Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



mercredi 26 janvier 2022

  • Un arbuste tout rose

    Euonymus europaeus, de son nom scientifique officiel, est un arbuste ou un petit arbre très commun de la famille des CELASTRACEAE, atteignant 5 mètres de hauteur en moyenne, adepte des sous-bois et lisières de la plupart de nos boisements.

    Euonymus europaeus – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    Ce bel arbuste, si particulier par la couleur très marquée de ses capsules roses, est connu en France sous le nom de fusain d’Europe. Aux adeptes d’arts et de tableaux ce nom devrait surement évoquer ce petit bâton noir utilisé pour certains dessins. C’est en effet une branche de fusain (parfois de saule) carbonisée qui sert alors de crayon.

    Ce fusain est également appelé bonnet d’évêque à cause de la forme des capsules.

    Une fois les capsules mures, elles libèrent des fruits orange consommés par les oiseaux.

    Euonymus europaeus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Le fusain est aussi un grand classique des jardins, en effet les versions panachées horticoles ornent de nombreux parcs et sont très utilisées pour composer des haies.

    Euonymus europaeus – CACP ©

    On peut également noter que malgré sa croissance rapide cet arbuste ne vit pas très longtemps, 20 à 30 ans en moyenne.

    Sources :

    Tela Botanica

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres arbustes et arbres de milieux forestiers :

    Houx houx, c’est moi !

    La viorne lantane


lundi 24 janvier 2022

  • Comptage Wetlands 2022
    Grand cormoran en vol – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Cette année, pour le comptage du Wetlands (comptage annuel des oiseaux d’eau de l’île de loisirs) le soleil était au rendez-vous. Les équipes de la LPO-idf et de la CACP ont parcouru les différents plan d’eau à l’aide de jumelles, de longues-vues et d’appareils photos à téléobjectifs. Et malgré des étangs désespérément vides (les effectifs sont en net déclin ces dernières années), quelques bonnes surprises ont égayé la journée.

    Les habitués

    Les canards colverts, foulques macroules, gallinules poules d’eau ou cygnes tuberculés, bien que peu nombreux sont toujours présents sur les étangs.

    Cygne tuberculé – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Et ils on bien voulu se prêter à l’essayage du nouvel objectif comme modèles.

    Canards colverts – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les voyageurs

    Les mouettes rieuses sont toujours nombreuses sur l’eau ou sur les câbles des attractions nautiques. Aussi nous jouons à notre jeu préféré : chercher les bagues ! On en trouve deux, une jaune et une bleue. Les mouettes sont loin, installées sur le téléski c’est impossible de lire les codes sur les photos. Heureusement la longue-vue a un zoom plus puissant. Ce sont deux polonaises, mais pas les mêmes que celles vues dans le parc François Mitterrand !

    Mouette rieuse à la bague jaune – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le gros objectif du Wetland sur l’île de loisirs de Cergy est le comptage du dortoir des grands cormorans à la fin de la journée. A la tombée de la nuit ils se regroupent sur l’île en face de la zone de baignade. Si les années précédentes les chiffres étaient décevants, cette année les effectifs ont retrouvé leurs valeurs habituelles. Pas moins de 154 individus dénombrés ce soir-là !

    Combien de cormorans sur cette image ? – Cergy © CACP – Emilie Périé

    La bonne surprise

    Un seul fuligule morillon, deux canards chipeaux, trois grèbes huppés, quatre hérons cendrés, mais… Trois grèbes jougris ! C’est une espèce très rare en Île-de-France. L’an dernier un seul individu a été signalé dans la base de donnée régionale, en Seine-et-Marne et à l’échelle nationale lors du comptage 2021 seuls 13 individus ont été notés. Depuis 10 jours les ornithologues et photographes défilent à l’île de loisirs pour voir ces superbes oiseaux.

    Grèbes jougris – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Et toujours, pour nous tenir compagnie, l’ami rougegorge.

    Rougegorge familier – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    Le Wetlands expliqué par la LPO

    Télécharger les résultats des années précédentes

    Retrouvez nos comptages précédents :

    Comptage 2021

    Comptage 2020


vendredi 21 janvier 2022

  • Eloge au roi des plantes grimpantes

    Vous connaissez tous cette fabuleuse plante de la famille des ARALIACEAE que l’on surnomme à tort « bourreau des arbres ». Elle s’adapte à tous les milieux, qu’elle soit à l’ombre comme en plein soleil, grimpe sur toutes les surfaces possibles, peut vivre plus de 400 ans et est littéralement indispensable à la biodiversité.

    Hedera helix – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Et oui, il s’agit bien sûr du lierre grimpant.

    Hedera helix, de son nom scientifique, est un véritable refuge pour la biodiversité et également un sacré garde-manger. En effet son épais feuillage abrite une riche population d’insectes et d’autres types de petites bêtes, comme des araignées par exemple.

    Gonocerus acuteangulatus – Vauréal © CACP – Léo Micouin

    L’abondante floraison du lierre est capitale pour de nombreux insectes pollinisateurs. En raison de sa tardiveté, c’est une des dernières floraisons avant l’hiver. Elle rassemble donc un ensemble d’espèces très variées venues chercher les dernières gouttes de nectar disponibles. Chaque année c’est un véritable buffet à volonté pour tout le monde !

