PartageTaRue94 | Défendre la mobilité des plus vulnérables, ces 365 derniers jours

Défendre la mobilité des plus vulnérables
L’association PTR 94 a pour objet de promouvoir les déplacements des piétons et assimilés, des personnes handicapées ou à mobilité réduite, et des cyclistes dans le département du Val-de-Marne et des départements limitrophes. Elle milite pour favoriser ces déplacements et pour rendre la voirie et les espaces publics plus accessibles, sûrs et confortables aux usagers vulnérables.

A ce titre, nos activités principales sont :

 Achat groupé de vélos électriques : Test sur nos stands
 Cours de vélo pour adultes (« vélo-école »)
 Balades familiales à vélo (autour de 15 km/h en général) avec pique-nique. Certaines ouvertes aux aveugles ou simples débutants, grâce au tandem.
 Conseils contre le vol de vélo
 Lobbying auprès des élus pour des villes plus piétonnes, cyclables (y compris stationnement vélo et liaisons inter-villes), et accessibles aux personnes en situation de handicap, des limitations de vitesse strictes et moins d’accidents pour tous : des aménagements existent, encore faut-il vouloir les mettre en place
 Tatouage pour identifier le propriétaire d’un vélo volé (contre 5€/vélo et la présentation d’une pièce d’identité)
 Atelier entretien du vélo sur nos stands : apprendre à graisser sa chaîne proprement et efficacement
 Conseils préventifs contre la crevaison



mardi 27 septembre 2022

  • Charenton-le-Pont améliore la sécurité sur la voie verte le long de la Seine

    C’était un « point noir » connu des cyclistes empruntant la voie verte vers et depuis Paris, le long de la Marne. Un aménagement mal fichu sur une piste cyclables séparant le flux vélo du flux automobile, plus précisément pour protéger les premiers de l’entrée du « Point P » et de ses camions, sous le pont aux câbles. L’entrée et la sortie de cette piste suscitaient des trajectoires baroques et dangereuses (d’un côté surtout, avec une chicane entraînant un cisaillement, un déport du flux cycliste de l’autre côté de la voie, propice aux collisions).

    La ville de Charenton-le-Pont avait identifié ce point noir lors des consultations sur son plan vélo. Nous en avions salué l’approche méthodique et les outils performants.

    Neuf mois après dévoilé son plan vélo, la ville démontre donc une écoute et une application remarquables, au bénéfice de nombreux cyclistes au-delà de ses administrés. Ces dernières semaines, on peut estimer en effet à 3 000 par jour ou 20 000 par semaine (chiffres du compteur Quai de Bercy, mis à disposition par Paris en Selle, détails ici) le nombre de cyclistes à passer par là sur la voie verte, une des portes d’entrée du Val-de-Marne.

    Le résultat presque définitif est là en photo: deux entrées/sorties bien droites pour se réinsérer de manière simple et fluide dans la voie verte. Merci donc à Charenton-le-Pont.

    L’entrée de la piste côté Paris….
    … et côté Charenton.

lundi 12 septembre 2022

  • Une ville cyclable : Chambéry

    Dans les villes du 94, la situation est souvent décourageante pour les défenseurs du vélo. Il est donc utile de savoir que d’autres villes traitent mieux les cyclistes. Dans un article antérieur nous avons cité l’exemple de Strasbourg (janvier 2021). Aujourd’hui c’est de Chambéry que nous allons parler.

    Chambéry, préfecture de la Savoie, compte environ 60 000 habitants et l’agglomération, qui agrège une trentaine de communes voisines, en compte 135 000. L’agglomération chambérienne compte à la fois des zones plates et fortement vallonnées, elle est traversée par deux autoroutes, deux voies ferrées, plusieurs cours d’eau. Le centre ancien est dense avec des rues étroites, les banlieues sont très développées avec des zones commerciales ou industrielles. Le reste du département est largement rural et montagneux. Il pleut bien davantage à Chambéry qu’en Ile-de-France. Selon l’INSEE, le revenu annuel médian des chambériens est de 23 680 euros par an en 2019, très proche de celui des Val-de-marnais (23 060 euros en 2019). Ces dernières années la ville a été gérée en alternance par la droite qui a été attentive aux attentes des automobilistes (ex. nouveaux parkings en partenariat public-privé) et par la gauche qui donne davantage la priorité aux mobilités actives et aux transports en commun. La situation géographique, politique et économique ne semble donc pas particulièrement favoriser la pratique du vélo à Chambéry. Pourtant cette ville s’est classée troisième de sa catégorie au dernier Baromètre des villes cyclables de la FUB (2021). Comment ? On vous emmène sur place pour comprendre ….

    Une priorité effective aux mobilités douces, même en banlieue

    Le centre ancien de Chambéry, large d’un petit kilomètre, est une zone à priorité piétonne très affirmée, où les cyclistes sont tolérés à condition de rouler doucement. La majorité de ses rues, qui étaient ouvertes à la circulation et au stationnement, ont été réaménagées en zones 20 au cours des dernières décennies. Quelques artères du centre restent ouvertes à la circulation générale mais en zone 30 (rue de Boigne, rue Favre, rue du Chateau). En parallèle à la réduction du nombre de places de stationnement dans le centre, plusieurs parkings payants ont été construits à la périphérie immédiate du centre ancien.

    Plan des aménagements cyclables de Chambéry

    Hors du centre ancien les intersections principales sont très souvent traitées en zone 20 avec plateaux surélevés dont le revêtement est différencié : les piétons y sont prioritaires. Les cyclistes y sont aussi protégés par le ralentissement des véhicules motorisés et par l’enlèvement des obstacles à la visibilité. Les ronds-points sont souvent traités avec un anneau cyclable, le cycliste n’ayant toutefois pas la priorité sur les véhicules motorisés. Des panneaux « M12 » (autorisation conditionnelle de franchissement pour cycles, on les désigne aussi comme « cédez-le-passage-cyclistes ») sont installés par endroits aux feux pour fluidifier le trafic vélo.

    Intersection traitée en zone 20 avec plateau surélevé, revêtement différencié, visibilité sans obstacle et pictogrammes piétons (Chambéry, avenue Jean Jaurès / rue du Bon Pasteur)

    Les aménagements cyclables forment un réseau assez continu, dont l’épine dorsale est la véloroute 63 (V63) qui traverse l’agglomération du Nord au Sud. Tracée dans les années 1990, la V63 est à la fois continue et assez directe, car elle franchit astucieusement les autoroutes, voies ferrées et cours d’eau traversés. La V63 permet de se rendre du centre de Chambéry au lac du Bourget vers le Nord ou vers les vignobles d’Apremont ou Chignin vers le Sud en étant protégé sur la quasi-totalité du trajet. Dans Chambéry la V63 est une piste cyclable et dans les agglomérations plus éloignées c’est une voie verte.

    Plan des aménagements cyclables de l’agglomération
    Sur la véloroute V63 au nord de Chambéry. A gauche départ de la piste cyclable menant à Cognin.

    Des pistes cyclables et bandes cyclables protègent les cyclistes sur plusieurs axes de l’agglomération, y compris ceux qui desservent les zones d’activité commerciale et industrielle très développées au Nord de l’agglomération (Bissy, La Motte Servoleix, Voglans..). L’ensemble des aménagements forme un réseau suffisamment continu et signalé pour que le cycliste se sente pris en charge et relativement protégé.

    Piste cyclable et panneau d’autorisation conditionnelle de franchissement pour cycles, Av. du Maréchal Leclerc à Chambéry

    Quand on se déplace à pied ou à vélo dans Chambéry, on ne peut qu’être frappé par le respect dont font preuve la grande majorité des conducteurs vis-à-vis des usagers vulnérables. Une voiture freine avant que le piéton soit engagé sur un passage protégé : c’est ici la règle, et non l’exception comme en Ile-de-France. Il est aussi fréquent qu’une voiture sortant d’un rond-point cède le passage au cycliste engagé dans l’anneau alors que ce dernier n’a pas la priorité.

    Une voiture sortant d’un rond point cède le passage à un cycliste venant de la piste cyclable de la V63 dans Chambéry

    La ville de Chambéry et la communauté d’agglomération ont implanté divers types de services à destination des cyclistes réguliers ou de passage. En particulier, il existe une boutique intégrée à la gare SNCF de Chambéry – Challes-les-Eaux, la Vélostation, qui assure diverses prestations : locations de vélos classiques ou électriques à prix modéré, distribution du plan du réseau cyclable, gonflage, vélo-taxi à assistance électrique, consigne vélo de 500 places pour garer son vélo en sécurité,… Les collectivités proposent aussi des cours de vélo pour adultes (remise en selle) assurés par des professionnels.

    La vélostation de la gare SNCF de Chambéry: location de vélos classiques ou électriques, gonflage, dépliants…

    Autre service apporté aux cyclistes : des arceaux pour le stationnement des vélos localisés de façon pertinente : à proximité de la gare SNCF, des magasins, et plus généralement des lieux accueillant du public.

    Stationnement vélo dans la passerelle couverte franchissant les voies à la gare SNCF de Chambéry
    Arceaux vélos remplaçant un parking voiture devant un magasin à Chambéry, faubourg Maché

    L’essor du vélo à Chambéry doit beaucoup à un petit noyau de défenseurs du vélo au quotidien, regroupés dans l’association Roue Libre. Ce groupe s’est battu voici une trentaine d’années auprès des élus pour obtenir la continuité de la V63 en organisant nombre de manifestations. Très active avec quelque 600 adhérents et une centaine de bénévoles, Roue Libre est impliquée dans des actions multiples : action auprès des élus pour améliorer les aménagements cyclables, atelier vélo associatif (100 vélos remis en état et vendus chaque année), sensibilisation auprès des écoles, entreprises et collectivités, organisation de « VélOsons! », festival du voyage à vélo qui a lieu tous les deux ans à Chambéry et attire jusqu’à 4 000 visiteurs.

    Pour évaluer l’impact des politiques cyclables, les collectivités territoriales ont implanté des dispositifs de mesure du trafic vélo. Le totem implanté à cette fin dans Chambéry au bord de la V63 avait été choisi il y a quelques années à une époque où le flux attendu était de l’ordre de 300 ou 400 000 cyclistes par an. En 2021 on a dépassé 600 000 passages par an – limite du compteur- , et il en sera sans doute de même en 2022. Le trafic dépassait 2500 vélos par jour à la fin de l’été 2022. Par rapport au Val de Marne ces chiffres sont au niveau des pistes cyclables les plus fréquentées à proximité de Paris (EV3 à Ivry) et bien au-dessus de la fréquentation observée en moyenne couronne (Créteil, Choisy, Joinville,…).

    Totem comptabilisant les passages vélos sur la V63, quai du jeu de Paume à Chambéry: plus de 600000 passages en 2021 !

    Un autre signe de l’implication des collectivités territoriales ces dernières années est la mise en place de pistes cyclables temporaires (boulevard de la Colonne, Place Caffe,…) . Ces aménagements avaient déjà été envisagés avant la crise sanitaire de 2020-2021, qui a simplement anticipé leur mise en place. Leur succès, attesté par la hausse de la fréquentation, laisse penser qu’elle seront pérennisées quand le budget permettra la requalification de la voirie.

    Piste cyclable temporaire boulevard de la Colonne à Chambéry

    Une caractéristique appréciable du réseau chambérien est la qualité de la signalisation et du jalonnement. Les panneaux directionnels classiques à inscriptions vertes sur fond blanc sont disposés régulièrement le long de la V63. La signalisation au sol est largement utilisée pour guider les cyclistes et prévenir les automobilistes : pictogrammes vélos sur fond vert visibles de loin pour indiquer les pistes et bandes cyclables, chevrons dans la traversée des intersections, bandes discontinues indiquant les priorités. Aux intersections avec d’autres pistes cyclables des balises et des lignes pointillées au sol indiquent la priorité de la V63.

