s’est déroulée le 17 novembre 2017 à Lyon, dans les locaux du centre d’affaires de l’aéroport Saint-Exupéry. Tous les membres étaient représentés, en majorité par leurs élus, accompagnés par plusieurs directeurs. Parmi les principaux points examinés : le volet « insecticides », un nouveau conseil scientifique à l’horizon de l’été 2018 et des modifications statutaires liées à l’élargissement de l’assiette de l’agence.

    Ouverture actée et formalisée

    Première décision (ou confirmation) : le vote unanime en faveur de la (ré) adhésion demandée par l’EID Atlantique, chacun se réjouissant de ce retour aux sources. Les statuts de l’agence ont ensuite été toilettés pour faire place formellement, à leur demande, à des membres associés (consultatifs) issus d’autres pays de l’Union européenne (*). Idem pour des services de l’État (ARS d’outre-mer, généralement) opérateurs de démoustication sur des territoires non couverts par des opérateurs territoriaux, et à leur demande, ceux-ci étant conviés aux réunions du comité technique de l’ADEGE.

    Un conseil scientifique à l’horizon de l’été

    En l’attente d’une nomination de ses membres, prévue de manière consensuelle au cours du premier semestre de 2018, le conseil scientifique a été configuré selon onze disciplines : entomologie, écologie, éco-toxicologie, entomologie, génétique, parasitologie, santé humaine, santé animale, sociologie, stratégie de LAV et virologie, chacune devant être représentée par une personnalité. Le CST aura donc onze membres, qui désigneront en leur sein un président et un secrétaire.

    Toujours la question des insecticides

    Le volet « insecticides » est un classique des ordres du jour de cette assemblée, et ce depuis la fin des années 1990. La démarche française a même un temps été étendue à l’Europe, avec l’existence temporaire d’une autre association, intitulée « EDEN », rejointe par des opérateurs espagnols, grecs et italiens, sous l’égide de laquelle un lobbying assez serré a été conduit auprès de la Commission et du Parlement européens, à Bruxelles, au début des années 2000. L’écoute a été bienveillante et les contacts intellectuellement fructueux. Des questions orales et écrites ont été posées via plusieurs députés européens. Mais en 2004, la transcription de la directive « biocide » dans le droit de chaque État-membre a conduit à renationaliser les échanges.

    Retour en France

    Près de quinze ans plus tard, on sait le sort qui a été fait à la plupart des substances actives utilisées antérieurement pour la démoustication. Et c’est une sollicitation exercée auprès des ministères de l’Environnement et de la Santé par les élus locaux et nationaux des territoires concernés, particulièrement de Méditerranée, qui a permis de formaliser une nouvelle démarche, depuis 2015, sous la forme d’un groupe de travail managé par la direction générale de la protection des risques (DGPR), au ministère de la Transition écologique. Il réunit le ministère de la Santé (DGS), l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), les opérateurs publics de démoustication métropolitains et ultramarins, le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs) et l’IRD (institut de recherche pour le développement). Plusieurs réunions de ce groupe ont eu lieu, mais la réflexion s’est trouvée centrée sur les objectifs de santé publique, ceux liés au contrôle de la nuisance se trouvant positionnés au second plan. Les élus de l’ADEGE ont donc convenu de reprendre leur bâton de pèlerin, en mobilisant les associations de collectivités, en particulier l’association des Départements de France (ADF) et son homologue pour les Régions, l’ARF, en visant la création en leur sein d’un groupe de travail et de sensibilisation « démoustication », ainsi que les parlementaires des territoires concernés.

    (*) Le COPATE (delta de l’Ebre, Catalogne / Espagne) est actuellement le seul membre associé de l’ADEGE.

    www.adege.eu

    Les « membres actifs »

    (*) Le Département de la Corse-du-Sud a fusionné ce 1er janvier 2018 avec celui de la Haute-Corse et la collectivité territoriale, pour former la nouvelle Collectivité unique de Corse. Il y aura donc également un seul service territorial de démoustication.

    Présidence et Bureau

    Remise du trophée de l’ADEGE par le président sortant de l’agence, Gaston Arthaud-Berthet, président de l’EID Rhône-Alpes et conseiller départemental de la Savoie, au nouveau président, Francis Carole, conseiller territorial de la Martinique, en présence de Catherine Léo, vice-présidente de la CT de la Guyane, qui a été élue trésorière, et de Christophe Morgo, président de l’EID Méditerranée et vice-président du conseil départemental de l'Hérault. Il en est vice-président, comme Dominique Rabelle, présidente de l’EID Atlantique et vice-présidente du conseil départemental de la Charente-Maritimes, et Jean-Michel Fetsch, président du syndicat mixte de lutte du Bas-Rhin, ainsi que le sera l’élu(e) de la future Collectivité de Corse qui héritera de cette délégation dans son assemblée.


  • Échanges - Deux visites en fin d’année
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    Deux visites importantes de l’EID Méditerranée (échanges avec la direction et découverte des installations) sont à souligner en fin d’année 2017 :

    • une délégation de directeurs de la Ville et de la Métropole de Montpellier : Rémy Ailleret, directeur général adjoint à l’urbanisme et à l’aménagement, Sylvie Mahot, chargée de l’aménagement et de la programmation, Betty Zumbo, chef du service communal d’hygiène et de santé (SCHS), Patrick Berger, directeur paysage et biodiversité, Christophe Orth, chargé de la gouvernance du cycle de l’eau, avec laquelle des problématiques diverses et très concrètes ont pu être abordées (locaux techniques en sous-sol pouvant retenir de l’eau, bassins de rétention herrmétiquement clos situés sous des voiries, gestion de l’eau dans les espaces verts et les espaces et bâtiments publics en général, relais des messages préventifs auprès de la population à propos des situations urbaines, en relation avec le moustique-tigre particulièrement...).