    Xylocopa – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Même une fois la floraison aboutie, la festin ne prend pas fin. En effet, les fruits régalent également nos chers amis à plumes frugivores tels que le merle noir par exemple.

    Turdus merula – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Quant à son interaction avec les arbres sur lesquels il pousse, elle a fait l’objet de bien des mythes pour la plupart infondés. Pour bien comprendre il est nécessaire de rappeler que le lierre, à la différence du gui par exemple, n’est pas une plante parasite. Il possède ses propres racines qui captent les nutriments dans le sol et non pas dans l’arbre lui même. Les crampons qu’il développe lui serve à tenir contre l’arbre mais ne pénètrent pas l’écorce.

    Le lierre et son support n’entretiennent pas de relations toxiques, c’est même plutôt le contraire, le lierre peut avoir un effet bouclier protecteur. Un cas est à noter, c’est lorsque l’arbre support est déjà abîmé (malade, sec, accidenté). Auquel cas le poids supplémentaire du lierre peut entrainer une chute prématurée de l’arbre (phénomène parfaitement naturel en forêt qui peut effectivement causer des désagréments dans nos milieux anthropisés).

    Branches d’Hedera helix – CACP © – Gilles Carcassès

    Autre aspect important : le lierre grimpant, Hedera helix, ne fleurit et fructifie que lorsque qu’il grimpe sur un support. S’il est maintenu rampant ou trop bas par des coupes fréquentes il ne pourra pas fleurir et ne sera donc d’aucun secours pour les pollinisateurs affamés.

    Aussi nous vous invitons à porter sur le lierre un regard bienveillant et à ne pas tenter de l’arracher des troncs des arbres en forêt comme nous avons déjà pu malheureusement l’observer (dans le parc de Grouchy par exemple). Et même, pourquoi ne pas inviter cette jolie plante à embellir nos jardins ?

    Hedera helix – CACP © – Gilles Carcassès

    Source :

    Flore d’Ile de France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres plantes grimpantes :

    La pomerasse

    Vignes vierges

    Le houblon

    Le petit monde des bryones


mercredi 19 janvier 2022

  • Les moineaux de Cergy-le-Haut

    Ce matin en me rendant à la gare de Cergy-le-Haut, j’ai remarqué que l’on m’observait depuis les grandes poutres de béton du plafond. Mais qui était-ce ?

    Le voyez-vous ? – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Je dégaine alors mon appareil photo et hop ! C’est dans la boite !

    Passer domesticus mâle – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Avec cette petite boule de plumes à la calotte grise et la cravate noire il n’y pas de doute possible, nous avons bien affaire à Passer domesticus, le moineau domestique (mâle). Ils sont présents en nombre dans la gare. Mâles et femelles pioupioutent toute la journée et on les entend un peu partout le long des quais. Ceux-ci ont l’air de particulièrement apprécier se percher sur le bords des tuyaux qui traversent les poutres. Peut-être y nichent-ils même au printemps ?

    Passer domesticus femelle à gauche et mâle à droite – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    On les retrouve également à l’entrée côté gare routière sur les arbustes où ils se rassemblent en nombres, plusieurs dizaines parfois.

    Streptopelia decaocto, la tourterelle turque – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Pour les plus curieux, vous pourriez également observer d’autres genres d’oiseaux comme cette belle tourterelle turque.

    Source :

    Les guides Delachaux : Le guide ornitho par L. Svensson, K. Mullarney et D. Zetterström

    Retrouvez ici d’autres passereaux :

    Le pinson des arbres

    Le merle noir

    La bergeronnette des ruisseaux

    La mésange charbonnière


lundi 17 janvier 2022

  • Le cresson des fontaines

    Nasturtium officinale est une plante vivace de la famille des BRASSICACEAE assez commune de berges des petits cours d’eau, marécages, étangs…

    Nasturtium officinale – Osny © CACP – Matthieu Delagnes

    Elle fleurit blanc de mai à septembre, est comprise entre 10 et 60 centimètres de haut et peut avoir un étalement très variable. En effet le cresson des fontaines produit ce que l’on appelle des « stolons », ce sont de longues tiges partant du pied mère qui vont s’enraciner plus loin, créant ainsi de nouveaux pieds et permettant un développement presque infini de la plante.

    Sources :

    Tela Botanica, La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres plantes de berges :

    Une plante scorpion ?

    La Chlore perfoliée

    L’épilobe hérissé

    La grande prêle


vendredi 14 janvier 2022

  • Le champignon allume-feu

    Vous rappelez-vous du village des Schtroumpfs ? Ces fameux petits êtres bleus se servent des champignons comme habitations. Et bien notre champignon du jour, nous humains, nous nous en servons dans la chapellerie et pour d’autres articles d’habillement et même en tant que cube allume-feu !

    Fomes fomentarius – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Le polypore amadouvier, ou tout simplement amadouvier, est un champignon la plupart du temps assez imposant de la famille des POLYPORACEAE. On le retrouve toute l’année sur les feuillus vivants, notamment les hêtres et les bouleaux, comme sur les arbres morts encore debout ou tombés. Selon l’arbre hôte, le champignon peut prendre plusieurs formes distinctes, attention aux confusions !