    Sur la véloroute V63, 5 km au Nord de Chambéry. A gauche la piste cyclable menant à la Motte Servoleix

    Dans une agglomération de la taille de Chambéry on trouve à tout moment un ou plusieurs chantiers impactant temporairement les pistes cyclables existantes (actuellement l’élargissement de l’autoroute A43 et la réfection de l’avenue des ducs de Savoie à Chambéry, entre autres). Dans ces cas, la préservation de la continuité cyclable est recherchée et si ce n’est pas possible, des itinéraires de déviation sont spécialement indiqués pour les vélos (panneaux jaunes à lettres noires). On ne voit nulle part le sinistre panneau « cycliste pieds à terre » commis par des ignorants du code de la route et de l’orthographe, qu’on rencontre si souvent dans le 94 !

    Maintien et sécurisation de la véloroute V63 pendant le chantier d’élargissement de l’autoroute Lyon-Chambéry

    Qui fait du vélo à Chambéry ? La part des femmes parmi les cyclistes semble proche de la moitié et les enfants sont nombreux à vélo. Si l’on en croit les spécialistes du sujet, ces critères indiquent que les cyclistes se sentent assez bien protégés dans l’ensemble. Tous les types d’usages sont représentés : le vélo-taf , à l’image d’un voisin qui fait l’aller-retour entre Chambéry le Bourget du Lac par la V63 et apprécie cette coupure dans son emploi du temps ; le vélo du quotidien pour de petits déplacements et démarches; le vélo des jeunes allant à l’école, au collège ou au lycée; le vélo utilitaire pour faire les courses avec sacoches ou vélo cargo; le transport d’enfant en carriole, en vélo cargo ou en « long tail »; les voyageurs à vélo reconnaissables sur la V63 avec leurs grosses sacoches et leur barda; le vélo loisir en famille; le vélo sportif dont les adeptes – hommes et femmes – arpentent les routes et chemins de montagne des massifs environnants (Bauges, Chartreuse) à vélo de route ou en VTT. Les vélos à assistance électrique et les trottinettes sont fréquents, mais pas plus qu’ailleurs.

    Pour conclure, Chambéry est une agglomération où l’on observe un usage croissant et diversifié du vélo, même si la voiture reste de loin le principal mode de déplacement en-dehors du centre ancien. C’est le résultat d’un ensemble de mesures dont certaines sont surtout destinées aux piétons (zones piétonnes dans le centre, zones 20, plateaux surélevés aux intersections) et d’autres sont spécifiques aux cyclistes (réseau cyclable continu et bien signalé, traitement des intersections, services aux cyclistes, arceaux vélos bien situés, protection des cyclistes lors de travaux temporaires, etc.). Etalées sur plus de 40 ans, ces mesures représentent des dépenses raisonnables pour les collectivités locales. Elles ont parfois demandé un certain courage politique pour diminuer la place dévolue à la voiture individuelle. L’organisation dynamique des cyclistes locaux a certainement joué un rôle, et les élus successifs ont eu l’intelligence de ne pas détricoter le maillage des aménagements réalisés par leurs prédécesseurs.

    Les bénéfices en sont multiples pour Chambéry : réduction de la pollution de l’air et du bruit, réduction de l’espace requis pour le stationnement, redynamisation et mise en valeur du centre ancien, attractivité de la cité. Par comparaison, on mesure le retard pris par le 94 ces dernières années en laissant tomber des aménagements piétons-vélos programmés de longue date (carrefour Pompadour, requalification de la D19 à Créteil), en s’abstenant de protéger les cyclistes pendant les travaux (ex. chantiers du Grand Paris Express à Champigny, St Maur, Créteil, Maisons Alfort,…), en laissant les véhicules motorisés envahir des zones 20 mal différenciées, en laissant des projets d’aménagement menacer des itinéraires cyclables existants (EV3 à Ivry et Vitry), en ne soutenant pas les efforts de la Région pour le RERV (ligne GC à Créteil, Saint-Maur), en créant des pistes cyclables temporaires dans l’urgence et en les supprimant aussi vite à la demande des automobilistes (Créteil, Saint-Maur, Kremlin-Bicêtre…). Les villes du Val-de-Marne feraient bien de s’inspirer plus souvent de ce qui réussit en province !


mercredi 15 juin 2022

  • A quand cette piste cyclable entre les deux fleuves?

    On en parle depuis longtemps déjà, dans des réunions avec les élus ou leurs services techniques. Elle se fait attendre, alors que l’usage du vélo augmente continuellement. En 2022, elle n’est toujours pas là…

    Il est aujourd’hui grand temps de faire une piste cyclable séparée sur la D148 (alias l’avenue de la République à Maisons-Alfort, alias la rue Émile Zola à Alfortville), un aménagement digne de ce nom entre le pont de Maisons-Alfort sur la Marne, et le pont du Port-à-l’Anglais sur la Seine. Nos comptages et le dernier baromètre des villes cyclables en attestent: c’est une demande forte des administrés alentours, pour le vélotaf comme pour les trajets utilitaires ou de loisirs.

    Cet axe s’il devenait cyclable permettrait de relier transversalement les aménagements existants, tous orientés vers Paris

    Aussi Partage Ta Rue 94, les antennes MDB de Maisons-Alfort-Alfortville et Ivry-Vitry-Choisy, ainsi que le Collectif Vélo Ile-de-France avons interpellé les élus de département, d’Alfortville et de Maisons-Alfort sur ce projet. Nous demandons des engagements, de la visibilité et de la concertation.

    Nous publions notre courrier ci-dessous. Puissent nos élus entendre et enfin satisfaire ce besoin.

    Mise à jour: réponse du Conseil départemental du Val-de-Marne

    Le 8 juillet dernier, le président du Conseil départemental Olivier Capitanio a répondu aux associations concernées. Il assure que le département partage l’analyse quant au besoin d’aménagement et indique travailler avec la mairie de Maisons-Alfort sur la section entre les départementales 6 et 19, dans un premier temps. Pour le reste il est renvoyé à des études ultérieures.

    Sans précision de calendrier, c’est ce qu’on appelle une réponse d’attente, non engageante, décevante. Les gens à vélo devront encore attendre pour circuler en pleine sécurité entre les deux fleuves du Val-de-Marne.

    La réponse du conseil départemental en date du 8 juillet.

mercredi 13 avril 2022

  • La Tégéval progresse … doucement !

    Une voie verte agréable reliant Créteil à Santeny via 8 communes du Val de Marne, voilà ce que doit être à terme la Tégéval. Cet ouvrage bénéficie d’un financement coquet (60 millions d’euros!) apporté par la SNCF en compensation de l’utilisation de terrains du domaine public pour construire la ligne du TGV Sud-Est dans les années 1980 (c’est l’origine du nom » Tégéval » !). Par exemple la ligne TGV a coupé en deux le bois de la Grange sur les communes de Limeil Brévannes et de Villecresnes. La réalisation de la voie verte est confiée au syndicat mixte Tégéval qui dépend du département et de la région.

    Le TGV roule depuis plus de 40 ans, mais la réalisation de la voie verte progresse lentement. Certes plusieurs tronçons ont été mis en service et une passerelle majestueuse a été jetée en 2015 sur la N406 entre Créteil et Valenton. Il subsiste encore des discontinuités importantes, par exemple dans la traversée de Limeil Brévannes. Une de ces discontinuités a été supprimée récemment à Valenton, et c’est un plaisir pour nous d’en diffuser l’info.

    Le dernier tronçon de la Tégéval à Valenton le long de la D102 (avenue Julien Duranton)

    Le dernier segment de 950 mètres réalisé début 2022 complète la voie verte qui longe l’avenue Julien Duranton. Il permet un cheminement protégé continu dans la traversée de Valenton. C’est une voie agréable, bien séparée du trafic motorisé. A essayer !

    Tracé de la Tégéval. En rouge le tronçon de 950 m récemment réalisé à Valenton.

    Cela dit il reste deux imperfections sur ce tronçon : 1° Dans la traversée de la voie d’accès à l’usine des eaux du SIAAP, le franchissement des trottoirs est incompatible avec le passage des personnes à mobilité réduite et des vélos. 2° à la traversée de la rue d’Ile de France les potelets métalliques ont été tordus, vraisemblablement parce qu’un camion les a écrasés en prenant le virage (honte à lui, ce sont les impôts de tous qui les avaient financés et le passage est maintenant dangereux pour les vélos et PMR!) .

    Les services du département, que nous avons contactés, nous ont assuré 1° que le SIAAP s’était déjà engagé à réaliser un plateau traversant pour franchir la voie d’accès dans les prochaines semaines 2° qu’ils allaient prendre contact avec la Ville de Valenton pour la réparation des potelets métalliques car l’entretien est de sa responsabilité.

    On peut donc espérer que le nouveau tronçon de Tégéval sera bientot en parfait état pour emprunter la voie verte de Créteil au parc de la Plage Bleue à Valenton. Même s’il n’est pas partout aux standards environnementaux de la Tégéval, l’itinéraire est protégé et continu jusqu’à Limeil si l’on emprunte la piste cyclable le long de la D110. Pour la traversée de Limeil et la jonction avec Villecresnes il faudra encore attendre….. la Tégéval prend son temps !!


mercredi 6 avril 2022

  • Balade au canal St Martin le 26 mars

    C’est par une petite fraicheur matinale et sous un beau ciel bleu que 9 cyclistes (5 participantes et 4 participants) se sont élancés vers le nord.

    Pour nous mettre en jambes et nous réchauffer, nous avons gravi la côte des Barrières à Saint-Maurice avant de traverser le bois de Vincennes jusqu’à la Porte Dorée.

    En empruntant les pistes cyclables passant par Daumesnil, la Bastille, le canal Saint-Martin, nous avons rejoint le bassin de la Villette pour longer le canal Saint-Denis.

    Après le périphérique, nous avons admiré les nombreuses œuvres de Street Art avant de rejoindre le Stade de France. Après en avoir fait le tour, nous avons rejoint la basilique Saint-Denis.

    La pause déjeuner s’est passée dans le jardin Pierre de Montreuil jouxtant la basilique.

    C’est sous une chaleur presque estivale que le trajet retour s’est effectué, pratiquement identique à l’aller mais en longeant, depuis le quai de la Rapée, la Seine puis la Marne jusqu’à Créteil.

    Prochaine balade le samedi 09 avril départ 09H30 avec pique-nique à destination des bois de Vaires et de Brou par la Marne et le canal de Lognes parcours plat 50 km.


samedi 2 avril 2022

  • 240 façons de gêner les piétons en 2 heures à Créteil

    Le stationnement gênant sur les trottoirs, zones 20 et pistes cyclables est largement répandu. Il fait partie des comportements qui banalisent les risques que les motorisés font encourir aux usagers vulnérables. Or les piétons et cyclistes représentent une grande part des victimes d’accident sur les routes du Val de Marne (43% sur la période 2013-2021, bien plus que la moyenne nationale) et ce sont généralement les véhicules motorisés qui en sont responsables. On s’attendrait donc à ce que les autorités montrent une certaine sévérité vis-à-vis du stationnement gênant, mais elles semblent faire preuve d’une tolérance excessive.

