OIE - Organisation mondiale de la santé animale, ces 365 derniers jours

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World Organisation for Animal Health
Organisation mondiale de la santé animale
Organización Mundial de Sanidad Animal

 L’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)
La nécessité de combattre les maladies animales au niveau mondial a conduit à la création de l’Office international des épizooties grâce à l’Accord international signé le 25 janvier 1924. En mai 2003, l’Office est devenu l’Organisation Mondiale de la Santé Animale mais a gardé son acronyme historique OIE.

 L’OIE est l’organisation intergouvernementale chargée d’améliorer la santé animale dans le monde.

 Les normes établies par l’Organisation sont reconnues comme références mondiales par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En 2016, l’OIE compte 180 pays Membres, entretient des contacts permanents avec 71 autres organisations internationales et régionales et dispose de Représentations Régionales et sous-régionales sur tous les continents.

 Comment l’organisation fonctionne-t-elle ?
L’Organisation est placée sous l’autorité et le contrôle d’une Assemblée mondiale des délégués composée des Délégués désignés par les Gouvernements de tous les Pays Membres.

 Le fonctionnement de l’OIE est assuré par son siège mondial situé à Paris et placé sous la responsabilité d’un Directeur général élu par l’Assemblée mondiale des Délégués. Ce siège applique les résolutions du Comité élaborées avec l’appui de Commissions élues par les Délégués :

 Le Conseil
Commissions régionales (au nombre de 5)
Commissions techniques spécialisées (au nombre de 4)
Les ressources financières de l’OIE sont essentiellement constituées par des contributions annuelles obligatoires de ses pays Membres. Ces ressources peuvent être complétées par des contributions volontaires.

Nous contacter :
12, rue de Prony
75017 Paris, France

Tél. : 33 – (0)1 44 15 18 88
Fax : 33 – (0)1 42 67 09 87

Courrier électronique : oie chez oie.int
Site Web : www.oie.int


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Connaissez-vous L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ANIMALE ?


vendredi 27 septembre 2019

  • La collaboration « Tous unis contre la rage » célèbre une année d'avancées vers l’atteinte de zéro morts humaines dues à la rage d'ici à 2030

    Paris, Genève, Manhattan, Rome, le 28 septembre 2019 - En seulement seize mois, plus de 2 millions de doses de vaccins canins contre la rage de haute qualité ont été fournies à 13 pays[1] d'Asie et d'Afrique ; plus de 450 professionnels de santé ont été formés dans 70 des 89 pays où la rage humaine est présente, et plus de 200 événements visant à éduquer et à sensibiliser les populations ont été organisés dans 62 pays.

    Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/Zeroby30annualreportfinal.pdf _blank>

    Faciliter l'accès aux vaccins, aux médicaments et à la connaissance

    Dans le cadre de la poursuite du premier objectif de ce plan, « Éliminer la rage par une utilisation efficace de vaccins, de médicaments, d'outils et de technologies », la collaboration « Tous unis contre la rage » a permis la mise en œuvre, au niveau national, d'actions concrètes visant la maladie à sa source : les chiens infectés. Au cours des seize derniers mois, on dénombre parmi ces actions :

    • le développement de l'accès à des vaccins canins contre la rage de haute qualité, par la livraison de plus de 2 millions de doses à 13 pays d'Asie et d'Afrique à travers la Banque de vaccins antirabiques de l'OIE.
    • l'amélioration des soins post-morsures, pour les cas comportant un risque d'exposition à la rage humaine, par la formation de plus de 450 professionnels de santé dans 70 des 89 pays où la rage est présente. Cette formation a été organisée par l'OMS et les autres partenaires de « Tous unis contre la rage ».
    • la multiplication des actions de sensibilisation à la maladie. Par exemple, des webinaires ont été organisés par la FAO et les autres partenaires à l'occasion de la Journée mondiale contre la rage, et près de 200 événements ont été enregistrés par 62 pays le même jour sur le site Internet du GARC, qui ont permis une importante visibilité via les réseaux sociaux, les canaux de diffusion imprimés et numériques. Des ateliers de renforcement des capacités dans le domaine de la communication ont également été assurés par l'OIE.

    Fournir aux pays des recommandations, des politiques et des outils de suivi

    Afin de renforcer la portée de ses actions, le groupe délivre des recommandations visant la création de structures de gouvernance efficaces nécessaires à l'élimination de la rage. Ces seize derniers mois, ce travail a consisté à :

    • mettre à jour les manuels techniques et les normes de l'OIE et de l'OMS afin d'harmoniser les recommandations entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine.
    • évaluer les avancées réalisées dans l'élimination de la rage par les réseaux régionaux dans plus de 67 pays. Les résultats de cette évaluation montrent que 12 pays ont déjà créé des plans d'action nationaux complets ou qu’ils les ont révisés. 
    • faciliter le recours aux activités de formation au niveau national dans 14 pays, ainsi que d'autres formations et contrôles de compétences de la FAO, ce qui a conduit 80 pays à adopter un cadre national pour l'élimination de la rage.

    La collaboration « Tous unis contre la rage » soutient une harmonisation des données en vue d'améliorer le suivi mondial de la maladie. À terme, il s'agira de connecter les plateformes de données de l'OMS, de l'OIE et du GARC. De plus, un nouvel outil d'évaluation des activités liées à la rage est en cours d'élaboration et sera utilisé pour obtenir une analyse approfondie et détaillée de ces données.

    Maintenir l'engagement des pays et la mobilisation des ressources

    Comme l'ont montré les récentes avancées, la mobilisation de la communauté, l'engagement des décideurs politiques et la coordination des principaux secteurs concernés sont essentiels pour éradiquer la rage.

    Depuis 2018, la collaboration « Tous unis contre la rage » a renforcé son implication auprès des acteurs de la communauté internationale et, individuellement, auprès des pays, si bien que la mobilisation envers « Zéro d'ici 2030 » a augmenté de manière stable ; cet effort doit se poursuivre.  

    La collaboration « Tous unis contre la rage » a également identifié 60 partenaires de développement et s'efforce d'impliquer tous les acteurs, dont les institutions publiques, les acteurs non-étatiques, le monde universitaire, les organisations internationales et les pays. Des actions coordonnées de plaidoyer et d'investissement au niveau mondial et national ont déjà contribué à susciter la confiance des donateurs.

    Les avancées réalisées en 2018 sont encourageantes. L'ambition est de continuer à renforcer le soutien des populations à l'échelle locale et nationale et à maintenir l'implication des décideurs politiques afin que chaque pays puisse devenir indemne de la rage transmise par les chiens.

    À propos de « Zéro d'ici 2030 »

    La rage est évitable à 100 %, et des vaccins, médicaments, outils et technologies existent depuis longtemps pour prévenir les décès humains dus à la rage transmise par les chiens. Néanmoins, la rage continue de tuer 60 000 personnes par an, dont 40 % sont des enfants, vivant principalement dans les zones rurales de pays déshérités en Afrique et en Asie. Près de 99 % des cas de rage humaine sont causés par la morsure d'un chien infecté.

    Le Plan stratégique mondial, lancé en juin 2018, cible le réservoir de la maladie chez les chiens et a vocation à harmoniser les actions de prévention de la rage humaine et à renforcer les systèmes de santé animale et humaine. Le Plan place les pays au cœur de l'action. Ils bénéficient d'un soutien international constant dont le but est de produire les changements sociaux nécessaires, à travers une approche pragmatique composée de 3 objectifs :

    • Objectif 1 : Éliminer la rage par l'utilisation efficace de vaccins, de médicaments, d'outils et de technologies ;
    • Objectif 2 : Créer, innover et évaluer l'impact des mesures de contrôle de la rage, fournir des recommandations, des politiques et des règles de gouvernance efficaces, et générer des données fiables facilitant la prise de décision ;
    • Objectif 3 : Maintenir l'engagement des pays et la mobilisation des ressources.

    En mettant en œuvre le Plan, les pays affectés feront un pas supplémentaire en direction de l'Objectif de développement durable (ODD) 3.3 : « D'ici 2030, mettre fin aux épidémies de maladies tropicales négligées » et progresser vers l'ODD 3.8 qui est de faire en sorte que chacun bénéficie d’une assurance-santé.

    Informations supplémentaires :
    • Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/Zeroby30annualreportfinal.pdf _blank>Premier rapport annuel "Zéro d'ici 30"
    • Consulter le Plan stratégique mondial "Zéro cas d'ici 2030" [Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/Zero_by_30_Final_130618.pdf _blank>Texte intégral – Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/EN_executiveSummary.pdf _blank>Version synthétique ] (en anglais)
    • /trello.com/b/TMIgf7uy/rabies-toolkit-fao-oie-who-garc _blank>Consulter toutes les ressources mises à disposition par les partenaires « Tous unis contre la rage »
    • Découvrir la campagne de l'OIE « /trello.com/b/66Bqv1ld/world-rabies-day-toolkit _blank>La rage s'arrête ici »
    • Découvrez la campagne du GARC « /endrabiesnow.org/ _blank>End Rabies Now » (Stoppons la rage maintenant)
    Contacts :
    • OIE : Dre Catherine Bertrand-Ferrandis, (+33) 6 16 46 28 90, media@oie.int
    • OMS : Ashok Moloo, (+41) 079 540 5086, molooa@who.int
    • FAO : Natasha Little, (+39) 06 570 56213, natasha.little@fao.org
    • GARC : Kim Doyle, (+44) 07453 099 399, media@rabiesalliance.org

    [1] L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) and l’Alliance mondiale contre la rage (GARC).

    [2] Les organisations de l'Alliance Tripartite (FAO, OIE, OMS) reconnaissent par home/eng/Media_Center/docs/pdf/onehealthportal/Tripartite_2017.pdf _blank>l'approche « Une seule santé » que la santé des populations humaines est connectée à celle des animaux et des écosystèmes. Elles ont identifié la rage comme étant l'une des trois priorités soulignant la nécessité d'une collaboration multisectorielle de gestion efficace du risque.

    [3] Benin, Érythrée, Indonésie, Kenya, Lesotho, Malaisie, Myanmar, Namibie, Philippines, Singapour, Togo, Tunisie et Zimbabwe.


vendredi 20 septembre 2019

  • Les responsables politiques européens et les scientifiques s'unissent pour combattre la peste porcine africaine
    De gauche à droite : Ulrich HERZOG, Chef des Services vétérinaires de l'Autriche et Vice-président de la Commission régionale de l'OIE pour l'Europe, Vytenis ANDRIUKAITIS, Commissaire européen à la Santé et la Sécurité alimentaire, Marco VALLETTA, membre du Cabinet du Commissaire Andriukaitis, et Monique ELOIT, Directrice générale de l'OIE. Paris, le 10 septembre 2019 - La quatorzième réunion du Groupe permanent d'experts sur la peste porcine africaine en Europe (SGE ASF14) s'est ouverte ce matin à Sofia, en Bulgarie.

    L’impact de la crise actuelle de la PPA au niveau mondial est un sujet d'inquiétude majeur pour la filière porcine. En effet, cette crise menace la subsistance de nombreux petits exploitants et déstabilise le marché mondial des produits d'origine porcine. En ce qui concerne la région Europe2 de l'OIE, le virus de la peste porcine africaine a été introduit en Géorgie en 2007, s'est ensuite disséminé à travers la Russie, l'Ukraine et la Biélorussie. Puis, il a pénétré sur le territoire de l'Union européenne par la Lituanie en janvier 2014, avant de frapper la Pologne, la Lettonie et l'Estonie la même année, et enfin la Moldavie en 2016. La maladie s’est à nouveau manifestée en 2017 et s'est propagée activement vers le sud de l'Europe, touchant la République tchèque, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie. Le virus a été détecté de manière inattendue en Belgique en 2018, puis en Slovaquie et finalement en Serbie en août 2019.

    Ce dernier épisode en Serbie préoccupe tant les scientifiques vétérinaires que les autorités concernées: le risque que le virus se propage dans toute la sous-région des Balkans est désormais élevé. D'où la décision du président du GF-TADs pour l'Europe d'ajouter à l'ordre du jour de la SGE ASF14, une séance de haut niveau en présence de ministres des pays des Balkans.

    « La récente propagation du virus en Europe du Sud-Est représente une menace sérieuse pour les pays et territoires des Balkans », a souligné ce matin le Commissaire Andriukaitis. « C'est la raison pour laquelle des mesures immédiates visant à élever considérablement le niveau de sensibilisation à la peste porcine africaine devraient être prises au niveau national pour remédier à cette situation. La préparation étant un élément déterminant du contrôle de cette maladie, les actions prioritaires à mener avec les pays frontaliers devraient aussi être définies de manière collaborative. »  

    D’après les déclarations effectuées par les Pays membres dans le  Système mondial d'information zoosanitaire de l'OIE (WAHIS), on estime que la PPA est actuellement présente dans plus de 45 pays et territoires. Au cours des deux dernières semaines du mois d'août, 18 pays et territoires ont signalé des foyers (nouveaux ou en cours) sur WAHIS, dont 11 en Europe (en Belgique, Bulgarie, Hongrie, Lettonie, Moldavie, Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie et Ukraine).

    En Europe, les experts décrivent deux types de situations : dans certaines zones (principalement au nord et à l'ouest), la maladie est majoritairement détectée au sein des populations de sangliers, avec parfois une absence totale de foyers chez les porcs domestiques. À l'inverse, dans les autres pays affectés, la maladie progresse principalement chez les porcs domestiques, en majorité au sein des petites exploitations.

    Autre enseignement tiré de l'expérience des années passées : le virus est capable parcourir de longues distances et d'apparaître où l’on ne l'attend pas. Par exemple, il a été détecté en République tchèque en juin 2017, à plus de 500 km des zones affectées les plus proches (Pologne et Ukraine) ; ou encore en Belgique en août 2018, à environ 1000 km de la zone infectée la plus proche, située en Pologne.

    « Pour stopper l'expansion d’une telle maladie pour laquelle nous ne disposons pas de vaccin, il est essentiel que toutes les parties prenantes agissent de manière coordonnée, collaborent entre elles et partagent leurs expériences, non seulement au niveau national, mais également au niveau régional et international », a expliqué la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Comme l'ont montré les exemples de la République tchèque et de la Belgique, le contrôle de la maladie est possible quand chaque acteur respecte et applique les règles établies pour empêcher la maladie de devenir endémique. »

    Le Groupe permanent d'experts sur la PPA en Europe, qui fait partie de l'initiative conjointe FAO/OIE, intitulée « GF-TADs » pour Cadre Mondial pour le Contrôle progressif des maladies animales transfrontalières, réunit des experts régionaux et internationaux dans le but de faciliter la circulation des informations scientifiques et des retours d’expériences de terrain autour de la PPA.

    Au cours de ces deux jours, environ 90 participants discuteront des derniers éléments scientifiques à ce sujet et de leurs expériences de terrain, de l'épidémiologie de la maladie et de la manière d'améliorer la collecte et la dissémination des informations qui sont nécessaires pour contrer son expansion.

    Fondé en septembre 2014, ce Groupe permanent est devenu, avec le temps, un modèle pour les autres régions. En avril 2019, un groupe similaire a été créé en Asie4  afin de faire face au développement rapide de la maladie dans la région Asie et Pacifique où se trouve plus de 60 % de la population porcine mondiale. Pour finir, un nouveau Groupe permanent d'experts sur la PPA s’ouvrira la semaine prochaine pour la région Amériques. Son objectif est de renforcer la collaboration entre les pays de la région afin de prévenir l'apparition du virus au sein de la région Amériques5 qui demeure à ce jour indemne de PPA.

    Pour plus d’informations :

    • Sur les activités du Groupe permanent d'experts sur la PPA (SGE-ASF) en Europe (en anglais) : /web.oie.int/RR-Europe/eng/Regprog/en_GF_TADS%20-%20Standing%20Group%20ASF.htm _blank>https://web.oie.int/RR-Europe/eng/Regprog/en_GF_TADS%20-%20Standing%20Group%20ASF.htm
    • Sur les activités de l'OIE concernant la PPA : sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/ _blank>https://www.oie.int/fr/sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/
    • Pour toute demande de presse : Catherine Bertrand-Ferrandis, Chef de l'Unité de Communication de l'OIE, media@oie.int

    1 Desislava TANEVA, Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Forêts de Bulgarie
    M. Trajan DIMKOVSKI Ministre de l'Agriculture, des Forêts et des Eaux, République de Macédoine du Nord
    Ermira GJECI Vice-ministre de l'Agriculture et du Développement rural d'Albanie,
    M. Djuro ZUGIC Secrétaire d'état auprès du Ministère de l'Agriculture et du Développement rural du Montenegro, et Velimir STANOJEVIC Secrétaire d'État auprès du Ministère de l'Agriculture, des Forêts et des Eaux de Serbie

    2 La région Europe compte 53 pays. Pour consulter la liste : Home/fr/About_us/docs/pdf/2009_Commission_Europe_F.pdf>https://www.oie.int/fileadmin/Home/fr/About_us/docs/pdf/2009_Commission_Europe_F.pdf

    3 Cartes et animations consultables (en anglais) à l’adresse : Cartes et animations consultables (en anglais) à l’adresse : https://web.oie.int/RR-Europe/eng/Regprog/en_ASF_depository.htm - ASFsituation _blank>https://web.oie.int/RR-Europe/eng/Regprog/en_ASF_depository.htm - ASFsituation

    4 (En anglais) (En anglais) https://rr-asia.oie.int/disease-info/african-swine-fever/african-swine-fever-in-asia/ (En anglais) http://www.rr-americas.oie.int/en/regional-activities/gf-tads/meetings/ _blank>https://rr-asia.oie.int/disease-info/african-swine-fever/african-swine-fever-in-asia/

    5 (En anglais) (En anglais) https://rr-asia.oie.int/disease-info/african-swine-fever/african-swine-fever-in-asia/ (En anglais) http://www.rr-americas.oie.int/en/regional-activities/gf-tads/meetings/ _blank>http://www.rr-americas.oie.int/en/regional-activities/gf-tads/meetings/


mardi 10 septembre 2019

vendredi 9 août 2019

  • Lancement d’un nouveau Fonds fiduciaire multi-partenaires pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans le monde entier
    Noordwijk (Pays-Bas), le 19 juin 2019 - La collaboration Tripartite – une initiative conjointe menée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a lancé le Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM. Le Fonds bénéficie d'une contribution initiale de 5 millions de dollars de la part du gouvernement néerlandais. Le Fonds fiduciaire contre la RAM devrait opérer sur une période de cinq ans, jusqu'en 2024, et a pour objectif de soutenir les pays dans le cadre de leur lutte contre la menace posée par la RAM, probablement l'une des menaces les plus complexes pesant actuellement sur la santé mondiale. La résistance aux antimicrobiens se réfère à la capacité des bactéries et d'autres microbes à développer une résistance naturelle aux médicaments que nous utilisons pour les traiter. Ce phénomène s'en voit accéléré lorsque l'on fait face à une utilisation excessive ou inappropriée de produits pharmaceutiques qui sont conçus pour tuer les agents pathogènes indésirables chez les humains, chez les animaux et dans les cultures. La surutilisation et la mauvaise utilisation d'antibiotiques chez les humains et dans la santé animale contribue fortement à cette résistance. La hausse des cas de RAM représente une menace décrite comme un « tsunami silencieux ». Les microorganismes résistants aux médicaments sont maintenant responsables de près de 700 000 décès chaque année, un chiffre appelé à augmenter pour atteindre les 10 millions par an si rien n'est fait. « Lutter contre la résistance aux antimicrobiens est surtout une affaire de changement de comportement. Je ne parle de se laver les mains plus souvent mais plutôt de s'assurer que les antibiotiques soient prescrits moins facilement et de changer les méthodes de travail afin de réduire les chances de propagation de bactéries résistantes », a déclaré Mr Bruno Bruins, Ministre néerlandais en charge des soins médicaux et du sport. Ce sujet est si important qu'il mérite de rester en tête des priorités politiques internationales. Les pays ont élaboré des plans remarquables et il est maintenant temps de les mener à bien. Le Fonds fiduciaire multi-partenaires que nous lançons aujourd'hui nous aidera à y parvenir car le problème est trop gros pour qu'un pays puisse y venir à bout tout seul. « Malheureusement, les frontières n’arrêtent pas les bactéries. Mais en mettant en commun nos efforts et nos connaissances, nous pouvons nous aider mutuellement à lutter contre la RAM. Il y a encore de la marge lorsqu'il s'agit d'améliorer la manière dont les antibiotiques sont utilisés dans la production animale. Cette conférence représente une bonne occasion d'engager le dialogue et d'apprendre les uns des autres », a indiqué Mme Carola Schouten, Ministre néerlandaise de l'agriculture, de la nature et de la qualité alimentaire. « Nous avons tous un rôle à jouer lorsqu'il s'agit de protéger l'efficacité des agents antimicrobiens et le Fonds fiduciaire contre la RAM nous donne l'opportunité de soutenir ces efforts dans différents secteurs aux niveaux régional, national et mondial », a précisé la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Il faut lutter contre la RAM par le biais de l'approche « Une seule santé » et ces efforts doivent être soutenus par des engagements sur le long terme de la part de tous les protagonistes. L'OIE est engagée à aider le secteur de la santé animale à remplir ses engagements et à s'assurer qu'animaux et humains continueront à bénéficier des antimicrobiens pour traiter leurs maladies dans le futur » a-t-elle souligné. « La FAO est totalement dédiée à la lutte contre la faim, l'insécurité alimentaire, la malnutrition et à la production d'aliments sains pour nourrir une population en hausse, et ce, de manière durable. Les antimicrobiens sont des outils nécessaires afin d'assurer la sécurité alimentaire mais ils doivent être utilisés de manière responsable. La FAO considère le Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM comme la pièce centrale de notre collaboration Tripartite, dont le but est de réduire la RAM », a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO en charge du climat et des ressources naturelles. « Ce nouveau Fonds constitue un nouvel engagement très important en vue de lutter contre la résistance aux antimicrobiens. La RAM représente un défi sérieux en matière de couverture de santé universelle et une menace pour la réalisation des Objectifs de développement durable », a indiqué la Dre Zsuzsanna Jakab, Directrice générale adjointe de l'OMS. Un appel de fonds L'appel de fonds de 70 millions de dollars sera utilisé pour soutenir les pays et la mise en œuvre du Plan de travail tripartite contre la RAM (2019-2020), en fournissant un soutien technique aux pays lorsqu'il s'agit d'élaborer leurs plans d'action nationaux contre la RAM et d'intensifier leur action au niveau local. Le Fonds fiduciaire contre la RAM souhaite contribuer à créer un monde où les maladies infectieuses continuent d'être traitées avec des antimicrobiens efficaces et sûrs et où la résistance est surveillée et contrôlée vers une croissance plus lente. La marche à suivre pour atteindre cet objectif implique de mener des activités qui vont de la sensibilisation du public à l'élaboration de plans d'action nationaux visant à surveiller la RAM et d'assurer une utilisation et une vente plus responsables des antimicrobiens. L'inaction, en raison de politiques inadéquates ou de problèmes de mise en œuvre, menace de rendre des infections banales plus difficiles à traiter et de rendre plus dangereux les traitements et procédures médicales. L'inaction pourrait également avoir pour effet d'aggraver l'insécurité alimentaire et la pauvreté rurale, lorsque les maladies animales ne peuvent plus être traitées efficacement à l'aide de médicaments vétérinaires. Le Fonds fiduciaire contre la RAM offre un mécanisme conjoint pour une attribution claire et transparente de toutes les sources de financement, tandis que ses activités porteront sur l'application de meilleures pratiques, sur le développement des activités qui ont bien marché et sur des approches innovantes qui travaillent à s'assurer que les traitements actuels soient disponibles pour les prochaines générations.

    Note : 

    Le Bureau des Nations Unies pour le Fonds fiduciaire multi-partenaires, soit le Centre d'expertise de l'ONU pour les mécanismes de financement communs, agira en tant qu'administrateur du Fonds. En tant qu'administrateur indépendant, le Bureau des Nations Unies MPTF fournira des informations en temps réel sur les contributions et sur l'utilisation des ressources mobilisées par les donateurs à travers le portail MPTF (/mptf.undp.org/>mptf.undp.org).


    Ressources :

    • Home/eng/Media_Center/docs/pdf/PortailAMR/AMR_MPTF_Tripartite_Leaflet_2019.pdf _blank>Brochure : Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM (anglais)
    • /www.amrconference2019.nl/home _blank>2nde Conférence ministérielle sur la résistance aux antimicrobiens (anglais)
    • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens
    • /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/fr/ _blank>Plan d'action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens


    Contacts médias :


    OIE

    Catherine Bertrand-Ferrandis
    Cheffe de l’Unité de communication
    email : media@oie.int 

    FAO
    Christopher Emsden
    FAO Relations avec les médias
    email : christopher.emsden@fao.org

    OMS
    Daniela Bagozzi
    email : Bagozzid@who.int


  • L'OIE révèle les noms des lauréats du Concours photo 2019 de l’OIE


    © OIE/A.F Yus

    Paris, le 20 mai 2019 – Cette cinquième édition du Concours photo de l'OIE était ouverte au réseau mondial de l’OIE ainsi qu’aux étudiants vétérinaires partout dans le monde. Elle a été un franc succès et a vu le nombre de ses participants et des photos soumises tripler par rapport à l'année précédente ! Avec plus de 530 participants, 1 800 photos soumises et seulement sept photos gagnantes, les membres du jury ont certainement dû s'armer de courage pour remplir leur mission. 

    Cette année, afin de présenter ce concours sous un nouveau jour et de continuer à proposer un événement toujours plus enthousiasmant et moderne, l'OIE a choisi une équipe de trois vétérinaires, qui se trouvent être également photographes professionnels, pour former le jury. Ils ont dispensé leur excellente expertise technique en photographie aux participants potentiels afin de les aider à approfondir leur créativité et leur sensibilité artistique et à aller au-delà du cliché dans leur représentation de la santé et du bien-être animal.    

    La création de nouveaux prix a aussi fait partie des nouveautés de cette année. Deux prix mondiaux, d'une valeur de 1 500 euros chacun ont été présentés pour les deux catégories suivantes : Réseau mondial OIE et Étudiants vétérinaires. Chaque gagnant régional issu des deux catégories confondues repartira avec 800 euros. L'OIE a continué d'utiliser le site dédié de l'événement, mis en ligne en 2017, pour enregistrer les inscriptions des participants. Il a été repensé sur la base d'une dynamique nouvelle.

    Dans le respect de strictes conditions d'anonymat, le jury, composé du Dr Radford Davis, maître de conférence, vétérinaire et photographe, le Dr Frédéric Décante, vétérinaire et photographe de presse et le Dr Tertius Gous, vétérinaire et photographe, a départagé les photographies qui, tout en présentant des qualités esthétiques et artistiques indéniables, ont le mieux saisi le travail réalisé par les acteurs de la santé et du bien-être animal dans la mise en œuvre des Normes internationales de l’OIE.

    Les prix seront remis lors de la Cérémonie d’ouverture de la /oiegeneralsession.com/fr/ _blank>87e Session générale de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE, à Paris, le dimanche 26 mai 2019.

    /www.oiephotocompetition.com/precedentes-editions/laureats-2019/?lang=fr _blank>

    L’OIE félicite les gagnants et remercie infiniment les nombreux participants de cette édition 2019 !

    Pour plus d'informations:

    •  /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>Site internet du Concours photo de l'OIE
    • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/launch-of-the-2019-oie-photo-competition/ _blank _blank>Lancement du Concours photo 0IE 2019

  • Un nouveau rapport appelle à une action urgente pour éviter une crise liée à la résistance aux antimicrobiens
    New York, 29 Avril 2019 - Les Nations Unies, des agences internationales et des experts ont publié aujourd’hui un /www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank _blank>rapport/www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank _blank> inédit plaidant pour une action immédiate, coordonnée et ambitieuse afin d’éviter une crise potentiellement catastrophique liée à la résistance aux médicaments. Le Groupe de coordination ad-hoc /www.who.int/antimicrobial-resistance/interagency-coordination-group/en/ _blank>inter-institutions des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens  - qui a publié le rapport - a averti que si aucune mesure n’était prise, les maladies pharmaco-résistantes pourraient causer 10 millions de décès par an d’ici à 2050 et des dommages économiques aussi graves que ceux provoqués par la crise financière mondiale de 2008-2009. La résistance aux antimicrobiens pourrait plonger dans l’extrême pauvreté jusqu’à 24 millions de personnes à l’horizon 2030.

    À l’heure actuelle, pas moins de 700 000 personnes meurent chaque année des suites d’une maladie pharmaco-résistante, dont 230 000 personnes décédées des suites d’une tuberculose multi-résistante. De plus en plus de maladies courantes, notamment les infections des voies respiratoires, les infections sexuellement transmissibles, et les infections des voies urinaires, sont incurables. Les procédures médicales en mesure de sauver des vies sont de plus en plus risquées et nos systèmes alimentaires sont de plus en plus précaires. Sans engagement de tous les pays, quel que soit leur niveau de revenus, les générations futures devront faire face à des conséquences désastreuses si la résistance aux antimicrobiens n’est pas maîtrisée.

    Considérant que la santé humaine, animale, alimentaire et environnementale sont étroitement liées, le rapport appelle à une approche coordonnée et multisectorielle «Un monde, une santé».

    Il recommande aux pays les mesures suivantes :
      • Donner priorité à l’élaboration de plans d’action nationaux afin d’augmenter les financements nationaux et de renforcer les capacités nationales;
      • Mettre en place un cadre règlementaire plus ferme et soutenir les programmes de sensibilisation visant à encourager une utilisation responsable et prudente des antimicrobiens par les professionnels de la santé humaine, animale et végétale;
      • Investir dans des programmes de recherche et de développement ambitieux pour développer de nouvelles technologies visant à lutter contre la résistance aux antimicrobiens;
      • Éliminer de toute urgence l’utilisation des principaux traitements antimicrobiens considérés comme facteurs de croissance dans le domaine de l’agriculture.

       «La résistance aux antimicrobiens représente l’une des plus grandes menaces auxquelles nous sommes confrontés à l’échelle mondiale. Ce rapport examine la nature et l’ampleur des solutions à apporter en vue d’endiguer son expansion et de préserver les progrès accomplis depuis un siècle en matière de santé», a déclaré Mme Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies et co-Présidente de l’IACG. «Il souligne à juste titre qu’il n’y a pas de temps à perdre et j’exhorte toutes les parties prenantes à mettre en œuvre les recommandations établies et à agir de toute urgence pour protéger notre peuple et notre planète et assurer un avenir durable pour tous». 

      Les recommandations nécessitent un engagement immédiat de tous les secteurs, des gouvernements au secteur privé, en passant par la société civile et le monde universitaire.

      Convoqué à la demande des dirigeants du monde entier, suite à la toute première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens en 2016, le groupe d’experts a réuni des partenaires de l’ONU, des organisations internationales et des personnalités spécialisées dans les domaines de la santé des animaux et des végétaux, ainsi que dans les secteurs de l’alimentation, de l’alimentation animale, du commerce, du développement et de l’environnement, afin de formuler un plan détaillé de lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

      Le rapport réaffirme l’engagement de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en faveur d’une action concertée à l’échelon mondial.

      «Les recommandations du rapport reconnaissent que les antimicrobiens jouent un rôle essentiel pour protéger la production, la sécurité sanitaire et le commerce des aliments, ainsi que la santé humaine et animale, et elles encouragent clairement leur utilisation de manière responsable dans tous les secteurs», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «Les pays peuvent promouvoir des systèmes alimentaires et des pratiques agricoles durables qui réduisent les risques posés par la résistance aux antimicrobiens en travaillant conjointement en vue de développer des alternatives viables face à l’utilisation des antimicrobiens, comme indiqué dans les recommandations du rapport».

      «La résistance aux antimicrobiens doit être combattue de toute urgence, en adoptant l’approche «Un monde, une santé» qui implique l’engagement audacieux et à long-terme de la part des gouvernements et d’autres parties prenantes, soutenue par les organisations internationales», a déclaré Dr. Monique Eloit, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). «Ce rapport indique le niveau d’engagement et de coordination requis pour faire face à ce défi mondial qui menace la santé publique, la santé et le bien-être des animaux, ainsi que la sécurité sanitaire des aliments. Nous avons tous un rôle à jouer pour garantir, à l’avenir, l’accès à ces médicaments essentiels et leur efficacité».  

      «Nous sommes à une étape décisive dans la lutte pour la protection de certains médicaments essentiels», a déclaré Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé et co-Président du Comité IACG. «Ce rapport contient des recommandations concrètes qui pourraient sauver des milliers de vies chaque année».

      Le rapport souligne la nécessité de coordonner et d’intensifier les efforts pour vaincre la résistance aux antimicrobiens: un obstacle majeur à la réalisation de nombreux Objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment la couverture santé universelle, la sécurité alimentaire, des systèmes de production agricole durables, ainsi que l’accès à une eau salubre et à l’assainissement.
       

      Note:

      La Déclaration politique de la Réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens adoptée en septembre 2016 (résolution A/RES/71/3) appelait à la création d’un Groupe de coordination ad-hoc inter-institutions sur la résistance aux antimicrobiens, en consultation avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’IACG a pour mandat de fournir des orientations pratiques sur les démarches nécessaires en vue d’assurer une action mondiale durable et efficace dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et produira un rapport au Secrétaire général de l’ONU en 2019. Le Secrétariat de l’IACG est accueilli par l’OMS, avec la contribution de la FAO et de l’OIE.