    Fomes fomentarius – Osny © CACP – Emilie Périé

    Les différents usages

    Officiellement ce champignon est comestible mais sans intérêts gustatifs. On l’utilisait autrefois, pour son fort pouvoir calorifique, comme allume feu. On peut également ajouter que les plus gros spécimens sont utilisés pour fabriquer des chapeaux.

    Intérieur de Fomes fomentarius – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Le grand guide Larousse des champignons

    MycoDB

    Retrouvez ici d’autres champignons du bois :

    Le champignon mielleux

    Les beautés cachées du polypore soufré

    Plusieurs champignons pour un même tronc

    Les deux oreilles


mercredi 12 janvier 2022

  • La grande toque du chef

    Aujourd’hui le chef vous propose un plat bien spécial : sa propre toque !

    Scutellaria galericulata – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    La grande toque, la scutellaire à casque, la tertianaire ou encore l’herbe judaïque, voici les nombreux noms de cette jolie petite LAMIACEAE. C’est une vivace qui affectionne les milieux hygrophiles, tourbeux comme les mégaphorbiaies, les fossés, les noues, en bref plus elle a les pieds dans l’eau mieux c’est.

    Scuttelaria galericulata – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Elle ne dépasse en général pas les 50 centimètres. De juin à juillet elle fleurit bleu violacé en corolles à tube courbés de 10 à 18 millimètres. Ses feuilles pubescentes, comme le reste de la plante, sont à dents peu profondes et sont opposées décussées, comme toutes les LAMIACEAE.

    Sources :

    Tela Botanica

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres LAMIACEAE :

    Lamier jaune

    Les menthes

    Epions l’épiaire

    Bugles


lundi 10 janvier 2022

  • La pomerasse

    Bien vu Phelipanche et Juliet, il s’agissait bien d’un fruit d’aristoloche clématite, aussi appelée la pomerasse.

    Voilà bien une plante qui pourrait sortir tout droit d’un milieu tropical ou bien venir des bords de la méditerranée. Avec des fleurs pareilles, en forme de saxophone, on l’imagine facilement pousser dans les tréfonds de la jungle amazonienne ! Pourtant, elle est bien indigène de la région.

    Aristolochia clematitis © CACP – Gilles Carcassès

    L’aristoloche clématite, de son nom plus commun, est une plante vivace grimpante de la famille des ARISTOLOCHIACEAE. Elle fleurit jaune de mai à septembre et possède des feuilles alternes cordiformes, l’intégralité de la plante est glabre. Cette plante a tendance à apprécier les milieux humides comme les ourlets de rivières, les friches humides, les alluvions …

    Fruit d’Aristolochia clematitis © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Tela Botanica

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres plantes grimpantes :

    Le houblon

    Le petit monde des bryones

    Vignes vierges


vendredi 7 janvier 2022

mercredi 5 janvier 2022

  • Le rendez-vous annuel des migratrices

    Comme tous les hivers nous parcourons régulièrement les abords des bassins du parc François Mitterrand pour observer les mouettes rieuses. Le défi ? Trouver une mouette baguée qui pourrait nous indiquer d’où arrive le groupe.

    Après plusieurs sorties infructueuses, une étincelle dans les jumelles m’indique que l’une d’elles a du métal à une patte. Bingo !

    Bague métallique à la patte d’une mouette rieuse – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les mouettes sont très agitées, un passant leur lance des frittes (on ne le répétera jamais assez : cela est très mauvais pour leur santé !), la bague n’est pas plus lisible que cela. Heureusement, cette mouette est bien équipée, et un moment d’accalmie permet de lire sa deuxième bague.

    Bague colorée à la patte d’une mouette rieuse – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Grâce au site European Colour-ring Birding nous apprenons qu’il s’agit d’une bague polonaise. Ni une ni deux nous écrivons au Muséum de Pologne pour leur communiquer la découverte de la mouette (ce qui leur permet d’étudier les trajets migratoires de l’espèce) et pour leur en demander un peu plus sur l’histoire de celle-ci. La réponse ne se fait pas attendre : cette mouette a été baguée en juillet 2021 sur la même plage que sa compatriote que nous avions rencontrée l’an dernier. Décidemment, Świnoujście-Cergy est un trajet reconnu chez les mouettes rieuses.


lundi 3 janvier 2022

  • Cergy-Pontoise, grand angle
    Plaine céréalière du Val de Glatigny – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Pour démarrer cette nouvelle année, changeons d’échelle. Nous qui avons l’habitude de vous montrer la vie en petit, le détail, l’invisible, nous vous proposons aujourd’hui un plan large de Cergy-Pontoise. Profitons des paysages et des milieux qui font notre territoire.

    Voici un extrait (non exhaustif!) des points de vue que l’on peut avoir à Cergy-Pontoise.

    Verger du bassin des cochevis – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Dans le verger et la prairie fleurie du bassin des cochevis on retrouve le tarier pâtre et l’anthyllide vulnéraire par exemple.

    L’île astronomique des étangs de Cergy © CACP – Emilie Périé

    Sur cet îlot préservé à l’aplomb du pont rouge on peut entendre la grive musicienne et trouver le rare cynoglosse officinale.

