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jeudi 17 février 2022

  • Décharges littorales soumises à aléas
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    rubrique article : 

    Présentation de l’inventaire

    Le recensement des anciennes décharges sur le territoire français a été effectué sur la base de données disponibles au niveau national (données issues de la Banque de données des Anciens Sites Industriels et Activités de Service - BASIAS devenu CASIAS), principalement alimentée par les inventaires des anciennes décharges brutes communales, inventaires réalisés pour la plupart des territoires dans les années 2000 et complétées, à ce jour, par la connaissance de certains propriétaires fonciers publics.

    Pour identifier les décharges historiques littorales soumises à aléas littoraux, ont été sélectionnées via un travail de croisement d’informations géolocalisées :

    • Les décharges à moins de 100 m du trait de côte, pour se focaliser uniquement sur les décharges potentiellement les plus exposées ;

    • Situées dans une zone soumise à érosion (exemple d’une falaise en recul)[1] ou dans une zone potentielle de submersion marine (exemple de submersion dans la partie arrière des dunes)[2].

     

    Cartes des décharges littorales (< 100 m trait de côte) exposées aux aléas érosion et/ou submersion (Version 1 – 18 février 2022)


    [1] Identification des zones concernées par ce phénomène basée sur l’Indicateur National Érosion Côtière du CEREMA

    [2] Identification des zones concernées par ce phénomène basée sur l’indicateur « Enveloppes Approchées des Inondations Potentielles par submersion marine »

    Principales limites

    Il est à noter un ensemble de limites quand aux données proposées :

    • La perte de mémoire locale sur certaines anciennes décharges rend ce recensement non exhaustif ; la couverture du territoire national par les inventaires des anciennes décharges est non homogène ; certains départements sont très bien couverts en termes d’inventaires ;

    • Les informations, principalement issues des inventaires des anciennes décharges brutes communales, datent des années 2000 et font état de la connaissance de la situation à cette date. Les décharges ont donc pu faire depuis l’objet d’une mise en sécurité (clôture, affichage, restriction d’usage, servitude, …) ou de travaux de réhabilitation (confinement, évacuation des déchets, …). Les situations actuelles ont été précisées quand celles-ci étaient connues ;

    • Des erreurs de localisation peuvent exister et la précision sur la localisation des sites est variable (localisation par un X Y donné, par une adresse ou avec une emprise au sol connue). Pour rappel, seules les décharges à moins de 100 mètres du trait de côte sont ici considérées. Des décharges situées en zone de submersion, mais plus reculées, ne sont ainsi pas intégrées dans l’inventaire comme tout site non localisé ;

    • En ce qui concerne l’évaluation des aléas littoraux (érosion/submersion), la cartographie utilisée est à grande échelle et homogène sur le territoire et ne prend pas en compte des cartographies locales comme les zonages des plans de prévention des risques (à échelle communale). A noter que les effets du changement climatique et la hausse du niveau de la mer ne sont pas pris en compte dans l’identification des zones soumises à aléa.

    • L’inventaire n’a pas vocation à identifier les dépôts sauvages de déchets. On s’intéresse ici au cas des anciennes décharges brutes (communales ou non) dont les déchets ont pu être recouverts et dont on a pu perdre la trace ;

    • Les décharges considérées peuvent être très diverses en taille (surface), volume de déchets, type de déchets enfouis ; pour certaines, ces informations ne sont pas connues ;

    • L’existence d’une ancienne décharge ne préjuge pas d'une éventuelle pollution à son endroit. Seul un diagnostic peut le confirmer.

