EID Mediterranee, ces 365 derniers jours

EID Méditerranée - Entente Interdépartementale de Démoustication



mercredi 24 juin 2020

  • ⚠ APPEL AUX IRRIGANTS !
    Date: 
    24/06/2020
    Picture: 

    L’été arrive, les irrigations aussi…

    Pour une coopération sur la réduction de la nuisance liée aux moustiques

     

    Près de 25 à 30 % des zones humides à submersions temporaires identifiées avec la présence de larves de moustiques nuisants chaque année par l’EID Méditerranée ont pour origine des mises en eau « artificielles » c’est-à-dire pratiquées par l’Homme (les 70 à 75 % restants sont liés à des pluies ou à des remontées d’étang). Les larves apparaissent en quelques heures après l’irrigation, ce qui implique une présence très régulière des agents de l’EID Méditerranée sur le terrain pour identifier ces mises en eau et traiter, si nécessaire, les larves présentes dans un délai de 24 à 48 heures, période de meilleure efficacité des traitements. Dans certains départements où l’irrigation est une pratique courante pour mener à bien les activités socio-économiques locales, ces superficies d’éclosions peuvent atteindre jusqu’à 60 % des superficies des éclosions cumulées annuellement, soit plusieurs milliers d’hectares.

    Des obligations réglementaires

    La mise en eau des milieux, génératrice de moustiques, est encadrée par la réglementation :

    L’EID Méditerranée a été créée en tant qu’opérateur public pour le compte des collectivités par la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 et les décrets d’application qui ont suivi. Ces textes réglementaires indiquent notamment qu’il existe des obligations pour les propriétaires d’exploitation, les exploitants, les occupants de cultures irriguées, arrosées, ou de prés inondés, les gestionnaires d’espaces naturels, à travers notamment les articles 4 et 5 de la loi de 1964.

    Ces articles stipulent que ces acteurs doivent informer l’EID Méditerranée des mises en eau, « se conformer aux prescriptions des agents », avoir des pratiques moins contributives aux éclosions, notamment en assurant le bon entretien et la bonne gestion de leur réseau hydraulique, et laisser les agents accéder à leur propriété. La prise en compte des  « prescriptions relatives à la destruction des gîtes à larves de moustiques » incombent également aux maîtres d’ouvrage, aux maîtres d’œuvre, ainsi qu’aux entrepreneurs de travaux publics ou privés.

    La meilleure solution c’est la prévention !

    Comment irriguer en réduisant la production de moustiques ? 

    La solution la plus efficace pour réduire les éclosions de larves de moustiques est d’AGIR À LA SOURCE : dans ce cas précis, en pratiquant des modalités d’irrigation limitant ces éclosions.

    L’EID Méditerranée récapitule ces bonnes pratiques dans un « Guide de bonnes pratiques et de préconisations de gestion de l’eau à mettre en œuvre par les irrigants et compatibles avec leurs différents usages ». Il est en téléchargement dans l'espace documentaire.

    Les personnels des agences opérationnelles de l’EID Méditerranée, réparties sur le territoire des Pyrénées-Orientales aux Bouches-du-Rhône, sont à votre disposition pour vous accompagner sur le terrain et pour échanger avec vous sur ce sujet. Plus la collaboration sera étroite et plus les mises en eau seront optimisées, tant pour ls irrigants que pour l’opérateur public EID Méditerranée. Bien menée, cette collaboration permettrait un gain économique et environnemental pour tous et contribuera à réduire la nuisance.

        

     

    Enjeux de la nuisance liée aux moustiques et  pratiques d’irrigation

    L’apparition des larves de moustiques (celles-ci vivent dans l’eau puis se développent en quelques jours donnent des adultes pouvant vivre et donc piquer pendant 2 semaines à 1 mois) est directement liée à la présence de l’eau.

