Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 23 octobre 2020

  • Le cornouiller sanguin

    Cornus sanguinea, le cornouiller sanguin, est un arbrisseau qui dépasse rarement les 3 mètres de haut. Il appartient à la famille des Cornaceae, qu’il partage avec Cornus mas, le cornouiller mâle, le seul autre représentant en Île-de-France.

    Quelques caractéristiques du cornouiller sanguin

    Le cornouiller sanguin a des fleurs blanches disposées en corymbe. Sa floraison est souvent décrite comme ayant une odeur « désagréable ». Je lui trouve un parfum de levure de boulanger, ou de patte à pain crue… Chacun y trouvera agrément ou non selon ses préférences.

    Fleur du cornouiller sanguin © CACP – Emilie Périé

    La feuille du cornouiller est de forme elliptique avec des nervures bien dessinées. Elle présente une caractéristique particulière : lorsque l’on déchire la feuille des filaments se forment, probablement par coagulation de la sève, qui maintiennent quelques temps les deux fragments, reliés comme par magie !

    La feuille magique du cornouiller sanguin © CACP – Emilie Périé

    Le fruit du cornouiller est une drupe, un fruit charnu contenant un seul noyau, d’un bleu tirant sur le noir.

    Le fruit du cornouiller sanguin © CACP – Emilie Périé

    L’écorce des plus jeunes rameaux a des teintes rouges, parfois très vives, ce qui lui vaut son nom de cornouiller sanguin. On voit sur l’image précédente l’aspect pourpré de la branche.

    Quelques atouts du cornouiller sanguin

    Cet arbuste est indigène en Île-de-France, il est très présent et particulièrement bien adapté aux conditions franciliennes. Il fait d’ailleurs partie des plantes disposant de la marque Végétal Local pour la région. Ses fleurs, qui s’épanouissent de mai à juin, sont très mellifères et assez appréciées des insectes pollinisateurs. En septembre et octobre ce sont ses fruits qui nourrissent les oiseaux amateurs de baies et petits fruits (comme les merles et les grives par exemple). Etant de plus, plutôt bas et de structure très buissonnante il fait un formidable allié des créateurs de haies !

    Buisson de cornouiller sanguin © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Cornus sanguinea par, Telabotanica

    Cornus sanguinea par, INPN

    La feuille magique du Cornouiller sanguin, par TelaBotanica et la Salamandre


mercredi 21 octobre 2020

  • Un grosse tête sur une petite punaise
    Geocoris megacephalus – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Elle a une drôle d’allure cette petit bête avec sa grosse tête et ses yeux globuleux. Je la trouve plutôt mignonne. Mais qui peut-elle bien être ?

    Comme je l’ai rencontrée au cours des inventaires des pollinisateurs des cimetières pendant l’observation d’un liseron à Courdimanche, je poste son portrait sur la plateforme SPIPOLL. La communauté m’informe aussitôt : c’est une punaise de la famille des Lygaeidae, Geocoris megacephalus. On rencontre plus fréquemment son cousin, Geocoris erytrhocephalus, à tête beaucoup plus petite et rouge vif.

    Notre spécimen semble donc être une rareté. Et après vérification, il n’est mentionné que deux fois dans la base de données régionale ! Pourtant, quelques jours plus tard je recroise un individu sur le cimetière de Maurecourt. D’après les quelques descriptions de l’espèce, cette punaise est plutôt méditerranéenne et apprécie les espaces chauds, secs et sableux. Peut-être est-elle en train de remonter vers le nord au fil des changements climatiques. Et sans doute que les cimetières, des espaces secs et rocailleux, lui sont favorables.

    Pour aller plus loin :

    Le SPIPOLL

    La galerie insectes.org

    Geocoris megacephalus, par l’INPN

    CETTIA, la base de données régionale

    Retrouvez dans cet article une autre punaise de la famille des Lygaeidae :

    Melanocoryphus albomaculatus


lundi 19 octobre 2020

  • Le séneçon du cap

    Une astéracée du sud

    Le séneçon du cap, de son nom latin Senecio inaequidens, est une plante de la famille des Astéracées originaire d’Afrique du Sud. Elle a été introduite en Europe au 19ème siècle par le biais d’importations de laines de mouton qui contenaient des graines.

    Séneçon du Cap © CACP – Gilles Carcassès

    Ecologie

    Le séneçon du cap se développe sur des terrains vagues et sur le bord des routes. Sa taille varie entre 20 et 80 cm et peut parfois atteindre les 1.50 m de haut. Elle fleurit en formant de nombreux capitules radiés jaunes de mars à décembre.

    Séneçon du Cap © CACP – Gilles Carcassès

    Ces fleurs donnent ensuite des fruits en akènes plumeux blancs. Ses futures graines sont transportées par anémochorie (par le vent), hydrochorie (par l’eau) et par zoochorie (par les animaux). Leur germination se fait rapidement et sur toute l’année, avec un plus fort succès durant le printemps.

    A ne pas confondre avec le séneçon jacobée

    Séneçon de Jacob © CACP – Gilles Carcassès

    On la différencie du séneçon jacobée par ses feuilles. Celles-ci sont entières et à bords parallèles, contrairement à Senecio jacobaea qui présente des feuilles profondément découpées.

    A vos observations !

    Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

    Sources :

    Séneçon du Cap, par la flore de Jussieu

    Séneçon du Cap, par l’Office de l’environnement de la Corse

    Retrouvez d’autres Astéracées :

    La chondrille effilée

    Les salsifis


vendredi 16 octobre 2020

  • Mouches d’été

    Quand on parle de pollinisateurs, on pense souvent aux abeilles et aux papillons. On oublie alors un groupe important : les mouches ! En France, près d’un tiers des pollinisateurs sont des diptères (mouches et moustiques). Lors de nos inventaires estivaux nous avons l’occasion d’en croiser de toutes les couleurs et de toutes les tailles. En voici quelques unes, assez sages pour s’être fait tirer le portrait.

    Des chloropides

    Meromyza sp. dans une fleur de liseron © CACP – Emilie Périé

    Parmi les toutes petites mouches, qu’on appelle en général des moucherons, certaines ont des couleurs particulières. A y regarder de près celle-ci est jaune, à motifs bruns et avec des yeux verts. Etonnant non ? (Mieux vaut regarder de très près, elle ne fait qu’un ou deux millimètres !) Cette mouche du genre Meromyza appartient à la famille des Chloropidae (environ une vingtaine d’espèces).

    Des mouches à reflets métalliques

    Lucilia sericata sur une fleur de lierre © CACP – Emilie Périé

    Dans la famille des Calliphoridae, qui regroupe plusieurs espèces ayant des reflets métalliques, nous avions rencontré au printemps Calliphora vicina, la mouche bleue. C’est maintenant sa comparse, la mouche verte, Lucilia sericata. Elles sont toutes les deux assez fréquentes dans les maisons. Elles n’y sont que rarement appréciées, pourtant le détail des couleurs est saisissant : masque blanc, yeux rouges et armure verte.

    Des mouches à damier

    Une Sarcophaga sur une feuille de laurier © CACP – Emilie Périé

    Celle-ci arbore des motifs blancs et noirs ressemblant à un damier. Ces mouches, du genre Sarcophaga sont assez fréquentes. On les appelle également mouches à viande. Elles aiment pondre sur la viande (ou les cadavres d’animaux de manière plus générale), leurs asticots s’en nourrissent et agissent comme équarisseurs du milieu naturel. Bien que pas très glamour, elles ont un look intéressant.

    Calliphoridae toujours

    Stomorhina lunata mâle sur une feuille d’aristoloche © CACP – Emilie Périé

    Stomorhina lunata est également une Calliphoridae. Si elle n’a pas de reflets métalliques distinctifs on la reconnait aisément à ses yeux : ils sont rayés !

    Des Stratiomyidae

    Un Stratiomyidae sur une feuille de picris © CACP – Emilie Périé

    Cette jolie mouche appartient à la grande famille des Stratiomyidae (plus de cinquante espèces). Son allure élancée, ses yeux verts et son thorax métallique peuvent indiquer qu’elle est du genre Sargus. Mais il serait difficile d’aller plus loin dans l’identification sur photo.

    Des syrphes évidemment

    Syritta pipiens sur un Erigeron © CACP – Emilie Périé

    La famille la plus représentée dans nos inventaires de pollinisateurs est sans doute celle des syrphes. C’est une famille assez conséquente et dont les individus, qui ressemblent souvent à des guêpes ou des abeilles, sont assez photogéniques. Ici, c’est un syrphe avec de gros fémurs que l’on rencontre souvent lors des inventaires SPIPOLL : Syritta pipiens, la syritte piaulante.

    Et des Bombylidae

    Villa hottentotta sur une fleur de lierre © CACP – Emilie Périé

    Ces grosses mouches velues qui ressemblent un peu à de minuscules nounours sont des Bombylidae. C’est également une grande famille (avec plus de soixante espèces en France). Ici, c’est Villa hottentotta qui se délecte d’une fleur de lierre.

    Retrouvez notre galerie de printemps dans cet article :

    Mouches de printemps

    Pour aller plus loin :

    Le SPIPOLL

    Insectes.org


mercredi 14 octobre 2020

  • Rencontre avec un Tetrix
    Tetrix sp. – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

    Ce tout petit criquet blanc aux larges épaules nous attendait sur la plage de l’étang des Galets, à la limite de la végétation herbacée.

    Tetrix sp. – l’île de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

    Nous le plaçons en quarantaine (de secondes) dans une boîte loupe, le temps de le photographier plus commodément. Ce n’est pas l’abdomen qui est très long, c’est une expansion du pronotum, le dessus du thorax, qui couvre les ailes. C’est une particularité du genre Tetrix dont on compte 6 espèces en Ile-de-France.

    Tetrix sp. – l’île de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès

    Nous avons capturé une femelle. Au bout de son abdomen, son ovipositeur denté comme un couteau-scie lui sert à pondre dans les berges caillouteuses.

    Tetrix sp. – l’île de loisirs de Cergy-Pontoise © Emilie Périé

    On voit sur ces photos que le dessus de la tête (le vertex) avance un peu au-devant des yeux, que le thorax est peu bombé et que l’arête inférieure des fémurs médians ne semble pas ondulée. Il s’agit donc probablement de l’espèce Tetrix subulata, une espèce rare inféodée aux milieux humides. Si ce n’est lui, c’est son frère Tetrix ceperoi, le criquet des vasières.

