Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 14 mai 2021

  • Petit pic
    Pic épeichette, Dryobates minor – Cergy  © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette est le plus petit des cinq pics présents en Île-de-France. Il a une taille comparable à celle d’un moineau.

    On le différencie des autres pics noirs, blancs et rouges, les pics épeiche et mar par sa taille d’une part, ses couleurs et son signal sonore. Il est en effet distinctement plus petit que les deux autres. Son dos est rayé de blanc, alors que les autres sont entièrement noirs. Sa tête porte une petite calotte rouge, alors que le pic épeiche n’a que la nuque rouge (pour le mâle) et le pic mar a une calotte beaucoup plus couvrante. Côté son, comme ses comparses le pic épeichette tambourine sur les troncs pour marquer son territoire et attirer un partenaire. Le tambourinage est sensiblement plus long que celui du pic épeiche et moins sonore que celui du pic noir.

    Pic épeichette, Dryobates minor – Cergy  © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette est insectivore. Il chasse ses proies dans les bois fins et tendres. Ici il était occupé à vider le contenu d’une galle de rosier chevelu.

    Il illustre dans cette pose une autre caractéristique des pics. Les plumes de leur queue sont très rigides, ils peuvent ainsi s’en servir d’appui pour grimper le long des troncs.

    Les quatre autres pics :

    Le pic épeiche

    Le pic mar

    Le pic vert

    Le pic noir


mercredi 12 mai 2021

  • Fête de la Nature 2021 – le programme

    En dépit du contexte, la nature continue à évoluer. La Fête de la Nature aura donc lieu ; en version adaptée, certes, mais bel et bien lieu du 19 au 23 mai prochain. Le thème de l’année est A travers mille et un regards. Découvrons le programme à Cergy-Pontoise !

    A travers le regard d’un apprenti-fermier, d’un jardinier ou d’un pêcheur

    Apprenti-fermier © CACP – Emilie Périé

    La ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles proposent aux apprentis-fermiers de 18 mois à 3 ans de découvrir la biodiversité agricole le mercredi 19 mai de 15h00 à 16h00. 10 places ouvertes. Informations pratiques ici.

    La Ville de Vauréal, vous propose le mercredi 19 mai, de plonger au cœur des jardins de la ville et d’apprécier les différentes techniques de permaculture (bouturage, rempotage). L’occasion pour vous de repartir avec votre pied de menthe et de basilic, ou encore d’apprécier une dégustation de tisane ainsi qu’une présentation de recettes à base de plantes aromatiques.

    Les animateurs de la Maison de la Jeunesse (Vauréal) et de la Fédération de Pêche du Val d’Oise quant à eux, auront le plaisir de vous faire découvrir les milieux aquatiques le mercredi 19 mai de 13h30 à 16h30. Informations pratiques ici.

    Dans les yeux d’une abeille

    Rucher de Vauréal © ARB-idf – Myriam Boulouard

    Le samedi 22 mai de 10h à 12h, venez observer le rucher municipal de la Ville de Vauréal, et le travail des abeilles en présence d’un apiculteur qui répondra à toutes vos questions. Informations pratiques ici.

    Chaussez les lunettes d’un naturaliste

    A la découverte des chauves-souris de Menucourt

    Dessin de chauve-souris © CACP – Emilie Périé

    Le Vendredi 21 mai de 19h à 21h, la Ferme d’Ecancourt et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, vous invitent à explorer le parc du château de Menucourt et partir à la rencontre des chauves-souris grâce à une Batbox (appareil détectant les ultrasons). Lors de cette soirée, il sera notamment question d’approfondir vos connaissances sur ces mammifères nocturnes à travers des ateliers ludiques. 10 places ouvertes. Informations pratiques ici.

    Parcours autonomes

    Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Grâce à l’application Explorama, explorez tout au long de la semaine la biodiversité présente sur l’île de loisirs de Cergy et les zones humides du parc de Grouchy à travers un véritable jeu de piste en toute autonomie. Informations pratiques ici.

    Mille et un regards, mais surtout le votre !

    Tout au long de la semaine faites nous part de vos découvertes en identifiant la faune et flore qui vous entoure.

    La Ville de Vauréal vous propose à cette occasion de contribuer à l’atlas de la Biodiversité de Vauréal en inventoriant et cartographiant la faune et la flore observées sur Vauréal. 

    La Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise vous invite quant à elle à participer à un concours en contribuant également à l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise. Pour cela rien de plus simple, levez les yeux au ciel et soyez attentifs au moindre chant d’oiseau, notamment à ceux des hirondelles et martinets.

    Retrouvez les éditions précédentes :

    Edition 2019

    Edition 2018

    Edition 2017


lundi 10 mai 2021

  • L’étourneau sansonnet

    Trop facile !

    Etourneau sansonnet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Vous avez tous reconnu le plumage si particulier de l’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris. Avec ses mouchetures chamois et ses reflets métalliques sur fond noir il est aisément reconnaissable.

    Ses pattes et son bec sont sombres en hiver, mais deviennent roses pour les premières et jaune pour le second au moment de la reproduction. Il peut alors de loin être confondu avec le merle noir. Pour autant, bien qu’étant dans des familles d’oiseaux très proches, leurs formes générales sont assez différentes. En vol, l’étourneau se reconnait à son aspect très symétrique. Ses ailes sont larges et triangulaires et sa queue plutôt courte. Si bien que sur un arrêt sur image on ne sait pas toujours bien dans quel sens est l’oiseau.

    A l’oreille en revanche, la distinction n’est pas toujours aisée. Si l’étourneau n’est pas un grand chanteur ; ses notes propres ne sont pas aussi mélodieuses que celles de la fauvette à tête noire ou du rougegorge par exemple ; c’est un excellent imitateur ! Il aura tôt fait de berner l’ornithologue amateur sur la présence d’un loriot ou d’une buse dans les parages.

    Chut …

    Etourneau sansonnet – Cergy © CACP – Emilie Périé

    L’étourneau est un oiseau plutôt grégaire. Même en ce moment, pendant la période de reproduction, les groupes restent relativement proches et se retrouvent en dortoir la nuit. Cette sociabilité explique aussi le fait qu’il soit assez vocal. Les cris de contact réguliers permettent aux individus de se rassurer et de confirmer la présence de chacun.

    Le témoignage le plus impressionnant de cette sociabilité a lieu à l’automne. A cette période les familles se regroupent en immenses nuées pour passer la nuit, leur grand nombre leur permettant de se protéger des prédateurs. Souvent en fin de journée les individus de cette nuée se rassemblent avant de descendre au dortoir. On assiste alors à un ballet aérien impeccablement coordonné rassemblant plusieurs centaines de voltigeurs. C’est ce qu’on appelle la murmuration.

    Opportuniste

    Etourneau en hiver © CACP – Gilles Carcassès

    L’étourneau a un bec fort et relativement long, caractéristique des régimes omnivores. Il se nourrit principalement d’invertébrés qu’il trouve directement au sol, c’est pourquoi on le voit très souvent dans les pelouses qu’il parcoure en sautillant. Mais à la saison des fruits il diversifie volontiers son alimentation, surtout s’il y a des cerises à disposition !

    Pour ce qui est de l’installation du nid, l’étourneau est cavernicole, il recherche des cavités dans les arbres particulièrement. Il n’hésite pas à réutiliser les niches d’autres oiseaux comme les pics, les chouettes ou les huppes.

    Source :

    L’étourneau sansonnet, par Oiseaux.net

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


vendredi 7 mai 2021

mercredi 5 mai 2021

  • Douceur en fleurs
    Valerianella locusta, la mâche doucette – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    La mâche doucette est une petite plante (pas plus de 40 cm) de la famille des Caprifoliaceae. Elle a des fleurs rassemblées en têtes globuleuses dont les pétales sont d’un bleu cendré presque blanc.

    Elle ressemble beaucoup à ses comparses du genre Valerianella mais les autres représentantes sont extrêmement rares dans la région, aussi il est difficile de la confondre avec une autre espèce. De plus, elle est traditionnellement cultivée car ses feuilles se mangent en salade. Elle est donc facile à trouver.

    Elle est commune sur tout le territoire français, dans des milieux assez variés. La littérature la classe parmi les plantes poussant dans les champs et les milieux ouverts. Elle a l’air de s’en tirer plutôt bien en ville et dans des milieux très contraints (secs et/ou pauvres) comme les trottoirs ou les fissures de mur. En ce moment elle est en fleur dans presque tous les cimetières de l’agglomération.

    Valerianella locusta, la mâche doucette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Valerianella locusta, dans TelaBotanica

    Valerianelle locusta, dans FLORIF

    Retrouvez d’autres plantes de la famille des Caprifoliceae :

    La knautie des champs

    La succise des prés

    Le cabaret des oiseaux


lundi 3 mai 2021

  • L’hirondelle rustique
    Hirundo rustica, l’hirondelle rustique © CACP – Gilles Carcassès

    C’est sans doute la plus emblématique de la famille des Hirundinidés. Avec sa silhouette effilée et ses couleurs élégantes (dos bleu, gorge rouge, contrastes noirs et blancs), elle ne passe pas inaperçue. D’autant plus qu’elle tolère, voire même affectionne, la compagnie de l’homme.

    En effet, elle niche préférentiellement dans les granges, les écuries, les hangars ou autres bâtiments assurant un accès illimité, un toit protecteur et une accroche permettant la tenue du nid qu’elle construit avec un mélange de boue et de débris végétaux. Les hirondelles rustiques sont fidèles à leur zone de nidification et elles préféreront revenir consolider le nid de l’an passé que d’en construire un nouveau. (Rappel : les hirondelles sont des oiseaux protégés, la destruction des nids et des sites de nidification est interdite).

    Hirondelles rustiques au perchoir © CACP – Emilie Périé

    Les hirondelles rustiques ne sont pas des oiseaux sociaux (elles ne nichent pas en colonie) mais restent tout de même grégaires. En période de migration on les voit se rassembler sur leur perchoir favoris : les fils électriques ou comme ici, les câbles du téléski de l’île de loisirs.

    Elle peuvent également partager des zones de chasse ou d’abreuvoir. On observe alors plusieurs individus, voire dizaines d’individus sur un même territoire. Les hirondelles sont strictement insectivores, elles se nourrissent en capturant en vol des insectes. Elles ont donc besoin d’espaces ouverts comme des champs, des zones humides, ou de larges plans d’eau au-dessus desquels effectuer leur voltige quotidienne. Pour ce qui est de l’apport en eau, elles utilisent la méthode du canadair : elles volent au ras de le surface, le bec dans l’eau.

    Comptage et déclin

    Sans être menacée, l’hirondelle rustique voit tout de même ses populations décliner. Deux causes sont principalement identifiées : la raréfaction des bâtiments ouverts, principaux sites de nidifications et le déclin généralisé des insectes dans toute l’Europe, unique ressource alimentaire.

    Afin d’évaluer au mieux ce qui peut être réalisé pour favoriser cette espèce sur notre territoire, aidez-nous à estimer leur présence à Cergy-Pontoise. Renseignez dans l’Atlas de Cergy-Pontoise vos observations d’hirondelles rustiques (perchées, en chasse, au nid) et faites d’une pierre trois coups :

    • Vous nous aidez à adapter les mesures de protection de cette espèce ;
    • Vous profitez du ballet aérien de ce très bel oiseau ;
    • Vous tentez de gagner le Concours des observateurs de cette année. Au 30 juin, ceux ayant renseigné le plus de données d’hirondelles et martinets dans l’Atlas seront récompensés !

    Sources :

    Le guide ornitho, Editions Delachaux

    L’hirondelle rustique, par Oiseaux.Net


vendredi 30 avril 2021

  • A pompons : les bardanes

    Pour poursuivre notre série sur les plantes de la famille des Astéracées épineuses à fleurs roses en forme de pompons en voici deux nouvelles.