    Les espèces de moustiques les plus nuisantes pour l’Homme (hormis le moustique-tigre invasif dont les larves apparaissent dans des gîtes urbains) sont celles issues des zones naturelles et agricoles qui font l’objet de mises en eau temporaires. Ces espèces se dispersent au stade adulte dans un rayon de plusieurs kilomètres voire dizaines de kilomètres et génèrent ensuite des nuisances très importantes dans les agglomérations « à portée de vol ».

    Les densités larvaires sont la plupart du temps élevées : les œufs sont en effet pondus en très grand nombre pendant les périodes d’assec sur le sol humide, à l’abri de la végétation, dans les milieux à sansouïre (salicornes), pour atteindre des densités  de 500 à 1 500 œufs par dm². La nuisance qui s’ensuit, sans traitement, est de l’ordre de 400 à 500 piqûres/quart d’heure et de plusieurs dizaines voire centaines en cas d’échec partiel de traitement.

     

        

     

    Références citées :

    • Guide des bonnes pratiques pour une gestion de l’eau moins contributive aux éclosions de moustiques aux éclosions de moustiques et compatible avec les usages. EID Méditerranée, mars 2017, 27p.
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    • Article 4 de la Loi n° 64-1246 : « Pour l’exécution des opérations de traitement, les propriétaires, locataires, concessionnaires, exploitants ou occupants devront se conformer aux prescriptions des agents des services et organismes mentionnés à l’article 1er, notamment procéder aux déplacements d’animaux et de matériels nécessités par ces opérations ».

    Ces opérations ne pourront entraîner que des sujétions temporaires limitées à leur stricte durée ».

    • Article 5 de la Loi n° 64-1246 : « …Les propriétaires, locataires, exploitants ou occupants de cultures irriguées ou arrosées et de prés inondés devront remettre ou maintenir en état de fonctionnement et de salubrité, réservoirs, canaux, vannes, fossés, digues et diguettes, ainsi que tous systèmes d’adduction ou d’évacuation des eaux. Les mêmes obligations incomberont, dans les mêmes conditions, aux organismes distributeurs d’eau et aux concessionnaires de chutes et retenues d’eau. (…) A défaut d’exécution et deux mois après mise en demeure par le préfet restée sans effet, le service ou l’organisme habilité, pourra procéder d’office et aux frais des intéressés, aux travaux nécessaires… ».

     

     

     

     


jeudi 18 juin 2020

mardi 19 mai 2020

  • Sortie progressive du confinement et reprise du présentiel à compter du 11 mai à l’EID Méditerranée
    Date: 
    19/05/2020
    Picture: 

    L’EID Méditerranée est un service public dont la mission de contrôle de la nuisance des moustiques issus des zones humides littorales et rétro-littorales est liée à la salubrité publique. Un peu plus de 150 agents spécialisés assurent en temps normal leur missions sur un territoire de 300 000 ha de la frontière franco-espagnole jusqu'aux abords de Marseille, tant dans les agences opérationnelles qu’au siège de Montpellier.
     
    L’établissement a continué à fonctionner durant cette période, en mode « dégradé », à la fois dans les agences opérationnelles (ainsi, près de 8 800 hectares ont été traités depuis la mi-mars) et au siège (présence d’une partie de l’encadrement et de certains agents nécessaires au bon fonctionnement des installations). Les modalités complémentaires de reprise du travail sur sites à compter du 11 mai, date de la sortie progressive du confinement lié au Covid-19, ont été présentées au CHSCT le 6 mai, afin de protéger les agents et circonscrire les risques de transmission du virus, tout en assurant la nécessaire reprise de l’ensemble de nos missions.
     
    Ainsi :
     
    ➔ Protections individuelles et collectives : chaque agent, au siège et en agence, se voit affecter deux masques en tissu lavables, ainsi qu'une visière. Leur port est fortement recommandé. Un sens de circulation est mis en œuvre dans les couloirs les plus étroits, matérialisé à l'aide d'affichettes sur les murs. Chaque agent a la charge d'entretenir ses masques.
     