    Source :

    Clé d’identification des orthoptères du Grand-Est, de Julien Ryelandt

    Comparaison entre les Tetrix à pronotums longs, par Laurent Debordes


lundi 12 octobre 2020

  • Le jardin de la Harengerie
    Jardin partagé de la Harengerie à Pontoise © Gilles Carcassès

    Connaissez-vous le jardin de la Harengerie ?

    C’est au cœur du Vieux Pontoise, au numéro 9 de la rue de la Harengerie, que m’attend ma correspondante, une des membres de l’association qui fait vivre ce jardin peu commun.

     

    Avec l’accord de la ville, propriétaire des lieux, les jardiniers amateurs ont investi les ruines de l’ancien presbytère dont il ne subsiste que quelques pans de mur. On lit encore la trace de l’un des bâtiments démolis sur le pignon aveugle de l’immeuble voisin.

    Le défi a été rude : pas d’eau sur le terrain et pas non plus de sol, uniquement des gravats !

     

    Et pourtant cet endroit inhospitalier est devenu au bout de quelques années une oasis de verdure productive et pleine de charme.

    Jardin partagé de la Harengerie à Pontoise © Gilles Carcassès

    A coups de pioche, les plus gros moellons sont extraits et réemployés à mesure des aménagements pour réaliser des murets ou des escaliers.

    Jardin partagé de la Harengerie à Pontoise © Gilles Carcassès

    Pour l’essentiel, les parcelles jardinées sont des bacs ou des buttes de culture intégrant de grosses quantités de compost. La végétation sauvage présente sur le site (clématite, buddleias, orties) est régulièrement taillée et coupée menu pour pailler le pied des fleurs et des légumes.

    C’est un jardin dans lequel sont bichonnées avec amour toutes les plantes : les sauvageonnes, les mellifères, les aromatiques, les engrais verts, les vivaces et bulbes de collection, les légumes généreux… La biodiversité y trouve son compte, on peut même y croiser la belle Ariane, Lasiommata maera.

    Les bacs de compostage collectifs ont été fournis par la Communauté d’agglomération, ils fonctionnent à plein régime !

    Pour en savoir plus :

    Le blog du jardin de la Harengerie


vendredi 9 octobre 2020

  • Le petit sylvain

    Le petit sylvain, Limenitis camilla © CACP – Emilie Périé

    Voici un joli papillon que nous n’avions pas encore vu : le petit sylvain. Son habitat naturel est le boisement ou la forêt humide, rien d’étonnant à ce que nous l’ayons aperçu dans le sous-bois aux bords de la mare de l’Hautil.

    De plutôt grande envergure (4 à 5 cm) le petit sylvain arbore des couleurs sobres, brun et blanc, sur la face supérieure de ses ailes et tire sur le orange vif sur la face inférieure.

    Il serait friand des fleurs de ronce.


mercredi 7 octobre 2020

  • Services écosystémiques : la pollinisation

    Qu’est-ce-que la pollinisation ?

    La pollinisation est un processus par lequel le pollen (grains émis par les étamines de la fleur) est transféré vers le stigmate (partie réceptive du pollen), permettant ainsi la fécondation de la fleur et donc la reproduction de la plante. Il existe différents vecteurs de pollinisation, qui peuvent être biotiques (insectes, oiseaux, chauves-souris…) ou abiotiques (eau, vent…).

    Schéma d’une fleur hermaphrodite © CACP – Léo Micouin

    Son importance pour l’agriculture

    Bien que la plupart des cultures agricoles mondiales soient anémophiles (pollinisation par le vent), comme les céréales, 30% d’entre elles dépendent tout de même des pollinisateurs. C’est le cas, par exemple, de nombreux fruits et légumes. Cela signifie qu’en l’absence de cette pollinisation, assurée par tout un tas d’insectes et plus globalement par des animaux, la culture de fruits et légumes devient compliquée voire impossible.

    Mégachilidé sur une fleur de cirse – Parc des Larris de Pontoise © CACP – Léo Micouin

    Aujourd’hui, sous l’effet d’un grand nombre de facteurs (fragmentation des habitats, utilisation de produits chimiques, altération phénologique…), l’activité des pollinisateurs est limitée. Cette forte perturbation vis-à-vis des pollinisateurs nous contraint d’aménager des zones « refuges » pour favoriser leur présence.

    L’hélophile suspendu sur une fleur de menthe – Parc des Larris de Pontoise © CACP – Léo Micouin

    Depuis 2010, le SPIPOLL (suivi photographique des insectes pollinisateurs), protocole de sciences participatives du Muséum national d’Histoire Naturelle, permet d’étudier les réseaux de pollinisation (interactions entre les plantes et les insectes et entre les insectes). Ouvert à tous, il est un bon moyen pour se rendre compte de l’incroyable diversité des insectes pollinisateurs, parmi lesquels les abeilles domestiques et les papillons restent minoritaires.

    Préserver les espaces naturels

    Pour protéger ce processus naturel qui est aujourd’hui menacé, il est indispensable de laisser aux insectes des espaces de vie sur lesquels ils puissent accomplir leur cycle biologique. Faciliter le déplacement des insectes est également primordial, en reformant les trames vertes et en amoindrissant les fragmentations écologiques.

    Sources :

    Services de régulation, par la FAO

    La pollinisation, par aquaportail

    Retrouvez d’autres articles sur les pollinisateurs :

    Collection d’automne, le lierre et les pollinisateurs

    Les pollinisateurs nocturnes

    Les plantes attractives pour les abeilles et les insectes pollinisateurs


lundi 5 octobre 2020

  • La réduve annelée

    Bravo à Milvus, Philippe et Jean-Pierre qui ont su reconnaître les pontes de Rhynocoris annulatus, la réduve annelée.

    Digitalis purpurea, la digitale pourpre © Léo Micouin

    Mention spéciale à Antoine qui a reconnu la digitale pourpre sur laquelle se trouvaient les pontes.

    Une sacrée punaise

    Cet hémiptère, de la famille des Reduviidae, présente une coloration tout à fait remarquable. Le rouge vif qui vient ponctuer ses pattes et ses flancs agit comme un signal de dissuasion vis-à-vis des prédateurs, qui l’interprètent probablement comme un danger. On appelle ce stratagème le mimétisme « mullérien ».

    Ses ailes sont entièrement noires et ses pattes sont annelées de rouge et de noir, cette caractéristique lui vaut d’ailleurs son nom. Le rostre (appendice allongé) est replié sous son thorax. Comme les autres espèces de réduve, il lui sert à poignarder sa proie et à lui injecter des sucs digestifs, ce qui lui permet ensuite d’aspirer son repas sous forme liquéfiée. Charmant !

    Nous n’avons malheureusement pas eu la chance de photographier cette prédatrice pour vous illustrer ces explications, mais l’apparence de ses pontes lui est caractéristique et nous a permis d’identifier l’espèce.

    Pontes de Rhinocoris annulatus, la réduve annelée © Léo Micouin

    Celles-ci sont de couleur noire vernissée, et sont facilement reconnaissables par leur collerette blanche. On croirait presque y voir de minuscules bouteilles !

    Plusieurs espèces présentes en France

    Il existe un total de 5 espèces de Rhinocoris, dont 3 qui sont observables en France : Rhinocoris erythropus, Rhinocoris iranundus et Rhinocoris annulatus, notre réduve annelée. La différenciation est parfois difficile mais il existe certains critères discriminants si on regarde bien, notamment sur la couleur du rostre et des pattes.

    Sources (et pour voir des images) :

    Les punaises terrestres, par aramel.free.fr

    Rhinocoris annulatus, denbourge.free.fr

    Irascible mais très beau, par Zoom nature

    Retrouvez d’autres articles sur les punaises :

    La punaise arlequin

    Une punaise en or

    La punaise cuirasse


vendredi 2 octobre 2020

  • Photo mystère d’octobre 2020

     

    Qu’est-ce donc ?

     

    A lundi pour la réponse !

     

    PS : Bonus pour celle ou celui qui trouve aussi le nom de la plante.


mercredi 30 septembre 2020

  • La sagittaire

    En début d’été un informateur m’indique qu’aux bords de la mare de l’Hautil se trouve une plante rare (encore une !) en fleurs à ce moment : une sagittaire. Intéressant, car cette plante aquatique des milieux calmes et stagnants est en effet peu commune dans la région, concentrée essentiellement dans les grandes vallées (l’Ourcq, la Viosne, l’Orge, le Morin, …).

    Station de sagittaire, mare de l’Hautil © CACP – Emilie Périé

    L’espèce indigène, documentée en Île-de-France, est Sagittaria sagittifolia, la sagittaire à feuille de flèche car elle présente des feuilles à pointes aigues et fines comme la pointe d’une flèche. Elle est également reconnaissable à ses fleurs dont les pétales présentent au centre un onglet pourpré.

    Feuilles obtuses de Sagittaria latifolia © CACP – Emilie Périé

    Or, s’il y a bien des sagittaires en fleurs en juillet aux bords de la mare, ce ne sont pas des Sagittaria sagittifolia, mais Sagittaria latifolia, la sagittaire à larges feuilles ! Cette espèce-là a des feuilles obtuses et beaucoup plus larges et des fleurs entièrement blanches. Elle est essentiellement connue sur les rives de la Garonne et de la Dordogne. Que peut-elle bien faire dans un milieu si septentrional ?

    Fleurs entièrement blanches de Sagittaria latifolia © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    La sagittaire à feuille de flèche, par TelaBotanica

    La sagittaire à larges feuilles, par TelaBotanica


lundi 28 septembre 2020

  • Projet chouette un chouette projet

    Chouette hulotte © JA Dufaux, LPO Île-de-France

    En octobre on célèbre habituellement le Jour de la Nuit, une journée de sensibilisation à la pollution lumineuse et à l’activité de la biodiversité la nuit. Cette année, on fête également la nature, de manière générale. Octobre est aussi un mois propice à l’écoute des chouettes. Aussi, en partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), nous vous proposons pour Octobre 2020 un mois complet dédié à la chouette hulotte.