     

    • le président de la chambre d’agriculture du Gard, Dominique Granier, accompagné par  Maguelonne Méric, chargée de communication, et Renaud Cavalier, conseiller technique : le volet « irrigations » a été au cœur des échanges. L’opérateur de démoustication a l’utilité d’être tenu au courant en temps « t » des mises en eau artificielles pour l’agriculture et l’élevage, qui mettent en éclosion les œufs des espèces de moustiques « rurales » traditionnelles. Ceci afin de pouvoir exécuter les traitements tant que ces moustiques sont à l’état larvaire, en milieu aquatique, durant quelques jours seulement, avant leur envol, leur dispersion et l’expression de leur nuisance jusque dans les zones agglomérées. Un outil pratique va être mis à l’étude au cours de l’intersaison pour que l’EID Méditerranée puisse être avisée automatiquement de chaque mise en eau de ce type au moment où elle intervient.

  • Partenariat - Convention ARS Occitanie / EID-Med signée
    Date: 
    04/01/2018
    Picture: 

    La convention qu’ont ratifiée vendredi 1er décembre dernier la directrice générale de l’ARS Occitanie, Monique Cavalier, et le président de l’EID Méditerranée, Christophe Morgo, a sa principale raison d’être dans la colonisation des 13 départements de la région par le moustique-tigre et dans la double « vocation » de celui-ci de vecteur et de nuisible (ou nuisant). L’objectif de prévention est au cœur de cette démarche coordonnée.

    Santé et nuisance réunies

    Ce constat objectif justifie la double implication des deux organismes régionaux compétents en matière de protection de la santé publique, d’une part, et de contrôle de la nuisance due aux moustiques issus des zones humides littorales, d’autre part. L’un de l’État (l’ARS), l’autre des collectivités territoriales (l’EID-Med). Ce qui fait, peut-être, l’originalité de ce dispositif. Non que l’EID-Med considère que le mandat reçu de ses collectivités de tutelle, au premier chef de ses Départements membres, couvre de façon obligatoire le contrôle de la nuisance du « tigre ». Mais, dans sa zone d’action, le « tigre » représente un tel niveau de gêne pour la population que les effets de la lutte contre les moustiques nuisants issus des zones humides, obligatoire, elle, finissent par s’en trouver parasités. D’où l’implication de l’établissement dans la prévention des situations favorables à la prolifération de l’intrus.

    Moustique-tigre : la prévention au coeur de la convention ARS / EID.

    ARS et EID maîtres d’ouvrage

    Ainsi ARS et EID sont tous deux estampillés « maîtres d’ouvrage » des dispositifs à mettre en œuvre, particulièrement par le réseau d’éducation à l’environnement GRAINE (voir encadré). L’objectif principal de cet accord étant de mettre en œuvre « une stratégie préventive commune et durable, pleinement intégrée dans la lutte antivectorielle ». L’ensemble du dispositif de prévention sera renforcé par une plus forte mutualisation des moyens et par la convergence des messages, dont les conception et forme devraient être, à moyen terme, complètement partagés. Idem s’agissant de la conception et de la réalisation de nouveaux outils pédagogiques, des animations de terrain et des actions de sensibilisation des collectivités territoriales. Pour ce faire, sont fléchés tout à la fois une formation réciproque (santé, entomologie) des agents de l’ARS et de l’EID impliqués dans ces actions, la communication et la sensibilisation du grand public et de publics ciblés et la nécessaire implication des collectivités, les communes prioritairement.

    GRAINE Occitanie : Un réseau éducatif en appui de la démarche

     

    Le GRAINE est, depuis 1991, un réseau régional ayant pour objet la promotion et le développement de l’éducation à l’environnement vers un développement durable, désormais à l’échelle de l’Occitanie.

    Au niveau de l’ex-Languedoc-Roussillon, il rassemble près de 250 personnes morales, principalement des associations. Et il est partenaire de nombreuses autorités publiques, parmi lesquelles l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie, ainsi que les collectivités membres de l’EID-Med (Région Occitanie, Départements de l’Hérault, du Gard, de l’Aude, des Pyrénées-Orientales).

    Mise à disposition de ressources pédagogiques, coordination de dispositifs pédagogiques et d’actions collectives d’animation et de sensibilisation, formation d’animateurs, accompagnement à la professionnalisation des acteurs de l’éducation à l’environnement sont quelques-unes de ses principales missions, conduites au plus près des territoires.

    Le GRAINE et ses membres associatifs forment donc un partenariat idoine pour déployer sur le terrain les dispositifs établis avec l’ARS et l’EID, afin de sensibiliser agents et tous relais, institutionnels (collectivités locales principalement), associatifs et éducatifs, aux messages et conseils préventifs concernant le moustique-tigre.

    http://grainelr.org/

     


  • Vœux - Bonne année 2018 !
    Date: 
    04/01/2018
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    L’EID Méditerranée s’emploie depuis bientôt 60 ans à contrôler avec efficacité les moustiques « traditionnels » issus des zones humides.

    Mais contre le moustique-tigre, qui naît au sein de nos villes et de nos villages, la participation citoyenne est indispensable pour prévenir sa prolifération. Il s’agit, chez soi, de maîtriser son eau domestique : vider, couvrir, curer, ranger... C’est une responsabilité individuelle et collective.

    Alors, en 2018, soyons responsables. De plus en plus, de mieux en mieux responsables !

    Christophe MORGO, président de l’EID Méditerranée


mardi 7 novembre 2017

  • Certification - L'EID-Med gagne l'étape
    Date: 
    07/11/2017
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    Engagée depuis le début des années 2000 dans une démarche qualité, l'EID Méditerranée a reçu au fil des années plusieurs renouvellements de sa certification ISO 9001 (assurance qualité), version 2008. Jusqu'à la certification QSE (qualité - sécurité - environnement), portant sur l'ensemble de ses activités, en 2015. Ce qui est une première pour un établissement public de sa taille (160 agents permanents). Cette certification vient de faire l'objet d'un audit d'étape par l'organisme habilité. 

    Trois dispositifs nominatifs

    Renouvelable tous les trois ans, cette certification intègre trois dispositifs normatifs : ISO 9001 (démarche qualité), ISO 14001 (environnement / maîtrise des effets non intentionnels) et OHSAS 18001 (sécurité). En attendant l'audit de renouvellement, qui aura lieu en 2018 et qui se référera aux nouvelles versions (2015) des normes ISO 9001 et 14001, l'audit d'étape annuel qui s'est déroulé fin juin a fait apparaître une très grande majorité de points forts pour seulement deux (petits) points faibles liés à la revue de direction et à l'analyse de la performance environnementale.

