Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



mardi 17 octobre 2017

lundi 16 octobre 2017

  • La mine digitée du robinier

    D’origine américaine, Parectopa robiniella est arrivée accidentellement en Italie en 1970. Cette mineuse du robinier est aujourd’hui en passe de coloniser toute l’Europe.

    Nouveau : la mineuse du robinier est à Cergy

    Je l’ai vue à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, sur deux arbres près du parcours d’eau vive. Sa mine digitée est caractéristique de l’espèce.

    La chenille de Parectopa robiniella est visible par transparence dans un « doigt » de la mine (cliquez pour agrandir l’image) © CACP – Gilles Carcassès

    La chenille mine l’intérieur de la feuille provoquant le blanchiment de la partie correspondant à sa loge. Je l’ai invité à se montrer et je vous livre son portrait : une petite chenille verdâtre et dodue.

    La chenille de Parectopa robiniella © CACP – Gilles Carcassès

    Réservoir de parasitoïdes !

    Ce ravageur peut nuire à l’esthétique de l’arbre quand l’infestation est importante mais il ne semble pas affecter sa croissance. Aussi la progression de cette espèce invasive n’est pas considérée comme un problème phytosanitaire majeur. Des chercheurs italiens ont même montré que la proximité de robiniers fortement infestés par ce micro-lépidoptère influait favorablement sur le contrôle biologique de la mineuse de la vigne, un autre Gracillaridae invasif présent en Italie. En effet au moins sept espèces d’hyménoptères parasitoïdes attaquent les chenilles mineuses des deux espèces. Le robinier est alors un réservoir de parasitoïdes utiles pour la protection des vignobles.

    Belle attaque de Parectopa robiniella (Tarn) © CACP – Gilles Carcassès

    source : http://www.revuevitiarbohorti.ch/artikel/2011_04_f_217.pdf


vendredi 13 octobre 2017

  • Floraisons d’automne au ras des pâquerettes
    Colchicum autumnale, parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Au château de Menucourt, dans le pré de la vache, j’ai eu la bonne surprise de trouver une touffe de colchique. Inutile de chercher ses feuilles, elles sont absentes au moment de la floraison. Elles n’apparaitront qu’au printemps, avec les fruits (de grosses capsules).

    Cette plante typique des prairies humides ne supporte pas la fertilisation, et l’ensemencement par des fourragères lui est fatale. Aussi, elle n’est plus très commune dans notre région. En revanche, la fermeture des milieux ne la gêne pas trop car elle se plaît assez bien en compagnie d’arbustes, prospérant en lisière et même dans les bois clairs.

    Surnommée tue-chien !

    Le colchique, extrêmement toxique, est utilisé dans l’industrie pharmaceutique. Deux alcaloïdes en sont extraits, la colchicine, utilisée dans le traitement de la goutte et le colchicoside, à la base de médicaments myorelaxants. 80 tonnes de graines, issues de cueillette manuelle, et pour l’essentiel importées d’Europe centrale et de l’Est, sont ainsi traitées annuellement en France. Les essais de mise en culture en France de cette plante n’ont guère été concluants, en raison notamment d’un taux de germination très faible et de la durée de la culture : 3 à 7 ans avant de commencer à fleurir ! La multiplication végétative à partir des cormus souterrains n’est pas non plus très efficace.

    Ne pas confondre avec le Crocus speciosus

    Crocus speciosus, parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la partie publique du même parc, on trouve ça et là près de l’étang, cette autre bulbeuse à la floraison automnale, reconnaissable à ses longs stigmates orange divisés en fines lanières. Il s’agit de Crocus speciosus, originaire d’Europe de l’Est. Cette jolie bulbeuse, qui se naturalise facilement, a été plantée là par un jardinier inspiré, à une époque inconnue.

    Sources :

    http://plantes.medicinales.free.fr/fra/colchique.html

    https://www.zoom-nature.fr/filis-ante-patrem-une-vie-a-lenvers/


jeudi 12 octobre 2017

  • Papier mâché ?
    Frelon européen, Vespa crabro – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Dans le parc du château de Menucourt, je repère ce frelon sur une jeune pousse de frêne. Il a l’air très occupé et me laisse approcher.

    Vespa crabro – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Il se tient solidement, les griffes plantées dans la tige. On voit qu’entre ses mandibules, il triture l’écorce et l’aubier de l’arbre.

    Tige de frêne rongée par un frelon © CACP – Gilles Carcassès

    Il est parti. Le résultat est édifiant !

    Mais qu’en fait-il de cette écorce ? Je ne crois que ce soit pour construire son nid en pâte à papier, car en cette fin de saison, il est déjà terminé. Le frelon a utilisé pour cela du bois mort qu’il est allé mâcher dans les vieux arbres.

    Frelon : extraction de fibre de bois au mois de mai dans un saule creux © CACP – Gilles Carcassès

    Sur le frêne, il semble que l’insecte vienne s’abreuver de la sève descendante sucrée de l’arbre. Le frelon est ainsi un ravageur pour les pépiniéristes qui produisent des jeunes plants de feuillus. Il paraît que le frêne est son favori.

    Retrouvez notre article :

    La reine des frelons

    Source :

    http://ephytia.inra.fr/fr/C/20231/Forets-Frelon-europeen


mercredi 11 octobre 2017

  • La carte postale du pélican

    Le pélican frisé de l’étang du Corra a donné de ses nouvelles !

    Je vous avais promis une carte postale d’Espagne et je ne m’étais pas trompé. Il a été repéré dans la région de La Corogne, au nord-ouest de l’Espagne, pas très loin de Sain-Jacques-de-Compostelle. Le 7 octobre 2017 il était sur les rives du réservoir d’Abegondo-Cecebre, à plus de 1000 km à vol d’oiseau de Saint-Germain-en-Laye !

    Le réservoir d’Abegondo-Cecebre (streetview)

    Jusqu’où ira-t-il, cet animal ?


mardi 10 octobre 2017

  • Retour sur la rencontre technique à Vauréal le 28 septembre 2017
    Au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    L’an dernier, la visite des jardins de l’école Du Breuil à Paris avait rencontré un beau succès. Cette année, la traditionnelle rencontre annuelle des PNR du Vexin français et Oise Pays-de-France et de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise s’est déroulée à Vauréal, à l’invitation de cette commune. Le ciel n’était pas complètement de la partie, mais ce fut tout de même une très belle journée, variée et riche d’enseignements, qui a rassemblé une cinquantaine de participants. Voici l’évocation de notre circuit de visite :

    Le jardin de Gilles : magique !

    Au jardin de Gilles © CACP – Gilles Carcassès

    Gilles est chauffeur à la ville de Vauréal. Amoureux des plantes, il a créé de toutes pièces avec des matériaux de récupération un incroyable jardin dans la courette d’un bâtiment communal. Il y accueille les enfants de l’école voisine pour des activités pédagogiques d’initiation au jardinage : on y plante et on y sème avec enthousiasme des fleurs de toutes les couleurs et on y installe des décors rigolos…

    Un jardin partagé en zone pavillonnaire

    Au jardin partagé de la Javeleuse © CACP – Gilles Carcassès

    Rue de la Javeleuse, la passion du jardinage de plusieurs familles de riverains a débordé sur l’espace public. Les pelouses ont cédé la place à des potagers fleuris, avec les encouragements de la commune.

    Le pâturage, oui, ça marche !

    Pâturage au parc des sports © CACP – Gilles Carcassès

    Le pâturage urbain est un sujet qui suscite toujours beaucoup de questions. Florian, de la Ferme d’Ecancourt, a répondu avec beaucoup de compétence aux interrogations des visiteurs. Depuis six ans, la Communauté d’agglomération confie avec succès le pâturage de certaines de ses prairies à ce partenaire associatif (voir notre reportage sur la transhumance).

    Quand la volonté d’un bailleur social rejoint les envies de ses locataires

    Au jardin partagé de La Marnière © CACP – Gilles Carcassès

    Un bon coup de main en nature apporté par les services techniques de la ville, l’intervention d’un service de prévention spécialisé, l’engagement du conseil de quartier, l’accompagnement par une association locale spécialisée dans la conduite de projets de jardinage en milieu social…. voilà les ingrédients de la réussite ! Les acteurs de ce projet inspirant se sont déclarés prêts à rencontrer à nouveau les visiteurs intéressés qui voudraient revenir pour approfondir le sujet. Merci pour leur chaleureux accueil !

    Parlons un peu matériel

    Au parc du Belvédère © CACP – Gilles Carcassès

    La ville de Vauréal avait apporté un peu de matériel. Ici une motofaucheuse à barre de coupe qui leur sert à faucher les prairies à l’automne. Ce type de coupe est bien plus favorable à la biodiversité que les tondo-broyeuses qui ne laissent aucune chance à la faune.