    Serions nous trop critiques ? Pour éclairer le sujet, nous avons parcouru les rues de Créteil pendant un peu plus de 2 heures lors d’un après-midi du mois de mars, en prenant des photos de véhicules stationnant sur les trottoirs ou pistes cyclables le long d’un parcours d’une vingtaine de kilomètres. Les 85 photos prises entre 16h et 18h15 ont permis de dénombrer 240 exemples de stationnement gênant :

    • 65 voitures stationnant les 4 roues sur le trottoir
    • 98 voitures stationnant avec 2 roues sur le trottoir.
    • 35 voitures stationnant dans une zone 20 en-dehors des emplacements autorisés, ou sur un passage piéton
    • 29 motos stationnant sur trottoir ou en zone 20 hors emplacements autorisés
    • 13 véhicules motorisés stationnant sur piste cyclable

    Le stationnement « 4 roues sur le trottoir » ou « au ras des façades » se rencontre dans beaucoup de rues de quartiers résidentiels : rue Monfray, rue Gustave Eiffel, rue Chéret, Avenue Jean-Baptiste Champeval, rue Victor Schoelcher… Dans certaines voies (rue de Mayenne, rue A. Thomereau, rue de Bonne) de longues sections de trottoirs sont obstruées de façon systématique.

    Les zones 20 sont parfois envahies par des stationnements de moyenne ou longue durée (rue Charles Beuvin par exemple) . Dans la zone 20 du centre ancien, on assiste à une succession de stationnements de courte durée en-dehors des emplacements autorisés (rue du Général Leclerc, rue P.F. Avet, rue d’Estienne d’Orves). Lors du reportage, un automobiliste a même reproché au photographe de l’empêcher par sa présence de stationner ainsi!

    Les scooters et motos se garent fréquemment sur les trottoirs ou les zones 20. On les trouve aussi souvent cadenassés aux potelets de stationnement vélo ou à des grilles de tous types.

    Enfin, les stationnements sur piste cyclable sont assez peu nombreux (13 en 2 heures) mais rapportés à la longueur de piste cyclable parcourue, sont bien gênants pour les cyclistes. Ils présentent localement un caractère systématique (par exemple rue Gustave Eiffel).

    Dans plusieurs cas le stationnement sur trottoir endommage des plates-bandes ou des zones végétalisées du domaine public (avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, rue Monfray, avenue de la République). Dans quelques cas les véhicules stationnés bloquent des sorties de secours ou des accès pompiers (avenue de la France Libre, Avenue du Général Billotte).


vendredi 25 mars 2022

  • Balade Passerelles le 19 mars 2022 : 51 participants !

    En partenariat avec Ville Hybride, une agence en innovation urbaine active en Ile de France, PTR94 a organisé une balade d’exploration urbaine qui avait pour thème les passerelles du Val de Marne. L’itinéraire avait bien intéressé les stagiaires de vélo école avec qui nous l’avions testé en mai 2021 . Il permet de découvrir une vingtaine d’ouvrages grands et petits qui permettent de franchir les cours d’eau, les voies rapides et les voies ferrées le long de la Marne et de la Seine notamment. C’est un parcours en boucle d’une trentaine de kilomètres très abordable car une grande partie se déroule sur des chemins de halage ou des pistes cyclables.

    Grâce au réseau de Michael Silly , le patron de Ville Hybride, ce sont 51 cyclistes qui ont répondu à l’appel et s’élancent depuis Paris le samedi 19 mars. Parmi eux, trois encadrants de PTR 94 (Laurent sur son triporteur, Clément, Philippe) et deux anciennes stagiaires de vélo école qui osent pour la première fois rouler dans un peloton de cette importance. Bravo à elles !

    Beaucoup de passerelles ont été construites à une période où les modes actifs – marche et vélo- étaient plus développés qu’aujourd’hui , mais elles reprennent du service aujourd’hui avec l’essor récent du vélo. Premier arrêt : l’énorme passerelle des cables sur la Seine entre Ivry et Charenton, avec ses tags et ses rampes.

    La passerelle des cables entre Ivry et Charenton

    En remontant à partir du confluent défilent les passerelles sur la Marne : la passerelle d’Alfortville dont l’état est dégradé mais que les élus locaux semblent heureusement prêts à réhabiliter; l’esthétique passerelle de l’Ecluse de Maisons Alfort qu’on ne peut pas emprunter à vélo à cause des marches; la passerelle de Charentonneau bien pratique; les passerelles du Halage et de la Pie entre St Maur et Créteil. Le long de la Marne on emprunte des chemins de halage que les cyclistes doivent partager avec les piétons – toujours prioritaires – et les employés de VNF. On longe aussi l’autoroute A4 en jetant un coup d’oeil aux passerelles piétonnes construites dans les années 1970, peu mises en valeur aujourd’hui. C’est dans ces parages que le vélo de Michael tombe en panne : pédale cassée ! Qu’à cela ne tienne, nous sommes près des quartiers de PTR94 et on lui prête un vélo de rechange en 5 minutes. Un peu plus loin à Créteil, le quartier des îles et ses petits ponts sur les bras de la Marne en surprennent plus d’un!

    A Créteil, on quitte le quartier des iles par la rue du Moulin Berson,

    Après un coup d’oeil au loin vers le port de Bonneuil depuis la passerelle de la Pie, un raide coteau nous fait quitter la vallée de la Marne pour le quartier du Montmesly, où l’urbanisation de Créteil a commencé dans les années 1960 quand il fallait accueillir de nombreux rapatriés d’Algérie. Descente aussi raide vers le Créteil moderne en traversant la passerelle Mataro, peu connue même des cristoliens. On longe le lac de Créteil près duquel on admire l’imposante passerelle de la Tégéval qui enjambe la voie rapide N406. Il faudrait aussi construire des passerelles comme celle-là sur la Seine qui en manque fort….

    Le long du lac de Créteil, des prairies parsemées de pâquerettes

    La transition avec le carrefour Pompadour, incontournable point de passage vers l’ouest, est brutale et en effraye plus d’un : le giratoire n’est qu’un gigantesque embouteillage, comment passer ? En mettant pied à terre aux passages piétons on se faufile discrètement entre les voitures immobilisées et deux minutes après, nous avons déjà tous franchi ce carrefour mythique avec une facilité déconcertante. Un peu plus loin, depuis la passerelle de Val Pompadour, on domine le gigantesque réseau de voies ferrées et la gare de triage de Villeneuve St Georges. Pas étonnant que les prochains points de passage ouverts aux cyclistes soient à plusieurs kilomètres de part et d’autre.

    Au pont de Choisy le Roi, une piste cyclable confortable permet de traverser la Seine et c’est par la rive gauche que nous revenons vers Paris. On s’interrompt pour commenter la passerelle du gaz entre Alfortville et Vitry, qui est désaffectée et que les collectivités n’ont pas prévu de réhabiliter … ni de démolir. En empruntant l’EV3 le long du fleuve, les arrêts sont moins nombreux : il n’y a guère de passerelles sur la Seine, et la fatigue se fait sentir chez certains. Au pont du Port à l’Anlgais ceux de Nogent et de Créteil bifurquent pour rentrer directement chez eux, on s’échange adresses et documentation.

    Un voeu pour conclure : que les collectivités et organismes (Etat, région, département, Territoires, Villes, VNF, SNCF, IDFM, Haropa) travaillent ensemble à entretenir et enrichir ce patrimoine nécessaire aux cyclistes !


  • La vélo-école cherche des bénévoles : venez partager le vélo !


    Vous aimez le vélo, vous voudriez l’enseigner ? L’association recherche des bénévoles pour seconder nos formateurs et « mettre en selle » nos stagiaires, adultes et adolescents.

    Depuis sa création, plus de 1000 personnes ont bénéficié de nos formations et gagné en mobilité dans le Val-de-Marne et au-delà. Et la fréquentation est en hausse !

    Cet article de Actu.fr illustre bien les besoins des apprenants et le partage durant les stages : https://actu.fr/ile-de-france/creteil_94028/val-marne-cours-velo-adultes-creteil_31281048.html

    Ça se passe à Créteil les samedis et dimanche matin, à 9h45 rue Gustave Eiffel, à l’entrée du parking public Eiffel, près du métro Créteil-L’Echat.

    Contacts et plus d’info sur notre page dédiée.

    Ici un groupe d’adultes en apprentissage sur le terrain du collège Clément Guyard.

dimanche 13 mars 2022

  • Balade au port aux cerises

    Nous étions 8 par un temps maussade le 12 mars, mais sans pluie de toute la balade; nous avons longé la Seine en rive gauche  pour faire un tour dans le parc du Port aux cerises à Draveil, la Fosse Montalbot à Vigneux lac-montalbot puis l’étang des Mousseaux et l’étang Laveyssière , enfin pris une photo devant la Pierre à Mousseau, un menhir d’intérêt archéologique sur le chemin du retour.

    Nous sommes passés ensuite rive droite par la passerelle d’Ablon qui n’est  pas vraiment pratique pour monter et y descendre avec les sacoches (gouttières étroites et mal positionnées) et retour à Créteil par le pont du Port à l’Anglais.


jeudi 10 mars 2022

  • Une réponse du CD94 suite aux inquiétudes des cyclistes

    Le 1er février nous avions adressé un message au CD94 pour relayer les inquiétudes de nos adhérents cyclistes , nombreux à nous alerter sur la dégradation des conditions de circulation à vélo. Voici la réponse obtenue :

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    Nous vous remercions pour ce message sur les conditions de circulation pour les cyclistes sur plusieurs voies départementales. Voici les réponses que nous sommes en mesure de vous apporter :

    ·         Concernant la RD7 au Kremlin Bicêtre, le défaut a bien été identifié. S’agissant d’un ouvrage municipal (chambre de vidéo surveillance) une mise en sécurité a été faite et la ville alertée. Une relance auprès de la ville sera faite d’ici la fin de semaine.

    ·         Concernant la RD161 entre l’hôpital Paul Brousse et l’angle de la rue Jean Jaurès à Villejuif : Des réparations ponctuelles ont été réalisées régulièrement ces dernières années. Il est prévu le remplacement de la canalisation de distribution d’eau potable du SEDIF programmé à partir de février 2023 pour une durée de 8 mois sur la section Jaurès / Verdun. A l’issue de cette intervention, nous porterons au budget 2023 des propositions de conservation sur ce tronçon.  

    ·         Toujours concernant la RD161, un état des lieux exhaustif portant sur la section Verdun / 4 chemins est déjà prévu dans le cadre de la surveillance de notre patrimoine ce mois-ci. A l’issue du diagnostic établi, nous effectuerons des réparations ciblées.

    ·         Concernant la RD148 : le pont du Port à l’Anglais est en zone 30, avec une signalisation horizontale dédiée au vélo (pictogrammes et chevrons ) indiquant un usage vélo dans la circulation générale. La configuration actuelle avec une emprise étroite du pont ne permet pas aujourd’hui de mieux faire. Aujourd’hui les 3 voies de circulation générale sont obligatoires pour la traversée de la Seine en cet endroit à fort trafic (17000 veh/j).

    La RD148 est une voie effectivement étroite. Une première section est à l’étude sur Maisons-Alfort, entre la RD19 et la RD6. Le projet devrait pouvoir être présenté aux associations d’usagers avant l’été

    ·         Concernant la RD19 dans Créteil : l’aménagement cyclable est effectivement dégradé. Un projet est à l’étude sur une première section (avenue Brossolette), mais il n’a pas été encore finalisé avec la Ville.

    ·         Concernant l’aménagement du carrefour Pompadour :  Le Département porte toujours l’aménagement du carrefour Pompadour et poursuit ses échanges avec l’Etat (propriétaire du carrefour) pour réaliser l’aménagement. Dans ce cadre, la voie verte sera réaménagée. A noter cependant que nous rencontrons toujours des difficultés avec l’Etat dans l’aboutissement de ce projet, et donc sa mise en œuvre définitive.

    ·         Concernant la RD215 entre la limite de Créteil et le pont de Maisons Alfort son réaménagement est actuellement à l’étude, tant pour améliorer la circulation des piétons que pour réaménager le bord de Marne. Ce projet sera présenté dès que possibles aux associations de cyclistes.