    Un concours

    La chouette hulotte fait partie des oiseaux à repérer dans l’Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise. Pour ce mois dédié à la chouette hulotte nous vous proposons un concours d’observation (à vue ou à l’écoute) via l’Atlas. Les règles sont simples : ouvrez l’œil, tendez l’oreille, et si vous repérez une chouette, inscrivez-la dans l’Atlas !

    Trois prix seront décernés :

    • « Grand reporter », à celui ou celle qui aura totalisé le plus grand nombre de chouettes hulottes en des points différents sur le mois d’octobre.
    • « Rencontre insolite », racontez-nous votre rencontre avec la chouette dans la rubrique « remarques » de l’Atlas (Onglet « participez ici »)
    • « Photographe émérite », partagez votre plus belle photo de chouette hulotte prise sur le territoire dans la rubrique photo de l’Atlas (Onglet « participez ici »).*

    *Photographie prise toujours dans le respect de l’animal. Nous comptons sur les participants pour ne pas déranger les animaux au repos, au nid et ne pas abuser du flash.

    Chouettes hulottes de Cergy-Pontoise © CACP

    A ce jour, 5 chouettes sont identifiées dans l’Atlas. A vous de jouer !

    Des sorties

    Chouette hulotte © Alain Peresse, LPO Île-de-France

    Venez participez à l’une des deux promenades à la tombée de la nuit pour écouter les chouettes hulottes.

    • Le vendredi 02 octobre de 19h30 à 21h30 à Boisemont
    • Le vendredi 16 octobre de 19h30 à 21h30 à Maurecourt

    Détails et inscriptions par mail à biodiversite@cergypontoise.

    N’oubliez pas les deux sorties également prévues dans le cadre de la Fête de la Nature !

    Une page Facebook

    Retrouvez tous les détails de l’événement, des sorties et de nombreuses informations complémentaires concernant la chouette hulotte et ses comparses les chouettes chevêche et effraie sur notre page Facebook dédiée !


vendredi 25 septembre 2020

  • Fête de la Nature 2020 : découvrez le programme !

    Malgré quelques petits contre-temps printaniers, la Fête de la Nature aura bien lieu cette année du 07 au 11 octobre 2020 ! Et à Cergy-Pontoise le programme est riche !

    Les oiseaux à l’honneur

    Le mardi 06 octobre de 19h à 21h, à la Ferme d’Ecancourt

    La Cellule développement durable et biodiversité et la Ferme d’Ecancourt vous proposent de venir écouter (et peut-être observer) les rapaces nocturnes (notamment les chouettes hulottes) autour de la ferme (Jouy-le-Moutier).

    Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

    Le vendredi 09 octobre de 19h à 21h, à la maison de la nature de Vauréal

    La LPO et la maison de la nature de Vauréal vous proposent de venir écouter (et peut-être observer) les rapaces nocturnes (notamment les chouettes hulottes) de Vauréal

    Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

    Le dimanche 11 octobre de 09h à 12h, à Maurecourt

    La Cellule développement durable et biodiversité et la LPO vous proposent de venir observer le passage des oiseaux migrateurs depuis la plaine agricole de Maurecourt. Pinsons, grives, chardonnerets et autres oiseaux en partance pour le sud devraient traverser le ciel matinal.

    Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

    Des balades commentées

    Le jeudi 08 octobre de 17h à 19h, à l’Île de loisirs de Cergy-Pontoise

    Venez découvrir la biodiversité en automne avec la Cellule développement durable et biodiversité et les animateurs de l’Île de loisirs.

    Informations complémentaires et inscription sur ce lien.

    Toute la semaine à Eragny

    Allez à la découverte par vous-même la biodiversité de l’écoparc de la Sente des prés à Eragny. Grace à l’application Explorama (à télécharger gratuitement) suivez le parcours que nous vous proposons dans le parc et remportez les défis naturalistes qui vous seront posés. Accessible pour petits et grands.

    Parcours libre, sans inscription. Informations complémentaires sur ce lien.

    Des animations

    Le mercredi 07 octobre de 14h à 18h, à l’Agora de Vauréal

    Vauréal fête la nature toute l’après-midi. La Ville et la Maison de la Nature proposent de nombreuses animations : découverte des insectes, découverte des plantes de la ville, fabrication d’un grainothèque, création de bombes à graines … Il y en aura pour tous les goûts !

    Information complémentaires et inscription sur ce lien. 

    Le mercredi 07 octobre de 15h à 16h30, à la ferme pédagogique de Pontoise

    La graine « sens » dessus dessous est un atelier d’éveil sensoriel pour les tous petits (18 mois – 3 ans) proposé par la ferme pédagogique de Pontoise.

    Information complémentaires et inscriptions sur ce lien.

    Et bien d’autres activités autour de Cergy-Pontoise et dans toute la France. Retrouvez le programme complet sur le site de la Fête de la Nature.


mercredi 23 septembre 2020

  • La phasie crassipenne

    Une bien belle mouche !

    La phasie crassipenne est une mouche de la grande famille des Tachinidae, qui compte plus de 10 000 espèces. Elle est facilement reconnaissable avec ses ailes feutrées et tachetées de noir. Nous pouvons l’observer de mai à octobre dans les prairies d’ombellifères et d’Astéracées, comme ici sur un érigéron (Erigeron sp.).

    Ectophasia crassipennis © CACP – Léo Micouin

    Chez le mâle, l’abdomen est aplati. Nous y retrouvons une couleur brune-orangée marquée d’une bande noire longitudinale bien visible, comme ci-dessous.

    Abdomen du mâle de la phasie crassipenne © CACP – Léo Micouin

    Les larves de la phasie sont des endoparasites (parasites internes) de plusieurs Pentatomidés, une famille de punaises. La femelle adulte pond ses œufs sur les futurs hôtes des larves qui auront un emplacement idéal pour se nourrir.

    Envol © CACP – Léo Micouin

    Sources :

    La phasie crassipenne, par Quel est cet animal ?

    La phasie crassipenne, par Les carnets nature de Jessica

    Famille des Tachinidés, par aramel.free.fr

    Ectophasia, jolie mouche de Grouchy

    Découvrez une autre mouche de la famille des Tachinidae :

    Peleteria iavana, belle mouche épineuse


lundi 21 septembre 2020

  • Sherardia arvensis

    Sherardia arvensis – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Dans les graviers du cimetière de Vauréal, mon œil est attiré par cette petite plante rampante. Avec ses fleurs à 4 pétales et ses feuilles verticillées elle me fait penser aux gaillets. Et pour cause, elle fait effectivement partie de la même famille, celle des Rubiaceae, mais appartient à un genre différent Sherardia. La shérardie des champs est une plante assez commune en Île-de-France. Ses fleurs roses pâles se rencontrent sur tous les terrains un peu sableux.

    Sherardia arvensis – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Sherardia arvensis, par FLORIF


vendredi 18 septembre 2020

  • Mission hérisson !
    Le hérisson d’Europe – Vauréal © Christophe Etchemendy

    Une enquête pour tous les agents

    La Ligue de Protection des Oiseaux (qui a, de longue date, élargi ses missions à la faune au sens large) vous propose, si vous l’acceptez, une nouvelle mission : étudier l’évolution des populations de hérisson d’Europe. En effet, en plus d’être une adorable boule de poils qui aide les jardiniers, le hérisson est une espèce en danger qui voit ses populations décliner drastiquement au fil des années. Il est entré, en 2020, sur la liste rouge des espèces en danger d’extinction en Grande-Bretagne. Avant qu’il ne le devienne aussi chez nous, nous pouvons agir.

    Tunnel de suivi Mission hérisson © CACP – Léo Micouin

    Mission Hérisson est un protocole de sciences participatives qui vise à étudier l’évolution des populations de hérissons sur le territoire français. A l’aide d’un peu de matériel : tunnel de suivi, feuilles blanches, encre végétale (huile de tournesol et charbon végétal, totalement inoffensive !), quelques croquettes ; et d’un peu de temps, vous pouvez aider les chercheurs de la LPO et du Muséum à en savoir plus sur l’état de conservation du hérisson d’Europe. Chaque matin d’une semaine de votre choix, relevez les empreintes laissées par les gourmands (hérissons, chats, belettes, hermines, mulots, …).

    Matériel de suivi Mission hérisson © CACP – Léo Micouin

    Le traitement des données se fait ensuite en ligne. Si vous êtes familiers du SPIPOLL, Mission hérisson n’aura pas de secret pour vous ! La plateforme est la même et une communauté s’est formée de la même manière pour accompagner la validation des données.

    De belles surprises

    Nous avons mis en place le protocole dans le cadre de l’étude dans les cimetières. Nous avons fait de jolies découvertes :

    Empreintes relevées dans le cadre de Mission hérisson © CACP – Emilie Périé

    Du hérisson à la belette en passant par le chat et les petits rongeurs, les p’tites bêtes de Cergy-Pontoise nous ont fait l’honneur de parapher nos tunnels pendant le mois de juillet !

    Prêt de matériel

    Vous souhaitez mettre en place ce protocole chez vous ? Vous pouvez vous procurer le matériel sur le site de Mission hérisson. Vous y trouverez également la plateforme de saisie des données, toutes les informations liées au protocole et bien plus encore.

    Associations et collectivités du territoire de Cergy-Pontoise, nous avons 7 kits à disposition. Contactez-nous à biodiversite@cergypontoise.fr pour en emprunter un !

    Lien utile :

    Le site de Mission hérisson

    Retrouvez dans nos articles d’autres histoires de hérissons :

    Aidons les hérissons

    Le hérisson de 22h18


mercredi 16 septembre 2020

  • Platycis minutus
    Platycis minutus – Osny © Gilles Carcassès

    Au bord des allées du parc du château de Grouchy, on trouve par endroits des tas de bûches entreposées depuis de nombreuses années. Le sol marécageux entretient une forte humidité dans le bois, ce qui favorise certaines espèces d’insectes. Platycis minutus est de celles-ci. Ses larves se nourrissent dans le bois pourri, et sans doute sont-elles prédatrices de larves d’insectes xylophages. Les adultes sont observés sur le bois mort surtout en août et septembre.

    Ce coléoptère appartient à la petite famille des Lycidae. Huit espèces de cette famille sont présentes en France, Platycis minutus n’est pas la plus fréquente mais elle n’est pas rare non plus. On la rencontre en montagne et dans la moitié est de la France, sur du bois mort de sapin ou de hêtre, mais aussi sur le frêne. En l’occurence, je l’ai observée sur une bûche pourrie de frêne.