      Ressources:

      • /www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank>Rapport complet des recommandations du IACG
      • /www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_summary_FR.pdf _blank>IACG Résumé du rapport
      • /www.who.int/antimicrobial-resistance/interagency-coordination-group/en/ _blank>Portail de l’IACG
      • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l'OIE sur la Résistance aux agents antimicrobiens
      • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portail de l’OIE sur l’AMR

      Contacts Presse:

      OIE

      Catherine Bertrand-Ferrandis

      Email: media@oie.int

      IACG

      John Butler

      Email: jbutler@globalhealthstrategies.com

      OMS

      Sarah Russell

      Email: russellsa@who.int

      FAO

      Seockhwan Hwang

      Email: Seockhwan.hwang@un.org


    • Pays et experts s'engagent à collaborer pour une évolution durable de l'aquaculture

      Participants de la Conférence mondiale de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques

      Santiago (Chili), le 4 avril 2019 - Plus de 250 participants, représentant 90 pays, ont assisté à la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques, qui s'est tenue du 2 au 4 avril 2019 à Santiago (Chili). Cet événement a souligné les multiples opportunités de croissance continue qui s'offrent au secteur de l'aquaculture et la nécessité d'une collaboration entre les décideurs, les professionnels de la santé des animaux aquatiques, ainsi que d'autres partenaires afin de garantir son développement sûr et durable.

      « Le monde est confronté à un défi de taille en ce qui concerne les protéines animales », a déclaré José Ramón Valente, le ministre de l'Économie, du Développement et du Tourisme du Chili. « La demande en calories et, en particulier, en protéines des 7 milliards d'individus que nous sommes actuellement, et qui seront 9 milliards en 2050, connaît une augmentation considérable. Cette conférence nous aidera à définir quelles sont les conditions indispensables à l’échelle mondiale pour encourager la production alimentaire d'une manière qui soit compatible avec le respect de l'environnement et les normes sanitaires. »

      L'aquaculture est une industrie récente, qui croît d'environ 6 % par an. En 2014, elle a franchi une étape importante en dépassant la production halieutique. Selon les prévisions, la forte demande en produits de la mer vient de l'émergence d'une classe moyenne et de nouvelles recommandations alimentaires, mais les maladies affectant les animaux aquatiques risquent de limiter leur production et la croissance de ce secteur.

      « Malheureusement, l'essor de la production d'animaux aquatiques, en particulier par l'intensification de l'aquaculture et des échanges commerciaux, présente des menaces significatives », a fait remarquer le Dr Mark Schipp, Président de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE. « Celles-ci comprennent l'augmentation, aux niveaux local, régional et mondial, de l'exposition au risque d'émergence et de propagation des maladies. La protection de nos inestimables produits aquacoles et halieutiques, ainsi que de l'environnement qui crée les conditions de leur production, exige des avancées rapides et la mise en œuvre de méthodes de gestion pour enrayer ces risques. La propagation transnationale des maladies des animaux aquatiques est un problème grave qui a déjà dévasté le secteur aquacole dans de nombreux pays, et les Normes de l'OIE visent à réduire considérablement ces menaces ».

      Pour être capable de nourrir le monde de demain, le secteur de l'aquaculture doit aussi affronter et surmonter d'importants obstacles quotidiens. « Notre voyage vers la durabilité ne fait que commencer », a déclaré George Chamberlain de l'Alliance mondiale pour l'aquaculture. « Si l'on considère le changement climatique, les problèmes sociaux, les plastiques qui s'accumulent dans les océans, la résistance aux antimicrobiens, la composition des aliments pour les animaux, il y a encore un travail colossal à effectuer. La collaboration de tous les acteurs est la clé pour avancer ».

      Pendant ces trois jours, les participants ont eu l'occasion unique de discuter des améliorations en matière de riposte aux maladies émergentes, des meilleures pratiques de biosécurité, des stratégies pour réduire l'utilisation des agents antimicrobiens, et de l'importance de mettre en œuvre les Normes internationales de l'OIE. Une série de recommandations ambitieuses a été publiée au terme de l'événement et elles seront présentées pour adoption en mai 2019 à l'Assemblée mondiale de l'OIE.

      Ces recommandations exhortent notamment les Membres à :

      • Prendre des mesures pour se conformer davantage aux Normes de l'OIE, notamment en matière de surveillance, de détection précoce et de notification des maladies animales aquatiques auprès de l'OIE, ainsi que pour la prévention et le contrôle des agents pathogènes chez les animaux aquatiques ;
      • Mettre en œuvre des mesures de biosécurité pour réduire le risque d'introduction ou de libération d'agents pathogènes dans ou en provenance des établissements aquacoles ;
      • Assurer la notification cohérente, transparente et dans un délai convenable de toutes les maladies de la Liste de l'OIE ainsi que des maladies émergentes par l'intermédiaire de WAHIS, afin d'aider les autres pays à prendre les mesures appropriées pour prévenir la propagation transfrontalière des principales maladies affectant les animaux aquatiques ;
      • Garantir que les Normes et lignes directrices de l'OIE pour une utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens soient appliquées au niveau national et faire la promotion des progrès réalisés dans la gestion des maladies afin de réduire la nécessité de recourir aux antimicrobiens.

      « Sur la base de ces recommandations, essayons de construire ensemble un projet combinant les initiatives de tous les partenaires pour trouver des synergies et maximiser l’impact sur les résultats. C’est le défi de l’OIE pour les années à venir, » a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

      Collaboration, durabilité : notre futur - le sujet de la conférence de cette année est tout à fait d'actualité. En travaillant ensemble et en investissant dans l'aquaculture aujourd'hui, nous pouvons garantir une évolution durable de la production aquacole et préserver notre futur.

      L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

      Liens utiles :

      • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
      • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
      • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques

    • D’après les experts, l'aquaculture, secteur en pleine croissance, doit se préparer à gérer le risque que représentent les maladies des animaux aquatiques

      Santiago (Chili), 1er avril 2019 – Les maladies des animaux aquatiques menacent la durabilité économique et environnementale de l'aquaculture, le secteur de la production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide et qui représente une source de revenus pour près de 20 millions de personnes. Tel est le message de cette conférence mondiale.

      À l'occasion de la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques qui rassemble, du 2 au 4 avril à Santiago (Chili), des centaines d'experts en la matière, le focus portera sur la capacité mondiale en matière de prévention des maladies - dont le coût s'élève à 6 milliards d’USD par an -, le suivi des foyers transfrontaliers et la nécessité de mettre en œuvre les Normes internationales pour favoriser le maintien de la bonne santé des animaux aquatiques.

      « Avec l'augmentation rapide de la demande et de la production du secteur aquacole, il est probable que celui-ci soit confronté à un risque de maladies et des défis sanitaires plus grands », a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Mais par la collaboration transfrontalière et la mise en œuvre des Normes internationales de l'OIE, nous pouvons limiter les foyers de maladies émergentes qui ont déjà causé des pertes importantes dans le monde entier, affectant ainsi certaines économies nationales et menaçant une source essentielle de protéines animales pour l'alimentation. »

      Cette conférence, qui est accueillie et soutenue par le gouvernement chilien, mettra en lumière l'impérieuse nécessité de programmes coordonnés pour la santé mondiale afin de protéger la productivité et la durabilité du secteur aquacole.

      Aujourd'hui, les animaux aquatiques assurent presque 20 % des apports protéiques moyens d'origine animale par habitant pour environ 3,2 milliards de personnes. Mais des projections récentes suggèrent que, pour satisfaire la demande grandissante en poissons et fruits de mer, la production devra doubler d'ici à 2030, et que la majorité de cette croissance sera assurée par l'aquaculture.

      Une gestion prudente de la santé des animaux aquatiques est, par conséquent, devenue essentielle afin de soutenir le développement d'une aquaculture durable et surmonter les problèmes sanitaires et de biodiversité posés par une production et des volumes d'échanges commerciaux élevés, ainsi que par l'environnement ouvert où vivent souvent ces populations.

      Le thème de la conférence, « Collaboration, durabilité : notre futur » s'articule autour d'un programme de discussions portant sur la gestion des maladies, la biosécurité et l'utilisation prudente des antimicrobiens, qui sont les enjeux principaux auxquels le secteur aquacole est actuellement confronté.

      La conférence soulignera également les récentes modifications intervenues dans le Code aquatique et le Manuel aquatique de l'OIE et fera l’objet de discussions sur l'outil indispensable de notifications des maladies de l'OIE - le Système Mondial d'Information Zoosanitaire (WAHIS).

      Les autres temps forts de cette conférence comprendront des sessions portant sur la gestion des maladies transfrontalières et émergentes ; la biosécurité dans les établissements aquacoles ; la mise en œuvre des Normes internationales de l'OIE ; et les progrès dans la gestion des maladies.

      L'intégralité de la conférence sera retransmise en direct: ?lang=fr _blank>www.oie.int/aquatic-conference2019

      L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

      Liens utiles :

      • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
      • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
      • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques
      Pour toute demande d'interview, veuillez contacter :
      Katie Roche, Marchmont Communications
      katie@marchmontcomms.com
      +44 (0) 2034 881485

       


    • La FAO, l'OIE et l'OMS créent un guide visant à aider les pays à utiliser une approche Une seule santé dans la lutte contre les maladies zoonotiques

      Rome/Paris/Genève, le 11 mars 2019 - Les maladies zoonotiques — qui peuvent se transmettre des animaux aux hommes— continuent d'avoir des conséquences importantes sur la santé humaine. Chaque année, près de 60 000 personnes succombent à la rage, et d'autres maladies zoonotiques telles que l'influenza aviaire, Ebola ou la fièvre de la vallée du Rift constituent des menaces supplémentaires. Ces maladies affectent non seulement la santé humaine, mais également la santé et le bien-être des animaux. Elles engendrent des baisses de productivité (qualité et sécurité sanitaire du lait et des œufs, etc.), ou la mort des animaux, ce qui a des conséquences sur les moyens de subsistance des éleveurs et les économies nationales.

      Les maladies ne connaissent pas de frontières. Alors que les échanges commerciaux et les mouvements de biens et de personnes se multiplient au niveau mondial, les maladies zoonotiques suscitent de plus en plus de préoccupations . Chaque jour, de nouveaux défis sanitaires apparaissent à l'interface homme – animal - environnement. Pour contrer ces menaces, la collaboration, la coordination, la communication et l'action concertée des différents secteurs sont nécessaires et doivent se faire par l'application d'une approche multisectorielle « Une seule santé ». Cependant, de nombreux pays manquent de capacités pour mettre en œuvre une collaboration de cet ordre.

      Afin d'aider ces pays à combler leur écart, l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lancent ce jour, un guide intitulé « Adopter une Approche multisectorielle, Une seule santé : Guide tripartite pour lutter contre les maladies zoonotiques ».

      Construire des passerelles « Une seule santé » entre les secteurs pour renforcer les capacités nationales

      Ce guide, désigné comme le Guide Tripartite des Zoonoses (GTZ) rassemble des principes, des bonnes pratiques et des alternatives ayant pour objectif d'aider les pays à mettre en place une collaboration efficace et durable à l'interface homme - animal - environnement. Abordant des sujets variés, il peut être utilisé pour faire face à d'autres menaces sanitaires ; par exemple, la sécurité sanitaire des aliments ou la résistance aux antimicrobiens (AMR). En recourant au GTZ et aux outils opérationnels qui lui sont associés (actuellement en cours d'élaboration), les pays peuvent constituer ou renforcer leurs capacités nationales dans différents domaines :

      •  Les dispositifs de coordination « Une seule santé » entre les différents secteurs ;
      •  La planification stratégique et la préparation aux situations d'urgence ;
      •  La surveillance des maladies et la diffusion de l'information ;
      •  La coordination des efforts de recherche scientifique et de riposte ;
      • L’évaluation conjointe des risques quant aux maladies zoonotiques ;
      • La réduction et la communication des risques, ainsi que la mobilisation des communautés ;
      • Le développement des compétences.


      Les options de suivi et d'évaluation du rôle et de l'impact des activités ci-dessus sont incluses dans le guide afin de soutenir les initiatives prises par les pays pour améliorer leurs cadres règlementaires, leurs stratégies et politiques de lutte contre les maladies zoonotiques. Par ailleurs, adopter l'approche « Une seule santé » présentée dans le GTZ aide ces pays à faire un meilleur usage de ressources limitées et minimise les pertes indirectes pour la société, telles que les conséquences sur les moyens de subsistance des petits producteurs, l'appauvrissement de la nutrition des populations, et les effets des restrictions imposées au commerce et au tourisme.

      En faisant en sorte que les secteurs et disciplines collaborent, des vies humaines et animales sont sauvées, des moyens de subsistance sont garantis, et nos systèmes de santé mondiaux sont améliorés durablement. Les organisations de l'Alliance tripartite encouragent les pays à utiliser le GTZ afin d'atteindre ces objectifs par l'adoption d'une approche « Une seule santé » dans la lutte contre les maladies zoonotiques.

      Home/eng/Media_Center/docs/EN_TripartiteZoonosesGuide_webversion.pdf _blank>Accéder au Guide tripartite des zoonoses

      Pour plus d’informations :
      • pour-les-medias/une-seule-sante/ _blank>Portail web Une seule santé de l'OIE
      Contacts
      • OIE: Catherine Bertrand-Ferrandis, Chef de l'Unité Communication, media@oie.int, +33 1 44 15 19 72
      • WHO: Fadela Chaib, Chef de l'Unité Communication, chaibf@who.int, media@who.int, +4122 791 3228
      • FAO: Diana Gutierrez, Chargée de communication, Diana.GutierrezMendez@fao.org, +39 06 57054271

    • Améliorer la gouvernance des paraprofessionnels vétérinaires pour protéger les moyens de subsistance dans les zones rurales

      ©OIE/M. Cyrille Nka

      Paris, le 1er mars 2019 - L'impact croissant des maladies animales sur la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la santé publique, a rendu encore plus essentielle l'existence d'un réseau vétérinaire aussi solide que bien formé au niveau mondial. Cependant, dans certaines parties du monde, en particulier sur le continent africain, le nombre de vétérinaires et les ressources humaines sont limités, et en raison de facteurs socio-culturels, les Services vétérinaires n'accèdent que peu ou pas à de nombreuses zones rurales.

      Depuis des décennies, les paraprofessionnels vétérinaires (PPV) fournissent un service de santé et de bien-être animal indispensable et abordable à l'immense majorité de ces communautés africaines. Ils apportent de ce fait, une contribution vitale au travail des Services vétérinaires. Leur soutien aux vétérinaires dans la surveillance et le contrôle des maladies a permis pour-les-medias/peste-bovine/ _blank>l'éradication mondiale de la peste bovine, une terrible maladie affectant le bétail et semant famine et pauvreté à travers le continent. Aujourd'hui, de nombreuses actions de contrôle et d'éradication des maladies, telles que l'actuelle sante-animale-dans-le-monde/portail-ppr/strategie/ _blank>stratégie mondiale pour le contrôle et l'éradication de la peste des petits ruminants (PPR), dépendent de la disponibilité de PPV compétents pouvant garantir la bonne mise en œuvre et l'exécution sur le terrain des stratégies de contrôle afin de couvrir les territoires nationaux dans leur ensemble.

      À l'occasion de la 23e Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour l'Afrique, qui s’est tenue à Hammamet, en Tunisie, du 25 février au 1er mars 2019, les résultats d'une enquête1  intitulée Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Technical%20Item%201_Veterinary%20Paraprofessionals%20their%20governance%20and%20role%20in%20improving%20animal%20health%20and%20welfare%20in%20Africa_FINAL.pdf _blank>« Paraprofessionnels Vétérinaires : Gouvernance et rôle dans l'amélioration de la santé et du bien-être animal en Afrique », ont été présentés. Ces conclusions montrent que l'ensemble des 45 pays répondants considèrent le rôle des PPV comme « très important » ou « important ». Cependant, en remplissant cette mission si nécessaire à la communauté, les PPV rencontrent de nombreux obstacles, comprenant (sans toutefois s'y limiter) le manque d'opportunités professionnelles, de ressources et de formation continue ainsi qu'un soutien et une reconnaissance inadaptés de la part des Autorités vétérinaires. Parmi tous ces défis, les possibilités de formation continue et l'amélioration des programmes d'enseignement (98 %), ainsi que l'existence d'un cadre règlementaire (80 %) ont été considérées comme les prérequis les plus importants pour améliorer des contributions des VVP par presque tous les pays sondés.

      Consciente de ces besoins, l'OIE a créé en 2016 un groupe ad hoc dédié aux paraprofessionnels vétérinaires afin d'identifier les compétences recherchées à inclure dans un modèle de programme d'enseignement. De plus, le a-propos/bureau-de-la-directrice-generale/plan-strategique/ _blank>Sixième plan stratégique de l'OIE établi pour la période 2016-2020, s'engage à mieux définir leur rôle, y compris en termes de programmes d’enseignement et de formation.

      Cela a constitué un grand pas en avant dans le domaine du renforcement des Services vétérinaires nationaux, étant donné que, d'après le Code terrestre de l'OIE, un PPV « désigne une personne qui est habilitée par l'organisme statutaire vétérinaire à exécuter, sur le territoire d'un pays, certaines tâches qui lui sont confiées (qui dépendent de la catégorie de paraprofessionnels vétérinaires à laquelle cette personne appartient), sous la responsabilité et la supervision d’un vétérinaire. Les tâches qui peuvent être confiées à chaque catégorie de paraprofessionnels vétérinaires doivent être définies par l’organisme statutaire vétérinaire en fonction des qualifications et de la formation des personnes concernées et selon les besoins ». 

      L'élaboration des Home/fr/Support_to_OIE_Members/Edu_Vet_AHG/F-Competence.pdf _blank>Recommandations de l'OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires visant à harmoniser les compétences essentielles de ces professionnels, conformément aux Normes internationales et aux recommandations de l'OIE, est un exemple de l'engagement de l'Organisation sur ce sujet. L'OIE encourage les pays à mettre en œuvres ces recommandations afin de garantir que le rôle important joué par les PPV soit officiellement reconnu. Ce faisant, leur précieuse contribution aux moyens de subsistance des producteurs, des villageois sans terre et des éleveurs pastoraux en zones rurales continuera d'être assurée.

      Pour plus d’informations :

      • solidarite/para-professionnels-veterinaires/ _blank _blank>Page web de l'OIE sur les paraprofessionnels vétérinaires
      • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/rapports-des-groupes-ad-hoc/ _blank _blank>Groupe Ad Hoc de l’OIE sur les paraprofessionnels vétérinaires
      • Home/fr/Support_to_OIE_Members/Edu_Vet_AHG/F-Competence.pdf _blank>Recommandations de l'OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires
      1 L'ensemble des 54 Pays membres de la Commission régionale de l'OIE pour l'Afrique, a été invité à participer à cette étude ; 45 pays ont rempli le questionnaire.

    • LANCEMENT DU CONCOURS PHOTO DE L'OIE 2019

      Paris, 15 février 2019 - L’OIE organise son Concours photo du 15 Février au 15 avril 2019. Cette édition présente plusieurs nouveautés telles qu'une nouvelle page d'accueil pour le siteweb du concours, de nouveaux membres de jury et de nouveaux prix!

      L’une des missions principales de l’Organisation est l’amélioration mondiale de la santé et du bien-être animal. Par conséquent, son concours photo vise à mettre en avant, de manière créative et visuelle, le travail colossal effectué pour protéger la santé et le bien-être animal au niveau mondial par la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE.

      Les photos qui interpelleront le jury seront donc celles qui, en adoptant un point de vue à la fois artistique et descriptif, reproduiront le mieux la réalité du travail des acteurs de la santé et du bien-être animal. Les photos devront mettre en lumière les interactions homme/ animal qui caractérisent les activités des professionnels de la santé et du bien-être animal dans

      1. Surveillance, prévention et contrôle des maladies animales. Les photos pourront représenter les activités de surveillance des maladies, les campagnes de vaccination, l’application de mesures prophylactiques, la réalisation de tests de diagnostic, mais aussi les interactions entre les animaux sauvages (oiseaux, rongeurs, etc.), l’environnement et le bétail.
      2. Bien-être animal. Les photos pourront illustrer le transport des animaux, la gestion des populations de chiens errants, les conditions de vie des animaux de travail et d’autres sujets abordés dans normes-internationales/code-terrestre/acces-en-ligne/?htmfile=titre_1.7.htm _blank>les chapitres des normes de bien-être animal de l’OIE.
      3. Systèmes de production animale. Les photos pourront mettre en avant des systèmes agricoles de type familial, extensif ou intensif, aussi bien que la transhumance, le pastoralisme, etc. et, quand cela est possible, donner un coup de projecteur sur les pratiques durables.
      4. Santé des animaux aquatiques et systèmes de production. Les photos pourront montrer des systèmes d’exploitation dédiés à l’aquaculture, des amphibiens, crustacés, poissons d’élevage, mollusques et produits issus de l’aquaculture.
      5. Concept « Une seule santé ». Les photos pourront décrire le lien vital entre les santés humaine et animale et les écosystèmes au sein desquels humains et animaux coexistent.
      6. Enseignement vétérinaire. Les photos pourront représenter des étudiants en action/en cours de formation, les établissements d’enseignement vétérinaire et leurs installations etc.

      CATÉGORIES DU CONCOURS PHOTO 2019

      L’OIE a le plaisir d’annoncer les catégories de son concours photo :
      • La catégorie « Réseau mondial de l'OIE » est ouverte, mais ne se limite pas uniquement aux Délégués et Points focaux nationaux de l’OIE et aux vétérinaires.
      • La catégorie « Étudiants vétérinaires » est ouverte aux étudiants concernés effectuant leurs études dans l’un des Pays membres de l’OIE.

      PRIX DU CONCOURS PHOTO 2019

                 1.  Prix régionaux

      Un gagnant, appartenant soit à la catégorie « Réseau mondial de l'OIE », soit à la catégorie « Étudiants vétérinaires », sera désigné pour chaque région de l’OIE :
      • Prix régional Afrique
      • Prix régional Amériques
      • Prix régional Asie et Pacifique
      • Prix régional Europe
      • Prix régional Moyen Orient
       Chaque gagnant recevra la somme de 800 €.         2.  Prix mondiaux


      Un gagnant sera choisi parmi les participations de la catégorie « Réseau mondial de l'OIE » ainsi que parmi celles de la catégorie « Étudiants vétérinaires » :

      • Catégorie  « Réseau mondial de l'OIE »
      • Catégorie « Étudiants vétérinaires »
       Chaque gagnant recevra la somme de 1,500 €.

      JURY DU CONCOURS PHOTO 2019

      /www.radforddavis.com/index _blank>Dr Radford DAVIS
      Vétérinaire et  photographe

      /decantephotographe.wixsite.com/website _blank>Dr Frédéric DECANTE

      Vétérinaire et photographe

      de presse

      /www.tertiusgous.com/ _blank _blank>Dr Tertius A GOUS

      Vétérinaire et photographe

      Le processus de sélection respectera de strictes conditions d’anonymat. Toute décision rendue par le jury sera sans appel

      COMMENT PARTICIPER?

      Vous faites partie du Réseau mondial de l’OIE OU vous avez plus de 18 ans et étudiez la médecine vétérinaire ? Si vous réunissez ces critères, inscrivez-vous en suivant les étapes ci-après :

      1. Sélectionnez une à cinq photos correspondant au thème choisi ;
      2. Téléchargez et prenez connaissance du /www.oiephotocompetition.com/reglement/?lang=fr _blank>règlement du concours sur le site internet : /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>www.oiephotocompetition.com
      3. Remplissez le formulaire de participation en ligne, complétez chaque champ et acceptez les conditions de participation décrites dans le règlement du concours photo ;
      4. Transférez et envoyez vos photos (pas plus de cinq) sur le site internet du concours photo, en mentionnant une légende pour chaque photo, avant le 15 avril 2019, à midi (heure de Paris) ;
      5. Assurez-vous de la réception de l’e-mail confirmant la prise en compte de votre participation.


       

      /www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr#1485778406066-5e9ff11a-a1c9 _blank>/www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr#1485778684415-3af9f2d0-21f2 _blank>/www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr#1485778953587-67ded855-4854 _blank>

      Les résultats seront annoncés sur le site Web du Concours photo : /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank>www.oiephotocompetition.com, au plus tard, le 20 mai 2019. Les gagnants seront avertis en avance par email. Des chèques grand format seront remis aux gagnants lors de la /oiegeneralsession.com/fr/ _blank>Cérémonie d’ouverture de la 87e Session générale de l’OIE, le dimanche 26 mai 2019. Pour plus d'informations, contactez l'unité de la Communication de l'OIE :  communication@oie.int.
      /www.oiephotocompetition.com/le-concours/?lang=fr _blank _blank>/www.oiephotocompetition.com/formulaire-inscription/?lang=fr _blank _blank>
      *Les employés du Siège ou des Représentations régionales de l’OIE ne sont pas autorisés à participer au concours. Pour plus d’informations, veuillez lire les règles du Concours photo OIE 2019.

    • Un nouveau rapport montre un changement mondial dans l'utilisation des antibiotiques chez les animaux
      Paris, 14 février 2019 - L'OIE a élaboré un système de recueil des données sur une base volontaire auquel tout pays peut contribuer. Home/eng/Our_scientific_expertise/docs/pdf/AMR/Annual_Report_AMR_3.pdf _blank>Le rapport présente ainsi les conclusions générales de la troisième session de recueil annuel des données, délivrant une analyse de la situation aux niveaux régional et mondial de 2015 à 2017. Un nombre record de 155 pays y ont participé, indiquant la meilleure compréhension et priorisation du problème au niveau international.

      « La base de données de l'OIE est une initiative majeure visant à constituer une capacité de surveillance de l'utilisation des antimicrobiens chez les animaux, aux échelles nationale et mondiale », a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Indépendamment des ressources financières dont disposent les pays, l'OIE vise à les aider à garantir que les antibiotiques et d'autres médicaments vétérinaires importants soient utilisés de manière prudente et responsable. L'une des recommandations phares faites par l'OIE aux pays est de cesser l'utilisation des antimicrobiens d'importance critique pour la promotion de croissance ».

      En effet, ce rapport montre que le signalement de l'utilisation des antimicrobiens pour la promotion de croissance a reculé, passant de 60 pays utilisateurs à 45 depuis la session précédente. Néanmoins, les antimicrobiens essentiels, classés par l'OMS dans la catégorie « des antimicrobiens d'importance critique », dont la colistine, continuent d'être utilisés systématiquement dans plusieurs régions dans cet objectif. Cette pratique met en danger l'efficacité de nombreux médicaments que nous considérons actuellement comme acquise tant chez les animaux que chez les humains.

      L'élaboration d'un cadre règlementaire solide est une étape essentielle pour préserver et garantir leur utilisation responsable et prudente dans le domaine de la santé et de la production animale. Il s’agit également d’un puissant instrument pour enrayer progressivement leur utilisation en tant que promoteurs de croissance, tout en reconnaissant que les approches volontaires peuvent être efficaces dans certains pays. Ce rapport fait état d'une évolution positive de la situation. Bien que 72 pays ne disposent toujours pas de cadre règlementaire sur l'utilisation des promoteurs de croissance, ce chiffre est en baisse depuis le premier rapport de la base de données, qui indiquait que 110 pays manquaient d'un tel cadre. Ce déclin suggère que des progrès substantiels ont été réalisés dans la mise en œuvre de règlementations sur l'utilisation des agents antimicrobiens.

      « De nombreux pays ont déjà pris des mesures importantes, telles que la mise en place de systèmes de surveillance et le contrôle de l'utilisation des antimicrobiens dans les domaines de la santé humaine, et animale mais il y a encore un long chemin à parcourir », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS. « Travailler ensemble est le seul moyen d'éviter d’énormes pertes humaines, sociales, économiques et environnementales causées par la résistance aux antimicrobiens ».

      Pour nombre de pays, le processus de création de systèmes de collecte des données au niveau national est aussi important que les données elles-mêmes, car il illustre leur bonne volonté à s'inscrire dans cette démarche.

      Grâce à ce processus, plusieurs obstacles à la collecte de données de qualité ont pu être mieux compris et identifiés :  
      • L'inadéquation de la structure et de l'application des cadres réglementaires régissant l'utilisation des antimicrobiens ;
      • L'absence d'outils adéquats et de ressources humaines pour faciliter le recueil et l'analyse des données ;  
      • Le défaut de coordination et de collaboration des autorités nationales entre elles, et avec le secteur privé.
      D'une manière encourageante, chaque année, de plus en plus de pays sont en mesure de reporter non seulement des données qualitatives, mais aussi quantitatives, telles que les quantités d'agents antimicrobiens utilisés. Ce troisième rapport montre une augmentation des données quantitatives de 32 % depuis le démarrage de la collecte des données. Pour cette raison, l'implication de tous les acteurs dans le combat contre la résistance aux antimicrobiens est nécessaire, des régulateurs, aux vétérinaires, éleveurs, entreprises et industriels de l'agro-alimentaire.

      « Les agents antimicrobiens sont essentiels pour préserver tant la santé des humains et des animaux, que des moyens de subsistance, de la sécurité alimentaire et de la sécurité sanitaire des aliments, mais ces médicaments doivent être utilisés de manière responsable », a déclaré Jose Graziano da Silva, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. « Nous encourageons les pays à entamer un dialogue avec toutes les parties prenantes pour promouvoir l'utilisation responsable et prudente de ces médicaments de grande importance, y compris dans les secteurs agricoles ».

      En dépit des améliorations relevées, le renforcement des capacités des autorités compétentes des pays à contrôler l'utilisation des antimicrobiens chez les animaux au niveau national doit rester un objectif prioritaire pour la communauté internationale.   

      « Nous reconnaissons que des progrès significatifs ont été accomplis pour garantir l'utilisation prudente des antimicrobiens chez les animaux ces dernières années, mais il reste encore beaucoup à faire » a affirmé Dame Sally Davies, responsable de la Santé publique d’Angleterre, Co-organisatrice du Groupe de l’UN IACG sur l’AMR. « Avec un plus grand nombre de pays ayant communiqué des données quantitatives par rapport aux deux premiers rapports, cette année fournit d’excellentes ressources que je prie instamment les décideurs d'utiliser pour identifier les domaines où des mesures s'imposent et soutenir la réponse globale à la résistance aux antimicrobiens ».

      Ressources:
        • Home/eng/Our_scientific_expertise/docs/pdf/AMR/Annual_Report_AMR_3.pdf _blank>Rapport annuel sur les agents antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux
        • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/DatabaseFactsheet2019_FR.pdf _blank>Fiche Repère
        • expertise-scientifique/produits-veterinaires/antimicrobiens/ _blank>Activités de l'OIE concernant l'AMR
        • Site de l'OIE sur l'AMR : /www.oie-antimicrobial.com/ _blank>www.oie-antimicrobial.com
        • Portail dédié de l'OIE sur la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques et les activités tripartites :Home/eng/Media_Center/docs/pdf/PortailAMR/EN_OIE-AMRstrategy.pdf _blank _blank> pour-les-medias/amr-fr/ _blank _blank>www.oie.int/waaw
        • Normes internationales de l'OIE pour le contrôle de la résistance aux antimicrobiens
          2nde Conférence mondiale sur l'antibiorésistance : fr/ _blank _blank>www.oie.int/amr2018/fr/
        • Stratégie de l'OIE sur la Résistance aux agents antimicrobiens et leur utilisation prudente : Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank _blank>www.oie.int/ramstrategie

         


        Note:

        L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) est l’organisation intergouvernementale chargée d'améliorer la santé et le bien-être animal dans le monde. Les Normes internationales élaborées par l'OIE et adoptées par ses 182 Pays membres font référence auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en matière de santé animale.


        Contacts Presse:

        • Catherine Bertrand-Ferrandis, Chef de l'Unité Communication, OIE, media@oie.int
        • Jim Calverley, Global Health Strategies, +44 (0)7810 805092, jcalverley@globalhealthstrategies.com
        • Fionna Tod, Global Health Strategies, +44 (0)7510 518154, ftod@globalhealthstrategies.com


      • Nouvel An Lunaire du Cochon 2019 : célébrons-les et protégeons-les!

        Paris, le 5 février 2019 – En guise d’accueil de nouvelle année lunaire, le cochon est célébré aujourd'hui par plus d'un milliard de personnes sur la planète, en particulier en Asie, qui est la région produisant le plus de porcs au monde (57,6 %1 des effectifs de porcins vivants en 2017). Néanmoins, le virus mortel de la peste porcine africaine (PPA) continue de décimer les populations porcines en Asie, en Afrique et en Europe (sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/reports-on-asf/ _blank>consulter le dernier rapport ici). Tandis que des millions, voire des milliards de personnes, vont voyager cette semaine pour aller fêter ce nouvel an lunaire avec leur famille et leurs amis, l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) recommande vivement à chacun de nous d'appliquer les règles de base visant à éviter de propager davantage l'épidémie. Des simples voyageurs, aux éleveurs et aux agents des points de contrôle, nous avons tous un rôle à jouer pour empêcher ce virus mortel de traverser les frontières régionales et nationales.

        Comme le souligne la nouvelle campagne de communication de l'OIE lancée ce jour, la PPA tue les porcs, qu'ils soient domestiques ou sauvages. Elle ne constitue pas une menace pour la santé humaine, mais affecte le bien-être animal, engendre de graves pertes pour la production et l'économie et peut mettre en péril la sécurité alimentaire.