    La brosse à désherber les pavés © CACP – Gilles Carcassès

    Christophe, responsable des espaces verts de Vauréal, nous a montré quelques outils de désherbage qu’il a choisis avec ses agents. Voir ici en complément sur ce sujet la vidéo réalisée pour la campagne d’information sur le zéro phyto de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.

    Les animaux de l’entreprise La Noé © CACP – Gilles Carcassès

    L’entreprise La Noé était présente. Elle intervient dans le Val d’Oise et les Yvelines et propose une large gamme de prestations de gestion écologique des espaces verts, notamment le pâturage par des moutons et des chèvres.

    Une symphonie de rose et d’argent

    Parking rue des clos © CACP – Gilles Carcassès

    Les jardiniers de Vauréal ont été fiers de montrer leur réalisation : un aménagement tout en arbustes et en plantes vivaces et couvre-sols. Ils ont composé leur palette végétale en fonction de leur choix esthétique d’une dominante rose et argent, tout en gardant à l’esprit la commodité d’entretien.

    Parking rue des clos, détail des plantations – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le tradescantia aux feuilles violettes en a épaté plus d’un.

    © CACP – Gilles Carcassès

    Justine Vrignaud de la Fredon Ile-de France a expliqué le rôle de cette structure associative dédiée à la santé du végétal, et les services qu’elle peut apporter aux collectivités : audits, expertises, formations… Elle est notamment en charge du recueil des données, de la rédaction et de la diffusion du bulletin de santé du végétal. Ces bulletins sont tous relayés sur le site Jardiner Autrement.

    Un jardin naturel, rendez-vous des artistes

    Au jardin de Ghanate © CACP – Gilles Carcassès

    Pour terminer la journée, nous avons visité le jardin d’un couple de jardiniers amateurs : Bijan et Zohreh Souzani. Ce jardin alimenté par une source, à l’allure très naturelle, héberge une biodiversité étonnante. Il est le fruit de plusieurs années d’introductions et d’agencements de plantes vivaces, d’arbustes, de fruitiers, de rosiers, dont beaucoup ont été offerts par des amis et des artistes qui exposent régulièrement dans ce jardin. Chaque année, plusieurs centaines de personnes visitent cet endroit au charme unique à l’occasion des Rendez-vous au jardin.

    Découvrez dans le document ci-dessous les bonus de la journée :

    bonnes adresses, encore plus de photos…

    Le livret bonus

    Pour l’an prochain, Solange a déjà commencé à préparer un circuit sur le thème de l’eau et du jardin, sur son territoire du PNR Oise – Pays de France. Le programme, les modalités d’inscription, tout cela sera expliqué le moment venu dans un article de ce blog. A suivre, donc !


lundi 9 octobre 2017

  • Petite galle du chêne

    Merci à ceux qui ont proposé quelque chose pour cette photo mystère, il est vrai assez difficile à élucider. Et bravo à Zibou qui a deviné qu’il s’agissait d’une galle !

    Neuroterus anthracinus © CACP – Gilles Carcassès

    Cette jolie boule brillamment colorée est l’œuvre d’un petit hyménoptère Cynipidae, Neuroterus anthracinus. Cette micro guêpe est inféodée aux chênes et présente deux générations par an :

    La première génération, constituée exclusivement de femelles, pond au printemps dans les bourgeons du chêne, provoquant une légère déformation. Il en sort au mois de mai des individus mâles et femelles de deuxième génération qui s’accouplent. Les femelles pondent à la face inférieure des feuilles le long de la nervure principale, provoquant par leurs pontes de petites galles ponctuées de rouge. Celles-ci abritent et nourrissent chacune une larve. Le cycle annuel est bouclé quand la nouvelle génération issue de ces galles émerge au printemps suivant.

    Ce que j’ai trouvé sur mon champignon était donc une galle tombée d’une feuille du chêne voisin.

    Cent espèces de Cynipidae gallicoles sur les chênes !

    On dénombrerait au moins une centaine d’espèces de Cynipidae gallicoles sur les chênes en Europe, de quoi faire une belle collection ! L’une des plus connues est la « galle cerise » de Cynips quercusfolii qui croît sous le limbe des feuilles.

    La galle de Cynips quercusfolii et le trou de sortie de l’insecte © Gilles Carcassès

    Voici deux autres espèces du genre Neuroterus, dont les petites galles sont très faciles à observer au revers des feuilles de chênes. Les deux photos qui suivent ont été prises sur les feuilles d’une même branche basse de chêne aux Grands jardins à Courdimanche.

    Galles de Neuroterus albipes – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès
    Galles de Neuroterus quercusbaccarum © CACP – Gilles Carcassès

    Source :

    Les galles de Cynipidae du chêne par insectes-net


vendredi 6 octobre 2017

  • La photo mystère d’octobre 2017
    2 millimètres © CACP – Gilles Carcassès

    Trouvé en forêt, sur un jeune cèpe de Bordeaux. Devinerez-vous ce que c’est :

    • un œuf de cécouassa ?
    • un bonbon abandonné ?
    • un myxomycète ?
    • autre chose ?

    La réponse lundi !


jeudi 5 octobre 2017

  • Bonbon à la menthe
    Chrysolina herbacea sur un pied de menthe © CACP – Gilles Carcassès

    Un coléoptère rondouillard et vert métallique brille au soleil sur un pied de menthe. C’est la chrysomèle de la menthe, Chrysolina herbacea. La larve comme l’adulte ne consomment que des menthes, de différentes espèces. On prétend que cet insecte concentre les composés odorants de la plante dans son corps, ce qui le rendrait peu consommable pour ses prédateurs.

    Chrysolina herbacea, la chrysomèle de la menthe © CACP – Gilles Carcassès

    Que faire ?

    Comment réguler les populations de cet insecte sur la menthe du jardin ? S’il y en a vraiment beaucoup, il faut faire comme pour les doryphores : le ramassage à la main !

    En France, la famille des chrysomèles (les Chrysomelidae) compte plus de 600 espèces, parmi lesquels de nombreux ravageurs des cultures, comme les criocères et les doryphores.

    Retrouvez nos articles :

    Une autre Chrysolina que l’on peut voir sur les menthes

    Et celle du romarin

     


mercredi 4 octobre 2017

  • Signalez vos tiques !

    Vous avez ramené une tique de votre promenade en forêt ? Il vous faut l’ôter sans tarder, mais ne la jetez pas, car vous pouvez aider la recherche ! Il existe en effet un programme de science participative dédié à l’étude de la répartition des différentes espèces de tiques (une trentaine en France !) ainsi que des maladies qu’elles peuvent transmettre.

    Procédons dans l’ordre : d’abord retirez la tique

    Décrochez la tique de la peau sans la presser, à l’aide d’un crochet à tique (vendu en pharmacie) et désinfectez la peau avec un antiseptique. Et surveillez votre santé pour consulter en cas d’apparition de symptômes d’une maladie éventuellement transmise par la tique.

    Deuxième étape : signalez la piqûre

    Téléchargez et lancez l’application Signalement-Tique sur votre smartphone. Après inscription, il vous sera demandé de géolocaliser le lieu de l’événement, de répondre à quelques questions simples, relatives aux circonstances, et de joindre une photo de la bête.

    Troisième étape : envoyez la tique aux chercheurs

    Fixez la tique sur un morceau de papier absorbant avec du papier adhésif et postez le tout à l’équipe du projet Citique, en indiquant votre adresse de messagerie et la date du signalement.

    Signalement-Tique vous donne aussi des informations sur les espèces de tiques et leur biologie, ainsi que des conseils de prévention.

    Vous pourrez aussi y trouvez des précisions sur les objectifs du projet de recherche.

    Ixodes sp. adulte – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Les humains sont le plus souvent piqués par les formes juvéniles de tiques, larves (1 mm à peine) ou nymphes (2 à 3 mm).

    Retrouvez notre article :

    Le nain rouge et les deux pestes


mardi 3 octobre 2017

  • Sortie champignons à Boisemont le 7 octobre 2017
    Lycoperdon perlatum © CACP – Gilles Carcassès
    Daedaleopsis confragosa © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chaque année à l’automne, la Maison de la nature de Vauréal, en partenariat avec le Club mycologique de Conflans organise dans le bois de Boisemont une sortie pour découvrir le monde fascinant des champignons.

    Retenez la date : le 7 octobre 2017 à 9h30.