    Platycis minutus – Osny © Gilles Carcassès

    L’insecte était coopératif et m’a permis de le manipuler un peu. On voit ici que ses élytres sont côtelés et présentent une ornementation d’aspect grillagé. Les antennes sont noires avec l’extrémité orange.

    Platycis minutus – Osny © Gilles Carcassès

    Je lui ai suggéré de s’envoler, ce qu’il a fait de bonne grâce mais par trois fois il est revenu se poser sur ma veste. Soit il me prend pour une vieille bûche, soit il est attiré par les couleurs sombres ! Je penche pour la seconde hypothèse.

    Attention à ne pas le confondre avec d’autres coléoptères à élytres rouges :

    Les Pyrochroa

    La callidie sanguine

    Source (document à télécharger) :

    Les Lycidae d’Europe Etat des connaissances pour la France, par Benjamin Calmont, Hervé Brustel et Valladares Lionel


lundi 14 septembre 2020

  • L’orthetrum réticulé
    Orthetrum cancellatum mâle CACP – Emilie Périé

    L’orthetrum réticulé est une libellule commune en Île-de-France, on la rencontre sur de nombreux plans d’eau. Le mâle y défend les berges comme étant son territoire.

    Outre ce comportement on reconnait le mâle à ces beaux yeux verts et à son corps bleu à la pointe noire. En fait, l’abdomen est jaune mais recouvert d’une pruinosité (aspect poudreux) bleu qui s’intensifie avec l’âge de la libellule. Ici on voit encore quelques taches jaunes sur les bords de l’abdomen, notre individu est assez jeune.

    Orthetrum cancellatum femelle CACP – Emilie Périé

    La femelle est elle bien jaune au yeux marrons dans les premiers moments de sa vie. Elle fonce par la suite, devant brune voire bleue avec des yeux d’un vert aussi profond que ceux des mâles.

    Les adultes vivent une quinzaine de jours. Ils se nourrissent d’insectes volants qu’ils capturent généralement au-dessus de l’eau (d’autres libellules peuvent très bien faire l’affaire!). Les larves, aquatiques, peuvent vivre de 1 à 3 ans.

    Accouplement d’Orthetrum cancellatum CACP – Emilie Périé

    A la différence d’autres espèces de libellules ou de demoiselles capables de s’accoupler tout en volant, Orthetrum cancellatum est le plus souvent posé au sol ou sur une tige. Ne les dérangeons pas plus …

    Sources :

    Orthetrum cancellatum par meslibellules.fr

    Orthetrum cancellatum par l’INPN

    CETTIA Île-de-France


vendredi 11 septembre 2020

  • La grande saltique
    Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

    Cette branche d’un érable arrachée par un coup de vent pend dans un arbuste. Les feuilles sèches recroquevillées fournissent d’excellentes cachettes pour cette araignée qui d’ordinaire s’abrite sous une écorce ou dans la fissure d’un poteau en bois.

    Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

    Marpissa muscosa fait partie de la famille des araignées sauteuses, les Salticidae. Celles-ci chassent à vue et bondissent sur leurs proies, quelquefois plus grosses qu’elles. Elles les paralysent alors avec leur venin puissant. Mais rien à craindre à les observer, leurs chélicères ne peuvent percer la peau humaine.

    Marpissa muscosa – Vauréal © Gilles Carcassès

    Ces araignées possèdent deux paires de gros yeux sur le devant, et deux autres paires d’yeux plus petits sur le dessus et les côtés du céphalothorax. Cela leur assure une vision à 360° ! Cette Salticidae semble fascinée par mon appareil photo qu’elle fixe avec intensité ! Ou peut-être est-ce le photographage qu’elle trouve fascinant ?

    Sources :

    Marpissa muscosa, par Nature Yvelines

    L’identification des espèces d’araignées sans toile de chasse de la région PACA : les Salticidae, par Françoise Drouard et Anne Bounias-Delacour (pdf à télécharger)


mercredi 9 septembre 2020

  • Sales bêtes !

    Pigeon vole, cheval au galop, écrevisse à la nage, attention à la marche, bouge tes fesses de là et va ranger ta chambre ! Notre belle langue fourmille d’expressions fleuries pour illustrer le besoin impérieux de mouvement du monde vivant. Ainsi la vache se meut dans son pré, et la raie glisse au fond des mers.

    Même les plantes rivalisent d’ingéniosité pour se déplacer : marcottes, boutures naturelles, graines ailées ou flottantes, ou digérées par les animaux. Ainsi va le grand bal paisible de notre biodiversité familière.

    N’importe coâ cette histoire !

    Et tout le monde est content, jusqu’au jour ou paraît l’Autre, qu’on ne connaît pas et qui n’est pas de chez nous, l’infâme bestiole qui incarne nos peurs ancestrales et nos fantasmes morbides.

    Qui n’a entendu parler de cette araignée velue et affreusement venimeuse surgie d’un carton de bananes ? Il paraît que dans sa jungle natale, elle terrasse une grenouille taureau rien qu’en la regardant ! Et puis le silure venu d’au-delà des Carpates que les amateurs de pêche sportive ont introduit un peu partout dans nos fleuves et nos plans d’eau, n’a-t-il pas une fois, au bois de Boulogne, gobé la baballe tombée à l’eau et le caniche avec ? Et ces hordes de loups venus de l’étranger : des croqueurs de moutons assoiffés de sang !

    Examinons calmement les faits.

    Les araignées tropicales introduites fortuitement n’ont aucune chance de s’établir sous notre climat. En revanche, c’est bien d’un cargo bananier en provenance d’Amérique du Sud que nous est arrivé il y a cent ans le galinsoga, charmante adventice de nos potagers.
    Le silure ne met pas de caniches à son menu, ou alors seulement les trop maigres et il recrache poliment la laisse. Il débarrasse nos villes des pigeons en surpoids venus se désaltérer au bord du fleuve, et engloutit d’énormes quantités de ces écrevisses américaines échappées d’élevage qui tapissent le fond de nos étangs. Un animal utile à bien des égards !
    L’absence du loup en France, de 1937 à 1992, n’est en réalité qu’une minuscule parenthèse dans le destin de cette espèce bien de chez nous.

    Souvenons-nous, le propre de la Nature, c’est le mouvement, vouloir la figer, c’est la tuer !

    Retrouvez nos articles :

    Deux galinsogas et des bananes

    Le silure, glouton des profondeurs

    Les écrevisses américaines de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

    Loup y es-tu ?

    L’Autre, l’exposition

    Comme chaque année, la place des Arts à Cergy accueille une grande exposition de dessins de presse et d’humour.

    Pour la 7ème édition de cette manifestation, les dessinateurs de l’association Dallas s’interrogent avec l’humour décapant qu’on leur connaît à nos relations à l’Autre.

    Jusqu’au 4 octobre 2020 : à ne pas manquer !

    Avec l’aimable autorisation de José Kéravis, président de l’association Dallas

     


lundi 7 septembre 2020

  • Le grimpereau des jardins

    Félicitations, vous êtes nombreux à avoir eu l’œil vif pour repérer le grimpereau des jardins sur le tronc d’un pin !

    Grimpereau des jardins – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Vous ne l’aviez pas vu ? Rien d’étonnant, le grimpereau est un maître du camouflage. Son dos moucheté de brun se confond aisément avec l’écorce des arbres contre laquelle il est souvent plaqué. Le grimpereau escalade les troncs à la recherche d’insectes cachés dans les fissures de l’écorce ou dans la mousse. Son long bec recourbé lui permet d’aller chercher profondément dans les failles des vieux arbres. Il parcoure ainsi les troncs en spirale, et a la fâcheuse habitude de s’arrêter du côté où vous n’êtes pas… Difficile de lui tirer le portrait.

    A la différence de la sittelle, le grimpereau ne descend pas le long du tronc, il se contente de monter puis de voler vers un autre arbre.

    Grimpereau des jardins – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    De profil il est plus aisé de repérer son bec long et courbe et son ventre blanc.

    Au printemps, lors de la reproduction, on peut entendre le grimpereau émettre un chant très aigu et assez sonore. Il aménage un nid pour 5 à 6 petits dans des anfractuosités d’écorce. On le rencontre dans les jardins, les vergers ou les bois où les vieux arbres et les insectes sont abondants.

    Source :

    Le grimpereau des jardins, par Oiseau.net

    Retrouvez d’autres oiseaux des troncs dans ces articles :

    L’ingénieuse sittelle

    Le pic épeiche

    Le pic vert


vendredi 4 septembre 2020

mercredi 2 septembre 2020

  • Chaumont-sur-Loire édition 2020, j’ai testé pour vous !
    « Solstice » de Nicholas Tomlan, prix de la création 2020 © Gilles Carcassès

    Ça faisait bien longtemps que je n’étais pas allé au Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire. J’y suis retourné pour voir quelles idées nouvelles auraient l’heur de me plaire. J’ai beaucoup aimé le jardin de Nicholas Tomlan qui marie avec finesse une profusion de petites plantes très variées, créant une ambiance très naturelle. Je ne suis pas le seul à avoir aimé, puisque je vois que ce jardin a obtenu le prix de la Création.

    « Solstice » de Nicholas Tomlan © Gilles Carcassès

    Une entrée de jardin propice aux lézards, voilà une belle invitation à une visite attentive à la biodiversité !

    « Solstice » de Nicholas Tomlan © Gilles Carcassès

    Le tumulus visible de l’entrée cache une grotte humide et traversante, peut-être l’antre de la couleuvre à collier ?

    Plantes vedettes

    Au fil de ma visite, j’ai photographié quelques végétaux qui attisaient particulièrement la curiosité du public :

    Cosmos atrosanguineus © Gilles Carcassès

    Le cosmos chocolat, qui sent vraiment le cacao, est une vivace tubéreuse. Elle résisterait à -10° C.

    Lysimachia monelli ‘Skylover’ © Gilles Carcassès

    Le mouron bleu est passé du genre Anagallis au genre Lysimachia, mais il est toujours aussi fascinant !