    Deux sur quatre

    En Île-de-France on compte quatre espèces du genre Arctium (les bardanes) : la bardane des bois et la bardane poilue, qui sont extrêmement rares et que l’on ne connait pas sur le territoire, ainsi que la bardane à petites têtes et la grande bardane, beaucoup plus communes et présentes à Cergy-Pontoise.

    Arctium lappa, la grande bardane © CACP – Gilles Carcassès

    Toutes deux sont des plantes assez imposantes avec des feuilles de grande taille, des capitules en forme de pompons roses dont les bractées (les feuilles à la base du capitule) sont dressées en forme d’épines. A maturité du fruit ces bractées s’accrochent d’ailleurs très bien à la fourrure des animaux ou à un pull, un t-shirt ou une chaussette …

    Arctium minus, la bardane à petites têtes © CACP – Gilles Carcassès

    Outre la taille des capitules on différencie la grande bardane de la bardane à petites têtes grâce à la couleur de ces bractées-épines. Celles de la grande bardane sont bien vertes alors que celles de la bardane à petites têtes sont pourpres à la pointe.

    Arctium lappa, la grande bardane © CACP – Gilles Carcassès

    Ces deux plantes poussent dans les milieux ouverts, ensoleillés et peu perturbés (non cultivés) comme les friches, les bords de chemins ou les broussailles.

    Retrouvez la série des plantes à pompons :

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


mercredi 28 avril 2021

  • L’éristale opiniâtre
    Eristale opiniâtre © CACP – Emilie Périé

    Eristalis pertinax, l’éristale opiniâtre est une grosse mouche dont l’adulte est butineur. On peut l’observer de mars à novembre.

    Comment la reconnaître ?

    Eristale opiniâtre – Détail de l’aile © CACP – Emilie Périé

    Les éristales font partie de la famille des Syrphidae, ces jolies mouches donc les couleurs rappellent souvent celles des abeilles, des guêpes ou des bourdons. On reconnait le groupe des éristales (genres Eristalis et Myathropa) parmi tous les syrphes grâce à la boucle en U que forme l’une des nervures des ailes (flèche bleue sur la photo ci-dessus). Pour l’espère, le caractère discriminant est ici la couleur de ses tarses (l’équivalent du pied) : ils sont entièrement jaune ou orange, c’est donc Eristalis pertinax.

    De plus, comme ses yeux se touchent au sommet de sa tête, on peut affirmer qu’il s’agit d’un mâle (sur les deux images).

    Sources :

    L’éristale opiniâtre, par Quel est cet animal ?

    Reconnaître les éristales, dans la galerie Insectes.org

    Retrouvez d’autres mouches de la famille :

    L’éristale des fleurs

    Mouches de printemps

    Collection SPIPOLL dans le lierre

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


lundi 26 avril 2021

  • Où nichent les hirondelles et martinets à Cergy-Pontoise ?
    Colonie d’hirondelles de fenêtre dans le tilleul de Grouchy © CACP – Emilie Périé

    Les hirondelles ne font pas le printemps, mais le retour des beaux jours annonce le retour prochain de ces oiseaux migrateurs. Les hirondelles sont déjà sur place, bien que le coup de froid des dernières semaines en ait poussé plusieurs à faire demi-tour, et les martinets ne devraient plus tarder.

    A condition de trouver un endroit où loger.

    Ces espèces sont des spécialistes des milieux rocheux, comme les falaises, mais aussi nos bâtiments, en tout cas les plus anciens, ceux en pierre dont la surface est suffisamment agrippante pour construire un nid (pour les hirondelles) et percée de cavités où s’installer (pour les martinets). Malheureusement ces habitats sont de moins en moins nombreux.

    NB : Les hirondelles et martinets sont des oiseaux protégés. Si l’un d’entre eux vient faire son nid dans le coin d’une fenêtre ou sous les tuiles du toit, ne le délogez pas, l’amende serait salée ! Si la cohabitation pose un réel problème contactez les associations naturalistes ou les services de l’Etat (DRIEE) qui pourront vous conseiller sur la marche à suivre.

    Un nouveau concours !

    Aidez-nous à localiser les colonies d’hirondelles et martinets et les endroits où ils sont absents du territoire afin de mieux les protéger !

    Pour cela, rien de plus simple : géolocalisez les oiseaux et les nids que vous observez sur le territoire de Cergy-Pontoise.

    Dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise, ouvrez l’onglet « Participer ici », choisissez « J’ai vu : un oiseau / Une hirondelle ou un martinet » et indiquez l’espèce observée, le nombre d’oiseaux et/ou de nids. Vous n’êtes pas sûr de vous ? Pas d’inquiétude, vous pouvez aussi indiquer « Je ne connais pas l’espèce » nous pourrons a posteriori nous rendre sur place pour l’identification.

    Comme l’an dernier lors de l’enquête sur les chouettes, les meilleurs observateurs seront récompensés !

    Les trois espèces à rechercher :

    L’hirondelle rustique

    L’hirondelle rustique © CACP – Gilles Carcassès

    Hirundo rustica, l’hirondelle rustique a la gorge rouge, le ventre blanc, le dos noir à reflets bleus et de longs filets au bout de la queue.

    En vol, on voit le contraste entre sa tête (foncée) et son ventre blanc, et les deux filets qui donne à sa queue un aspect très échancré.

    Elle peut nicher en petits groupes notamment dans les écuries, mais il est plus fréquent de les trouver en couples isolés dans les garages/abris de jardin.

    L’hirondelle de fenêtre

    Hirondelle de fenêtre © CACP – Gilles Carcassès

    Delichon urbicum, l’hirondelle de fenêtre a la tête et le dos noir, la gorge, le ventre et le croupion blancs et la queue échancrée mais nettement moins effilée que l’hirondelle rustique.

    En vol, on peut voir son ventre ou son croupion blanc selon l’orientation qu’elle donne à ses pirouettes aériennes. Sa queue est échancrée (comme ci-contre) ou ouverte en triangle (lorsqu’elle freine).

    L’hirondelle de fenêtre niche en colonie pouvant regrouper plusieurs dizaines de couples sur les façades des bâtiments.

    Le martinet noir

    Le martinet noir © CACP – Gilles Carcassès

    Apus apus, le martinet noir est entièrement noir, à l’exception de la gorge qui montre une tache plus claire. Ses ailes sont très longues en comparaison à la taille de son corps, et en forme de faux. Sa queue est également fourchue.

    En vol, on reconnait la silhouette du martinet avec ses très longues ailes en forme de faux. C’est un as des pirouettes et du vol à grande vitesse. A la différence des hirondelles, le martinet ne se perche pas et ne se pose que dans son nid pour couver les œufs ou nourrir les petits. Le reste du temps, il vole.

    Il niche dans des cavités qu’il aménage, comme la loge d’une pierre descellée, des combles, ou des nichoirs spécifiques posés pour lui. Il niche lui aussi en grand groupe, avec plusieurs nids sur un même bâtiment.

    A vous de jouer !

    Soyez attentif, ouvrez grand les yeux et les oreilles, les uns comme les autres annoncent leur retour par de grands cris joyeux !

    Le concours est ouvert du 10 mai au 30 juin. Les meilleurs observateurs seront récompensés cet été.

    Participer à l’enquête Où nichent les hirondelles et martinets à Cergy-Pontoise ?


vendredi 23 avril 2021

  • Une de plus !

    On en parlait la semaine dernière : les andrènes sont des petites abeilles des sables assez difficiles à identifier jusqu’à l’espèce. Sauf celle-ci, qui s’est montrée il y a quelques jours.

    L’andrène cendrée, Andrena cineraria © CACP – Emilie Périé

    Avec son thorax velu à bandes blanches et noires, sa touffe de poils blancs sur la tête et les reflets bleus de son abdomen il n’y a pas de doute pour la nommer Andrena cineraria.

    Sources :

    Le guide des abeilles, Editions Delachaux

    Bees, Wasps and Ants Recording Society


mercredi 21 avril 2021

  • Les rapaces du territoire

    Une nouvelle enquête

    La communauté scientifique et naturaliste compte sur vous ! Depuis 1979 les rapaces sont des oiseaux protégés en France. Néanmoins leurs populations sont toujours assez faibles. Afin d’en mesurer les évolutions (déclin ou amélioration), un observatoire des rapaces a été mis en place. Tous les ans, 5 carrés d’un 1 km de côté sont tirés au hasard dans chaque département. Dans chacun de ces carrés les ornithologues sont invités à multiplier les prospections pour dénombrer les rapaces nicheurs sur le territoire. Et cette année, l’un des carrés est tombé pile sur l’agglomération de Cergy-Pontoise.

    Vous pouvez nous aider à localiser tous les rapaces en les signalant dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise, un nouveau module est disponible ! Pas besoin d’être un expert, vous avez même la possibilité d’indiquer « je ne connais pas l’espèce » ce qui nous permettra d’aller prospecter dans les endroits les plus pertinents. Mais voici tout de même quelques-uns des oiseaux les plus fréquents à Cergy-Pontoise.

    Oiseaux de proies

    Une quinzaine de rapaces sont présents de manière régulière en Île-de-France (d’autres ne font que passer de façon très occasionnelle). A Cergy-Pontoise on trouvera plus particulièrement :

    La buse variable

    Buse variable, Buteo buteo © CACP – Emilie Périé

    Qu’on voit plus souvent en vol (faisant de grands cercles haut dans le ciel) que posée.

    Buse variable en vol © CACP – Emilie Périé

    Et que l’on peut confondre avec la Bondrée apivore (Pernis apivorus) également connue sur le territoire mais qui a une tête beaucoup plus petite (comme celle d’un pigeon) et deux barres noires sur la queue que n’a pas la buse. De plus, la bondrée se nourrit d’hyménoptères, son comportement ne trompe pas : elle creuse dans le sol à la recherche des insectes.

    L’épervier d’Europe

    Epervier d’Europe, Accipiter nisus © François Lelièvre

    Plus forestier, l’épervier est très discret et on le voit rarement. La femelle (plus grande) s’attaque à des proies d’assez grande taille (comme des pigeons) alors que le mâle (en photo ci-dessus) capture de plus petits oiseaux.

    Epervier d’Europe, Accipiter nisus © François Lelièvre

    On peut le confondre avec l’autour des palombes, un autre forestier chasseur de pigeons, mais a priori l’autour n’est pas présent à Cergy.

    Les deux milans

    Le milan noir, Milvus migrans, peut être vu survolant l’agglomération. C’est un oiseau assez sombre, avec de grandes ailes et une queue en triangle légèrement échancrée. On lui compte 6 doigts (plumes digitées) au bout de chaque aile. Le milan royal, Milvus milvus plus rare, a tout de même été vu dans le ciel cergyssois. Il a des couleurs plus contrastées avec du blanc, du brun et du noir. Mais, étant souvent à contre-jour il vaut mieux se fier à sa forme. Il a également de très grandes ailes (avec 5 doigts visibles) et une queue longue et fourchue.

    Les deux milans © CACP – Gilles Carcassès

    Deux des cinq faucons

    Le faucon crécerelle, Falco tinnunculus, est le plus visible des rapaces en ce moment. C’est aussi l’un des plus petits, il mesure une quarantaine de centimètres. On le voit fréquemment sur les piquets des bords de route et autoroute, postés sur les lampadaires ou sur les pylônes des lignes à haute-tension.

    Faucon crécerelle sur un pylône électrique © CACP – Emilie Périé

    Quelques fois il s’approche même un peu plus …

    Faucon crécerelle et sa proie © CACP – Emilie Périé

    En vol, il est le maître de la figure « vol du Saint-Esprit » : il maintient un vol stationnaire pour repérer sa proie puis plonge en piqué.