    ·         Concernant la traversée de Boissy St Léger et la RN19 av du Général Leclerc : aujourd’hui, cette voie relève de la responsabilité de l’Etat, qui a toute la latitude pour y faire ce qu’il souhaite, y compris des aménagements cyclables provisoires.

    En espérant avoir répondu à vos interrogations,

    Bien cordialement,

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    Conseil départemental du Val-de-Marne
    Hôtel du Département
    94054 Créteil cedex

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    Conclusion :

    Il est heureux que le CD94 s’engage à étudier plusieurs des points soulignés, en particulier à Maisons Alfort (D215 et D148) et à Villejuif (RD161). Pour ce qui est du pont du Port à l’Anglais, notre proposition de passerelle pour améliorer à la fois la sécurité des cyclistes et le transit des motorisés https://partagetarue94.wordpress.com/2020/11/07/pont-du-port-a-langlais-frequente-par-les-velos-mais-dangereux/ sur le pont existant reste lettre morte.

    Il semble que la Ville de Créteil est responsable du retard dans le réaménagement de la D19 dans le secteur Brossolette . Il semble aussi que l’Etat est le principal responsable du report du projet d’anneau piétons-vélos du carrefour Pompadour et de l’absence d’aménagement cyclable de la traversée de Boissy St Léger sur la RN19 soulagée du transit. On peut regretter l’absence de réponse sur la D86 ( alors que des subventions de la Région seraient disponibles au titre du RER-V) mais il est vrai que l’opposition résolue des maires de Créteil et de St Maur à cette demande des cyclistes dissuade actuellement toute étude sérieuse par le CD94. L’émiettement des compétences encourage décidément l’inaction.

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    Le courrier que nous avions adressé début février était le suivant :

    Bonjour,

    Notre association enregistre de très nombreuses doléances au sujet des pistes cyclables dont la responsabilité incombe au département :
    Mme Claire P (Villejuif):
    « De nombreuses rues ou pistes sont en mauvais état, ce qui rend la circulation dangereuse.
    Sur la D7 au Kremlin Bicêtre dans le sens banlieue/Paris, piste avec un trou autour d’une plaque d’égout en plein milieu et une limite piste/ trottoir avec une marche qui provoque les chutes quand on veut se remettre sur la piste qu’on ne peut pas prendre en travers (au droit du 123 ave de Fontainebleau). Signalé à la mairie, aucune réparation faite depuis octobre où j’ai chuté …. , .
    Autre avenue préoccupante: la D161 entre l’hôpital Paul Brousse et l’angle de la rue Jean Jaurès à Villejuif. Des bosses obligent à circuler au milieu de la rue. Sur cette même rue dans l’autre sens, la descente depuis Villejuif jusqu’au carrefour des 4 chemins à Arcueil est très encombrée et pleine de trous et de bosses. Dangereuse en descente (trous) comme en montée (voie étroite).
    Donc dès qu’on circule régulièrement et qu’on quitte les petites rues à circulation limitée ou les pistes plus sécurisées sur les grandes avenues, il faut être très prudent et souvent on prend des risques. »


    Utilisateurs rencontrés à Créteil sur la D19 : « la piste cyclable de la D19 est dangereuse dans sa traversée de Créteil : itinéraires sinueux, circulation de voitures sur la piste utilisée comme accès au stationnement, très nombreux piétons sur la piste cyclable « 

    Sur la D86 à Créteil ainsi que sur la D148 au pont du Port à l’Anglais, les cyclistes sont très nombreux à emprunter les trottoirs. Quand on leur demande pourquoi ils disent qu’ils ne sont pas en sécurité sur la chaussée où les véhicules motorisés les serrent de trop près. A Créteil ils déplorent l’ajournement de l’aménagement du carrefour Pompadour. La voie verte longeant la D86 entre la rue du Pasteur Valery Radot et le giratoire Pompadour est un vrai dépotoir avec de nombreux obstacles en travers.


    A Maisons Alfort les cyclistes trouvent très dangereuse la circulation sur la D148 (avenue de la République) et se font souvent frôler de près par les camions et les bus sur la bande cyclable de la D215 entre la limite de Créteil et le pont de Maisons Alfort.

    Dans la traversée de Boissy St Léger l’ancienne D19 est une 2×2 voies toujours dangereuse pour les cyclistes alors qu’il y aurait la place pour y tracer une piste cyclable provisoire à moindre coût.

    Notre association attire une fois de plus l’attention du CD94 sur les dangers que courent les cyclistes et demande quel est le plan d’action du CD94 pour réaliser rapidement l’entretien et l’extension des aménagements cyclables qui peuvent protéger leurs déplacements.

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    Modifications apportées le 15 mars au paragraphe « Conclusions » : Il semble que la Ville de Créteil est responsable du retard dans le réaménagement de la D19… Il semble aussi que l’Etat est le principal responsable du report du projet d’anneau piétons-vélos du carrefour Pompadour….


dimanche 6 mars 2022

  • Balade à la ferme bio du plateau briard

    Nous étions 14 personnes pour cette première balade de l’année  sous un  doux soleil  de  début Mars

    A Boissy nous avons pris la D19 sans trop de voitures. Maintenant que  le contournement est opérationnel pour les voitures , les riverains doivent mieux respirer. .. Puis, à la hauteur du château de Grosbois pris le Chemin des Roses pour aller à la ferme bio du plateau Briard.

    Nous avons rempli les sacoches de produits bio :  poulets , oeufs , fromage , cidre , bière , légumes

    Nous sommes rentrés par le bois de Notre -Dame , petit crochet  par les étangs de Servon , où  une mouette rieuse se prélassait.

    Prochaine balade  : Draveil port aux cerises 40 km environ, départ 13H30…


dimanche 13 février 2022

  • Baromètre des Villes cyclables : amélioration urgente sur la D19 et la D86 à Créteil !

    Le baromètres de Villes cyclables, enquête de la FUB auprès des usagers cyclistes, a enregistré 231 réponses de cyclistes à Créteil. 65 % de ces réponses émanent d’usagers habitant la ville, les 35% restant se partageant surtout entre les communes proches du Val de Marne et Paris. Les usagers ressentent une régression et classent la ville comme « défavorable » pour ce qui est des conditions de circulation à vélo (voir https://partagetarue94.wordpress.com/2022/02/10/barometre-des-villes-cyclables-2021-des-progres-necessaires-dans-beaucoup-de-villes-du-94/ )

    Deux questions locales figuraient dans le questionnaire et les usagers devaient les noter de 1 à 6 :

    • Trouvez vous que l’amélioration de la piste cyclable de la D19 (élargissement, aplanissement, enlèvement des panneaux Stop, fin de l’utilisation comme contre-allée pour le stationnement automobile, protection aux intersections) est inutile (note 1) …. indispensable (note 6)
    • Jugez-vous utile de créer un nouvel aménagement cyclable sur la D86, reliant Choisy-le-Roi, Créteil, Saint-Maur-des-Fossés et Joinville-le-Pont? Pas du tout utile (note 1) …. très utile (note 6)

    Ces deux questions étaient destinées à évaluer le besoin des usagers vis-à-vis des deux projets d’axes prioritaires du Réseau Express Régional Vélo (RER-V) qui concernent Créteil :

    • la ligne E1 (Paris-Chatelet – Tournan en Brie) qui emprunte la D19 à Créteil (avenue du Mal de Lattre de Tassigny, avenue de Paris, avenue P. Brossolette, avenue du Gal Leclercq)
    • la ligne GC (Grande Ceinture), qui doit longer la D86 (à Créteil : avenue de Choisy, rue des Mèches, avenue de Verdun).

    Les résultats concernant la première question sont sans équivoque : plus de 75% des usagers considèrent INDISPENSABLE l’amélioration de la piste cyclable de la D19, et la note moyenne atteint la valeur exceptionnellement élevée de 5,58 . Une quasi unanimité ! Les bénévoles qui ont abordé les cyclistes n’en sont pas étonnés : de nombreux usagers ont dit spontanément que le tronçon cristolien de cette piste était le plus dangereux de leur parcours.

    La deuxième question livre un résultat également très clair : 62% des cyclistes pensent que l’aménagement cyclable de la D86 à Créteil est nécessaire, la note moyenne étant de 5,22.

    La carte des sites à améliorer en priorité , remplie par les usagers dans le cadre du baromètre, montre une très forte densité de points tout au long de la D86 dans sa traversée de Créteil. Il y a une vraie attente de protection de la part des cyclistes sur cet axe.

    Le long de la D19, les usagers sont en droit d’attendre des collectivités concernées qu’elles élargissent et aplanissent la piste actuelle, qu’elles enlèvent les panneaux Stop spécifiques à la piste cyclable, qu’elles mettent fin à l’utilisation de la piste comme contre-allée pour le stationnement automobile, et qu’elles protègent mieux la piste aux intersections.

    Le long de la D86, le Baromètre confirme l’attente bien connue des cyclistes (https://partagetarue94.wordpress.com/2021/09/07/la-d86-deja-beaucoup-de-velos-on-attend-toujours-une-vraie-piste-cyclable/ ) . Il faut lancer sans tarder les études sur l’insertion d’une piste cyclable pérenne au standard du RER V.

    Avec le soutien apporté par la région au RER-V, le financement des études et des travaux est en grande partie assuré. Les collectivités (département, GPSEA, Ville) n’ont aucune raison de les reporter à un futur lointain.


jeudi 10 février 2022

  • Baromètre des Villes Cyclables 2021- des progrès nécessaires dans beaucoup de villes du 94

    Le département du Val de Marne a enregistré une très forte progression du nombre de réponses : 5600, soit deux fois plus qu’en 2019 (voir https://partagetarue94.wordpress.com/2021/12/10/barometre-des-villes-cyclables-2021-participation-record-dans-le-val-de-marne/ ). Comment ces cyclistes jugent-ils leurs conditions de circulation ?

    Les réponses ont pu être analysés pour les communes ayant fourni 50 réponses ou plus, c’est à dire 45 villes sur les 47 du département – seules Ablon et Orly ont pu être analysées faute d’avoir atteint ce seuil- . Notre association n’est pas la seule à pouvoir en parler et nous incitons vivement les cyclistes à consulter d’autres associations du Collectif Vélo Ile de France qui connaissent bien les situations locales:

    Moyennes obtenues par les 45 communes analysées. Chaque note est la moyenne d’une trentaine de réponses portant sur différents aspects ( sécurité, efforts de la commune, services, stationnement, confort).
    source : dossier de presse du Collectif Vélo Ile de France

    Premier constat : seule une ville, Bonneuil, est classée “plutôt favorable”. La grande majorité des villes du 94 se classent dans la catégorie “Plutôt défavorable”, “défavorable” ou “très défavorable”. En cela, le 94 ne se distingue pas fondamentalement des autres départements de la banlieue proche (92, 93) où les cyclistes doivent aussi circuler dans un environnement conçu pour les véhicules motorisés avec de nombreuses coupures urbaines (voies d’eau, voies ferrées, autoroutes). La moyenne du 94 (2,74) est notablement inférieure à celle de Paris (3,33), ou d’autres métropoles comme Lyon (3,51), Strasbourg (4,18) ou Nantes (3,64) mais supérieure à celle de Marseille (2,08).

    Les notes moyennes varient fortement d’une commune à l’autre. A l’opposé du cas de Bonneuil évoqué plus haut, des villes comme Villeneuve St Georges, Kremlin-Bicêtre ou Chennevières ont des notes moins élevées. Une autre information que livre l’enquête est la progression ressentie par les cyclistes entre 2021 et 2019. Le classement selon ce critère n’est pas très différent de celui livré par la note moyenne puisqu’on trouve en gros les mêmes villes en haut du tableau (Bonneuil, Vincennes, Charenton, Marolles,… ) et les mêmes villes en bas de tableau (Villiers sur Marne, Villeneuve St Georges, Kremlin-Bicêtre, Chennevières, …).