    Berkheya purpurea © Gilles Carcassès

    Cette grande astéracée épineuse (le bourdon donne l’échelle) est le chardon pourpré sud-africain. Dans ses montagnes natales, Berkheya purpurea pousse au bord des ruisseaux. Un sol frais et bien draîné convient bien à cette vivace rustique méconnue.

    Vigna caracalla © Gilles Carcassès

    Vigna caracalla est un haricot tropical très vigoureux à cultiver en annuelle. Il est apprécié pour sa floraison originale et parfumée.

    En guise d’au revoir

    Pezotettix giornae © Gilles Carcassès

    Au bord d’une pièce d’eau, un couple de criquets pansus est venu dans ma main. Ils sont repartis dans un bond prodigieux. En fait, c’est Madame qui saute, Monsieur s’accroche comme il peut ! Au bord de la Loire, l’espèce est à peu près à sa limite nord, bien qu’un couple ait été vu à Herblay en 2017. Ouvrons l’œil !


lundi 31 août 2020

vendredi 28 août 2020

  • Les menthes
    Menthe des champs, Mentha arvensis © CACP – Emilie Périé

    Il arrive que lors d’une promenade dans une prairie, un marais ou au bord d’un étang on soit accueilli par une odeur fraîche, « ça sent le dentifrice » pourrait-on dire. Ce parfum d’ambiance, plutôt agréable selon moi, est dû aux menthes sauvages. Des plantes aux fleurs roses ou blanches de la famille des Lamiacées dont il existe plusieurs espèces.

    Menthe des champs

    Mentha arvensis – Triel-sur-Seine © CACP – Emilie Périé

    Mentha arvensis se rencontre un peu partout dans la région, dans les prairies pâturées, les fossés, les chemins forestiers ; ou comme ici, au bord de la mare de l’Hautil. On reconnait ses inflorescences étagées à l’aisselle des feuilles.

    Menthe aquatique

    Mentha aquatica – Cergy © CACP – Marion Poiret

    Mentha aquatica préfère les milieux plus humides, les prairies inondables, les fossés, les noues, les marais, les bords des étangs de l’île de loisirs. Elle est aussi commune dans la région. Ses fleurs sont regroupées en glomérules (pompons) au sommet des tiges.

    Menthe pouliot

    Mentha pulegium – Osny © CACP – Emilie Périé

    Mentha pulegium est plus exigeante. Elle se retrouve dans les milieux humides qui s’assèchent temporairement l’été. Elle a fortement déclinée au siècle dernier au point d’être devenue rare dans la région. Nous en avons trouvé quelques pieds dans le cimetière d’Osny : un creux s’est formé entre deux tombes, il maintient l’eau et le milieu humide l’hiver qui s’assèche pendant l’été ; idéal pour la menthe pouliot.

    Et dans la tasse ?

    Dans les jardins on rencontre Mentha spicata qui sert souvent dans les tisanes ou pour le fameux thé à la menthe. Son inflorescence forme un épi ressemble un peu à celui de Mentha suaveolens, la quatrième menthe indigène en Île-de-France. Mais il existe de nombreuses espèces et variétés de menthes à travers le monde. Parait-il qu’elles sont toutes comestibles, mais restons prudents avec la cueillette sauvage.

    En plus d’être odorantes pour nous, les menthes sont très appréciées par les insectes pollinisateurs.

    Mentha spicata et son abeille sauvage © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    FLORIF

    Retrouvez dans ces articles d’autres Lamiacées :

    Le lamier amplexicaule

    Le gardien de la bétoine

    Et si on faisait une spirale aromatique ?


mercredi 26 août 2020

lundi 24 août 2020

  • L’orvet fragile

    Un reptile, oui, mais pas un serpent !

    L’orvet fragile est un reptile à l’apparence trompeuse. Cet animal longiforme peut effectivement faire penser à un serpent, mais en réalité, Anguis fragilis fait partie de la famille des lézards auxquels il s’apparente le plus. Certains le qualifient même de lézard sans pattes (apode).

    Anguis fragilis, l’orvet fragile © Léo Micouin

    Totalement inoffensif

    L’orvet n’est pas venimeux et ne mord pas. C’est un animal au contraire plutôt fragile qui se défend par autotomie : il est capable, tout comme les lézards, de céder sa queue au prédateur pour faire diversion et s’enfuir.

    Statut réglementaire

    L’orvet est protégé au niveau national.

    Sources :

    L’orvet fragile, par Serpents de France

    L’orvet fragile, par Nature Midi-Pyrénées

    Retrouvez d’autres articles sur les reptiles :

    Le lézard des murailles

    Un dragon dans mon jardin !


vendredi 21 août 2020

  • L’halicte de la scabieuse
    Halictus scabiosae femelle sur Centaurea jacea © CACP – Emilie Périé

    Les halictes sont de petites abeilles solitaires. Dans le grand ensemble des abeilles sauvages (environ 1000 espèces en France), les Halictidae sont une famille importante qui regroupe de nombreuses espèces difficiles à différencier. Heureusement certaines se démarquent, c’est le cas de l’halicte de la scabieuse, Halictus scabiosae. 

    Quelques critères remarquables

    On reconnait les halictes à leur nervation alaire. Deux critères sont à observer : la présence de trois cellules cubitales et la forme courbe de la nervure basale (elle est par exemple droite chez les andrènes, un autre groupe d’abeilles solitaires).

    Nervation alaire caractéristique des halictes © CACP – Emilie Périé

    Les mâles ont des antennes proportionnellement plus longues que celles des femelles. Chez Halictus scabiosae elles sont légèrement recourbées à la pointe. Je trouve que cela lui donne un profil de bouc.

    Halictus scabiosae mâle sur Cyanus segetum © CACP – Emilie Périé

    Les femelles sont en général plus grosses que les mâles, avec des antennes plus courtes. Chez Halictus scabiosae mâle et femelle ont des bandes de poils blancs assez caractéristiques.

    Halictus scabiosae femelle sur Tragopogon dubius © CACP – Emilie Périé

    Mode de vie

    Les halictes creusent des tunnels dans le sol pour y déposer leurs œufs au printemps avec une boulette de pollen en guise de réserve. A l’été, pendant la période de reproduction, les adultes sont en vol et se nourrissent de pollen et de nectar. Son nom de scabiosae indique les préférences alimentaires de cette espèce qui butine en priorité les scabieuses et les centaurées. Mais cette abeille très commune a un large spectre de fleurs sur son menu. Je l’ai vu sur des salsifis, des bleuets, des érigerons, …

    Source :

    L’halicte de la scabieuse par Quelestcetanimal?

    Retrouvez d’autres abeilles solitaires :

    L’andrène des campanules

    La collète du lierre

    L’anthidie à manchette


mercredi 19 août 2020

  • Les gaillets

    Les gaillets sont des espèces de la famille des Rubiacées. On compte 17 espèces du genre Galium en Île-de-France, dont certaines très rares. Ces plantes ont en commun de petites fleurs à 4 pétales, blancs ou jaunes, et des feuilles verticillées (disposées en verticilles, des cercles de feuilles partant du même point).

    Verticille de feuilles chez Galium aparine © CACP – Emilie Périé

    Voici deux espèces relativement communes sur le territoire

    Galium aparine, le gaillet grateron

    Fleurs blanches à 4 pétales et feuilles verticillées à crochets de Galium aparine © CACP – Emilie Périé

    Le gaillet grateron porte bien son nom. Il est muni de très nombreux petits crochets qui accrochent très efficacement. Biologiquement, ces crochets permettent à la plante de disséminer les fruits, voire des morceaux de plante complets qui se boutureront ailleurs, en se fixant dans la fourrure des mammifères. Certains racontent qu’ils s’en servaient plutôt pour embêter les filles dans la cour de l’école en accrochant des bouts de plante dans leurs pulls.

    Fruits à crochets de Galium aparine © CACP – Emilie Périé

    Galium verum, le gaillet jaune

    Fleurs jaunes à 4 pétales de Galium verum © CACP – Emilie Périé

    Le gaillet jaune est l’un des rares (voire le seul) gaillet à fleurs jaunes en Île-de-France. A la différence du gaillet grateron qui s’accommode de tous les milieux, le gaillet jaune se rencontre essentiellement dans les prairies et les pelouses un peu hautes. Ils sont toutefois tous deux très communs dans la région.

    Feuilles verticillées sans crochet de Galium verum © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Galium aparine, par FLORIF

    Galium verum, par FLORIF

    Retrouvez une autre plante à crochets :

    L’aigremoine


lundi 17 août 2020

  • La punaise arlequin

    La punaise arlequin, Graphosoma italicum, est une punaise de la famille des Pentomidae. Elle est facilement reconnaissable à son habit rayé de rouge et de noir. Mais avant de s’en vêtir, la petite punaise tout juste éclose de son œuf devra passer par 5 stades de mues jusqu’à sa forme adulte.

    Retraçons quelques-unes de ces étapes.

    Larve au 4ème stade, Graphosoma italicum © CACP – Manon Heudron

    Au 4ème stage larvaire, les jeunes punaises ont déjà une belle taille. Leurs glandes odoriférantes commencent à se voir nettement sur le dos. Les rayures se devinent sur le pronotum.

    Sans surprise, ces punaises ont été vues sur des graines de carotte. Elles paraissent particulièrement apprécier les ombellifères dont elles consomment la sève et les graines.

    Larve au 5ème stade, Graphosoma italicum © CACP – Emilie Périé

    Au 5ème stade larvaire notre punaise a l’aspect d’un marbré au chocolat. Mais ne vous y trompez pas, les glandes odoriférantes sur son dos sont bien actives et libèrent une substance propre à dissuader n’importe quel prédateur.

    Dernière mue de Graphosoma italicum © CACP – Manon Heudron

    Cette punaise toute rose, toujours sur une fleur de carotte, est tout juste sortie de sa dernière mue. Les ailes sont présentes, les rayures sont complètes, elle est prête à devenir adulte.

    Punaise arlequin adulte © CACP – Manon Heudron

    Enfin, la punaise arlequin revêt son costume rouge et noir. Tout en continuant à se nourrir d’apiacées (ici le cerfeuil des bois), les adultes entameront la reproduction et le cycle reprendra.

    Sources :

    La punaise arlequin, par Insecte.net

    Retrouvez ici d’autres punaises rouges et noires :

    Six punaises rouges et noires


vendredi 14 août 2020

  • La knautie des champs

    Cette plante vivace de la famille des Caprifoliacées est courante des prairies. C’est une espèce plutôt thermophile qui se développe également sur les talus et les berges.