    Faucon crécerelle mâle en vol © CACP – Gilles Carcassès

    Moins fréquent, le faucon hobereau, Falco subbuteo, peut aussi être vu sur le territoire. Il est plus grand que le crécerelle. Son dos est ardoise, ses pattes et son bas ventre sont rouille et sa poitrine blanche.

    Les faucons pèlerins, émerillons et faucon de Kobez n’ont pas encore été observés sur Cergy-Pontoise.

    Surveillez le ciel, et surtout, dites-nous ce vous y voyez !

    Pour aller plus loin :

    L’Atlas de la biodiversité, mentionnez vos observations de rapaces

    L’observatoire des rapaces

    Conseils d’observations


lundi 19 avril 2021

  • La cardamine hérissée

    Cardamina hirsuta – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    La cardamine hérissée est une petite plante aux fleurs blanches de la famille des Brassicaceae dont elle présente les caractéristiques principales : des fleurs à quatre pétales symétriques et des fruits en siliques (de longues gousses).

    Les siliques de la cardamine hérissée © CACP – Emilie Périé

    Cette petite plante n’est pas très difficile en termes de conditions de vie. Elle pousse un peu partout, dans les pelouses, dans les haies, sur les murs ou les fissures des trottoirs. Elle fleurit assez tôt dans l’année, dès le mois de mars.

    La feuille de la cardamine hérissée © CACP – Emilie Périé

    Elle présente de jolies feuilles découpées en lobes tous ronds. Elle est très commune dans la Région. L’avez-vous remarquée ?

    #Bota10km

    Cette jolie fleur pousse un peu partout en France et très certainement dans les 10 km autour de chez vous.

    Le réseau TelaBotanica lance un programme de science participative pour tous les apprentis botanistes pendant avril et mai. Profitez des vacances pour découvrir la flore de vos environs, vous y trouverez peut-être la belle cardamine. Le programme est accessible pour tous les niveaux et dans tous les milieux. Toutes les informations sont disponibles sur la page #Bota10km de TelaBotanica.

    Pour aller plus loin :

    La cardamine hérissée, par TelaBotanica

    Le programme #Bota10km


vendredi 16 avril 2021

  • Les andrènes

    Chez les hyménoptères, les abeilles sauvages (autres que l’abeille mellifère domestique, Apis mellifera) représentent une grande diversité de pollinisateurs. On estime à plus d’un millier le nombre d’espèces d’abeilles sauvages en France. Parmi elles, les andrènes (genre Andrena, famille des Andrenidae) représentent une part importante avec plus de 150 espèces.

    Aussi appelées « abeilles des sables », les andrènes nichent soit en solitaire, soit en bourgades, en creusant des galeries individuelles dans des substrats sableux (monticules, carrière, sol à nu, etc.). La mise en place de buttes de terre comme à Vauréal leur est très favorable.

    Andrena sp. dans une galerie en sable © CACP – Emilie Périé

    L’identification de l’espèce est assez délicate (comme souvent chez les insectes, l’inspection sous la loupe binoculaire peut s’avérer nécessaire). Toutefois, on reconnait assez aisément le genre grâce au motif des nervures des ailes, aux brosses de poils sur les pattes qui permettent la récolte du pollen et surtout, à la pilosité abondante de la tête et du thorax. Voici quelques portraits de fourrures de toutes les couleurs.

    Andrena sp. (possiblement vaga) © CACP – Emilie Périé
    Andrena sp. © CACP – Emilie Périé
    Adrena sp. © CACP – Emilie Périé
    Andrena vaga et son stock de pollen © CACP – Emilie Périé

    Certaines espèces sont spécialistes d’un type de plante, d’autres sont plus généralistes, mais toutes les andrènes sont des pollinisatrices importantes. De plus, je leur trouve une allure de nounours particulièrement adorable.

    Comme les autres abeilles sauvages, leur population décline. N’hésitez pas à leur fournir un site de nidification (des tas de sables non perturbés) pendant le printemps et à diversifier la floraison des jardins !

    Retrouvez dans ces articles d’autres espèces de la famille des Andrenidae :

    L’andrène des campanules

    L’andrène de la bryone

    L’andrène du groseiller

    Les abeilles panurgus


mercredi 14 avril 2021

  • La vie la nuit
    Vol de pigeons domestiques dans le coucher de soleil – Cergy © CACP – Emilie Périé

    La tombée de la nuit apporte avec elle son lot de conseils et d’accalmie, mais elle n’est pas pour autant synonyme d’inactivité.

    La plupart des proies préfèrent les faveurs de l’obscurité, qui les rend presque invisibles, pour se déplacer, se nourrir ou se reproduire. C’est le cas des amphibiens et de nombreux petits mammifères comme les hérissons, les campagnols ou les musaraignes. Certains prédateurs quant à eux, ont développé des techniques de repérage nocturne sophistiquées ; on pensera notamment aux chauves-souris, aux chouettes ou aux hiboux ; qui les rendent particulièrement sensibles à la lumière.

    Chez les insectes et chez les plantes aussi l’activité crépusculaire est animée. Une grande part de la pollinisation des plantes à fleurs a lieu la nuit et on estime que 95% des espèces de papillons connues sont des papillons de nuit.

    Quant aux autres espèces, ayant calé leurs rythmes journaliers sur la course du soleil, la nuit, ils dorment.

    Le pont rouge de nuit – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Enfin du moins, ils devraient, si la nuit étant encore présente. N’avez-vous jamais entendu un merle noir chanter jusqu’à des heures avancées de la soirée prenant le signal d’une ampoule pour celui de l’astre solaire ou remarqué que l’arbre le plus proche du lampadaire perd ses feuilles plus tard que ses compagnons dans une même rue ?

    Pour le bien des activités humaines nocturnes l’éclairage urbain a été mis en place. Devant apporter confort et sentiment de sécurité, il est également et malheureusement source de nuisances et de pollutions pour l’ensemble du vivant.

    Afin d’étudier les solutions face à ce problème écologique et de santé publique (le sommeil humain étant aussi impacté par la lumière que celui des merles noirs), l’Institut Paris Région lance une enquête sur la perception et l’usage de la lumière par les franciliens. Les résultats de cette étude nous seront grandement utiles pour travailler sur notre territoire à la mise en place de la Trame Noire, c’est-à-dire des zones préservées où la nuit pourra à nouveau régner. Nous vous encourageons vivement à y répondre !

    Pleine lune dans le ginko © CACP – Emilie Périé

    « L’avantage avec la pollution lumineuse, c’est qu’elle disparait à la vitesse de la lumière ; à condition qu’on appuie sur l’interrupteur ». Romain Sordello, Muséum national d’Histoire naturelle.

    Pour aller plus loin :

    Eteindre nos lumières pour sauver la planète, à Cergy-Pontoise

    Le lien vers l’enquête de l’Institut Paris Région

    Le programme les Nuits de Noé

    Comprendre la Trame Noire, sur le site de l’Office Français pour la Biodiversité

    La réglementation en matière d’éclairage urbain, expliquée par le Ministère de la Transition écologique


lundi 12 avril 2021

  • Coup de klaxon dans le colza !

    Kiiinrk !

    Phasianus colchicus – Osny © CACP – Emilie Périé

    Alors que je suis en repérage sur les espaces ouverts (agricoles) à la recherche de rapaces, un retentissant coup de klaxon, ou de trompette, se fait entendre. Au beau milieu des champs, c’est un peu étrange…

    Les cris étant très ponctuels, il est assez difficile de localiser la bête. Heureusement le coupable, ce magnifique mâle faisan de Colchide a eu la bonne idée de rester en bordure du champ de colza. Autrement il aurait impossible de l’apercevoir : il circule aisément entre les pieds de colza et il est bien entendu inenvisageable de pénétrer dans un champ sans l’autorisation préalable de l’exploitant. Il m’a laissé quelques instants l’occasion d’admirer ces splendides couleurs avant de replonger dans la végétation, peut-être à la recherche d’une femelle, ou de quoi s’alimenter. Pour ce qui est du passage de la nuit il profitera d’un perchoir dans l’un des arbres de la haie ou des bosquets qui bordent la parcelle, dès que j’aurai quitté les lieux.

    Lors de sa rencontre avec un autre faisan, Gilles l’avait baptisé Anatole. Pour celui-ci, il m’a été proposé Perceval ; mais l’intéressé n’est pas resté suffisamment longtemps pour approuver son nouveau dénominatif.

    Sources :

    Le guide Ornitho, édition Delachaux

    Le faisan de Colchide, par Oiseau.Net le 5ème son de la rubrique « Voix » donne une bonne idée du fameux « coup de klaxon »


vendredi 9 avril 2021

  • Bed and Breakfast pour les insectes !
    Hôtel à insectes – Chaufferie des Bellevues © CACP – Emilie Périé

    En voilà une bonne idée en ce début de printemps que d’offrir à nos amis les insectes le gîte et le couvert !

    Les matériaux sont variés. On y trouve des buches percées, des briques trouées, des fagots de paille, des copeaux de bois, des empilements de pommes de pin, des recoins sombres, des espaces exposés mais aussi des plantations d’espèces mellifères comme le romarin ou la consoude. L’offre alimentaire est un vrai plus dans ce type d’installation.

    Hôtel à insectes – Chaufferie des Bellevues © CACP – Emilie Périé

    De quoi accueillir toute sorte d’insectes, des pollinisateurs, des décomposeurs, des recycleurs, des prédateurs …

    Les osmies ont déjà commencé à réserver les meilleures places. On espère que leurs compères viendront bientôt en profiter !

    En tous cas, les humains venus pour les observer ont apprécié. Même dans l’attente de l’arrivée des hôtes, l’hôtel a un certain charme.

    On doit cette belle réalisation à l’entreprise CenergY, délégataire du chauffage urbain à Cergy-Pontoise en partenariat avec l’association b-a.BA. Merci à eux !

    Retrouvez dans nos articles d’autres inspirations d’hôtels :

    Confinement et collocation

    Un hôtel pour les osmies

    Un sanctuaire de biodiversité à Vauréal


mercredi 7 avril 2021

  • Fleur de Pâques !

    Bravo à François qui reconnu un cœur de pâquerette !

    Bellis perennis, la pâquerette – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Un peu, beaucoup, …

    La pâquerette, Bellis perennis, fait partie de la famille des Astéracées. Aussi, l’image ci-dessus ne représente pas une fleur, mais une inflorescence en capitule. Chacun des tubes jaunes et chacun des « pétales » blancs (des ligules) sont des fleurs à part entière. Les fleurs blanches sont composées de trois pétales soudés entre eux qui abritent des étamines (pièces mâles). Les tubes jaunes sont formés de cinq pétales qui entourent un style (pièce femelle).

    Bellis perennis, la pâquerette – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    De saison

    La pâquerette, dont l’étymologie du nom laisse peu de place au doute, est une fleur de début de printemps, qui fleurit à Pâques.

    De petite taille et appréciant un fort ensoleillement, elle tolère mal la concurrence et se plait beaucoup dans les milieux ouverts et perturbés (les pelouses régulièrement tondues, les pâtures broutées et piétinées). En ce moment, selon la densité des populations, elle colore en blanc et jaune les pelouses et bords de route, puis en rose en fin d’après-midi quand les capitules se referment pour la nuit (le dessous et la pointe des ligules blancs sont souvent teintés de pourpre).

    Groupe de pâquerettes – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Son nom l’indique, Bellis perennis est une plante pérenne. Sa rosette de feuilles perdure pendant l’hiver et maintient du vert dans les espaces tondus.

    Pâquerettes – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Source

    Bellis perennis par TelaBotanica


vendredi 2 avril 2021

mercredi 31 mars 2021

  • Petits bleus de printemps
    Population de myosotis des champs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    C’est le printemps ! Les pelouses et bords de route se parent de délicates teintes bleues et grises avec les premières floraisons. Une partie de ce bleu est dû aux véroniques, espèces assez précoces dans l’année, mais pour le reste, une bonne part tient à l’éclosion des myosotis.