    Avalanche de « points forts »

    Parmi les points forts, on peut citer : 
    • le stockage des produits de traitement et le rangement de l'entrepôt d'avitaillement à l'aérodrome de Candillargues (34).
    • la cartographie des relevés des pièges de « moustique tigre », avec parcours « optimisé » et photo d'emplacement de chaque piège.
    • l'information du public dans le cadre d'enquêtes entomologiques réalisées avant les traitements de lutte antivectorielle (LAV).
    • la maîtrise opérationnelle de la sécurité et de la santé au travail (SST) des agents de terrain, ce qui a permis une bonne maîtrise de l’accidentologie au travail.
    • la maîtrise opérationnelle du processus de « développement des méthodes » : gestion de l'insectarium, suivi et étalonnage des équipements, mesures de sécurité contre la dissémination du « moustique tigre ».
    • la maintenance préventive des équipements de régulation climatique du laboratoire et de l'insectarium.
    • le suivi des formations réglementaires SST.
    En conclusion, les objectifs de l'audit ont été largement atteints. Rendez-vous en 2018.
     

  • Posidonies - Les stagiaires n’ont pas fait banquette
    Date: 
    07/11/2017
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    Tir groupé de trois stagiaires, Olivia Fauny, Vincent Bergthold et Arthur Bourachot, qui ont exercé au pôle Littoral à peu près à la même période, entre la fin de l’hiver et la fin de l’été. Ils ont proposé aux agents de l’EID-Med un rendu de leurs travaux liés au projet européen POSBEMED (Posi-donia Beach Mediterranean) en cours (voir « Flash » n° 748), lors de trois séances (une par stage) organisées les 9 et 30 août puis le 13 septembre à la DG. Retour sur leurs parcours respectifs au sein de l’établissement. Et merci à eux pour leur contribution, ainsi qu’à celles et ceux qui les ont encadrés.
     
    OLIVIA FAUNY, master 2 en gestion des milieux marins à l’Université de La Rochelle (17), a effectué son stage de la mi-février à la mi-août, dont le thème portait sur la communication avec le public. À ce titre et sous l’égide d’Eugenia Giunta-Fornasin, elle a géré les réseaux sociaux (la page Facebook) de POSBEMED, en étant aussi impliquée dans la rédaction d’articles scientifiques présentant le projet et ses résultats. Et elle a participé, en soutien logistique, à la gestion-même du projet et aux études afférentes. Elle a notamment contribué à la conception d’un questionnaire destiné aux gestionnaires de plages, en vue de recenser les méthodes de gestion des banquettes de posidonies dans le nord du bassin méditerranéen. Questionnaire qu’elle a ensuite traduit en anglais pour qu’il soit partagé par les autres partenaires européens du projet. En retour, elle a traduit en français d’autres questionnaires, réalisés par la fondation IMC (Grèce), à destination du public et des opérateurs touristiques.
     
    VINCENT BERGTHOLD, master 2 en océanologie à l’Université Luminy d’Aix-Marseille (13), a commencé son stage début mars, qui s’est déroulé jusqu’à début septembre, encadré par Hugues Heurtefeux. Il s’est concentré sur la partie « études » du même projet POSBEMED, avec pour tâche de recenser toutes les missions s’y référant et recoller des données cartographiques concernant les banquettes de posidonies, ainsi que les herbiers marins, les habitats dunaires, les activités commerciales et les labels tels que le « Pavillon bleu », pour les plages, par exemple. La couche cartographique correspondant aux banquettes de posidonies accumulées sur les plages françaises a été réalisée à partir de données recueillies par les gestionnaires (constats sur le terrain et photos). Ces banquettes ont été recensées en appui sur une carte de France Raster, réalisée à grande échelle par l’Institut national de l’information géographique et forestière, spécialement adaptée à l’affichage de données urbaines. Vincent Bergthold a également réalisé une série d’entretiens avec des gestionnaires de plages concernés sur la côte méditerranéenne française.
     
    ARTHUR BOURACHOT, étudiant en master 2 observation de la Terre et géomatique, a été accueilli au sein de l’EID-Med de mars à septembre derniers. Co-encadré par les pôles SIG (Myriam Cros) et Littoral (Provence Lanzellotti), il s’est attelé à l’apport de la télédétection satellitaire pour le suivi de la végétation dunaire sur le littoral du Parc naturel marin du golfe du Lion. Un travail s’inscrivant dans le cadre d’une étude de faisabilité pour le compte de l’agence française de la biodiversité (projet SENVISAT), qui vise notamment à vérifier la possibilité de mettre en œuvre un suivi de plusieurs indicateurs littoraux par traitement d’imagerie satellite. Depuis lors, Arthur Bourachot est devenu titulaire de son master 2, après avoir soutenu avec succès son mémoire le 13 septembre dernier. Et à partir de ce mois d’octobre, il est recruté pour un an au service de l’information géographique, afin de contribuer à la migration du SIG vers le logiciel « QGis ».
     
     

    Des tâches multiples

    Ils ont parcouru les côtes françaises depuis Cerbère (66) jusqu’à Beaulieu-sur-Mer (06) et ont rencontré une trentaine de gestionnaires. Ils ont recensé les banquettes de posidonies et interviewé plus de 200 usagers des plages (des estivants, quoi) pour savoir leur perception de ces banquettes. Et ils ont échangé avec plus de 30 opérateurs touristiques afin de comprendre leurs attentes vis-à-vis de ce phénomène. Enfin, avec Hugues Heurtefeux, coordinateur local du projet, ils ont participé à des réunions Skype avec les partenaires, partagé de nombreux mails pour harmoniser la méthode de travail et présenté le projet à l’occasion de plusieurs assemblées et réunions, locales et européennes.  
     