    Accès aux données

     

    • Tableau de synthèse de l’inventaire avec liens (version_1 datée du 18/02/22)

     

    Département Commune INSEE Nom usuel Liens vers la fiche descriptive
     Haute-Corse (2B)  Vescovato  2B346  Décharge de Codole  Fiche descriptive
     Alpes-Maritimes (06)  Antibes  06004  Non précisé  Fiche descriptive
     Calvados (14)  Herouville-Saint-Clair  14327  Décharge d'Hérouville-Saint-Clair  Fiche descriptive
     Charente-Maritime (17)  Fouras  17168  Décharge de Pré Magnou  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Erquy  22054  Décharge de la Fosse Eyrand  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Hilion  22081  Décharge des Grèves de Fontreven  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Hilion  22081  Décharge des Grèves du Pont du Gué Plat  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Lancieux  22094  Décharge de la Roche  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Paimpol  22162  Décharge du Billec  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Frehel  22179  Décharge du Port à la Duc  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Ploubezre  22211  Décharge de Prat Saint Christophe  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Pouldouran  22253  Décharge communale de Pouldouran  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Saint-Brieuc  22278  Décharge de la Grève des Courses  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Saint-Jacut-De-La-Mer  22302  Décharge des Grands Marais  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Saint-Jacut-De-La-Mer  22302  Décharge des Cloissiaux  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Saint-Jacut-De-La-Mer  22302  Décharge communale de Saint-Jacut-de-la-Mer  Fiche descriptive
     Cotes-D'Armor (22)  Treguier  22362  Décharge communale de Treguier  Fiche descriptive
     Eure (27)  Berville-Sur-Mer  27064  Décharge communale de Berville-sur-Mer  Fiche descriptive
     Finistere (29)  Le Faou  29053  Décharge communale du Faou  Fiche descriptive
     Finistere (29)  Penmarch  29158  Décharge de la Plage du Steir  Fiche descriptive
     Finistere (29)  Plougoulm  29192  Décharge de Toul an Ouch'  Fiche descriptive
     Finistere (29)  Plouneour-Trez  29203  Décharge du Rheun  Fiche descriptive
     Finistere (29)  Pont-L'Abbe  29220  Décharge de l'Île Chevalier  Fiche descriptive
     Gironde (33)  Begles  33039  Décharge de Tartifume  Fiche descriptive
     Herault (34)  Sete  34301  Décharge communale de Sète  Fiche descriptive
     Herault (34)  Sete  34301  Décharge des Salins de Villeroy  Fiche descriptive
     Ille-Et-Vilaine (35)  Cancale  35049  Décharge du Duguen  Fiche descriptive
     Loire-Atlantique (44)  Saint-Brevin-Les-Pins  44154  Décharge communale de Saint-Brévin-les-Pins  Fiche descriptive
     Loire-Atlantique (44)  Trignac  44210  Non précisé  Fiche descriptive
     Manche (50)  Vicq Sur Mer  50142  Décharge de Réthoville  Fiche descriptive
     Morbihan (56)  Gavres  56062  Non précisé  Fiche descriptive
     Morbihan (56)  Theix  56251  Décharge de Saint Goustan  Fiche descriptive
     Morbihan (56)  Vannes  56260  Décharge de Kermain  Fiche descriptive
     Pas-De-Calais (62)  Calais  62193  Dépôt de Caillette  Fiche descriptive
     Pas-De-Calais (62)  Oye-Plage  62245  Non précisé  Fiche descriptive
     Pyrenees-Orientales (66)  Canet-En-Roussillon  66037  Non précisé  Fiche descriptive
     Seine-Maritime (76)  Berneval-Le-Grand  76081  Décharge communale de Berneval-le-Grand  Fiche descriptive
     Seine-Maritime (76)  Le Havre  76552  Décharge de Dollemard  Fiche descriptive
     Seine-Maritime (76)  Sainte-Marguerite-Sur-Mer  76605  Décharge communale de Sainte-Marguerite-sur-Mer  Fiche descriptive
     Seine-Maritime (76)  Le Treport  76711  Décharge communale du Treport  Fiche descriptive
     Vendee (85)  La Faute-Sur-Mer  85307  Décharge communale dela Faute-sur-Mer  Fiche descriptive
     Guadeloupe (971)  Capesterre Belle Eau  97107  Décharge de Capesterre-Belle-Eau  Fiche descriptive
     Guadeloupe (971)  Grand Bourg  97112  Décharge de Grand-Bourg  Fiche descriptive
     Guadeloupe (971)  Goyave  97114  Décharge de Goyave  Fiche descriptive
     Guadeloupe (971)  Terre De Bas  97130  Décharge de Terre Bas  Fiche descriptive
     Martinique (972)  Fort De France  97209  Décharge de La Trompeuse  Fiche descriptive
     Martinique (972)  Le Robert  97222  Décharge du Quartier Reynoir  Fiche descriptive
     Martinique (972)  Sainte-Marie  97228  Décharge de l'Anse Charpentier  Fiche descriptive
     Martinique (972)  La Trinite  97320  Décharge de Fond Cérémeaux  Fiche descriptive
     Martinique (972)  La Trinite  97230  Décharge de l'Anse à Dièque  Fiche descriptive
     Martinique (972)  Le Vauclin  97232  Décharge de Château Paille  Fiche descriptive
     Guyane (973)  Macouria  97305  Décharge de Macouria (CCCL)  Fiche descriptive
     La Réunion (974)  Saint Denis  97411  Décharge de La Jamaïque  Fiche descriptive
     La Réunion (974)  Saint Joseph  97412  Décharge d'ordures ménagères de La Caverne aux Hirondelles  Fiche descriptive
     La Réunion (974)  Sainte Suzanne  97420  Station de transit d'ordures ménagères de Sainte-Suzanne  Fiche descriptive