    Qui est qui ?

    Le genre Myosotis, de la famille des Boraginaceae, est assez compliqué. Il existe 7 espèces indigènes (qui poussent naturellement) en Île-de-France dont la fréquence varie de très commune à rare et dont les critères de différenciation sont assez ténus. Il est d’autant plus difficile de les identifier sur seule photo. Toutefois, dans les images de précédentes excursions des différents naturalistes de Cergy-Pontoise, je pense avoir retrouvé 4 espèces. Les plus communes, bien entendu, mais c’est déjà un bon score.

    Une première étape est de regarder les poils du calice (l’ensemble des sépales, les pièces se trouvant sous les pétales). Un premier groupe de 5 espèces a des poils crochus, le deuxième, à 2 espèces, a des poils droits et appliqués contre le calice.

    A poils crochus, dans les pelouses

    Myosotis arvensis – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le plus commun, le myosotis des champs Myosotis arvensis, se rencontre facilement dans les pelouses, les friches, les jachères. Le calice est densément couvert de poils crochus. Lorsque la population est importante le patch apparait même plus gris que bleu.

    Myosotis ramosissima (supposément) © CACP – Gilles Carcassès

    Celui-ci semble appartenir à une autre espèce. La présence de feuilles à l’aisselle des inflorescence m’oriente vers le myosotis rameux, Myosotis ramosissima. Il est assez commun dans les pelouses et les friches.

    A poils droits, les pieds dans l’eau

    Myosotis scorpioides – Osny © CACP – Emilie Périé

    Le myosotis des marais, Myosotis scorpioides (on voit que l’extrémité de l’inflorescence s’enroule telle un scorpion) présente une légère pilosité bien plaquée contre le calice. Il est assez commun dans les milieux humides, comme ici le long du ru du Missipipi à Osny.

    Myosotis laxa (supposément) – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Enfin, la dernière trouvaille est celui-ci, dont le calice est également dépourvu de poils crochus et qui a été trouvé sur les berges des étangs de l’île de loisirs.

    Calice du myosotis cespiteux © CACP – Emilie Périé

    Le calice parait n’avoir des poils que sur la partie basse (le réceptacle). Lorsqu’on regarde à l’intérieur du calice, où les fruits sont en formation, on voit que le style (partie femelle de la fleur) est très court. Ces deux éléments orientent vers Myosotis laxa, le myosotis cespiteux qui est plutôt rare dans la Région.

    Et les autres ?

    Je n’ai pas encore trouvé les trois autres espèces sur le territoire. En revanche, de nombreuses variétés cultivées comme plantes d’ornement existent. Elles ont un peu tendance à s’échapper des parterres fleuris, aussi vous les avez peut-être rencontrées dans vos jardins. Elles ont souvent des fleurs plus grosses et d’un bleu très franc, plutôt jolies.

    Myosotis de jardin © CACP – Emilie Périé
    Myosotis du Caucase – Musée de l’outil © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    FLORIF

    Retrouvez dans nos articles d’autres Boraginaceae :

    La pulmonaire à longues feuilles

    L’héliotrope d’Europe

    La buglosse toujours verte

    La buglosse des champs


lundi 29 mars 2021

  • A ressorts !
    Heliophanus tribulosus © CACP – Emilie Périé

    Les araignées de la famille des Salticidae, ou araignées sauteuses, ont la capacité de faire des bonds incroyables, elles paraissent s’auto-catapulter tant le saut est rapide. Elles peuvent ainsi surprendre vivement une proie (un insecte), échapper à un prédateur ou fuir l’objectif d’un appareil photo. Les araignées qui nous intéressent aujourd’hui, du genre Heliophanus, mesurent environ 4 mm. La lentille de mon appareil doit effectivement leur paraître bien impressionnante !

    Elles en revanche, se classent plutôt du côté des « adorables et mignons » que de celui des « monstres effrayants ». En plus de leur capacité acrobatique, on reconnait les Salticidae à la disposition de leurs yeux : deux gros yeux tout rond au centre et trois autres paires plus petites, de part et d’autre de la première et sur le dessus du céphalothorax.

    Quant à Heliophanus cela signifie « qui brille au soleil », plutôt poétique non ?

    La rousse et la cuivrée

    Il existe plus d’une dizaine d’espèces du genre Heliophanus en Europe, mais deux sont particulièrement communes dans nos jardins.

    Heliophanus tribulosus © CACP – Emilie Périé

    Il s’agit de Heliophanus tribulosus (la chasseuse) pour la première, que l’on reconnait à ses pattes jaunes et ses joues rousses.

    Heliopanus cupreus © CACP – Emilie Périé

    Et Heliophanus cupreus (la cuivrée) pour la deuxième. Celle-ci a également les pattes et les pédipalpes jaunes, mais n’a pas de roux sur les joues et présente des points blancs formant un carré sur son abdomen.

    Adorable n’est-ce pas ?

    Heliophanus tribulosus, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez dans nos articles :

    Araignées sauteuses

    La grande saltique


vendredi 26 mars 2021

  • A pompons : les cirses

    Continuons dans la série des plantes à fleurs en pompons roses à fortes épines. Après les chardons vrais (Carduus), voyons les cirses (Cirsium). Parmi les 8 espèces connues en Île-de-France, nous en avons rencontré 5 sur le territoire.

    Le cirse des champs

    Cirse des champs, Cirsium arvense © CACP – Emilie Périé

    Le cirse des champs est sans doute le plus abondant des cirse dans la Région. C’est celui qui a les fleurs les plus claires et le moins d’épines, seules les feuilles en portent.

    Le cirse des marais

    Le cirse des marais, Cirsium palustre © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse des marais, comme son nom l’indique, se rencontre dans les zones humides, au bord des cours d’eau. Sur la gamme de rose, c’est lui qui a les fleurs les plus foncées. Comme on peut le voir, il est largement doté en épines.

    Le cirse des maraichers

    Le cirse des maraichers, Cirsium oleraceum © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse des maraichers est le seul du genre à avoir des fleurs jaunes et non roses. Les capitules sont beaucoup plus gros que ceux des autres cirses. De même, la plante de manière générale est beaucoup plus imposante que ses compatriotes bien que moins fournie en épines. S’il s’appelle « des maraichers » c’est parce qu’un temps ce cirse a été consommé comme un artichaud.

    Le cirse commun

    Le cirse commun, Cirsium vulgare © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse commun se rencontre sur tout type de terrain (prairies, pelouses, chemins). Il fait des capitules moins nombreux et non agglomérés mais ceux-ci ont une forme ovoïde et sont hérissés d’épines. Ils sont ainsi facilement reconnaissables.

    Le cirse laineux

    Le cirse laineux, Cirsium eriophorum © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse laineux quant à lui, est recouvert d’un voile aranéeux.

    Ces 5 espèces participent au maintien des insectes pollinisateurs : des espèces spécialistes qui ne peuvent survivre sans ces plantes, et d’autres très généralistes qui trouvent sur ces fleurs de quoi se nourrir tout au long de l’année.

    Retrouver la série des pompons :

    Le cirse laineux

    L’onopordon

    Les chardons 


mercredi 24 mars 2021

  • Les miroirs des canes

    Rappelez-vous, il y a un mois nous partions avec Sylvain à la recherche de canards sauvages sur les étangs de l’île de loisirs.

    Sylvain et son bateau © CACP – Emilie Périé

    Sylvain m’avait indiqué avoir vu un groupe de canards siffleurs quelques jours plus tôt. Ce sont des canards assez rares dans la région. Les contrastes de couleurs des oiseaux en vol et posés sont très ressemblants à ceux du canard siffleur, malheureusement nous n’avons pas réussi à les approcher suffisamment pour en avoir le cœur net. La « meilleure » photo que nous ayons pu prendre est celle-là :

    Potentiel canard siffleur © CACP – Emilie Périé

    A cette distance, cela peut tout aussi bien être un fuligule milouin.
    Toujours est-il que sur cet étang, nos fameux canards mystères n’étaient pas seuls. Quatre autres espèces de canards partageaient les lieux avec les oies, les cormorans et les foulques : le canard colvert, le canard chipeau, le canard souchet et le canard mandarin.

    Défilé de plumages

    Les mâles de ces quatre espèces rivalisent de couleurs et de contrastes lorsqu’ils arborent leurs plumages nuptiaux. Voyons un peu,

    Le classique canard colvert, avec son capuchon vert brillant

    Canard colvert mâle © CACP – Emilie Périé

    L’élégant canard chipeau, dans son costume sombre

    Canard chipeau mâle © CACP – Emilie Périé

    L’atypique canard souchet, avec son bec en spatule et son œil d’or dans une capuche verte

    Canard souchet mâle © CACP – Emilie Périé

    Et le bariolé canard mandarin dont les formes et les couleurs sont uniques.

    Canard mandarin mâle © CACP – Emilie Périé

    Mais lorsqu’il s’agit d’identifier les femelles, c’est une toute autre histoire. Elles sont bien moins tape à l’œil et se ressemblent assez.

    Miroir mon beau miroir, dis-moi… Qui est cette cane ?!

    Lorsqu’elles sont avec leur partenaires, il est relativement facile d’associer la bonne cane à la bonne espèce.

    Canard colvert mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Canard chipeau mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Canard souchet mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Canard mandarin mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Mais pour des individus isolés il est bien plus difficile de déterminer l’espèce. Le secret, est de regarder dans le miroir.

    Le miroir des canes est ce petit rectangle de plumes de couleurs différentes du reste du corps juste sous l’aile. Chez le colvert il est bleu, chez le chipeau il est blanc, chez le souchet il est vert. Infaillible.

    Les miroirs des canes © CACP – Emilie Périé

    Source :

    Le guide ornitho, Edition Guide Delachaux

    D’autres histoires de canards dans ces articles :

    Grands choix de canards sauvages

    Rencontre avec le canard souchet

    Les trois petits canards


lundi 22 mars 2021

  • L’onagre bisannuelle

    Onagre bisannuelle – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la famille des Onagraceae je demande l’onagre bisannuelle.

    Si les deux noms sont si ressemblants c’est parce que justement le nom de la famille a été créé à partir de celui de la plante. En botanique le nom de la famille (qui rassemble plusieurs espèces et plusieurs genres ayant des caractéristiques, notamment génétiques, semblables) dérive du nom du genre de la première plante ayant été décrite par un botaniste. Ainsi l’onagre a donné la famille des Onagraceae, la plantain celle des Plantaginaceae et le géranium celle des Geraniaceae.

    Mais les noms évoluant, l’onagre dont le nom scientifique était Onagra, ou herbes aux ânes, est devenu Œnothera, faisant référence à l’odeur vineuse de ses racines. Ainsi l’onagre bisannuelle s’appelle, de manière officielle à travers le monde, Œnothera biennis. 

    Onagre bisannuelle – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    C’est une plante assez rare dans la région, typique des sols sablonneux, des friches et des terrains vagues.

    Durant l’été elle fait de grandes fleurs jaunes (environ 5 cm) dont les pétales ressemblent à des cœurs. Mais attention, si elle s’appelle « bisannuelle » c’est qu’elle ne fleurit pas tous les ans. Son développement prend deux ans. Elle passe la première année à l’état végétatif, on n’en voit alors que les feuilles, puis fleurit l’été suivant avant de faner puis mourir en laissant ses graines pour la génération suivante. On comprend donc mieux pourquoi elle est plus fréquente dans les friches qu’ailleurs : là-bas elle n’est pas tondue au milieu de sa croissance !