  • Ah, la retraite...
    Date: 
    07/11/2017
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    Affluence au siège de l’EID-Med, il y a deux mardis, pour le pot de départ à la retraite de Monique Fabbro, secrétaire générale de l’EID-Med. En présence de son successeur à ce poste, Bruno Roy, de Bruno Tourre, directeur général, et d’une trentaine d’agents, dont quelques chefs d’agence, le président Christophe Morgo a emprunté à Victor Hugo : « La retraite, paisible et fière, réclame un cœur indépendant ». Avant de rappeler les grandes étapes de la carrière de Monique, depuis l’obtention, en 1977, de son diplôme d’ingénieur agronome. Un parcours riche, en quatre solides étapes, « sous le triple signe de l’agronomie, de la formation et de la biologie », a noté le Président. D’abord, la fédération régionale de la coopération agricole, avec déjà un plan de formation à la clé. Puis le CNFPT, plus précisément l'INSET (Institut national spécialisé d’études territoriales, ex-ENACT), où elle développa un programme de formation initiale à l'attention des attachés et ingénieurs territoriaux. Ensuite, cap sur l’ATEN (l’Atelier technique des espaces naturels), où elle eut la main sur la formation avant d’en être la directrice adjointe jusqu’en 2013. Après une douzaine d’années passées dans chacun de ces postes, Monique Fabbro a été près de cinq ans secrétaire générale de l’EID-Med. À ce titre, elle a contribué à intégrer toutes les ressources et démarches de l’établissement, c'est-à-dire à jeter constamment des passerelles entre les uns et les autres. Christophe Morgo a souligné deux dispositifs, parmi de nombreux autres, illustrant cette logique : les réunions bimensuelles puis mensuelles des encadrants et la supervision, « pour ne pas dire le super coaching », de trois cohortes successives de volontaires du service civique. Concluant avec humour, le Président a recommandé à la talentueuse aquarelliste d’interpréter un moustique gorgé de sang ou un pot de fleurs avec une soucoupe remplie… de sable, escomptant que si sa « célébrité picturale à venir ne rend pas [ses] œuvres hors de prix », on puisse utiliser une de ses toiles pour la communication préventive de l’EID-Med…


  • Formation - Certifions-les tous !
    Date: 
    07/11/2017
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    C’est dans le cadre du centre de formation de l’EID Méditerranée et sous l’égide de la formatrice prestataire que s’est déroulée une session incluant des tests, en vue de l’obtention du « certificat individuel produits phytopharmaceutiques » (Certiphyto), mercredi 19 octobre dernier à l’agence EID de Narbonne. Ce certificat est indispensable pour l’utilisation de ce type de substance en tant qu’opérateur, en l’occurrence non pas une substance active mais un adjuvant, le Banole, servant à la dispersion par aéronef du bio-insecticide Bti utilisé pour la lutte antilarvaire et relevant de cette catégorie.

    Agences et labos concernés

    Durant une heure et demie, les impétrants ont eu à répondre à 20 questions, 12 bonnes réponses étant le minimum requis pour franchir l’épreuve avec succès. Cela a été le cas pour les huit agents EID concernés. D’ici 2019, tous les agents EID relevant de l’opérationnel et du laboratoire suivront progressivement ces formations et passeront ces tests, aussi bien dans la catégorie Certiphyto que dans celle de Certibio, dont la formation est assurée par Christophe Lagneau, directeur recherche et développement de l’EID-Med.
     

  • Haute-Garonne
    Date: 
    07/11/2017
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    Les rencontres qu’ont eues Bruno Tourre et Didier Moulis avec le préfet de la Haute-Garonne et le secrétaire général de la préfecture puis avec le directeur général des services du conseil départemental 31, les 2 et 3 octobre derniers, outre une meilleure compréhension du phénomène « moustique tigre » après les pics médiatiques de la fin août, ont permis de diffuser une note explicative et des éléments de langage en vue de la réunion annuelle des maires du département, qui a eu lieu samedi 7. Et d’arrêter le principe d’une ou plusieurs réunions informatives en direction des communes avant le démarrage de la prochaine saison, comme cela se fait dans le Gard et l’Hérault, notamment. 

    Haute-Garonne 
     
    Avant la survenue de deux nouveaux cas pouvant relever d’un second foyer de chikungunya, dans le Var, on a remarqué que les traitements de LAV consécutifs à l’identification de « simples » cas suspects importés, en Haute-Garonne, ont provoqué une réaction médiatique très supérieure en intensité. Les confusions habituelles entre problématiques sanitaire et de confort ont suscité une cascade d’incompréhensions, allant, par exemple, jusqu’à la mise en ligne d’une pétition exigeant du maire de Toulouse qu’il fasse entreprendre des traitements de démoustication sur sa ville. La mayonnaise est un peu retombée mais durant deux semaines, il y a eu du flottement (communes en manque d’informations, Département sur la réserve). Et l’EID-Med a été sollicitée par plusieurs médias locaux, directement ou via le Laboratoire départemental 31. Bruno Tourre a donc pris contact avec le préfet de Haute-Garonne (par ailleurs préfet de région, qui a visité l’EID-Med en février dernier), ainsi qu’avec le directeur général des services du CD 31, pour leur apporter les éclairages utiles et nécessaires et envisager avec eux une manière rationnelle de gérer ce type de situation encore nouvelle en ex-Midi-Pyrénées, particulièrement vis-à-vis des communes impactées. Il rencontrera à Toulouse, accompagné par Didier Moulis, le préfet ce lundi matin et le DGS du Département mardi après-midi.

  • Santé - La Ministre interpellée par un député
    Date: 
    07/11/2017
    Picture: 
    Un député de Charente-Maritime, Didier Quentin, dont la suppléante n’est autre que la présidente de l’EID Atlantique, Dominique Rabelle, vient d’agiter la sonnette du ministère de la Santé, en prévision des opérations de lutte antivectorielle que le conseil départemental va immanquablement devoir assumer, en termes de financement et de moyens. À l’instar des situations qui se sont développées, d’abord en PACA puis en Occitanie et désormais en Rhône-Alpes, notamment.

