Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 3 juillet 2020

mercredi 1er juillet 2020

  • Quelques cétoines
    Cetonia aurata, la cétoine dorée sur fleurs de Choisiya © CACP – Emilie Périé

    Nous vous avons présenté il y a quelques jours la cétoine dorée, ce joli scarabée aux couleurs vertes et métalliques. Mais il en existe de très nombreuses autres à l’aspect tout aussi élégant. Parmi les scarabées, la sous-familles des Cetoniinae (les cétoines au sens large) comporte presque 600 espèces ! En voici trois autres, rencontrées ce printemps.

    Le drap-mortuaire

    Oxythyrea funesta, le drap-mortuaire sur le plantain lancéolé – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Sa couleur noire lui aura sans doute valut son nom de drap-mortuaire. Pourtant avec ses points blancs je lui trouve plus une évocation d’étoiles dans la nuit que d’horizon funeste… C’est d’ailleurs à ses points blancs qu’on la reconnait : l’alignement parallèle sur le pronotum est caractéristique de l’espèce.

    La trichie des roses

    Trichius rosaceaus, la trichie des roses, sur l’orchis bouc – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    La trichie des roses se différencie de l’autre représentante du genre Trichius en Île-de-France (Trichius fasciatus) par l’absence d’échancrure sur le tibia de la deuxième patte (mieux vaut être sur place avec une loupe pour l’observer).

    La cétoine punaise

    Valgus hemipterus, la cétoine punaise © CACP – Emilie Périé

    C’est la seule représentante du genre Valgus en France. On l’appelle punaise (ou hemipterus) car ses élytres sont raccourcies par rapport à la longueur de son abdomen, ce qui est habituellement la caractéristique des punaises (ou hémiptères).

    Les cétoines sont d’importants insectes floricoles (les adultes se nourrissent sur les fleurs). Grâce à leurs poils, roux, blancs, noirs… en plus d’être élégantes elles participent au déplacement du pollen et à la pollinisation.

    Sources :

    Galerie insectes.org

    Le drap-mortuaire, par QuelEstCetAnimal?

    La trichie des roses, par QuelEstCetAnimal?

    La cétoine punaise, par QuelEstCetAnimal?


lundi 29 juin 2020

  • Le lézard des murailles

    Un reptile de nos régions

    Le lézard des murailles est un reptile, au même titre que les serpents, les crocodiles et les tortues. Il fait partie de la famille des Lacertidés. Nous le retrouvons partout en France.

    Podarcis muralis, le lézard des murailles © Léo Micouin

    Un animal à sang-froid

    Cet animal, comme les autres reptiles, a le sang-froid. Il prend la température du milieu dans lequel il vit. C’est pour cela qu’il affectionne les milieux xérophiles (secs) et les bains de soleil. En effet, vous l’avez sûrement déjà observé sur un mur ou une pierre en train de prendre le soleil. Si c’est le cas, c’est qu’il est en train de réchauffer son sang. On appelle cela la « thermorégulation ».

    Le lézard est également un squamate, comme les serpents. C’est-à-dire que leur processus physionomique, sous l’action des hormones, fait qu’ils muent. Cette mue est plus fréquente chez les juvéniles tandis qu’elle est plus rare chez les individus les plus âgés. C’est un phénomène important pour le lézard car cela lui permet d’avoir une bonne hygiène : la mue lui permet de se débarrasser de parasites comme la tique.

    Lambeau de mue – Podarcis muralis © Gilles Carcassès

    C’est aussi un moyen de raviver les couleurs du mâle lors du printemps, quand les accouplements ont lieu. Parfois, le mâle orne les bords de son ventre de tâches bleutées, il s’agit de sa robe nuptiale.

    Robe nuptiale du lézard des murailles © CACP – Léo Micouin

    Un léger dimorphisme entre mâle et femelle

    Un dimorphisme sexuel est une différence entre le mâle et la femelle qui permet de déterminer le sexe de l’individu. Chez le lézard, le mâle présente des tâches noires plus larges et plus espacées que le femelle.