    Pour les conditions et réservations, c’est ici : http://www.vaureal.fr/content/programme-des-animations-maison-nature

    Sortie en forêt – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

lundi 2 octobre 2017

  • Bouh, fais-moi peur !
    Chenille de Polygonia c-album © CACP – Gilles Carcassès

    Sous une feuille d’ortie, j’ai trouvé la chenille du Robert-le diable. J’ai retourné doucement la feuille et en approchant mon appareil photo, elle a pris cette curieuse posture, soulevant son postérieur (la tête est à gauche sur la photo). Ses appendices épineux ainsi exhibés sont sûrement dissuasifs pour un certain nombre de prédateurs potentiels.

    La rangée de « hublots » le long de ses flancs, ce sont des stigmates. C’est par là qu’elle respire.

    Un monstre à deux têtes ?

    Chenille de Polygonia c-album (détail) © CACP – Gilles Carcassès

    En insistant dans mon approche, elle a bombé le dos. J’ai cru y voir le dessin d’un monstre à deux têtes, aux bras épineux !

    Quel papillon deviendra cette singulière chenille ?

    Le papillon qui succèdera à la chenille doit son surnom de Robert le diable à sa couleur de feu et à la découpe à la diable (c’est-à-dire désordonnée) de ses ailes. Pour ce qui est de son nom scientifique, on distingue nettement le « c-album » (une lettre c blanche) sur le dessous de son aile postérieure.

    Polygonia c-album © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    Le Grand diable

    Robert le diable, génération de printemps

    Cheveux du diable

     


vendredi 29 septembre 2017

  • Du nouveau aux grands jardins
    Aux Grands jardins à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    La vache !

    Quoi de neuf aux Grands jardins ? Oui, une vache, bien vu ! Aidée de quelques brebis solognotes, cette Bretonne pie noire entretient une pâture à côté des jardins familiaux. Ces animaux sont gérés par la Ferme d’Ecancourt située à Jouy-le-Moutier.

    Drôle de cabane

    Mais aussi, cette cabane en bois au desing futuriste !

    Toilettes sèches des Grands jardins à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    Elle est même équipée d’une fenêtre offrant une vue plongeante sur… le local technique ! Ce modèle fonctionne en autonomie avec des vers de terreau, sans eau, sans électricité, presque sans entretien. Enfin, il faut faire le ménage, tout de même, comme dans tout sanitaire public.

    Soyez les premiers à l’essayer samedi 30 septembre 2017 à l’occasion de l’événement communal « Cultivons la biodiversité » . Nous serons présents pour des animations sur la faune et la flore de la mare, et la biodiversité des Grands jardins.

    Le programme de cette journée


jeudi 28 septembre 2017

  • Le grand frisé
    Pélican frisé © François Lelièvre

    Oh, la belle coiffure !

    Ce jeune pélican frisé a été vu à l’étang du Corra à Saint-Germain-en-Laye du 9 au 17 septembre 2017. Il lui manque toute une rangée de plumes sur l’aile droite. J’y vois la preuve de son origine captive, car les éleveurs éjointent ainsi leurs oiseaux pour limiter leurs capacités de vol. En l’occurrence, c’est raté.

    Les pélicans frisés vivent à l’état naturel en Grèce et dans les Balkans. Ils se reproduisent parfois en captivité. Il semble qu’il n’y ait pas eu de reproduction de cette espèce dans un zoo français cette année. Son origine serait donc probablement un parc zoologique de Belgique ou des Pays-Bas.

    L’histoire de Péli, le pélican d’Antifer

    En tout cas, ce n’est pas Péli le pélican, la célèbre mascotte du port d’Antifer, près du Havre. Arrivé là en 1981 et trouvant l’endroit à son goût, il y est resté jusqu’à sa mort (de vieillesse sans doute) le 13 février 2012. Nourri quotidiennement par les marins pêcheurs, il était devenu la mascotte de tout un village ! Naturalisé au terme d’une longue bataille administrative, ce pélican blanc trône maintenant dans le hall de la mairie de Saint-Jouin-Bruneval. Si vous passez par là, demandez à voir le pélican !

    La traque du pélican frisé

    Grâce à la vigilance des ornithologues, notre jeune pélican frisé a été repéré dans les environs de Saumur, dans le Maine-et-Loire, dès le lendemain de sa disparition de l’étang du Corra, et le jour suivant 19 septembre 2017. Depuis, plus de nouvelles ! S’il envoie une carte postale d’Espagne, je vous la montrerai.

    Pélican frisé – étang du Corra © François Lelièvre

    Un grand merci au talentueux photographe !


mercredi 27 septembre 2017

  • L’aigremoine
    Nouvelle mode capillaire chez les chevaux ? © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sont des graines d’aigremoine qui s’accrochent ainsi dans la crinière de ce cheval lorsqu’il baisse la tête pour se nourrir dans son pré.

    Agrimonia eupatoria © CACP – Gilles Carcassès

    L’aigremoine est une plante vivace herbacée rhizomateuse qui croît sur des substrats riches en éléments nutritifs : prairies pâturées, lisières de bois, bordures de champs… Ses fruits sont armés de crochets qui facilitent son transport par les animaux ou les humains.

    Feuille d’aigremoine © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles de l’aigremoine sont aisées à reconnaître avec cette alternance de folioles petites et grandes.

    Il existe deux espèces d’aigremoine en Ile-de-France : Agrimonia procera, qui pousse dans les fossés, est plus grande et moins commune qu’Agrimonia eupatoria. Les sillons sur ses fruits sont moins marqués et n’en dépassent pas le milieu.

    On retrouve le même type de crochets sur les fruits d’une autre plante, la bardane. A noter que la bardane et l’aigremoine sont pourtant assez éloignées sur le plan de la botanique, la première étant une Asteracée et la seconde une Rosacée.

    Les graines d’Arctium lappa, la grande bardane. © CACP – Marion Poiret

mardi 26 septembre 2017

  • L’Azuré de la luzerne
    Leptotes pirithous, l’Azuré de la luzerne © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la famille des « petits bleus » (Lycaenidae) qui volètent de fleurs en fleurs dans la prairie ou le jardin, je vous présente l’Azuré de la luzerne. Ses plantes hôtes sont la luzerne mais aussi d’autres fabacées, et encore les salicaires, certaines bruyères… Le dessus des ailes est brun plus ou moins lavé de bleu chez la femelle, bleu plus affirmé chez le mâle. Cette espèce méditerranéenne est installée également sur le littoral atlantique. Comme c’est aussi un migrateur, il n’est pas impossible de rencontrer ce papillon en Ile-de-France : un individu a été observé dans le jardin écologique du Jardin des plantes à Paris, fin septembre 2016.

    Leptotes pirithous butine ici des fleurs de sarriette vivace (photographié dans le Tarn) © CACP – Gilles Carcassès

    Le voici sous un autre angle. Observez les deux ocelles marqués d’un bleu brillant et la petite queue qui ornent l’aile postérieure (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Attention, on pourrait le confondre avec le Brun du pélargonium, une espèce sud-africaine devenue commune en Ile-de-France, qui présente aussi des ailes au revers gris brun marbré et une petite queue. Mais les dessins sont nettement différents.

    Brun du pélargonium (Cacyreus marshalli) sur une fleur de pâquerette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    L’Azuré de la luzerne fera-t-il à nouveau une apparition cet automne en Ile-de-France ? Ouvrons l’œil !

    Retrouvez d’autres portraits de Lycaenidae :

    Le Collier de corail

    L’Azuré des nerpruns


lundi 25 septembre 2017

  • Journées d’automne à la ferme d’Ecancourt 2017

    Nous serons présents aux Journées d’automne à la ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier). Venez nous rencontrez sur le stand de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise !Et voici le programme :


vendredi 22 septembre 2017

  • Insectes de la vallée de la Bièvre
    Ishnura elegans, l’agrion élégant © CACP – Gilles Carcassès

    Natureparif avait invité le 14 septembre 2017 les animateurs nature d’Ile-de-France a une journée de formation sur les insectes, animée par François Lasserre, enseignant, formateur et auteur de nombreux ouvrages d’entomologie. La vallée de la Bièvre, de Guyancourt à Jouy-en-Josas, fut notre terrain de jeux.

    Je me suis exercé lors de cette journée à prendre des photos rapprochées avec mon smartphone. La prise de vues nécessite un peu de dextérité : il faut tenir l’appareil d’une main, bien parallèle au sujet, mettre au point et déclencher avec le doigt de l’autre main sans trembler, tandis que la troisième main tient le brin d’herbe pour empêcher l’insecte de bouger dans le vent… Mais les résultats sont intéressants, avec une assez belle lumière et une bonne profondeur de champ. Les trois photos de cet article ont été prises avec le smartphone.

    Au bord de la rivière, nous avons pu observer quelques odonates, entre deux averses : un Anax, des Sympetrum et de fluets agrions, comme celui sur la photo ci-dessus.