    Charge non comprensée

    Il pointe à son tour que « nos Départements ne sont plus en capacité d’absorber ces dépenses, a fortiori celles relevant du champ sanitaire, non compensées par l’État ». La situation est en effet pittoresque, qui veut que la loi « libertés et responsabilités locales », datant de 2004, alors que le « tigre » était inconnu de tous sauf... du Ministère, décentralise auprès des Départements une compétence sanitaire, réputée relever de l’État. Sachant que cette compétence répond à une situation totalement nouvelle et que le transfert de ressources accompagnant traditionnellement toute charge supplémentaire dévolue aux collectivités est ici égal à… zéro, puisque rien, dans ce registre, ne préexistait nulle part.

    Quels moyens s'il y a crise ?

    De la sorte, le député Quentin pointe le risque que  « les opérateurs publics de démoustication ne puissent plus être en capacité d’assurer (…) le maintien en conditions des matériels de lutte (…) ». Et de plaider, en conclusion, pour « l’anticipation de la gestion d’une crise sanitaire, en s’assurant que les moyens de lutte seront réellement opérationnels (…) pour faire face à l’augmentation du nombre de départements colonisés ». La ministre de la Santé est ainsi appelée à « donner la position du gouvernement sur cette situation préoccupante pour les finances des Départements », ainsi que sur les moyens qu’il entend « mobiliser pour prévenir le risque sanitaire ». Un sujet classique mais toujours voire de plus en plus d’actualité pour la prochaine assemblée générale de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication), le 17 novembre à Lyon.                 
     

  • Lutte antivectorielle (LAV) - Le président de l’ADF interpelle le gouvernement
    Date: 
    07/11/2017
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    Constatant la poursuite inexorable de l’extension du « moustique tigre » et son implantation irréversible en France métropolitaine, le président de l’assemblée des Départements de France (ADF), Dominique Bussereau, ancien ministre, président du conseil départemental de Charente-Maritime, a adressé fin septembre un courrier au ministre de l’Intérieur, posant la question du financement de la sécurité sanitaire en France et en appelant à une implication de l’État.

    À terme, tout le pays sera colonisé

    Le président de l’ADF relaie une préoccupation de plus en plus partagée par ses collègues présidents de Départements, à mesure que le « moustique tigre » investit de nouveaux territoires. 33 départements sont concernés en 2017, et probablement une demi-douzaine de plus en 2018. À plus ou moins long (ou… court) terme, la quasi-totalité du pays sera colonisée, ainsi que la plupart des autres pays européens. Or ce moustique, outre qu’il est fort nuisant, est vecteur potentiel de maladies telles que le chikungunya, la dengue ou le Zika. Et la situation actuelle veut que la loi « libertés et responsabilités locales », datant de 2004, alors que l’insecte était inconnu de tous à l’époque, décentralise auprès des Départements la charge de la lutte antivectorielle, c’est-à-dire des traitements insecticides lorsque des cas suspects ou avérés, importés ou autochtones de ces maladies sont identifiés dans des lieux où le « moustique tigre » vecteur est présent.

    Pour un nouveau cadre de financement

    Pour le président de l’ADF, il s’agit « d’anticiper la gestion d’une crise sanitaire en s’assurant que les moyens de lutte qui seront mobilisés sont réellement opérationnels », c’est-à-dire assez nombreux et disponibles compte tenu de la dimension de plus en plus vaste des territoires à couvrir. Or en regard de cette préoccupation, le transfert de ressources accompagnant traditionnellement toute charge supplémentaire dévolue par l’État aux collectivités est ici égal à… zéro, puisque cette compétence de lutte antivectorielle répond à une situation totalement nouvelle et que rien dans ce registre ne préexistait nulle part. Il n’y a donc aucune compensation. Aussi, notant que les Départements sont « particulièrement contraints par le financement des allocations individuelles de solidarité et les baisses de dotations », le président de l’ADF estime que la lutte contre le « moustique tigre » « ne peut reposer sur les seules finances départementales » et plaide donc avec insistance auprès du Ministre pour « un nouveau cadre d’intervention pour [son] financement ».

  • Insectes - La chute… finale ?
    Date: 
    07/11/2017
    Picture: 

    « Le Monde » du 20 octobre relate une étude internationale sur l’entomofaune en Allemagne (*), qui aurait décliné de… 80 % dans les trente dernières années ! Un constat extensible à toute l’Europe, puisque l’intensification des pratiques agricoles (pesticides, engrais de synthèse), clairement mise en cause dans cette étude, s’est développée de façon comparable dans la plupart des pays du continent. Mais les quelques espèces de moustiques nuisibles, objet de dispositifs de démoustication, ne sont (malheureusement ?) pas concernées par cette tendance baissière. Explications.

    Les pratiques agricoles visées

    Les chercheurs qui ont procédé aux constats et analyses conduisant à cette conclusion prédisent des « catastrophes imminentes », dans la mesure où les insectes, élément de base de la chaîne alimentaire, influent sur tous les écosystèmes. Les croisements effectués entre cette chute de la biomasse des insectes et des paramètres tels que la température, la constitution des sols ou la biodiversité végétale, par exemple, les ont amenés à écarter d’autres facteurs, comme le changement climatique. En effet, ces paramètres sont à considérer sur le plan local et diffèrent d’un site à l’autre ; or le déclin est global. Et puis le réchauffement devrait constituer un élément favorable à l’abondance d’insectes ; or malgré l’affirmation de cette tendance, leurs effectifs diminuent. Reste donc, selon l’étude, l’évolution des pratiques agricoles, tout particulièrement l’emploi de néonicotinoïdes, pour l’enrobage des semences notamment. D’autant que les sites sur lesquels l’abondance d’insectes a été mesurée sont, dans leur quasi-totalité, en prise avec des zones de cultures.

    Les effectifs de moustiques ne baissent pas

    Alors, une question qu’à la lecture de cet article certains ne manqueront pas de poser : quid des moustiques ? Malheureusement – ou heureusement, on ne sait dire –, bien que peu voire pas connus, les effets collatéraux de traitements phytosanitaires pour l’agriculture sont sans doute très limités s’agissant des espèces de moustiques à l’origine de nuisances massives, telles que les Ochlerotatus (Aedes) vivant dans les zones humides à submersions temporaires, visés par les dispositifs de démoustication. En effet, leurs lieux de ponte et de développement larvaire sont situés sur des espaces très vastes, qui ne sont pas à portée des exploitations agricoles et des traitements qui y sont réalisés.