    Progression ressentie par les usagers cyclistes de leurs conditions de circulation entre 2019 et 2021

    La cartographie des sites à améliorer en priorité est une autre information essentielle issue du baromètre. Par exemple les axes Est-ouest comme la D148 ou la D86 apparaissent nettement, en particulier leurs tronçons non aménagés pour les cyclistes.


    Sites à améliorer en priorité d’après les réponses au Baromètre 2021

    Qu’est-ce qui explique les différences entre villes ? Penchons nous sur quelques villes dont nous connaissons un peu les conditions de circulation locales.

    Dans le cas de Bonneuil, la ville bénéficie depuis plusieurs années de deux grands axes équipés par le CD94 de pistes cyclables protégées : la D19 d’une part, l’axe D1-D10-D130 d’autre part. La ville a aussi instauré une zone 20 dans le centre ancien qui contribue à pacifier la circulation. Ces dernières années, deux axes supplémentaires ont été aménagés : une voie verte le long de la D101 reliant Bonneuil à Limeil Brévannes et une piste cyclable bidirectionnelle sur l’axe formé par l’avenue de Verdun et la rue d’Oradour. Malgré des coupures urbaines pénalisantes – voie rapide D406, voies ferrées, Marne, port de Bonneuil – ces aménagements expliquent que la ville soit bien notée par les cyclistes.


    Piste cyclable récente à Bonneuil sur Marne (av. d’Oradour)

    Parmi les villes classées “moyennement favorables” la présence de Charenton peut s’expliquer par la préparation et l’adoption d’un plan vélo complet en 2021, par l’amélioration de la piste cyclable de la D6, et par l’ouverture d’une nouvelle piste cyclable sur le pont Mandela reliant la ville à Ivry. Dans le cas de Joinville le Pont, on peut citer l’existence d’un réseau significatif de pistes cyclables (liaisons avec Paris par les bords de Marne, D148 vers Maisons Alfort, D86 vers Paris), l’ouverture d’une nouvelle piste cyclable avenue de Paris, et l’organisation d’une bourse aux vélos avec le soutien de la ville.

    Parmi les villes classées “plutôt défavorables”, Maisons Alfort a des facteurs positifs (pistes cyclables continues le long de la D6 et de la D19, aménagement pacifié de la place de la gare avec un stationnement vélo amélioré), mais aussi des facteurs moins favorables expliquant la notation des 240 répondants (peu de protection sur la D148 et sur les bords de Marne, traversée vers Alfortville par la D19, peu de zones 30). Saint Maur , la ville où plus de 400 cyclistes ont répondu, a le même classement, sa situation comprenant à la fois des aspects positifs (passage de la ville entière en zone 30, ouverture de nouvelles pistes cyclables notamment le long de la Marne) et des aspects moins positifs comme l’opposition de la Ville à l’aménagement cyclable de la D86. A Ivry sur Seine, certains facteurs ont dû jouer favorablement (ouverture de nouvelles pistes cyclables cours de l’industrie et pont Mandela par exemple) mais d’autres facteurs ont joué en sens inverse (manque de continuité cyclable cours de l’Industrie, difficulté de franchir les voies ferrées et le coteau de façon protégée, liaisons Ivry-Paris parfois chaotiques). Dans le cas de Nogent sur Marne, (près de 300 réponses) le démarrage du chantier de la passerelle piétons-vélos le long du pont de Nogent et la perspective de pérennisation des coronapistes avenue de Joinville a dû jouer positivement, même si plusieurs grands axes manquent d’aménagements sûrs. Valenton recueille une note supérieure aux communes voisines, sans doute grâce à l’existence de pistes cyclables sur plusieurs grands axes et d’une voie verte (Tégéval), et malgré la persistance de sections dangereuses non protégées sur la D102-. Le classement d’Alfortville, qui a ouvert des bandes cyclables temporaires sur plusieurs voies en 2020, est sans doute pénalisé par le manque de franchissement protégé de la Seine et par l’état moyen de la passerelle d’Alfortville à Charenton sur la Marne.


    St Maur, piste cyclable de la rue Politzer à proximité du Lycée Marcelin Berthelot

    La liste des villes classées “défavorables” commence par Sucy en Brie : la création d’une piste cyclable rue Montaleau et l’existence de zones 20 n’y compensent pas le manque d’aménagements cyclables continus sur la D111 et la D124. Limeil Brévannes a bénéficié de l’ouverture de la voie verte de la D102 vers Bonneuil, mais le manque de continuité cyclable dans la ville – un exemple étant le tracé discontinu de la voie verte Tégéval- a dû jouer en sens contraire. La ville de Boissy St Léger se trouve aussi dans cette catégorie, sans doute parce que le grand chantier autoroutier de la déviation de la D19 a pénalisé les cyclistes, sans qu’un budget soit prévu pour aménager une piste cyclable sur l’ancienne 2×2 voies où le trafic motorisé a fortement diminué. A Créteil , les 230 répondants ont été moins sensibles aux initiatives de la ville (apprentissage du vélo aux scolaires, rénovation d’un itinéraire cyclable) qu’à l’absence de rénovation de la piste de la D19 et au manque d’aménagement le long de la D86. Ils ont sans doute aussi tenu compte du report de l’aménagement piétons-vélos du carrefour Pompadour, du démantèlement des coronapistes et de l’absence de publication du plan vélo annoncé depuis bientôt 3 ans. Choisy le Roi aurait pu enregistrer un score plus élevé maintenant que la passerelle piétons-vélos sur la Seine est ouverte, mais la dangerosité des bandes cyclables tracées récemment le long du T9 et le manque de continuité cyclable sur la D86 ont dû influencer les usagers en sens opposé. Dans le cas de Champigny, les perturbations liées aux chantiers du GPE , très pénalisantes pour les cyclistes, expliquent en partie le classement de la ville car la construction en cours de la passerelle piétons-vélos le long du pont de Nogent n’a pas encore produit d’effets positifs. Le classement “défavorable” de la ville de Vitry sur Seine peut surprendre puisque la D5 y a été récemment équipée d’une piste cyclable à l’occasion du chantier du tramway T9. Mais le manque de protection des déplacements dans le sens Est-Ouest (D148) et l’état moyen de la piste de l’EV3 en bord de Seine – qui est de plus chahutée par les inondations, le projet de port Haropa et le projet de bus en site propre TZen5 – ont dû jouer en sens opposé.

    La piste de l’EV3 sur le quai bas à Vitry sur Seine, fermé de longs mois en hiver
    et au printemps car inondé 2-3 semaines par saison

    Dans les villes classées “très défavorables” par les usagers, la présence du Kremlin Bicêtre s’explique en partie par l’arbitrage de la Ville défavorable à la coronapiste de la D7 qui , aux portes de Paris, était la plus fréquentée du département. Deux communes, Ormesson sur Marne et Chennevières sur Marne, sont voisines dans le bas du classement comme dans la géographie. Cela peut résulter de l’insuffisance des aménagements cyclables dans un contexte très routier (D111 dans Ormesson, D233 dans Ormesson vers Sucy, D4 dans Chennevières, pont de Chennevières, montée vers le coteau par la D123 dans Chennevières). Enfin, la note de Villeneuve St Georges tient en partie à la géographie physique (coteau, Seine, Yerres) et aux autres coupures urbaines (voies ferrées, D6), mais les usagers ont dû aussi tenir compte de la discontinuité des aménagements cyclables dans les passages clés (franchissement du coteau, passage au-dessus de la gare de triage, débouché du pont de Villeneuve St Georges, piste de la D6 non connectée au réseau viaire) et de l’état moyen de certains d’entre eux (par exemple en rive droite de Seine).

    Ce tour d’horizon s’est concentré sur des communes que notre association connaît par ses balades, ses adhérents, ses tractages, ses reportages, ses ateliers, ses emplettes. Il est loin d’être exhaustif, et nous invitons à consulter les associations citées plus haut pour des explications complémentaires. Le plan de circulation départemental 2009-2020 prévoyait de faire passer la part modale des déplacements à vélo à 9%. Ce seuil n’est pas impossible à atteindre dans le futur : Certaines villes évoquées plus haut – Strasbourg, Grenoble, Lyon, Paris – y sont déjà ou s’en approchent alors que leur densité urbaine n’est pas si différente. Mais ces villes ont davantage adapté leur voirie au vélo que notre banlieue où la discontinuité des aménagements cyclables décourage encore beaucoup la pratique quotidienne. Espérons que les multiples acteurs concernés – Etat, région, CD94, EPT, Villes, GPE, SNCF, IDFM, VNF, Haropa… – agiront ensemble dans ce sens car la demande est là ….


lundi 31 janvier 2022

  • Mortalité routière : en progrès … mais pas pour les usagers vulnérables !

    L’observatoire national de la sécurité routière (ONISR) vient de publier les chiffres 2021 de la sécurité routière. Comment évolue la sécurité routière pour les différentes catégories d’usagers ?

    Sur une période longue (2015-2021) on constate une diminution nette du nombre de tués parmi les automobilistes ainsi que parmi les 2 roues motorisés, tandis que les usagers vulnérables (piétons-cyclistes-EDPM) paient un tribut relativement constant en nombre absolu.

    En pourcentage, on note une baisse continue du pourcentage d’automobilistes tués, une stagnation du pourcentage de deux roues motorisés tués … et une hausse presque constante du pourcentage d’usagers vulnérables décédés qui passent de 19% en 2015 à 24% en 2021.

    Le constat est clair : les mesures d’amélioration de la sécurité routière n’ont profité qu’aux motorisés, les usagers vulnérables continuent à en payer le prix.

    NB : A partir des données de l’ONISR nous avons obtenu les statistiques pour les usagers vulnérables en additionnant piétons, vélos et EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisé) cette dernière catégorie étant distinguée depuis 2 ans seulement mais marginale auparavant. Les deux roues motorisés s’obtiennent en additionnant les motos et les cyclomotoristes. Les PL (poids lourds ) sont ajoutés aux véhicules de tourisme pour obtenir la dernière catégorie indiquée dans les graphiques ci-dessus.


vendredi 28 janvier 2022

  • Magie de l’atelier vélo : la plaquette retrouvée

    19 janvier, Créteil Université : nous avons la visite de A. , un jeune collégien que nous avons déjà vu à l’atelier vélo. Il est l’heureux possesseur d’un VTT qu’il utilise intensivement. Les pneus sont bien usés, le dérailleur a pris des chocs, … et surtout, son frein arrière ne fonctionne plus depuis qu’il a prêté le vélo à un de ses amis qui a démonté la roue arrière… il y a 3 mois. Coup d’oeil des mécanos : il manque l’une des plaquettes à ce frein à disque, sans doute tombée lors du démontage et restée inaperçue car elle ne mesure que 2 cm. Quand on annonce à A. qu’il va devoir acheter une paire de nouvelles plaquettes pour 10 ou 15 euros, sa mine s’allonge.

    A tout hasard on lui demande s’il sait où le démontage a eu lieu. C’était dans l’herbe d’un jardin public, il s’en souvient bien. Embryon d’espoir : peut-être la plaquette perdue s’y trouve-t-elle encore ? Sans trop y croire A. se laisse convaincre d’y aller pendant qu’on s’occupe de son dérailleur. Un quart d’heure après il revient hilare … avec la plaquette , juste un peu rouillée d’avoir patienté quelques mois dehors! On l’introduit dans son logement et on remonte la roue : impeccable ! Notre gamin repart avec son vélo réparé pour pas un rond, avec mission de faire la pub pour l’atelier autour de lui ….