    Une autre représentante

    Pour compléter la collection des onagres il faudrait trouver les autres espèces du genre Œnothera présentes en Île-de-France. Il y en aurait 4 autres, beaucoup plus rares que l’onagre bisannuelle. Mais en cherchant bien dans les photos léguées par Gilles j’en trouve une qui me semble plus correspondre à Oenothera glazioviana, l’onagre à sépales rouges, qu’à Oenothera biennis. En y regardant de près, les sépales sont bien rouges, ce qui semble être, avec la taille des fleurs, le seul critère permettant de différencier les deux espèces. Notre territoire abrite un patrimoine décidemment impressionnant.

    Onagre à sépales rouges – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez dans ces articles d’autres espèces de la famille des Onagraceae :

    L’épilobe hérissé

    La jussie à grandes fleurs

    La jussie rampante

    La circée de Paris


vendredi 19 mars 2021

  • Le tarin des aulnes

    Aux bords des étangs de l’île de loisirs les aulnes ont commencé à fleurir. Les chatons mâles pendent aux côtés des fruits (en cône) de l’an passé. L’effet est assez graphique.

    Tarin dans un aulne – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Mais il y a autre chose dans cet arbre. Des petites boules jaunes, dans un aulne, serait-ce… mais oui ! Ce sont bien des tarins des aulnes qui profitent des graines encore présentes dans les cônes femelles de l’arbre pour faire un bon repas.

    Tarin des aulnes – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le tarin des aulnes, Carduelis spinus, est un petit passereau granivore de la famille des Fringillidae. On reconnait les oiseaux de cette famille à leur bec fort, fait pour casser des graines, leur queue échancrée et leurs couleurs souvent vives. Le tarin est lui dans les tons jaunes et blancs, striés de noir. On reconnaît ici un mâle avec sa poitrine d’un jaune prononcé et sa calotte noire.

    Tarin des aulnes mâle – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le tarin des aulnes est un oiseau nordique. On ne le rencontre que l’hiver chez nous, où il se nourrit principalement des graines d’aulne ou de bouleau. Dans le Nord de l’Europe, où il niche, il affectionne les conifères.

    Sources :

    Le guide ornitho, édition Delachaux

    Le tarin des aulnes, par Oiseaux.Net

    Retrouvez dans ces articles d’autres oiseaux de la familles des Fringillidae :

    Le pinson des arbres

    Le chardonneret élégant

    Le verdier d’Europe

    La linotte mélodieuse


mercredi 17 mars 2021

  • Le roitelet à triple bandeau

    Le mois dernier nous présentions le roitelet huppé, Regulus regulus, tout petit oiseau à la huppe orange vif. Voici son cousin, le roitelet à triple bandeau, Regulus ignicapilla.

    Roitelet à triple bandeau – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    A peine plus grand que le roitelet huppé, le roitelet à triple bandeau est bâti sur le même modèle : une petite boule de plumes très énergique aux teintes brunes, olive, noires et orange. Il affectionne également les boisements de conifères, même si on peut le rencontrer plus fréquemment que son cousin dans les boisements présentant plus de feuillus. Son chant, moins cadencé mais tout aussi aigu peut être délicat à détecter en forêt.

    Heureusement, une différence de taille le distingue du roitelet huppé : le fameux troisième bandeau, le sourcil blanc très marqué qui accompagne les bandes orange et noires de la tête.

    Pour aller plus loin :

    Le guide ornitho, aux éditions Delachaux

    Les chants des roitelets, par le Studio des trois becs

    Le roitelet à triple bandeau, par Oiseaux.Nets


lundi 15 mars 2021

  • L’ouette d’Egypte

    Mi-février, Sylvain, animateur nature de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise m’indique qu’il a vu des canards peu ordinaires sur les étangs. Peut-être des canards siffleurs ? Ce serait une découverte très intéressante.

    Une petite heure de libre dans ma journée, je rejoins Sylvain et nous voilà partis pour un tour de bateau sur le grand étang, sur la piste des canards.

    Les étangs de Cergy vus du bateau © CACP – Emilie Périé

    SPOILER : nous avons bien photographié des canards, mais ce n’étaient pas ceux que nous cherchions (nous verrons ça dans quelques jours).

    En revanche, nous avons fait une autre découverte intéressante. Au milieu des bernaches du Canada, une autre oie se cache. Elle est plutôt jolie avec ses motifs bigarrés. C’est l’ouette d’Egypte, Alopochen aegyptiaca.

    L’ouette d’Egypte au milieu des bernaches du Canada © CACP – Emilie Périé

    Ca n’est pas vraiment une espèce du coin, mais une échappée d’élevage qui a retrouvé une forme de vie sauvage. Comme les pigeons biset (ou pigeons domestiques) et certains canards, on les appelle des espèces férales. Elle avait déjà était vue ici en 2016, et également dans le parc du Sausset en Seine-Saint Denis. Elle a l’air de se plaire dans la région.

    L’ouette d’Egypte – parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

vendredi 12 mars 2021

  • Le conte des quatre canetons

    Il était une fois Monsieur et Madame Colvert (Honorine et Gaston de leurs prénoms), un couple de canards qui habitaient sur les bords des bassins du parc François Mitterrand. C’est donc sur ces bassins qu’ils donnèrent naissance, en 2019, à quatre petits canetons. Mais comme l’hiver 2018-2019 avait été relativement doux, les quatre canetons sont nés très tôt dans l’année, au début du mois de février. Or, à cette période, pour éviter le gel des appareils d’alimentation des bassins, les pompes sont à l’arrêt et les coursiers sont vides.

    Patatras ! Un matin, les quatre petits canetons ont suivi leur maman et sont descendus dans les coursiers.

    Quatre petits canetons © CACP – Léo Micouin

    Mais sans eau, ces bassins sont bien trop profonds pour que nos quatre petits amis, qui ne savent pas encore voler, puissent sortir tous seuls. Leur maman est bien embêtée, elle ne va tout de même pas les abandonner là …

    Heureusement, est passé par là le grand Léo qui, de sa main secourable, a sorti les quatre petits canetons des coursiers qui ont vite rejoint leur maman.

    Retrouvailles ! © CACP – Léo Micouin

    Morale de cette histoire, au début de cette année les services du secteur GEMAPI ont pris les devants et ont installé dans tous les coursiers des rampes à canetons !

    Des rampes pour les canetons ! © CACP – Emilie Périé

    Ces bastaings de bois installés dans chaque coursier devraient permettre aux canetons, ou à d’autres petits animaux (comme les hérissons) ayant chu dans les bassins de remonter sans peine. Les pigeons les ont essayés et c’est validé !

    Retrouvez des images de l’installation sur la page Facebook de l’agglomération


mercredi 10 mars 2021

  • Plantation participative dans le bois de Cergy

    Weekend actif

    Plantation participative © CACP – Emilie Périé

    Les 26 et 27 février derniers ont eu lieu des ateliers de plantation dans le bois de Cergy. Habitants du quartier, jeunes de la maison de quartier des Touleuses, élus cergyssois et cergypontains, tout le monde y a mis du sien pour offrir une nouvelle vie à ce boisement.

    Régénération

    Le projet est porté par CenergY, délégataire de l’exploitation du chauffage urbain à Cergy-Pontoise en partenariat avec l’association Boomforest et la CACP. Il s’agit de créer une micro-forêt au cœur du bois.

    Le bois a été planté à l’origine d’essences à croissance rapide mais courte durée de vie. Il arrive aujourd’hui à un âge où nombre d’arbres meurent ou deviennent dangereux. Au fil du temps le bois s’éclaircit, perd en densité et en fonctionnalité (accueille d’espèces typiques du milieu forestier par exemple).

    Parcelle éclaircie du bois de Cergy © CACP – Emilie Périé

    L’objectif est donc de redonner un nouveau souffle au bois en commençant par une parcelle de 200 m² plantée selon la méthode Miyawaki (du nom du botaniste et professeur japonais).

    La même parcelle après une demi-journée de plantation © CACP – Emilie Périé

    200 m² peuvent paraître peu à l’échelle du bois mais, comme cela a justement été rappelé lors de l’inauguration de l’événement « celui ou celle qui a planté un arbre n’a pas vécu inutilement« . Et le projet n’entend pas s’arrêter là. Nous espérons pouvoir vous proposer la suite à l’automne prochain.

    Banzai !

    Jeunes arbres en attente de plantation © CACP – Emilie Périé

    Chênes, tilleuls, érables, charmes, aubépines, … Ce sont 600 arbres d’une trentaine d’essences qui ont été plantés sur ces deux jours d’ateliers. Souhaitons leur une longue vie (banzaï en japonais) et de se développer afin de ne pas conserver une taille de bonsaï.

    Participatif et citoyen

    Si vous êtes intéressés par la démarche, souhaitez suivre l’évolution de cette micro-forêt ou participer à de futures plantations n’hésitez pas à contacter l’association Boomforest.

    Pour aller plus loin :

    La méthode Miyawaki présentée par Boomforest

    L’article paru dans la Gazette du Val d’Oise

    L’article paru dans le webzine 13 Comme Une

    La vidéo de l’événement


lundi 8 mars 2021

  • L’amaryllis

    Bravo à Franck qui a rapidement reconnu les ocelles du papillon amaryllis, ou Pyronia tithonus. 

    Pyronia tithonus, l’amaryllis, mâle © CACP – Gilles Carcassès

    L’amaryllis est un papillon estival, on voit l’adulte voler et butiner sur la période juillet-août. La chenille est friande de graminées en tous genres, l’adulte évolue dans les milieux plutôt ouverts (prairies, friches, cultures maraichères, parcs ou jardins).

    Il appartient à la famille des Nymphalidae, sous-famille des Satryinae, comme le myrtil que nous avons vu il y a quelques semaines et partage avec lui des teintes orange et brunes.

    Le dessus des ailes est composé de plages orange traversées de brun chez les mâles (photo ci-dessus) ou entièrement orange chez les femelles (photo ci-dessous) bordées de bandes brunes. Sur l’aile antérieure un ocelle noir comprenant deux pupilles blanches est bien visible.

    Pyronia tithonus, l’amaryllis, femelle © CACP – Emilie Périé

    Sur la face inférieure des ailes, l’ocelle noir est également visible sur l’aile antérieure, l’aile postérieure est brune avec des bandes crème et des points blancs très marqués.

    L’amaryllis, vue dessus-dessous © CACP – Alexandra Marques

    Sources :

    L’Atlas des papillons du jour du Val d’Oise, par le département du Val d’Oise et l’OPIE


vendredi 5 mars 2021

mercredi 3 mars 2021

  • La rentrée du jardin école
    Le jardin école en 2020 – Vauréal © ARB-idf – Gilles Lecuir

    Qu’est-ce que c’est ?

    Le jardin école, à Vauréal est un lieu d’apprentissage ouvert à toutes et tous, fruit de la collaboration entre la Ville de Vauréal, l’association b.a-BA et la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Il se compose de plusieurs espaces aménagés : un potager école clôturé bordé de petits fruits, une haie de démonstration pour l’apprentissage de la taille raisonnée, une prairie visant à étudier la faune et la flore. Aubergines, tomates, haricots nains, mélisse, menthe du Maroc, persil et autres ont déjà été semés lors des différents ateliers animés par l’association b.a-BA qui diffuse, tout en expérimentant sur place avec les habitants, les bonnes pratiques du jardinage écologique.

    Au programme

    11 ateliers, les samedis matins à la belle saison, sont prévus pour aborder les fondamentaux du jardinage écologique. Mais aussi de nombreuses activités annexes comme la cuisine des produits du potager, le bien-être au jardin ou l’initiation à l’apiculture.

    Ca débute samedi !

    Samedi 06 mars le Jardin école fait sa rentrée, prêt à accueillir la nouvelle promotion d’élèves jardiniers qui pourront assister aux ateliers 2021 et transmettre leurs nouveaux savoirs autour d’eux.