    Chaque agent doit procéder au nettoyage quotidien de son poste de travail (clavier d'ordinateur, souris, téléphone), de sa table de travail, des poignées de portes et interrupteurs de sa pièce de travail avec les produits mis à disposition dans chaque direction.
     
    Les postes de travail en vis-à-vis sont tous équipés de dispositif de séparation ou de protection en plexiglas.
     
    Par ailleurs, le recours à la visioconférence, y compris pour les réunions de service, est favorisé, le nombre de présents en salle de réunion étant limité.
     
    ➔ Pour les agences opérationnelles, situées dans 5 départements (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône) : les dispositions organisationnelles mises en œuvre depuis le début de la crise sanitaire, et amendées le 27 avril sont reconduites, avec la possibilité offerte aux chefs d'agence, en lien avec la coordination opérationnelle, de réduire la présence en fonction des enjeux de l'émergence larvaire.
     
    ➔ Pour les agents du siège, à Montpellier : pour les postes qui le permettent, le travail à distance est poursuivi (28 postes ont été déployés) mais une présence très régulière sur site est souhaitée, l'objectif étant, au terme du processus de déconfinement progressif, la reprise complète de l'ensemble des activités et donc la reprise du travail par les agents. 


mardi 31 mars 2020

  • ⚠ COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    Date: 
    31/03/2020
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    L’EID Méditerranée garantit sa mission de service public

     ➔ L’EID Méditerranée est un service public dont la mission de contrôle de la nuisance des moustiques issus des zones humides littorales et rétro-littorales est liée à la salubrité publique. Elle relève de celles devant être maintenues, dans cette période de crise sanitaire exceptionnelle, selon les recommandations du ministre des Collectivités territoriales.

    Il lui importe donc, dans ce contexte, de mettre en œuvre des dispositions visant à protéger ses agents et à circonscrire les risques de transmission du virus Covid-19, tout en assurant a minima sa mission de service public. Ainsi :

    - pour ses agences opérationnelles, situées dans 5 départements (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône), un roulement des équipes, qui ont été divisées par deux, a été mis en place, permettant de limiter et de gérer en sécurité la présence simultanée d’agents dans les locaux. Les prospections peuvent être maintenues un jour sur deux, en priorisant les zones les plus proches des agglomérations et les plus productrices en moustiques. Les traitements aériens sont privilégiés, mais les agents de terrain restent mobilisables pour réaliser des traitements par voie terrestre.

    Ceci permet d’assurer un service légèrement dégradé, mais permettant de limiter les nuisances. 800 hectares ont été traités depuis le début de la période de confinement, il y a un peu plus de deux semaines, pour toute la zone d’action de l’EID Méditerranée, dont 665 en aérien.

    - pour ses agents du siège, à Montpellier : 28 postes ont été déployés en télétravail depuis lundi 16 mars. D’autres agents travaillent chez eux avec leur ordinateur personnel et l’accès à la messagerie professionnelle.

    Une permanence quotidienne est assurée au siège, avec la présence d’une équipe d’une douzaine d’agents en charge du pilotage (directeur général et membres de la direction), des RH, de la comptabilité, de la logistique, de l’informatique, etc.

    Le conseil d’administration de l’EID reste également à la manœuvre, qui se réunira ce jeudi 2 avril, exceptionnellement en visioconférence.

     ➔ S’agissant du moustique-tigre (Aedes albopictus), moustique urbain, qui pond dans tout récipient ou objet pouvant recueillir de l’eau, le plus souvent de petite taille,  il va commencer à sortir progressivement de sa diapause (hibernation), qui se fait au niveau de ses œufs. Il redeviendra réellement perceptible à partir du mois de mai. 

    La période présente, avec la contrainte exceptionnelle du confinement, peut être mise à profit pour, chez soi, faire le tour des jardins et balcons et commencer d’ores et déjà  à prévenir les situations favorables à la prolifération de l’insecte : vider, couvrir, ranger... Et en plus, comme on a du temps, curer ou racler tous les récipients, chéneaux et autres bondes ou rigoles, afin d'éliminer un maximum d'œufs de moustiques-tigres. Moins d'œufs = moins d'éclosions possibles = moins de moustiques-tigres  à la reprise de la saison (www.moustiquetigre.org).