    Larve d’Aeshnidae. dans un bac d’observation © CACP – Gilles Carcassès

    Une pêche au troubleau (grosse épuisette très solide) a permis de remonter la petite faune du fond d’une mare. Cette imposante larve d’odonate, sûrement un Anax, a eu droit à une séance photos de star avant d’être relâchée dans son milieu. Au printemps prochain, elle fera sa sortie de l’eau pour se transformer en adulte. En attendant, elle prend des forces en dévorant de nombreux animaux aquatiques, y compris des larves d’autres libellules d’espèces plus petites.

    Nous avons testé plusieurs jeux d’équipes sur le thème des insectes. Là, j’ai pu mesurer l’étendue de mes lacunes en psychomotricité…. Ce qui m’a le plus intéressé, c’est un jeu tactile très simple, à faire en binôme : ma coéquipière m’avait bandé les yeux et je devais deviner, uniquement au toucher, quel insecte elle plaçait dans ma main.

    Macrothylacia rubi, le bombyx de la ronce © CACP – Gilles Carcassès

    Je vous mentirais si je vous disais que j’avais reconnu la chenille du bombyx de la ronce. Je m’étais arrêté à « grosse larve » et, sans la vue, je l’avais imaginée, du bout des doigts, verte et non poilue ! Je vous recommande cette expérience, c’est très étonnant !

    Inquiète et contrariée de se faire ainsi manipuler, cette chenille s’était roulée fermement en boule, méritant son surnom d’anneau du diable. Je peux attester qu’elle n’est pas urticante.


jeudi 21 septembre 2017

  • La saison des champignons

    Après les épisodes pluvieux de ce mois de septembre, ça y est, la saison des champignons est lancée ! Ne comptez pas sur moi pour vous donner des trucs infaillibles pour reconnaître les champignons comestibles, il n’en existe pas. Seule la connaissance approfondie des espèces permet de sécuriser une cueillette.

    La détermination des champignons fait appel à tous les sens : l’odeur, la consistance, la densité, le toucher et parfois le goût sont des critères essentiels pour distinguer bon nombre d’espèces. L’aspect et la couleur peuvent varier considérablement selon le sol, la région ou l’humidité ambiante. Il faut donc apprendre à reconnaître les espèces dans différentes conditions. La présence de certains arbres ou de plantes particulières à proximité sont aussi des indices importants. Cela est particulièrement vrai pour les champignons mycorhiziens qui entretiennent des relations symbiotiques avec les racines de certains arbres.

    Les mycologues sérieux, bien sûr, vous diront qu’on n’est vraiment certain de la détermination d’une espèce qu’avec l’examen au microscope de l’ornementation des spores et les réactifs chimiques…

    Pour reconnaître les champignons

    En résumé, pour reconnaître les champignons, il faut prendre le temps d’apprendre auprès de spécialistes ou d’amateurs chevronnés. Cela se faisait autrefois par une patiente transmission familiale, cela peut se faire aussi en participant activement à des sorties de sociétés de mycologie.

    Je vous présente quelques-unes de mes trouvailles de ces jours derniers :

    Lepiota acutesquamosa © CACP – Gilles Carcassès

    Tentante, cette lépiote ? Elle est toxique !

    Cortinarius violaceus © CACP – Gilles Carcassès

    Le cortinaire violet : à rejeter sans hésitation car certains cortinaires sont mortels !

    Geastrum sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Un géastre : comme personne, semble-t-il, n’a fait l’expérience d’en manger de grosses quantités, on ne sait pas dans quelles atroces souffrances on meurt, ou s’il est sans danger…

    Ah oui, j’oubliais, de nombreux champignons ont tendance à concentrer les métaux lourds et les éléments radioactifs du sol, et en raison d’intolérances individuelles, certains bons comestibles provoquent des indispositions plus ou moins sévères chez certaines personnes.

    Alors, prudence, prudence !


mercredi 20 septembre 2017

  • Ectophasia, jolie mouche de Grouchy
    Ectophasia crassipennis – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La phasie crassipenne est un membre de la famille des Tachinidae, diptères tachinaires dont les larves parasitent d’autres insectes. Ectophasia crassipennis cible quant à elle les punaises.

    Tachi qui ?

    A noter que le « chi » de Tachinidae et de tachinaire se prononce « ki », comme dans… chalarose, chélidoine ou chorale.

    Cinq œufs de Tachinidae sur une punaise Nezara viridula © CACP – Gilles Carcassès

    Bien chargée, la punaise !

    Au fait, crassipennis, drôle de nom… Du latin « crassus » = gros et de « penna » = l’aile, bien sûr.


mardi 19 septembre 2017

  • Ateliers biodiversité dans nos bibliothèques

    Le réseau des bibliothèques de Cergy-Pontoise vous présente les 4 prochains ateliers consacrés à la biodiversité, à consulter dans cette page.

    Venez découvrir de façon distrayante la vie des petits habitants du sol, la façon de réaliser des hôtels à insectes, les secrets du jardinage écologique et le rôle des insectes au jardin !

    Ces actions d’animation destinées à un public familial font intervenir des associations locales spécialisées et bénéficient du soutien de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.


lundi 18 septembre 2017

  • Des petites bêtes sur mes noisettes – la suite

    Voici d’autres petites bêtes observées sur les fruits de mon noisetier pourpre.

    Larve de gendarme © CACP – Gilles Carcassès

    Celle-ci est une larve de gendarme. Les gendarmes, Pyrrhocoris apterus, affectionnent surtout les fruits des tilleuls et des mauves.

    Bruche © CACP – Gilles Carcassès

    Ce coléoptère rondouillard est une bruche, probablement de l’espèce Bruchus affinis. Ses larves consomment les graines des gesses à larges feuilles qui poussent au pied de mon noisetier.

    Larve de chrysope © CACP – Gilles Carcassès

    Un terrible prédateur inspecte tous les recoins à la recherche de pucerons : c’est la larve d’un chrysope. Avec ses mandibules en crochets, il est bien armé pour la chasse !

    Retrouvez nos articles :

    Qui a peur des gendarmes ?

    Une histoire de bruche

    La vie de la chrysope

    Des petites bêtes sur mes noisettes (épisode 1)


vendredi 15 septembre 2017

  • Deux volucelles au verger de Grouchy

    Les cirses maraîchers en fleurs attirent de nombreux insectes. Au parc du château de Grouchy à Osny, j’ai observé ces deux espèces de volucelles attablées sur la même plante.

    Un abdomen à moitié translucide !

    Volucella pellucens – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La volucelle transparente vit aux dépends des guêpes. Elle s’introduit dans le nid souterrain de la guêpe commune ou de la guêpe germanique en trompant les occupantes avec des phéromones. Sa larve est un ectoparasite du couvain.

    Le faux frelon, et le vrai

    Volucella zonaria – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Avec ses 2,5 centimètres de long, la volucelle zonée est l’une de nos plus grandes mouches. Comme la volucelle transparente, elle pond sur la paroi des nids d’hyménoptères sociaux. Sa ressemblance avec le frelon européen lui est peut-être utile pour parasiter incognito les nids de cette espèce ?

    Vespa crabro, le frelon européen © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    Sur le cirse maraîcher

    Volucelle que vous croyez


jeudi 14 septembre 2017

mercredi 13 septembre 2017

  • Des petites bêtes sur mes noisettes

    En récoltant mes noisettes pourpres, j’ai observé que les involucres très enveloppants de ces fruits offraient de bons abris à plein de petites bêtes. J’ai entrepris de les photographier. Mon rendement de cueilleur de noisettes en a gravement pâti.

    Fruits du noisetier pourpre (Corylus maxima purpurea) © CACP – Gilles Carcassès
    Forficula auricularia © CACP – Gilles Carcassès

    Voici l’impressionnant mais très inoffensif « perce-oreilles ». J’en ai vu très peu cette année.

    Ectobius vinzi juvénile © CACP – Gilles Carcassès

    Ectobius vinzi, une petite blatte de jardin qui devient très commune et rentre parfois dans les maisons, sans faire aucun dégât (il suffit de la remettre dehors). Cet immature est facile à reconnaître avec sa barre blanche transversale.

    Philodromus sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Une araignée crabe arboricole de la famille des Philodromidae.

    Oulema sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Tiens ! Un Oulema, coléoptère ravageur des céréales qui grignote aussi les graminées sauvages.

    Asiraca clavicornis © CACP – Gilles Carcassès

    Un look incroyable celui-ci avec ses antennes en bâton et ses pattes antérieures très élargies ! Asiraca clavicornis est un homoptère Delphacidae.