    Le contrôle est sélectif

    Quant aux substances utilisées pour le contrôle des moustiques nuisibles, elles se limitent, en milieux rural et urbain, à… un seul bio-larvicide, le Bti (Bacillus thuringiensis ser.israelensis), en appui sur un mode opératoire conçu pour une approche sélective des seules espèces de moustiques ciblées : deux à trois sur la cinquantaine recensées dans nos régions méditerranéennes. Avec, en sus, un (seul) « adulticide », utilisable en milieu urbain, la deltaméthrine, aux effets très réduits dans le temps et exclusivement dédié à la lutte antivectorielle, sur signalements de cas suspects ou avérés de dengue, chikungunya ou Zika transmissibles par le « moustique tigre ». Rien à voir avec les néonicotinoïdes utilisés en agriculture.
     
    (*) “More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas” (Caspar A. Hallmann, Martin Sorg, Eelke Jongejans, Henk Siepel, Nick Hofland, Heinz Schwan, Werner Stenmans, Andreas Müller, Hubert Sumser, Thomas Hörren, Dave Goulson, Hans de Kroo) - https://doi.org/10.1371/journal.pone.0185809 et « Le Monde » du 20 octobre 2017, page 6 (article de Stéphane Foucart).
     
     

    Après le mollet, le pare-brise

    Nous connaissons, à l’EID, le test du « mollet carré », consistant à recenser sur un mollet humain généreusement offert le nombre de piqûres exécutées par les moustiques durant un quart d’heure. Un chercheur du CNRS cité dans l’article du « Monde » invoque, lui, le test du pare-brise : « Il y a vingt ans, il fallait s’arrêter toutes les deux heures pour nettoyer son pare-brise, tant les impacts d’insectes étaient nombreux. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout nécessaire ». À la réflexion, ce n’est pas faux…
     

  • Télé-épidémiologie - On cherche à prédire
    Date: 
    07/11/2017
    Picture: 
    Prédire ou, à tout le moins, connaître en direct live et avec un maximum de précision les quartiers dans lesquels s’expriment des « moustiques tigres » en forte densité est une démarche prompte à orienter efficacement les actions de communication préventive, notamment. C’est pour traiter de cette perspective qu‘a été organisée une visioconférence, le 28 septembre dernier, par la DGS (direction générale de la santé), avec le CNES (centre national d’études spatiales), le SSA (service de santé des Armées), quelques directions départementales d’ARS (Isère, Réunion…) et plusieurs opérateurs de démoustication, dont l’EID Méditerranée (directions technique et R&D, SIG), l’EID Rhône-Alpes, les services de LAV des collectivités territoriales de la Martinique et de la Guyane, ainsi que le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs), l’IRD (institut de recherche pour le développement), le CIRAD (centre international de recherche agronomique pour le développement)...

    Cartes prédictives

    Pilotée par Albert Godal, ingénieur sanitaire à la direction générale de la santé (DGS), en charge de la lutte antivectorielle, cette réunion avait pour but de faire le point sur l’existant en matière de télédétection rapportée à la problématique des moustiques, singulièrement du « moustique tigre », afin de permettre à la DGS, au SSA et au CNES d’intégrer dans la convention qui les lie un objectif de développement de cartes prédictives des risques entomo-épidémiologiques intégrables à l’application nationale de SI-LAV (le logiciel de gestion des cas identifiés de maladies vectorielles, sur la base duquel sont notamment décidées les opérations de LAV). Il s’agit de rendre ces données directement interprétables par les services de lutte, afin de pouvoir prioriser les actions de terrain (par exemple, une communication préventive ciblée en fonction de l’identification d’une prolifération de « tigres » dans un quartier donné).

    Prioriser les actions sur site

    Lors de cette réunion, plusieurs expériences ou débuts de mise en œuvre dans ce domaine ont été présentés, à commencer par l’outil prédictif envisagé par l’EID-Med dans la foulée du projet européen LIFE « Integrated mosquito control management », de 2010  à 2013, qui a abouti à une couverture de deux villes, Montpellier et Nice. L’approche conceptuelle en télé-épidémiologie par le centre de démoustication de La Martinique, un modèle développé par l’ARS de La Réunion, la faisabilité d’une approche via la modélisation du risque spatio-temporel du « moustique tigre » Aedes albopictus par l’EID Rhône-Alpes, l’ARS et le conseil départemental de l’Isère ont également fait l’objet de présentations. Il s’agit désormais de formaliser les besoins et de définir une gouvernance de ce dispositif transversal lors d’une seconde réunion à suivre.   
     

  • Projet - L’Europe unie pour piéger le « tigre »
    Date: 
    07/11/2017
    Picture: 

    L ’EID Méditerranée a été sollicitée fin août 2017 pour participer à un projet partenarial international intitulé « Demonstration of an Integrative Control Strategy against the invasive Asian tiger mosquito, Aedes albopictus, in the urban environment » - Démonstration d’une stratégie de contrôle intégré contre l’espèce invasive du moustique tigre asiatique Aedes albopictus en milieu urbain (STOPSPREAD), dont le dossier de candidature a été déposé le 12 septembre dernier dans le cadre du programme européen LIFE+ (sous-programme « Environnement et utilisation rationnelle des ressources »).

    8 partenaires
     
    Coordonné par la Fondation pour la recherche de l’Hôpital général universitaire de Valence (Espagne), ce projet regroupe huit partenaires rassemblant des institutions de recherche, des universités et des sociétés privées d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie, de Grèce et de France, dont l’IRD (Institut de recherche pour le développement) et l’EID Méditerranée. L'objectif est de démontrer la viabilité d’une stratégie basée sur un réseau de piégeage en zones urbaines. Les pièges testés seront, le cas échéant, améliorés pendant le projet afin d’en augmenter l’efficacité, selon la configuration des espaces à protéger.  