     


    Mise à jour de l'inventaire

    Cet inventaire sera amené à être mis à jour avec :

    • Des informations sur l’état actuel des sites identifiés dans cette première version de l’inventaire (travaux de réhabilitation notamment) ;

    • De nouveaux sites potentiels identifiés d’après de nouvelles informations fiables et vérifiables.

    L’actualisation de cet inventaire permettra d’avoir un suivi des actions engagées pour sécuriser et limiter les impacts potentiels de ces anciens sites historiques.

    Les modalités pour contribuer à l’enrichissement de cet inventaire sont en discussion. Un formulaire pourrait être élaboré à cet effet et mis en ligne prochainement.

    Pour nous contacter

    Pour tout contact, écrivez-nous à l'adresse suivante : dechargeslittorales@brgm.fr

    description article : 

    La présence sur le littoral de décharges historiques constitue une menace environnementale majeure dans le contexte du changement climatique : en effet, en raison du réchauffement climatique et de la hausse du niveau des mers, le risque de relargage en mer de déchets, notamment plastiques, est de plus en plus important.

     

    Face à ce constat, le président de la République a annoncé lors du One Ocean Summit le vendredi 11 février 2022 à Brest, la résorption en 10 ans des décharges littorales présentant un risque de rejet de déchets en mer, en métropole comme en outre-mer.

     

    De nombreuses décharges historiques, situées en contexte littoral, sont soumises à des risques naturels tels que les risques de submersion marine ou d’érosion. Ces sites peuvent présenter un risque de relargage des déchets et autres impacts sur l’environnement, à plus ou moins long terme, accentués par ces phénomènes naturels. Parmi ces actions, l’une en particulier est portée par le BRGM sous l’égide du Ministère de la Transition Écologique : il s’agit de l’inventaire des décharges littorales soumises à aléas marins (érosion du trait de côte ou submersion marine).

     

    Deux phénomènes naturels sont susceptibles d’être à l’origine de relargage de déchets en mer

    Figure 1 - Phénomène de recul du trait de côte

    Figure 2 - Phénomène de submersion marine

    Ces phénomènes sont susceptibles de devenir de plus en plus fréquents en raison du changement climatique et notamment du fait de l’élévation du niveau de la mer. La question des décharges littorales historiques présentant un danger pour le bon état écologique des eaux marines a fait, depuis 2018, l’objet de décisions en comité interministériel de la mer. Un plan d’action « zéro déchet plastique en mer 2019-2025 » a été élaboré afin de définir différentes actions pour réduire « fortement l'apport de macro et micro-déchets, notamment plastiques, vers les mers et les océans d'ici à 2025 ».