    La démarche vous intéresse ? Retrouvez plus d’informations ici.


lundi 1er mars 2021

vendredi 26 février 2021

  • A pompons : les chardons

    Dans la série des plantes épineuses et à pompons roses, parlons des chardons. Des vrais cette fois-ci, ceux du genre Carduus.

    Carduus crispus, le chardon crépu – Eragny © CACP – Emilie Périé

    Il en existe 4 espèces en Île-de-France : le chardon crépu et le chardon penché, dont la présence est assez commune et le chardon à petites fleurs et le chardon faux-acanthes qui sont rares (voire extrêmement rares).

    En ce qui concerne les deux plus courants, les différencier entre eux est relativement simple. Le chardon crépu est d’aspect beaucoup plus épineux avec des ailes sur les tiges qui portent de fortes épines. La plante peut atteindre 1m20 et les fleurs sont assez petites.

    Carduus crispus, le chardon crépu – Eragny © CACP – Emilie Périé

    Le chardon penché est quant à lui … penché. La plante dépasse rarement 1 mètre de haut, les « pompons » sont plus gros et orientés vers le sol.

    Carduus nutans, le chardon penché – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    En revanche, il peut parfois être délicat de différencier un chardon « vrai », du genre Carduus, d’autres astéracées épineuses, comme les cirses (genre Cirsium). Le cirse commun, Cirsium vulgare, peut avoir un aspect assez épineux qui le fait ressembler au chardon crépu. Dans ce cas, le critère de différenciation est au niveau du fruit. Le chardon Carduus a des soies simples alors que le cirse Cirsium a des soies plumeuses.

    Les fruits des chardons : soies simples à gauche (Carduus) soies plumeuses à droite (Cirsium) © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez dans la série des pompons :

    Le cirse laineux

    L’onopordon


mercredi 24 février 2021

  • La parade nuptiale du grèbe huppé

    En sortie ornithologique au Parc du Sausset en Seine Saint-Denis, j’observe deux grèbes huppés sur les étangs. L’un d’eux s’éloigne un peu puis prend la pose, se montrant ainsi sous son meilleur jour.

    Grèbe huppé – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

    Il se rapproche ensuite du deuxième grèbe et tous deux entament une sorte de danse, tournant la tête d’un côté puis de l’autre en rythme, faisant des voltes. C’est la parade nuptiale d’un couple prêt pour la période de reproduction. Ce début de saisons des amours laisse flotter un parfum de printemps …

    Grèbes huppés en parade – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

    Pourtant, il ne faut pas s’y laisser prendre. Ce n’est pas seulement le redoux des températures qui joue. Les oiseaux d’eau prennent leur plumage nuptial très tôt dans l’année et la reproduction commence avant même la sortie de l’hiver. Mi-février les hérons cendrés étaient déjà au nid ! Le printemps amènera les parades et les chants de plus petits oiseaux, comme les passereaux, dont la plupart reviennent d’un long voyage au sud du Sahara et n’arriveront chez nous que vers le mois d’avril ou mai. En attendant, la parade des grèbes huppés est plutôt élégante et plaisante à observer.

    En théorie, après cette chorégraphie, l’un des deux grèbes ira chercher quelques brins d’algues qu’il présentera à l’autre pour commencer la construction du nid. Ces deux-là n’en avaient pas fini avec leurs rondes, et j’étais à la recherche des bécassines des marais, je les ai donc laissés à leurs occupations pour vaquer aux miennes.

    Bécassine des marais – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

    Les bécassines n’ont pas encore été vues sur notre territoire. En revanche, les grèbes huppés sont bien présents. En vous promenant autour des étangs de l’île de loisirs vous pourriez observer ces mêmes comportements.

    Source :

    Le grèbe huppé, par Oiseaux.net

    Grèbe huppé © CACP – Emilie Périé

lundi 22 février 2021

  • Sous la neige il y a de la vie
    Le Bois de Cergy sous la neige © CACP – Emilie Périé

    Ces derniers jours la neige a recouvert le territoire d’un léger manteau blanc. Malgré la vague de froid la faune et la flore restent actives. Et sur fond blanc, certaines couleurs ressortent bien !

    Comme celles du rougegorge familier qu’on voit beaucoup en ce moment.

    Le rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

    Ou celles encore plus vives du pic épeiche mâle. On voit bien sa calotte rouge dans les branches dénudées des arbres. Et on l’entend, il a déjà commencé son tambourinage.

    Le pic épeiche mâle © CACP – Emilie Périé

    Sa flamboyante fourrure rousse le mettant bien à l’abri du froid, l’écureuil roux était de sortie lui aussi.

    L’écureuil roux © CACP – Emilie Périé

    Dans le parc François Mitterrand, les bassins sont gelés. Mais cela n’empêche pas les mouettes rieuses de s’y installer, apparemment confortablement.

    Mouettes rieuses © CACP – Emilie Périé

    Ici aussi le rougegorge veille et défend son territoire.

    Le rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

    Même les crocus commencent à pointer !

    Crocus © CACP – Emilie Périé

    Au cœur de l’hiver on pourrait déjà croire que cela sent le printemps !


vendredi 19 février 2021

  • Le choucas des tours
    Le choucas des tours – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    En Île-de-France on compte 5 espèces de corvidés : le geai de chêne, la pie bavarde, la corneille noire, le corbeau freux et le choucas des tours. Si les deux premiers sont bien identifiables par leurs motifs contrastés, les trois autres ont un plumage noir. Comment distinguer un choucas d’une corneille ou d’un corbeau ? Le corbeau freux a un bec blanc très caractéristique et n’est présent qu’en espace agricole, il est facile de l’écarter dans le processus d’identification. Pour la suite, voici quelques indices.

    La taille : le choucas est bien plus petit que la corneille. Il se rapproche plus du pigeon domestique.
    Le cri : le choucas ne croasse pas, mais il émet des « tchiak tchiak » très sonores.
    Les couleurs : d’un peu plus près on distingue de nettes différences avec la corneille. Les yeux du choucas sont bleus voire blancs, et il a des teintes plus claires de gris sur la nuque.

    Choucas des tours – Cergy © Michèle Camprasse

    Comme les autres corvidés le choucas est un espèce très sociale, d’une grande fidélité et d’une remarquable intelligence.

    Et comme ces congénères, il lui arrive de se rendre à la mangeoire. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a rejoint cette année les rangs des espèces observables dans Birdlab. L’avez-vous vu ?

    Il reste encore quelques semaines pour participer à BirdLab, profitez-en !

    En parlant de Sciences participatives

    Le Muséum national d’Histoire naturelle a lancé une grande enquête sur la perception publique des sciences. Elle se présente sous la forme d’un questionnaire en ligne (anonyme) que vous pouvez trouver sur ce lien. Ca ne prend pas longtemps, et cela fait avancer la recherche !

    Sources :

    Cinq choses à savoir sur le choucas des tours, par VigieNature

    L’enquête « Perception des sciences » du Muséum


mercredi 17 février 2021

  • Le roitelet huppé
    Le roitelet huppé © CACP – Emilie Périé

    Pas facile à photographier !

    Le roitelet huppé, Regulus regulus, est un tout petit oiseau. C’est même le plus petit oiseau d’Europe. Il mesure moins de 10 centimètres, même le troglodyte mignon est plus grand.

    En plus de cela, il a la bougeotte. Il passe furtivement de branche en branche, un coup la tête en haut, le suivant en bas, puis en vol stationnaire et de nouveau reparti sur l’arbre voisin. Il n’est pas très coopératif avec le photographe essayant de faire une mise au point.

    Heureusement, on le reconnait facilement avec sa bande jaune-orange flamboyante bordée de noir. Ici, la teinte jaune uniforme (sans trace de orange) laisse penser qu’il s’agit d’une femelle. Le dos vert, le ventre blanc sale et la barre blanche sur l’aile sont aussi des critères de reconnaissance, mais bien moins visibles que ce trait jaune qui flashe à son passage.

    Le roitelet huppé © CACP – Emilie Périé

    Ce tout petit oiseau est un insectivore, on le voit à son bec fin.

    On peut le rencontrer à toute période de l’année en Île-de-France. En ce moment il se mêle aux groupes de mésanges dans les espaces boisés. Au printemps, il affectionne particulièrement les conifères. Pendant la période de reproduction on le trouvera donc dans les parcelles denses de sapins et d’épicéas ou dans les parcs et jardins où poussent des résineux.

    A l’image de sa taille, son cri et son chant sont très aigus.

    Ces derniers jours j’en ai repéré dans les bois entre Cergy et Vauréal au niveau de l’axe majeur. Ils étaient accompagnés de mésanges charbonnières, mésanges bleues, mésanges nonettes et mésanges à longue queue.

    Sources :

    Le guide ornitho, édition Delachaux

    Le roitelet huppé par Oiseaux.Net

    Le chant du roitelet huppé, par le Studio des trois becs


lundi 15 février 2021

  • Votez pour nos projets !

    Cette année la Communauté d’agglomération est candidate au budget participatif écologique de la Région Île-de-France. Plusieurs des projets déposés visent à protéger ou valoriser la biodiversité de notre territoire. On compte sur vous pour les plébisciter ! Les votes sont ouverts jusqu’au 8 mars.

    Le principe est simple : suivez les lien ci-dessous, renseignez une adresse mail, et cliquez sur « je vote pour ». Vous pouvez soutenir autant de projets que vous le souhaitez. Voici les nôtres.

    Valorisation de la mare des Larris à Pontoise

    La mare des Larris à Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Sur cet espace, nous souhaitons pouvoir mettre en place des micro-habitats favorables à la petite faune, comme des abris à hérissons, à amphibiens, des nichoirs pour les petits passereaux, et les accompagner de panneaux explicatifs pour décrire le cycle de vie de chacun de ces petits habitants.

    Pour voter c’est ici !

    Régénération d’une parcelle du Bois de Cergy

    Parcelle à replanter dans le Bois de Cergy © CACP – Emilie Périé

    Avec notre délégataire de chauffage urbain, CenergY, et l’association Boomforest nous espérons pouvoir expérimenter la régénération d’une parcelle du Bois de Cergy grâce à la méthode du professeur Miyawaki.

    Pour voter c’est ici !

    Mise en place de nichoirs spécifiques aux oiseaux du bâti

    Hirondelles de fenêtre dans un nid artificiel – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Avec ce projet nous souhaitons pouvoir acheter et mettre en place plusieurs nichoirs spécifiques aux oiseaux du bâti – les hirondelles, martinets, faucons ou chouettes – dont l’habitat naturel (les cavités en falaise ou dans de très vieux arbres) est fortement réduit. Par cette compensation nous espérons pouvoir maintenir les populations de ces oiseaux sur notre territoire.

    Pour voter c’est ici !

    Mais nous ne sommes pas les seuls à proposer des projets pour faire vivre le territoire. Nos partenaires en ont aussi, comme par exemple celui de l’association Hermitage-Pissaro.

    Restauration du rû de la Ravine à Pontoise

    Le rû de la Ravine © CACP – Roxanne Caillaud

    « Il s’agit de mener des opérations de nettoyage et de reconstitution de la flore des berges après un désenvasement et une élimination des végétaux intrusifs (orties, ronces, lierre) ; les ouvrages doivent être également nettoyés pour restaurer le débit d’eau propice à l’accueil de nombreux petits animaux et poissons qui y vivaient encore il y a une trentaine d’année. »

    Pour voter c’est ici !

     

     

    Retrouvez tous les projets proposés sur le territoire de l’agglomération dans cet article !


vendredi 12 février 2021

  • L’épilobe hérissé
    Epilobium hirsutum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    L’épilobe hérissé, ou hirsute, est une plante de la famille des Onagraceae.

    Epilobium hirsutum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Comme tous les épilobes de la région (ils sont 11), celui-ci a des a des fleurs roses dont le stigmate est divisé en 4 parties étalées en croix. De même, les fleurs sont portées par des pédoncules assez forts, longs et souvent anguleux (la coupe est carrée).