    L’EID-Med à la manoeuvre 

    L’EID-Med se verrait confier la réalisation des expérimentations sur le terrain en région méditerranéenne française, en apportant son savoir-faire et des outils déjà maîtrisés. Cette nouvelle stratégie de lutte, qui présente un grand intérêt pour les opérateurs de démoustication, se situe dans la continuité des expérimentations menées depuis deux ans par notre établissement public (lutte intégrée et expérimentation de piégeages). Elle a l’ambition de parvenir à réduire la densité des populations de moustiques et à impacter sensiblement la nuisance qu’ils génèrent, constituant, de fait, une méthode supplémentaire à joindre à la panoplie de moyens auxquels les opérateurs ont déjà recours dans le cadre de la stratégie de lutte intégrée contre le « moustique tigre ».

  • Enquête - Ça commence à rentrer
    Date: 
    07/11/2017
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    L’analyse scientifique de l'enquête sociologique administrée, selon un protocole défini par le LPED (Laboratoire Population, Environnement et Développement), à l'Université d'Aix-Marseille, par les VSC (volontaires du service civique) recrutés par l’EID-Med, lors de visites en porte-à-porte, l’année dernière, a fait apparaître d'utiles résultats. À partir de 1 404 questionnaires remplis en « Temps 1 » (T1) puis de 571 en « Temps 2 » (T2), un échantillonnage a pu être constitué (voir encadré).

    Gênés ou pas gênés ?

    L’évaluation ainsi effectuée a porté sur les connaissances des résidents : mise en œuvre des gestes de prévention et efficacité en termes de réduction effective des gîtes larvaires. Ils ont aussi été interrogés sur leurs connaissances et leurs attentes relatives aux politiques de démoustication (confort et lutte antivectorielle / LAV). Première thématique : la gêne. Au début de la saison, tant que le « tigre » n’est pas encore très audible, près de la moitié des interviewés (47 %) se dit « pas du tout gênée » et 33 % ne confessent qu’une gêne légère. En cours ou fin de saison, l’évolution est logiquement perceptible : les « pas gênés du tout » ne sont plus que 16 % et les « gênés » et « très gênés » passent de 19 à 46 %. Mais le fait qu’en début de saison, les compteurs redeviennent positifs laisse penser que le sentiment de gêne n’est pas durable et relève de la mémoire courte plutôt que de la mémoire longue. Un point qui méritera d’être approfondi.
     
     

    Chez le voisin ?

    Dans la plupart des enquêtes antérieures, la source du problème « moustique tigre » est souvent vue chez… le voisin. Ou, en tout cas, ailleurs que chez soi. Mais dans l’étude EID / LPED de 2016, « dans ma maison » arrive en tête, aussi bien en T1 qu’en T2 (48 puis 30,5 % des répondants), faiblement, il est vrai, devant « chez mon voisin » (45 %), les « espaces naturels » proches (42,4 %) puis « le réseau public d’eaux usées » (20,3 %). À noter qu’en T2, au milieu ou à la fin de la saison des nuisances, un doute survient, qui fait passer « ne sait pas » devant toutes les autres réponses (à plus de 45 %), les autres étant toutes en forte baisse.
     

    Le « tigre » au top

    Personne ne sera surpris que l’échantillon connaisse massivement le « moustique tigre » (97,9 %). Pour autant, l’inquiétude sanitaire est mesurée, puisque moins de la moitié des répondants (44 %) redoute une épidémie éventuelle. Pour se protéger, les lotions et sprays sont très en haut de la liste des solutions personnelles (voir histogrammes), en T1 comme en T2 (31 puis 51 %), attestant que les moustiques en général et les « tigres » en particulier sont des moteurs pour l’industrie et le commerce… Une concurrence redoutable faite aux messages préventifs. Pourtant, 87% de l’échantillon dès le T1 et 91 % en T2 disent surveiller leurs espaces ouverts (jardins, cours, balcons) et les réceptacles qui s’y trouvent dispersés. Et, plus en détail, ils indiquent avoir « vidé », « rangé » et/ou « jeté » dans des proportions allant de 71 à 83 % en T1 et de 73 à 91 % en T2 ! Mais ils ont nettement moins curé ou entretenu (de 7 à 39 %). Un bémol, toutefois : il s’agit de déclarations. Une confrontation à une vérification sur site, de visu, en T2, montre que du discours (fût-il sincère) à la pratique, il y a parfois comme un fossé…
     
     
                   

    Encore du boulot !

    Côté « messages », c’est vider les eaux stagnantes qui est le conseil le plus retenu (60 %) : ça tombe bien, c’est l'un des points centraux de la ligne de communication « albopictus ». Mais dès lors que ces messages entrent dans le détail des gestes à produire, les scores végètent (entre 1 et 7 % !), selon qu’on vante l’entretien des piscines, la garniture des soucoupes avec du sable, la pose de moustiquaires ou la ventilation… Il y a encore du boulot ! Enfin, sur le plan opérationnel, si un petit quart des répondants sait que sa commune est démoustiquée, plus de 30 % pensent qu’il n’en est rien, le reste ne sachant pas. Consolation : parmi ceux qui savent, ils sont plus de 94 % à connaître l’EID-Med. Moralité, l’établissement gagne à être connu…
     
     

    Fiche technique de l’enquête

    Cette enquête a été conduite sous l’égide de Cécilia Claeys, du LPED (Laboratoire Population Environnement Développemet), à l’Université d’Aix-Marseille, qui a établi le protocole de questionnements et effectué l’analyse scientifique des résultats. Les questions ont été administrées par les VSC de l'EID Med sur une partie des « communes pilotes albopictus » : Saint-André, Canohès et deux quartiers de Perpignan (66), Combaillaux, Jacou et La Grande-Motte (34). En deux temps (T1 et T2) : en début de saison puis, en repasse, en milieu et fin de saison. Pour pouvoir comparer. Les inactifs et retraités se sont trouvés quelque peu surreprésentés, en raison des horaires de passage, principalement en journée.                   
     