    Au jeu des noisettes-surprises, on trouve une bien intéressante biodiversité !  J’y retournerai sûrement et vous posterai mes autres découvertes…

    Retrouvez nos articles :

    Ectobius, blattes de jardin

    Les araignées crabes

    Asiraca clavicornis, un Popeye chez les homoptères 


mardi 12 septembre 2017

  • Le séneçon de Mazamet

    Dans la laine des moutons

    Senecio inaequidens – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    C’est à Mazamet à la fin des années trente que le séneçon du Cap est arrivé d’Afrique du Sud dans des ballots de laine, à l’époque de l’industrie textile florissante dans le Sud-Ouest. Les petites graines très légères s’accrochent facilement dans les toisons, mais aussi volent au vent et flottent au fil de l’eau. Aussi la plante s’est rapidement multipliée et disséminée, au point de devenir envahissante et de menacer la biodiversité de certains milieux fragiles. Au catalogue de la flore vasculaire d’Ile-de-France, elle est classée invasive au niveau 3. La plante est vivace sur quelques années, elle résiste assez bien aux incendies, et ses racines libèrent des substances qui inhibent le développement des autres espèces. Un seul pied peut produire 10 000 graines par an ! Comme si cela ne suffisait pas, c’est une plante toxique pour le bétail et fort peu d’insectes la consomment.

    Séneçon du Cap – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Elle gagne du terrain en suivant les voies de communication, on peut la voir coloniser des kilomètres de bords d’autoroute de façon spectaculaire dans certaines régions. Elle est assez commune à Cergy-Pontoise, aux abords des voies ferrées, dans les friches urbaines, elle pousse aussi dans les fissures des trottoirs et au pied des immeubles.

    En dehors de son berceau natal sud-africain, le séneçon du Cap est présent dans beaucoup de pays en Europe, et a été repéré en Amérique du Sud et centrale, en Australie, à Taïwan. En France, on le rencontre surtout dans le Languedoc et la vallée du Rhône, en Ile-de-France et en Alsace.

    Le catalogue de la flore vasculaire d’Ile-de-France par la CBNBP

    Retrouvez dans cet article :

    une autre espèce invasive étonnante arrivée dans une cargaison de laine


lundi 11 septembre 2017

  • Grand rassemblement de momies

    Félicitations à Murielle qui a trouvé la réponse à l’énigme de la photo mystère de septembre 2017 !

    Pucerons parasités sur un chardon – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sur ce pied de cirse commun, un millier de pucerons ont été attaqués par de minuscules hyménoptères Braconidae de la sous-famille des Aphidiinae. Ces parasitoïdes ont pondu dans les pucerons et leurs larves se sont développées à l’intérieur, se nourrissant des organes de leur hôte. Beaucoup de jeunes adultes de la nouvelle génération sont déjà sortis, on voit le trou rond qu’ils ont découpé dans le dos des pucerons pour prendre leur envol. Sur certains pucerons, on distingue encore le couvercle de sortie. D’autres pucerons momifiés, qui ne sont pas troués, abritent encore leur parasite.

    Un Aphidiinae, à quoi ça ressemble ?

    Un Aphidiinae (à gauche, avec de grandes antennes sombres) dans une colonie de pucerons des rosiers – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres articles sur les Braconidae :

    Des pucerons avec un couvercle !

    Coccinelle sur canapé

    Mais que fait-elle sur ce laiteron ?

    Coucou, le Praon est sorti !

    Une chenille bien fatiguée

    Scène de crime dans ma véranda

     


vendredi 8 septembre 2017

jeudi 7 septembre 2017

  • La phalène anguleuse

    Un subtil camouflage

    Timandra comae, la phalène anguleuse, (les anglais disent « veine de sang ») – parc de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Quand il est au repos, ce papillon aligne ses ailes de façon à faire parfaitement coïncider la ligne rose qui barre ses ailes antérieures et postérieures, donnant ainsi l’illusion d’une ligne continue. Comme pour de nombreuses autres espèces de Geometridae, les motifs sur les ailes ont sans doute pour effet de tromper des prédateurs.  Dans la photo ci-dessus, les lignes du papillon ne sont-elles pas en rapport avec celles des herbes sèches sur lesquelles il se tient ? Même quand on l’a vu se poser, il n’est pas si aisé de le retrouver, immobile dans son environnement, malgré sa couleur claire.

    Timandra comae, la phalène anguleuse, est commune dans les prairies humides. Sa chenille consomme des rumex et d’autres Polygonaceae.

    Ici, c’est une femelle, car ses antennes sont fines et non largement plumeuses comme celles des mâles de son espèce.

    Retrouvez d’autres articles sur les papillons Geometridae :

    Fausse brindille

    Le géomètre à barreau


mercredi 6 septembre 2017

  • Sur le toit de l’école, un îlot de biodiversité
    Toiture végétalisée de l’école Gustave Loiseau à Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    La toiture végétalisée de l’école Gustave Loiseau à Pontoise a été conçue pour héberger une biodiversité intéressante malgré l’absence d’arrosage. Par endroits, des surépaisseurs de substrat ont permis d’enrichir avec des plantes variées l’habituel cortège de sédums des classiques végétalisations extensives. Presque cinq ans après son inauguration, qu’est devenu cet aménagement ?

    La ville de Pontoise m’a permis d’y faire une petite visite, histoire de vérifier la pertinence de mes conseils donnés à l’époque sur le choix de la palette végétale.

    Parmi les arbustes qui avaient été essayés, seule une santoline grise a bien résisté. Les bergenias, les euphorbes petit-cyprès, les iris des jardins, les origans ont prospéré. On trouve aussi de belles touffes d’œillets des Chartreux, de sauges, d’armérias, de népétas, de ciboulette… Et le mélange de sédums apporte une bonne couverture générale du sol.

    La nature s’est invitée sur le toit

    Des végétaux indigènes ont été apportés par le vent ou les oiseaux. Au premier plan sur la photo ci-dessus, on reconnaît la carotte sauvage et plus loin les petites fleurs blanches de la vergerette annuelle.

    Ci-dessous, les inflorescences velues du trèfle pied-de-lièvre se mêlent au feuillage des iris. Cette petite bisannuelle des sols sableux très secs est sans doute arrivée là portée par le vent.

    Trifolium arvense – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    L’entretien d’une telle toiture est réduit mais néanmoins indispensable. Les jardiniers de la ville sont intervenus au début de l’été pour arracher les plantes indésirables et couper des tiges sèches.

    Caché sous un tas de brindilles oublié par les jardiniers, j’ai découvert un joli petit carabe aux reflets verts, sans doute un Harpalus.

    Harpalus sp. – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Les Harpalus sont majoritairement granivores, mais ils ne dédaignent pas les petites proies, comme des larves d’insectes qu’ils trouvent au sol. Les pattes rousses aux tibias épineux de cet insecte m’orientent vers l’espèce Harpalus affinis, une des plus communes dans les champs et les prairies. Ces carabes sont considérés comme des auxiliaires de culture car ils consomment les graines des adventices.

    La fiche de Harpalus affinis dans le guide des carabes de Haute-Marne

    Chorthippus sp. sur une feuille de bergénia – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Des dizaines de criquets se régalent de toute cette végétation sèche.

    Les sédums, vaillants et beaux !

    Les marges de la toiture © CACP – Gilles Carcassès
    En juin, la floraison de Sedum album est spectaculaire © CACP – Service Opérations de construction

    Remarquons au passage la forte capacité de colonisation de Sedum album, aux feuilles rougeâtres, qui manifestement se plaît aussi très bien dans les cailloux des allées d’entretien de la toiture.

    Cet orpin blanc est l’une des trois espèces communes de sédums d’Ile-de-France. Les deux autres, Sedum acris et Sedum rupestre, indigènes également, arborent des fleurs jaunes. Sedum album, comme son nom l’indique, fleurit en blanc.

    Convaincus ?

    Les spécialistes du bâtiment qui m’accompagnaient ont paru séduits par le résultat, reconnaissant les atouts multiples d’une telle végétalisation : biodiversité, rétention des eaux pluviales, isolation thermique. Peut-être verrons-nous fleurir d’autres toitures sur les prochaines constructions de l’agglomération ?


mardi 5 septembre 2017

  • Méfiez-vous des faux bruns !
    Crottes roses sur un pélargonium – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Belles crottes colorées

    Voilà la signature d’une larve d’insecte qui mange les fleurs et perce les boutons de ce pélargonium. Et je sais qui est le coupable : c’est le brun du pélargonium ! Ce papillon venu d’Afrique du Sud sévit dans la coin depuis une dizaine d’années. Ses chenilles ne sont pas faciles à repérer car elles sont en tenue de camouflage. J’en trouverai sûrement une dans un bouquet floral.

    Boutons floraux de pélargonium percés par une chenille © CACP – Gilles Carcassès

    Sur un pédoncule floral, je trouve effectivement une bestiole bien mimétique.

    Surprise ! Ce n’est pas la chenille du brun du pélargonium, c’est autre chose ! Mais quoi ?