        La propagation récente de ce virus a suscité l'inquiétude tant au sein des pays atteints que de ceux qui n'ont pas été touchés. La transmission de cette maladie est fortement associée aux déplacements de cochons domestiques et sauvages, ainsi que de produits d'origine porcine. En raison de la haute résistance du virus responsable de la PPA dans l’environnement, la transmission peut également s’opérer via des matériaux, des aliments pour animaux contaminés et des vecteurs passifs (objets) tels que des chaussures, des vêtements, des véhicules et de l’équipement. sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/ _blank>Pour plus d'informations sur la maladie, cliquez ici.

        La prévention est fondamentale.

        Afin de ne pas propager davantage la maladie, il devient encore plus important de prendre et de respecter des précautions générales. Les festivités de l'année du cochon 2019, qui sont à l'origine de mouvements de grande ampleur des personnes, des populations porcines et de leurs produits, représentent donc une période de risque élevé de propagation transfrontalière de la maladie.

        Les précautions de base à destination des voyageurs se matérialisent par les règles suivantes :
        • Ne transportez pas de porcs ou de produits d'origine porcine
        • Si vous transportez néanmoins des porcs ou des produits d'origine porcine, déclarez-les aux autorités
        • Ne visitez pas d'élevages porcins dans les zones atteintes
        • Si vous êtes en contact régulier avec des porcs domestiques, veuillez ne pas chasser ni approcher les porcs sauvages

        Le personnel des élevages commerciaux de porcs, les éleveurs, les chasseurs, les autorités des transports, et les agents des points de contrôle sont aussi mobilisés pour la prévention. La campagne de l'OIE « La PPA tue les porcs » met à disposition des affiches, des infographies et des courtes vidéos animées, expliquant à tous les acteurs concernés comment protéger les porcs et l'économie agricole. /trello.com/b/GloiZoik/african-swine-fever-oie _blank>Découvrez ici les outils déjà disponibles sur la PPA, ainsi que de nouveaux outils à venir dans les prochains jours.

        Le personnel des élevages commerciaux de porcs, les éleveurs, les chasseurs, les autorités des transports, et les agents des points de contrôle sont aussi mobilisés pour la prévention. La campagne de l'OIE « La PPA tue les porcs » met à disposition des affiches, des infographies et des courtes vidéos animées, expliquant à tous les acteurs concernés comment protéger les porcs et l'économie agricole. Découvrez ici les outils déjà disponibles sur la PPA, ainsi que de nouveaux outils à venir dans les prochains jours.

         /trello.com/b/GloiZoik/african-swine-fever-oie _blank>Découvrez les outils de sensibilisation de l'OIE sur la
        peste porcine africaine

        Disponibles en anglais, français, espagnol, mandarin et russe

        /oieoffice365-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/communication_oie_int/ErQmBU3yZbhGlY4CU58k0sEBjwt7cfO91hz85iuUXD99rA?e=jCIHm2 _blank>/oieoffice365-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/communication_oie_int/ErQmBU3yZbhGlY4CU58k0sEBjwt7cfO91hz85iuUXD99rA?e=jCIHm2 _blank>/oieoffice365-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/communication_oie_int/ErQmBU3yZbhGlY4CU58k0sEBjwt7cfO91hz85iuUXD99rA?e=jCIHm2 _blank>
        /oieoffice365-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/communication_oie_int/ErQmBU3yZbhGlY4CU58k0sEBjwt7cfO91hz85iuUXD99rA?e=jCIHm2 _blank>/oieoffice365-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/communication_oie_int/ErQmBU3yZbhGlY4CU58k0sEBjwt7cfO91hz85iuUXD99rA?e=jCIHm2 _blank>/oieoffice365-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/communication_oie_int/ErQmBU3yZbhGlY4CU58k0sEBjwt7cfO91hz85iuUXD99rA?e=jCIHm2 _blank>

         

        En savoir plus sur la Peste porcine africaine :
        • sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/ _blank>Page web de l'OIE sur la PPA
        • animal-health-in-the-world/information-on-aquatic-and-terrestrial-animal-diseases/african-swine-fever/reports-on-asf/ _blank>Derniers rapports de l'OIE sur la situation mondiale de la PPA (en anglais)
        • /web.oie.int/RR-Europe/eng/eng/Regprog/docs/docs/GF-TADs Handbook_ASF_WILDBOAR version>GF-TADs : Manuel « Peste porcine africaine chez le sanglier et mesures de biosécurité à appliquer pendant la chasse » (en anglais)
        • /rr-asia.oie.int/news/read/article/situationl-updates-and-information/ _blank>Site régional de l'OIE - Asie et Pacifique
        • /web.oie.int/RR-Europe/eng/Regprog/en_ASF_depository.htm _blank>Site régional de l'OIE – Europe

         1Source FAOSTAT

      • Peste porcine africaine : vers la création d'un groupe permanent d'experts pour l'Asie de l'est


        © Ministère de l’Agriculture et des Affaires Rurales de la République Populaire de Chine.
        Le Dr Yu Kangzhen, Vice-Ministre de l’Agriculture et des Affaires Rurales de la République Populaire de Chine, serrant la main de la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

        Beijing, le 4 février 2019 - La République Populaire (R.P.) de Chine est confrontée à une crise majeure pour la filière de production porcine à la suite de l’apparition de la peste porcine africaine sur son territoire. Rappelant que la R. P. de Chine est le premier producteur mondial de porcs et de viande de porcs, et le marché chinois étant quasiment autosuffisant pour la consommation nationale, la Dre Eloit a souligné que le contrôle de l’extension de la maladie aux élevages et régions indemnes est crucial pour limiter les répercussions socio-économiques et commerciales de l’épizootie.

        Lors de la réunion, la Directrice Générale de l’OIE a salué la régularité avec laquelle les Services vétérinaires de la R.P. de Chine notifient à l’OIE les informations sanitaires relatives aux cas de peste porcine africaine identifiés et elle a tenu à reconnaître les moyens considérables déployés pour détecter et être en mesure de gérer les foyers. « Depuis le début de la crise, les services du Ministère de l’Agriculture de la R.P. de Chine ont fait preuve de transparence, en démontrant une meilleure réactivité pour la notification des foyers, ainsi qu’en améliorant la qualité des données fournies. En respectant leurs engagements internationaux, ils contribuent à mieux contrôler la peste porcine africaine en Chine et à limiter les risques de son extension aux pays limitrophes » a ainsi déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice Générale de l’OIE. Le Vice-Ministre, Dr Yu Kangzhen a fourni une synthèse des mesures entreprises par les Autorités chinoises au cours des derniers mois, pour assurer un contrôle meilleur et plus strict de la maladie. Celles-ci incluent l’interdiction de pratiques d'alimentation des porcs avec des eaux grasses, le renforcement des contrôles des mouvements d’animaux vivants, l’enregistrement des véhicules, ainsi que de nombreuses autres mesures visant à améliorer la détection précoce des maladies et la gestion des foyers. Reconnaissant la pertinence des nouvelles réglementations, la Dre Eloit a encouragé les services du Ministère de l’Agriculture et des Affaires Rurales à poursuivre les actions engagées, tant pour la surveillance des élevages que pour le contrôle des mouvements des animaux et des produits (aussi bien des suidés domestiques que sauvages).

        Le Dr Yu Kangzhen et la Dre Monique Eloit ont aussi discuté des conditions de mise en œuvre opérationnelle des concepts reconnus par le Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE qui permettent une gestion sécurisée des flux commerciaux, tels que la compartimentation.

        Enfin, tout en reconnaissant l’urgence de présenter dès que possible une proposition de stratégie mondiale de lutte contre la peste porcine africaine aux Pays membres de l’OIE, les deux parties ont examiné les initiatives qui seront développées sans attendre au niveau régional. Le Vice-Ministre Yu a apporté son soutien à la création d’un groupe régional d’experts « Peste porcine africaine » sous l’égide du GF-TADs1 régional. Une réunion de lancement pourrait être tenue en R.P. de Chine afin de définir les termes de référence ainsi que le programme de travail du groupe.


        [1] /www.gf-tads.org/ _blank>GF-TADs: FAO-OIE Global Framework for Transboundary Animal Diseases [Plan-cadre Mondial pour le contrôle des maladies animales transfrontalières.

        Pour mémoire : La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale sévère affectant les suidés domestiques et sauvages. Elle engendre des pertes graves pour la production et l'économie. Cette maladie animale transfrontalière est propagée par les suidés domestiques ou sauvages, vivants ou morts, et par les produits qui en sont issus ; la transmission peut également s’opérer via des vecteurs passifs tels que les chaussures, les vêtements, les véhicules, les équipements, etc…, en raison de la haute résistance du virus responsable de la PPA dans l’environnement. Il n'existe pas de vaccin contre la PPA.

        Pour plus d'informations:

        • sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/ _blank>Page web de l'OIE sur le peste porcine africaine
        • animal-health-in-the-world/information-on-aquatic-and-terrestrial-animal-diseases/african-swine-fever/reports-on-asf/ _blank>Rapports mondiaux de l'OIE sur la situation de la peste porcine africaine (en anglais)

      • Les ministres de l'Agriculture soutiennent la rénovation des systèmes de données de l’OIE pour améliorer la gestion des maladies animales

        Dr Jean-Philippe Dop, Directeur général adjoint de l'OIE, lors de la Conférence 2019 des ministres de l'Agriculture à Berlin (2e personne en partant de la droite).

         

        Paris, le 21 janvier 2019 - En ce début d'année 2019, l’évolution de l’épizootie de peste porcine africaine (PPA) est un exemple des divers défis sanitaires auxquels les Services vétérinaires et les experts de la santé animale sont confrontés. En présence d'une maladie ayant des conséquences socio-économiques si graves pour les pays, en particulier pour la subsistance des éleveurs de porcs, il est essentiel de pouvoir évaluer rapidement son évolution afin d'endiguer sa propagation. À cet égard, il est nécessaire que, dans l'optique d'une gestion et d'un contrôle efficaces de la maladie, les pays délivrent des informations transparentes sur la situation de la santé animale de leur territoire afin que l'ensemble de la communauté internationale puisse y accéder dans un délai convenable.

        Dans le but de faciliter la collecte et la notification des données, l'OIE actualise son Système mondial d'information zoosanitaire, OIE-WAHIS, accessible en ligne, en s'appuyant sur des technologies de pointe.

        Les avantages de cet outil ont été soulignés lors de la Conférence des ministres, organisée samedi 19 janvier 2019 dans le cadre du Forum mondial pour l'alimentation et l'agriculture, à Berlin (Allemagne) sur le thème « L'Agriculture passe au numérique - Solutions intelligentes pour l’agriculture du futur ». Cette conférence a traité de la manière dont la numérisation peut être mise à profit d’une agriculture plus efficace et durable, et ainsi contribuer à atteindre les Objectifs de l'Agenda 2030 pour le Développement Durable.

        Aujourd'hui encore, les revenus de centaines de millions d'individus continuent de dépendre de l'élevage, liant directement leurs moyens de subsistance à la production animale. Néanmoins, des experts estiment qu'environ 20 % des pertes mondiales de ce secteur peuvent être attribuées aux maladies animales. Comme cela a été souligné lors de la conférence de l’an passé, l'existence de systèmes sanitaires robustes permettant la prévention et le contrôle des maladies animales, est par conséquent, plus que jamais indispensable pour protéger tant la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité alimentaire, que la santé humaine, l'économie et le bien-être social des populations. Par conséquent, la transparence des informations épidémiologiques concernant l'apparition, la réapparition et l'évolution des maladies animale est cruciale. Elle permet également d'établir une certaine confiance entre les partenaires et garantit la sécurité des échanges internationaux d'animaux et de leurs produits.

        Comme mentionné dans le communiqué des ministres : « La numérisation dans le secteur de l'agriculture jouera un rôle important dans la réalisation de ces objectifs ». Les 74 ministres assistant à la Conférence ont appelé au développement de systèmes numériques qui améliorent l'utilisation et l'accessibilité des données, en s'appuyant sur l'interopérabilité, l'harmonisation et sur une meilleure géolocalisation.

        Dans l'intérêt de la production animale, les ministres ont unanimement reconnu qu'OIE-WAHIS constitue « un outil important pour échanger des informations et soutenir les Services vétérinaires dans la conception des programmes de contrôle des maladies animales ». Les fonctionnalités décrites plus haut seront intégrées à l’interface rénovée d'OIE-WAHIS, qui rendra également possible la consultation, l'analyse et l'extraction plus rapide des données et la création de cartes dynamiques sur les maladies animales.

        Lire le communiqué complet :
        /www.bmel.de/SharedDocs/Downloads/Landwirtschaft/Welternaehrung/GFFA_2019_Kommunique_EN.pdf;jsessionid=FADCAA11BB3BF83AF4792A3657A54B70.1_cid358?__blob=publicationFile _blank>L'Agriculture passe au numérique - Solutions intelligentes pour l'agriculture du futur

        La version rénovée d’OIE-WAHIS contribuera à la bonne mise en œuvre des Stratégies mondiales pour le contrôle des maladies animales, telles que les stratégies conjointes de l'OIE et de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) pour l'éradication de la Peste des petits ruminants (PPR) et de la fièvre aphteuse, ainsi que le plan d'action commun de l'OIE, l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) et de la FAO, pour l'éradication de la rage humaine transmise par les chiens. De plus, OIE-WAHIS délivrera des informations sur la circulation de plus de 120 maladies animales signalées par environ 200 pays. Les données seront envoyées aux 12 000 abonnés actuels et seront accessibles au public. Un Système d'information géographique moderne et un Outil d'informatique décisionnelle puissant seront aussi disponibles et faciliteront la visualisation, l'extraction et l'analyse des données.

        Cependant, l'innovation dans la stratégie numérique de l'OIE dépasse le cadre de la mise à jour d'OIE-WAHIS. Lors d'un atelier préparatoire intitulé /www.livestockdialogue.org/events/events/others/gffa-workshop-sustainable-livestock-goes-digital/en/ _blank>« L'élevage durable passe au numérique », le Dr Jean-Philippe Dop, Directeur général adjoint de l'OIE a présenté une vue d'ensemble des développements en cours entrepris par l'OIE pour améliorer l'accès à l'information dans d'autres domaines.

        À titre d'exemple, en 2015, l'OIE a lancé la création d'une expertise-scientifique/produits-veterinaires/antimicrobiens/ _blank>base de données mondiale sur les antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux. La 3e édition du rapport mondial concernant cette base de données rassemble des informations de 155 pays, soit une augmentation du nombre de pays répondants de 19 % depuis la publication du premier rapport. Les résultats et conclusions seront rendus publics mi-février sur le site de l'OIE.

        La résistance aux agents antimicrobiens est un sujet de préoccupation commun et central pour plusieurs secteurs impliqués dans la santé mondiale et les ministres ont reconnu les vertus de la numérisation comme moyen de diminuer l'utilisation des agents antimicrobiens dans l'élevage.  

        Enfin, concernant les étapes à venir, les ministres ont demandé la création d'un Conseil numérique pour l'Alimentation et l'Agriculture, international et indépendant, placé sous l'égide des Nations Unies, qui conseillera les gouvernements et les autres secteurs pertinents, donnera l'impulsion en termes d'échanges d’idées et d’expériences, et qui, ce faisant, aidera chacun à saisir les opportunités représentées par la numérisation. Cette étape donnera lieu à une consultation des acteurs clés, dont l'OIE, en tant que chef de file dans le domaine de la santé et du bien-être animal.


        Qu'est-ce que le GFFA ?

        Le Forum mondial pour l'Alimentation et l'Agriculture (GFFA) est une conférence internationale qui traite des enjeux fondamentaux pour l'avenir de l'industrie agro-alimentaire mondiale. Il a lieu à l'occasion de la Semaine verte internationale (IGW). Ce forum donne à des représentants du monde politique, économique, scientifique et de la société civile, l'occasion de partager des idées et d'améliorer leur compréhension d'un thème sélectionné traitant de la politique agricole actuelle. Le GFFA est organisé par le Ministère fédéral de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Protection du consommateur (BMEL) en coopération avec GFFA Berlin e.V., le Sénat de Berlin et Messe Berlin GmbH.


        En savoir plus :

        • /www.gffa-berlin.de/en/ _blank>Site officiel du GFFA (en anglais)
        • /www.bmel.de/SharedDocs/Downloads/Landwirtschaft/Welternaehrung/GFFA_2019_Kommunique_EN.pdf?__blob=publicationFile _blank>Communiqué 2019 du GFFA (en anglais)
        • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/agriculture-ministers-support-oie-commitment-to-shape-the-future-of-livestock/ _blank>Conclusions de la Conférence des ministres de l'Agriculture du GFFA 2018 (en anglais)
        • sante-animale-dans-le-monde/le-projet-wahis/ _blank>Le projet OIE-WAHIS
        • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portal AMR

         


      • L'éradication n’est pas la fin de l'histoire de la Peste bovine


        © OIE/C.Daborn

        Paris/Rome, 22 Novembre 2018 –Les deux organisations internationales ont exhorté les pays à rester vigilants quant à la possible réapparition de cette maladie mortelle affectant les bovins qu’est la Peste bovine.

        La Peste bovine a été déclarée éradiquée en 2011, devenant ainsi la première maladie animale à avoir été éliminée dans l'histoire de l'Humanité. Pendant des siècles, la Peste bovine a causé la mort de millions de bovins, de buffles, de yacks et d'animaux sauvages, et a provoqué des famines. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) demandent aux pays d'éliminer les derniers spécimens du virus de la Peste bovine encore détenus dans certains laboratoires du globe. Afin de garder le monde indemne de Peste bovine et prévenir la réintroduction de la maladie, les deux organisations ont élaboré un Home/eng/Media_Center/docs/pdf/PressReleases/Global%20Rinderpest%20Action%20Plan%202018.pdf _blank>Plan d'action mondial (en anglais) publié ce jour.  Ce plan a vocation à guider les pays, en déterminant les responsabilités de tous les acteurs engagés dans le maintien de ce statut indemne. 

        « L'éradication de la Peste bovine a joué un rôle fondamental dans la sécurité alimentaire et la nutrition des populations dans le monde, et nous devons travailler ensemble pour conserver cet acquis », a déclaré Bukar Tijani, Sous-Directeur général de la FAO, en charge du Département de l'agriculture et de la protection des consommateurs. « Nous devons faire preuve de vigilance et nous assurer d'avoir la capacité à agir rapidement si, pour quelque raison que ce soit, la maladie réapparaissait. »

        « L'absence actuelle de la Peste bovine sur le terrain signifie en réalité que les troupeaux d'élevage seraient extrêmement vulnérables si la maladie réapparaissait, perturbant et causant des dommages importants pour la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité alimentaire à travers le monde », a déclaré Matthew Stone, Directeur général adjoint des Normes internationales et Science de l'OIE, créé en 1924 en grande partie pour éradiquer la Peste bovine.

        Ce Plan d'action mondial comprend cinq phases : la préparation, la prévention, la détection, la riposte et le rétablissement. Dans la mesure où la Peste bovine a été éradiquée, ce plan d'action concentré sur le risque de réapparition de la maladie, se distingue d'autres plans ciblant des maladies animales transfrontalières. Cela implique de tenir les acteurs de premier plan informés de cette maladie et de l'éventualité de sa réapparition. Plusieurs actions ont déjà été entreprises afin d'atteindre cet objectif, comme la campagne de communication de l'OIE pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/the-oie-launches-its-rinderpest-awareness-campaign-never-turn-back/ _blank>Plus jamais !  qui s'adresse aux personnels de laboratoire, aux vétérinaires et aux étudiants en médecine vétérinaire.

        Ce PAM implique aussi l'amélioration maximale de la capacité à disposer d'outils diagnostiques et de vaccins en cas de besoin, la préparation d'un plan d'urgence coordonné qui puisse être mis en œuvre dès la confirmation du tout premier cas, pour garantir le retour dans les plus brefs délais à un statut indemne mondial ainsi que l'aide nécessaire aux moyens de subsistance affectés. Toutes ces phases doivent être observées au niveau national, régional et international.

        Se débarrasser de ce qui reste

        L'une des raisons expliquant les faibles capacités en outils diagnostiques et en vaccins concernant la Peste bovine est que la campagne d'éradication a imposé l'interdiction de l'utilisation du virus, sauf à l'occasion d'expériences extrêmement encadrées et supervisées par l'OIE et la FAO.

        Néanmoins, il existe encore des établissements dans le monde qui détiennent des matériels contenant le virus de la Peste bovine, dont d'anciens vaccins. Ces flacons doivent soit être détruits, soit être transportés dans des laboratoires sécurisés. À l'opposé, des échantillons de la variole, la seule autre maladie infectieuse à avoir été formellement éradiquée, existent seulement au sein de deux zones réservées au stockage sécurisé. 

        Dans l'idéal, les pays choisiraient de détruire leurs MCVPB, et la FAO et l'OIE disposent d'un programme afin de les y aider. Les deux organisations apportent également leur soutien aux établissements principaux au sein desquels les échantillons (qui pourraient être utilisés pour obtenir des vaccins en urgence) peuvent être entreposés sans risque. Sinon, les pays pourraient moderniser leurs installations de détention en conformité avec les protocoles de surveillance de l'OIE et de la FAO.

        Jusqu'à maintenant, cependant, l'élimination des échantillons résiduels progresse lentement. Seule l'Union africaine dispose d'un accord régional en ce sens pour séquestrer tous les échantillons du virus au sein d’une installation homologuée unique.

        Ce qui a été éradiqué

        La peste bovine, parfois appelée « peste des steppes », a été un fléau pendant des millénaires et a tué des millions d'animaux, y compris parmi les espèces sauvages. Elle fait partie d'un groupe de virus apparentés comprenant la maladie de Carré chez les chiens, la Peste des petits ruminants et le virus de la rougeole des humains.

        Après avoir ravagé l'Europe et l'Asie pendant des siècles, la maladie est arrivée en Afrique avec les invasions coloniales. Elle y a provoqué de grands dégâts à la fin du 19e siècle, décimant les communautés d’éleveurs, modifiant les écosystèmes et facilitant souvent l'occupation des terres par les colons. Elle a notamment provoqué une situation critique qu'une communauté a nommé « la fin de tout » (ciinna).  L'éradication de cette maladie permet au continent africain d'éviter des pertes financières de l'ordre de 920 millions de dollars par an, selon les calculs de la FAO.

        Un vaccin a été mis au point au milieu du XXe siècle, mais il a fallu encore quelques décennies pour élaborer une déclinaison de celui-ci qui puisse survivre aux variations de températures des pays tropicaux. Les communautés d’éleveurs ont elles-mêmes joué un rôle essentiel dans le succès de la campagne d'éradication, grâce à leur connaissance profonde des situations locales et leur détermination à se déplacer vers des zones reculées lors des périodes de crise.

        La FAO et l'OIE utilisent actuellement le succès du programme d'éradication de la Peste bovine comme modèle dans le cadre d'une pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/countries-reaffirm-political-will-to-globally-eradicate-peste-des-petits-ruminants/ _blank>nouvelle campagne destinée à débarrasser le monde de la Peste des petits ruminants, un fléau apparenté à la peste bovine qui affecte les ovins et les caprins et cause des pertes à hauteur de 2,1 millions de dollars par an, dont la plupart est supportée par les petits éleveurs.

        Liens utiles:

        • Portal de l'OIE sur la peste bovine: pour-les-medias/peste-bovine/ _blank>www.oie.int/pestebovine
        • Outils de communication de la campagne " Plus jamais" pour les personnels de laboratoires : /rinderpestvigilance.com/fr/laboratoires/ _blank>http://rinderpestvigilance.com/fr/laboratoires/
        • sante-animale-dans-le-monde/portail-ppr/ _blank _blank>Portail de l'OIE sur le PPR
        • Videos de l'OIE sur le PPR:
          • /www.youtube.com/watch?v=G2g-6QT9JQM&list=PLkBRx6XRUMCJwGxWqmop7hRFNWyaWSm3z&index=5 _blank>Stratégie mondiale pour le controle et l'eradication de la PPR
          • /www.youtube.com/watch?v=nveNS6X_bbo&list=PLkBRx6XRUMCJwGxWqmop7hRFNWyaWSm3z&index=3 _blank>Éradiquons ensemble la peste des petite ruminants (en anglais)
          • /www.youtube.com/watch?v=ewhCPwKjhz4&list=PLkBRx6XRUMCJwGxWqmop7hRFNWyaWSm3z&index=1 _blank>Protéger les moutons et les chèvres préserve les moyens de subsistence et construit l'avenir (en anglais)

      • NOUS COMPTONS SUR VOUS POUR MANIPULER LES ANTIMICROBIENS AVEC PRÉCAUTION

        Paris, le 14 November 2018 - Afin de marquer les célébrations de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques 2018, l'OIE lance un appel à tous les acteurs de la santé animale, des Services vétérinaires et décideurs politiques aux industriels, vétérinaires et éleveurs : nous avons tous un rôle à jouer !

        L'émergence de la résistance aux antimicrobiens est un sujet d'inquiétude majeur : il se peut que des traitements efficaces permettant de traiter et contrôler les maladies humaines comme animales ne fassent bientôt plus effet. Les animaux comptent sur nous pour que nous préservions et protégions l'avenir de ces médicaments essentiels. Nous avons tous un rôle à jouer pour nous assurer que les antimicrobiens soient manipulés avec précaution.

        La version actualisée de la campagne de l'OIE et/oie-antimicrobial.com/fr/accueil/ _blank> son nouveau site Internet dispensent aux acteurs de la santé animale des messages clairs et concrets leur permettant de manipuler les antimicrobiens prudemment et de manière responsable. Cette action fait partie d'une initiative Tripartite conjointe de l'OIE, de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui existe depuis la toute première édition de cette Semaine mondiale en 2015.

        Rejoignez-nous dans le combat contre la résistance aux antimicrobiens en découvrant les mesures que les acteurs de la santé animale peuvent prendre pour protéger l'efficacité thérapeutique de ces médicaments, appliquer les Normes internationales de l'OIE, et faire passer ces messages clés encourageant le changement des comportements.

        La Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques 2018 arrive juste après la fr/ _blank>2nde Conférence mondiale de l'OIE sur l'antibiorésistance et l'usage prudent des antimicrobiens sur les animaux, qui a rassemblé les représentants de tous les secteurs de la santé animale à Marrakech, au Maroc et où ils ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Cet engagement des participants, des représentants nationaux et de l'OIE a abouti à des Recommandations à adopter à l'issue de la conférence, qui matérialisent l'action commune de l'ensemble des acteurs de la santé animale pour garantir la pérennité de l'élevage et la sauvegarde de la santé et du bien-être des animaux terrestres et aquatiques. Afin de renforcer la collaboration et la coordination internationales, ces Recommandations engagent tous les acteurs à surveiller et assurer le suivi de l'utilisation des antimicrobiens et de la résistance à ces agents, engage certains acteurs à soutenir davantage l'argument économique de l’ investissement durable, construire les capacités nationales des Pays membres, encourager des initiatives de recherche prioritaires, et développer des actions de communication dans le cadre des plans d'action nationaux visant à inclure tous les acteurs.

        Explorez les outils et découvrez le rôle que chaque acteur de la santé animale peut jouer :

        /oie-antimicrobial.com/fr/services-veterinaires/ _blank>/oie-antimicrobial.com/fr/responsables-politiques/ _blank>/oie-antimicrobial.com/fr/veterinaires/ _blank>/oie-antimicrobial.com/fr/etudiants-veterinaires/ _blank>
        /oie-antimicrobial.com/fr/agriculteurs/ _blank>/oie-antimicrobial.com/fr/industrie-pharmaceutique/ _blank>/oie-antimicrobial.com/fr/grossistes-et-detaillants/ _blank>/oie-antimicrobial.com/fr/fabricants-daliments-pour-animaux/ _blank>
        Ressources :
        • Site de l'OIE sur l'AMR : /www.oie-antimicrobial.com>www.oie-antimicrobial.com
        • Portail dédié de l'OIE sur la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques et les activités tripartites : /www.oie.int/index.php?id=2413&L=1 _blank>www.oie.int/waaw
        • Activités de l'OIE concernant l'AMR et expertise-scientifique/produits-veterinaires/antimicrobiens/ _blank>la Base de données mondiale sur les agents antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux
        • pour-les-medias/amr-fr/normes-de-loie/ _blank>Normes internationales de l'OIE pour le contrôle de la résistance aux antimicrobiens
        • 2nde Conférence mondiale sur l'antibiorésistance :fr/ _blank> www.oie.int/amr2018/fr/
        • Stratégie de l'OIE sur la Résistance aux agents antimicrobiens et leur utilisation prudente : Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank _blank>www.oie.int/ramstrategie

      • Le Défi Peste bovine de l'OIE : les gagnants

        Paris, le 7 novembre 2018 –  La peste bovine est la première maladie animale à être déclarée éradiquée par l'OIE et la FAO, mais elle peut réapparaître. Dans le serious game surla peste bovine, la maladie ressurgit du passé et les joueurs doivent trouver l'origine de son foyer. En octobre, des joueurs du monde entier ont participé au Défi Peste bovine de l'OIE. En jouant, ils ont appris comment diagnostiquer la peste bovine, manipuler en toute sécurité les matériels dangereux contenant le virus en laboratoire et ont gagné des points pour leur pays.

        Le défi a duré quatre semaines, entre le 4 octobre et le 1er novembre et a compté plus de 1 200 participants de 89 pays différents.

        D'après les scores affichés sur le tableau à la fin du défi, l'Afrique du Sud remporte la victoire avec un total de 505 210 points. De tous les joueurs représentant l'Afrique du Sud, Muhammed Haroun Moola a obtenu le meilleur score avec 223 420 points. Il est étudiant vétérinaire en quatrième année à l'Université de Pretoria et sera invité à assister à la 87e Session générale de l'OIE en mai 2019. L'Afrique du Sud y sera officiellement félicitée pour sa forte participation au jeu et les efforts collectifs déployés par ses joueurs pour s'informer sur la Peste bovine. Un certificat signé par la Directrice générale de l'OIE la Dre Monique Eloit, sera remis aux joueurs d'Afrique du Sud en guise de remerciement pour leur participation.

        De nombreux pays ont acquis un grand nombre de points vers la fin du jeu et le score final était très serré. L'Inde a remporté 497 560 points, et les États-Unis 299 570 points. Les scores de tous les pays participants sont disponibles sur le site internet: /rinderpestvigilance.com/fr/ _blank>www.rinderpestvigilance.com

        Le Jeu Peste bovine a été élaboré dans le cadre de la campagne de vigilance contre la peste bovine « Plus jamais » de l'OIE, et a été réalisé avec le soutien du Programme de réduction de la menace des ADM, Affaires mondiales Canada et d'autres partenaires. Il est intéressant de noter que la photo historique et symbolique de l'éradication de la peste bovine, qui a été utilisée à la fois pour le jeu et la campagne, a été prise en Afrique du Sud en 1986, démontrant ainsi les initiatives prises par le pays pour contrer la progression de la maladie à cette époque. Considérant cela, il semble cohérent que ce pays ait remporté le Défi Peste bovine et qu'il soit si engagé dans la sauvegarde d'un monde indemne de peste bovine. Home/eng/Media_Center/img/PressReleases/RinderpestChallenge/Rinderpest-StampingOut.pdf _blank>En savoir plus sur cette photo.

        En cette ère de post-éradication, il est essentiel que les pays collaborent les uns avec les autres et que les acteurs majeurs conjuguent leurs efforts pour s'assurer que la peste bovine reste une maladie du passé. C'est pourquoi l'OIE encourage les acteurs clés, en particulier dans le domaine de l'enseignement vétérinaire, à continuer à jouer et à en apprendre plus sur cette maladie afin que son souvenir reste vivant. Le Défi Peste bovine de l'OIE est un exemple probant de la manière dont des acteurs individuels peuvent travailler ensemble pour atteindre un but commun.

        Ce jeu peut être utilisé dès maintenant comme un outil pédagogique en ligne à destination des étudiants, pour leur permettre de rester vigilant et de s'informer sur la maladie et sur son risque de résurgence. Pour accéder au jeu, s'informer sur la peste bovine et disposer des outils de communication de la campagne, rendez-vous sur le site internet « Plus jamais » au /rinderpestvigilance.com/fr/ _blank>www.rinderpestvigilance.com

        Pour jouer:
        • En ligne: /www.rinderpestvigilance-game.com/ _blank>www.rinderpestvigilance-game.com
        • Télécharger à partir de l'Apple store en cliquant /itunes.apple.com/az/app/oie-rinderpest-serious-game/id1385083137?mt=8 _blank>ici
        • Télécharger à partir de Google Play en cliquant /play.google.com/store/apps/details?id=com.oie.rinderpest2 _blank>ici
        Pour plus d'informations:
        • Le site web de la campagne Peste bovine: /rinderpestvigilance.com/fr/ _blank>www.rinderpestvigilance.com
        • Télécharger les outils de communication de la campagne sur la peste bovine en cliquant /sites.google.com/view/rinderpest-campaign/fr _blank>ici
        • Accéder au Portail de l'OIE sur la peste bovine en cliquant pour-les-medias/peste-bovine/ _blank>ici
        • Précédent Communiqué de presse: pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/launch-of-the-oie-rinderpest-challenge/ _blank>Lancement du Défi Peste bovine de l'OIE


      • Les Ministres s’accordent sur une action internationale contre la résistance aux antimicrobiens chez les animaux et pour garantir et protéger les médicaments pour les humains comme pour les animaux

        Marrakech, le 31 octobre 2018 -  L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a accueilli cette semaine des acteurs mondiaux de la santé animale du secteur public, du secteur privé et de la société civile pour débattre des nouvelles idées et solutions à apporter à la croissance mondiale de la résistance aux antimicrobiens (AMR). Cette manifestation de trois jours était placée sous le haut patronage de Sa Majesté Mohammed VI, le roi du Maroc. Intitulé 2nde Conférence mondiale sur l’antibiorésistance et l’usage prudent des antimicrobiens sur les animaux, cet événement s’est articulé autour du rôle de la santé animale dans ce qui est l’un des défis sanitaires mondiaux les plus ardus du XXIe siècle.