     ➔ Enfin, les moustiques ne transmettent pas le Covid-19 : http://www.eid-med.org/actualites/coronavirus-le-moustique-ne-le-transmet-pas

     

     

    Contact :

    Direction de la communication

    eid.com@eid-med.org


lundi 9 mars 2020

  • Coronavirus, le moustique ne le transmet pas !
    Date: 
    09/03/2020
    Picture: 

    Alors que l’Europe se prépare à une épidémie de coronavirus imminente, une question germe parfois à la cantonade : les mousti-ques peuvent-ils transmettre ce nouveau virus, officiellement dénommé SARS-CoV2 ? La réponse des entomologistes de l’EID-Med, des experts de l’EMCA et de l’OMS est unanime : c’est non !

    Que des mammifères

    Pourtant, les virus sont habituellement inféodés à une espèce animale, spécificité liée à la pré-sence de récepteurs sur les cellu-les des espèces qu’ils sont capables d’infecter. Comme une serrure dont le virus serait la clé. Mais la clé de la voiture n’est pas celle du cadenas du vélo ou de la porte d’entrée… Toutefois, certains virus peuvent infecter plusieurs espèces, com-me semble le montrer le SARS-CoV2, avec un cycle suspecté de transmission entre trois espèces de mammifères : la chauve-souris, le pangolin et l’Homme. Alors, pourquoi le moustique ne serait-il pas lui aussi infecté ?

    Sur la digestion…

    D’abord, les trois espèces pré-citées sont certes différentes mais bien plus proches génétiquement entre elles que de notre insecte pi-queur. Les moustiques qui transmettent des pathogènes les ont préalablement ingéré via un repas de sang infecté. Mais pour que le cycle fonctionne, il faut que le virus ait la faculté de résister à la digestion dans l’estomac du moustique, pour pouvoir ensuite infecter ses cellules, atteindre ses glandes salivaires et s’y répliquer. C’est par cette salive ainsi contaminée qu’il transmet ensuite lors d’une piqûre. Or il a fallu des centaines et des milliers d’années (voire plus !) pour que les virus qu’il transmet aujourd’hui aient pu acquérir, via une multitude de cycles sang-piqûre, les caractéristiques leur permettant de transiter par le moustique sans être détruits. Ce qui est un processus extrêmement rare (cf. les hépatites, le HIV ou d’autres maladies sanguines, qui en sont absolument incapables). Le « petit dernier » SARS-CoV2 est un virus respiratoire, transmis par des gouttelettes (en aérosol) émises lorsqu’une personne malade tousse ou éternue. Il semble avoir une affinité particulière pour l’Homme. En cas de piqûre de sang humain infecté, le moustique, lui, digèrera tranquillement ce virus, comme il le fait pour tous les pathogènes non adaptés présents dans le sang qu’il consomme habituellement.

    La petite bête

    Faisons un peu de fiction : si un moustique reçoit une particule aérosol porteuse du coronavirus et le respire, sera-t-il simplement malade ? D’abord, la cuticule (couche externe protégeant ses organes) est hydrophobe (qui n’aime pas l’eau). Et les « spiracles » (les trous) permettant sa respiration sont extrêmement fins. De sorte qu’il faudrait non pas des gouttelettes mais des microgouttelettes, ainsi qu’une bonne dose de… malchance, pour qu’elles puissent franchir ces ouvertures. Et puis les moustiques n’étant pas des mammifères, le virus ne peut pas infecter leurs cellules respiratoires. Moralité, si on a des moustiques et, surtout, des gouttelettes infectées dans son environnement, il ne faut pas chercher la… petite bête. Demandons plutôt à nos proches de tousser dans leur coude. Et lavons-nous les mains !


jeudi 5 décembre 2019

lundi 26 août 2019

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