    Dimorphisme sexuel du lézard des murailles © CACP – Léo Micouin

    Une espèce protégée

    Inscrit à l’annexe IV de la Directive « Habitats », le lézard est protégé au niveau national. Bien que l’espèce ne soit pas menacée, elle est souvent la proie des chats domestiques dans les jardins. La restauration ou la destruction des vieux murs font également disparaître un habitat de prédilection du lézard.

    A vos observations !

    Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

    Sources :

    « Pourquoi les lézards changent-ils de peau ? », par la revue Salamandre

    Le lézard des murailles, par Nature en Occitanie

    Podarcis muralis, par l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

    Retrouvez d’autres articles sur les reptiles :

    Un dragon dans mon jardin ?

    Couleuvre ou vipère ?


vendredi 26 juin 2020

  • La chondrille effilée
    Chondrilla juncea – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

    Près de l’Université de Cergy-Pontoise à Neuville, je remarque au pied d’un prunus cette plante haute à l’allure échevelée. Sa silhouette me rappelle confusément des souvenirs de vacances en Provence.

    Capitule de Chondrilla juncea – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

    Les capitules sont bien petits à l’échelle de la plante et comportent peu de fleurons. Les ligules, joliment plissées, sont terminées par cinq dents. Les akènes se dispersent avec le vent car ils sont surmontés d’une aigrette montée sur un pédicelle, comme ceux du pissenlit.

    Chondrilla juncea – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

    Les tiges coriaces, nées d’une rosette de feuilles découpées, portent quelques feuilles étroites.

    Ça y est, j’ai retrouvé son nom : c’est la chondrille ! Cette bisannuelle (parfois vivace) est commune dans les garrigues, les bords de chemins et les prés secs du Midi. La plante est peut-être arrivée en Ile-de-France il y a fort longtemps avec du matériel agricole car c’est aussi une adventice des vignes, des vergers et des champs de céréales. Avec l’emploi des désherbants, on n’en trouve plus guère dans les cultures.

    Dans notre région, la chondrille a trouvé refuge dans les friches ferroviaires et urbaines. Elle y est cependant assez rare. Sa présence sur la voie publique fait la démonstration que les pieds d’arbres peuvent être le lieu d’une belle diversité du vivant.

    Source :

    Fiche descriptive de Chondrilla juncea, par le CBNBP

    Retrouvez notre article sur les Astéracées à fleurs jaunes :

    Pissenlit or not-pissenlit ?


mercredi 24 juin 2020

  • Une nymphe et une naïade

    Encore une histoire de mythologie grecque ? Eh oui, il faut croire qu’elle est source d’inspiration pour plusieurs naturalistes. Dans les mythes, les nymphes et la naïades sont des esprits de la nature (de l’eau pour les naïades, des végétaux pour les nymphes) représentées sous les traits de très jolies femmes. Et c’est bien de cela qu’il est question : de belles demoiselles sorties de l’eau et posées sur des végétaux.

    La petite nymphe au corps de feu

    Pyrrhosoma nymphula – Osny © CACP – Emilie Périé

    Seule représentante du genre Pyrrhosoma dans la région, la petite nymphe au corps de feu (et aux yeux rouges!) est assez commune en Île-de-France. On la voit plus facilement aux mois de mai et juin, période où elle est la plus abondante.

    La naïade aux yeux bleus

    Erythromma lindenii – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    A peu près aussi fréquente que ses cousines les naïades aux yeux rouges et naïades au corps vertErythromma lindenii, avec ses beaux yeux bleus est classée déterminante ZNIEFF dans la région (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique).

    Retrouvez dans nos articles d’autres histoires d’agrions :

    L’agrion élégant

    Les demoiselles de l’île de loisirs


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