    risque a associer : 
    Pollution des sols, SIS et anciens sites industriels

mardi 5 octobre 2021

  • Connaissance du risque avalanche
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    L’observation et l’enregistrement des phénomènes passés sont primordiaux pour mieux appréhender les avalanches de neige. Le site avalanches.fr de l'INRAE présente essentiellement trois dispositifs, leurs données et leurs méthodes, souvent indispensables à l’étude et à la gestion du risque d’avalanche en France, en particulier dans un cadre d’aménagement du territoire :

    • L’Enquête Permanente sur les Avalanches (EPA) est une chronique historique d’événements observés sur des sites sélectionnés. Elle est réalisée sur environ 5 000 couloirs d'avalanche.

    • Les cartes de localisation des phénomènes avalancheux (CLPA) décrivent les zones où des avalanches se sont produites dans le passé et sont représentées par leurs limites extrêmes connues. Ces cartes au 1 / 25 000 constituent un inventaire des phénomènes passés identifiés. Plus de 600 000 hectares ont ainsi été cartographiés dans les Alpes et les Pyrénées. La CLPA est un document informatif et non une cartographie réglementaire, ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui d'être indispensable à la bonne gestion d'une route ou d'un domaine skiable, et à l'établissement de tout projet d'aménagement.

    • Les Sites habités Sensibles aux Avalanches (SSA) inventorient les sites habités en hiver et accessibles avec un itinéraire sécurisé vis à vis des avalanches, et les classifient en 3 groupes selon leur sensibilité au risque d’avalanche.

    Les données issues de ces trois dispositifs sont consultables sur la carte interactive des avalanches en France.

    Par ailleurs, la BD-RTM de l’ONF met à disposition des données rassemblées sur les évènements recensés, notamment des avalanches, par les services de restauration des terrains en montagne (RTM) sur 11 départements des Alpes et des Pyrénées.

    risque a associer : 
    Avalanches

mardi 21 septembre 2021

lundi 13 septembre 2021

  • Avalanches
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    Avalanches
    Categorie : 
    naturel
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  • Gestion du risque avalanche
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    La maîtrise de l'urbanisation

    La cartographie du risque d'avalanche a largement évolué au fil des années, pour laisser la place aujourd'hui au plan de prévention des risques naturels. Ce dernier permet, le cas échéant, de réglementer l'urbanisme et la construction dans les zones exposées à un risque d'avalanche.

    Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) est un outil institué par loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement et codifié dans les articles L.562-1 à L.562-9 et R.562-1 à R562-12 du code de l’environnement. Il vise, dans une perspective de développement durable, à éviter une aggravation de l’exposition des personnes et des biens aux risques naturels et à réduire leurs conséquences négatives sur les vies humaines, l'environnement, l'activité économique et le patrimoine culturel. Aussi le plan de prévention des risques avalanches (PPRa), mis en œuvre sur les territoires fortement concernés par l’aléa avalanche, contribue à ces objectifs en :

    • Délimitant des zones d'exposition aux risques à l'intérieur desquelles des constructions ou des aménagements sont interdits, tout en permettant sur d’autres zones un développement raisonné et sécurisé, là où l'intensité de l'aléa le permet,
    • Définissant des mesures de prévention, de protection, de prévention et de sauvegarde ainsi que des mesures relatives à l'aménagement, à l'utilisation ou à l'exploitation de constructions, d'ouvrages ou d'espaces cultivés ou plantés existant à la date d’approbation du plan.

    Ce plan, établi à l’échelle communale ou intercommunale, est opposable aux autorisations d’urbanisme. Il est consultable en mairie, en préfecture ou en s’adressant à la direction départementale des territoires (DDT ou DDTM). Le guide méthodologique « Plan de prévention des risques naturels Avalanches » d’août 2015 accompagne l’élaboration de ce document.