    Prochain atelier : mercredi 2 février de 15h à 18h https://partagetarue94.wordpress.com/atelier-velo/. On ne garantit pas que la magie sera toujours au rendez-vous ….


lundi 24 janvier 2022

  • Une initiation à la mécanique vélo pour les étudiants de l’UPEC

    Grâce aux expériences accumulées de chacun sur l’atelier-vélo sous la passerelle de l’université,

    Grâce au développement des relations entre Partage Ta Rue 94 (PTR94) et l’Université Paris-Est Créteil (UPEC),

    Et grâce à deux membres volontaires dont un mécano-vélo professionnel et un étudiant à la retraite,

    L’association a proposé, à de vrais étudiants de l’UPEC, entre octobre et décembre 2021, une unité d’enseignement d’ouverture intitulée « La mécanique vélo dans un atelier associatif ».

    Cette dernière s’est intégrée à leur cursus universitaire de Licence. Elle a eu lieu dans la Maison de l’Innovation et de l’Entreprenariat Étudiant (MIEE), où nous avons été très bien accueillis, et cela une fois par semaine pendant cette période. Quatre étudiants ont participé à cet enseignement, mêlant de modestes approches historiques, mécaniques, techniques et pratiques.

    Ces approches avaient pour but de mettre à l’aise les étudiants avec le diagnostic, les réparations et les réglages de base sur un vélo :

    • effectuer un diagnostic complet d’un vélo d’occasion ;
    • vérifier et réparer les pneumatiques et chambres à air ;
    • vérifier, réparer, et régler le système des freins de type V-Brake avant et arrière ;
    • vérifier, régler, et réparer le système de transmission des vitesses au niveau du dérailleur arrière ;
    • aborder la technique du dévoilage d’une roue.

    Nous avons pu partager de nombreux conseils et astuces autour de la mécanique vélo, et plus généralement, autour des usages du vélo. Ainsi, nous nous sommes rendus compte que les étudiants présents ne connaissaient que très peu de lieux où ils pouvaient parler de leur expérience d’usager de la bicyclette, et encore moins où ils pouvaient réparer eux-mêmes leur vélo ou demander conseils, sans passer quelques fois par la solitude face à un forum ou à une vidéo sur le web. Ce fut donc l’occasion pour nous de rapporter nos expériences de l’atelier mobile du mercredi, que nous avons commencé au grand déconfinement de 2020, et de rappeler que ce sont des activités nécessaires au développement du vélo au quotidien pour tous.

    Les retours des étudiants étaient bons, même s’ils auraient préféré une approche encore plus centrée sur la pratique, et centrée notamment sur les réglages et les réparations qui concernent d’autres parties du vélo. Nous retenons dès maintenant ces critiques pour un prochain déploiement de cet enseignement. L’UPEC nous a d’ailleurs proposé de le renouveler l’année prochaine. Affaire à suivre, donc.


mercredi 19 janvier 2022

  • Charenton-le-Pont va déployer un plan vélo d’envergure

    A l’issue d’une phase de réflexion puis de consultation durant l’été, la ville de Charenton-le-Pont a adopté, le 13 décembre dernier, son plan vélo, à l’unanimité. Il est complet et ambitieux.

    La ville de Charenton-le-Pont, aux portes de Paris, à la confluence de la Marne et de la Seine, et bordée par le bois de Vincennes, est une des plus petites communes du Val-de-Marne et l’une des plus densément peuplées. Elle connaît d’importantes coupures urbaines, outre les fleuves, avec l’autoroute A4 qui la borde et plusieurs faisceaux de rails. Comme beaucoup de communes d’Ile-de-France, la circulation motorisée y occupe une place centrale. Ses élus ont perçu les limites de ce modèle. C’était ainsi l’une des premières communes (avec Vincennes) à prévoir le stationnement payant pour les deux-roues motorisés. Aujourd’hui, Charenton a prévu de déployer un plan vélo ambitieux et méthodique, après des démarches de diagnostics, de réflexions et de concertation approfondies.

    La réflexion et la concertation tout d’abord. Charenton a pris attache auprès des associations alentours: Paris en Selle-Paris Est Marne&Bois, Charenton Piéton Vélo et Partage Ta Rue 94. La consultation ensuite. Elle s’est déployée durant l’été. Nous avions l’avions relayé dans ce billet : la mairie a organisé des réunions et des ateliers, et développé des moyens de consultation en ligne très bien faits. Ces outils et les contributions réunies sont toujours visibles en ligne sur ce site: lafabriquecitoyenne.charenton.fr.

    Le conseil municipal s’est enfin réuni le 15 décembre 2021 pour adopter le plan vélo, à l’unanimité. Son maire Hervé Gicquel entend « adapter la ville aux besoins de demain« : « Il convient de donner une juste place aux vélos dans notre commune qui est volontaire pour accompagner l’accroissement de son usage. […] Le vélo est aujourd’hui un moyen de locomotion résilient qui doit servir à apaiser notre ville. Pour le promouvoir, la Municipalité accompagnera ses utilisateurs, partagera de façon équilibrée l’espace public, développera l’offre de services et veillera au respect des règles de circulation« .

    Un plan vélo à 360°

    La mairie a en effet retenu une approche globale et complète, employant tous les moyens et type d’aménagements et de signalétique: pistes et bandes cyclables, « zones 30 », zones de rencontres, doubles-sens cyclables, etc. Toute la panoplie y est, on va le voir. Au total, le plan prévoit 4,6 km de nouvelles pistes cyclables sécurisées en plus de 7 km de double-sens cyclables supplémentaires.

    Des aménagements nombreux et variés propices aux mobilités actives

    Les principaux aménagements

    Le maillage cyclable se veut complet et adapté, en ajoutant ou améliorant des aménagements à double vocation: la connexion aux grands axes d’une part, et le réseau de desserte d’autre part.

    En ce qui concerne le réseau structurant, Charenton entend notamment améliorer les connexions:

    • avec les futures lignes « E » du « RER vélo », qui devrait longer Charenton et la Seine (chemin du halage et chemin de l’ancienne écluse), de Paris à l’ouest vers le Pont de Charenton et Saint-Maurice vers l’est, et aussi Maisons-Alfort ;
    • avec l’EuroVélo 3 (alias la « Scandibérique »), cette voie cyclable transeuropéenne plus orientée tourisme, qui passe également sur le chemin du halage entre la Seine et et l’A4 mais bifurque à Charenton vers le sud, par la passerelle aux câbles pour rejoindre Ivry-sur-Seine;
    • avec le bois de Vincennes et la rive gauche de la Seine côté Ivry, grâce à l’avenue de la Liberté qui reliera les deux. Partie de la D154 (là c’est le département à la manœuvre), elle permettra de traverser la commune du nord au sud. Au niveau du pont Nelson Mandela « amont », le département a en outre entrepris des travaux de dévoiement de réseaux, en préparation d’une rampe piéton-Vélo qui connectera la rive à l’avenue de la Liberté;
    • en outre, à plus long terme, le plan vélo doit être articulé avec le schéma départemental des itinéraires cyclables (SDIC) et avec le plan vélo métropolitain en cours d’étude;
    • Enfin et bien sûr, il est prévu d’améliorer les jonctions vers Paris.

    Tous les axes structurants ne seront pas équipés de pistes cyclables. Des bandes cyclables seront implantées sur chaussée ou sur trottoir dans certains passages contraints, en particulier aux traversées du faisceau de voies ferrées.

    Les axes structurants, les principales connexions de Charenton

    La rue de Paris revue

    Quelques mots sur la rue de Paris alors: elle s’inscrit dans la départementale D6, elle est rectiligne et traverse l’essentiel de la commune d’est en ouest (où elle devient dans Paris la rue de Charenton). Les cyclistes la redoutent voire l’évitent en raison de sa bande cyclable perpétuellement occupée par des voitures ou camions en stationnement. D’ailleurs la mairie promet d’intensifier la verbalisation des véhicules motorisés stationnant sur les bandes cyclables…

    Mais un bon aménagement vaut tous les contrôles, et le plan vélo évoque – car il s’agit de la responsabilité du département, qui sera maître d’ouvrage – une large réfection de la rue de Paris avec des pistes cyclables séparées, en unidirectionnel ou en bidirectionnel, avec inversion des bandes de stationnement et de circulation cyclable. Les travaux doivent commencer cette année.

    Le croisement des rue de Paris et Anatole France est identifié parmi 20 points sensibles devant être remaniés. Ici le stationnement automobile sera déplacé, les pistes cyclables bien séparées de la circulation.

    En ce qui concerne le réseau de desserte, il se veut capillaire sur toute la commune, avec de nouvelles bandes et pistes cyclables et la généralisation des doubles sens cyclables pour les voies à sens unique. La carte ci-après expose la mesure de cette extension (axes en jaune).

    En jaune les itinéraires ajoutés en double-sens cyclable.

    En signalétique et en complément, il est prévu de déployer des panneaux de signalisation « cédez-le-passage cycliste au feu rouge” et des feux cyclistes, ainsi que des sas vélo.

    Le plan prévoit la sécurisation progressive de l’ensemble des lieux accidentogènes, notamment les carrefours. Une vingtaine de points sensibles sont identifiés au travers de la ville, par exemple aux abords du gymnase Tony Parker. Nous parlions de quelques conflits d’usages possibles à cet endroit, au sortir de la passerelle d’Alfortville. Les abords du gymnase doivent être revus.

    On salue un abaissement général de la vitesse de circulation motorisée par extension des « zones 30 » (même le quai des carrières et le quai de Bercy, dont les limitations sont aujourd’hui à 50 km/h, devraient passer à 30 km/h), et la limitation passerait même à 20 km/h dans les rues les plus résidentielles. De nouvelles zones de rencontre sont prévues, rue du Séminaire de Conflans et avenue Jean Jaurès. Moins de bruit, de pollution, de risques d’accident, l’ensemble des habitants devrait bénéficier de ces mesures.

    Tout un écosystème

    Côté stationnement, il est prévu d’installer près de 200 nouveaux arceaux, soit 400 places, pour atteindre un total de 700. A cette fin, des stationnements automobiles seront remplacés par du stationnement vélo dans les 5 mètres en amont des passages piétons, comme le prévoit la loi « LOM » (mais avant la date butoir de 2026). Des matériels de réparation et de gonflages seront déployés également.

    Enfin, diverses idées et mesures doivent compléter « l’écosystème »:

    • Du comptage automatisé: la ville dispose de deux éco-compteurs à vélo situés rue de Paris; deux autres devraient être acquis, le département devant enfin en implanter un également (au pied de la future rampe vélo-piéton du pont Nelson Mandela « amont »);
    • L’expérimentation de « rues scolaires »: fermeture de la circulation aux véhicules motorisés aux heures d’entrées et de sorties des classes, au moyen d’un agent chargé du trafic (la mesure la plus demandée lors des consultations);
    • Des cours de « Savoir rouler à vélo » pour les plus jeunes, de l’information, de la cartographie, de la sensibilisation à la sécurité, tout un panel de mesures comportementales et informationnelles rejoignent la panoplie.

    Côté budget, le plan vélo a été doté lors du même conseil municipal d’un financement de 2,5 millions d’euros, sur trois ans. Soit un peu plus du tiers du budget annuel d’investissement de la ville.

    Reste donc la mise en œuvre. La plan a prévu la mise en place d’un comité de suivi, devant se réunir au moins une fois par an diverses parties prenantes et associations sensibles à l’aménagement de la ville. pour vérifier sa mise en œuvre. Partage Ta Rue 94 entend le suivre de près.

    Mais il y a déjà lieu de saluer un plan et des orientations solides et prometteuses, et d’encourager les élus à tenir et poursuivre dans cette direction. Le plan vélo de Charenton pourrait, s’il est bien réalisé, devenir un modèle en Val-de-Marne.