    Le chemin de Triel – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Le long du chemin de Triel on peut entendre l’alouette des champs en journée et la chouette chevêche la nuit.

    Le ru de Liesse – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Le long du ru de Liesse après le bassin Blanche de Castille on peut observer la floraison des violettes odorantes et la nidification des mésanges à longue queue.

    La chaussée Jules César – Osny © CACP – Emilie Périé

    Dans les champs de colza aux bords de la chaussée Jules César on peut avoir la chance de croiser le faisan de Colchide ou le chevreuil.

    La mare des Larris – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    En flânant autour de la mare des Larris on peut espérer croiser le martin pêcheur, et plus tard dans la soirée quelques pipistrelles communes.

    Le bois de Cergy sous la neige © CACP – Emilie Périé

    Une promenade dans le bois de Cergy peut donner la chance de rencontrer le pic épeiche ou l’inule conyze.

    Le bassin du petit Albi – Osny © CACP – Emilie Périé

    Au bassin du petit Albi on observe la petite nymphe à corps de feu et le grand cormoran.

    Les bassins de rétention de l’université – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Dans les bassins de rétention des eaux pluviales en face de l’université pousse l’orchis bouc et vole le demi-deuil.

    Les étangs de Cergy © CACP – Emilie Périé

    Au petit matin, sur les abords encore givrés de l’île de loisirs le héron cendré se réchauffe sur la pyramide et quelques lapins téméraires se promènent dans l’herbe.

    L’année 2022 sera-t-elle dédiée à la promenade ?


vendredi 31 décembre 2021

  • Bonne année !
    Rougegorge familier – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Toute l’équipe de la transition écologique de Cergy-Pontoise se joint à ce magnifique rougegorge pour vous souhaiter une très belle année 2022, remplie, bien entendu, de superbes observations naturalistes.


mercredi 29 décembre 2021

  • Une ortie de Noël
    Dasineura urticae, sur Urtica dioica © CACP – Emilie Périé

    Dans le bois de Cergy certains pieds de grande ortie ont l’air de s’être parés de décorations de Noël. Les nervures des feuilles sont couvertes de boules blanches : des galles.

    Il n’est pas toujours aisé de déterminer par qui sont causées les galles des végétaux. Mais dans le cas présent on peut émettre une hypothèse assez plausible. Assez peu de galles sont référencées pour l’ortie et la plus connue est décrite comme provocant des excroissances blanches dans les nervures et les pétioles des feuilles et brunissant en vieillissant. A priori, nous avons bien affaire à Dasineura urticae, une petite mouche de la famille des Cecidomyiidae.

    Pour en découvrir plus sur les galles de Cecidomyiidae :

    L’intervention de Gilles aux rencontres naturalistes 2019


lundi 27 décembre 2021

  • Une plante qui sent !

    Additionnez des longues feuilles dressées en forme de glaive qui sentent mauvais lorsqu’elles sont coupées à des belles fleurs violettes en été et des grappes de fruits rouge/orange à l’automne, le tout sur une plante des milieux boisés et l’on obtient notre espèce du jour, j’ai cité : l’iris fétide.

    Iris fœtidissima – Cergy © CACP – Emilie Périé

    C’est une espèce indigène en Ile-de-France assez proche de sa cousine hybride qui orne nos jardins, l’iris d’Allemagne. Cet iris fétide a été repéré dans le bois de Cergy, sur la butte à Juju. Le genre « Iris » donne son nom à la famille dans laquelle il est classé les IRIDACEAE.

    Iris foetidissima – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Cet iris apprécie les situations semi-ombragées où il est encore en capacité de fleurir, on le retrouve également à l’ombre complète mais il devient alors non florifère.

    Sources :

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres plantes à grappes de fruits rouges :

    Les deux arums

    Houx houx, c’est moi !

    Un arbuste étonnant

    Aspergé !


vendredi 24 décembre 2021

  • Joyeuses fêtes 2021
    Capreolus capreolus, le chevreuil – Osny © CACP – Emilie Périé

    Tout comme le renne, la star du mois de décembre même si on ne le trouve pas du tout dans nos contrées bien trop chaudes, le chevreuil est un mammifère de la famille des cervidés. C’est un herbivore qui a su s’adapter aux paysages anthropisés et que l’on rencontre dans un peu tous les types de milieux : en forêt, dans les champs ou comme ici en début de printemps aux abords d’un bassin de rétention des eaux pluviales.

    Ce brocart (mâle du chevreuil) ne tire pas de traineau mais il m’offre l’occasion de vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année !


mercredi 22 décembre 2021

  • Les coulisses du blog 2021

    Décembre, il est l’heure de notre rendez-vous annuel pour vous donner des nouvelles de l’équipe, qui a d’ailleurs changé de nom : nous sommes maintenant la Direction de projets Transition écologique !

    La mascotte du bureau © CACP

    Un petit nouveau a rejoint les rangs des auteurs du blog. Vous avez sans doute déjà vu passer son nom dans plusieurs articles, il s’agit de Matthieu. Actuellement en BTS Gestion et Protection de la Nature, Matthieu est apprenti au sein de la direction depuis septembre et pour deux ans, et il a déjà bien pris le rythme.