    On l’appelle aussi épilobe à grandes fleurs, car à côté de ses congénères du même genre (Epilobium) les fleurs sont beaucoup plus grandes et d’un rose très soutenu, tirant sur le pourpre. La plante elle-même est aussi plus imposante que chez les autres épilobes. Elle peut mesurer plus d’un mètre.

    Epilobium hirsutum – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Quant à son épithète, hirsutum, il lui vient de sa forte pilosité. La tige, le bord des feuilles mais aussi le fruit sont poilus. Il est ainsi assez facile à reconnaître.

    Vous avez dit zone humide ?

    Epilobium hirsutum – Osny © CACP – Emilie Périé

    L’épilobe hérissé est une plante typique des zones humides. On la trouve très fréquemment sur les bords de ruisseaux, d’étangs ou dans les endroits où le sol est gorgé d’eau. Elle fait d’ailleurs partie de la liste des espèces indicatrices qui permettent de définir réglementairement un « milieu humide ».

    Cette photo a été prise sur les bords de l’étang de Grouchy à Osny. En pleine période de floraison, à l’été, l’épilobe hérissé expose des rameaux chargés de violet tout autour de l’étang. Mais en ce moment, en février, il se fait plus discret. En revanche, il y a déjà beaucoup à voir sur la zone humide de Grouchy. Avez-vous profité de notre animation ?

    Sources :

    Epilobium hirsutum, par TelaBotanica

    Caractériser une zone humide

    Retrouvez d’autres Onagraceae dans ces articles :

    La jussie à grandes fleurs

    La jussie rampante

    Le gaura


mercredi 10 février 2021

  • Le crapaud commun

    Le crapaud commun, Bufo bufo, est un amphibien de l’ordre des Anoures. Cet ordre regroupe les amphibiens carnivores sans queue à l’âge adulte. Il affectionne les zones humides, dans les sous-bois et proches des plans d’eau. Son activité est principalement nocturne car il ne supporte pas la chaleur. En journée, il se terre dans des cavités pour rester au frais.

    Crapaud commun se mettant à couvert © CACP – Gilles Carcassès

    Sa peau peu attrayante, à l’aspect pustuleux, est son principal moyen de défense. Les tubérosités présentes sur sa peau sécrètent un venin aux propriétés antibiotiques et antiseptiques. Il contient des bufotoxines, le principal composé actif de ce poison. D’autres glandes permettent au crapaud de sécréter un mucus qui empêche le dessèchement de sa peau.

    Un excellent auxiliaire

    Le crapaud commun consomme les limaces et les escargots en quantité, ce qui en fait un allié précieux du jardinier. Pour favoriser sa présence, il est possible d’aménager des abris à l’aide de planches en bois, d’écorces et de pots en terre cuite.

    Bufo bufo © CACP – Gilles Carcassès

    Les matériaux utilisés ne doivent pas être traités car le crapaud pourrait s’intoxiquer. Enfin, l’arrêt des anti-limaces, des anti-mousses et de tout produits toxiques pour l’environnement, favoriserait sans nul doute son retour dans les jardins.

    Un animal protégé

    En raison du déclin de ses populations, cet animal fait l’objet d’une protection stricte. Tout comme le reste des amphibiens, il est interdit de manipuler ou toucher les crapauds. La Saint-Valentin approche, mais embrasser un crapaud n’est pas une solution pour trouver le prince charmant, cela risque au contraire de le tuer !

    Orgie © CACP – Gilles Carcassès

    Lors de la période des amours, le crapaud rejoint les mares pour s’y reproduire. Ainsi, il peut être amené à traverser les routes sur lesquelles il finit souvent écrasé. De nombreux dispositifs sont mis en place pour tenter d’atténuer la mortalité des amphibiens en période de migration sur les routes, comme les crapauducs qui permettent aux crapauds de traverser les voies de circulation en toute sécurité.

    Un recensement des amphibiens

    L’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France a lancé un recensement afin de connaître les principaux lieux de passage des amphibiens sur nos routes en période de migration. Les résultats permettent d’identifier les zones où l’aménagement d’un crapauduc serait nécessaire. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations d’amphibiens à partir de février, lorsque débutent les migrations hivernales.

    Merci pour eux ! © CACP – Emilie Périé

    A vos observations !

    Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

    Source :

    Migration des amphibiens, par l’ARB Île-de-France

    Le crapaud commun, par le Mag des animaux

    Retrouvez d’autres articles sur les amphibiens :

    Priorité aux crapauds

    La grenouille agile

    Le triton ponctué


lundi 8 février 2021

  • La pézize écarlate

    Bravo à tous ! Vous avez été très nombreux à reconnaître une pézize, et plus particulièrement la pézize écarlate, et même à donner son nom scientifique Sarcoscypha coccinea. Celle-ci m’a été ramenée par une collègue en intervention dans le Bois de Cergy au début de l’année dernière.

    La pézize écarlate – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Il s’agit bien d’une pézize écarlate  à ne pas confondre avec la pézize orangée.

    La pézize orangée, Aleuria aurantia © CACP – Gilles Carcassès

    La pézize écarlate, comme son nom l’indique, est d’une couleur rouge franche sur sa partie interne. Elle ressemble à un emballage de Babybel comme on me l’a justement fait remarquer. Sa face extérieure est plus claire, voire blanche quand le champignon est un peu âgé. Elle pousse sur du bois mort, essentiellement en hiver. On la voit beaucoup en cette période (janvier, février).

    La pézize orangée est plus uniforme, sur des teintes orange. Elle pousse directement dans le sol et plutôt à l’automne.

    Ces deux espèces sont réputées comestibles, mais sans grand intérêt culinaire. En tous cas, pour nous. Certains d’entre vous ont repéré que notre champignon avait été grignoté par un escargot ou une limace qui a eu l’air de la trouver à son goût !

    Merci Isabelle pour cette jolie trouvaille !

    Sources :

    La pézize écarlate dans MycoDB

    La pézize écarlate dans le blog de ChampYves

    La pézize orangée dans le blog de ChampYves

    Retrouvez d’autres pézizes dans nos articles :

    La scutelline

    Les oreilles de la terre

    L’oreille de cochon


vendredi 5 février 2021

mercredi 3 février 2021

  • Des sols vivants et des sciences participatives
    Le ver de terre, icône de la faune du sol © CACP – Gilles Carcassès

    On considère généralement qu’une cuillère à café de sol contient plus d’organismes vivants qu’on ne compte d’êtres humains à la surface de la planète, et ça ce n’est que pour les organismes qui tiennent dans une cuillère ! Imaginons un peu ce que peut représenter la vie sous la surface du plancher des vaches.

    Carabus auronitens, un insecte du sol © Gilles Carcassès

    C’est ce que propose PartiCitaE. Vous vous êtes déjà demandé à quel point le sol que vous fouliez était vivant ? Vous disposez désormais de 11 nouveaux protocoles pour le vérifier !

    Porcellio scaber, un cloporte © CACP – Gilles Carcassès

    Adaptés à tout public, à faire à la maison ou dans la cour de l’école, ils sont disponibles jusqu’à la fin du mois de février et reprendrons ensuite à l’automne. Ils permettent de s’intéresser à de très diverses espèces de faune du sol : les vers de terre, les insectes et leurs larves, les arachnides, les cloportes, les escargots, les collemboles…

    Polydesmus, un mille-pattes de la classe des Diplopodes © CACP – Gilles Carcassès

    Et ce n’est qu’un échantillon de ce qui peut vivre sous terre. Au delà du règne animal, on retrouve d’autres organismes dans le sol. Par exemple, on estime que pour une prairie, la valeur que représente la biomasse terrestre (la masse des végétaux et du bétail) est la même que celle des bactéries et des champignons sous la surface.

    Les sols naturels sont de formidables réservoirs de biodiversité et le lieu de nombreuses interactions du vivant. Il est important de les protéger, mais pour cela, il faut avant tout les connaître !

    La mise en place du protocole de l’Observatoire participatif des vers de terre – Cergy © Gilles Carcassès

    Sources :

    Le site de PartiCitaE

    Les 11 protocoles détaillés

    La faune du sol rencontrée avec les protocoles PartiCitaE

    Sols et environnement, chiffres clés du Ministère, 2015


lundi 1er février 2021

  • Journée mondiale des zones humides
    Cergy © CACP – Emilie Périé

    Demain, 02 février, sera la Journée Mondiale des Zones Humides. L’occasion pour nous de vous parler de ces écosystèmes si particuliers. Mais mesures COVID obligent, on vous propose cette année un format un peu différent : en autonomie.

    Zone humide de Grouchy © CACP – Emilie Périé

    Grâce à l’application Explorama (que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre smartphone) nous vous proposons de partir à la découverte de la zone humide du parc de Grouchy, à Osny.

    Pour cela c’est très simple : rendez-vous dans le parc de Grouchy, ouvrez l’application Explorama, cliquez sur le parcours « Zone humide de Grouchy – JMZH2021 » et suivez les consignes !

    Le parcours sera disponible tout le mois de février.

    Et pour l’avenir ?

    Si le format fonctionne, nous vous donnerons rendez-vous le 02 février 2022 pour inaugurer la nouvelle zone humide des berges de Maurecourt. En effet, en ce moment débute le chantier de création d’une zone humide connectée à l’Oise, au niveau de la sente de la Saussaie à Maurecourt. Ces travaux ont pour but de créer un milieu humide riche en biodiversité et de valoriser par la même occasion le chemin du halage et ses abords.

    Il s’agit de renaturer une zone fluviale qui existait déjà. Cette zone humide permettra d’accueillir une grande variété de milieux aquatiques, de lui redonner une diversité floristique, et donc faunistique. Cette zone inondable favorisera les entrées de l’Oise dans la zone humide en cas de montée des eaux par un effet de vases communicants


vendredi 29 janvier 2021

  • L’épeire de velours
    Epeire de velours, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    Avant de démarrer notre comptage WetLands à l’île de loisirs, Gilles profite d’un moment où nous attendons les autres participants pour passer un coup de filet dans les herbes hautes. Bonne pêche, il nous trouve une jolie petite araignée.

    Epeire de velours, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    C’est un jeune mâle, par encore adulte. Mon expert arachnologue me le confirme c’est un individu bien typique de l’épeire de velours, Agalenatea redii. C’est une araignée de la famille des épeires, de couleurs assez brunes avec une tache cardiaque bien marquée. La marque noire en forme de fente sur l’abdomen délimite l’emplacement du cœur de l’animal.

    L’épeire de velours est une espèce typique des prairies et des herbes hautes. Elle y fait des toiles de chasse fines, essentiellement dans les ombellifères, et des nids en soie à l’aspect de velours. Toutefois, c’est étonnant de trouver un individu réveillé en plein hiver.

    Version printanière

    Epeire de velours – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Gilles a déjà vu la femelle, au printemps cette fois, il en parle dans cet article.


mercredi 27 janvier 2021

  • Ce week-end on compte les oiseaux !

    Comme tous les ans à cette période, l’observatoire Oiseaux des Jardins vous propose un weekend spécial « comptage des oiseaux des jardins ». Il suffit de mettre à disposition une heure d’observation, et quelques minutes de saisies des données sur le site de l’observatoire. Toutes les informations concernant le protocole sur ce lien.

    Etes-vous prêts ?

    Il n’est pas toujours facile de distinguer les oiseaux quand ils se posent un peu loin. Surtout en cette période, ils ne chantent pas ou peu et la luminosité n’aide pas à les voir nets. En revanche, certains détails ne trompent pas. Saurez-vous reconnaître les oiseaux sur ces photos de faible qualité ?

    Un indice, ils sont tous présents sur la fiche de OiseauxdesJardins.