    La documentation complète concernant le plan vélo de Charenton est accessible ici sur le site de la mairie.


mardi 18 janvier 2022

  • L’atelier vélo associatif de PTR94 t’attend deux mercredis par mois !

    Le 1er mercredi après-midi et le 3eme mercredi après-midi de chaque mois, l’association organise un atelier vélo à Créteil-Université de 15 h à 18h. Pas besoin de réserver, pas besoin d’adhérer non plus pour venir faire des petites réparations : gonflages, crevaisons, réglages de freins/dérailleurs, changements de cables ou de patins de frein, dévoilage de roues… etc. Les bénévoles font la réparation avec toi , leur main d’oeuvre est gratuite. Lieu précis et calendrier sur https://partagetarue94.wordpress.com/atelier-velo/. A bientôt !


vendredi 10 décembre 2021

  • Baromètre des Villes Cyclables 2021 : participation record dans le Val de Marne

    Circulez-vous facilement à vélo dans votre commune ? C’était le thème du Baromètre des Villes Cyclables 2021, la grande enquête organisée par la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette). Relayée par les 200 associations membres de la FUB dans le pays, cette enquête s’est terminée le 30 novembre dernier. Sur le plan national elle a engrangé 277 500 réponses, en progression de 50% par rapport aux 184500 réponses du Baromètre 2019. Un niveau très important, même par rapport aux enquêtes comparables menées dans des pays voisins plus tournés vers le vélo comme l’Allemagne.

    Dans le Val de Marne plus de 5600 réponses ont été enregistrées, soit 105% de plus qu’en 2019. Phénoménal ! Toutes les villes affichent une nette progression ou une stabilité.

    Nombre de réponses au baromètre en 2021 et 2019 pour les 47 communes du Val de Marne

    St Maur dépasse 400 réponses. Le niveau de 200 réponses est dépassé dans huit villes (Alfortville, Créteil, Fontenay, Ivry, Maisons Alfort, Nogent, Le Perreux, St Maur, Vincennes) alors qu’elles n’étaient que deux en 2019. 45 des 47 villes du département passent le seuil de 50 réponses qui permet une analyse statistique des résultats, Orly et Ablon étant les seules communes à n’être pas qualifiées. Elles n’étaient que 27 communes qualifiées en 2019.

    Le taux de participation, en % de la population du département, est de 0,4% . Dans plusieurs communes il dépasse 1% ce qui est très important pour une enquête de ce type.

    Nombre de réponses pour chaque ville et taux de participation en % de la population totale

    C’est un succès exceptionnel. Merci aux usagers qui ont pris le temps de s’exprimer, merci aux bénévoles qui se sont rendu(e)s disponibles pour aller au-devant des cyclistes. Le doublement de la participation confirme l’essor du vélo dans le département et le désir des usagers de faire entendre leur avis. Face à des collectivités territoriales qui considèrent trop souvent le vélo comme un moyen de transport marginal, cette enquête donne deux fois plus de poids aux demandes des associations dans notre département.

    Prochaine étape : l’analyse des réponses à tous les niveaux (national, régional, local) qui sera publiée lors du prochain congrès de la FUB à Tours, les 10 et 11 février prochains. On est impatients !


jeudi 9 décembre 2021

  • Les courses à vélo, c’est possible

    Le journal local d’information 94citoyens nous apprend qu’un service de livraison de courses à domicile fonctionne à Sucy en Brie lancé par Emmaus avec l’aide de la municipalité. livraison de courses à vélo, Bravo !

    Et pour ceux qui n’habitent pas Sucy et n’ont pas de vélo cargo, ne pas oublier qu’une paire de sacoches suffit à ravitailler une famille en faisant les courses tous les 2-3 jours. Finis les soucis d’embouteillages , de prix des carburants, de parking ! Une solution de plus en plus employée, au point qu’il va bientôt falloir plus de parkings vélos ….

    Créteil, vélos des clients des commerçants de la rue du Gal Leclerc.

jeudi 2 décembre 2021

  • Aménagements cyclables : quoi de neuf en 2021 dans le 94 ?

    Comme l’an dernier nous faisons un rapide tour d’horizon des réalisations d’aménagements cyclables dans le département, en nous focalisant sur ceux qui apportent une vraie protection ou de nouvelles possibilités d’itinéraires pour les cyclistes. On listera donc les nouvelles pistes cyclables (protection par la séparation vélos/motorisés) et les nouveaux doubles sens cyclables (nouvel itinéraire) mais pas les bandes cyclables (qui ne protègent guère). La carte en ligne https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/pistes-cyclables-et-voies-cyclables-val-de-marne_397181#15/48.7638/2.3990 en donne un aperçu résumé.

    Surprise en février dernier : Saint-Maur passe en totalité en zone 30! Si l’on s’en réfère au code la route, cette mesure fait que toutes les rues à sens unique pour les voitures sont désormais des doubles sens cyclables dans la ville. Les cyclistes peuvent les emprunter dans les deux sens, sauf décision motivée de la mairie. Même si les motorisés ont encore des progrès à faire pour respecter les 30 km/h, cette mesure ouvre une quantité de nouveaux itinéraires aux cyclistes (ils sont trop nombreux pour figurer sur la carte umap). Une vraie révolution ! Autre nouveauté, deux pistes cyclables monodirectionnelles ont été réalisées au printemps 2021 de part et d’autre de la voie ferrée du RER entre les stations St Maur Le Parc et La Varenne (avenue du Général Leclerc – avenue de Lattre de Tassigny).

    St Maur – Avenue de Lattre de Tassigny

    A Bonneuil, c’est l’Avenue de Verdun qui a été équipée d’une nouvelle piste cyclable, dans le prolongement de l’avenue d’Oradour réalisée l’année précédente. Grace à ces 300 mètres supplémentaires il y a maintenant une continuité cyclable bien utile entre la D19 et la rue du Dr Roux.

    Entre Champigny et Nogent nous aurions bien aimé annoncer l’ouverture de la nouvelle passerelle sur la Marne le long de la D86….. mais les travaux commencés en décembre 2020 ne sont pas encore terminés (photo). Rendez-vous l’an prochain ! A Nogent, avenue de Joinville , les bandes cyclables ont été pérennisées en novembre, à titre de solution provisoire en attendant que le projet de ligne « RER V – ligne E1» soit sur les rails.

    Vue du chantier de la passerelle coté Nogent fin novembre 2021

    Entre Charenton et Ivry, une piste bidirectionnelle a été réalisée par le CD94 sur le Pont Mandela amont (photo). Plus que la longueur de cette piste (300 m environ) c’est la création d’un passage protégé pérenne sur la Seine et un trottoir piétons sans candélabre en travers qui sont à saluer. On attend avec impatience la construction des rampes destinées à relier cette piste au quai de halage de Charenton qui est très fréquenté par les cyclistes. A suivre…

    Charenton – Pont Mandela amont

    A Ivry sur Seine, une nouvelle piste cyclable de 600 m de long a été inaugurée en juin 2021 sur le cours de l’Industrie, dans le nouveau quartier des Confluences (photo). Pour la ville, cet itinéraire cyclable est destiné à prendre le relais du bord de Seine (tracé actuel de l’Eurovéloroute 3) pour les cyclistes. La piste cyclable n’est pas encore continue, car il reste une interruption de quelque 100 mètres sans solution de remplacement au Nord de la rue M. Gunsbourg. Espérons qu’il y sera remédié vite !

    Ivry – Cours de l’Industrie avec la nouvelle voie urbaine à gauche et la piste du futur bus en site propre TZen5 à droite.

    A Ivry, Vitry et Thiais, un très grand chantier s’est terminé en 2021 le long de la D5 avec la réalisation du tramway T9 et des pistes cyclables attenantes. Les pistes cyclables créées ou améliorées dans la traversée de ces deux communes totalisent plus de 5200 m, ce qui en fait un axe majeur du nord du Val de Marne. La plupart des stations du T9 sont équipées de parkings vélos.

    Vitry, la nouvelle piste cyclable de la D5 au niveau de la station Germaine Tailleferre du T9

    A Choisy, deux tronçons de 300 m (entre la rue Roosevelt et la D86) et 200 m (le long du parc de la mairie) ont été équipés de nouvelles pistes cyclables (dans un seul sens pour le second de ces tronçons) à l’occasion du chantier T9. Les autres tronçons de la D5 ont été équipés de bandes cyclables. C’est dommage car elles sont dangereuses sur un axe aussi fréquenté, et il est peu probable qu’on puisse reprendre l’aménagement pendant les 40 ans à venir…

    Piste cyclable le long de la D5 à Choisy

    A Créteil une piste cyclable sur trottoir a été créée dans le bas de la rue du Dr Paul Casalis sur une longueur de 150 m dans le sens montant. Le sens descendant est pourvu d’une bande cyclable et de ralentisseurs bien utiles. Cette réalisation (photo) améliore la liaison avec le métro et le centre commercial, mais au droit de l’arrêt de bus les piétons n’ont guère d’autre solution que d’emprunter la piste cyclable. La continuité avec la piste cyclable existante du haut de la rue du Dr Casalis n’est pas encore assurée, les 200 m manquants étant attendus pour 2022. Egalement à Créteil, un double sens cyclable bien pratique a été instauré dans la section de la rue du Général Gallieni qui débouche sur la D19. Enfin la ville de Créteil a pris récemment un arrêté précisant le périmètre des diverses zones 30 qui ouvrira de nouveaux doubles sens cyclables aux cyclistes.

    Toujours à Créteil, le réaménagement très attendu du giratoire Pompadour a été reporté à la demande de la Dir. des Routes d’ile de France. Le projet de réaménagement de la piste cyclable de la D19 (avenue Brossolette) doit encore être complété et concerté avec les riverains. A suivre…

    Créteil , bas de la rue du Dr Paul Casalis

    A Fontenay et Le Perreux , une piste cyclable expérimentale fonctionne sur la RD86A depuis avril 2021. Elles est en cours d’évaluation pour une éventuelle pérennisation ultérieure. Au Perreux, la RD34 a aussi été aménagée avec des couloirs bus+ vélo.

    A Joinville , le projet de réaménagement par le CD94 de l’Avenue des Canadiens (passage sous le RER B) a obtenu un financement d’Etat. Il est prévu de démarrer ce projet en 2022 après accord avec la Ville et après concertation avec les associations d’usagers.

    A Vincennes, la pérennisation des aménagements temporaires de la D120 (avenue de Paris) est prévue mais pas encore réalisée. Une étude va être lancée en 2022 sur la base d’une piste bidirectionnelle au nord. Dans l’attente, le marquage jaune sera repris et des balisettes fixées sur la chaussée seront implantées. A suivre….

    A Ablon sur Seine, le projet de rampes cyclables pour la passerelle de l’Ecluse a obtenu un financement d’Etat au titre du plan Vélo avec une livraison prévue en 2024. Le feu vert du Conseil Départemental de l ‘Essonne se fait attendre, or il est nécessaire pour que les travaux puissent commencer. A suivre….

    Et voilà, notre tour d’horizon est achevé. Nous remercions Bastien Hourst du CD94 qui nous a signalé des évolutions récentes ou projetées que nous ignorions. Ce bilan est certainement perfectible, nous sommes preneurs de tout signalement d’ aménagement nouveau que nous aurions oublié.


mercredi 24 novembre 2021

  • Retour sur la balade du 20 novembre 2021 = Parc des Hautes Iles

    18ème et dernière balade de l’année 2021 qui devait être la 1ère, mais un coup de vent au mois de mars nous a arrêté devant les portes fermées du parc des Hautes Iles.

    Malgré un temps frais, nous étions 11 personnes, dont une majorité de femmes et quelques unes avec un VAE. Un petit crachin rafraichissant nous a accompagné sur quasiment l’intégralité du parcours. Les Bords de Marne et le Parc des Hautes Iles avaient de belles couleurs d’automne.