        La prévention de l’AMR dans l’élevage est primordiale pour la santé humaine, ainsi que pour la sécurité sanitaire des aliments, la sécurité alimentaire, la santé et le bien-être animal. Les agents antimicrobiens sont utilisés dans le monde entier pour contrôler et soigner des infections tant chez les humains que chez les animaux, mais l’abus ou la mauvaise utilisation de ces agents mettent en péril leur efficacité. Des flux sans précédent de personnes, d’animaux, de biens et de denrées alimentaires permettent aux microbes résistants de coloniser sans mal la planète.

        Plus de 500 personnes ont assisté à cette Conférence. Parmi les participants : des représentants des 182 Pays membres de l’OIE, des partenaires internationaux (tels que la FAO, l’OMS, la Banque mondiale, et le Groupe de coordination inter-institutions des Nations Unies pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens), ainsi que des représentants des industries de la viande, du secteur laitier, de la production de volailles et d’œufs, de l’aquaculture, de l’industrie pharmaceutique, de la société civile et du milieu universitaire.

        L’un des thèmes majeurs des échanges a porté sur la nécessité d’une coordination intersectorielle nationale par l’intermédiaire de plans d’action nationaux, pour prévenir le développement et la propagation de la résistance aux antimicrobiens. Sont intervenus des ministres, ministres adjoints et secrétaires d’État des pays du monde entier dont l’Allemagne, le Botswana, le Japon, le Maroc, la Norvège, l’Ouzbékistan, le Sénégal, la Serbie et la Thaïlande.

        « C’est uniquement par la promotion d’une utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens que l’efficacité thérapeutique de ces derniers peut être garantie, faisant ainsi en sorte que ces médicaments essentiels qui protègent à la fois la santé humaine et la santé animale puissent continuer à être utilisés », a déclaré la Dre Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE. « Nous avons réalisé une grande avancée dans cette mission aujourd’hui. Les Normes internationales sur l’usage prudent des antimicrobiens existent déjà. Il est désormais nécessaire que nous les appliquions au niveau national pour lutter contre l’AMR. Pour cela, une collaboration internationale est primordiale. En travaillant ensemble, les pays peuvent échanger sur les obstacles à surmonter, partager les meilleures pratiques et tendre vers des améliorations systémiques. »

        Vidéo de clôture de la 2nde Conférence mondiale de l'OIE sur l’antibiorésistance

        Par l’intermédiaire d’un message vidéo, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, a prononcé un discours à l’ouverture de la Conférence. Commentant le caractère opportun de l’événement, il a déclaré : « La résistance aux antimicrobiens représente une menace sanitaire mondiale majeure et il ne s’agit pas d’un défi relevant uniquement du secteur de la santé (…). Ensemble, nous devons apporter notre aide aux pays dans leur travail pour endiguer la résistance aux antimicrobiens ».

        De nombreux ministres ont évoqué leurs propres programmes nationaux pour réduire la résistance aux antimicrobiens chez les animaux et expliqué la manière dont les Normes internationales et le rôle moteur de l’OIE ont contribué à leur élaboration (voir communiqué de presse pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/agriculture-ministers-join-forces-to-tackle-antimicrobial-resistance-in-farming/ _blank>Les ministres de l’Agriculture unissent leurs efforts pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans l’élevage).

        Le Vice-ministre de l’Agriculture, de la Sylviculture et de la Gestion des eaux de Serbie, Mr Zeljko Radosevic, a souligné qu’une stratégie nationale de lutte contre l’AMR serait bientôt adoptée par le gouvernement de son pays, et qu’une campagne nationale sur l’utilisation prudente des antibiotiques chez les humains et les animaux serait bientôt lancée. Mr Frans Van Der Westhuizen, Ministre adjoint du Développement agricole et de la Sécurité alimentaire du Botswana, s’est exprimé sur la création récente de l’Autorité de réglementation des médicaments dans son pays, dont le rôle est de s’assurer que seuls des médicaments de bonne qualité soient délivrés aux humains comme aux animaux. Le Président adjoint du Comité public vétérinaire d’Ouzbékistan a aussi parlé de l’expérience de son pays dans la prévention de la résistance aux antimicrobiens.

        Concernant la question des antimicrobiens contrefaits ou de mauvaise qualité à destination des animaux, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre de l’Élevage et de la Production animale du Sénégal a expliqué : « Les mouvements transfrontaliers de faux médicaments vétérinaires ou de mauvaise qualité constituent un facteur limitant dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. On estime que le marché parallèle des médicaments vétérinaires représente 30 % de la valeur financière des importations contrôlées ».

        Un certain nombre de recommandations audacieuses ont été formulées à l’issue de la Conférence, dont un appel urgent à de nouvelles recherches axées sur des vaccins prioritaires et d’autres alternatives aux antimicrobiens, la suppression progressive de l’utilisation des antibiotiques pour la promotion de croissance, et la nécessité de garantir que des vétérinaires, des para-professionnels vétérinaires et des éleveurs formés travaillent ensemble pour s’assurer d’une utilisation prudente et responsable des médicaments importants.
         
        Faisant part de ses impressions concernant la Conférence, Mr Jürgen Vögele, Directeur principal, Pratiques sur l’agriculture, du Groupe de la Banque mondiale a déclaré : « L’AMR ne constitue pas une question technique. Il s’agit des humains. Il s’agit des animaux. Il s’agit de l’environnement. Nous devons passer toutes nos pratiques dans le domaine du développement durable au crible de l’AMR, examiner de quelle façon chaque programme ou décision pourrait avoir des conséquences sur l’AMR ou subir les effets produits par l’AMR. Cela ne requiert pas forcément de fonds supplémentaires, il s’agit d’avantage de se poser la bonne question au moment de prendre des décisions. »

        « Ce rassemblement de décideurs politiques me remplit d’espoir car, en travaillant ensemble, nous pouvons traiter la question de l’utilisation responsable des antimicrobiens dans tous les secteurs et tous les pays », a expliqué Mr José Graziano da Silva, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. « L’utilisation prudente des antimicrobiens reste indispensable à la sécurité alimentaire, et une bonne compréhension de ce qu’est une utilisation prudente devrait être exigée pour tous les professionnels de la santé, de tous les secteurs ayant un permis d’exercer. »

        L’OIE souhaite également remercier le Royaume du Maroc et l’Office national de Sécurité sanitaire des produits Alimentaires pour leur soutien dans l’organisation de cette conférence. Celle-ci a bénéficié du soutien financier du Royaume du Maroc, de la République populaire de Chine, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, des Pays-Bas, de l’Agence norvégienne pour la Coopération au développement (Norad), du Pew Charitable Trusts, du Fleming Fund du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique.a.

        Regardez la Conférence en entier en cliquant /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLjfCCDcxE2fSi-7pAIpsHN _blank>ici et informez-vous davantage sur le travail de l’OIE concernant la résistance aux antimicrobiens en consultant pour-les-medias/amr-fr/ _blank>notre site internet.

        Liens utiles :

        • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLjfCCDcxE2fSi-7pAIpsHN _blank _blank>Vidé/www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLjfCCDcxE2fSi-7pAIpsHN _blank _blank>os des pré/www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLjfCCDcxE2fSi-7pAIpsHN _blank _blank>sentations de la con/www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLjfCCDcxE2fSi-7pAIpsHN _blank _blank>férence
        • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKk1h1sKvtvoejK4NKYTEIX _blank _blank>Entretiens vidéo de la /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKk1h1sKvtvoejK4NKYTEIX _blank _blank>confé/www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKk1h1sKvtvoejK4NKYTEIX _blank _blank>rence
        • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157697498151745 _blank _blank>Album photo sur Flickr


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        Fionna Tod: +44 (0)7510 518154, ftod@globalhealthstrategies.com


      • Les ministres de l’Agriculture unissent leurs efforts pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans l’élevage

        Marrakech, le 29 octobre 2018 – Ce jour, les dirigeants politiques mondiaux du secteur de la santé animale se sont réunis pour échanger autour des plans d’action nationaux visant à contrôler l’utilisation des agents antimicrobiens, dans l’optique de s’attaquer au problème de la croissance mondiale de la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans le secteur de l’élevage. Ces discussions ont eu lieu dans le cadre de la 2e Conférence mondiale sur l’antibiorésistance et l’usage prudent des antimicrobiens sur les animaux, organisée par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

        Les antimicrobiens sont essentiels pour contrôler et traiter les infections tant chez les animaux que chez les humains, mais ils perdent leur efficacité car ils sont ne sont pas utilisés de manière prudente et responsable. Les flux internationaux croissants de personnes, d’animaux et de biens permettent aux microbes résistants de coloniser sans mal la planète, ce qui a des conséquences sur l’avenir de la sécurité sanitaire des aliments, de la sécurité alimentaire, de la santé humaine et de la santé animale.

        Devant les représentants officiels des 182 Pays membres de l’OIE, le panel des ministres, qui comprenait des ministres et vice-ministres d’Allemagne, du Botswana, du Japon, du Maroc, de la Norvège, de l’Ouzbékistan, de la Thaïlande, du Sénégal et du Serbie, s’est exprimé ouvertement à propos des défis et réussites de leurs pays respectifs, ainsi que des questions propres aux pays en développement.


        © OIE

        « L’élevage représente 35 % du PIB du Maroc, c’est pourquoi nous nous sommes engagés dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (AMR)  tant au niveau local que national », a expliqué Mr Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts du Maroc. « C’est une question qui va au-delà de la santé humaine et animale, et nous sommes fiers que l’OIE reconnaisse officiellement le succès de notre stratégie pour promouvoir la santé animale, contrôler les maladies et stopper la propagation de l’AMR.»

        S’exprimant également lors de la table ronde, Mme Hanne Maren Blåfjelldal, Secrétaire d’État du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de la Norvège a déclaré : « La Norvège est un chef de file mondial dans le domaine de la santé animale, et ceci est le résultat d’une coopération efficace entre notre gouvernement, des vétérinaires responsables et un secteur de l’élevage qualifié et impliqué. Nous nous engageons à utiliser notre expérience dans la prévention de la propagation de la résistance aux antimicrobiens afin d’aider d’autres pays à réduire cette menace sur leurs territoires.»

        « Le Japon a contribué à l'élaboration des normes de l'OIE en tant que normes reposant sur des preuves scientifiques et sur des considérations de faisabilité dans divers Pays membres, à la suite de consultations approfondies. Nous apprécions beaucoup cela », a déclaré Susumu Hamamura, Vice-Ministre parlementaire de l'agriculture, des forêts et des pêches du Japon.

        « La question complexe de la résistance aux antimicrobiens (AMR) exige un plan d’action complet qui concerne et rassemble de nombreux secteurs », a affirmé leur homologue panéliste Mr Grisada Boonrach, Ministre de l’Agriculture et des Coopératives de Thaïlande. «  En Thaïlande, nous travaillons ensemble du niveau local au niveau national pour lutter contre l’AMR dans notre pays et dans le monde. »

        « Les Normes de l’OIE ont été une base solide qui a permis à l’Allemagne d’élaborer sa stratégie nationale et, à ce jour, cette stratégie semble fonctionner », a témoigné Mme Julie Klöckner, Ministre fédérale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs. « La transparence est la solution et elle prouve aux éleveurs, aux scientifiques et à tous les secteurs que améliorer la santé animale et la santé publique.

        La vidéo du panel sera bientôt disponible en ligne sur  /youtu.be/n-czRSkqTmE _blank _blank>www.oie.int/AMRlive.

        Selon les données les plus récentes rassemblées par l’OIE à partir de 2015, 64 pays disposent de normes régissant l’utilisation des antimicrobiens pour la promotion de croissance. Il existe un consensus international sur cette question, indiquant qu’une telle utilisation devrait être progressivement supprimée, et que les pays devraient réduire immédiatement l’usage des antibiotiques figurant sur la liste de l’OMS des antibiotiques d’importance critique pour la santé humaine à des fins de promotion de croissance.

        L’OIE fait figure de pionnière dans la création d’un outil complet de collecte des données, à travers la Base de données mondiale sur les agents antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux. Cet outil compile les données des Pays membres sur l’usage des médicaments antimicrobiens chez les animaux. En 2017, 84 % des 182 Pays membres de l’OIE ont fourni des informations sur l’usage des antimicrobiens chez les animaux, preuve de la forte implication de ces pays dans le combat contre la résistance aux antimicrobiens.
         
        « Nous voulons aider tous les Pays membres à améliorer leur capacité de mise en œuvre des Normes internationales de l’OIE », a confirmé le Dr Matthew Stone, Directeur général adjoint de l’OIE. « Par l’intermédiaire de base de données mondiale sur les agents antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux, l’OIE crée une capacité nationale - dans chacun des pays - pour rassembler des données et assurer le suivi de l’utilisation des antimicrobiens dans le secteur de la santé animale. Ceci est un indicateur essentiel de notre progression dans la prévention de la résistance aux antimicrobiens. »

        Dame Sally Davies, co-coordinatrice du Groupe de coordination inter-institutions des Nations Unies pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens a ajouté : « Concernant l’AMR, nous ne devrions tolérer aucun rejet de responsabilité. Il s’agit d’un problème qui nous touche tous et nous n’attendons d’aucun des pays qu’il atteigne la perfection du jour au lendemain. C’est la raison pour laquelle l’OIE privilégie le choix d’une approche graduelle, par laquelle la suppression progressive de l’utilisation des antimicrobiens à des fins de promotion de croissance est encouragée en même temps que sont promues de meilleures pratiques d’élevage. »

        Notes aux rédactions :

        L’OIE est une organisation intergouvernementale chargée de l’amélioration de la santé animale dans le monde. Les Normes internationales élaborées par l’OIE et adoptées par ses 182 pays membres font référence auprès de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) en matière de santé animale.

         

        • wp-content/uploads/2018/10/F_AMR_draftProgramme_18102018-1.pdf _blank>Programme de la conférence
        • fr/ _blank>Site de la conférence
        • /www.youtube.com/watch?v=n-czRSkqTmE&feature=youtu.be _blank>Diffusion en direct de la conférence
        • /twitter.com/oieanimalhealth?lang=fr _blank _blank>Suivez la conférence sur Twitter


        Contacts:

        Jim Calverley: +44 (0)7810 805092, jcalverley@globalhealthstrategies.com
        Fionna Tod: +44 (0)7510 518154, ftod@globalhealthstrategies.com


      • Lancement du Défi Peste bovine de l'OIE

        Paris, le 4 octobre 2018 – Par le passé, la peste bovine a causé la mort de millions d'animaux partout dans le monde, ce qui a engendré de graves conséquences pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations. Les pays en développement en particulier, ont subi des famines et enregistré de lourdes pertes économiques. En 2011, au terme de décennies d'efforts concertés, l'OIE et l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont déclaré la peste bovine officiellement éradiquée au niveau mondial. Par conséquent, elle est la première et seule maladie animale, ainsi que la seconde maladie de l'histoire après la variole, à avoir été complètement éliminée. Néanmoins, le risque de réapparition de la maladie existe. Afin de contribuer à ce que le monde demeure indemne de peste bovine, en s’assurant que le souvenir de cette maladie reste vivace dans l’esprit des nouvelles générations et, en particulier, que les principaux acteurs de la santé animale demeurent pleinement conscients du rôle qu’il leur reste à jouer dans cette ère de post-éradication, l’OIE créé la campagne de communication « Plus jamais » sur le thème de la peste bovine.

        Dans le cadre de cette campagne, l’Organisation a mis au point un « serious game » visant à aider notre monde à rester libre de peste bovine, en s’assurant que les étudiants vétérinaires, les vétérinaires praticiens et les techniciens de laboratoire sachent comment détecter et réagir en présence de cette maladie.

        Chaque joueur parcourra virtuellement le monde afin de stopper la propagation de la maladie en enrichissant les connaissances qui lui permettront d'établir des diagnostics. Il contribuera également à la manipulation et à l'élimination des matériels contenant le virus de la peste bovine (MCVPB) pour tenter de comprendre les causes de la résurgence de la maladie.  Il pourra endosser le rôle d’un vétérinaire et celui d’un technicien de laboratoire. En tant que vétérinaire, le joueur devra identifier les animaux infectés par le virus de la peste bovine parmi des animaux souffrant de diverses maladies. En tant que technicien de laboratoire, il devra apporter son aide à ses homologues afin de les aider à manipuler et éliminer correctement les MCVPB, tout en essayant de découvrir la l’origine du foyer de peste bovine.

        LE DÉFI PESTE BOVINE DE L'OIE

        2018. Le virus de la peste bovine ressurgit du passé…

        Personne ne sait qui sont les responsables, mais nous nous devons d’agir dès maintenant car la maladie se propage rapidement. C’est dans ce but que vous venez de rejoindre une équipe internationale d’experts. Votre mission : sauver le monde de la peste bovine. Elle commence par l’examen d’animaux infectés dans le monde entier. Elle vous mènera d’un continent à l’autre pour dépister des animaux porteurs du virus. Vous devrez aussi aider des techniciens de laboratoire à manipuler et à éliminer en toute sécurité les matériels contenant le virus de la peste bovine (MCVPB). Votre objectif ? Trouver l’origine du foyer de peste bovine et stopper sa propagation. MAIS vous n'accomplirez pas cette mission en solitaire : du 4 octobre au 1er novembre 2018, jouez au Défi Peste bovine de l’OIE, faites équipe avec d’autres joueurs de votre pays, et sauvez le monde de cette terrible maladie.

        COMMENT PARTICIPER ?

        Les étudiants vétérinaires, les professionnels de laboratoires et de santé animale sont invités à participer au Défi Peste bovine et à unir leurs efforts pour faire en sorte que le monde reste indemne de peste bovine.

        Le jeu est accessible sur ordinateur via le site web du jeu : /www.rinderpestvigilance.com>www.rinderpestvigilance.com et/ou sur version mobile en téléchargeant l’application correspondante à partir d'une tablette ou d'un smartphone.

        /www.rinderpestvigilance-game.com/ _blank>/itunes.apple.com/az/app/oie-rinderpest-serious-game/id1385083137?mt=8 _blank>/play.google.com/store/apps/details?id=com.oie.rinderpest2 _blank _blank>

        Pour participer, les participants doivent :

        1. Se rendre sur le site internet ou ouvrir l'application mobile du jeu ;
        2. Créer une session en utilisant une adresse électronique valide et un mot de passe ;
        3. Sélectionner leur pays et leur domaine d'activité ;
        4. Accepter le règlement et les conditions générales du jeu.

        ANNONCE DU GAGNANT ET PRIX

        Le pays qui comptabilisera le plus de points remportera le Défi Peste bovine de l’OIE, et le joueur ayant obtenu le score le plus élevé gagnera un VOYAGE À PARIS à l'occasion de la Session générale de l'OIE en mai 2019.

        Un certificat signé par la Directrice générale de l’OIE sera remis à chaque joueur du pays gagnant et ce pays sera récompensé lors de la Session générale de l’OIE en mai 2019.

        Le gagnant du Défi Peste bovine sera annoncé le 6 novembre 2018 sur le site dédié /www.rinderpestvigilance.com>www.rinderpestvigilance.com, ainsi que sur les réseaux sociaux et le site officiel de l'OIE www.oie.int.

        /rinderpestvigilance.com/en/rinderpest-challenge-rules/>Cliquez ici pour consulter le règlement du Défi Peste bovine de l'OIE et en savoir plus sur le prix en jeu.

        1, 2, 3… JOUEZ !

         

        /www.rinderpestvigilance.com/ _blank>

         


      • La collaboration « Tous unis contre la rage » renforce les compétences et les savoirs des pays où la rage est présente, pour atteindre zéros morts humaines liées à cette maladie


        © Namibia Rabies Project

        Paris /Genève/Rome/Manhattan, le 28 Septembre 2018 -  La collaboration « Tous unis contre la rage », composée de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Alliance mondiale contre la rage (GARC) n'a pas ménagé ses efforts depuis le lancement en juin du Plan stratégique mondial for-the-media/press-releases/detail/article/the-united-against-rabies-collaboration-launches-global-plan-to-achieve-zero-rabies-human-deaths/ _blank>« Zéro d'ici 2030 ». Ce plan, fondé sur une approche graduelle, globale et intersectorielle, vise à éliminer les cas de décès humains dus à la rage transmise par les chiens d'ici à 2030. Il met à profit le travail effectué par les quatre organisations mentionnées précédemment pour faciliter la coordination des institutions. Son but : proposer une réponse intégrée aux besoins des pays en les dotant de capacités, en les impliquant, et en leur permettant de mener et de renforcer leurs efforts d'éradication. Cette approche limite la superposition des réponses et en améliore l'efficacité.

        Depuis le lancement du plan, les actions fortes entreprises ont consisté à :
        • Aider les gouvernements à concevoir et préparer des plans stratégiques basés sur l’approche « Une seule santé » pour le contrôle et l'élimination de la rage, grâce à l’utilisation des outils mis à leur disposition et de recommandations élaborées par la collaboration « Tous unis contre la rage ». 
        • Soutenir les Services vétérinaires et les systèmes de santé humaine pour leur permettre de se conformer aux Normes internationales de l'OIE, ainsi qu’aux directives et au Règlement sanitaire international de l’OMS.
        • /www.youtube.com/watch?v=9P_OLEabs0k _blank>Livrer aux pays des vaccins canins de haute qualité à travers la Banque de vaccins de l’OIE contre la rage.
        • Étendre les capacités des laboratoires en terme de tests de diagnostic de la rage par la formation et l'organisation d’évaluation des compétences.
        • /rr-africa.oie.int/en/news/20180915.html?utm_source=Unknown+List&utm_campaign=81168239a9-EMAIL_CAMPAIGN_2018_09_24_03_15&utm_medium=email&utm_term=0_-81168239a9- _blank>Organiser la deuxième réunion plénière du Réseau Panafricain pour le Contrôle de la Rage (PARACON). Celle-ci a rassemblé les responsables des domaines de la santé et de l'agriculture de 24 gouvernements africains. Ils ont partagé les dernières informations concernant la simplification des calendriers de vaccination à destination des humains et participé à des ateliers sur la surveillance et la planification stratégique au regard de cette maladie.
        • Initier le travail avec 29 pays pour amplifier la mobilisation de ressources financières ainsi que les efforts de ces pays visant à mettre en œuvre leurs plans de lutte contre la rage.


        Investir maintenant dans l'élimination de la rage accélérera la cadence pour faire de l'objectif 2030 une réalité.
         



        Pour plus d'informations:

        • /www.oie.int/index.php?id=2695&L=1 _blank>Consulter le Plan stratégique mondial « Zéro d'ici 2030 » [Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/Zero_by_30_Final_130618.pdf _blank>Version intégrale – Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/UnitedAgainstRabies/Executive%20summary_Unitedagainstrabies_sept2017.pdf _blank>version résumée]
        • /rabiesalliance.org/meetings/paracon/2nd-full-paracon-who-joint-meeting-2018 _blank>Accéder aux présentations et dossiers de la réunion du Réseau PanAfricain pour le Contrôle de la Rage (PARACON)
        • sante-animale-dans-le-monde/portail-rage/vous-aussi-agissez/ _blank>En savoir plus sur la Journée mondiale contre la rage
        • /mailchi.mp/oie.int/oie-is-taking-the-bite-out-of-rabies?e=83c92c7310 _blank>OIE News: Numéro spécial sur la rage

         

        Contacts:

        • OIE: Dre Catherine Bertrand-Ferrandis, (+33) 6 16 46 28 90, media@oie.int
        • OMS: Ashok Moloo, (+41) 079 540 5086, molooa@who.int
        • FAO: Adel Sarkozi, (+39) 06 570 52537, adelka.sarkozi@fao.org
        • Alliance mondiale contre la rage (GARC): Kim Doyle, (+44) 07453 099 399, media@rabiesalliance.org

      • Investir dans la biosécurité : une étape essentielle pour limiter la propagation des maladies animales

        ©OIE/C.Petauton

        Paris, le 20 septembre 2018 - Les maladies animales figurent parmi les facteurs limitants les plus importants pour le secteur de la production animale. Leur impact peut varier, allant de la diminution de la productivité et d'un accès restreint au marché à l'élimination de troupeaux entiers, avec les graves conséquences économiques que cela implique. Dans certains cas, elles peuvent également menacer la santé humaine.

        La mise en œuvre de principes de biosécurité permet de prévenir la transmission d'agents pathogènes aux animaux, aux humains et à l’environnement comme cela est précisé dans les normes et lignes directrices de l'OIE. L'application de bonnes pratiques d'élevage et le contrôle des mouvements des animaux et de leurs produits par exemple, constituent des mesures fondamentales pour prévenir et contenir les foyers de maladie.

        Les conclusions de l'enquête1 concernant l'application de mesures de biosécurité au sein des différents systèmes de production au niveau individuel, national et régional ont été présentées à l'occasion de la 28e Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour l'Europe qui s'est tenue à Tbilissi, en Géorgie, du 17 au 21 septembre 2018. Elles montrent que la grande majorité des pays répondants disposent de législations adaptées (94,87 %) et de plans d'action obligatoires (92,31 %) dans le domaine de la biosécurité. Cependant, seulement la moitié des sondés ont indiqué que leur pays dispose de financements nationaux pour soutenir la mise en œuvre de mesures de biosécurité ou de bonnes pratiques d'élevage (53,85 %).

        De plus, bien que la mise en œuvre de programmes de biosécurité en Europe ait lieu de manière plus fréquente au sein des systèmes de production commerciaux de volailles et de porcs, l'enquête a souligné la nécessité de renforcer la biosécurité chez les particuliers et les exploitations non-commerciales qui peuvent contribuer à la propagation des maladies.

        En raison des défis actuels de la santé animale, tout pays doit être vigilant. Les récents cas de peste porcine africaine signalés dans plusieurs pays d'Europe en sont l'illustration. Des cas ont également été enregistrés en Chine et ont eu de graves conséquences (consulter public/wahid.php/Wahidhome/Home/indexcontent/newlang/fr? _blank>WAHIS pour accéder aux informations actualisées sur ce sujet). Ce scénario soulève de nombreux défis et, compte-tenu de l’absence de vaccin efficace, l'application des mesures de biosécurité recommandées par l'OIE dans les exploitations et à tous les points d'entrée nationaux est essentielle, en plus d'autres mesures telles que la surveillance et la détection précoce des maladies. La mise en œuvre de mesures de biosécurité n'incombe pas seulement aux vétérinaires mais aussi à de nombreux autres acteurs tels que les chasseurs, les exploitants et les transporteurs de marchandises.

        L'influenza aviaire (IA) est un autre sujet de préoccupation à prendre en compte. En effet, l'arrivée de la période hivernale dans l'hémisphère Nord est généralement associée à une augmentation du risque de propagation de la maladie. Les oiseaux sauvages sont des réservoirs et des vecteurs du virus, mais d'autres facteurs de transmission pourraient jouer un rôle non négligeable à défaut de mesures de biosécurité appropriées. La gestion des flux entrant et sortant du territoire, les procédures de nettoyage et de désinfection des installations, les mesures de protection des exploitations vis-à-vis des animaux sauvages et les mesures de traçabilité ont été décrites dans cette enquête comme exemples de bonnes pratiques.

        Il est crucial que les pays soient capables de mettre en œuvre des mesures de biosécurité sur leur territoire. Investir dans la formation et la sensibilisation de tous les acteurs impliqués est une responsabilité majeure des autorités nationales et permettra de changer les comportements et d'améliorer l'efficacité des programmes de contrôle des maladies.


        1Les 53 Pays membres de la Commission régionale de l'OIE pour l'Europe ont été invités à participer à cette enquête ; 39 pays ont répondu au questionnaire.

        Informations supplémentaires

        • animal-health-in-the-world/avian-influenza-portal/ _blank _blank>Page web de l'OIE sur l'influenza aviaire
        • sante-animale-dans-le-monde/maladies-animales/african-swine-fever/ _blank _blank>Page web de l'OIE sur la peste porcine africaine
        • /ec.europa.eu/food/sites/food/files/animals/docs/ad_control-measures_asf_wrk-doc-sante-2015-7113.pdf _blank _blank>Stratégie de lutte de l'Union européenne contre la peste porcine africaine (en anglais) 
        • /web.oie.int/RR-Europe/eng/Regprog/en_ASF_depository.htm _blank>Page web du Cadre mondial pour le contrôle des maladies animales transfrontalières (GF-TADs) pour l'Europe - Peste porcine africaine (en anglais)

      • Les pays réaffirment leur volonté politique d’éradiquer mondialement la Peste des petits ruminants


        © UNHCR F.Noy

        7 septembre 2018, Bruxelles – Plus de 45 pays ont aujourd'hui réitéré leur engagement en faveur de l'éradication mondiale de la Peste des petits ruminants (PPR) d'ici 2030, une maladie hautement contagieuse responsable de la mort de millions d'ovins et de caprins chaque année. Au même moment, les pays ont appelé les partenaires ressources et la communauté du développement à combler le déficit financier de 340 millions de dollars du home/fr/Media_Center/docs/pdf/PortailPPR/FR_GEP_PPR_Finalweb.pdf _blank>Programme mondial d'éradication de la PPR.

        La décision de réaffirmer son engagement politique international et d'encourager les partenaires ressources à rejoindre la lutte contre la maladie a pris une dimension officielle lors de la Conférence mondiale /www.fao.org/ppr/globalconference/fr/ _blank>«Nouer des partenariats et investir pour un monde libéré de la peste des petits ruminants». La Conférence est organisée par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et est hébergée par la Commission européenne à Bruxelles.

        Dans une déclaration ministérielle, les participants ont insisté sur le fait que la PPR «menaçait directement les moyens d'existence des personnes les plus pauvres dans leurs pays, provoquant également des pertes importantes au sein de leurs économies» et ont souligné que la maladie était à l'origine de plus de 2,1 milliards de dollars de pertes économiques chaque année.

        S'exprimant lors de la conférence, Mr Neven Mimica, Commissaire européen pour la coopération internationale et le développement a déclaré : « Notre engagement contre les maladies animales - telles que la PPR - représente également une réponse face à des défis de plus grande ampleur tels que la migration, la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la résilience et le commerce mondial. Afin de mener à bien nos efforts, il est donc essentiel de créer de meilleurs emplois et de meilleures perspectives, en particulier pour les femmes et les jeunes ».

        « Les ressources financières déployées afin d'éradiquer la PPR ne sont pas une dépense mais un investissement considérable qui permettra de réaliser de véritables progrès économiques et sociaux dans un futur proche. Les petits ruminants constituent la première ressource de près de 300 millions de personnes. Si nous ne luttons pas contre la propagation de la PPR, la maladie contribuera à aggraver la pauvreté, la faim et d'autres formes de malnutrition. Eradiquer la PPR est fondamental afin de bâtir un monde plus sûr et plus durable », a déclaré Mr José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

        « Avec votre engagement, nous serons non seulement en mesure de bâtir un monde sans PPR mais aussi de préserver les moyens d'existence de millions de familles pauvres. Les connaissances et les moyens techniques sont disponibles. Les ressources et l'engagement de longue durée des pays seront fondamentaux afin de les rendre accessibles et de changer les vies des populations les plus défavorisées. Renforcer les Services vétérinaires nationaux sera également essentiel afin de mener à bien cet objectif commun », a précisé la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE.

        Les participants à la Conférence ont insisté sur le fait que la lutte contre la PPR et son éradication pourront être possible grâce à l'implication des autorités nationales et à des investissements à l'échelle nationale. Il sera également nécessaire que les partenaires ressources apportent leur soutien en vue de renforcer les capacités des institutions nationales, régionales et sous-régionales et de mettre en place une approche harmonisée, coordonnée et durable, indispensable afin d'éradiquer la maladie.

        Ces derniers ont également souligné le fait que lutter contre la PPR et l'éradiquer impliquait de lutter contre la pauvreté rurale, de garantir la sécurité alimentaire et la nutrition et de renforcer la résilience et les économies nationales, tout en contribuant à la réalisation des /www.fao.org/sustainable-development-goals/fr/ _blank>Objectifs de développement durable.

        Près de 270 participants, dont des ministres issus de plus de 45 pays infectés ou menacés par la PPR, ainsi que des représentants de haut -niveau des partenaires ressources, de la société civile et d'organisations non gouvernementales, ont assisté à cette Conférence qui se déroulait sur une journée à Bruxelles. L'événement a été précédé par un Forum réunissant les principaux protagonistes de la lutte contre la PPR, permettant ainsi d'échanger leurs points de vue sur le sujet et de recueillir des témoignages directs sur l'impact de la PPR.