    Oiseau n°1

    Oiseau n°1 © CACP – Emilie Périé

    Oiseau n°2

    Oiseau n°2 © CACP – Emilie Périé

    Oiseau n°3

    Oiseau n°3 © CACP – Emilie Périé

    Les avez-vous tous reconnus ? Voici leur noms !

    Oiseau n°1 – La grive draine

    La grive draine © CACP – Emilie Périé

    La taille et la morphologie de l’oiseau permettent d’orienter vers la bonne famille : de loin, elle a l’aspect des grives et des merles. Les mouchetures très rondes sur le ventre précisent l’espèce : la grive draine.

    Oiseau n°2 – Le chardonneret élégant

    Le chardonneret élégant © CACP – Emilie Périé

    La taille et le comportement de l’oiseau sont de bons indices : souvent en groupe en train de picorer les graines dans les arbres. Mais le masque rouge, que l’on peut distinguer même de loin, est sans équivoque pour reconnaître le chardonneret élégant !

    Oiseau n°3 – Le pic vert

    Le pic vert © CACP – Emilie Périé

    Bien qu’il soit le plus souvent observé dans l’herbe où il mange des fourmis, il lui arrive de se poser dans un arbre, il est alors un peu caché parmi les branches. Les couleurs de son ventre et son dos, les moustaches bien visibles et les mouchetures sur le bords de l’aile permettent de déterminer le pic vert ; ici une femelle (les moustaches sont noires et non rouges).

    A vos observations !


lundi 25 janvier 2021

  • Huppés et dorés

    Lors des rencontres naturalistes 2020 un des intervenants nous a présenté les résultats d’une étude concernant deux oiseaux aux noms aussi esthétiques que leurs plumages : le comptage 2020 des vanneaux huppés et des pluviers dorés.

    Une grande partie de ces oiseaux, arrivant de Scandinavie et d’Islande, passent l’hiver en Île-de-France. D’après les résultats de ce comptage, près de 5% de la population mondiale de pluviers dorés hivernent en Île-de-France (soit environ 100 000 individus) !

    Ces oiseaux limicoles (qui fréquentent les marais et les zones côtières l’été) passent l’hiver dans les espaces de grandes cultures, où les champs à végétation rase à perte de vue leur permettent de se rassembler en grands groupes (parfois jusqu’à 6000 individus) et de se nourrir des petits invertébrés du sol (coléoptères, vers, araignées, …).

    L’ornithologue indique qu’en 2020 dans le Val d’Oise les observateurs ont certes étaient moins nombreux que dans les autres départements d’Île-de-France mais les vanneaux et pluviers étaient également beaucoup moins présents. Tout de même, les 5000 vanneaux sur les 100 000 recensés en 2020 et 2000 pluviers sur les 95 000 comptés sont sans doute revenus, et il faut bien qu’ils soient posés quelque part ! Et selon lui, janvier est une bonne période pour prospecter. Allons y !

    Profitant d’une éclaircie je pars donc arpenter les champs au nord ouest de l’agglomération, du côté de Puiseux-Pontoise et Courdimanche.

    J’aperçois essentiellement des groupes de mouettes rieuses qui se nourrissent dans les champs mais … là peut-être ? J’arrête la voiture et sors les jumelles.

    Groupe de vanneaux huppés © CACP – Emilie Périé

    Oui ! Les motifs noirs et blancs ne trompent pas, ce sont bien les vanneaux huppés ! Je trouve un endroit où garer la voiture et me rapprocher un peu du bord du champs, mais les vanneaux restent assez loin de la route.

    Vanneau huppé, pluvier doré et mouette rieuse © CACP – Emilie Périé

    Loin, mais tout de même visibles. J’en compte une petite centaine au milieu des mouettes. Et ils ne sont pas seuls, au premier rang on distingue deux pluviers dorés. En tout j’en dénombrerai 10.

    Vanneau huppé, Vanellus vanellus © CACP – Emilie Périé

    Quand je parlais d’esthétique, ce n’était pas exagéré. Avec ses motifs noirs et blancs, les reflets verts de ses ailes et sa fine huppe je le trouve très élégant.

    Pluvier doré, Pluvialis apricaria © CACP – Emilie Périé

    Les pluviers sont restés loin de mon objectif, mais on distingue un peu la silhouette fine et le plumage doré de l’oiseau.

    On est loin des envols de milliers d’oiseaux (qu’on peut retrouver dans la présentation de Maxime Zucca ci-dessous), mais ils étaient tout de même présents. Essayons de faire en sorte qu’ils reviennent dans les prochaines années.

    Sources :

    La présentation de Maxime Zucca lors des rencontres naturalistes, Youtube

    La présentation de Maxime Zucca lors des rencontres naturalistes, support PDF

    Retrouvez d’autres clichés des vanneaux huppés à Cergy-Pontoise :

    Les bronzés à la plage

    Vanneaux


jeudi 21 janvier 2021

  • WetLands 2021

    Le WetLands est le premier protocole de l’année. C’est un comptage à l’échelle internationale qui consiste à compter les oiseaux hivernants des milieux humides. A la mi-janvier, la plupart des migrateurs venus du nord pour passer l’hiver sur les plans d’eau franciliens et échapper au froid et à la neige sont arrivés. Le 15 janvier dernier, avec les coordinateurs de la LPO, nous avons donc participé au comptage de l’un des sites majeurs de la Région : l’île de loisirs de Cergy-Pontoise.

    L’île de loisir de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    C’est un maigre bilan que celui de notre premier comptage de l’année. Les populations d’oiseaux d’eau sont en nette baisse.

    Ce sont quelques 90 cormorans qui sont venus se poser pour passer la nuit sur leur dortoir habituel au milieu de l’île de loisirs.

    Cormoran immature – Cergy, 2020 © CACP – Emilie Périé

    Un seul fuligule morillon passait sur un bassin en compagnie de canards colverts. A titre indicatif, il arrivait plusieurs centaines de fuligules à cette même période 20 ans plus tôt.

    Fuligules morillons – Cergy, 2014 © CACP – Gilles Carcassès

    Les colverts, qui ont totalisé une petite soixantaine d’individus, étaient également accompagnés de deux canards mandarins.

    Canards mandarins – Cergy, 2019 © CACP – Gilles Carcassès

    Les foulques macroules ont difficilement atteint les 20 individus et moins de 10 poules d’eau ont été contactées.

    Gallinule poule d’eau – Cergy, 2018 © CACP – Gilles Carcassès

    Nous avons également croisé 5 hérons cendrés et presque autant de cygnes tuberculés.

    Héron cendré – Cergy, 2020 © CACP – Emilie Périé

    Malgré la déception due à ces très faibles effectifs, nous avons tout de même eu la chance d’observer le ballet de quelques milliers de mouettes rieuses s’envolant de l’eau pour rejoindre un dortoir, probablement plus au sud sur la Seine, de quoi égayer la journée. Non non, il ne neigeait pas encore !

    Mouettes rieuses – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Et toujours, pour nous tenir compagnie, l’ami rougegorge.

    Le rougegorge, toujours curieux © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin :

    Le WetLands, par la LPO

    Quelques retours des années passées :

    Edition 2015

    Edition 2016

    Edition 2020


mercredi 20 janvier 2021

  • Xysticus cristatus

    Un nouveau colocataire

    Xysticus cristatus, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    Décidément, il en passe du monde dans mon bac à tomates ! Cette fois-ci c’est sur les feuilles de menthe qu’une araignée s’est laissée tirer le portrait. Après Steatoda triangulosa et sa proie, nous avons maintenant affaire à un jeune mâle de Xysticus groupe cristatus.

    Caractéristiques de notre jeune ami

    Xysticus cristatus, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    Sur la première image nous voyons les palpes à l’avant (les sortes de gants de boxe rougeâtres), il s’agit donc d’un mâle.

    L’individu a les pattes avant plus longues et imposantes que les pattes arrières, nous pouvons donc le chercher parmi les araignées crabes. La clé d’identification des araignées crabes du SPIPOLL m’indique qu’avec des couleurs ternes (gris, noir et brun) et des chevrons dessinés sur l’abdomen il s’agit du genre Xysticus. 

    Ceci est confirmé par mon expert arachnologue : le motif en pointe noir du thorax et les trois épines visibles sur les pattes avant permettent même d’aller jusqu’à dire que notre individu est du genre Xysticus et du groupe d’espèces cristatus (« crêté » en rapport avec la forme des chevrons). Être plus précis sur seules photographies est impossible (et je n’ai pas vraiment envie de disséquer mon hôte).

    Xysticus cristatus, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    De plus, cette espèce ne chasse pas avec des toiles mais directement en capturant les insectes floricoles, donc elle ne risque pas de perturber mon ménage.

    Le seul moment où ce mâle pourrait tisser une toile serait lors de la reproduction, pour fixer la femelle au sol et éviter de se faire dévorer à la fin de l’acte (malin!) ; ce qui ne risque pas d’arriver de si tôt puisque celui-ci n’est pas encore totalement adulte et que je n’ai vu aucune femelle dans l’appartement.

    Sources :

    Xysticus cristatus, par l’INPN

    Images dans la galerie de Insecte.org

    La clé des araignées crabes du SPIPOLL


lundi 18 janvier 2021

  • La fauvette à tête noire en hiver

    Un petit nouveau dans BirdLab

    Fauvette à tête noire mâle © CACP – Emilie Périé

    Vous le reconnaissez ? Avec son berret noir sur un plumage gris et le bec ouvert, pris en plein chant, c’est l’immanquable mâle de la fauvette à tête noire. Cette espèce a fait cette année son entrée dans les rangs des oiseaux observables dans le protocole BirdLab.

    La fauvette à tête noire était connue pour être une espèce au moins partiellement migratrice. Les fauvettes à tête noire les plus septentrionales quittaient le pays à l’arrivée de l’hiver et passaient la saison froide dans le sud de l’Afrique avant de revenir en France vers le mois d’avril.

    Or, les tendances ont l’air de changer. A l’instar des fauvettes méridionales qui restent sur place toute l’année, nos fauvettes nordiques (franciliennes comprises) ne migrent plus, ou moins loin et s’arrêtent volontiers sur les côtes méditerranéennes ou bretonnes plutôt que de traverser la Mer.

    Il est donc de plus en plus fréquent d’observer des fauvettes à tête noire en hiver ; dans les jardins, les parcs ou directement sur les mangeoires. Et comme les chercheurs s’interrogent sur l’ampleur du phénomène (« Combien de fauvettes passent l’hiver en France ? », « Où sont-elles le plus nombreuses ? », « Quels sont leurs comportement en cette saison ? »), vos contributions sont très attendues ! Il reste encore deux mois pour participer à BirdLab, profitez-en pour faire quelques sessions. Et si vous croisez une fauvette ailleurs que sur une mangeoire (elles fréquentent souvent les boules de gui et de lierre) signalez-le sur Faune Île-de-France.

    Des explications ?

    Fauvette à tête noire mâle © CACP – Emilie Périé

    L’évolution de ces tendances migratoires pourrait s’expliquer par deux éléments. Le premier étant bien évidemment les changements climatiques. Les hivers plus doux et la diminution des périodes de gel ne forcent plus les départs des oiseaux vers des espaces plus cléments. Le deuxième pourrait bien être le nourrissage. En effet, les changements de comportements migratoires des fauvettes, et les changements physiques liés (forme des ailes et du bec) ont été observés en premier lieu en Grande-Bretagne, terre historique du nourrissage des oiseaux l’hiver.

    Rossignol de mars

    L’avantage à cela est que l’on pourra profiter du chant mélodieux de la fauvette bien plus tôt dans l’année ! Dès fin février – début mars, quand les températures s’adoucissent.

    En voici un avant-goût :

    Source :

    5 choses à savoir sur la fauvette à tête noire, VigieNature

    Fauvette à tête noire mâle © CACP – Emilie Périé

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