    Au moment de la pose les encas, vin chaud, café, thé, gâteaux sont sortis « miraculeusement » des sacoches…Nous avons pris le chemin du retour en allumant nos lumières et avons pédalé avec entrain pour arriver devant l’église à 16H30 pétante !

    Ces quelques vers de Jacques Brel illustrent le ciel de cette balade =

    Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité
    Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu
    Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner

    Le parcours =

    De nouvelles balades sont prévues en 2022. Puisque nous avons été très bien reçu, la ferme briard sera notre 1ère balade. Nous pourrons faire le plein de bon produits bio. A bientôt !


lundi 22 novembre 2021

  • La passerelle d’Alfortville fait grise mine, alerte aux élus


    A l’occasion de tractages pour le baromètre des villes cyclables 2021, nos bénévoles ont échangé avec de nombreux usagers de la passerelle d’Alfortville, à pied, à vélo ou à trottinette.
    Cette passerelle enjambe la Marne à la pointe nord d’Alfortville, près du complexe hôtelier « Chinagora » côté Alfortville, et du gymnase Tony Parker côté Charenton-le-Pont. Un ouvrage à vocation piétonne, ouvert à la circulation cycliste d’après sa signalisation. Pour son usage cycliste, elle connecte Alfortville à la voie cyclable située en long de la Marne, et de la Seine vers Paris à l’ouest. C’est un point de passage majeur en Val-de-Marne. Aux heures de « vélotaf » nos tracts sont vite partis !
    Cette passerelle a été construite en 1889, initialement en acier et en bois. Par la suite (années 1970) elle a été refaite en béton armé et en acier.


    Cet ouvrage fait aujourd’hui grise mine.
    Le béton a vieilli, le tablier et les piles présentent des fissurations, la corrosion attaque en divers endroits. La solidité structurale de l’ouvrage est altérée et la crainte est celle d’une interdiction soudaine de l’accès à la passerelle, pour éviter tout risque d’accident. Le besoin d’entretien et de maintenance préventive est criant.

    Rampe d’accès coté Alfortville : la rambarde est trouée par la corrosion
    Pile du pont coté Alfortville : les armatures du béton armé ne sont plus protégées et sont soumises à la corrosion


    Par ailleurs, les utilisateurs nous ont fait part d’autres problèmes, d’acuité croissante avec la fréquentation vélo :

    • côté Alfortville : son accès est malaisé et risqué du fait de la bordure du trottoir et de plots ;
    • côté Charenton : les virages prononcés et sans visibilité suscitent des risques de collisions des conflits d’usage entre les gens à pied et à vélo.
    Chicane sans visibilité coté Charenton : élagage nécessaire !

    Lors des discussions menées avec les collectivités territoriales dans le cadre de la définition du RER Vélo ligne E1 à l’initiative de la région Ile de France nous avons vu que les problèmes de la passerelle d’Alfortville étaient bien identifiés mais il n’existait pas de volonté commune d’agir. Par ailleurs le Baromètre des villes cyclables a été un succès de participation localement ( 208 réponses pour Alfortville et 135 pour Charenton).

    Ces constats et discussions nous ont amenés, avec l’association MDB (antenne de Maisons-Alfort-Alfortville), à alerter les élus et services concernés de part et d’autre, sur l’importance de cet ouvrage et les besoins autour. Vous trouverez ci-après nos courriers aux maires d’Alfortville et de Charenton-le-Pont, qui sont également élus des territoires ‘Grand Paris Sud Est Avenir’ et ‘Paris Est Marne et Bois’.

    Ces interventions ont donné lieu à plusieurs réponses qui vont dans le bon sens :

    • la Ville de Charenton a procédé à l’élagage de la végétation en rive droite. Le maire a envoyé une lettre le 10 décembre en prévoyant notamment la constitution d’une groupe de travail avec Alfortville pour établir un diagnostic des travaux à mener, la requalification en voie verte de la passerelle et le traitement de la chicane
    • Le maire d’Alfortville a accusé réception de notre courrier le 17 novembre en estimant que l’on pouvait emprunter la passerelle sans danger et en disant rechercher des solutions avec la Ville de Charenton et avec le GPSEA. Ce courrier a été complété le 7 décembre par une lettre promettant entre autres la mise à jour du diagnostic de l’ouvrage en 2022, le diagnostic précédent datant de 2010.

    Entretemps nous avons procédé à deux comptages de fréquentation qui confirment le fort trafic piétons-vélos sur la passerelle :

    • le vendredi 10 décembre 2021 de 17h20 à 18h20 (c’est à dire de nuit) : 87 piétons et 78 vélos
    • le jeudi 16 décembre 2021 de 8h20 à 9h20 : 188 vélos et 100 piétons

    En conséquence nous estimons que le trafic quotidien est de l’ordre de 1000 à 2000 usagers par jour.

    (texte modifié le 10/12/2021 et le 3/1/2022 : mention de la participation finale au baromètre, réponses des maires, résultat des comptages piétons-vélos)


mardi 16 novembre 2021

  • Hausse de la mortalité routière en octobre, surtout pour les piétons et cyclistes

    Le ministère de l’intérieur vient de publier la statistique des accidents mortels de la route du mois d’octobre 2021 https://www.interieur.gouv.fr/actualites/communiques/hausse-de-mortalite-routiere-en-octobre-2021. On déplore une forte hausse d’ensemble par rapport à octobre 2020 (+14%). Comment cette hausse concerne-t-elle les usagers les plus vulnérables ? L’analyse des données du communiqué est éloquente :

    Il est clair que les piétons et cyclistes sont ceux dont la mortalité a le plus augmenté en 2021 par rapport à 2020 ou 2019. Avec 80 tués (+75% par rapport au même mois en 2019-2020), la mortalité des piétons et cyclistes a dépassé celle des motards en octobre dernier ce qui n’était pas le cas ces dernières années.

    Il ne faut pas tirer des conclusions hâtives de ces statistiques qui portent sur de petits effectifs et sur une durée limitée. Mais nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au report sine die de projets destinés à améliorer la sécurité des piétons et cyclistes, comme l’aménagement du carrefour Pompadour à Créteil. Nous ne pouvons pas oublier que dans leur écrasante majorité, ce sont les véhicules motorisés qui sont responsables des accidents touchant les piétons et cyclistes (voir le bilan annuel 2020 de la sécurité routière publié par l’ONISR). Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au discours anti-vélo qu’adoptent cyniquement bien des chroniqueurs et des hommes politiques. Nous ne pouvons pas éviter de constater que certains élus désignent les aménagements cyclables comme responsables des embouteillages et sont partis en croisade contre les pistes cyclables temporaires.

    Que font nos élus pour faire respecter la priorité des piétons sur les passages protégés ? Que font nos élus pour faire respecter les trottoirs et les pistes cyclables contre le stationnement abusif ? Que font nos élus pour que les piétons et cyclistes aient toujours un parcours sécurisé quand un chantier bloque temporairement leur cheminement habituel ? Que font nos élus pour faire respecter les limitations de vitesse, en ville ou à la campagne ? Que font nos élus pour que les grands projets d’infrastructure ne créent pas de coupure pour les piétons et cyclistes ? Reconnaissons le : l’implication de nos élus pour les usagers vulnérables est certaine, mais souvent très en-dessous de celle qu’ils accordent aux motorisés, de plus en plus protégés dans des voitures de plus en plus lourdes et puissantes. Il est temps que ça change, sinon on va continuer à voir de tristes statistiques.


dimanche 7 novembre 2021

  • Retour sur la balade du 06 novembre 2021 = La ferme de Monsieur

    Une magnifique journée automnale qui en a fait venir plus d’un(e). Presque 20 participants et participantes pour rejoindre la ferme de Monsieur, appelée également « ferme des tours grises » par le chemin des roses, avec une diversité de vélos assistés électriquement ou pas…

    En chemin nous avons profité d’une visite guidée de la ferme bio du plateau de briard par les exploitants qui élèvent diverses espèces de volailles, chapons, poulardes, volailles pour la ponte, et pour la viande, des oeufs et autres produits. Quelle différences y a t-il entre ces différents animaux ? Voici la réponse. Nous sommes partis les sacoches pleines dont du cidre et du fromage.

    Nous avons fait le tour de la ferme de Monsieur dont l’histoire est surprenante. Un peu de thé ou de café et quelques gâteaux pour reprendre des forces et nous réchauffer. Les journées raccourcissent à vue d’oeil. Il fallait avoir son éclairage, et le cas échéant son gilet, pour pouvoir rentrer, en toute sécurité, à 18h pétante au son des cloches de l’église Saint-Christophe.

    Un parcours de 29,36 km, en 2h08 ce qui fait une moyenne de 13,7 Km/h, pour une sortie au total de 4h06. Une jolie balade culturelle et gustative…

    Prochaine balade = Si le temps le permet, samedi 20 novembre, en direction du parc des hautes Îles. Parcours plat (30 km) avec encas et surtout éclairage en état de marche sur les vélos. RDV à 13H30 sur le parvis de l’église.

    Par ailleurs, nos amis de Fontenay à vélo se baladent également, comme l’antenne MDB Maisons-Alfort Alfortville

    A bientôt !


dimanche 24 octobre 2021

  • Retour sur la balade du 23 octobre 2021 = Le Parc de Sceaux

    Nous étions 11 personnes, pour cette balade dans le sud-ouest parisien, sur un terrain urbain pour une partie et vallonné. Nous avons longé la roseraie de L’Hay-Les-Roses, puis une belle descente pour arriver sur la route royale du parc de Sceaux.

    Nous sommes entrés dans le parc par la grande porte face au château. Puis nous nous sommes baladés dans le parc, pour arriver sur la coulée verte via Massy-Palaiseau.

    Nous avons pique-niqué, au soleil, puis nous avons continué la coulée verte jusqu’ à Paris, pour une  visite d’un batiment atypique du XIVème arrondissement de Paris, l’église du travail.

    Le retour de Paris à Créteil s’est effectué par Denfert-Rochereau, Etienne Marcel, les quais de Seine, la BNF, et les bords de Marne (BDM, dans la langue « D’jeun’s »). Ce fut une belle journée ensoleillée pour faire du vélo. Cette balade pourrait devenir une « classique automnale » !

    Prochaine balade = le samedi 06 novembre, en direction de la ferme de Monsieur (Marolles en Brie). Prévoir un encas. 38km environ. RDV à 14H00 sur le parvis de l’église.


dimanche 10 octobre 2021

  • Retour sur la balade du 09 octobre 2021 = La forêt de Rougeau

    Par une belle journée chaude et ensoleillée, 15 personnes sont parties de l’église de Créteil pour aller cueillir des pommes. Nous rejoignons la forêt de Sénart en passant par Montgeron. Nous passons par Tigery pour emprunter l’Allée Royale bordée de séquoias, qui vont devenir dans quelques dizaines d’années, géants. (belle vidéo à partir d’un drone).

    Nous pique-niquons au pavillon de chasse dans la forêt de Rougeau. La photo, au pied du Gardien, est incontournable. Sur le chemin du retour, nous faisons une petite halte pour la cueillette de pommes et remplissons nos sacoches, sacs…Maintenant reste à les cuisiner !

    Nous sommes rentrés par les bords de l’Yerres, pris la belle côte qui mène au château de Saxe, puis la N19 à Boissy-Saint-Léger (depuis que la déviation est ouverte très peu de voitures la prennent…Les riverains et les cyclistes sont contents !). Retour sur Créteil un peu plus lourd qu’au départ…

    Prochaine balade = le samedi 23 octobre 2021, vers le parc de Sceaux et retour par Paris (coulée verte). Prévoir pique nique. 45km environ. RDV à 09H30 sur le parvis de l’église.


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