    La prévention

    Si l'on connaît assez bien les principales zones où se produisent les avalanches, la localisation précise de leur trajet et de leur limite d'extension est plus difficile. La prévision des avalanches reste une science inexacte. Quasi inexistante il y a trente ans, elle se développe aujourd'hui à travers la nivologie (science de la neige) et la météorologie alpine. Météo-France édite régulièrement un bulletin d'estimation du risque d'avalanche qui donne, à l'échelle d'un massif, des indications sur l'état du manteau neigeux en fonction de l'altitude, de l'exposition, du relief. Il propose également une estimation du risque, basée sur une échelle européenne graduée de 1 (risque faible) à 5 (risque très fort).

    ​L'information du citoyen

    Le droit à l'information générale sur les risques majeurs s'applique. Pour le risque d'avalanche, de nombreuses informations concernant l'aléa et les consignes à adopter en cas d'événement sont mises à la disposition du citoyen (mairie, services de l'État). Des campagnes  spécifiques d'information des pratiquants de ski hors piste sont réalisées, notamment par des associations comme l'Anena : Association nationale d'étude de la neige et des avalanches.

    Des moyens de protection adaptées aux sites et aux enjeux

    • Des mesures de gestion de crise : des mesures d'interdiction (d'accès au domaine skiable, à des routes, etc.) et d'évacuation (d'immeubles, de villages, etc.), mais également un déclenchement artificiel des avalanches. Dans ce cadre, les communes exposées à un risque d'avalanche sont pourvues d'un plan d'intervention pour le déclenchement des avalanches (PIDA), qui prévoit les procédures de mise en sécurité.
    • Des ouvrages de protection qui empêchent le départ des avalanches ou protègent contre leurs effets. Dans la zone de départ de l'avalanche, il peut s'agir de filets, râteliers, claies, barrières à vent ou encore plantations, tandis que dans les zones d'écoulement et d'arrêt, ce sont des ouvrages de déviation, de freinage ou d'arrêt (paravalanches).

    Au niveau individuel, les pratiquants de ski de randonnée et de hors piste doivent se munir d'un appareil émetteur-récepteur d'aide à la recherche des victimes d'avalanche (ARVA), qui leur permet en cas d'avalanche, soit de repérer plus facilement une personne ensevelie, soit d'être repéré plus rapidement en cas d'ensevelissement.

     

    L'organisation des secours

    Dans les domaines skiables, les secours sont effectués par les pisteurs-secouristes du service des pistes. En montagne, les gendarmes ou les CRS sont chargés du secours des victimes, et peuvent être aidés par des guides, des volontaires des sociétés locales de secours. Ces équipes disposent toujours d'équipes cynophiles (maîtres chiens et chiens d'avalanches). De plus en plus, les secours sont médicalisés, pour optimiser les chances de survie des accidentés.

    Celles-ci sont essentiellement fonction de la durée d'ensevelissement (de près de 95 % dans le premier quart d'heure (quart d'heure vital), elles tombent à 25 % après 45 minutes), ainsi que de la profondeur d'ensevelissement une fois l'avalanche arrêtée. Ces chiffres illustrent l'importance de s'équiper pour ne pas dépendre de la rapidité de secours extérieurs.

    Les consignes

    Les consignes générales s'appliquent et sont complétées par un certain nombre de consignes spécifiques au risque d'avalanche. Des consignes de sécurité s'adressent plus spécifiquement aux skieurs :

    • Se tenir informé des conditions météorologiques et des zones dangereuses : un drapeau à damier noir et jaune signifie un danger d'avalanche sur la station ; un drapeau noir associé au précédent signifie que le danger est généralisé.


    À compter de la saison hivernale 2016-2017, l'information sur le risque d'avalanche évolue : des pictogrammes européens sont progressivement utilisés dans les stations pour compléter ou remplacer les drapeaux d'avalanche.

    • En période dangereuse, ne pas quitter les pistes ouvertes, damées et balisées (jalons de couleurs jaune et noire, et filets ou triangles de signalisation).