    Chenille de Cacyreus marshalli  © Gilles Carcassès

    Une chenille de Brun du pélargonium, ça ressemble à ça : dodue, vert tendre rayée de rose, délicatement poilue. Et pas du tout de petites cornes sombres sur le dos ! Il m’a fallu l’aide de plusieurs experts pour identifier ma bête : c’est une chrysalide de Pterophoridae, probablement Amblyptilia acanthadactyla. 

    Les chenilles de ce papillon mangent un peu de tout : lavande, euphraise, calament, romarin, menthe, ancolie, épiaire, germandrée, géranium, chénopode, bruyère, carline, myrtille…

    Si vous voulez savoir à quoi ressemble un papillon de la famille des Pterophoridae, il y en a un dans cet article : La faune de la sente des prés à Eragny (dernière photo).


lundi 4 septembre 2017

  • Les fausses fraises de Grouchy
    La fausse fraise de Duchesnea indica – parc de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les belles petites fraises !

    Qui n’a jamais été trompé par ces jolies fraises des bois qui n’en sont pas ? Cette plante pousse en sous-bois, s’étale par ses stolons, porte d’appétissants fruits rouges et brillants. Même les feuilles rappellent celles des fraises des bois. Mais voilà, ces fruits n’ont pas du tout le parfum de la fraise et sont vite recrachés. Comment reconnaître le faux fraisier ? Regardez bien l’involucre, cette couronne verte sous le fruit, elle est bien plus grande que celle du fraisier. Et si la plante est en fleurs, c’est facile, celles-ci sont jaunes comme des boutons d’or et pas blanches.

    C’est une plante d’origine asiatique, classée invasive au niveau 3 sur une échelle de 5 par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (1). Elle a été introduite en Europe au 17ème siècle comme plante décorative pour tapisser des plates-bandes. On la retrouve fréquemment dans les parcs des châteaux et sa présence dans un milieu naturel est souvent une bonne indication du passé historique du lieu. Si j’ai trouvé cette plante dans une partie boisée du parc de Grouchy, c’est sans doute qu’à une certaine époque elle y a été plantée pour agrémenter les jardins du château.

    Dangereuses ou pas ?

    Ces fausses fraises sont-elles consommables ? Considérées comme comestibles sans intérêt selon certains, ou comme légèrement toxiques selon d’autres sources, il conviendra de rester prudent, de s’abstenir et d’apprendre aux enfants à les reconnaître.

    (1) Catalogue de la flore vasculaire d’Ile-de-France par le CBNBP

    La légende des fraises de Grouchy


vendredi 1er septembre 2017

  • Belle découverte sur une scutellaire
    Scutellaria galericulata – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Sur les berges de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

    La scutellaire à casque (Scutellaria galericulata) est une Lamiacée vivace aux jolies fleurs bleues. On la trouve au bord de l’eau, ses akènes sont d’ailleurs disséminés par flottaison. Celle-ci était au bord d’un bassin de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise.

    C’est en voulant photographier cette petite plante que j’ai découvert cette larve contrastée, en train de manger une de ses fleurs. Avec six paires de fausses pattes, ce n’est pas une chenille, mais la larve d’une tenthrède, autrement dit une fausse chenille.

    Athalia scutellariae – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Vue de près, cette fausse chenille est tout en bourrelets. Cette espèce inféodée aux scutellaires n’est pas commune et elle est rarement observée. Les adultes passent souvent inaperçus car ils sont difficiles à distinguer d’espèces proches. En revanche, la larve est tout à fait caractéristique avec ses ponctuations blanches en relief.

    Retrouvez d’autres articles sur les tenthrèdes :

    La tenthrède du chêne

    La tenthrède du sureau yèble


jeudi 31 août 2017

  • Les moineaux des Galoubets
    Au jardin partagé des Galoubets – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Oiseau bleu © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sont les enfants de la résidence Les Galoubets qui ont décoré à leur idée les coffres à outils de leur jardin partagé. Ils sont encadrés par l’association b.a-BA qui intervient là régulièrement pour le compte du bailleur social Efidis. Le jour de l’animation, quand Sandrine entre dans le jardin, les gamins arrivent comme une volée de moineaux ! On ramasse les éventuels déchets apportés par le vent, on va remplir les arrosoirs aux récupérateurs branchés sur la gouttière, on goûte les fraises, on plante, on sème, on désherbe, on écoute une histoire, on fait des jeux. L’après-midi est vite passée.

    Les visiteurs sont les bienvenus, et informés des règles du lieu © CACP – Gilles Carcassès

    Cet automne, on fait un thiéboudiène !

    Ce morceau de pelouse, transformé peu à peu en un petit paradis est devenu un lieu de rencontre, de détente, et c’est aussi une source de nourriture festive. Cette année, la production sera consacrée à la confection d’un grand thiéboudiène collectif ! Pour les ignares comme moi qui ne connaissent pas le thiéboudiène, sachez que c’est le plat national sénégalais. Pour faire un bon thiéboudiène, il faut du riz et du poisson, et puis des légumes comme des tomates, du chou, des carottes… Et justement au jardin partagé des Galoubets, on a fait plein de choux, de tomates, d’oignons, d’aubergines, de courgettes, de basilics… Cela sera sûrement très réussi.

    Les bacs de cultures et les coffres à outils, avec des légumes et puis des fleurs pour aider la nature © CACP – Gilles Carcassès
    La biodiversité locale, source d’inspiration © CACP – Gilles Carcassès
    Ces tomates sont les meilleures du Monde, et c’est vrai © CACP – Gilles Carcassès

mercredi 30 août 2017

  • Des éponges dans les bassins de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise !

    Non, je ne parle pas d’éponges usagées jetées dans l’eau par des promeneurs indélicats, mais de véritables éponges bien vivantes !

    Spongilia lacustris – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Voyez-vous dans l’ombre de ce saule blanc cette éponge ramifiée de taille imposante, fixée sur une grosse branche immergée ? C’est là un organisme unique composé de milliers de cellules assemblées en colonie. Spongilia lacustris forme ainsi des boules, des manchons, ou prend (mais plus rarement) une forme rameuse comme celle-ci.

    Jeunes colonies de Spongilia, à fleur d’eau près de la berge – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sur cette photo, on peut voir la structure alvéolaire caractéristique des éponges. C’est par ces trous qu’entre et sort l’eau que filtre cet organisme pour se nourrir. L’éponge consomme des bactéries, de la matière organique en suspension et du phytoplancton. En été, elle filtre jusqu’à 70 fois son propre volume en eau chaque heure !

    Spongilia lacustris de forme rameuse et de couleur verte © CACP – Gilles Carcassès

    Vertes ou blanches

    C’est une micro algue symbiotique qui la colore en vert : les cellules d’algues se reproduisent à l’intérieur de l’éponge. Cette éponge est présente aussi dans les zones profondes moins lumineuses, elle est alors blanche ou jaunâtre. Elle vit même très bien dans l’obscurité totale des sections de rivières canalisées, à condition que le courant lui apporte de quoi se nourrir.

    L’éponge pour se développer a impérativement besoin d’un support : elle se fixe sur une pierre, une branche immergée, éventuellement un coquillage, ou sur des matériaux divers comme ceux des épaves et des pontons.

    Le sexe des éponges

    Les éponges peuvent se multiplier en bourgeonnant. Elles pratiquent aussi la reproduction sexuée. Chez cette espèce, les éponges ont la capacité de changer de sexe, elles pourraient être mâles une année et femelles l’année suivante. Evidemment, pour que naissent les bébés éponges, il faut que des éponges mâles et femelles soient présentes en même temps dans le bassin !


mardi 29 août 2017

lundi 28 août 2017

  • MOOC Santé des plantes : jardiniers amateurs, inscrivez-vous !

    Les inscriptions sont ouvertes !
    Et c’est gratuit, on en profite ! Vous avez jusqu’au 15 septembre 2017 pour vous inscrire.

    Pour s’inscrire c’est ici

    Une formation de qualité, dans un langage accessible à tous !

    Le MOOC Santé des plantes vous est proposé par la Société Nationale d’Horticulture de France en partenariat avec AgroParisTech, Fredon Centre-Val de Loire, GEVES, INRA, Polleniz, SupAgro Montpellier, Université littoral Côte d’Opale, et le soutien du Ministère de la transition écologique et solidaire, du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, de l’Agence française pour la biodiversité. Cette action est labellisée Ecophyto.

    Aucun prérequis scolaire n’est nécessaire.