    Matthieu en plein inventaire des plantes de l’île astronomique © CACP – Emilie Périé

    Malgré la mise en route d’un nouveau blog, Nature Yvelines, Gilles profite des occasions qui lui sont données pour parcourir les terres cergypontaines et nous offrir de belles découvertes.

    Cette année encore la Direction a accueilli deux stagiaires, Narimane et Loline, qui ont pu nous accompagner sur le terrain au printemps et à l’été.

    Face au public

    Bien que le contexte sanitaire soit resté quelque peu tendu, l’année a été riche en animations et sorties avec vous.

    Matthieu en animation © Ville de Cergy

    Vous avez pu entre autres choses, découvrir les propriétés collantes de la feuille du picris (Helminthotheca hieracioides)

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    Emilie en animation © Ville de Cerg

    … Ou celles apaisantes des trois espèces de plantains les plus communes (Plantago major, Plantago coronopus, Plantago lanceolata)

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    Sortie LPO © CACP – Emilie Périé

    Nous vous avons guidés de nuit, à pied ou en vélo, à la recherche des chauves-souris et des rapaces nocturnes.

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    Emilie au congrès UICN © ARB-idf

    Et même jusqu’à Marseille, lors du Congrès Mondial de la Nature organisé par l’UICN, où nous avons présenté les actions et le patrimoine de Cergy-Pontoise.

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    En solo

    De notre côté nous avons poursuivi les inventaires et relevés de terrain tout au long de l’année. Ce qui nous a amené à …

    … escalader quelques structures pour installer les enregistreurs à hauteur de vol de chauves-souris.

    Matthieu installant le matériel pour VigiChiro © CACP – Emilie Périé

    … sillonner les étangs de Cergy en bateau (à la rame ou à moteur).

    Matthieu, pour l’inventaire de l’île astronomique © CACP – Emilie Périé

    … parcourir l’agglomération à pied ou à vélo (et aussi un peu en voiture).

    Pause « observation de bourdon » dans le trajet à vélo © CACP – Emilie Périé

    En solo mais pas seulement

    Fait amusant, de manière quasiment systématique, lorsque nous rentrions du terrain nous ramenions avec nous de toutes petites araignées. Comme celle-ci :

    Araignée d’environ 3 mm revenue du terrain © CACP – Emilie Périé

    Nous espérons que nos trouvailles et nos histoires auront su satisfaire votre curiosité naturaliste, et nous vous donnons rendez-vous dès vendredi pour la suite des aventures !

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lundi 20 décembre 2021

  • Les beaux oiseaux de 2021

    En 2019 le Suivi Temporel des Oiseaux Communs a fêté ses 30 ans. A cette occasion, la LPO a publié cette année une synthèse des données sur ces trente années, que nous vous invitons vivement à aller lire. Les tendances sont sans grandes surprises plutôt sur le déclin. Malgré tout, l’année 2021 a été propice à la prise de portraits de nos amis à plumes. Voici une galerie des plus belles images de l’année.

    Le grand cormoran © CACP – Emilie Périé

    Le grand cormoran, Phalacrocorax carbo, laissant admirer le reflet de son plumage nuptial à la sortie de l’hiver.

    Le héron cendré © CACP – Emilie Périé

    Le héron cendré, Ardea cinerea, prenant son envol à l’approche de naturalistes un peu trop curieux cet automne.

    Le faucon crécerelle mâle © CACP – Emilie Périé

    Le faucon crécerelle mâle, Falco tinnuculus, se préparant un bon repas de campagnol au courant de l’hiver.

    Le faucon crécerelle femelle © CACP – Emilie Périé

    Le faucon crécerelle femelle, Falco tinnunculus, en chasse au-dessus de la plaine de Linandes à la fin de l’automne.

    Le faucon hobereau © CACP – Emilie Périé

    Le faucon hobereau, Falco subbuteo, beaucoup moins fréquent, survolant l’île de loisirs au printemps.

    Le geai des chênes © CACP – Emilie Périé

    Le geai des chênes, Garrulus glandarius, en pleine construction de son nid ce printemps.

    La bergeronnette grise © CACP – Emilie Périé

    La bergeronnette grise, Motacilla alba, prise en plein chant au début du printemps.

    L’étourneau sansonnet © CACP – Emilie Périé

    L’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris, dans le verger de l’Axe Majeur au printemps.

    Le pic épeichette © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette, Dryobates minor, occupé à vider une gale de bédégar au printemps dernier.

    Le pinson du Nord © CACP – Emilie Périé

    Le pinson du Nord, Fringilla montifringilla, de passage pour l’hiver dans les plaines agricoles de Puiseux-Pontoise.

    L’hypolaïs polyglotte © CACP – Emilie Périé

    L’hypolaïs polyglotte, Hippolais polyglotta, cette grande chanteuse immortalisée au milieu d’une phrase pendant le printemps.

    Le pouillot véloce © CACP – Emilie Périé

    Le pouillot véloce, Phylloscopus collybita, faisant entendre son chant dans les hauteurs des branchages au cours du printemps.