    • Si l'on pratique le ski de randonnée et le ski hors piste, se munir d'un ARVA (appareil de recherche de victimes d'avalanches) et consulter les bulletins d'estimation du risque d'avalanches (mis à jour à 16 tous les jours).
    • Ne pas partir seul et indiquer itinéraire et heure de retour.

     

     CONSIGNES SPÉCIFIQUES

    AVANT

    Si vous avez à franchir une zone douteuse :

    • Détecter les zones à risques et les éléments aggravants de terrain (ruisseau, ravin).
    • Mettre un foulard sur la bouche.
    • Traverser un à un, puis s'abriter en zone sûre.
    • Ne pas céder à l'euphorie en groupe !

    PENDANT

    • Tenter de fuir latéralement.
    • Se débarrasser des bâtons et du sac.
    • Fermer la bouche et protéger les voies respiratoires pour éviter à toutprix de remplir ses poumons de neige.
    • Essayer de se cramponner à tout obstacle pour éviter d'être emporté.
    • Essayer de se maintenir à la surface par de grands mouvements de natation.

    APRÈS

    • Ne pas s'essouffler en criant, pour tenter de se faire entendre, émettre des sons brefs et aigus (l'idéal serait un sifflet).
    • Faire le maximum d'efforts pour se dégager quand on sent que l'avalanche va s'arrêter. Au moment de l'arrêt, si l'ensevelissement est total, s'efforcer de créer une poche en exécutant une détente énergique ; puis ne plus bouger pour économiser l'air.
    risque a associer : 
    Avalanches

  • Risque avalanche et enjeux
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    Le risque avalanche en France et dans le monde

    Dans le monde, les avalanches font environ 500 victimes par an. En France, les accidents sont aujourd'hui, dans plus de 95 % des cas, liés aux activités de loisirs, mais ils restent faibles (une trentaine de décès par an), comparativement au nombre d'usagers de la montagne.
     

     Date  Localisation Victimes et dégâts
    1601 Chèze et Saint-Martin (Pyrénées)    107 morts, les deux villages totalement rasés
    1749 Huez (Isère) 130 morts, la moitié du village détruite
    1895 Orlu (Pyrénées)    15 morts
    1970 Val d'Isère (Savoie) 39 morts, 37 blessés, chalet UCPA balayé
    1999 Hameau de Montroc (Haute-Savoie)    12 morts, 14 chalets détruits

    Les enjeux

    Trois domaines présentent une forte vulnérabilité humaine vis-à-vis des avalanches :

    • Les terrains de sports de montagne (domaines skiables et hors-piste) : leur sécurité relève de la responsabilité mêlée de l'exploitant et du maire. Celui-ci peut éventuellement fermer des pistes menacées ;
    • Les habitations sont sous la responsabilité de la commune qui peut entreprendre des travaux de protection dans la mesure où ceux-ci ne sont pas hors de proportion avec ses ressources. Le maire a le pouvoir et le devoir de faire évacuer les zones menacées ;
    • Les voies de communication communales, départementales et nationales, sont respectivement sous la responsabilité de la commune, du département et de l'État.
    risque a associer : 
    Avalanches

  • Origines du phénomène
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    rubrique article : 

    Qu'est-ce qu'une avalanche ?

    Une avalanche correspond à un déplacement rapide d'une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture du manteau neigeux. Cette masse varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers de mètres cubes, pour des vitesses comprises entre 10 km/h et 400 km/h, selon la nature de la neige et les conditions d'écoulement. Les pentes favorables au départ des avalanches sont comprises entre 30 et 55°. La pente avalancheuse typique est raide, à l'ombre, proche d'une crête et couverte de neige soufflée.

    On distingue trois types d'avalanches selon le type de neige et les caractéristiques de l'écoulement.