  • Moustiques et littoral - L’écologie tient salon
    Date: 
    07/11/2017

    Le salon de l’écologie se veut un rendez-vous national annuel de la filière professionnelle de l’écologie. Porté par l’Université de Montpellier et son centre méditerranéen de l’environnement et de la biodiversité, en collaboration avec plusieurs organismes environnementaux et collectivités territoriales (*), sa vocation est de réunir les organisations professionnelles, publiques ou privées, de faire découvrir ces entités aux étudiants et de sensibiliser le grand public aux enjeux actuels de l’écologie. Il s’articule autour de trois piliers, répartis sur plusieurs sites universitaires montpelliérains : le congrès « Écolo’Tech », le 9 novembre, des stands et une table ronde « Écolo’Job », le 10, et les journées « Festi’Versité », les 11 et 12. L’EID Méditerranée y fait cette année quelques apparitions.

    www.salon-ecologie.com

    L’EID-Med sur trois fronts

    • Ainsi, le pôle littoral de l’EID-Med participera au congrès scientifique « Écolo’Tech », le 9 novembre à la Faculté des Sciences, dans une séance consacrée aux innovations technologiques et méthodologiques en écologie. Il s’agira, pour l’essentiel, de la présentation du projet européen POSBEMED (Posidonia Beach Mediterranean, voir Newsletter n° 21), en appui sur une brève intervention et un poster scientifique.
    • Le volet « moustiques » sera au cœur d’une des tables rondes organisées le 10 novembre, à 20 heures, salle Jules-Pagézy (ancienne mairie de Montpellier), dans le cadre de « Festi’Versité », sur le thème « Biodiversité qui soigne, biodiversité qui pique ». Tout un programme. Christophe Lagneau, directeur R&D de l’EID-Med, y tiendra un propos introductif d’actualité sur les moustiques autochtones versus les moustiques exotiques invasifs (c’est-à-dire le « moustique tigre », bien sûr). 
    • Et toujours au titre du volet « moustiques », l’EID-Med (agence de Fréjorgues) procèdera samedi 11 et dimanche 12 novembre, au parc zoologique Lunaret, à une co-animation sur le thème du « moustique tigre », précisément, avec les associations APIEU (atelier permanent d’initiation à l’environnement urbain), le samedi, et Label Bleu, le dimanche, membres du réseau GRAINE L-R.

    (*) centre méditerranéen de l’environnement et de la biodiversité (Labex CeMEB), agence française de la biodiversité (AFB), institut écologie & environnement (INEE) du CNRS, société française de l’écologie (SFE), association humanité & biodiversité, association française interprofessionnelle des écologues (AFIE), Région Occitanie, Département de l’Hérault, Ville et Métropole de Montpellier.


  • Animations - Sur plusieurs fronts
    Date: 
    07/11/2017
    Picture: 

    L’implantation puis l’extension du « moustique tigre » Aedes albopictus justifie un effort continu d’information préventive auprès du grand public. Aussi l’EID Méditerranée participe-t-elle de plus en plus, via ses agences, à des salons, foires et événements et propose-t-elle des animations sur des manifestations telles que des marchés, par exemple. Une démarche amplifiée par le partenariat conclu avec l’ARS (agence régionale de santé) Occitanie et le réseau d’éducation à l’environnement GRAINE qu’elle mandate à des fins éducatives. Focus sur les dernières interventions en date.

    Fête (faîtes) de la science

    Comme chaque année, l’agence EID de Canet (66) a participé au Village des sciences, organisé dans le cadre de la fête du même nom à l’Université de Perpignan. C’est l’une des 600 manifestations (parmi les plus importantes) coordonnées en région par Science Animation, une association de diffusion de la culture scientifique, en partenariat avec l'Union européenne, à travers les fonds FEDER, et la Région Occitanie. Étendue sur deux journées et demi (jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 octobre), la présentation de cette somme d’expositions portant sur des thématiques scientifiques diverses était segmentée en deux temps : ciblage des scolaires les deux premiers jours et ouverture au grand public durant tout le samedi. Dans la première phase, le stand de l’EID-Med a accueilli 15 classes, réparties en demi-groupes, soit plus de 350 enfants, avec leurs encadrants. Et le samedi, ce sont 1 500 personnes, au bas mot, qui se sont pressées dans le « village » et qui pour la plupart, pour ne pas dire la quasi-totalité, ont fait un « stop » sur le stand de l’EID Méditerranée.

    Des moustiques et... des courges

    Autre animation « EID », dimanche 15 octobre, à la Fête de la courge (et des légumes d’automne), traditionnellement organisée par la mairie de Saint-Jean-de-Védas (34), à deux pas de Montpellier, où ont été dispensés les conseils préventifs liés au « moustique tigre ». Là aussi affluence des grands jours. Moins de monde (mais les date et heure retenus visaient un public plus restreint) lors d’une co-animation « moustique tigre » à la mairie annexe de Sigean (11), mercredi 18 octobre, réitérée le mercredi suivant, par l’EID-Med (agence de Narbonne) et Aude Nature, association membre du réseau GRAINE, au titre de la convention ARS Occitanie - EID-Med. Et encore d’autres animations, en appui sur l’agence EID de Fréjorgues, cette fois, et avec la participation de Volontaires du service civique (VSC), les mardis 3, 10 et 24 octobre au marché aux fleurs de La Mosson, à Montpellier, et le week-end du 11 novembre au zoo de Lunaret, toujours à Montpellier, dans le cadre du salon de l'Écologie, en co-animation avec le GRAINE via les associations APIEU et Label bleu.

     

    Déjà en septembre

    Les agents EID de Saint-Chamas (13) ont tenu un stand d’information sur le « moustique tigre » dans le cadre du Forum « Santé Prévention » organisé par la Ville de Salon-de-Provence, le 20 septembre dernier, réunissant une trentaine de partenaires locaux. Et le 24 septembre, c’est l’agence EID de Canet (66) qui était sur le terrain préventif, dans le cadre de la traditionnelle fête de l’étang de Saint-Nazaire, qui, pour la première fois, s’est tenue en septembre et non en juin et a mobilisé toutes les communes du pourtour de l’étang. Les interrogations du public ont concerné exclusivement le « moustique tigre ».


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