    Un bouquet de fleurs

    Son inflorescence en capitule est composée de plusieurs petites fleurs. Celles se trouvant en périphérie ont une corolle bien plus développée que celles du centre. Ci-dessous, nous pouvons voir les étamines en jaune et les pistils en violet.

    Knautia arvensis © CACP – Emilie Périé

    Une fois fécondées, les fleurs donnent les fruits ci-dessous.

    Fruits de la knautie des champs © CACP – Emilie Périé

    A ne pas confondre avec la scabieuse

    Knautia et Scabiosa sont deux genres qui peuvent se ressembler. Il existe cependant une technique pour les différencier : Knautia présente 4 lobes sur les fleurs extérieures alors que Scabiosa en présente 5, comme sur la photo ci-dessous.

    Scabiosa columbaria, la scabieuse colombaire © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    Knautia arvensis, par FLOREALPES

    Knautia arvensis, par Plante méditerranéenne

    Retrouvez d’autres plantes de la famille des Caprifoliaceae :

    La cardère : qui y’a t-il à l’intérieur ?


mercredi 12 août 2020

  • Le machaon

    Un papillon remarquable

    Le machaon (Papilio machaon) est un papillon rhopalocère (diurne) de la famille des Papilionidae. L’imago présente des motifs et une coloration remarquables avec ses ailes jaunes à bordures noires. Celles-ci sont également ornées de cercles bleus et d’une tache rouge flamboyante sur les bordures postérieures.

    Coloration et motifs du machaon © CACP – Gilles Carcassès

    Une taille imposante

    Sa taille assez imposante peut atteindre jusqu’à 90 mm avec les ailes étendues. Il n’existe pas de dimorphisme sexuel très marqué mais la femelle est légèrement plus grande que le mâle.

    En train de butiner un cirse © CACP – Gilles Carcassès

    La reproduction a lieu d’avril à septembre. Les œufs sont pondus sur des plantes hôtes bien précises telles que le persil, le fenouil et la carotte sauvage.

    Accouplement de Papilio machaon © Didier Leray

    Les chenilles, visibles de mai à octobre, se nourrissent en premier lieu de leur œuf éclos. Elles s’alimentent ensuite directement sur la plante hôte.

    Les chenilles sont toutes aussi remarquables que la forme adulte © CACP – Gilles Carcassès

    Les chenilles effectuent plusieurs mues avant que la chrysalide leur permette de se métamorphoser en papillon.

    A vos observations !

    Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

    Sources :

    Le machaon, par Papillons.info

    Le machaon, par insecte-net.fr

    Retrouvez d’autres articles sur les papillons :

    Notre exposition sur les papillons

    Le déclin des papillons de jour

    Papillons d’Île-de-France


lundi 10 août 2020

  • Le fruit d’Erodium cicutarium

    Bravo à Philippe qui a reconnu le fruit de l’érodium à feuilles de cigües, Erodium cicutarium.

    Les fleurs de Erodium cicutarium © CACP – Gilles Carcassès

    On l’appelle aussi érodium bec-de-grue, ou bec de héron, car comme les géraniums, son fruit a la forme du bec des grands échassiers.

    Les fruits de Erodium cicutarium © CACP – Gilles Carcassès

    A maturité le bec s’enroule et tombe avec le fruit au sol. Cette graine en tire-bouchon est étonnante. Les variations d’humidité font s’enrouler et se dérouler le ressort ce qui déplace la graine jusqu’à une fissure ou un trou où elle se plante. Les tours et détours successifs du « ressort » visse la graine dans le sol où elle pourra germer.

    La graine en tire-bouchon de Erodium cicutarium © CACP – Emilie Périé

    Voyons un peu le fonctionnement de cette graine placée sur un mouchoir humide pendant 20 min (et accélérée 32x).

    D’autres plantes, comme l’avoine, utilisent la même stratégie pour la dispersion des fruits.

    Sources :

    Erodium cicutarium, par Sauvage du Poitou

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Graine d’érodium © CACP – Emilie Périé

vendredi 7 août 2020

mercredi 5 août 2020

  • L’orobanche de la picride
    L’orobanche du picris – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Ces fleurs blanches et velues en grappe appartiennent à l’orobanche du picris. Si la plante n’est pas du tout verte, c’est parce que c’est une plante parasite. Elle se greffe à une autre plante, elle, capable de photosynthèse, et puise ses ressources dans les racines de l’hôte. Il existe une douzaine d’orobanches dans la région, toutes associées à un type de plante spécifique. L’orobanche du picris est la moins rare.

    La voici à un état un peu plus avancé.

    L’orobanche du picris – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Quant au picris, la plante hôte, c’est une plante extrêmement commune.

    Picris épervière, Picris hieracioides – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    C’est une astéracée liguliflore à fleurs jaunes que l’on reconnait facilement au caractère accrochant de ses feuilles.

    Feuilles à poils crochus du picris © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France par Philippe Jauzein et Olivier NAwrot

    Orobanche picridis, par FLORIF

    Retrouvez dans nos articles d’autres espèces d’orobanches :

    L’orobanche du lierre

    L’orobanche pourprée


lundi 3 août 2020

  • Le demi-deuil

    Le demi-deuil (Melanargia galathea) est un papillon noir et blanc du sous-ordre des rhopalocères. Chez les lépidoptères (ordre des papillons), il existe deux sous-ordres : les rhopalocères, c’est-à-dire les papillons de jour (ce qui est le cas du demi-deuil), et les hétérocères qui incluent les papillons de nuit comme le grand paon de nuit.

    Le mâle du demi-deuil sur une cardère sauvage © CACP – Emilie Périé

    Ce papillon thermophile (qui affectionne la chaleur) s’observe de la mi-juin à la mi-juillet dans les hautes herbes. C’est durant cette période que les imagos (forme adulte) se reproduisent. Une fois que la reproduction a eu lieu, les femelles larguent les œufs directement depuis les airs. Ils éclosent à la fin de l’été et les chenilles vont directement s’abriter pour entrer en diapause (état léthargique) et passer l’hiver.

    Ce n’est qu’au printemps suivant qu’elles vont s’alimenter pour se développer et se métamorphoser en ce beau papillon.

    Un mâle sur une fleur de ronce commune – Courdimanche © CACP – Léo Micouin

    Nous pouvons reconnaître la femelle du mâle en regardant la coloration de ses ailes. Celles-ci font apparaître une couleur jaunâtre sur leur revers contrairement au mâle qui est blanc.

    Melanargia galathea femelle sur Cirsium arvense – Courdimanche © CACP – Léo Micouin

    Sources :

    Le demi-deuil, par Nature en Occitanie

    Retrouvez d’autres articles sur les papillons :

    Les beaux papillons de l’année 2019

    Les ptérophores, de bien étranges papillons ! 

    Un papillon protégé observé au parc du château de Grouchy


vendredi 31 juillet 2020

  • Quatre plantains

    On connait souvent le « plantain » comme remède apaisant lors de piqûres d’insectes (notamment les moustiques), mais connaissez-vous tous les membres de la famille ? Dans le genre Plantago, les plantains, il existe 5 espèces présentes naturellement en Île-de-France (et des dizaines d’autres dans le monde).

    Le plantain lancéolé

    Plantago lanceolata, feuilles © CACP – Emilie Périé

    Plantago lanceolata, a des feuilles lancéolées et dressées. L’épi est beaucoup plus court que la hampe florale (la tige portant l’épi).

    Plantago lanceolata, épi © CACP – Emilie Périé

    Le plantain lancéolé est extrêmement commun dans la région. On le rencontre dans tous les milieux.

    Le grand plantain

    Plantago major, feuilles © CACP – Emilie Périé

    Le grand plantain a des feuilles arrondies et plaquées au sol. L’épi est au moins aussi long et souvent plus long que la hampe florale.

    Plantago major, épi © CACP – Emilie Périé

    Le grand plantain est extrêmement commun dans la région. On le retrouve dans tous les milieux et notamment les plus difficiles tels que les trottoirs, les pavés ou les pelouses très piétinées.

    Le plantain moyen

    Plantago media, feuilles © CACP – Emilie Périé

    Le plantain moyen a des feuilles ovales et plus allongées que celles du grand plantain, appliquées au sol et beaucoup plus pubescentes. L’épi est « moyen », plus long que celui du lancéolé il reste plus court que la hampe florale.

    Plantago media, épi © CACP – Emilie Périé

    Plantago media est un peu moins commun que les deux précédents. On le rencontre dans les prairies et pelouses où le piétinement est moindre.

    Le plantain corne-de-cerf

    Plantago coronopus, feuilles © CACP – Emilie Périé

    Le plantain corne-de-cerf a des feuilles dont la découpe rappelle les bois des cerfs. Les épis sont moyens, plus courts que la hampe florale.

    Plantago coronopus, épis © CACP – Emilie Périé

    Le plantain corne-de-cerf est assez commun dans la région, c’est un incontournable des milieux secs et piétinés : les trottoirs, les pavés, les pelouses rases et tassées. C’est une espèce plutôt habituée aux littoraux qui a été favorisée dans nos villes par l’utilisation de sel de déneigement.

    Et enfin, le très rare plantain scabre (Plantago arenaria) que nous n’avons encore jamais vu sur le territoire de Cergy-Pontoise.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Le plantain lancéolé, par FLORIF

    Le grand plantain, par FLORIF

    Le plantain moyen, par FLORIF

    Le plantain corne-de-cerf, par FLORIF

    Retrouvez dans ces articles, d’autres plantes de la famille des Plantaginaceae :

    Les linaires

    La véronique de Perse


mercredi 29 juillet 2020

  • Erratum – Le collier blanc
    Le collier blanc, Acontia lucida – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Oups, une erreur d’identification s’est glissée dans le dernier article. Il ne s’agissait pas de l’érastrie noirâtre mais du collier blanc, Acontia lucida, un autre papillon de la famille des Noctuidae ; lui aussi plutôt rare dans la région. Sa chenille consomme essentiellement des liserons et des mauves.

    Merci Julien pour ton œil averti !