    Le rougegorge familier © CACP – Emilie Périé

    Et bien sûr, le rougegorge familier, Erithacus rubicola, toujours actif et sonore même au début de l’hiver, ici à Maurecourt.

    Et si les oiseaux vous intéressent également en vrai et pas seulement en photo, voici une courte vidéo proposée par la LPO pour conseiller sur les bonnes pratiques concernant les mangeoires sur les balcons ou dans les jardins.


vendredi 17 décembre 2021

  • L’herbe aux chantres

    Imaginez un peu l’embarras dans lequel se serait retrouvé un chantre* complètement enroué ? Heureusement cela ne pouvait tout bonnement jamais arriver, car avec notre plante du jour, les maux de gorges n’étaient qu’histoire ancienne.

    Sisymbrium officinale – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le sisymbre officinal est petite BRASSICASSEAE annuelle ou bisannuelle à port dressé des friches, décombres, cultures, jachères… Sa floraison jaune de mai à septembre est assez reconnaissable par la taille très réduite de ses fleurs 3-4 millimètres maximum. Les feuilles basales sont profondément divisées en 3 à 5 segments, assez pubescentes comme le reste de la plante.

    Feuilles de Sisymbrium officinale – Cergy © CACP – Emilie Périé

    De nos jours cette plante est toujours utilisée contre l’enrouement, les bronchites et autres maux de gorges divers et variés…

    *Chantre : Personne qui assure les chants dans les offices religieux.

    Sources :

    Tela Botanica

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres BRASSICACEAE :

    La passerage drave

    La roquette vivace

    L’alliaire

    Aussi rare que blanc


mercredi 15 décembre 2021

  • Comme une pâquerette : l’aster lancéolé

    Clôturons notre série sur les astéracées à fleurs tubulées jaunes et ligulées blanches qui ressemblent à la pâquerette avec une plante un peu plus rare : l’aster lancéolé.

    Symphotrichum lanceolatum, l’aster lancéolé – Cergy © CACP – Emilie Périé

    C’est une américaine naturalisée dans la région, bien qu’encore assez rare, qui se plaît bien sur les rives de cours d’eau (ici l’Oise).

    Elle ressemble un peu à l’érigéron annuel que l’on a vu dans le dernier épisode de la série mais ses ligules sont moins nombreuses et plus larges, et l’aster est globalement moins poilu que l’érigéron.

    Quant à sa ressemblance avec la pâquerette, elle s’arrête au format du capitule. L’aster lancéolé a des feuilles, comme son nom l’indique, lancéolées contrairement aux feuilles arrondies de la pâquerette. Et il forme des petits buissons, ou des grosses touffes, allant jusqu’à 1,5 mètre de haut.

    Symphotrichum lanceolatum, l’aster lancéolé – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    FLORIF – comparateur de plante

    Retrouvez les épisodes précédents de la série :

    La pâquerette

    La marguerite

    La matricaire inodore

    La camomille

    La matricaire odorante

    Les érigérons


lundi 13 décembre 2021

  • As de pique
    Grive musicienne sur robinier pseudo-acacia © CACP – Emilie Périé

    Souvent perchée à la cyme d’un grand arbre, la grive musicienne chante à tue-tête une mélodie composée de motifs variables répétés trois fois. Comme son camarade le merle noir, également membre de la famille des Turdidés, c’est une chanteuse plutôt douée, et qu’on entend de loin au printemps, parfois même jusqu’à un kilomètre.

    Turdus philomelos, la grive musicienne © CACP – Emilie Périé

    Hors période de reproduction, quand elle ne chante pas, on peut différencier la grive musicienne à son plumage. Bien qu’un peu plus petite, elle ressemble beaucoup à la grive draine, une autre Turdidé que l’on peut rencontrer toute l’année sur notre territoire. En revanche, les taches ventrales de la grive draine sont bien rondes alors que celles de la grive musicienne sont en forme de fer de lance, ou d’as de pique selon l’imagination de chacun.

    Comme ses compères, la grive musicienne a un régime alimentaire opportuniste et varié. A la belle saison, en période de reproduction et de nourrissage elle consomme divers insectes et petits invertébrés. En hiver en revanche elle se rabat sur les baies, beaucoup plus disponibles. Vous pourrez la trouver dans les massifs de lierre, les houx, ou les boules de gui.

    Source :

    La grive musicienne, par Oiseaux.net

    Retrouvez dans ces articles d’autres oiseaux de la famille des Turdidés :

    La grive mauvis

    Le merle noir


vendredi 10 décembre 2021

  • Chic ! C’est Angélique !

    Plusieurs grandes et belles ombelles de fleurs blanches ou roses ? Une ou plusieurs tiges principales à tendance rouge virant au pourpre ? Des grandes feuilles découpées en de nombreux folioles ? Le tout sur un plante d’une taille comprise entre 50 cm et 2 m ? Pas de doute ! C’est l’angélique sylvestre.

    Angelica sylvestris – Osny © CACP – Gilles Carcasses

    L’impératoire sauvage, d’un de ses autres noms, se rencontre d’habitude le long des cours d’eau, ripisylves, fossés humides… Mais il est également possible de la retrouver, dans les milieux forestiers ou les petits bois, car si elle apprécie les situations ensoleillées elle peut également croitre à la demi-ombre.