        La PPR2015/doc/PPR-Global-Strategy-FR-V3.pdf _blank>Stratégie mondiale de lutte et d'éradication de la PPR a été adoptée en 2015, lors de la Conférence d'Abidjan organisée par la FAO et l'OIE. A travers le home/fr/Media_Center/docs/pdf/PortailPPR/FR_GEP_PPR_Finalweb.pdf _blank _blank>Programme mondial d'éradication de la PPR 2017-2021, les pays ont formulé des plans stratégiques nationaux qui détaillent les différentes étapes à suivre afin d'évaluer, de lutter contre le virus de la PPR et de l'éradiquer. Il s'agit également de donner une estimation des ressources financières que les autorités nationales devront investir afin de mettre en œuvre ces plans.

        À propos de la PPR

        Après avoir été détectée pour la première fois en Côte d'Ivoire en 1942, la maladie s'est propagée à plus de 70 pays en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient et en Asie et a atteint de nouvelles régions ces dernières années. En décembre 2016, la première épidémie signalée chez les ovins et caprins, avec notamment un débordement de la maladie chez les antilopes sauvages, a été observée en Mongolie avant d'atteindre l'Union européenne en juin 2018, avec le tout premier cas signalé en Bulgarie.

        Alors que la maladie est particulièrement fatale pour les petits ruminants - tuant jusqu'à 90 pour cent des animaux infectés - elle est facilement évitable grâce à l'aide de vaccins abordables qui peuvent être administrés à faible coût.

        En savoir plus sur la PPR

        • /www.fao.org/ppr/globalconference/fr/ _blank _blank>Page web de la Conférence Mondiale
        • sante-animale-dans-le-monde/portail-ppr/ _blank _blank>Portail de l'OIE sur la PPR
        • Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Making%20History-%20Eradicating%20Peste%20des%20petits%20ruminants.pdf _blank _blank>Making history: Eradicating Peste des Petits Ruminants (en anglais)
        • Pages web FAO (/www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/home.asp _blank>EMPRES et /www.fao.org/ppr/fr/ _top _blank>PPR)
        • /www.gf-tads.org/ _blank>Page web GF-TADs
        Contacts OIE
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        EU
        Elena Gonzalez Verdesoto (Brussels)
        elena.gonzalez-verdesoto@ec.europa.eu
        +32 2 299 98 62

      • Les ministres de l'Agriculture des pays du G20 soutiennent la mise en œuvre des normes de l'OIE pour garantir la pérennité de la sécurité alimentaire

         
        © Agroindustria

        Paris, le 1er août 2018 – Depuis sa création en 1924, l'OIE, dans le cadre de son mandat, élabore des normes internationales afin d'améliorer la sécurité sanitaire des échanges internationaux des animaux et de leurs produits. Les bénéfices de la mise en œuvre de ces normes vont au-delà de la facilitation du commerce : il s'agit de garantir la pérennité de la sécurité alimentaire, créer des emplois, lutter contre la pauvreté et la faim, et développer l'économie.

        Conscients de la nécessité d'un système d'approvisionnement alimentaire plus inclusif et organisé au niveau mondial, les membres du G20 ont inclus dans leurs priorités la pérennité de la sécurité alimentaire.

        Par conséquent, les ministres de l'Agriculture de ce forum, ont réaffirmé leur engagement à fonder leurs règlementations sur les normes internationales, les lignes directrices et les recommandations établies par les organisations internationales.

        L’Observatoire de l'OIE : un outil pour renforcer la mise en œuvre des normes

        Un système commercial international plus ouvert, plus règlementé et plus transparent est indispensable pour favoriser la hausse de la productivité agricole et ainsi traiter la question de l'augmentation de la demande alimentaire.

        Dans ce contexte, les ministres des pays du G20 ont soutenu le projet d'Observatoire de l'OIE, qui améliorera la sécurité sanitaire des échanges commerciaux à travers une meilleure compréhension de la mise en œuvre des normes. L'Observatoire aura pour but d'effectuer le suivi de la mise en œuvre des normes de l'OIE aux niveaux national et régional afin d'identifier les écueils et contraintes rencontrés par les Membres de l’Organisation et, le cas échéant, de proposer des solutions.

        « L'Observatoire de l'OIE vise à contribuer à l'harmonisation internationale progressive des réglementations sanitaires nationales appliquées au commerce international », a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Cela sera avantageux pour les gouvernements, le secteur privé et la société civile et ainsi renforcera la confiance dans le système commercial multilatéral ».

        La résistance aux antimicrobiens : une menace pour nos systèmes alimentaires

        La lutte contre la résistance aux agents antimicrobiens joue un rôle essentiel dans la sécurité sanitaire des aliments. Lors de la réunion du G20, les ministres ont reconnu l'importance d'aborder ce problème en recourant à une approche « Une seule santé » qui se manifestera par la promotion du développement de plans d'action nationaux. Ils se sont également engagés à promouvoir les bonnes pratiques dans le domaine de la production animale afin de réduire l'utilisation des antimicrobiens tout en s'efforçant de la réserver à un emploi thérapeutique.

        Le travail que l'OIE, la FAO et l'OMS réalisent conjointement dans ce domaine a été mis en avant par les ministres qui en ont aussi appelé à l'Alliance tripartite pour améliorer la mise en œuvre des lignes directrices sur l'utilisation prudente des antimicrobiens dans l'intérêt de la santé humaine, de la santé animale, des systèmes alimentaires et de l'environnement.

        Le combat contre le fléau de la faim et de la malnutrition ne peut être abordé que par la collaboration, en partageant points de vue et expériences sur le sujet. Tous les acteurs nationaux et internationaux doivent également coordonner leurs actions et unir leurs efforts. Comme les ministres de l'Agriculture l'ont affirmé dans leur déclaration commune, mettre en œuvre les normes internationales de l'OIE est crucial pour réaliser ces objectifs et donc, préserver notre avenir.

        Pour plus d’informations :

        • /www.g20.org/sites/default/files/media/g20_agriculture_declaration_final.pdf _blank>Déclaration des ministres de l'Agriculture des pays du G20 (en anglais)
        • normes/presentation/observatoire-de-loie/ _blank>Observatoire sur la mise en œuvre des normes de l'OIE
        • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portail de l'OIE sur la résistance aux antimicrobiens

         


      • Les pays intensifient leurs efforts pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens

        Paris/Geneva/Rome, 18 Julliet 2018 - Selon un rapport publié aujourd’hui par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les pays prennent des mesures importantes pour s’attaquer à la résistance aux antimicrobiens, toutefois de graves lacunes subsistent et nécessitent une action urgente.

        Le rapport fait état des progrès réalisés dans 154 pays et révèle d’importants écarts. Certains pays, dont de nombreux pays européens, œuvrent depuis plus de 40 ans à l’élaboration de politiques en matière de résistance aux antimicrobiens dans les secteurs de la santé humaine et animale. D’autres pays n’ont commencé que récemment à prendre des mesures pour endiguer cette menace croissante. Les progrès accomplis dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans sont plus importants dans les pays à revenu élevé que dans les pays à revenu faible, cependant tous les pays ont une certaine marge d’amélioration. Aucun pays ne fait état de capacités soutenues à grande échelle dans tous les domaines.

        Le rapport se penche sur la surveillance, l’éducation, le suivi et la réglementation de la consommation et de l’utilisation des antimicrobiens dans les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la production animale, ainsi que sur les plantes et sur l’environnement – tel que recommandé dans le Plan d’action mondial publié en 2015.

        Parmi les conclusions prometteuses, on dénombre 105 pays dotés d’un système de surveillance pour la notification des infections résistantes aux médicaments dans le domaine de la santé humaine et 68 pays dotés d’un système de suivi de la consommation d’antimicrobiens. En outre, 123 pays ont indiqué avoir adopté des politiques visant à réglementer la vente d’antimicrobiens, y compris la nécessité d’une ordonnance pour l’usage humain – ce qui constitue une mesure essentielle de lutte contre l’utilisation à mauvais escient ou excessive des antimicrobiens.

        Cependant, la mise en œuvre de ces politiques varie et des médicaments non réglementés demeurent disponibles dans des lieux tels que les marchés de rue, sans aucune limite quant à leur utilisation. Les médicaments sont très souvent délivrés sans ordonnance. Cette situation menace les santés humaine et animale, contribuant potentiellement au développement de la résistance aux antimicrobiens.
         
        Le rapport met en évidence des domaines, en particulier dans les secteurs animal et agroalimentaire, où il est urgent d’accroître les investissements et d’intensifier l’action. Par exemple, seuls 64 pays indiquent respecter les recommandations de la FAO, de l’OIE et de l’OMS consistant à limiter l’utilisation d’antimicrobiens d’importance critique comme facteurs de croissance dans la production animale. Sur ces 64 pays, 39 sont des pays à revenu élevé et la majorité sont des pays de la Région européenne de l’OMS. Par contre, seuls 3 pays de la Région africaine et 7 pays de la Région des Amériques de l’OMS ont pris cette mesure importante pour réduire l’émergence de la résistance aux antimicrobiens.

        Au total, 67 pays déclarent disposer au moins de lois permettant de contrôler tous les aspects de la production, de l’homologation et de la distribution d’antimicrobiens destinés aux animaux. Toutefois, 56 pays ont indiqué soit qu’ils n’avaient pas de politique ou de législation nationale relative à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des antimicrobiens utilisés en santé animale ou végétale, ainsi que leur distribution, leur vente ou leur utilisation, soit qu’ils n’étaient pas en mesure d’indiquer s’ils avaient mis en place de telles politiques.

        En outre, on constate un manque important de mesures et de données dans les secteurs de l’environnement et de la santé végétale. Si 78 pays disposent de réglementations visant à prévenir la contamination de l’environnement en général, seuls 10 d’entre eux déclarent être dotés de systèmes complets pour assurer la conformité de l’ensemble des activités de gestion des déchets aux réglementations, notamment celles qui limitent le rejet de résidus antimicrobiens dans l’environnement. Ces mesures sont insuffisantes pour protéger l’environnement contre les risques liés à la production d’antimicrobiens.

        « Ce rapport montre un mouvement de plus en plus important pour combattre la résistance aux antimicrobiens », indique le Dr Ranieri Guerra, Sous-Directeur général chargé de la résistance aux antimicrobiens à l’OMS. « Nous appelons les gouvernements à prendre des engagements durables dans tous les secteurs – santé humaine et animale, santé végétale et environnement – sans quoi nous risquons de perdre l’usage de ces précieux médicaments. »

        « Apporter un soutien aux pays à revenu faible ou intermédiaire afin qu’ils suivent les orientations relatives à l’utilisation responsable et prudente des antimicrobiens chez les animaux constitue une priorité absolue », déclare le Dr Matthew Stone, Directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). « L’application des normes internationales spécifiques de l’OIE, une législation nationale adaptée et le renforcement des Services vétérinaires constituent des étapes essentielles pour aider l’ensemble des parties prenantes du secteur de la santé animale à contribuer à parer à la menace que pose la résistance aux antimicrobiens. »

        “FAO welcomes that many countries are taking concrete steps towards the responsible use of antimicrobials in agriculture,” says Maria Helena Semedo, FAO Deputy Director-General. “However, countries need to do more to reduce the unregulated and excessive use of antimicrobials in agriculture.  We particularly urge countries to phase out the use of antimicrobials for growth promotion in animal production – terrestrial and aquatic.” 
        « La FAO se félicite que de nombreux pays prennent des mesures concrètes en faveur de l’utilisation responsable des antimicrobiens dans le secteur agricole », déclare Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe à la FAO. « Toutefois, les pays doivent déployer davantage d’efforts pour réduire l’utilisation non réglementée et excessive d’antimicrobiens dans l’agriculture. Nous exhortons particulièrement les pays à éliminer progressivement l’utilisation d’antimicrobiens comme facteurs de croissance dans la production animale tant pour les animaux terrestres qu’aquatiques. »

        Grâce à cette enquête et à d’autres sources, l’Alliance Tripartite (FAO, OIE et OMS) a pu constater que 100 pays disposent désormais de plans d’action nationaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens et que dans 51 autres pays ces plans sont en cours d’élaboration ; il faut cependant faire plus pour garantir leur mise en œuvre. Seuls 53 pays indiquent avoir un groupe de travail multisectoriel pleinement opérationnel, mais 77 autres pays ont constitué un tel groupe. Seuls 10 pays indiquent que le financement de toutes les mesures prévues dans le plan est déterminé et de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire pourraient avoir besoin d’une aide au développement à long terme pour mettre en œuvre leurs plans de manière efficace et durable. De façon positive, sur les 10 premiers pays producteurs de volailles, de porcs et de bovins qui ont répondu à l’enquête sur la résistance aux antimicrobiens, 9 pays ont au minimum élaboré un plan d’action national; et la majorité ont mis en œuvre des plans assortis d’un mécanisme de surveillance.  


        À propos de l’enquête
        L’enquête mondiale de l’Alliance Tripartite sur les progrès accomplis par les pays dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du /www.wpro.who.int/entity/drug_resistance/resources/global_action_plan_eng.pdf _blank>Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens, lequel a été approuvé en 2015 par les États Membres de l’OMS et de la FAO, ainsi que par les Pays membres de l’OIE.
        L’enquête a été mise au point et lancée conjointement par les trois organisations et le rapport analyse les données issues de la deuxième année de l’enquête.
        L’enquête de 2018 a été complétée par 154 pays (sur les 194 États Membres de l’OMS contactés). Toutes les réponses des deux années sont publiées dans une base de données en accès libre, offrant ainsi la possibilité de réaliser un examen dans le pays avec la société civile et d’autres parties prenantes.


        Useful Links:

        • /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/database/en/ _blank>Lien vers la base de données et le rapport
        • /www.who.int/antimicrobial-resistance/publications/Analysis-report-of-AMR-country-se/en/ _blank>Webinaire sur la AMR au niveau pays: 19 juillet 2018
        • /http//www.oie.int/index.php?id=2413&L=3 _blank>Portail de l’OIE sur l’AMR
        • /http//www.oie.int/for-the-media/amr/multimedia-ressources/ _blank>Ressources multimédia de l’OIE sur l’AMR

         

        Contacts Presse

        OIE
        Catherine Bertrand-Ferrandis
        Email : media@oie.int

        WHO
        Gregory Hartl
        Email: hartlg@who.int

        FAO
        Erwin Northoff
        Email: erwin.northoff@fao.org


      • Découvrez le Rapport annuel 2017 de l'OIE

        Paris, le 20 juin 2018 – Plus d'1,3 milliard de personnes dépendent de l'élevage pour leur subsistance, ce qui signifie que des animaux en bonne santé contribuent de façon essentielle à rendre leurs conditions de vie plus satisfaisantes.

        « Partout dans le monde, des hommes et des femmes travaillent pour améliorer la santé animale et protéger la subsistance de millions de familles rurales. Ces hommes et ces femmes sont les membres des Services vétérinaires nationaux », rappelle la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. Le rapport annuel de l'OIE revient sur les actions entreprises en 2017 et leurs retombées, et expose la manière dont l'OIE a œuvré au côté des Services vétérinaires nationaux des Pays membres pour construire des systèmes de santé animale résilients.

        Pour en savoir plus, visitez le siteweb interactif dédié:annualreport2017/fr/index.html _blank _blank> www.oie.int/rapport2017

        Atteindre les objectifs du 6e Plan stratégique de l'OIE sera seulement possible grâce à un travail en coopération étroite avec les partenaires et le réseau mondial de l'Organisation. Découvrez, dans cette vidéo, les acteurs qui contribuent au succès des activités de l'OIE :

         Liens utiles:
        • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/oie-director-generals-2017-activity-report/ _blank _blank> Rapport d'activité 2017 de la Directrice générale de l'OIE, présenté lors de la 86e Session générale de l'OIE
        • 6e Plan stratégique de l'OIE (Home/eng/About_us/docs/pdf/6thSP_FR.pdf _blank>Version intégrale / Home/fr/About_us/docs/pdf/6PS/FR_Info6PS_rond_HR.pdf _blank>Infographie)

      • La collaboration « Tous unis contre la rage » lance un plan mondial pour éliminer les morts humaines dues à la rage

        © OIE/M.J.Gordoncillo

        Paris /Genève/Rome/Manhattan (KS), le 18 juin 2018 - Investir environ 50 millions d’USD d'ici à 2030 peut contribuer à éliminer la rage transmise par les chiens. Dans ce cadre, un plan stratégique fondé sur une approche graduelle, globale et intersectorielle pour éliminer les morts humaines liées à la rage vient d'être lancé par la collaboration « tous unis contre la rage », qui rassemble quatre partenaires : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), et l’Alliance mondiale contre la rage (GARC).

         « Zéro d'ici 2030 : le plan stratégique mondial pour éliminer les décès humains liés à la rage transmise par les chiens » a été développé suite à un appel mondial lancé en 2015 pour « éliminer les décès humains dus à la rage d'ici 2030 ».

        Ce plan, finalisé en concertation avec des acteurs mondiaux, régionaux et nationaux compétents, est fondé sur la dynamique internationale actuelle pour l'élimination de la rage.

        Conformément aux Objectifs de Développement durable et de bonne santé pour tous des Nations Unies, le plan « Zéro d'ici 2030 » milite pour l'investissement afin de renforcer les systèmes de santé humaine et animale et de sauver des vies.

        Un Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/UnitedAgainstRabies/Executive%20summary_Unitedagainstrabies_sept2017.pdf summary_Unitedagainstrabies_sept2017.pdf _blank>résumé du plan a été publié lors de la dernière Journée mondiale contre la rage (le 28 septembre).

        Ce plan prévoit une riposte préventive coordonnée, intégrée au renforcement des systèmes de santé humaine et vétérinaire afin d'atteindre les populations les plus défavorisées du monde. Il vise à atteindre ces objectifs en impliquant tous les pays, en les dotant de capacités et en leur permettant de mener et renforcer leurs efforts d'éradication.

        Dans 99 % des cas, des chiens domestiques sont responsables de la transmission du virus de la rage aux humains — en grande partie suite à des morsures, des griffures ou via la salive. La rage est évitable à 100 % grâce à la vaccination. Pourtant elle tue près de 59 000 personnes chaque année — une personne meurt de la rage toutes les neuf minutes et 40 % d'entre elles sont des enfants vivant en Asie et en Afrique.

        Le monde a les connaissances, la technologie et les vaccins nécessaires pour éliminer la rage. Ce plan soutenu par les quatre partenaires vise à :

         Home/eng/Media_Center/docs/Zero_by_30_FINAL_online_version.pdf _blank>- prévenir la rage transmise par les chiens et y riposter en améliorant la sensibilisation et l’éducation, en réduisant le risque pour l’homme au moyen de l’extension de la vaccination canine et en développant l’accès aux soins, aux médicaments et aux vaccins pour les populations à risque ;

        - générer un impact et le mesurer en appliquant des directives efficaces pour la lutte antirabique et en encourageant le recours à des techniques novatrices de surveillance pour suivre les progrès vers le but de « Zéro d’ici 2030 » ;

         - démontrer l’impact de la collaboration « Tous unis contre la rage » au niveau des programmes nationaux, régionaux et mondiaux d’élimination, afin d’assurer la poursuite de l’engagement des parties prenantes à tous les niveaux et un financement durable pour parvenir à «Zéro d’ici 2030».

        Investir dès maintenant dans l'élimination de la rage contribuera à accélérer la cadence pour faire de Home/eng/Media_Center/docs/ZERO%20BY%2030.pdf _blank>l'objectif 2030 une réalité.

         Découvrez comment fonctionnent les Banques de vaccins de l'OIE :

        Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE

        Informations complémentaires :
        • Consultez l'intégralité du Plan stratégique global: Home/eng/Media_Center/docs/Zero_by_30_FINAL_online_version.pdf _blank>Zero cas d'ici 30 (en anglais)
        • Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/EN_executiveSummary.pdf _blank>Panorama des objectifs du Plan stratégique mondial (en anglais)
        • sante-animale-dans-le-monde/portail-rage/plan-strategique-mondial/ _blank _blank>Portail de l’OIE sur la rage
        • /www.thelancet.com/pdfs/journals/langlo/PIIS2214-109X(18)30302-4.pdf _blank>Article de Lancet sur le Plan stratégique global de la rage (en englais)

        Contacts:
        • OIE : Dr Catherine Bertrand-Ferrandis, (+33) 6 16 46 28 90, media@oie.int
        • OMS : Ashok Moloo, (+41) 079 540 5086, molooa@who.int
        • Alliance mondiale contre la rage (GARC) : Kim Doyle, (+44) 07453 099 399, media@rabiesalliance.org
        • FAO :  Adel Sarkozi, (+39) 06 570 52537, adelka.sarkozi@fao.org

      • Renforcement du partenariat international destiné à lutter contre les risques sanitaires liés à l’espèce humaine, à l’animal et à l’environnement


        De gauche à droite: Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS, Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE et M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO après la signature du Mémorandum d'accord
        © OIE/C. Bertrand-Ferrandis

        Paris, 30 mai 2018 - L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) se sont entendus aujourd’hui pour renforcer leur action commune visant à lutter contre les menaces sanitaires découlant des interactions avec l’environnement et entre humains et animaux.

        Dans le cadre d’un protocole d’accord signé aujourd’hui, la FAO, l’OIE et l’OMS se sont entendus afin de renforcer leur partenariat et de concentrer leurs efforts sur la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM).

        La RAM est une question prioritaire pour les trois organisations, qui travaillent ensemble à développer des systèmes mondiaux de surveillance de la RAM et de l’utilisation des antimicrobiens, à mettre en œuvre un programme mondial de gestion des antimicrobiens et un cadre de travail de surveillance et d’évaluation du plan d’action mondial. Un cadre de travail complet rassemblant toutes les normes internationales pour une utilisation responsable et prudente des antimicrobiens est régulièrement mis à jour en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques.

        En plus de la RAM, le nouvel accord se concentrera sur l’amélioration des capacités de prévision de maladies afin d’accélérer la mise en œuvre des interventions face aux maladies émergentes et maladies zoonotiques endémiques (dont les maladies d’origine alimentaire) - aidant ainsi les pays à renforcer leurs systèmes nationaux de santé - et sur l’organisation d’activités conjointes portant sur la réduction des menaces.

        «Plus de 60% des pathogènes existants et émergents affectant les humains sont d’origine animale ; 75% d’entre eux proviennent de la faune. Nous ne pouvons pas travailler sur la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes de manière individuelle. Nous devons les gérer ensemble. Ce partenariat réunit l’expertise unique de chaque organisation pour réaliser cela, et ce, à travers l’approche Une seule santé» a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

        «Chaque secteur comporte ses propres spécificités mais les pays membres de nos trois organisations font face aux mêmes défis. Notre collaboration est donc fondamentale afin de les aider à mieux y faire face et notamment en démontrant que ce partenariat entre plusieurs organisations internationales soutiennent celles au niveau national, régional et même local. Cela prouve que l’approche Une seule santé n’est pas juste un concept mais qu’il s’agit de la réalité quotidienne que nous sommes en train de construire à travers le développement et la mise en œuvre d’un programme de travail ambitieux qui se concentre sur des priorités communes» a déclaré le Dr Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

        «La menace posée par la résistance aux antimicrobiens affecte les humains, les animaux et notre écosystème. C’est pourquoi le partenariat tripartite de l’OMS, de la FAO et de l’OIE est vital» a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur-général de l’OMS. « Travailler ensemble est la seule manière d’éviter les énormes coûts humains, sociaux, économiques et environnementaux associés à la résistance aux antimicrobiens»."

        Se développer afin relever de nouveaux défis

        Les avancées réalisées dans le secteur du transport, le développement du commerce international, la croissance des populations et l’expansion agricole ont fortement altéré la manière dont les maladies émergent et se propagent, soulignant plus que jamais la nécessité de l’approche « pour-les-medias/une-seule-sante/ _blank>One Health ».

        La FAO, l’OMS et l’OIE travaillent ensemble depuis les années 1940 et Home/eng/Current_Scientific_Issues/docs/pdf/FINAL_CONCEPT_NOTE_Hanoi.pdf _blank>collaborent formellement à lutter contre la résistance aux antimicrobiens et des maladies telles que la grippe et la rage depuis 2010. En 2017, leur Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Tripartite_2017.pdf _blank>deuxième document stratégique a été publié, réaffirmant ainsi leur engagement.

        Réunir les connaissances, les idées et les capacités techniques liées à la santé animale et humaine et de l’agriculture et de l’alimentation peut contribuer à générer de fortes synergies afin de parvenir à des solutions plus solides, efficaces et rentables face aux problèmes sanitaires auxquels est confronté le monde d’aujourd’hui.

        Quelques activités conjointes qui feront partie du nouvel accord :

        • Soutenir le Groupe de coordination inter-organisations sur la RAM établi lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016 ainsi que la mise en œuvre du /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/fr/ _blank>Plan d’action mondial contre la RAM.
        • Engager un dialogue avec les pays afin de renforcer les services nationaux et régionaux de santé humaine, animale et alimentaire.
        • Améliorer la collaboration inter-organisations avec des analyses prospectives, la gestion des risques, le renforcement de la préparation et la mise en œuvre d’interventions conjointes face aux maladies infectieuses émergentes, ré-émergentes et négligées à l’interface de l’écosystème animal-humain.
        • Relever les défis liés à la salubrité alimentaire en ayant recours à une approche multisectorielle afin de renforcer la sécurité alimentaire.
        • Promouvoir une recherche et un développement coordonnés afin de parvenir à une compréhension commune des maladies zoonotiques prioritaires et de la recherche et du développement nécessaire afin de les détecter, de les prévenir et de les contrôler.
        • Développer un Code volontaire de conduite afin de renforcer la mise en œuvre des normes internationales destinées à une utilisation responsable et prudente des antimicrobiens.

        Discours de Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE, à l'occasion de la signature du mémorandum d'accord

        Liens utiles:
        • Communiqué de presse de l'OIE: pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/oie-general-session-three-new-steps-in-the-fight-against-antimicrobial-resistance/ _blank>Trois nouvelles avancées dans la lutte contre l'antibiorésistance
        • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portail de l'OIE sur la RAM
        • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens et leur utilisation prudente

        Contacts médias

        OIE
        Catherine Bertrand-Ferrandis
        Tel: +33 6 16 46 28 90

        Email : media@oie.int>media@oie.int

        FAO
        George Kourous
        Tel: +39 06 570 53168
        Email: george.kourous@fao.org _blank>george.kourous@fao.org

        OMS

        Sarah Cumberland
        Tel: +41 79 206 1403
        Email: cumberlands@who.int _blank>cumberlands@who.int 

      • Clôture de la 86e Session générale de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE)


        Paris, le 25 mai 2018 –
        Ouverte pour la troisième et dernière année de son mandat par le Président de l’OIE, le Dr Botlhe Michael Modisane, Délégué de l’Afrique du Sud, la 86e Session générale de l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE a eu lieu cette semaine à la Maison de la Chimie à Paris. Près de 1000 participants représentant les Délégués des 181 Pays membres, de nombreux scientifiques, des observateurs issus de 62 organisations internationales, intergouvernementales, régionales et nationales ont participé à cet événement.

        La Cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de 21 ministres et représentants gouvernementaux des Pays membres de l’OIE, ainsi que d’acteurs institutionnels majeurs.

        Au terme de six jours de consultation, les Délégués de l’OIE ont adopté 34 Résolutions, y compris des normes internationales nouvelles ou amendées visant à protéger et améliorer la santé et le bien-être des animaux.

        De plus, l’Assemblée mondiale a accueilli le 182e Pays membre à rejoindre l’OIE, Sainte-Lucie, et a procédé à l'élection des membres des quatre Commissions spécialisées, des Bureaux des cinq Commissions régionales, ainsi que du Conseil de l'OIE.

        Le Dr Mark Schipp, Délégué de l'OIE pour l’Australie, a été élu nouveau Président de l'OIE et commencera sans d?

        Normes internationales nouvelles et modifiées

        Que ce soit en matière de prévention et de contrôle des maladies des animaux terrestres et aquatiques, de bien-être animal ou en ce qui concerne les méthodes de diagnostic et la qualité des vaccins, les Délégués de l’OIE ont adopté et révisé un certain nombre de normes internationales. Un résumé et des commentaires concernant quelques modifications importantes sont présentés ci-dessous. Il est à noter :

        • la révision de 17 chapitres et l'ajout de 9 nouveaux chapitres au Code terrestre de l'OIE ;
        • la révision de 29 chapitres du Manuel terrestre de l'OIE ;
        • la révision de 16 chapitres et l'ajout d'1 nouveau chapitre au Code aquatique de l'OIE ;
        • la révision de 6 chapitres du Manuel aquatique de l'OIE
        De plus, le Guide de l'utilisateur et certaines définitions du Glossaire ont été modifiés dans les deux Codes et dans le Manuel terrestre.

        Santé et bien-être des animaux terrestres

        Plusieurs chapitres traitant de différentes maladies animales ont été ajoutés ou révisés, tout comme certains chapitres généraux, y compris ceux portant sur le bien-être animal.

        • Le chapitre consacré au zonage et à la compartimentation a été entièrement révisé et complété pour aider les Pays membres à appréhender ces concepts — zone indemne, zone infectée, zone de protection et zone de confinement — et ainsi mieux contrôler les maladies animales tout rendant les échanges commerciaux plus sûrs.
        • Un nouveau chapitre sur la vaccination a été élaboré afin de dispenser des conseils aux Pays membres pour mettre en œuvre des programmes de vaccination en soutien des programmes et stratégies de contrôle des maladies animales. Des chapitres relatifs à la fabrication de vaccins à usage vétérinaire ont aussi été modifiés.
        • Le chapitre consacré la morve a été entièrement revu dans le but d'aider les Pays membres à mettre en œuvre de manière plus efficace les mesures d'éradication et de contrôle de cette maladie.
        • Un nouveau chapitre consacré aux porcs a été ajouté à la section traitant du bien-être des animaux au sein des systèmes de production. Adopté par l'Assemblée générale, il complète les chapitres existants dédiés aux bovins à viande, aux bovins laitiers et aux poulets de chair.

        Santé des animaux aquatiques

        Certains chapitres du Code aquatique et du Manuel aquatique ont été modifiés. Un nouveau chapitre traitant de l'infection par Batrachochytrium salamandrivorans a notamment été complété après que cette maladie affectant les amphibiens ait été ajoutée à la liste des maladies des animaux aquatiques en 2017. Il formule des recommandations visant à contrôler cet agent pathogène et prévenir sa propagation lors des échanges commerciaux internationaux d'amphibiens et de leurs produits.

        Élections des experts des Commissions spécialisées de l'OIE

        En amont de leur présentation pour adoption par les Pays membres, toutes les normes nouvelles et révisées font l’objet d’un examen attentif par les experts des quatre Commissions spécialisées (Commission du Code terrestre, Commission scientifique, Commission des laboratoires, Commission des animaux aquatiques), qui sont élus par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE pour une durée de trois ans. La composition de ces Commissions sera bientôt annoncée sur le site internet de l'OIE.

        Soutenir la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE pour favoriser la sécurité sanitaire du commerce des animaux et de leurs produits et répondre aux besoins spécifiques de renforcement des capacités

        L'OIE continue d'œuvrer pour améliorer la santé et le bien-être animal, et favoriser la sécurité sanitaire des échanges commerciaux en encourageant notamment la mise en œuvre de ses normes par les Pays membres. L'objectif du Thème technique abordé lors de la Session générale était, à travers un questionnaire, d'identifier et analyser les obstacles à la mise en œuvre de ces normes, et de formuler des recommandations sur la manière dont l'OIE pourrait aider les Pays membres à les surmonter. Parmi les principaux défis, nombre de pays ont mentionné en particulier le manque de compétences techniques, l'obsolescence des législations vétérinaires, le manque de confiance et de transparence.

        L'OIE a réaffirmé son engagement à plaider pour le renforcement des Services vétérinaires et des Services chargés de la santé des animaux aquatiques, en particulier à travers le déploiement d'activités de renforcement des capacités. De plus, l'Assemblée mondiale a adopté une Résolution accordant à l'OIE un mandat pour créer un Observatoire. Celui-ci est destiné à servir d'outil de suivi et d'évaluation de la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE. En évaluant les progrès et les difficultés rencontrées par les Pays membres, ce projet contribuera à l'amélioration en cours du processus d'élaboration des normes de l'OIE et des activités de renforcement des capacités directement associées.

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        Situation zoosanitaire mondiale

        L’une des missions phares de l’OIE est de garantir la transparence de la situation mondiale des maladies animales, y compris des zoonoses. La situation zoosanitaire mondiale a été présentée à l'Assemblée. Cette présentation s'est appuyée sur les rapports soumis à l'OIE par ses Pays membres entre le 1er janvier 2017 et le 6 mai 2018. Cette Session générale a également donné l’occasion aux Pays membres d’échanger sur leurs problématiques nationales dans ce domaine et sur les nouveautés en matière de partage de l’information zoosanitaire.

        Une attention particulière a été apportée à certaines maladies faisant l'objet d'actions de contrôle ou d'éradication au niveau mondial ou à des maladies prioritaires dont : l'épizootie mondiale d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) chez les oiseaux, la peste des petits ruminants (PPR),la fièvre aphteuse, la tuberculose bovine, la dermatose nodulaire contagieuse, la peste porcine africaine, ainsi qu'une maladie émergence causée par le virus du Tilapia lacustre.