    Retrouvez sur le forum Insectes.org :

    Des photos de l’Erastrie noirâtre

    Des photos du Collier blanc


  • L’Erastrie noirâtre
    L’érastrie noirâtre, Deltote deceptoria – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Le suivi de la faune des cimetières donne l’occasion de faire des rencontres étonnantes. Ce joli papillon par exemple, que nous avons croisé sur le cimetière végétalisé de Courdimanche.

    L’érastrie noirâtre est un papillon de nuit (hétérocère) de la famille des Noctuidae (les noctuelles). C’est une exclusivité du nord et de l’est de la France et selon les données régionales il est même assez rare en Île-de-France.

    Ici l’adulte est posé sur une fleur de trèfle des prés, mais la chenille consomme essentiellement des graminées.

    Sources :

    CETTIA

    L’érastrie noirâtre, par lepinet

    Retrouvez dans ces articles d’autres noctuelles :

    Les noctuelles

    Compagnon accompagné


  • Le collier blanc
    Le collier blanc, Acontia lucida – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Le suivi de la faune des cimetières donne l’occasion de faire des rencontres étonnantes. Ce joli papillon par exemple, que nous avons croisé sur le cimetière végétalisé de Courdimanche.

    Le collier blanc est un papillon de nuit (hétérocère) de la famille des Noctuidae (les noctuelles). Selon les données régionales il est rare en Île-de-France et n’a été vu que deux fois dans le département ces dernières années.

    Ici l’adulte est posé sur une fleur de trèfle des prés, mais la chenille consomme essentiellement des liserons et des mauves.

    Sources :

    CETTIA

    Le collier blanc, par lepinet

    Retrouvez dans ces articles d’autres noctuelles :

    Les noctuelles

    Compagnon accompagné


lundi 27 juillet 2020

  • L’orchis bouc

    Himantoglossum hircinum est une plante de la famille des Orchidées. Elle est l’une des plus communes de sa famille en France et dans la région. Nous la retrouvons principalement sur des sols secs et calcaires comme les talus et les friches.

    L’orchis bouc – Neuville © CACP – Emilie Périé

    Les longs labelles de l’orchis bouc

    Sa floraison caractéristique permet facilement de la reconnaître entre mai et juillet avec son long labelle (pétale modifié des orchidées), bien visible ci dessous  :

    Le labelle, ici bien visible, est le troisième pétale des orchidées © CACP – Emilie Périé

    Une odeur… particulière !

    Son nom d’espèce fait directement écho à l’odeur dégagée par ses fleurs. Celle-ci se rapproche en effet de celle d’un bouc, pour le bonheur de mesdames les chèvres. Cette forte odeur qui apparaît lorsque la floraison atteint son pic est surtout un moyen pour la plante d’attirer les insectes afin d’assurer la fécondation de ses fleurs.

    Himantoglossum hircinum © CACP – Emilie Périé

    A vos observations !

    Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

    Sources :

    Philippe Jauzein et Olivier Nawrot, Flore d’Île-de-France, Editions Quae

    L’orchis bouc, par Sauvages du Poitou

    Retrouvez d’autres articles sur les orchidées de notre région :

    L’orchis brûlé

    Une épipactis sans chlorophylle

    Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin Français


vendredi 24 juillet 2020

  • Le caloptéryx éclatant

    Le caloptéryx éclatant, ou Calopteryx splendens de son nom scientifique, est un odonate faisant partie des zygoptères. Chez les odonates, il existe effectivement 2 sous-ordres : les zygoptères (demoiselles, ailes repliées au repos) et les anisoptères (libellules, ailes à plat).

    Calopteryx splendens, le caloptéryx éclatant © CACP – Léo Micouin

    Ce bel odonate au corps bleu métallique vit près des plans d’eau tels que les mares et les cours d’eau. Comme tout les autres odonates, il a besoin de végétaux aquatiques pour accomplir son cycle biologique : les larves se développent immergées dans l’eau et finissent leur métamorphose accrochées sur une tige. Un simple plan d’eau ne suffit donc pas, il leur faut également des végétaux hélophytes (semi-aquatiques) à proximité.

    Déterminer le sexe

    Un dimorphisme sexuel nous permet de différencier le mâle de la femelle : le mâle a le corps de couleur bleue métallique  avec  des  ailes  partiellement  colorées et  la  femelle  est  verte.

    Dimorphisme sexuel chez Calopteryx splendens © CACP – Emilie Périé & Léo Micouin

    A ne pas confondre avec Calopteryx virgo

    Le caloptéryx éclatant se différencie du caloptéryx vierge (Calopteryx virgo) par la coloration de ses ailes. Chez le premier, les ailes ne sont que partiellement colorées de bleu, tandis que le caloptéryx vierge présente des ailes entièrement colorées. Voyez plutôt ci-dessous :

    Calopteryx splendens (à gauche) et Calopteryx virgo (à droite) © CACP – Emilie Périé & Léo Micouin

    A vos observations !

    Cette espèce figure parmi la liste à observer dans notre Atlas de la Biodiversité. N’hésitez pas à venir y saisir vos observations !

    Sources :

    Guide des libellules de France et d’Europe, Delachaux & Niestle

    meslibellules.fr

    Retrouvez d’autres articles sur les odonates :

    Comment observer une libellule ?

    Les jolies demoiselles de l’île de loisirs

    La naissance d’une libellule

    Agrions élégants aux couleurs de l’arc-en-ciel

     


mercredi 22 juillet 2020

  • La houlque laineuse

    Les prairies sont un lieu propice pour le développement des graminées. L’une d’entre elles est particulièrement agréable au toucher, lorsque nous traversons ces prairies. Il s’agit de la houlque laineuse. La connaissez-vous ?

    Une prairie à Cergy © CACP – Emilie Périé

    La houlque laineuse

    La houlque laineuse, ou Holcus lanatus, est une espèce de graminées des plus communes de la région qui se retrouve sur des sols assez riches en nutriments. A Osny, nous les avons observées non loin d’une voie ferrée.

    Jeunes inflorescences de houlques laineuses © CACP – Léo Micouin

    La particularité de cette graminée est qu’elle présente des feuilles couvertes d’une pilosité douce au toucher. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle porte le nom de houlque « laineuse ».

    Une inflorescence en plusieurs étapes

    Les photos montrent les inflorescences de la houlque, à deux stades différents de maturation. Ainsi, il peut nous sembler voir 2 espèces différentes alors qu’il s’agit bel et bien d’une seule et même espèce.

    Inflorescence mature © CACP – Léo Micouin

    La gaine des graminées

    Ici nous pouvons  observer  un  critère  commun  aux  graminées,  à savoir  la  gaine.  C’est  une  feuille  qui  s’élargit  à sa  base  de  façon  à embrasser  la  tige.

    Gaine foliaire de la houlque laineuse © CACP – Léo Micouin

     

    Sources :

    Phillipe Jauzein et Olivier Nawrot, Flore d’Île-de-France, Editions Quae

    Retrouvez d’autres graminées observables sur le territoire :

    Le dactyle aggloméré

    La fléole des prés

    La graminée qui se moque de la sécheresse 


lundi 20 juillet 2020

  • Les vers luisants

    C’est l’été, avez-vous vu des lumières vertes scintiller dans vos jardins ?

    Ver luisant – Vauréal  © Olivier Guerin

    Pas d’inquiétude, ce ne sont pas des réminiscences des feux d’artifices du 14 juillet, mais bel et bien des vers luisants.

    Dans la famille des Lampyridae on compte au moins 10 espèces de vers luisants et une luciole en France. La plus fréquente (bien que souffrant de l’utilisation des produits phytosanitaires et de la pollution lumineuse) est Lampyris noctiluca, LE ver luisant tel qu’on le décrit le plus souvent. C’est lui qu’on retrouvera le plus facilement, les autres espèces étant beaucoup plus rares, voire absentes de la partie nord du pays.

    Portrait d’un insecte bien particulier

    Larve de lampyre © CACP – Gilles Carcassès

    Malgré les apparences Lampyris noctiluca est un coléoptère, un insecte donc, et non pas un ver. La larve émerge d’un œuf légèrement bioluminescent pondu dans les pelouse et prairies.

    Lampyris noctilula, larve mangeant un escargot – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Elle se développe pendant plusieurs mois voire plusieurs années en se nourrissant essentiellement d’escargots et de limaces.

    Larve de lampyre © CACP – Gilles Carcassès

    On peut la rencontrer tout au long de l’année, dans les milieux abrités de la lumière et relativement humides ; voire directement dans la coquille de l’escargot qui lui sert de repas.

    Lampyris noctiluca, larve – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    La larve se nymphose à la fin du printemps et l’adulte émerge dans l’été pour une quinzaine de jours.

    Lampyre femelle adulte © Béatrice Ledésert

    Les adultes ne se nourrissent pas, ils vivent sur les réserves accumulées à l’état larvaire et ne se préoccupent que de la reproduction ; et la technique est bien rodée.

    Lampyre femelle (face ventrale)© Béatrice Ledésert

    Bien qu’appartement à l’ordre des coléoptères, la femelle du lampyre ne possède ni aile ni élytre. Elle ne peut donc pas voler. En revanche, elle est bonne acrobate. Elle grimpe sur une tige ou une brindille pour s’exposer et mettre en évidence la face ventrale de son abdomen. C’est là que se situe l’organe de bioluminescence. Une réaction chimique entre trois composants : la luciférine, la luciférase et l’oxygène, dégage une douce lumière verte bien visible dans la nuit noire. Ce phare dans la nuit sert de repère pour les mâles. Une fois fécondée, la femelle l’éteint.

    Lampyre mâle adulte © CACP – Gilles Carcassès

    Le mâle n’est pas (ou très peu) bioluminescent, mais est lui doté d’ailes qui lui permettent de patrouiller au-dessus des couverts herbacés à la recherche des femelles.

    Lampyre mâle adulte © CACP – Gilles Carcassès

    Il les repère facilement grâce à ses yeux hypertrophiés … à condition que d’autres sources de lumière ne viennent pas le perturber.

    Enfin, de nouveaux œufs seront pondus et le cycle pourra recommencer.

    Sources :

    Le lampyre ou ver luisant, par André Lequet

    Portrait du ver luisant, dans l’Observatoire des vers luisants

    Retrouvez dans ces articles quelques compléments sur les vers luisants :

    Le repas du lampyre

    Retour sur les rencontres naturalistes 2019


vendredi 17 juillet 2020

  • La campanule raiponce
    Campanula rapunculus, la campanule raiponce © CACP – Emilie Périé

    Une histoire de princesse ?