    Retrouvez notre article sur les objectifs de ce MOOC


vendredi 25 août 2017

jeudi 24 août 2017

  • Un célèbre coureur argentin

    Un cariama huppé se cache à Cergy. On peut l’observer sous le pont routier qui descend du carrefour de Ham et franchit l’Oise. Cet oiseau coureur des steppes d’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay mesure 90 cm de haut et se nourrit de lézards, de serpents, de gros insectes et de petits oiseaux. Comme les faucons auxquels il est vaguement apparenté, il possède une arcade sourcilière osseuse et un bec crochu. Le matin, il braille très fort dans sa savane.

    « Cariama huppé » sous le pont de la D 203 – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    L’artiste a pris quelques libertés avec l’anatomie du cariama, mais on reconnaît l’arcade sourcilière et la touffe de plumes qu’il porte sur le front juste au-dessus du bec.

    Le cariama huppé s’apprivoise facilement, il est souvent présenté dans les parcs zoologiques.

    Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Point de cariama sur l’autre face de la pile, mais l’expression d’un talent tout aussi ébouriffant !

    Le cariama huppé, un article du site Zoom Nature


mercredi 23 août 2017

  • La larve de coccinelle qui se prenait pour un mouton
    Scymninae au revers d’une feuille de chêne à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Quelle drôle de toison !

    Quand on ne sait pas ce que c’est, c’est une cochenille. Cette larve qui porte une abondante toison de cire sur le dos échappe à la règle. Elle ressemble fort à une cochenille, mais elle se déplace bien trop vite : c’est en fait un prédateur des cochenilles, une larve de coccinelle de la sous-famille des Scymninae.

    Celle-ci est d’ailleurs peut-être une larve de Scymus.

    Scymnus sp. – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les Scymnus sont des coccinelles de très petite taille. J’ai observé celle-ci sur un pied de patate douce d’ornement dans une jardinière fleurie.

    Salade australienne

    Plusieurs espèces de coccinelles sont utilisées en lutte biologique pour contrôler les cochenilles. La plus connue est Cryptolaemus montrouzieri. Originaire d’Australie, cette Scymninae est utilisée en serres pour protéger les cultures d’orchidées, mais aussi les agrumes, concombres, melons, aubergines, et diverses plantes vertes d’origine tropicale. En extérieur, elle peut s’attaquer aux cochenilles farineuses des hortensias, tilleuls, houx, marronniers… Cette espèce s’est acclimatée sur la Côte d’Azur, et sans doute ailleurs en France.

    Cochenille australienne © CACP – Gilles Carcassès

    Cette grosse espèce de cochenille a fait le tour du Monde. La cochenille australienne (Icerya purchasi) a débarqué en Californie en 1868, où elle a fait de gros dégâts dans les vergers d’agrumes. Elle est maintenant cosmopolite et régulée par Rodolia cardinalis (Coccidulinae), une autre coccinelle australienne, qui a été introduite et acclimatée avec succès à mesure des pullulations de ce ravageur : 1887 en Californie, 1912 à Menton, 1999 au Jardins des Plantes à Paris pour soigner des tamaris et des citronniers épineux infestés.

    Retrouvez notre article sur d’autres mangeuses de cochenilles


mardi 22 août 2017

  • La roquette vivace
    Diplotaxis tenuifolia – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Vous l’avez sans doute déjà remarquée, cette plante basse à fleurs jaunes. Lorsqu’on froisse ses feuilles, elle dégage une forte odeur de roquette. Normal, c’est la roquette vivace. Cette plante est sans doute une méditerranéenne très anciennement introduite en Ile-de-France. On la rencontre aux bords des chemins, sur les talus, dans les vignes, les décombres. Elle semble affectionner particulièrement le pied des murs.

    Délicieuse en salade

    On peut consommer crues ses jeunes feuilles qui ont un goût semblable à celui de la roquette annuelle cultivée (Eruca vesicaria subsp. sativa), en plus piquant. Ses graines peuvent être employées pour confectionner des cataplasmes, comme celles de la moutarde. Elle a aussi la réputation d’être excitante, voire aphrodisiaque. Mais il faut la consommer avec modération car elle contient des principes toxiques à haute dose.

    Les deux Diplotaxis de la flore d’Ile-de-France

    Son nom de genre signifie « double rang », indiquant la manière dont sont rangées les graines dans le fruit (la silique).
    Les botanistes s’aviseront de ne pas confondre cette espèce vivace, commune, avec la très rare roquette des murailles (Diplotaxis muralis), bisannuelle, qui lui ressemble beaucoup. Un des critères de distinction est la longueur du pédicelle du fruit, nettement plus court que le fruit pour Diplotaxis muralis.

    Diplotaxis tenuifolia – gare de Maisons-Laffitte © CACP – Gilles Carcassès

    Je serais bien allé voir de plus près ce Diplotaxis accroché à une muraille, pour satisfaire ma curiosité de botaniste, mais j’ai renoncé à franchir la voie ferrée qui me séparait d’elle. L’aspect de ses tiges feuillées fait cependant pencher nettement en faveur de l’espèce commune.


lundi 21 août 2017

vendredi 18 août 2017

  • Trois balsamines asiatiques
    Impatiens balfouri © CACP – Gilles Carcassès

    La balsamine de Balfour est souvent cultivée dans les jardins. Elle amuse les enfants qui font éclater ses fruits ventrus en les pressant entre leurs doigts. On rencontre parfois cette plante annuelle aux abords des maisons, échappée des jardins. D’origine asiatique, elle a été introduite en France au jardin botanique de Montpellier en 1901 et s’est rapidement naturalisée.

     

    La balsamine à petites fleurs, Impatiens parviflora,  est aussi une espèce asiatique naturalisée. Elle forme de grands tapis dans les parties fraîches des forêts où elle peut entrer en concurrence avec une autre espèce de balsamine à fleurs jaunes, Impatiens noli-tangere, indigène celle-ci, mais présente en Ile-de-France uniquement dans la vallée de l’Epte.

    Impatiens parviflora – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Une très grande espèce, qui peut atteindre deux mètres de haut, possède un caractère invasif affirmé, c’est la balsamine de l’Himalaya, Impatiens glandulifera.

    Impatiens glandulifera © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sont les Anglais qui ont introduit cette espèce en Europe, en 1839 au jardin botanique de Kew. Elle a depuis colonisé de nombreux milieux naturels humides, surtout en montagne. Elle est présente ça et là en Ile-de-France, au bord des rivières. Très attractive pour les insectes pollinisateurs, elle les détourne  des plantes indigènes. Elle peut ainsi affecter, lorsqu’elle est abondante, le succès de la reproduction de certaines espèces végétales. Elle aggrave les phénomènes d’érosion des berges des cours d’eau qui se trouvent dégarnies l’hiver quand sa végétation luxuriante a disparu.

    Retrouvez les fiches sur les Impatiens dans l’excellente base d’informations du GTIBMA (Groupe de Travail national Invasions Biologiques en Milieu Aquatique, coordonné par l’Agence Française pour la Biodiversité et l’UICN France).


jeudi 17 août 2017

  • Le sauvetage de l’aeschne

    Sans doute à la poursuite d’une proie, elle est entrée dans ma véranda, et voilà qu’elle ne sait pas retrouver la sortie ! Pourtant la porte est grande ouverte, mais elle s’obstine à se cogner bruyamment contre la toiture translucide. Il faut faire quelque chose…

    Aeshna cyanea, l’aeschne bleue © CACP – Gilles Carcassès

    Je me suis rappelé l’attirance qu’ont les odonates pour les perchoirs, alors je lui ai tendu le premier outil de jardinage que j’avais sous la main. Elle s’est posée dessus et j’ai pu la transférer tout en douceur jusqu’au jardin.

    Le voyage dans la véranda © CACP – Gilles Carcassès

    Le temps de reprendre des forces avant de s’envoler, cette belle aeschne bleue femelle m’a laissé faire quelques photos. Pratique d’avoir toujours l’appareil autour du cou !

    L’arrivée dans le jardin © CACP – Gilles Carcassès
    Au revoir ma belle ! © CACP – Gilles Carcassès

    Et merci pour la rencontre…


mercredi 16 août 2017

  • Inventaire botanique à Maurecourt : la forêt
    Lonicera periclymenum – Maurecourt © CACP – Gilles Carcassès

    Après la friche en bord d’Oise, la forêt. Nous voilà en exploration sur la butte boisée de la commune de Maurecourt. Le chèvrefeuille des bois, aux fleurs délicieusement parfumées, nous accueille.

    Carex pendula © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord du chemin forestier, nous rencontrons plusieurs espèces de carex, dont le géant Carex pendula aux longs épis pendants…

    Carex remota © CACP – Gilles Carcassès

    et le tout petit Carex remota, la laiche aux épis espacés.

    Vaccinium myrtillus © CACP – Gilles Carcassès

    Quel est cet arbrisseau qui couvre le sol sous une trouée de lumière ?