    Angelica sylvestris – Osny © CACP – Gilles Carcasses

    Cette jolie APIACEAE peut être facilement confondue avec ses deux cousines, la berce commune (Heracleum sphondylium) ainsi que la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum). Il existe quelques petites astuces afin de la différencier au niveau des feuilles :

    Feuille d’Angelica sylvestris et de Heracleum mantegazzianum et sphondylium – © CACP – Gilles Carcasses

    La feuille d’angélique (à gauche) est presque entièrement glabre et a tendance à se diviser en de nombreux petits folioles, elle mesure jusqu’à 60 cm de long. La feuille de berce du Caucase (en haut à droite), atteignant parfois 1 m de long, est profondément lobée, mais non divisée en folioles, et peu velue. Et enfin la feuille de berce commune (en bas à droite) est intégralement munie de petits poils durs et hérissés (touché rêche) et est divisée en 5 à 9 gros segments lobés.

    Sources :

    Tela Botanica

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres APIACEAE :

    Le chardon Roland

    Les visiteurs de l’herbe aux goutteux


mercredi 8 décembre 2021

  • L’œil de cheval

    L’inule conyze, l’inule squarreuse, le chasse-puces, l’œil de cheval ou encore l’herbe aux mouches, voici notre plante du jour que nous avons eu l’occasion de rencontrer lors d’un inventaire dans le bois de Cergy.

    Fleurs de Pentanema squarrosum – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Cette plante vivace de la famille des ASTERACEAE fleurit jaune de juillet à octobre. Ses feuilles alternes sont pubescentes, comme les tiges, lancéolées et denticulées. Les boutons floraux sont très reconnaissables grâce à leur couleur pourpre/violet.

    Feuilles et infruitescences de Pentanema squarrosum – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Certains connaitront peut-être cette plante sous le nom latin « Inula conyzae », en effet cette plante a subi un changement de nom en début d’année. On pouvait y distinguer le nom d’espèce « conyzae » qui se rapporte à l’ancien genre « Conyza » celui de la vergerette qui est désormais « Erigeron ».

    Sources :

    Tela Botanica

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres ASTERACEAE :

    A pompons : les bardanes

    Comme une pâquerette : la marguerite

    Le bidens trifolié

    Deux Galinsoga, et des bananes


lundi 6 décembre 2021

  • L’ombre du grand cormoran

    Bravo à tous ! Vous avez bien reconnu l’ombre portée du grand cormoran sur la pyramide des étangs de Cergy.

    Grands cormorans et héron cendré – Cergy © CACP – Emilie Périé

    C’est l’un de leurs spots préférés. Sur les marches de la pyramide le perchoir est facile, bien ensoleillé pour faire sécher les plumes après la pêche et bien isolé des prédateurs. Seule perturbation : des naturalistes en canoë à l’affut des silures.

    Oups, nous sommes repérés

    Ils n’étaient que deux ce jour-là. Mais le froid arrivant, les groupes venus du nord ne devraient plus tarder. Les étangs de Cergy sont un lieu de dortoir bien connu pour cette espèce. D’ici quelques semaines les marches seront peuplées de dizaines d’individus.

    La pyramide en décembre 2020 – Cergy © CACP – Emilie Périé

vendredi 3 décembre 2021

mercredi 1er décembre 2021

  • Banquet à la mangeoire !

    Afin de répondre à la question que nous nous étions posés dans l’article du 15 novembre, voici quelques exemples de nos amis à plumes que vous pourriez avoir la chance d’observer :

    Dendrocopos medius – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Le pic mar, il ressemble beaucoup à son cousin le pic épeiche mais quelques petits détails permettent de les différencier l’un de l’autre.

    En effet à l’âge adulte l’épeiche possède une moustache atteignant son bec ainsi qu’une calotte rouge recouvrant uniquement une petite partie de l’arrière de sa tête. Au contraire le mar possède une moustache interrompue et sa calotte recouvre tout le dessus de sa tête.

    Fringilla montifringilla – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Le fameux pinson du nord, ce petit oiseau si souvent confondu avec son proche cousin le pinson des arbres.

    Sitta europaea caesia à la mangeoire et fringilla coelebs à gauche – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Malgré son nom, la sitelle torchepot ne torche pas le pots mais en revanche elle est capable d’élaborer un torchis pour parfois réduire le diamètre d’entrée d’un nid. Et à la gauche de la sitelle, nous pouvons observer un pinson des arbres, qui pour le coup porte bien son nom perché sur cette branche en attendant que la place se libère à la mangeoire.

    Nous avons également pu observer quelques tourterelle turque, mésange nonette, mésange charbonnière, mésange bleue.

    Sources :

    Le guide ornitho, Guide Delachaux


lundi 29 novembre 2021

  • Comme une pâquerette : les érigerons
    Erigeron karvinskianus – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Bien qu’elle soit extrêmement rare à l’état sauvage en Île-de-France, cette petite plante des milieux secs est très appréciées dans les massifs urbains. Il n’est donc pas rare de la croiser sur le territoire, dans les massifs du cimetière de Vauréal ou échappée sur le parvis de la gare de Neuville-Université.