    L'avalanche de plaque

    L'avalanche de plaque est générée par la rupture et le glissement d'une plaque, souvent formée par le vent, sur une couche faible du manteau neigeux. La zone de départ est marquée par une cassure linéaire. Lorsque la cohésion de la neige est forte, la plaque est dure et composée de blocs de neige. En revanche, lorsque la cohésion est faible, la plaque est friable et les blocs se disloquent rapidement. Deux types de plaques peuvent être distingués : la plaque au vent, peu dangereuse, résultant d'une compression due à la poussée du vent, et la plaque sous le vent, plus dangereuse car mal ancrée à la sous-couche.

    L'avalanche en aérosol

    Une forte accumulation de neige récente, légère et sèche (poudreuse) peut donner des avalanches de très grandes dimensions avec un épais nuage de neige (aérosol), progressant à grande vitesse (100 à 400 km/h). Leur puissance destructrice est très grande. Leur trajet est assez rectiligne et elles peuvent remonter sur un versant opposé. Le souffle qui les accompagne peut provoquer des dégâts en dehors du périmètre du dépôt de l'avalanche.

    L'avalanche de neige humide

    Lorsque la neige se densifie et s'humidifie sous l'action de la fonte, au printemps ou après une pluie, elle peut former des avalanches qui entraînent l'ensemble du manteau neigeux. Elles s'écoulent à vitesse lente (jusqu'à 20 km/h) en suivant le relief en ses points bas (couloir, ravin, talus, etc.). Bien que leur trajet soit assez bien connu, elles peuvent être déviées par un obstacle et générer des dégâts dans des zones a priori non exposées.

    Les facteurs aggravants

    Une avalanche peut se produire spontanément ou être provoquée par un agent extérieur. Trois facteurs sont principalement en cause :

    • L'augmentation du poids, d'origine naturelle (importantes chutes de neige, pluie, accumulation par le vent) ou accidentelle (passage d'un skieur ou d'un animal) ;
    • La température : après des chutes de neige et si une période de froid prolongée se présente, le manteau neigeux ne peut se stabiliser. Au contraire, lorsqu'il fait chaud sur une longue période, le manteau se consolide. En revanche, au printemps, la chaleur de mi-journée favorise le déclenchement d'avalanches, car la neige devient lourde et mouillée ;
    • Le vent engendre une instabilité du manteau neigeux par la création de plaques et corniches.
    description article : 

    Une avalanche correspond à un déplacement rapide d'une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture du manteau neigeux. Cette masse varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers de mètres cubes, pour des vitesses comprises entre 10 km/h et 400 km/h, selon la nature de la neige et les conditions d'écoulement. Les pentes favorables au départ des avalanches sont comprises entre 30 et 55°. La pente avalancheuse typique est raide, à l'ombre, proche d'une crête et couverte de neige soufflée.

    On distingue trois types d'avalanches selon le type de neige et les caractéristiques de l'écoulement.

    L'avalanche de plaque

    L'avalanche de plaque est générée par la rupture et le glissement d'une plaque, souvent formée par le vent, sur une couche faible du manteau neigeux. La zone de départ est marquée par une cassure linéaire. Lorsque la cohésion de la neige est forte, la plaque est dure et composée de blocs de neige. En revanche, lorsque la cohésion est faible, la plaque est friable et les blocs se disloquent rapidement. Deux types de plaques peuvent être distingués : la plaque au vent, peu dangereuse, résultant d'une compression due à la poussée du vent, et la plaque sous le vent, plus dangereuse car mal ancrée à la sous-couche.

    L'avalanche en aérosol

    Une forte accumulation de neige récente, légère et sèche (poudreuse) peut donner des avalanches de très grandes dimensions avec un épais nuage de neige (aérosol), progressant à grande vitesse (100 à 400 km/h). Leur puissance destructrice est très grande. Leur trajet est assez rectiligne et elles peuvent remonter sur un versant opposé. Le souffle qui les accompagne peut provoquer des dégâts en dehors du périmètre du dépôt de l'avalanche.