    Faisons un peu d’étymologie. Campanule, et en latin campanula, désigne les clochettes. On devine sans mal que la plante tire son nom de la forme en clochette de ses fleurs.

    Les clochettes de la campanule © CACP – Emilie Périé

    Quant à raiponce, ou rapunculus, ils dérivent du latin rapa, la rave, qui désigne génériquement les racines comestibles. Historiquement les campanules raiponce, comme les raiponces (d’autres fleurs de la famille des Campanulaceae, mais du genre Phyteuma) étaient consommées un peu comme des radis.

    Quel rapport avec la princesse du même nom alors ? Dans le conte raconté par les frères Grimm, l’histoire débute lorsque la mère de l’héroïne, alors enceinte est prise d’une envie de manger des raiponces. Le père s’en va donc en cueillir, mais n’en trouve que dans le jardin de la sorcière où il en vole. C’est là l’élément déclencheur qui donnera son nom à la petite et au conte associé.

    En Île-de-France

    Si elle n’est plus utilisée dans la consommation humaine, la campanule raiponce est une fleur sauvage indigène dans la région souvent appréciée pour son esthétisme. On la retrouve dans presque tous les milieux (boisements, bords de chemins, prairies), c’est la plus commune des 7 espèces de campanules sauvages de la région. Elle est également favorable aux insectes pollinisateurs.

    Sources :

    La campanule raiponce, par FLORIF

    Le dictionnaire étymologique de la flore de France, par J.P. Ferrarri

    Le texte traduit en français du conte Raiponce des frères Grimm

    Retrouvez dans ces articles :

    Une abeille étroitement liée à la campanule raiponce

    La campanule des murailles et ses acolytes


mercredi 15 juillet 2020

  • Dans l’intimité des araignées
    Couple d’araignée Neriene radiata © CACP – Emilie Périé

    Cette petite araignée (environ 1 cm) présente d’élégants motifs jaunes pour la femelle (en haut de l’image) et tirant sur l’orange pour le mâle (en bas de l’image). Pourtant, on ne peut que rarement les observer. Neriene radiata bâtit une toile en dôme dont elle parcoure le « plafond » la tête en bas en attendant qu’un insecte s’y prenne. Même la reproduction se passe à l’envers. Impossible de s’approcher pour un angle de vue donnant sur l’abdomen sans empêtrer l’objectif dans la toile… Voyez un peu le travail : on peut apercevoir les fils de toile sur lesquels évoluent le mâle et la femelle se préparant pour l’accouplement.

    Chez les araignées, l’accouplement consiste à l’insertion des bulbes copulatoires du mâle (les sortes de gants de boxe à l’extrémité des pédipalpes, entre les pattes antérieures) dans l’épigyne de la femelle. Fait intéressant : la forme de ces organes est spécifique à chaque espèce d’araignée, comme une clé et sa serrure ont une correspondance unique.

    Retrouvez dans ces articles d’autres histoires d’araignées :

    L’amaurobe féroce

    Zoropsis spinimana

    Neriene radiata © CACP – Emilie Périé

lundi 13 juillet 2020

  • Sciences participatives : avocats de la biodiversité
    Psittacula krameri, la perruche à collier © CACP – Emilie Périé

    Avec son allure de perroquet et ses couleurs flamboyantes la perruche à collier est arrivée sous nos latitudes il y a une quarantaine d’années. Depuis, on lui a attribué de nombreux qualificatifs. Si on ne peut nier qu’elle soit exotique, colorée et parfois bruyante, la facette « désastre écologique » qu’on lui attribue souvent n’est pas si avérée que cela. On la croyait capable de déloger nos petits oiseaux et de s’accaparer toutes les ressources alimentaires, pourtant à la mangeoire elle n’a pas plus d’effet que nos gros oiseaux européens (comme la pie bavarde ou la tourterelle turque) sur la fréquentation des autres oiseaux. C’est ce qu’a pu démontrer une équipe du Muséum national d’Histoire naturelle grâce aux données BirdLab. L’expert nous explique :

    Et comme les données BirdLab n’existent que grâce à vous : un grand merci ! Et surtout, continuez à enrichir les programmes de sciences participatives qui permettent de mieux comprendre la complexité nos écosystèmes.

    Sources :

    Le résumé de l’étude « Any despot at my table? Competition among native and introduced bird species at garden birdfeeders in winter » 

    Le Podcast de Nicolas Deguines


vendredi 10 juillet 2020

  • Un sanctuaire de biodiversité à Vauréal
    Le verger de Vauréal, sanctuaire de biodiversité © CACP – Emilie Périé

    Le verger de Vauréal est un espace vert géré par la commune comme un sanctuaire de biodiversité. L’accès y est limité. Les espaces en herbe ne sont tondus que pour ménager des chemins. Les orchidées sont contournées. Des fruitiers ont été plantés, dont les fleurs et les fruits feront le régal des insectes et des oiseaux. Des nichoirs à mésanges et chauves-souris ont été installés. Des rocailles sont disposées pour accueillir lézards, araignées et insectes. Et une magnifique butte à insectes à été construite par la régie de la ville.

    Butte à insectes à Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Comment ça marche ? La Ville vous l’explique !

    Et ça fonctionne ! Dans cet espace nous avons vu : la naïade aux yeux bleus, la trichie des roses, la mouche Anthomyia pluvialis, mais aussi,

    Tachina fera, la tachinaire sauvage © CACP – Emilie Périé

    La tachinaire sauvage, toute hérissée de poils ;

    Sphaerophoria scripta, le syrphe porte-plume mâle © CACP – Emilie Périé

    Le mâle du syrphe porte-plume sur une orchis bouc ;

    Un criquet du genre Chorthippus © CACP – Emilie Périé

    Et même un criquet rose ! Promis, nous n’avons pas touché aux couleurs de la photo. Cette femelle, encore immature, est atteinte d’erythrisme, une mutation qui rend l’insecte tout ou partie rose. Mutation qu’elle n’aura probablement pas le temps de transmettre à sa descendance, car rose comme cela elle aura du mal à échapper à l’œil de la mésange ou de l’hirondelle qui n’en feront qu’une bouchée. Les oiseaux aussi se plaisent dans ce sanctuaire.

    Retrouvez sur ces pages :

    Le reportage sur la création de la butte, par la Ville de Vauréal

    Un hôtel à insectes fait maison


mercredi 8 juillet 2020

  • Les linaires
    Éperon et lèvres des linaires © CACP – Emilie Périé

    Les linaires sont des plantes de la famille des Plantaginaceae, donc de la même famille que le plantain ou la véronique. Cette famille un peu hétéroclite appartient à l’ordre des Lamiales, les plantes dont les fleurs présentent le plus souvent deux lèvres. Le petit groupe des linaires se distingue par des traits caractéristiques : une fleur en tube terminée par un éperon nectarifère et deux lèvres fermées par un palais (une bosse sur la lèvre inférieure). Seuls les bourdons sont capables d’ouvrir la fleur pour récupérer le nectar et le pollen et participer ainsi à la pollinisation de la plante.

    Il existe plusieurs espèces de linaire sur le territoire, en voici trois :

    Linaria communis, la linaire commune © CACP – Emilie Périé

    La linaire commune, comme son nom l’indique est la plus commune de toutes. Elle expose ses fleurs jaunes un peu partout, sur les bords de chemins, dans les prairies, sur le trottoirs… On la reconnait à ses feuilles effilées.

    Linaria supina, la linaire couchée © CACP – Emilie Périé

    La linaire couchée est beaucoup plus rare dans la région. Elle apprécie surtout les sols sableux, souvent les bords de voies ferrées. Ici, elle était dans le cimetière d’Osny.

    Kickxia elatine, la linaire élatine © CACP – Emilie Périé

    La linaire élatine adopte le style bicolore. Élégante n’est-ce pas ? Elle est assez commune, on peut la trouver au potager.

    Une autre Plantaginaceae

    Cymbalaria muralis, la cymbalaire des murailles © CACP – Emilie Périé

    Une autre espèce de la tribu des Athirrinae (dont font partie les linaires) qui fait des bisous colorés de ses lèvres jaunes et violettes, c’est la cymbalaire des murailles. L’avez-vous vue ? Dites-le nous dans l’atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise !

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    La linaire commune, par FLORIF

    La linaire couchée, par FLORIF

    La linaire élatine, par FLORIF

    Retrouvez une autre Plantaginaceae :

    La véronique de Perse


lundi 6 juillet 2020

  • Les salsifis

    Bravo à Damien qui a reconnu la rosée du matin dans les fruits du salsifis.

    Tragopogon dubius en fruit – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Les salsifis font partie des astéracées liguliflores à fleurs jaunes.

    Tragopogon dubius en fleur – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    A maturité, chaque ligule jaune (chaque fleur) laisse place à un fruit : un akène surmonté d’un pappus. L’akène désigne un fruit sec (le contraire de charnu, comme une cerise par exemple) qui renferme une unique graine (à la différence des gousses des fabacées qui en contiennent plusieurs). Le pappus, ou aigrette, est le faisceau de soies qui sert de « parachute » au fruit. Il a une bonne prise au vent et permet au fruit de s’envoler loin pour s’installer et germer sur un nouveau terrain.

    Fruit du salsifis – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Ceux des salsifis sont assez impressionnants, ils mesurent plusieurs centimètres.

    Salsifis au pluriel

    Car il y a deux espèces en Île-de-France : le salsifis des prés (Tragopogon pratensis) et le salsifis douteux (Tragopogon dubius). Le salsifis des prés est considéré comme beaucoup plus commun dans la région, pourtant sur le territoire de Cergy-Pontoise c’est le salsifis douteux que j’ai le plus croisé. La différenciation est assez simple : le pédoncule du salsifis douteux est creux, renflé et compressible alors que celui des prés ne l’est pas.

    Différenciation des salsifis © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tragopogon pratensis par FLORIF

    Tragopogon dubius par FLORIF

    Retrouvez dans nos articles, d’autres histoires d’astéracées jaunes :

    Pissenlit or not pissenlit ?

    La chondrille effilée 


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