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        Statuts sanitaires officiellement reconnus

        L’Assemblée mondiale des Délégués OIE a accordé 11 certificats de reconnaissance de statuts sanitaires officiels à 10 pays. Aucun programme de contrôle sanitaire n’a été validé cette année.

        Six chapitres du Code terrestre de l'OIE se rapportant à des maladies ont été ajoutés afin d'aider au mieux les Pays membres dans la constitution de leurs dossiers pour la reconnaissance du statut sanitaire officiel des maladies correspondantes.

        pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/state-of-play-of-the-global-animal-health-situation/ _blank _blank>[Plus d'informations]

        Projet de rénovation du système WAHIS

        L'élaboration, le lancement et la pérennité d'un système mondial d'information zoosanitaire rénové ainsi que son utilisation récurrente par les Services vétérinaires nationaux sont au cœur du Sixième plan stratégique 2016-2020 de l'OIE. Intitulé projet WAHIS+, le développement d'une version augmentée de WAHIS a débuté en avril 2018 par la première étape de conception globale de sa nouvelle plateforme. Celle-ci traitera la collecte, l'analyse et la diffusion des données de manière transdisciplinaire et holistique et intègrera des innovations technologiques destinées à améliorer la transparence, la qualité et la polyvalence des données de santé animales disponibles mondialement en temps réel pour appuyer l'élaboration des politiques.

        De plus, l'interopérabilité entre WAHIS+ et d'autres bases de données pertinentes de niveau mondial, régional et national viendra renforcer les programmes et initiatives régionales, comme l'évaluation de la performance des Services vétérinaires (Processus PVS), le suivi des actions de lutte contre l'antibiorésistance (AMR) et les stratégies d'éradication des maladies.

        Une gouvernance solide a été établie pour appuyer le développement stratégique de ce projet et veiller à la participation d'acteurs pertinents représentant chacune des régions de l'OIE ainsi que les utilisateurs finaux.

        Action mondiale pour réduire la menace de la résistance aux agents antimicrobiens (AMR)

        L'OIE travaille activement sur la thématique de l'AMR et sur la sensibilisation au rôle essentiel joué par les vétérinaires dans la supervision de l'utilisation prudente des agents antimicrobiens chez les animaux. Dans ce cadre, la campagne « /www.oie.int/index.php?id=2413&L=1 _blank>NOUS COMPTONS SUR VOUS pour manipuler les antimicrobiens avec précaution » a été lancée au niveau mondial en 2017-2018 en appui de la Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie mondiale de l'OIE sur ce thème, publiée en 2016. Celle-ci encourage notamment la collecte annuelle de données des Pays membres dans le but d'assurer le suivi des tendances d'utilisation des antimicrobiens, et mesurer l'impact des plans d'action nationaux.

        Des définitions nouvelles et modifiées concernant l’« usage médical vétérinaire » et « usage non médical vétérinaire» des agents antimicrobiens, et des « promoteurs de croissance » ont été ajoutées dans les chapitres du Code terrestre consacrés à l'AMR. Cela permettra de déterminer plus précisément ce que les Pays devront signaler concernant leur utilisation des agents antimicrobiens chez les animaux et, ce faisant, contribuera à l'effort mondial de lutte contre l'antibiorésistance. Ces définitions soulignent le rôle indispensable de la prescription vétérinaire qui devra être obligatoire pour tout usage médical vétérinaire. La nécessité de s'engager en faveur de la suppression progressive de l'utilisation des promoteurs de croissance a été soulignée par l'Alliance tripartite (OMS/FAO/OIE) dans un message conjoint adressé aux Pays membres.

        Pour promouvoir l'action entreprise mondialement à ce sujet, la fr/ _blank>2nde Conférence mondiale de l'OIE sur l’antibiorésistance à Marrakech (Maroc) du 29 au 31 octobre 2018, se focalisera sur une mise en œuvre plus efficace des normes internationales de l'OIE sur l'AMR.

        pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/oie-general-session-three-new-steps-in-the-fight-against-antimicrobial-resistance/ _blank _blank>[Plus d'informations]

        Renforcer le réseau scientifique d’expertise de l’OIE

        L'OIE a accès à des connaissances scientifiques et des compétences de premier plan grâce à son réseau mondial de Centres de référence composé de expertise-scientifique/laboratoires-de-reference/liste-de-laboratoires/ _blank>Laboratoires de référence et de expertise-scientifique/centres-collaborateurs/liste-des-centres/ _blank>Centres collaborateurs. Le partage d’informations entre ces différents instituts se révèle indispensable pour les réussites enregistrées en matière de contrôle de la santé et des maladies animales dans le monde. En 2017, des nouvelles Home/fr/Our_scientific_expertise/docs/pdf/FR_SOP_RL_applications.pdf _blank>procédures de désignation des Laboratoires de référence de l'OIE ont été adoptées afin de garantir l'excellence de ce réseau. Des dispositions similaires s'appliquant aux Centres collaborateurs de l'OIE ont été prises lors de la présente Assemblée générale. Elles identifient plusieurs critères de performance auxquels doivent répondre les établissements pour prouver la qualité de leur système de gestion, notamment par le biais des accréditations ISO. Ne pas répondre à ces critères peut entraîner une suspension temporaire. Cela a été le cas pour quelques établissements en 2018, tandis que la désignation de nouvelles institutions a été approuvée par l'Assemblée mondiale des Délégués, portant à 301 le nombre officiel des Centres d'excellence scientifiques de l'OIE. Ceux-ci sont présents dans 50 pays des cinq régions de l'OIE.

        L’ensemble des Résolutions adoptées lors de la 86e Session générale de l’OIE sera prochainement publié sur le site de l’OIE.

        ***

        Suivez les discussions de la 86e Session générale de l’OIE sur les réseaux sociaux : #86SG (/twitter.com/OIEAnimalHealth _blank>Twitter /www.facebook.com/WorldorganisationforanimalhealthOIE/ _blank>Facebook).

        De plus, certaines sessions et interviews seront retransmises sur notre chaîne /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLE67GV29vWJcmLJ1rg5TmS _blank _blank>Youtube, et des photos officielles de l’événement seront mises à disposition sur /www.flickr.com/photos/oie-photos/albums/72157694077947681 _blank>FlickR.

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      • Session générale de l'OIE : Trois nouvelles avancées dans la lutte contre l'antibiorésistance


        De gauche à droite : Dr Matthew Stone, Directeur général adjoint de l’OIE, Dre Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE, Dr Michael Botlhe Modisane, Président de l’OIE et Dr Étienne Bonbon, Président de la Commissions des normes sanitaires pour les animaux terrestres.
        © OIE / Maurine Tric

        Paris, le 25 mai 2018 – La résistance aux antimicrobiens est un problème mondial affectant la santé des humains et des animaux qui résulte de l'utilisation des agents antimicrobiens à la fois chez les humains et les espèces non-humaines. Les antimicrobiens étant des médicaments essentiels à la santé et au bien-être des humains et des animaux, l'expansion de la résistance à ces derniers menace les médecines humaines et vétérinaires modernes telles que nous les connaissons. Il revient par conséquent aux secteurs de la santé humaine et animale et de la gestion des écosystèmes de préserver leur efficacité.
        Ces dix dernières années, l'OIE et ses 181 Pays membres ont édifié un pour-les-medias/amr-fr/normes-de-loie/ _blank>ensemble exhaustif de normes et lignes directrices internationales, définissant un cadre pour l'utilisation responsable et prudente des produits antimicrobiens chez les animaux et pour la surveillance et le suivi de la résistance à ces derniers et des quantités de produits antimicrobiens utilisés. Les discussions qui se sont tenues cette semaine lors de la Session générale ont engendré trois principales actualisations et adaptations de ces normes.

        Tout d'abord, afin de combattre l'augmentation attendue de la résistance aux antimicrobiens, placer l'usage de ces médicaments chez les humains et les animaux sous la supervision de professionnels médicaux et vétérinaires formés est considéré comme une priorité par la communauté internationale, notamment par l'Alliance tripartite (FAO, OIE, OMS). En adoptant un nouvel ensemble de définitions nécessaires à un encadrement clair de la collecte des données sur l'usage des antimicrobiens, les Pays membres de l'OIE ont fait un grand pas en avant vers le renforcement de la supervision vétérinaire sur l'utilisation des antimicrobiens chez les animaux terrestres.

        Ces définitions différencient l'usage médical vétérinaire de l'usage non médical vétérinaire, ce dernier incluant la promotion de croissance. Selon la nouvelle version des normes internationales de l'OIE qui vient d'être adoptée, L’article 6.8.1.-bis du chapitre consacré dans le Code terrestre (bientôt disponible sur \\servfichd\com_arch\Pubmz\SG\session 2018\Presse\Press releases\4->www.oie.int/normesamr), l'usage médical vétérinaire désigne l'administration d'un agent antimicrobien à un individu ou à un groupe d'animaux afin de traiter, contrôler ou prévenir une maladie infectieuse.

        Chacun des termes « traiter », « contrôler » et « prévenir » ont aussi été clairement définis :

        • « traiter » signifie administrer un agent antimicrobien à un individu ou à un groupe d'animaux présentant les signes cliniques d'une maladie infectieuse ;
        • « contrôler » signifie administrer un agent antimicrobien à un groupe d'animaux comptant des animaux malades et sains (potentiellement infectés) pour minimiser ou faire cesser les signes cliniques et prévenir une propagation ultérieure de la maladie ;
        • « prévenir » signifie administrer un agent antimicrobien à un individu ou à un groupe d'animaux risquant de contracter une infection spécifique ou lorsqu'il est probable qu’une maladie infectieuse apparaisse dans une situation spécifique si jamais ce médicament n'était pas administré.

        D'un autre côté, l'usage non médical vétérinaire se définit par l'administration d'agents antimicrobiens chez les animaux dans tout autre but que de traiter, contrôler ou prévenir une maladie infectieuse ; cette définition inclut la promotion de croissance, définie par l'administration d'agents antimicrobiens aux animaux dans le seul but d'accélérer leur prise de poids ou d'augmenter l'efficacité de leur alimentation.

        Associés aux normes existantes sur l'utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens chez les animaux (voir www.oie.int/antibioresistance), ces nouveaux textes constitueront un formidable atout pour les Services vétérinaires et leur permettront de plaider pour l’adaptation des législations nationales, et le renforcement de la supervision vétérinaire dans l'utilisation des antimicrobiens chez les animaux. Formés et supervisés de manière adéquate par les Organismes statutaires vétérinaires, les praticiens vétérinaires représentent une part essentielle de la solution dans la lutte contre la résistance aux agents antimicrobiens.

        Un autre sujet considéré comme une priorité par l'Alliance tripartite est la suppression progressive de l'utilisation des antimicrobiens des plus précieux pour la santé humaine que sont les promoteurs de croissance dans les systèmes agricoles et d'élevage. En 2017, 60 Pays membres signalaient encore avoir recours aux antimicrobiens en tant que promoteurs de croissance, soit par l'autorisation directe de certains composants, ou parce que le pays ne disposait pas de cadre réglementaire concernant cette question.

        À travers l'adoption d'une modification de la Liste OIE des agents antimicrobiens importants en médecine vétérinaire (bientôt disponible sur pour-les-medias/amr-fr/normes-de-loie/ _blank _blank>www.oie.int/normesamr) les lignes directrices de l'OIE considèrent désormais que l'utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens exclut l'utilisation de ceux-ci pour la promotion de la croissance en l'absence d'analyse des risques. Les classes d'agents antimicrobiens appartenant au classement de l’OMS des Antimicrobiens d'importance critique placés en Priorité majeure doivent aussi être considérées comme des priorités majeures pour les pays lors de la suppression progressive de l'utilisation des agents antimicrobiens en tant que promoteurs de croissance. Enfin, la liste de l'OIE déclare que l'utilisation des promoteurs de croissance appartenant aux Fluoroquinolones, la Colistine et les Céphalosporines de 3e et 4e générations devra être interdite immédiatement.

        L'adoption de la révision des normes internationales de l'OIE portant sur l'harmonisation des programmes nationaux de surveillance et de suivi de la résistance aux antimicrobiens (Chapitre 6.7. du Code terrestre, bientôt disponible sur pour-les-medias/amr-fr/normes-de-loie/ _blank>www.oie.int/normesamr) a été validée ce jour. Reconnaissant que la surveillance de la résistance aux agents antimicrobiens est un défi technique colossal pour les Pays membres, ces révisions leur fournissent des lignes directrices scientifiques détaillées pour l'organisation des systèmes de surveillance nationaux.

        Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre l'AMR dans tous les secteurs, notamment depuis l'adoption en 2015 du /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/fr/ _blank>Plan d'action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens et sa transposition au niveau national par le biais de /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/database/en/ _blank>plus de 100 plans d'action dans le monde entier, des défis de taille demeurent. La révision des normes internationales de l'OIE qui a eu lieu cette semaine lors de la 86e Session générale de l'OIE est signe de l'importance considérable accordée par la communauté internationale à cette question. Elle manifeste également le rôle de leadership de l'OIE et de ses membres sur ce sujet, dans le domaine vétérinaire. Les discussions se poursuivront afin de prévoir les prochaines étapes de cette lutte et de soutenir les pays dans la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE, en particulier lors de la fr/ _blank>2nde Conférence mondiale de l'OIE sur l'antibiorésistance, qui se tiendra à Marrakech (Maroc) du 29 au 31 octobre 2018, ainsi qu'à travers le partenariat permanent établi avec la FAO et l'OMS dans le cadre de l'Alliance tripartite.

        Pour plus d'information :
        • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank _blank>La stratégie de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens et leur utilisation prudente
        • 86SG Spotlight:
        • /www.youtube.com/watch?v=GAKEF_RUiQc _blank>Quelles sont les nouveautés pour l'utilisation des antimicrobiens chez les animaux ? (en anglais)
        • /www.youtube.com/watch?v=lIEX5fZT0yc _blank>2nde Conférence mondiale de l'OIE sur l'antibiorésistance (en anglais)


        ***

        Suivez les discussions de la 86e Session générale de l’OIE sur les réseaux sociaux : #86SG (/twitter.com/OIEAnimalHealth _blank>Twitter /www.facebook.com/WorldorganisationforanimalhealthOIE/ _blank>Facebook).

        De plus, certaines sessions et interviews seront retransmises sur notre chaîne /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCLE67GV29vWJcmLJ1rg5TmS _blank _blank>Youtube, et des photos officielles de l’événement seront mises à disposition sur /www.flickr.com/photos/oie-photos/albums/72157694077947681 _blank>FlickR.

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      mercredi 19 juin 2019

      • Lancement d’un nouveau Fonds fiduciaire multi-partenaires pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans le monde entier
        Noordwijk (Pays-Bas), le 19 juin 2019 - La collaboration Tripartite – une initiative conjointe menée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a lancé le Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM. Le Fonds bénéficie d'une contribution initiale de 5 millions de dollars de la part du gouvernement néerlandais. Le Fonds fiduciaire contre la RAM devrait opérer sur une période de cinq ans, jusqu'en 2024, et a pour objectif de soutenir les pays dans le cadre de leur lutte contre la menace posée par la RAM, probablement l'une des menaces les plus complexes pesant actuellement sur la santé mondiale. La résistance aux antimicrobiens se réfère à la capacité des bactéries et d'autres microbes à développer une résistance naturelle aux médicaments que nous utilisons pour les traiter. Ce phénomène s'en voit accéléré lorsque l'on fait face à une utilisation excessive ou inappropriée de produits pharmaceutiques qui sont conçus pour tuer les agents pathogènes indésirables chez les humains, chez les animaux et dans les cultures. La surutilisation et la mauvaise utilisation d'antibiotiques chez les humains et dans la santé animale contribue fortement à cette résistance. La hausse des cas de RAM représente une menace décrite comme un « tsunami silencieux ». Les microorganismes résistants aux médicaments sont maintenant responsables de près de 700 000 décès chaque année, un chiffre appelé à augmenter pour atteindre les 10 millions par an si rien n'est fait. « Lutter contre la résistance aux antimicrobiens est surtout une affaire de changement de comportement. Je ne parle de se laver les mains plus souvent mais plutôt de s'assurer que les antibiotiques soient prescrits moins facilement et de changer les méthodes de travail afin de réduire les chances de propagation de bactéries résistantes », a déclaré Mr Bruno Bruins, Ministre néerlandais en charge des soins médicaux et du sport. Ce sujet est si important qu'il mérite de rester en tête des priorités politiques internationales. Les pays ont élaboré des plans remarquables et il est maintenant temps de les mener à bien. Le Fonds fiduciaire multi-partenaires que nous lançons aujourd'hui nous aidera à y parvenir car le problème est trop gros pour qu'un pays puisse y venir à bout tout seul. « Malheureusement, les frontières n’arrêtent pas les bactéries. Mais en mettant en commun nos efforts et nos connaissances, nous pouvons nous aider mutuellement à lutter contre la RAM. Il y a encore de la marge lorsqu'il s'agit d'améliorer la manière dont les antibiotiques sont utilisés dans la production animale. Cette conférence représente une bonne occasion d'engager le dialogue et d'apprendre les uns des autres », a indiqué Mme Carola Schouten, Ministre néerlandaise de l'agriculture, de la nature et de la qualité alimentaire. « Nous avons tous un rôle à jouer lorsqu'il s'agit de protéger l'efficacité des agents antimicrobiens et le Fonds fiduciaire contre la RAM nous donne l'opportunité de soutenir ces efforts dans différents secteurs aux niveaux régional, national et mondial », a précisé la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Il faut lutter contre la RAM par le biais de l'approche « Une seule santé » et ces efforts doivent être soutenus par des engagements sur le long terme de la part de tous les protagonistes. L'OIE est engagée à aider le secteur de la santé animale à remplir ses engagements et à s'assurer qu'animaux et humains continueront à bénéficier des antimicrobiens pour traiter leurs maladies dans le futur » a-t-elle souligné. « La FAO est totalement dédiée à la lutte contre la faim, l'insécurité alimentaire, la malnutrition et à la production d'aliments sains pour nourrir une population en hausse, et ce, de manière durable. Les antimicrobiens sont des outils nécessaires afin d'assurer la sécurité alimentaire mais ils doivent être utilisés de manière responsable. La FAO considère le Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM comme la pièce centrale de notre collaboration Tripartite, dont le but est de réduire la RAM », a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO en charge du climat et des ressources naturelles. « Ce nouveau Fonds constitue un nouvel engagement très important en vue de lutter contre la résistance aux antimicrobiens. La RAM représente un défi sérieux en matière de couverture de santé universelle et une menace pour la réalisation des Objectifs de développement durable », a indiqué la Dre Zsuzsanna Jakab, Directrice générale adjointe de l'OMS. Un appel de fonds L'appel de fonds de 70 millions de dollars sera utilisé pour soutenir les pays et la mise en œuvre du Plan de travail tripartite contre la RAM (2019-2020), en fournissant un soutien technique aux pays lorsqu'il s'agit d'élaborer leurs plans d'action nationaux contre la RAM et d'intensifier leur action au niveau local. Le Fonds fiduciaire contre la RAM souhaite contribuer à créer un monde où les maladies infectieuses continuent d'être traitées avec des antimicrobiens efficaces et sûrs et où la résistance est surveillée et contrôlée vers une croissance plus lente. La marche à suivre pour atteindre cet objectif implique de mener des activités qui vont de la sensibilisation du public à l'élaboration de plans d'action nationaux visant à surveiller la RAM et d'assurer une utilisation et une vente plus responsables des antimicrobiens. L'inaction, en raison de politiques inadéquates ou de problèmes de mise en œuvre, menace de rendre des infections banales plus difficiles à traiter et de rendre plus dangereux les traitements et procédures médicales. L'inaction pourrait également avoir pour effet d'aggraver l'insécurité alimentaire et la pauvreté rurale, lorsque les maladies animales ne peuvent plus être traitées efficacement à l'aide de médicaments vétérinaires. Le Fonds fiduciaire contre la RAM offre un mécanisme conjoint pour une attribution claire et transparente de toutes les sources de financement, tandis que ses activités porteront sur l'application de meilleures pratiques, sur le développement des activités qui ont bien marché et sur des approches innovantes qui travaillent à s'assurer que les traitements actuels soient disponibles pour les prochaines générations.

        Note : 

        Le Bureau des Nations Unies pour le Fonds fiduciaire multi-partenaires, soit le Centre d'expertise de l'ONU pour les mécanismes de financement communs, agira en tant qu'administrateur du Fonds. En tant qu'administrateur indépendant, le Bureau des Nations Unies MPTF fournira des informations en temps réel sur les contributions et sur l'utilisation des ressources mobilisées par les donateurs à travers le portail MPTF (/mptf.undp.org/>mptf.undp.org).


        Ressources :

        • Home/eng/Media_Center/docs/pdf/PortailAMR/AMR_MPTF_Tripartite_Leaflet_2019.pdf _blank>Brochure : Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM (anglais)
        • /www.amrconference2019.nl/home _blank>2nde Conférence ministérielle sur la résistance aux antimicrobiens (anglais)
        • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens
        • /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/fr/ _blank>Plan d'action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens


        Contacts médias :


        OIE

        Catherine Bertrand-Ferrandis
        Cheffe de l’Unité de communication
        email : media@oie.int 

        FAO
        Christopher Emsden
        FAO Relations avec les médias
        email : christopher.emsden@fao.org

        OMS
        Daniela Bagozzi
        email : Bagozzid@who.int


      • Lancement d’un nouveau Fonds fiduciaire multi-partenaires pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans le monde entier
        Noordwijk (Pays-Bas), le 19 juin 2019 - La collaboration Tripartite – une initiative conjointe menée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a lancé le Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM. Le Fonds bénéficie d'une contribution initiale de 5 millions de dollars de la part du gouvernement néerlandais. Le Fonds fiduciaire contre la RAM devrait opérer sur une période de cinq ans, jusqu'en 2024, et a pour objectif de soutenir les pays dans le cadre de leur lutte contre la menace posée par la RAM, probablement l'une des menaces les plus complexes pesant actuellement sur la santé mondiale. La résistance aux antimicrobiens se réfère à la capacité des bactéries et d'autres microbes à développer une résistance naturelle aux médicaments que nous utilisons pour les traiter. Ce phénomène s'en voit accéléré lorsque l'on fait face à une utilisation excessive ou inappropriée de produits pharmaceutiques qui sont conçus pour tuer les agents pathogènes indésirables chez les humains, chez les animaux et dans les cultures. La surutilisation et la mauvaise utilisation d'antibiotiques chez les humains et dans la santé animale contribue fortement à cette résistance. La hausse des cas de RAM représente une menace décrite comme un « tsunami silencieux ». Les microorganismes résistants aux médicaments sont maintenant responsables de près de 700 000 décès chaque année, un chiffre appelé à augmenter pour atteindre les 10 millions par an si rien n'est fait. « Lutter contre la résistance aux antimicrobiens est surtout une affaire de changement de comportement. Je ne parle de se laver les mains plus souvent mais plutôt de s'assurer que les antibiotiques soient prescrits moins facilement et de changer les méthodes de travail afin de réduire les chances de propagation de bactéries résistantes », a déclaré Mr Bruno Bruins, Ministre néerlandais en charge des soins médicaux et du sport. Ce sujet est si important qu'il mérite de rester en tête des priorités politiques internationales. Les pays ont élaboré des plans remarquables et il est maintenant temps de les mener à bien. Le Fonds fiduciaire multi-partenaires que nous lançons aujourd'hui nous aidera à y parvenir car le problème est trop gros pour qu'un pays puisse y venir à bout tout seul. « Malheureusement, les frontières n’arrêtent pas les bactéries. Mais en mettant en commun nos efforts et nos connaissances, nous pouvons nous aider mutuellement à lutter contre la RAM. Il y a encore de la marge lorsqu'il s'agit d'améliorer la manière dont les antibiotiques sont utilisés dans la production animale. Cette conférence représente une bonne occasion d'engager le dialogue et d'apprendre les uns des autres », a indiqué Mme Carola Schouten, Ministre néerlandaise de l'agriculture, de la nature et de la qualité alimentaire. « Nous avons tous un rôle à jouer lorsqu'il s'agit de protéger l'efficacité des agents antimicrobiens et le Fonds fiduciaire contre la RAM nous donne l'opportunité de soutenir ces efforts dans différents secteurs aux niveaux régional, national et mondial », a précisé la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Il faut lutter contre la RAM par le biais de l'approche « Une seule santé » et ces efforts doivent être soutenus par des engagements sur le long terme de la part de tous les protagonistes. L'OIE est engagée à aider le secteur de la santé animale à remplir ses engagements et à s'assurer qu'animaux et humains continueront à bénéficier des antimicrobiens pour traiter leurs maladies dans le futur » a-t-elle souligné. « La FAO est totalement dédiée à la lutte contre la faim, l'insécurité alimentaire, la malnutrition et à la production d'aliments sains pour nourrir une population en hausse, et ce, de manière durable. Les antimicrobiens sont des outils nécessaires afin d'assurer la sécurité alimentaire mais ils doivent être utilisés de manière responsable. La FAO considère le Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM comme la pièce centrale de notre collaboration Tripartite, dont le but est de réduire la RAM », a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO en charge du climat et des ressources naturelles. « Ce nouveau Fonds constitue un nouvel engagement très important en vue de lutter contre la résistance aux antimicrobiens. La RAM représente un défi sérieux en matière de couverture de santé universelle et une menace pour la réalisation des Objectifs de développement durable », a indiqué la Dre Zsuzsanna Jakab, Directrice générale adjointe de l'OMS. Un appel de fonds L'appel de fonds de 70 millions de dollars sera utilisé pour soutenir les pays et la mise en œuvre du Plan de travail tripartite contre la RAM (2019-2020), en fournissant un soutien technique aux pays lorsqu'il s'agit d'élaborer leurs plans d'action nationaux contre la RAM et d'intensifier leur action au niveau local. Le Fonds fiduciaire contre la RAM souhaite contribuer à créer un monde où les maladies infectieuses continuent d'être traitées avec des antimicrobiens efficaces et sûrs et où la résistance est surveillée et contrôlée vers une croissance plus lente. La marche à suivre pour atteindre cet objectif implique de mener des activités qui vont de la sensibilisation du public à l'élaboration de plans d'action nationaux visant à surveiller la RAM et d'assurer une utilisation et une vente plus responsables des antimicrobiens. L'inaction, en raison de politiques inadéquates ou de problèmes de mise en œuvre, menace de rendre des infections banales plus difficiles à traiter et de rendre plus dangereux les traitements et procédures médicales. L'inaction pourrait également avoir pour effet d'aggraver l'insécurité alimentaire et la pauvreté rurale, lorsque les maladies animales ne peuvent plus être traitées efficacement à l'aide de médicaments vétérinaires. Le Fonds fiduciaire contre la RAM offre un mécanisme conjoint pour une attribution claire et transparente de toutes les sources de financement, tandis que ses activités porteront sur l'application de meilleures pratiques, sur le développement des activités qui ont bien marché et sur des approches innovantes qui travaillent à s'assurer que les traitements actuels soient disponibles pour les prochaines générations.

        Note : 

        Le Bureau des Nations Unies pour le Fonds fiduciaire multi-partenaires, soit le Centre d'expertise de l'ONU pour les mécanismes de financement communs, agira en tant qu'administrateur du Fonds. En tant qu'administrateur indépendant, le Bureau des Nations Unies MPTF fournira des informations en temps réel sur les contributions et sur l'utilisation des ressources mobilisées par les donateurs à travers le portail MPTF (/mptf.undp.org/>mptf.undp.org).


        Ressources :

        • Home/eng/Media_Center/docs/pdf/PortailAMR/AMR_MPTF_Tripartite_Leaflet_2019.pdf _blank>Brochure : Fonds fiduciaire multi-partenaires contre la RAM (anglais)
        • /www.amrconference2019.nl/home _blank>2nde Conférence ministérielle sur la résistance aux antimicrobiens (anglais)
        • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens
        • /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/fr/ _blank>Plan d'action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens


        Contacts médias :


        OIE

        Catherine Bertrand-Ferrandis
        Cheffe de l’Unité de communication
        email : media@oie.int 

        FAO
        Christopher Emsden
        FAO Relations avec les médias
        email : christopher.emsden@fao.org

        OMS
        Daniela Bagozzi
        email : Bagozzid@who.int


      vendredi 14 juin 2019

      lundi 3 juin 2019

      • L'OIE révèle les noms des lauréats du Concours photo 2019 de l’OIE


        © OIE/A.F Yus

        Paris, le 20 mai 2019 – Cette cinquième édition du Concours photo de l'OIE était ouverte au réseau mondial de l’OIE ainsi qu’aux étudiants vétérinaires partout dans le monde. Elle a été un franc succès et a vu le nombre de ses participants et des photos soumises tripler par rapport à l'année précédente ! Avec plus de 530 participants, 1 800 photos soumises et seulement sept photos gagnantes, les membres du jury ont certainement dû s'armer de courage pour remplir leur mission. 

        Cette année, afin de présenter ce concours sous un nouveau jour et de continuer à proposer un événement toujours plus enthousiasmant et moderne, l'OIE a choisi une équipe de trois vétérinaires, qui se trouvent être également photographes professionnels, pour former le jury. Ils ont dispensé leur excellente expertise technique en photographie aux participants potentiels afin de les aider à approfondir leur créativité et leur sensibilité artistique et à aller au-delà du cliché dans leur représentation de la santé et du bien-être animal.    

        La création de nouveaux prix a aussi fait partie des nouveautés de cette année. Deux prix mondiaux, d'une valeur de 1 500 euros chacun ont été présentés pour les deux catégories suivantes : Réseau mondial OIE et Étudiants vétérinaires. Chaque gagnant régional issu des deux catégories confondues repartira avec 800 euros. L'OIE a continué d'utiliser le site dédié de l'événement, mis en ligne en 2017, pour enregistrer les inscriptions des participants. Il a été repensé sur la base d'une dynamique nouvelle.

        Dans le respect de strictes conditions d'anonymat, le jury, composé du Dr Radford Davis, maître de conférence, vétérinaire et photographe, le Dr Frédéric Décante, vétérinaire et photographe de presse et le Dr Tertius Gous, vétérinaire et photographe, a départagé les photographies qui, tout en présentant des qualités esthétiques et artistiques indéniables, ont le mieux saisi le travail réalisé par les acteurs de la santé et du bien-être animal dans la mise en œuvre des Normes internationales de l’OIE.

        Les prix seront remis lors de la Cérémonie d’ouverture de la /oiegeneralsession.com/fr/ _blank>87e Session générale de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE, à Paris, le dimanche 26 mai 2019.

        /www.oiephotocompetition.com/precedentes-editions/laureats-2019/?lang=fr _blank>

        L’OIE félicite les gagnants et remercie infiniment les nombreux participants de cette édition 2019 !

        Pour plus d'informations:

        •  /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>Site internet du Concours photo de l'OIE
        • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/launch-of-the-2019-oie-photo-competition/ _blank _blank>Lancement du Concours photo 0IE 2019

      • Pays et experts s'engagent à collaborer pour une évolution durable de l'aquaculture

        Participants de la Conférence mondiale de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques

        Santiago (Chili), le 4 avril 2019 - Plus de 250 participants, représentant 90 pays, ont assisté à la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques, qui s'est tenue du 2 au 4 avril 2019 à Santiago (Chili). Cet événement a souligné les multiples opportunités de croissance continue qui s'offrent au secteur de l'aquaculture et la nécessité d'une collaboration entre les décideurs, les professionnels de la santé des animaux aquatiques, ainsi que d'autres partenaires afin de garantir son développement sûr et durable.

        « Le monde est confronté à un défi de taille en ce qui concerne les protéines animales », a déclaré José Ramón Valente, le ministre de l'Économie, du Développement et du Tourisme du Chili. « La demande en calories et, en particulier, en protéines des 7 milliards d'individus que nous sommes actuellement, et qui seront 9 milliards en 2050, connaît une augmentation considérable. Cette conférence nous aidera à définir quelles sont les conditions indispensables à l’échelle mondiale pour encourager la production alimentaire d'une manière qui soit compatible avec le respect de l'environnement et les normes sanitaires. »

        L'aquaculture est une industrie récente, qui croît d'environ 6 % par an. En 2014, elle a franchi une étape importante en dépassant la production halieutique. Selon les prévisions, la forte demande en produits de la mer vient de l'émergence d'une classe moyenne et de nouvelles recommandations alimentaires, mais les maladies affectant les animaux aquatiques risquent de limiter leur production et la croissance de ce secteur.

        « Malheureusement, l'essor de la production d'animaux aquatiques, en particulier par l'intensification de l'aquaculture et des échanges commerciaux, présente des menaces significatives », a fait remarquer le Dr Mark Schipp, Président de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE. « Celles-ci comprennent l'augmentation, aux niveaux local, régional et mondial, de l'exposition au risque d'émergence et de propagation des maladies. La protection de nos inestimables produits aquacoles et halieutiques, ainsi que de l'environnement qui crée les conditions de leur production, exige des avancées rapides et la mise en œuvre de méthodes de gestion pour enrayer ces risques. La propagation transnationale des maladies des animaux aquatiques est un problème grave qui a déjà dévasté le secteur aquacole dans de nombreux pays, et les Normes de l'OIE visent à réduire considérablement ces menaces ».