    L'avalanche de neige humide

    Lorsque la neige se densifie et s'humidifie sous l'action de la fonte, au printemps ou après une pluie, elle peut former des avalanches qui entraînent l'ensemble du manteau neigeux. Elles s'écoulent à vitesse lente (jusqu'à 20 km/h) en suivant le relief en ses points bas (couloir, ravin, talus, etc.). Bien que leur trajet soit assez bien connu, elles peuvent être déviées par un obstacle et générer des dégâts dans des zones a priori non exposées.

    risque a associer : 
    Avalanches

  • Description du phénomène
    poids : 
    0
    rubrique article : 

    Les facteurs aggravants

    Une avalanche peut se produire spontanément ou être provoquée par un agent extérieur. Trois facteurs sont principalement en cause :

    • L'augmentation du poids, d'origine naturelle (importantes chutes de neige, pluie, accumulation par le vent) ou accidentelle (passage d'un skieur ou d'un animal) ;

    • La température : après des chutes de neige et si une période de froid prolongée se présente, le manteau neigeux ne peut se stabiliser. Au contraire, lorsqu'il fait chaud sur une longue période, le manteau se consolide. En revanche, au printemps, la chaleur de mi-journée favorise le déclenchement d'avalanches, car la neige devient lourde et mouillée ;

    • Le vent engendre une instabilité du manteau neigeux par la création de plaques et corniches.

    description article : 

    Une avalanche correspond à un déplacement rapide d'une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture du manteau neigeux. Cette masse varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers de mètres cubes, pour des vitesses comprises entre 10 km/h et 400 km/h, selon la nature de la neige et les conditions d'écoulement. Les pentes favorables au départ des avalanches sont comprises entre 30 et 55°. La pente avalancheuse typique est raide, à l'ombre, proche d'une crête et couverte de neige soufflée.

    Souce :  définition de l’avalanche, guide PPRN Avalanche – version août 2015.

    On distingue trois types d'avalanches selon le type de neige et les caractéristiques de l'écoulement :

    • L'avalanche de plaque

    L'avalanche de plaque est générée par la rupture et le glissement d'une plaque, souvent formée par le vent, sur une couche faible du manteau neigeux. La zone de départ est marquée par une cassure linéaire. Lorsque la cohésion de la neige est forte, la plaque est dure et composée de blocs de neige. En revanche, lorsque la cohésion est faible, la plaque est friable et les blocs se disloquent rapidement. Deux types de plaques peuvent être distingués : la plaque au vent, peu dangereuse, résultant d'une compression due à la poussée du vent, et la plaque sous le vent, plus dangereuse car mal ancrée à la sous-couche.

    • L'avalanche en aérosol

    Une forte accumulation de neige récente, légère et sèche (poudreuse) peut donner des avalanches de très grandes dimensions avec un épais nuage de neige (aérosol), progressant à grande vitesse (100 à 400 km/h). Leur puissance destructrice est très grande. Leur trajet est assez rectiligne et elles peuvent remonter sur un versant opposé. Le souffle qui les accompagne peut provoquer des dégâts en dehors du périmètre du dépôt de l'avalanche.

     

    • L'avalanche de neige humide

    Lorsque la neige se densifie et s'humidifie sous l'action de la fonte, au printemps ou après une pluie, elle peut former des avalanches qui entraînent l'ensemble du manteau neigeux. Elles s'écoulent à vitesse lente (jusqu'à 20 km/h) en suivant le relief en ses points bas (couloir, ravin, talus, etc.). Bien que leur trajet soit assez bien connu, elles peuvent être déviées par un obstacle et générer des dégâts dans des zones a priori non exposées.

     

    risque a associer : 
    Avalanches

  • Avalanches
    description : 

    Source : avalanche déclenchée artificiellement au col d’Ornon dans l’Isère, fond Cemagref.

    Une avalanche correspond à un déplacement rapide d'une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture du manteau neigeux. Elle peut se produire spontanément ou être provoquée par un agent extérieur. La catastrophe du chalet UCPA à Val-d'Isère (février 1970) a impulsé en France une véritable politique de prise en charge du risque basée sur la prévention (amélioration de la connaissance du phénomène, cartographie, prévision, réglementation, etc.) et la protection.

    icone risque : 

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