    Fruit de Vaccinium myrtillus © CACP – Gilles Carcassès

    Eh oui, c’est bien une myrtille ! L’espèce est désormais rare en Ile-de-France, concentrée dans quelques stations du Val d’Oise, alors qu’elle était autrefois commune. Les hivers trop doux ne lui conviennent pas. J’ai compté quatre baies sur cette station de 30 mètres carrés. Je les ai laissées pour les blaireaux.

    Vespa crabro © CACP – Gilles Carcassès

    En revenant près de la route, un gros insecte m’est lourdement tombé dessus. C’est un frelon européen et le pauvre n’a pas l’air dans son assiette : il s’est fait becqueter une aile. Peut-être une attaque manquée du faucon hobereau ?


lundi 14 août 2017

  • Drôle de drile
    Larve de Drilus flavescens © CACP – Gilles Carcassès

    Une larve très véloce

    Quelle est donc cette larve avec ces curieuses protubérances hérissées de poils raides ? Très active, elle a le comportement d’un prédateur à la recherche de sa proie, inspectant tous les recoins.

    Il s’agit de la larve du drile, et les escargots ne trouvent pas ça drôle. Car cet insecte consomme des mollusques.

    J’avais trouvé un mâle adulte il y a quelque temps à Osny.

    Drilus flavescens mâle – Osny © Gilles Carcassès

    Magnifiques antennes

    Le drile mâle est reconnaissable à ses antennes pectinées qui lui permettent de repérer à l’odeur la femelle de son espèce. Celle-ci n’est pas facile à trouver car elle se tient au sol dans les herbes. Egalement malacophage, elle est dépourvue d’ailes et d’élytres et ressemble plus à un ver dodu de 3 centimètres de long qu’à un coléoptère ! Cette étrange beauté manque encore à ma collection de photos. Si vous en voyez une cachée dans une coquille d’escargot, dites-lui de me faire signe.

    Retrouvez notre article :

    Escargots au menu


vendredi 11 août 2017

  • Pyrale du buis : l’envol des papillons

    Ils résistent encore à l’envahisseur

    Un petit coucou aux amis des Hauts-de-France encore épargnés par la pyrale du buis. Voilà à quoi ils peuvent s’attendre !

    Buis ravagé par la pyrale – Plaisir © CACP – Gilles Carcassès
    Cydalima perspectalis © CACP – Gilles Carcassès

    En touchant l’arbuste je fais décoller de nombreux papillons. Ce sont les adultes de la deuxième génération de l’année, la première émergeant en avril-mai.

    Un papillon tout neuf mais mal en point

    Celui-ci, pas très vif, se pose à hauteur de mes yeux et se laisse approcher de tout près. J’en profite pour le photographier sous tous les angles.

    Un trou sur le côté © CACP – Gilles Carcassès

    En fait, il est mal en point et son abdomen présente un trou sur le côté. Que s’est-il passé ? Un accident ? Une maladie ? Serait-ce le trou de sortie d’un parasite ? Si oui, ce serait plutôt une bonne nouvelle… pour les buis.


jeudi 10 août 2017

  • L’année des méduses
    Dans le bassin dédié au ski nautique – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    A l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, des skieurs nautiques ont fait une bien curieuse rencontre : dans le grand virage, près des poteaux, ils ont aperçu des méduses ! Cela mérite bien une exploration ; me voilà parti en bateau, armé d’un gros bocal, à la recherche des méduses. A l’endroit indiqué, effectivement, j’en ai vu deux, flottant près de la surface. Grosses comme des pièces d’un euro, elles ont bien voulu rentrer dans mon bocal d’observation.

    Craspedacusta sowerbii © CACP – Gilles Carcassès

    Sur cette vue agrandie, certains tentacules apparaissent légèrement granuleux, c’est là un critère de détermination de l’espèce Craspedacusta sowerbii. Cette méduse d’eau douce qui ne dépasse pas les 2 centimètres d’envergure consomme des rotifères et des daphnies. Les plus grosses pèsent 4 grammes et contiennent 99% d’eau.

    Une espèce sans danger pour l’homme

    Cette méduse est-elle urticante ? Sylvain en a courageusement saisi une à la main : test négatif ! En fait, si elles sont bien dotées de cellules capables d’immobiliser leurs proies microscopiques, elles ne piquent pas la peau humaine. Rien à voir donc avec les grosses espèces marines responsables de brûlures et de démangaisons !

    Méduse d’eau douce en vue rapprochée © CACP – Gilles Carcassès

    Elle apprécie les eaux de bonne qualité

    C’est une espèce des eaux claires, au ph neutre et sans traces de pollutions. Sa présence est donc plutôt rassurante quant à la qualité des eaux de l’Ile de loisirs.

    Méduses d’eau douce – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Avec un fond bleu (une chaise de bar !), cela fait plus cinématographique.

    Ces méduses ne sont visibles qu’en été. Quand la température de l’eau est plus froide, ce sont de minuscules polypes fixés au fond de l’eau.

    Source : La méduse d’eau douce par le site DORIS

    méduses Cergy 07 08 2017

mercredi 9 août 2017

  • Au pied du mur

    Une même espèce, deux couleurs

    Périlla de Nankin pourpre, et vert © CACP – Gilles Carcassès

    Au fond d’une courette de la dalle Grand centre à Cergy, j’ai découvert ces deux plantes jumelles blotties contre un mur. Elles ont germé dans une étroite fissure. Je reconnais la plante pourpre : dans les massifs fleuris, les jardiniers l’emploient sous le nom de périlla de Nankin. De son vrai nom Perilla frutescens crispa purpurea, cette plante n’est autre que le shiso, un aromate asiatique aux vertus antiseptiques et antiallergiques. Son goût épicé et anisé fait merveille pour assaisonner les poissons, les coquillages et les légumes dans la cuisine japonaise. L’autre est la variété verte de la même plante.

    Comment sont-elles arrivées là ? Indice : ces périllas partagent leur fissure avec deux pieds de tomates.

    Perille de Nankin – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    A quelques mètres de là, une petite plate-bande vide a pu servir de mini potager occasionnel à un habitant du coin. Notre végétation de pied de mur serait-elle la descendance de ces hypothétiques cultures ?


mardi 8 août 2017

  • Coccinelle sur canapé
    Sauge sclarée – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Une coccinelle bien mal en point

    Sur une feuille de sauge sclarée dans une jardinière dominant la rue de la gare à Cergy, j’ai repéré une coccinelle étonnamment immobile (à droite dans la photo ci-dessus).

    Coccinelle asiatique © CACP – Gilles Carcassès

    A ses motifs, je reconnais Harmonia axyridis, la coccinelle asiatique, dans sa forme à quatre points rouges.

    Cocon de parasitoïde sous la coccinelle © CACP – Gilles Carcassès

    Une histoire de zombie

    Un regard sur le côté me donne l’explication de cette immobilité : elle est victime d’un parasitoïde (1). Voici la reconstitution de cette attaque.

    Un parasitoïde femelle de l’espèce Dinocampus coccinellae pond dans le cou de la coccinelle. La larve se développe dans son corps, en consommant ses réserves de graisse. En fin de croissance, elle sort de son hôte puis tisse un cocon entre ses pattes pour se nymphoser.

    Mais pourquoi la coccinelle ne consomme-t-elle pas la larve quand elle quitte son corps ? L’explication est étonnante : lorsqu’elle pond, la micro-guêpe inoculerait un virus spécifique capable de proliférer dans le cerveau de la coccinelle et de modifier son comportement ! Il a été rapporté des cas de guérison spontanée de cette attaque virale (et de cet amaigrissement forcé) après l’émergence du parasitoïde ! Mais la plupart des coccinelles ainsi parasitées ne s’en remettent pas.

    En élevage

    Il ne me reste plus qu’à placer ma découverte dans un bocal pour vérifier l’identité du parasite.

    Quelques semaines auront suffi à satisfaire ma curiosité. Un hyménoptère ailé est sorti du cocon. Il s’agit bien de Dinocampus coccinellae, de la famille des Braconidae. C’est une femelle, reconnaissable à son ovipositeur à l’extrémité de l’abdomen.

    Dinocampus coccinellae femelle – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Aujourd’hui, pas de miracles, malgré tous mes efforts, je n’ai pas pu ressusciter ma coccinelle.

    (1) Un parasitoïde est un parasite qui tue son hôte.

    Retrouvez nos meilleures histoires de parasitoïdes :

    Des pucerons avec des couvercles !

    Charmeuse de serpents

    Scène de crime dans la véranda

    Joli cocon

    Mais que fait-elle sur ce laiteron ?

    Bien fait pour la punaise

    Coucou, le praon est sorti !

    Une chenille bien fatiguée

    Une nouvelle chaine alimentaire est née


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