        Pour être capable de nourrir le monde de demain, le secteur de l'aquaculture doit aussi affronter et surmonter d'importants obstacles quotidiens. « Notre voyage vers la durabilité ne fait que commencer », a déclaré George Chamberlain de l'Alliance mondiale pour l'aquaculture. « Si l'on considère le changement climatique, les problèmes sociaux, les plastiques qui s'accumulent dans les océans, la résistance aux antimicrobiens, la composition des aliments pour les animaux, il y a encore un travail colossal à effectuer. La collaboration de tous les acteurs est la clé pour avancer ».

        Pendant ces trois jours, les participants ont eu l'occasion unique de discuter des améliorations en matière de riposte aux maladies émergentes, des meilleures pratiques de biosécurité, des stratégies pour réduire l'utilisation des agents antimicrobiens, et de l'importance de mettre en œuvre les Normes internationales de l'OIE. Une série de recommandations ambitieuses a été publiée au terme de l'événement et elles seront présentées pour adoption en mai 2019 à l'Assemblée mondiale de l'OIE.

        Ces recommandations exhortent notamment les Membres à :

        • Prendre des mesures pour se conformer davantage aux Normes de l'OIE, notamment en matière de surveillance, de détection précoce et de notification des maladies animales aquatiques auprès de l'OIE, ainsi que pour la prévention et le contrôle des agents pathogènes chez les animaux aquatiques ;
        • Mettre en œuvre des mesures de biosécurité pour réduire le risque d'introduction ou de libération d'agents pathogènes dans ou en provenance des établissements aquacoles ;
        • Assurer la notification cohérente, transparente et dans un délai convenable de toutes les maladies de la Liste de l'OIE ainsi que des maladies émergentes par l'intermédiaire de WAHIS, afin d'aider les autres pays à prendre les mesures appropriées pour prévenir la propagation transfrontalière des principales maladies affectant les animaux aquatiques ;
        • Garantir que les Normes et lignes directrices de l'OIE pour une utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens soient appliquées au niveau national et faire la promotion des progrès réalisés dans la gestion des maladies afin de réduire la nécessité de recourir aux antimicrobiens.

        « Sur la base de ces recommandations, essayons de construire ensemble un projet combinant les initiatives de tous les partenaires pour trouver des synergies et maximiser l’impact sur les résultats. C’est le défi de l’OIE pour les années à venir, » a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

        Collaboration, durabilité : notre futur - le sujet de la conférence de cette année est tout à fait d'actualité. En travaillant ensemble et en investissant dans l'aquaculture aujourd'hui, nous pouvons garantir une évolution durable de la production aquacole et préserver notre futur.

        L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

        Liens utiles :

        • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
        • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
        • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques

      mardi 21 mai 2019

      • L'OIE révèle les noms des lauréats du Concours photo 2019 de l’OIE


        © OIE/A.F Yus

        Paris, le 20 mai 2019 – Cette cinquième édition du Concours photo de l'OIE était ouverte au réseau mondial de l’OIE ainsi qu’aux étudiants vétérinaires partout dans le monde. Elle a été un franc succès et a vu le nombre de ses participants et des photos soumises tripler par rapport à l'année précédente ! Avec plus de 530 participants, 1 800 photos soumises et seulement sept photos gagnantes, les membres du jury ont certainement dû s'armer de courage pour remplir leur mission. 

        Cette année, afin de présenter ce concours sous un nouveau jour et de continuer à proposer un événement toujours plus enthousiasmant et moderne, l'OIE a choisi une équipe de trois vétérinaires, qui se trouvent être également photographes professionnels, pour former le jury. Ils ont dispensé leur excellente expertise technique en photographie aux participants potentiels afin de les aider à approfondir leur créativité et leur sensibilité artistique et à aller au-delà du cliché dans leur représentation de la santé et du bien-être animal.    

        La création de nouveaux prix a aussi fait partie des nouveautés de cette année. Deux prix mondiaux, d'une valeur de 1 500 euros chacun ont été présentés pour les deux catégories suivantes : Réseau mondial OIE et Étudiants vétérinaires. Chaque gagnant régional issu des deux catégories confondues repartira avec 800 euros. L'OIE a continué d'utiliser le site dédié de l'événement, mis en ligne en 2017, pour enregistrer les inscriptions des participants. Il a été repensé sur la base d'une dynamique nouvelle.

        Dans le respect de strictes conditions d'anonymat, le jury, composé du Dr Radford Davis, maître de conférence, vétérinaire et photographe, le Dr Frédéric Décante, vétérinaire et photographe de presse et le Dr Tertius Gous, vétérinaire et photographe, a départagé les photographies qui, tout en présentant des qualités esthétiques et artistiques indéniables, ont le mieux saisi le travail réalisé par les acteurs de la santé et du bien-être animal dans la mise en œuvre des Normes internationales de l’OIE.

        Les prix seront remis lors de la Cérémonie d’ouverture de la /oiegeneralsession.com/fr/ _blank>87e Session générale de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE, à Paris, le dimanche 26 mai 2019.

        /www.oiephotocompetition.com/precedentes-editions/laureats-2019/?lang=fr _blank>

        L’OIE félicite les gagnants et remercie infiniment les nombreux participants de cette édition 2019 !

        Pour plus d'informations:

        •  /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>Site internet du Concours photo de l'OIE
        • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/launch-of-the-2019-oie-photo-competition/ _blank _blank>Lancement du Concours photo 0IE 2019

      jeudi 2 mai 2019

      • Pays et experts s'engagent à collaborer pour une évolution durable de l'aquaculture

        Participants de la Conférence mondiale de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques

        Santiago (Chili), le 4 avril 2019 - Plus de 250 participants, représentant 90 pays, ont assisté à la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques, qui s'est tenue du 2 au 4 avril 2019 à Santiago (Chili). Cet événement a souligné les multiples opportunités de croissance continue qui s'offrent au secteur de l'aquaculture et la nécessité d'une collaboration entre les décideurs, les professionnels de la santé des animaux aquatiques, ainsi que d'autres partenaires afin de garantir son développement sûr et durable.

        « Le monde est confronté à un défi de taille en ce qui concerne les protéines animales », a déclaré José Ramón Valente, le ministre de l'Économie, du Développement et du Tourisme du Chili. « La demande en calories et, en particulier, en protéines des 7 milliards d'individus que nous sommes actuellement, et qui seront 9 milliards en 2050, connaît une augmentation considérable. Cette conférence nous aidera à définir quelles sont les conditions indispensables à l’échelle mondiale pour encourager la production alimentaire d'une manière qui soit compatible avec le respect de l'environnement et les normes sanitaires. »

        L'aquaculture est une industrie récente, qui croît d'environ 6 % par an. En 2014, elle a franchi une étape importante en dépassant la production halieutique. Selon les prévisions, la forte demande en produits de la mer vient de l'émergence d'une classe moyenne et de nouvelles recommandations alimentaires, mais les maladies affectant les animaux aquatiques risquent de limiter leur production et la croissance de ce secteur.

        « Malheureusement, l'essor de la production d'animaux aquatiques, en particulier par l'intensification de l'aquaculture et des échanges commerciaux, présente des menaces significatives », a fait remarquer le Dr Mark Schipp, Président de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE. « Celles-ci comprennent l'augmentation, aux niveaux local, régional et mondial, de l'exposition au risque d'émergence et de propagation des maladies. La protection de nos inestimables produits aquacoles et halieutiques, ainsi que de l'environnement qui crée les conditions de leur production, exige des avancées rapides et la mise en œuvre de méthodes de gestion pour enrayer ces risques. La propagation transnationale des maladies des animaux aquatiques est un problème grave qui a déjà dévasté le secteur aquacole dans de nombreux pays, et les Normes de l'OIE visent à réduire considérablement ces menaces ».

        Pour être capable de nourrir le monde de demain, le secteur de l'aquaculture doit aussi affronter et surmonter d'importants obstacles quotidiens. « Notre voyage vers la durabilité ne fait que commencer », a déclaré George Chamberlain de l'Alliance mondiale pour l'aquaculture. « Si l'on considère le changement climatique, les problèmes sociaux, les plastiques qui s'accumulent dans les océans, la résistance aux antimicrobiens, la composition des aliments pour les animaux, il y a encore un travail colossal à effectuer. La collaboration de tous les acteurs est la clé pour avancer ».

        Pendant ces trois jours, les participants ont eu l'occasion unique de discuter des améliorations en matière de riposte aux maladies émergentes, des meilleures pratiques de biosécurité, des stratégies pour réduire l'utilisation des agents antimicrobiens, et de l'importance de mettre en œuvre les Normes internationales de l'OIE. Une série de recommandations ambitieuses a été publiée au terme de l'événement et elles seront présentées pour adoption en mai 2019 à l'Assemblée mondiale de l'OIE.

        Ces recommandations exhortent notamment les Membres à :

        • Prendre des mesures pour se conformer davantage aux Normes de l'OIE, notamment en matière de surveillance, de détection précoce et de notification des maladies animales aquatiques auprès de l'OIE, ainsi que pour la prévention et le contrôle des agents pathogènes chez les animaux aquatiques ;
        • Mettre en œuvre des mesures de biosécurité pour réduire le risque d'introduction ou de libération d'agents pathogènes dans ou en provenance des établissements aquacoles ;
        • Assurer la notification cohérente, transparente et dans un délai convenable de toutes les maladies de la Liste de l'OIE ainsi que des maladies émergentes par l'intermédiaire de WAHIS, afin d'aider les autres pays à prendre les mesures appropriées pour prévenir la propagation transfrontalière des principales maladies affectant les animaux aquatiques ;
        • Garantir que les Normes et lignes directrices de l'OIE pour une utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens soient appliquées au niveau national et faire la promotion des progrès réalisés dans la gestion des maladies afin de réduire la nécessité de recourir aux antimicrobiens.

        « Sur la base de ces recommandations, essayons de construire ensemble un projet combinant les initiatives de tous les partenaires pour trouver des synergies et maximiser l’impact sur les résultats. C’est le défi de l’OIE pour les années à venir, » a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

        Collaboration, durabilité : notre futur - le sujet de la conférence de cette année est tout à fait d'actualité. En travaillant ensemble et en investissant dans l'aquaculture aujourd'hui, nous pouvons garantir une évolution durable de la production aquacole et préserver notre futur.

        L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

        Liens utiles :

        • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
        • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
        • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques

      mardi 30 avril 2019

      • Un nouveau rapport appelle à une action urgente pour éviter une crise liée à la résistance aux antimicrobiens
        New York, 29 Avril 2019 - Les Nations Unies, des agences internationales et des experts ont publié aujourd’hui un /oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank _blank>rapport/oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank _blank> inédit plaidant pour une action immédiate, coordonnée et ambitieuse afin d’éviter une crise potentiellement catastrophique liée à la résistance aux médicaments. Le Groupe de coordination ad-hoc /www.who.int/antimicrobial-resistance/interagency-coordination-group/en/ _blank>inter-institutions des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens  - qui a publié le rapport - a averti que si aucune mesure n’était prise, les maladies pharmaco-résistantes pourraient causer 10 millions de décès par an d’ici à 2050 et des dommages économiques aussi graves que ceux provoqués par la crise financière mondiale de 2008-2009. La résistance aux antimicrobiens pourrait plonger dans l’extrême pauvreté jusqu’à 24 millions de personnes à l’horizon 2030.

        À l’heure actuelle, pas moins de 700 000 personnes meurent chaque année des suites d’une maladie pharmaco-résistante, dont 230 000 personnes décédées des suites d’une tuberculose multi-résistante. De plus en plus de maladies courantes, notamment les infections des voies respiratoires, les infections sexuellement transmissibles, et les infections des voies urinaires, sont incurables. Les procédures médicales en mesure de sauver des vies sont de plus en plus risquées et nos systèmes alimentaires sont de plus en plus précaires. Sans engagement de tous les pays, quel que soit leur niveau de revenus, les générations futures devront faire face à des conséquences désastreuses si la résistance aux antimicrobiens n’est pas maîtrisée.

        Considérant que la santé humaine, animale, alimentaire et environnementale sont étroitement liées, le rapport appelle à une approche coordonnée et multisectorielle «Un monde, une santé».

        Il recommande aux pays les mesures suivantes :
          • Donner priorité à l’élaboration de plans d’action nationaux afin d’augmenter les financements nationaux et de renforcer les capacités nationales;
          • Mettre en place un cadre règlementaire plus ferme et soutenir les programmes de sensibilisation visant à encourager une utilisation responsable et prudente des antimicrobiens par les professionnels de la santé humaine, animale et végétale;
          • Investir dans des programmes de recherche et de développement ambitieux pour développer de nouvelles technologies visant à lutter contre la résistance aux antimicrobiens;
          • Éliminer de toute urgence l’utilisation des principaux traitements antimicrobiens considérés comme facteurs de croissance dans le domaine de l’agriculture.

           «La résistance aux antimicrobiens représente l’une des plus grandes menaces auxquelles nous sommes confrontés à l’échelle mondiale. Ce rapport examine la nature et l’ampleur des solutions à apporter en vue d’endiguer son expansion et de préserver les progrès accomplis depuis un siècle en matière de santé», a déclaré Mme Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies et co-Présidente de l’IACG. «Il souligne à juste titre qu’il n’y a pas de temps à perdre et j’exhorte toutes les parties prenantes à mettre en œuvre les recommandations établies et à agir de toute urgence pour protéger notre peuple et notre planète et assurer un avenir durable pour tous». 

          Les recommandations nécessitent un engagement immédiat de tous les secteurs, des gouvernements au secteur privé, en passant par la société civile et le monde universitaire.

          Convoqué à la demande des dirigeants du monde entier, suite à la toute première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens en 2016, le groupe d’experts a réuni des partenaires de l’ONU, des organisations internationales et des personnalités spécialisées dans les domaines de la santé des animaux et des végétaux, ainsi que dans les secteurs de l’alimentation, de l’alimentation animale, du commerce, du développement et de l’environnement, afin de formuler un plan détaillé de lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

          Le rapport réaffirme l’engagement de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en faveur d’une action concertée à l’échelon mondial.

          «Les recommandations du rapport reconnaissent que les antimicrobiens jouent un rôle essentiel pour protéger la production, la sécurité sanitaire et le commerce des aliments, ainsi que la santé humaine et animale, et elles encouragent clairement leur utilisation de manière responsable dans tous les secteurs», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «Les pays peuvent promouvoir des systèmes alimentaires et des pratiques agricoles durables qui réduisent les risques posés par la résistance aux antimicrobiens en travaillant conjointement en vue de développer des alternatives viables face à l’utilisation des antimicrobiens, comme indiqué dans les recommandations du rapport».

          «La résistance aux antimicrobiens doit être combattue de toute urgence, en adoptant l’approche «Un monde, une santé» qui implique l’engagement audacieux et à long-terme de la part des gouvernements et d’autres parties prenantes, soutenue par les organisations internationales», a déclaré Dr. Monique Eloit, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). «Ce rapport indique le niveau d’engagement et de coordination requis pour faire face à ce défi mondial qui menace la santé publique, la santé et le bien-être des animaux, ainsi que la sécurité sanitaire des aliments. Nous avons tous un rôle à jouer pour garantir, à l’avenir, l’accès à ces médicaments essentiels et leur efficacité».  

          «Nous sommes à une étape décisive dans la lutte pour la protection de certains médicaments essentiels», a déclaré Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé et co-Président du Comité IACG. «Ce rapport contient des recommandations concrètes qui pourraient sauver des milliers de vies chaque année».

          Le rapport souligne la nécessité de coordonner et d’intensifier les efforts pour vaincre la résistance aux antimicrobiens: un obstacle majeur à la réalisation de nombreux Objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment la couverture santé universelle, la sécurité alimentaire, des systèmes de production agricole durables, ainsi que l’accès à une eau salubre et à l’assainissement.
           

          Note:

          La Déclaration politique de la Réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens adoptée en septembre 2016 (résolution A/RES/71/3) appelait à la création d’un Groupe de coordination ad-hoc inter-institutions sur la résistance aux antimicrobiens, en consultation avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’IACG a pour mandat de fournir des orientations pratiques sur les démarches nécessaires en vue d’assurer une action mondiale durable et efficace dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et produira un rapport au Secrétaire général de l’ONU en 2019. Le Secrétariat de l’IACG est accueilli par l’OMS, avec la contribution de la FAO et de l’OIE.


          Ressources:

          • /oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank>Rapport complet des recommandations du IACG
          • /oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_summary_FR.pdf _blank>IACG Résumé du rapport
          • /www.who.int/antimicrobial-resistance/interagency-coordination-group/en/ _blank>Portail de l’IACG
          • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l'OIE sur la Résistance aux agents antimicrobiens
          • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portail de l’OIE sur l’AMR

          Contacts Presse:

          OIE

          Catherine Bertrand-Ferrandis

          Email: media@oie.int

          IACG

          John Butler

          Email: jbutler@globalhealthstrategies.com

          OMS

          Sarah Russell

          Email: russellsa@who.int

          FAO

          Seockhwan Hwang

          Email: Seockhwan.hwang@un.org


        • Pays et experts s'engagent à collaborer pour une évolution durable de l'aquaculture

          Participants de la Conférence mondiale de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques

          Santiago (Chili), le 4 avril 2019 - Plus de 250 participants, représentant 90 pays, ont assisté à la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques, qui s'est tenue du 2 au 4 avril 2019 à Santiago (Chili). Cet événement a souligné les multiples opportunités de croissance continue qui s'offrent au secteur de l'aquaculture et la nécessité d'une collaboration entre les décideurs, les professionnels de la santé des animaux aquatiques, ainsi que d'autres partenaires afin de garantir son développement sûr et durable.

          « Le monde est confronté à un défi de taille en ce qui concerne les protéines animales », a déclaré José Ramón Valente, le ministre de l'Économie, du Développement et du Tourisme du Chili. « La demande en calories et, en particulier, en protéines des 7 milliards d'individus que nous sommes actuellement, et qui seront 9 milliards en 2050, connaît une augmentation considérable. Cette conférence nous aidera à définir quelles sont les conditions indispensables à l’échelle mondiale pour encourager la production alimentaire d'une manière qui soit compatible avec le respect de l'environnement et les normes sanitaires. »

          L'aquaculture est une industrie récente, qui croît d'environ 6 % par an. En 2014, elle a franchi une étape importante en dépassant la production halieutique. Selon les prévisions, la forte demande en produits de la mer vient de l'émergence d'une classe moyenne et de nouvelles recommandations alimentaires, mais les maladies affectant les animaux aquatiques risquent de limiter leur production et la croissance de ce secteur.

          « Malheureusement, l'essor de la production d'animaux aquatiques, en particulier par l'intensification de l'aquaculture et des échanges commerciaux, présente des menaces significatives », a fait remarquer le Dr Mark Schipp, Président de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE. « Celles-ci comprennent l'augmentation, aux niveaux local, régional et mondial, de l'exposition au risque d'émergence et de propagation des maladies. La protection de nos inestimables produits aquacoles et halieutiques, ainsi que de l'environnement qui crée les conditions de leur production, exige des avancées rapides et la mise en œuvre de méthodes de gestion pour enrayer ces risques. La propagation transnationale des maladies des animaux aquatiques est un problème grave qui a déjà dévasté le secteur aquacole dans de nombreux pays, et les Normes de l'OIE visent à réduire considérablement ces menaces ».

          Pour être capable de nourrir le monde de demain, le secteur de l'aquaculture doit aussi affronter et surmonter d'importants obstacles quotidiens. « Notre voyage vers la durabilité ne fait que commencer », a déclaré George Chamberlain de l'Alliance mondiale pour l'aquaculture. « Si l'on considère le changement climatique, les problèmes sociaux, les plastiques qui s'accumulent dans les océans, la résistance aux antimicrobiens, la composition des aliments pour les animaux, il y a encore un travail colossal à effectuer. La collaboration de tous les acteurs est la clé pour avancer ».

          Pendant ces trois jours, les participants ont eu l'occasion unique de discuter des améliorations en matière de riposte aux maladies émergentes, des meilleures pratiques de biosécurité, des stratégies pour réduire l'utilisation des agents antimicrobiens, et de l'importance de mettre en œuvre les Normes internationales de l'OIE. Une série de recommandations ambitieuses a été publiée au terme de l'événement et elles seront présentées pour adoption en mai 2019 à l'Assemblée mondiale de l'OIE.

          Ces recommandations exhortent notamment les Membres à :

          • Prendre des mesures pour se conformer davantage aux Normes de l'OIE, notamment en matière de surveillance, de détection précoce et de notification des maladies animales aquatiques auprès de l'OIE, ainsi que pour la prévention et le contrôle des agents pathogènes chez les animaux aquatiques ;
          • Mettre en œuvre des mesures de biosécurité pour réduire le risque d'introduction ou de libération d'agents pathogènes dans ou en provenance des établissements aquacoles ;
          • Assurer la notification cohérente, transparente et dans un délai convenable de toutes les maladies de la Liste de l'OIE ainsi que des maladies émergentes par l'intermédiaire de WAHIS, afin d'aider les autres pays à prendre les mesures appropriées pour prévenir la propagation transfrontalière des principales maladies affectant les animaux aquatiques ;
          • Garantir que les Normes et lignes directrices de l'OIE pour une utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens soient appliquées au niveau national et faire la promotion des progrès réalisés dans la gestion des maladies afin de réduire la nécessité de recourir aux antimicrobiens.

          « Sur la base de ces recommandations, essayons de construire ensemble un projet combinant les initiatives de tous les partenaires pour trouver des synergies et maximiser l’impact sur les résultats. C’est le défi de l’OIE pour les années à venir, » a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

          Collaboration, durabilité : notre futur - le sujet de la conférence de cette année est tout à fait d'actualité. En travaillant ensemble et en investissant dans l'aquaculture aujourd'hui, nous pouvons garantir une évolution durable de la production aquacole et préserver notre futur.

          L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

          Liens utiles :

          • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
          • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
          • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques

        • D’après les experts, l'aquaculture, secteur en pleine croissance, doit se préparer à gérer le risque que représentent les maladies des animaux aquatiques

          Santiago (Chili), 1er avril 2019 – Les maladies des animaux aquatiques menacent la durabilité économique et environnementale de l'aquaculture, le secteur de la production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide et qui représente une source de revenus pour près de 20 millions de personnes. Tel est le message de cette conférence mondiale.

          À l'occasion de la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques qui rassemble, du 2 au 4 avril à Santiago (Chili), des centaines d'experts en la matière, le focus portera sur la capacité mondiale en matière de prévention des maladies - dont le coût s'élève à 6 milliards d’USD par an -, le suivi des foyers transfrontaliers et la nécessité de mettre en œuvre les Normes internationales pour favoriser le maintien de la bonne santé des animaux aquatiques.

          « Avec l'augmentation rapide de la demande et de la production du secteur aquacole, il est probable que celui-ci soit confronté à un risque de maladies et des défis sanitaires plus grands », a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Mais par la collaboration transfrontalière et la mise en œuvre des Normes internationales de l'OIE, nous pouvons limiter les foyers de maladies émergentes qui ont déjà causé des pertes importantes dans le monde entier, affectant ainsi certaines économies nationales et menaçant une source essentielle de protéines animales pour l'alimentation. »

          Cette conférence, qui est accueillie et soutenue par le gouvernement chilien, mettra en lumière l'impérieuse nécessité de programmes coordonnés pour la santé mondiale afin de protéger la productivité et la durabilité du secteur aquacole.

          Aujourd'hui, les animaux aquatiques assurent presque 20 % des apports protéiques moyens d'origine animale par habitant pour environ 3,2 milliards de personnes. Mais des projections récentes suggèrent que, pour satisfaire la demande grandissante en poissons et fruits de mer, la production devra doubler d'ici à 2030, et que la majorité de cette croissance sera assurée par l'aquaculture.

          Une gestion prudente de la santé des animaux aquatiques est, par conséquent, devenue essentielle afin de soutenir le développement d'une aquaculture durable et surmonter les problèmes sanitaires et de biodiversité posés par une production et des volumes d'échanges commerciaux élevés, ainsi que par l'environnement ouvert où vivent souvent ces populations.

          Le thème de la conférence, « Collaboration, durabilité : notre futur » s'articule autour d'un programme de discussions portant sur la gestion des maladies, la biosécurité et l'utilisation prudente des antimicrobiens, qui sont les enjeux principaux auxquels le secteur aquacole est actuellement confronté.

          La conférence soulignera également les récentes modifications intervenues dans le Code aquatique et le Manuel aquatique de l'OIE et fera l’objet de discussions sur l'outil indispensable de notifications des maladies de l'OIE - le Système Mondial d'Information Zoosanitaire (WAHIS).

          Les autres temps forts de cette conférence comprendront des sessions portant sur la gestion des maladies transfrontalières et émergentes ; la biosécurité dans les établissements aquacoles ; la mise en œuvre des Normes internationales de l'OIE ; et les progrès dans la gestion des maladies.

          L'intégralité de la conférence sera retransmise en direct: ?lang=fr _blank>www.oie.int/aquatic-conference2019

          L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

          Liens utiles :

          • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
          • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
          • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques
          Pour toute demande d'interview, veuillez contacter :
          Katie Roche, Marchmont Communications
          katie@marchmontcomms.com
          +44 (0) 2034 881485

           


        lundi 29 avril 2019

        • Un nouveau rapport appelle à une action urgente pour éviter une crise liée à la résistance aux antimicrobiens
          New York, 29 Avril 2019 - Les Nations Unies, des agences internationales et des experts ont publié aujourd’hui un /www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank _blank>rapport/www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank _blank> inédit plaidant pour une action immédiate, coordonnée et ambitieuse afin d’éviter une crise potentiellement catastrophique liée à la résistance aux médicaments. Le Groupe de coordination ad-hoc /www.who.int/antimicrobial-resistance/interagency-coordination-group/en/ _blank>inter-institutions des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens  - qui a publié le rapport - a averti que si aucune mesure n’était prise, les maladies pharmaco-résistantes pourraient causer 10 millions de décès par an d’ici à 2050 et des dommages économiques aussi graves que ceux provoqués par la crise financière mondiale de 2008-2009. La résistance aux antimicrobiens pourrait plonger dans l’extrême pauvreté jusqu’à 24 millions de personnes à l’horizon 2030.

          À l’heure actuelle, pas moins de 700 000 personnes meurent chaque année des suites d’une maladie pharmaco-résistante, dont 230 000 personnes décédées des suites d’une tuberculose multi-résistante. De plus en plus de maladies courantes, notamment les infections des voies respiratoires, les infections sexuellement transmissibles, et les infections des voies urinaires, sont incurables. Les procédures médicales en mesure de sauver des vies sont de plus en plus risquées et nos systèmes alimentaires sont de plus en plus précaires. Sans engagement de tous les pays, quel que soit leur niveau de revenus, les générations futures devront faire face à des conséquences désastreuses si la résistance aux antimicrobiens n’est pas maîtrisée.

          Considérant que la santé humaine, animale, alimentaire et environnementale sont étroitement liées, le rapport appelle à une approche coordonnée et multisectorielle «Un monde, une santé».

          Il recommande aux pays les mesures suivantes :
            • Donner priorité à l’élaboration de plans d’action nationaux afin d’augmenter les financements nationaux et de renforcer les capacités nationales;
            • Mettre en place un cadre règlementaire plus ferme et soutenir les programmes de sensibilisation visant à encourager une utilisation responsable et prudente des antimicrobiens par les professionnels de la santé humaine, animale et végétale;
            • Investir dans des programmes de recherche et de développement ambitieux pour développer de nouvelles technologies visant à lutter contre la résistance aux antimicrobiens;
            • Éliminer de toute urgence l’utilisation des principaux traitements antimicrobiens considérés comme facteurs de croissance dans le domaine de l’agriculture.

             «La résistance aux antimicrobiens représente l’une des plus grandes menaces auxquelles nous sommes confrontés à l’échelle mondiale. Ce rapport examine la nature et l’ampleur des solutions à apporter en vue d’endiguer son expansion et de préserver les progrès accomplis depuis un siècle en matière de santé», a déclaré Mme Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies et co-Présidente de l’IACG. «Il souligne à juste titre qu’il n’y a pas de temps à perdre et j’exhorte toutes les parties prenantes à mettre en œuvre les recommandations établies et à agir de toute urgence pour protéger notre peuple et notre planète et assurer un avenir durable pour tous». 

            Les recommandations nécessitent un engagement immédiat de tous les secteurs, des gouvernements au secteur privé, en passant par la société civile et le monde universitaire.

            Convoqué à la demande des dirigeants du monde entier, suite à la toute première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens en 2016, le groupe d’experts a réuni des partenaires de l’ONU, des organisations internationales et des personnalités spécialisées dans les domaines de la santé des animaux et des végétaux, ainsi que dans les secteurs de l’alimentation, de l’alimentation animale, du commerce, du développement et de l’environnement, afin de formuler un plan détaillé de lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

            Le rapport réaffirme l’engagement de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en faveur d’une action concertée à l’échelon mondial.

            «Les recommandations du rapport reconnaissent que les antimicrobiens jouent un rôle essentiel pour protéger la production, la sécurité sanitaire et le commerce des aliments, ainsi que la santé humaine et animale, et elles encouragent clairement leur utilisation de manière responsable dans tous les secteurs», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «Les pays peuvent promouvoir des systèmes alimentaires et des pratiques agricoles durables qui réduisent les risques posés par la résistance aux antimicrobiens en travaillant conjointement en vue de développer des alternatives viables face à l’utilisation des antimicrobiens, comme indiqué dans les recommandations du rapport».

            «La résistance aux antimicrobiens doit être combattue de toute urgence, en adoptant l’approche «Un monde, une santé» qui implique l’engagement audacieux et à long-terme de la part des gouvernements et d’autres parties prenantes, soutenue par les organisations internationales», a déclaré Dr. Monique Eloit, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). «Ce rapport indique le niveau d’engagement et de coordination requis pour faire face à ce défi mondial qui menace la santé publique, la santé et le bien-être des animaux, ainsi que la sécurité sanitaire des aliments. Nous avons tous un rôle à jouer pour garantir, à l’avenir, l’accès à ces médicaments essentiels et leur efficacité».  

            «Nous sommes à une étape décisive dans la lutte pour la protection de certains médicaments essentiels», a déclaré Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé et co-Président du Comité IACG. «Ce rapport contient des recommandations concrètes qui pourraient sauver des milliers de vies chaque année».

            Le rapport souligne la nécessité de coordonner et d’intensifier les efforts pour vaincre la résistance aux antimicrobiens: un obstacle majeur à la réalisation de nombreux Objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment la couverture santé universelle, la sécurité alimentaire, des systèmes de production agricole durables, ainsi que l’accès à une eau salubre et à l’assainissement.
             

            Note:

            La Déclaration politique de la Réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens adoptée en septembre 2016 (résolution A/RES/71/3) appelait à la création d’un Groupe de coordination ad-hoc inter-institutions sur la résistance aux antimicrobiens, en consultation avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’IACG a pour mandat de fournir des orientations pratiques sur les démarches nécessaires en vue d’assurer une action mondiale durable et efficace dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et produira un rapport au Secrétaire général de l’ONU en 2019. Le Secrétariat de l’IACG est accueilli par l’OMS, avec la contribution de la FAO et de l’OIE.


            Ressources:

            • /www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_report_FR.pdf _blank>Rapport complet des recommandations du IACG
            • /www.oie.int/fileadmin/Home/fr/Media_Center/docs/pdf/IACG2019/IACG_final_summary_FR.pdf _blank>IACG Résumé du rapport
            • /www.who.int/antimicrobial-resistance/interagency-coordination-group/en/ _blank>Portail de l’IACG
            • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>Stratégie de l'OIE sur la Résistance aux agents antimicrobiens
            • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portail de l’OIE sur l’AMR

            Contacts Presse:

            OIE

            Catherine Bertrand-Ferrandis

            Email: media@oie.int

            IACG

            John Butler

            Email: jbutler@globalhealthstrategies.com

            OMS

            Sarah Russell

            Email: russellsa@who.int

            FAO

            Seockhwan Hwang

            Email: Seockhwan.hwang@un.org


          vendredi 5 avril 2019

          • Pays et experts s'engagent à collaborer pour une évolution durable de l'aquaculture

            Participants de la Conférence mondiale de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques

            Santiago (Chili), le 4 avril 2019 - Plus de 250 participants, représentant 90 pays, ont assisté à la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques, qui s'est tenue du 2 au 4 avril 2019 à Santiago (Chili). Cet événement a souligné les multiples opportunités de croissance continue qui s'offrent au secteur de l'aquaculture et la nécessité d'une collaboration entre les décideurs, les professionnels de la santé des animaux aquatiques, ainsi que d'autres partenaires afin de garantir son développement sûr et durable.

            « Le monde est confronté à un défi de taille en ce qui concerne les protéines animales », a déclaré José Ramón Valente, le ministre de l'Économie, du Développement et du Tourisme du Chili. « La demande en calories et, en particulier, en protéines des 7 milliards d'individus que nous sommes actuellement, et qui seront 9 milliards en 2050, connaît une augmentation considérable. Cette conférence nous aidera à définir quelles sont les conditions indispensables à l’échelle mondiale pour encourager la production alimentaire d'une manière qui soit compatible avec le respect de l'environnement et les normes sanitaires. »

            L'aquaculture est une industrie récente, qui croît d'environ 6 % par an. En 2014, elle a franchi une étape importante en dépassant la production halieutique. Selon les prévisions, la forte demande en produits de la mer vient de l'émergence d'une classe moyenne et de nouvelles recommandations alimentaires, mais les maladies affectant les animaux aquatiques risquent de limiter leur production et la croissance de ce secteur.

            « Malheureusement, l'essor de la production d'animaux aquatiques, en particulier par l'intensification de l'aquaculture et des échanges commerciaux, présente des menaces significatives », a fait remarquer le Dr Mark Schipp, Président de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE. « Celles-ci comprennent l'augmentation, aux niveaux local, régional et mondial, de l'exposition au risque d'émergence et de propagation des maladies. La protection de nos inestimables produits aquacoles et halieutiques, ainsi que de l'environnement qui crée les conditions de leur production, exige des avancées rapides et la mise en œuvre de méthodes de gestion pour enrayer ces risques. La propagation transnationale des maladies des animaux aquatiques est un problème grave qui a déjà dévasté le secteur aquacole dans de nombreux pays, et les Normes de l'OIE visent à réduire considérablement ces menaces ».

            Pour être capable de nourrir le monde de demain, le secteur de l'aquaculture doit aussi affronter et surmonter d'importants obstacles quotidiens. « Notre voyage vers la durabilité ne fait que commencer », a déclaré George Chamberlain de l'Alliance mondiale pour l'aquaculture. « Si l'on considère le changement climatique, les problèmes sociaux, les plastiques qui s'accumulent dans les océans, la résistance aux antimicrobiens, la composition des aliments pour les animaux, il y a encore un travail colossal à effectuer. La collaboration de tous les acteurs est la clé pour avancer ».

            Pendant ces trois jours, les participants ont eu l'occasion unique de discuter des améliorations en matière de riposte aux maladies émergentes, des meilleures pratiques de biosécurité, des stratégies pour réduire l'utilisation des agents antimicrobiens, et de l'importance de mettre en œuvre les Normes internationales de l'OIE. Une série de recommandations ambitieuses a été publiée au terme de l'événement et elles seront présentées pour adoption en mai 2019 à l'Assemblée mondiale de l'OIE.

            Ces recommandations exhortent notamment les Membres à :

            • Prendre des mesures pour se conformer davantage aux Normes de l'OIE, notamment en matière de surveillance, de détection précoce et de notification des maladies animales aquatiques auprès de l'OIE, ainsi que pour la prévention et le contrôle des agents pathogènes chez les animaux aquatiques ;
            • Mettre en œuvre des mesures de biosécurité pour réduire le risque d'introduction ou de libération d'agents pathogènes dans ou en provenance des établissements aquacoles ;
            • Assurer la notification cohérente, transparente et dans un délai convenable de toutes les maladies de la Liste de l'OIE ainsi que des maladies émergentes par l'intermédiaire de WAHIS, afin d'aider les autres pays à prendre les mesures appropriées pour prévenir la propagation transfrontalière des principales maladies affectant les animaux aquatiques ;
            • Garantir que les Normes et lignes directrices de l'OIE pour une utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens soient appliquées au niveau national et faire la promotion des progrès réalisés dans la gestion des maladies afin de réduire la nécessité de recourir aux antimicrobiens.

            « Sur la base de ces recommandations, essayons de construire ensemble un projet combinant les initiatives de tous les partenaires pour trouver des synergies et maximiser l’impact sur les résultats. C’est le défi de l’OIE pour les années à venir, » a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE.

            Collaboration, durabilité : notre futur - le sujet de la conférence de cette année est tout à fait d'actualité. En travaillant ensemble et en investissant dans l'aquaculture aujourd'hui, nous pouvons garantir une évolution durable de la production aquacole et préserver notre futur.

            L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

            Liens utiles :

            • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
            • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
            • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques

          mardi 2 avril 2019

          • D’après les experts, l'aquaculture, secteur en pleine croissance, doit se préparer à gérer le risque que représentent les maladies des animaux aquatiques

            Santiago (Chili), 1er avril 2019 – Les maladies des animaux aquatiques menacent la durabilité économique et environnementale de l'aquaculture, le secteur de la production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide et qui représente une source de revenus pour près de 20 millions de personnes. Tel est le message de cette conférence mondiale.

            À l'occasion de la Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques qui rassemble, du 2 au 4 avril à Santiago (Chili), des centaines d'experts en la matière, le focus portera sur la capacité mondiale en matière de prévention des maladies - dont le coût s'élève à 6 milliards d’USD par an -, le suivi des foyers transfrontaliers et la nécessité de mettre en œuvre les Normes internationales pour favoriser le maintien de la bonne santé des animaux aquatiques.

            « Avec l'augmentation rapide de la demande et de la production du secteur aquacole, il est probable que celui-ci soit confronté à un risque de maladies et des défis sanitaires plus grands », a déclaré la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l'OIE. « Mais par la collaboration transfrontalière et la mise en œuvre des Normes internationales de l'OIE, nous pouvons limiter les foyers de maladies émergentes qui ont déjà causé des pertes importantes dans le monde entier, affectant ainsi certaines économies nationales et menaçant une source essentielle de protéines animales pour l'alimentation. »

            Cette conférence, qui est accueillie et soutenue par le gouvernement chilien, mettra en lumière l'impérieuse nécessité de programmes coordonnés pour la santé mondiale afin de protéger la productivité et la durabilité du secteur aquacole.

            Aujourd'hui, les animaux aquatiques assurent presque 20 % des apports protéiques moyens d'origine animale par habitant pour environ 3,2 milliards de personnes. Mais des projections récentes suggèrent que, pour satisfaire la demande grandissante en poissons et fruits de mer, la production devra doubler d'ici à 2030, et que la majorité de cette croissance sera assurée par l'aquaculture.

            Une gestion prudente de la santé des animaux aquatiques est, par conséquent, devenue essentielle afin de soutenir le développement d'une aquaculture durable et surmonter les problèmes sanitaires et de biodiversité posés par une production et des volumes d'échanges commerciaux élevés, ainsi que par l'environnement ouvert où vivent souvent ces populations.

            Le thème de la conférence, « Collaboration, durabilité : notre futur » s'articule autour d'un programme de discussions portant sur la gestion des maladies, la biosécurité et l'utilisation prudente des antimicrobiens, qui sont les enjeux principaux auxquels le secteur aquacole est actuellement confronté.

            La conférence soulignera également les récentes modifications intervenues dans le Code aquatique et le Manuel aquatique de l'OIE et fera l’objet de discussions sur l'outil indispensable de notifications des maladies de l'OIE - le Système Mondial d'Information Zoosanitaire (WAHIS).

            Les autres temps forts de cette conférence comprendront des sessions portant sur la gestion des maladies transfrontalières et émergentes ; la biosécurité dans les établissements aquacoles ; la mise en œuvre des Normes internationales de l'OIE ; et les progrès dans la gestion des maladies.

            L'intégralité de la conférence sera retransmise en direct: ?lang=fr _blank>www.oie.int/aquatic-conference2019

            L'OIE tient à remercier chaleureusement le Gouvernement du Chili pour son appui considérable dans l'organisation de cette conférence.

            Liens utiles :

            • /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKDbH3rKviehklKwkWMx9Uf _blank>Rediffusion des présentations et entretiens vidéo de la conférence
            • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157678827429058/ _blank>Album photo sur Flickr
            • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/commission-des-animaux-aquatiques-et-rapports/an-infinite-potential/ _blank>Portail web sur les animaux aquatiques
            Pour toute demande d'interview, veuillez contacter :
            Katie Roche, Marchmont Communications
            katie@marchmontcomms.com
            +44 (0) 2034 881485

             


          lundi 25 mars 2019

          • La FAO, l'OIE et l'OMS créent un guide visant à aider les pays à utiliser une approche Une seule santé dans la lutte contre les maladies zoonotiques

            Rome/Paris/Genève, le 11 mars 2019 - Les maladies zoonotiques — qui peuvent se transmettre des animaux aux hommes— continuent d'avoir des conséquences importantes sur la santé humaine. Chaque année, près de 60 000 personnes succombent à la rage, et d'autres maladies zoonotiques telles que l'influenza aviaire, Ebola ou la fièvre de la vallée du Rift constituent des menaces supplémentaires. Ces maladies affectent non seulement la santé humaine, mais également la santé et le bien-être des animaux. Elles engendrent des baisses de productivité (qualité et sécurité sanitaire du lait et des œufs, etc.), ou la mort des animaux, ce qui a des conséquences sur les moyens de subsistance des éleveurs et les économies nationales.

            Les maladies ne connaissent pas de frontières. Alors que les échanges commerciaux et les mouvements de biens et de personnes se multiplient au niveau mondial, les maladies zoonotiques suscitent de plus en plus de préoccupations . Chaque jour, de nouveaux défis sanitaires apparaissent à l'interface homme – animal - environnement. Pour contrer ces menaces, la collaboration, la coordination, la communication et l'action concertée des différents secteurs sont nécessaires et doivent se faire par l'application d'une approche multisectorielle « Une seule santé ». Cependant, de nombreux pays manquent de capacités pour mettre en œuvre une collaboration de cet ordre.

            Afin d'aider ces pays à combler leur écart, l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lancent ce jour, un guide intitulé « Adopter une Approche multisectorielle, Une seule santé : Guide tripartite pour lutter contre les maladies zoonotiques ».

            Construire des passerelles « Une seule santé » entre les secteurs pour renforcer les capacités nationales

            Ce guide, désigné comme le Guide Tripartite des Zoonoses (GTZ) rassemble des principes, des bonnes pratiques et des alternatives ayant pour objectif d'aider les pays à mettre en place une collaboration efficace et durable à l'interface homme - animal - environnement. Abordant des sujets variés, il peut être utilisé pour faire face à d'autres menaces sanitaires ; par exemple, la sécurité sanitaire des aliments ou la résistance aux antimicrobiens (AMR). En recourant au GTZ et aux outils opérationnels qui lui sont associés (actuellement en cours d'élaboration), les pays peuvent constituer ou renforcer leurs capacités nationales dans différents domaines :

            •  Les dispositifs de coordination « Une seule santé » entre les différents secteurs ;
            •  La planification stratégique et la préparation aux situations d'urgence ;
            •  La surveillance des maladies et la diffusion de l'information ;
            •  La coordination des efforts de recherche scientifique et de riposte ;
            • L’évaluation conjointe des risques quant aux maladies zoonotiques ;
            • La réduction et la communication des risques, ainsi que la mobilisation des communautés ;
            • Le développement des compétences.


            Les options de suivi et d'évaluation du rôle et de l'impact des activités ci-dessus sont incluses dans le guide afin de soutenir les initiatives prises par les pays pour améliorer leurs cadres règlementaires, leurs stratégies et politiques de lutte contre les maladies zoonotiques. Par ailleurs, adopter l'approche « Une seule santé » présentée dans le GTZ aide ces pays à faire un meilleur usage de ressources limitées et minimise les pertes indirectes pour la société, telles que les conséquences sur les moyens de subsistance des petits producteurs, l'appauvrissement de la nutrition des populations, et les effets des restrictions imposées au commerce et au tourisme.

            En faisant en sorte que les secteurs et disciplines collaborent, des vies humaines et animales sont sauvées, des moyens de subsistance sont garantis, et nos systèmes de santé mondiaux sont améliorés durablement. Les organisations de l'Alliance tripartite encouragent les pays à utiliser le GTZ afin d'atteindre ces objectifs par l'adoption d'une approche « Une seule santé » dans la lutte contre les maladies zoonotiques.

            Home/eng/Media_Center/docs/EN_TripartiteZoonosesGuide_webversion.pdf _blank>Accéder au Guide tripartite des zoonoses

            Pour plus d’informations :
            • pour-les-medias/une-seule-sante/ _blank>Portail web Une seule santé de l'OIE
            Contacts
            • OIE: Catherine Bertrand-Ferrandis, Chef de l'Unité Communication, media@oie.int, +33 1 44 15 19 72
            • WHO: Fadela Chaib, Chef de l'Unité Communication, chaibf@who.int, media@who.int, +4122 791 3228
            • FAO: Diana Gutierrez, Chargée de communication, Diana.GutierrezMendez@fao.org, +39 06 57054271

          • Améliorer la gouvernance des paraprofessionnels vétérinaires pour protéger les moyens de subsistance dans les zones rurales

            ©OIE/M. Cyrille Nka

            Paris, le 1er mars 2019 - L'impact croissant des maladies animales sur la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la santé publique, a rendu encore plus essentielle l'existence d'un réseau vétérinaire aussi solide que bien formé au niveau mondial. Cependant, dans certaines parties du monde, en particulier sur le continent africain, le nombre de vétérinaires et les ressources humaines sont limités, et en raison de facteurs socio-culturels, les Services vétérinaires n'accèdent que peu ou pas à de nombreuses zones rurales.

            Depuis des décennies, les paraprofessionnels vétérinaires (PPV) fournissent un service de santé et de bien-être animal indispensable et abordable à l'immense majorité de ces communautés africaines. Ils apportent de ce fait, une contribution vitale au travail des Services vétérinaires. Leur soutien aux vétérinaires dans la surveillance et le contrôle des maladies a permis pour-les-medias/peste-bovine/ _blank>l'éradication mondiale de la peste bovine, une terrible maladie affectant le bétail et semant famine et pauvreté à travers le continent. Aujourd'hui, de nombreuses actions de contrôle et d'éradication des maladies, telles que l'actuelle sante-animale-dans-le-monde/portail-ppr/strategie/ _blank>stratégie mondiale pour le contrôle et l'éradication de la peste des petits ruminants (PPR), dépendent de la disponibilité de PPV compétents pouvant garantir la bonne mise en œuvre et l'exécution sur le terrain des stratégies de contrôle afin de couvrir les territoires nationaux dans leur ensemble.

            À l'occasion de la 23e Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour l'Afrique, qui s’est tenue à Hammamet, en Tunisie, du 25 février au 1er mars 2019, les résultats d'une enquête1  intitulée Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Technical%20Item%201_Veterinary%20Paraprofessionals%20their%20governance%20and%20role%20in%20improving%20animal%20health%20and%20welfare%20in%20Africa_FINAL.pdf _blank>« Paraprofessionnels Vétérinaires : Gouvernance et rôle dans l'amélioration de la santé et du bien-être animal en Afrique », ont été présentés. Ces conclusions montrent que l'ensemble des 45 pays répondants considèrent le rôle des PPV comme « très important » ou « important ». Cependant, en remplissant cette mission si nécessaire à la communauté, les PPV rencontrent de nombreux obstacles, comprenant (sans toutefois s'y limiter) le manque d'opportunités professionnelles, de ressources et de formation continue ainsi qu'un soutien et une reconnaissance inadaptés de la part des Autorités vétérinaires. Parmi tous ces défis, les possibilités de formation continue et l'amélioration des programmes d'enseignement (98 %), ainsi que l'existence d'un cadre règlementaire (80 %) ont été considérées comme les prérequis les plus importants pour améliorer des contributions des VVP par presque tous les pays sondés.

            Consciente de ces besoins, l'OIE a créé en 2016 un groupe ad hoc dédié aux paraprofessionnels vétérinaires afin d'identifier les compétences recherchées à inclure dans un modèle de programme d'enseignement. De plus, le a-propos/bureau-de-la-directrice-generale/plan-strategique/ _blank>Sixième plan stratégique de l'OIE établi pour la période 2016-2020, s'engage à mieux définir leur rôle, y compris en termes de programmes d’enseignement et de formation.

            Cela a constitué un grand pas en avant dans le domaine du renforcement des Services vétérinaires nationaux, étant donné que, d'après le Code terrestre de l'OIE, un PPV « désigne une personne qui est habilitée par l'organisme statutaire vétérinaire à exécuter, sur le territoire d'un pays, certaines tâches qui lui sont confiées (qui dépendent de la catégorie de paraprofessionnels vétérinaires à laquelle cette personne appartient), sous la responsabilité et la supervision d’un vétérinaire. Les tâches qui peuvent être confiées à chaque catégorie de paraprofessionnels vétérinaires doivent être définies par l’organisme statutaire vétérinaire en fonction des qualifications et de la formation des personnes concernées et selon les besoins ». 

            L'élaboration des Home/fr/Support_to_OIE_Members/Edu_Vet_AHG/F-Competence.pdf _blank>Recommandations de l'OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires visant à harmoniser les compétences essentielles de ces professionnels, conformément aux Normes internationales et aux recommandations de l'OIE, est un exemple de l'engagement de l'Organisation sur ce sujet. L'OIE encourage les pays à mettre en œuvres ces recommandations afin de garantir que le rôle important joué par les PPV soit officiellement reconnu. Ce faisant, leur précieuse contribution aux moyens de subsistance des producteurs, des villageois sans terre et des éleveurs pastoraux en zones rurales continuera d'être assurée.

            Pour plus d’informations :

            • solidarite/para-professionnels-veterinaires/ _blank _blank>Page web de l'OIE sur les paraprofessionnels vétérinaires
            • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/rapports-des-groupes-ad-hoc/ _blank _blank>Groupe Ad Hoc de l’OIE sur les paraprofessionnels vétérinaires
            • Home/fr/Support_to_OIE_Members/Edu_Vet_AHG/F-Competence.pdf _blank>Recommandations de l'OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires
            1 L'ensemble des 54 Pays membres de la Commission régionale de l'OIE pour l'Afrique, a été invité à participer à cette étude ; 45 pays ont rempli le questionnaire.

          lundi 11 mars 2019

          • La FAO, l'OIE et l'OMS créent un guide visant à aider les pays à utiliser une approche Une seule santé dans la lutte contre les maladies zoonotiques

            Rome/Paris/Genève, le 11 mars 2019 - Les maladies zoonotiques — qui peuvent se transmettre des animaux aux hommes— continuent d'avoir des conséquences importantes sur la santé humaine. Chaque année, près de 60 000 personnes succombent à la rage, et d'autres maladies zoonotiques telles que l'influenza aviaire, Ebola ou la fièvre de la vallée du Rift constituent des menaces supplémentaires. Ces maladies affectent non seulement la santé humaine, mais également la santé et le bien-être des animaux. Elles engendrent des baisses de productivité (qualité et sécurité sanitaire du lait et des œufs, etc.), ou la mort des animaux, ce qui a des conséquences sur les moyens de subsistance des éleveurs et les économies nationales.

            Les maladies ne connaissent pas de frontières. Alors que les échanges commerciaux et les mouvements de biens et de personnes se multiplient au niveau mondial, les maladies zoonotiques suscitent de plus en plus de préoccupations . Chaque jour, de nouveaux défis sanitaires apparaissent à l'interface homme – animal - environnement. Pour contrer ces menaces, la collaboration, la coordination, la communication et l'action concertée des différents secteurs sont nécessaires et doivent se faire par l'application d'une approche multisectorielle « Une seule santé ». Cependant, de nombreux pays manquent de capacités pour mettre en œuvre une collaboration de cet ordre.

            Afin d'aider ces pays à combler leur écart, l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lancent ce jour, un guide intitulé « Adopter une Approche multisectorielle, Une seule santé : Guide tripartite pour lutter contre les maladies zoonotiques ».

            Construire des passerelles « Une seule santé » entre les secteurs pour renforcer les capacités nationales

            Ce guide, désigné comme le Guide Tripartite des Zoonoses (GTZ) rassemble des principes, des bonnes pratiques et des alternatives ayant pour objectif d'aider les pays à mettre en place une collaboration efficace et durable à l'interface homme - animal - environnement. Abordant des sujets variés, il peut être utilisé pour faire face à d'autres menaces sanitaires ; par exemple, la sécurité sanitaire des aliments ou la résistance aux antimicrobiens (AMR). En recourant au GTZ et aux outils opérationnels qui lui sont associés (actuellement en cours d'élaboration), les pays peuvent constituer ou renforcer leurs capacités nationales dans différents domaines :

            •  Les dispositifs de coordination « Une seule santé » entre les différents secteurs ;
            •  La planification stratégique et la préparation aux situations d'urgence ;
            •  La surveillance des maladies et la diffusion de l'information ;
            •  La coordination des efforts de recherche scientifique et de riposte ;
            • L’évaluation conjointe des risques quant aux maladies zoonotiques ;
            • La réduction et la communication des risques, ainsi que la mobilisation des communautés ;
            • Le développement des compétences.


            Les options de suivi et d'évaluation du rôle et de l'impact des activités ci-dessus sont incluses dans le guide afin de soutenir les initiatives prises par les pays pour améliorer leurs cadres règlementaires, leurs stratégies et politiques de lutte contre les maladies zoonotiques. Par ailleurs, adopter l'approche « Une seule santé » présentée dans le GTZ aide ces pays à faire un meilleur usage de ressources limitées et minimise les pertes indirectes pour la société, telles que les conséquences sur les moyens de subsistance des petits producteurs, l'appauvrissement de la nutrition des populations, et les effets des restrictions imposées au commerce et au tourisme.

            En faisant en sorte que les secteurs et disciplines collaborent, des vies humaines et animales sont sauvées, des moyens de subsistance sont garantis, et nos systèmes de santé mondiaux sont améliorés durablement. Les organisations de l'Alliance tripartite encouragent les pays à utiliser le GTZ afin d'atteindre ces objectifs par l'adoption d'une approche « Une seule santé » dans la lutte contre les maladies zoonotiques.

            Home/eng/Media_Center/docs/EN_TripartiteZoonosesGuide_webversion.pdf _blank>Accéder au Guide tripartite des zoonoses

            Pour plus d’informations :
            • pour-les-medias/une-seule-sante/ _blank>Portail web Une seule santé de l'OIE
            Contacts
            • OIE: Catherine Bertrand-Ferrandis, Chef de l'Unité Communication, media@oie.int, +33 1 44 15 19 72
            • WHO: Fadela Chaib, Chef de l'Unité Communication, chaibf@who.int, media@who.int, +4122 791 3228
            • FAO: Diana Gutierrez, Chargée de communication, Diana.GutierrezMendez@fao.org, +39 06 57054271

          vendredi 1er mars 2019

          • Améliorer la gouvernance des paraprofessionnels vétérinaires pour protéger les moyens de subsistance dans les zones rurales

            ©OIE/M. Cyrille Nka

            Paris, le 1er mars 2019 - L'impact croissant des maladies animales sur la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la santé publique, a rendu encore plus essentielle l'existence d'un réseau vétérinaire aussi solide que bien formé au niveau mondial. Cependant, dans certaines parties du monde, en particulier sur le continent africain, le nombre de vétérinaires et les ressources humaines sont limités, et en raison de facteurs socio-culturels, les Services vétérinaires n'accèdent que peu ou pas à de nombreuses zones rurales.

            Depuis des décennies, les paraprofessionnels vétérinaires (PPV) fournissent un service de santé et de bien-être animal indispensable et abordable à l'immense majorité de ces communautés africaines. Ils apportent de ce fait, une contribution vitale au travail des Services vétérinaires. Leur soutien aux vétérinaires dans la surveillance et le contrôle des maladies a permis pour-les-medias/peste-bovine/ _blank>l'éradication mondiale de la peste bovine, une terrible maladie affectant le bétail et semant famine et pauvreté à travers le continent. Aujourd'hui, de nombreuses actions de contrôle et d'éradication des maladies, telles que l'actuelle sante-animale-dans-le-monde/portail-ppr/strategie/ _blank>stratégie mondiale pour le contrôle et l'éradication de la peste des petits ruminants (PPR), dépendent de la disponibilité de PPV compétents pouvant garantir la bonne mise en œuvre et l'exécution sur le terrain des stratégies de contrôle afin de couvrir les territoires nationaux dans leur ensemble.

            À l'occasion de la 23e Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour l'Afrique, qui s’est tenue à Hammamet, en Tunisie, du 25 février au 1er mars 2019, les résultats d'une enquête1  intitulée Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Technical%20Item%201_Veterinary%20Paraprofessionals%20their%20governance%20and%20role%20in%20improving%20animal%20health%20and%20welfare%20in%20Africa_FINAL.pdf _blank>« Paraprofessionnels Vétérinaires : Gouvernance et rôle dans l'amélioration de la santé et du bien-être animal en Afrique », ont été présentés. Ces conclusions montrent que l'ensemble des 45 pays répondants considèrent le rôle des PPV comme « très important » ou « important ». Cependant, en remplissant cette mission si nécessaire à la communauté, les PPV rencontrent de nombreux obstacles, comprenant (sans toutefois s'y limiter) le manque d'opportunités professionnelles, de ressources et de formation continue ainsi qu'un soutien et une reconnaissance inadaptés de la part des Autorités vétérinaires. Parmi tous ces défis, les possibilités de formation continue et l'amélioration des programmes d'enseignement (98 %), ainsi que l'existence d'un cadre règlementaire (80 %) ont été considérées comme les prérequis les plus importants pour améliorer des contributions des VVP par presque tous les pays sondés.

            Consciente de ces besoins, l'OIE a créé en 2016 un groupe ad hoc dédié aux paraprofessionnels vétérinaires afin d'identifier les compétences recherchées à inclure dans un modèle de programme d'enseignement. De plus, le a-propos/bureau-de-la-directrice-generale/plan-strategique/ _blank>Sixième plan stratégique de l'OIE établi pour la période 2016-2020, s'engage à mieux définir leur rôle, y compris en termes de programmes d’enseignement et de formation.

            Cela a constitué un grand pas en avant dans le domaine du renforcement des Services vétérinaires nationaux, étant donné que, d'après le Code terrestre de l'OIE, un PPV « désigne une personne qui est habilitée par l'organisme statutaire vétérinaire à exécuter, sur le territoire d'un pays, certaines tâches qui lui sont confiées (qui dépendent de la catégorie de paraprofessionnels vétérinaires à laquelle cette personne appartient), sous la responsabilité et la supervision d’un vétérinaire. Les tâches qui peuvent être confiées à chaque catégorie de paraprofessionnels vétérinaires doivent être définies par l’organisme statutaire vétérinaire en fonction des qualifications et de la formation des personnes concernées et selon les besoins ». 

            L'élaboration des Home/fr/Support_to_OIE_Members/Edu_Vet_AHG/F-Competence.pdf _blank>Recommandations de l'OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires visant à harmoniser les compétences essentielles de ces professionnels, conformément aux Normes internationales et aux recommandations de l'OIE, est un exemple de l'engagement de l'Organisation sur ce sujet. L'OIE encourage les pays à mettre en œuvres ces recommandations afin de garantir que le rôle important joué par les PPV soit officiellement reconnu. Ce faisant, leur précieuse contribution aux moyens de subsistance des producteurs, des villageois sans terre et des éleveurs pastoraux en zones rurales continuera d'être assurée.

            Pour plus d’informations :

            • solidarite/para-professionnels-veterinaires/ _blank _blank>Page web de l'OIE sur les paraprofessionnels vétérinaires
            • normes/commissions-specialisees-et-groupes-de-travail-ad-hoc/rapports-des-groupes-ad-hoc/ _blank _blank>Groupe Ad Hoc de l’OIE sur les paraprofessionnels vétérinaires
            • Home/fr/Support_to_OIE_Members/Edu_Vet_AHG/F-Competence.pdf _blank>Recommandations de l'OIE sur les compétences des paraprofessionnels vétérinaires
            1 L'ensemble des 54 Pays membres de la Commission régionale de l'OIE pour l'Afrique, a été invité à participer à cette étude ; 45 pays ont rempli le questionnaire.

          mercredi 20 février 2019

          • LANCEMENT DU CONCOURS PHOTO DE L'OIE 2019

            Paris, 15 février 2019 - L’OIE organise son Concours photo du 15 Février au 15 avril 2019. Cette édition présente plusieurs nouveautés telles qu'une nouvelle page d'accueil pour le siteweb du concours, de nouveaux membres de jury et de nouveaux prix!

            L’une des missions principales de l’Organisation est l’amélioration mondiale de la santé et du bien-être animal. Par conséquent, son concours photo vise à mettre en avant, de manière créative et visuelle, le travail colossal effectué pour protéger la santé et le bien-être animal au niveau mondial par la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE.

            Les photos qui interpelleront le jury seront donc celles qui, en adoptant un point de vue à la fois artistique et descriptif, reproduiront le mieux la réalité du travail des acteurs de la santé et du bien-être animal. Les photos devront mettre en lumière les interactions homme/ animal qui caractérisent les activités des professionnels de la santé et du bien-être animal dans

            1. Surveillance, prévention et contrôle des maladies animales. Les photos pourront représenter les activités de surveillance des maladies, les campagnes de vaccination, l’application de mesures prophylactiques, la réalisation de tests de diagnostic, mais aussi les interactions entre les animaux sauvages (oiseaux, rongeurs, etc.), l’environnement et le bétail.
            2. Bien-être animal. Les photos pourront illustrer le transport des animaux, la gestion des populations de chiens errants, les conditions de vie des animaux de travail et d’autres sujets abordés dans normes-internationales/code-terrestre/acces-en-ligne/?htmfile=titre_1.7.htm _blank>les chapitres des normes de bien-être animal de l’OIE.
            3. Systèmes de production animale. Les photos pourront mettre en avant des systèmes agricoles de type familial, extensif ou intensif, aussi bien que la transhumance, le pastoralisme, etc. et, quand cela est possible, donner un coup de projecteur sur les pratiques durables.
            4. Santé des animaux aquatiques et systèmes de production. Les photos pourront montrer des systèmes d’exploitation dédiés à l’aquaculture, des amphibiens, crustacés, poissons d’élevage, mollusques et produits issus de l’aquaculture.
            5. Concept « Une seule santé ». Les photos pourront décrire le lien vital entre les santés humaine et animale et les écosystèmes au sein desquels humains et animaux coexistent.
            6. Enseignement vétérinaire. Les photos pourront représenter des étudiants en action/en cours de formation, les établissements d’enseignement vétérinaire et leurs installations etc.

            CATÉGORIES DU CONCOURS PHOTO 2019

            L’OIE a le plaisir d’annoncer les catégories de son concours photo :
            • La catégorie « Réseau mondial de l'OIE » est ouverte, mais ne se limite pas uniquement aux Délégués et Points focaux nationaux de l’OIE et aux vétérinaires.
            • La catégorie « Étudiants vétérinaires » est ouverte aux étudiants concernés effectuant leurs études dans l’un des Pays membres de l’OIE.

            PRIX DU CONCOURS PHOTO 2019

                       1.  Prix régionaux

            Un gagnant, appartenant soit à la catégorie « Réseau mondial de l'OIE », soit à la catégorie « Étudiants vétérinaires », sera désigné pour chaque région de l’OIE :
            • Prix régional Afrique
            • Prix régional Amériques
            • Prix régional Asie et Pacifique
            • Prix régional Europe
            • Prix régional Moyen Orient
             Chaque gagnant recevra la somme de 800 €.         2.  Prix mondiaux


            Un gagnant sera choisi parmi les participations de la catégorie « Réseau mondial de l'OIE » ainsi que parmi celles de la catégorie « Étudiants vétérinaires » :

            • Catégorie  « Réseau mondial de l'OIE »
            • Catégorie « Étudiants vétérinaires »
             Chaque gagnant recevra la somme de 1,500 €.

            JURY DU CONCOURS PHOTO 2019

            /www.radforddavis.com/index _blank>Dr Radford DAVIS
            Vétérinaire et  photographe

            /decantephotographe.wixsite.com/website _blank>Dr Frédéric DECANTE

            Vétérinaire et photographe

            de presse

            /www.tertiusgous.com/ _blank _blank>Dr Tertius A GOUS

            Vétérinaire et photographe

            Le processus de sélection respectera de strictes conditions d’anonymat. Toute décision rendue par le jury sera sans appel

            COMMENT PARTICIPER?

            Vous faites partie du Réseau mondial de l’OIE OU vous avez plus de 18 ans et étudiez la médecine vétérinaire ? Si vous réunissez ces critères, inscrivez-vous en suivant les étapes ci-après :

            1. Sélectionnez une à cinq photos correspondant au thème choisi ;
            2. Téléchargez et prenez connaissance du /www.oiephotocompetition.com/reglement/?lang=fr _blank>règlement du concours sur le site internet : /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>www.oiephotocompetition.com
            3. Remplissez le formulaire de participation en ligne, complétez chaque champ et acceptez les conditions de participation décrites dans le règlement du concours photo ;
            4. Transférez et envoyez vos photos (pas plus de cinq) sur le site internet du concours photo, en mentionnant une légende pour chaque photo, avant le 15 avril 2019, à midi (heure de Paris) ;
            5. Assurez-vous de la réception de l’e-mail confirmant la prise en compte de votre participation.


             

            /www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr#1485778406066-5e9ff11a-a1c9 _blank>/www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr#1485778684415-3af9f2d0-21f2 _blank>/www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr#1485778953587-67ded855-4854 _blank>

            Les résultats seront annoncés sur le site Web du Concours photo : /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank>www.oiephotocompetition.com, au plus tard, le 20 mai 2019. Les gagnants seront avertis en avance par email. Des chèques grand format seront remis aux gagnants lors de la /oiegeneralsession.com/fr/ _blank>Cérémonie d’ouverture de la 87e Session générale de l’OIE, le dimanche 26 mai 2019. Pour plus d'informations, contactez l'unité de la Communication de l'OIE :  communication@oie.int.
            /www.oiephotocompetition.com/le-concours/?lang=fr _blank _blank>/www.oiephotocompetition.com/formulaire-inscription/?lang=fr _blank _blank>
            *Les employés du Siège ou des Représentations régionales de l’OIE ne sont pas autorisés à participer au concours. Pour plus d’informations, veuillez lire les règles du Concours photo OIE 2019.

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