    Erigeron karvinskianus – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carassès

    Au premier coup d’œil la vergerette de Karvinsky peut paraître pour une pâquerette. Pourtant, plusieurs détails permettent de les différencier assez rapidement. Les fleurs d’abord : la vergerette porte des ligules blanches plus fines et bien plus nombreuses que la pâquerette. La teinte rose de ces ligules est également plus marquée. La tige ensuite : la vergerette est une plante de plus grand développement que la pâquerette. Elle fait une tige qui porte des feuilles et plusieurs capitules, alors que la pâquerette n’a que des feuilles en rosette au sol et une seule hampe florale. De plus, la forme de la feuille est nettement différente, beaucoup plus fine chez la vergerette. Enfin, les fruits (akènes) de la vergerette sont surmontés d’un pappus (de soies, comme chez le pissenlit) alors que ceux de la pâquerette sont nus.

    Erigeron annuus – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Dans le genre Erigeron, une autre espèce a le même modèle de fleurs que la pâquerette : c’est la vergerette annuelle. Mais celle-ci pouvant mesurer jusqu’à 1,20 mètre, elle ne se confond pas avec la pâquerette.

    Erigeron canadensis – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    De manière générale chez les vergerettes, le modèle de fleurs est toujours un capitule formé de tubules tendant vers le jaune au milieu et entourées de ligules blanches ou roses. Mais chez les autres espèces, comme la vergerette âcre, celle de Sumatra, du Canada ou de Buenos Aires, le capitule est bien plus petit, moins ouvert et les ligules sont beaucoup plus réduites, si bien qu’elles ne ressemblent plus du tout à des pâquerettes.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    FLORIF

    e-flore de Tela-Botanica

    Retrouvez la série des « Comme une pâquerette » :

    La pâquerette

    La marguerite

    La matricaire inodore

    La camomille

    La matricaire odorante


vendredi 26 novembre 2021

  • Université populaire de la biodiversité

    Ca commence demain !

    Durant tout un weekend, les 27 et 28 novembre 2021, l’Office Français pour la Biodiversité propose des conférences et des échanges pour tout comprendre à la biodiversité. Cet événement, qui s’appelle Université populaire de la biodiversité, se déroule en présentiel pour les tourangeaux et en ligne pour tous les autres. Vous y trouverez des conférences inspirantes, des débats, des temps pédagogiques, des décryptages scientifiques, des regards croisés, des témoignages et une interaction avec le public.

    Cliquez ici pour le programme détaillé des deux jours.

    Retrouvez les informations pratiques sur la page de l’Université populaire de la biodiversité sur le site de l’OFB.

    Au préalable vous pouvez tester vos connaissances sur la biodiversité grâce aux quizz conçus spécialement pour l’occasion par l’OFB. Etes-vous incollables ?


mercredi 24 novembre 2021

  • Le pinson du nord

    En vadrouille dans le nord de l’agglomération pour surveiller si les vanneaux huppés sont déjà arrivés (ils étaient bien là, un groupe de 10 occupés à picorer dans un champ), je constate qu’il y a du mouvement dans l’arbre en face de moi. Par acquis de conscience je jette un coup d’œil aux jumelles.

    Quelle bonne idée ! On dirait un pinson du nord, posé bien en évidence contre le ciel bleu.

    Pinson du nord, Fringilla montifringila – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Queue échancrée, bec épais de granivore et couleurs vives, pas de doute possible c’est bien un fringille. Quant à la couleur jaune du bec, la calotte noire, la poitrine rousse et les ourlets chamois sur les ailes, ils confirment l’hypothèse de départ : c’est un pinson du nord, probablement un mâle.

    L’espèce est plutôt commune dans la région, pourtant il n’est pas fréquent de pouvoir l’observer. Le pinson du nord est présent en Île-de-France exclusivement en hiver. Il niche dans les forêts boréales de Scandinavie et Russie, et descend passer l’hiver dans des contrées plus tempérées d’Europe, d’Afrique du nord ou d’Asie mineure. On peut en repérer de grands groupes lors des phases de migrations en comptant à l’oreille ou grâce à un enregistreur sonore le nombre de cris dans le ciel. En revanche pour ce qui est de les voir c’est une autre paire de manches. L’espèce est décrite comme grégaire et se regroupant en dortoir assez nombreux. Pourtant dans la région ils sont souvent observés en individus dispersés au milieu de groupe d’autres de fringilles, notamment leur cousin les pinsons des arbres. Il est facile de passer à côté.

    Pinson du nord, Fringilla montifringilla – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Grand amateur de graine de hêtre (les faînes) mais aussi de charme, tilleul, pin, épicéa, il privilégie le milieu forestier. Mais il s’accommode très bien de grains de maïs oubliés par la moissonneuse dans des secteurs plus agricoles. Il n’est pas non plus exclu de le voir à la mangeoire.

    Source :

    Le Pinson du nord, par Oiseaux.net

    Retrouvez d’autres fringilles dans ces articles :

    Le pinson des arbres

    Le tarin des aulnes

    La linotte mélodieuse

    Le chardonneret élégant

    Le verdier d’Europe


lundi 22 novembre 2021

  • Aussi rare que blanc

    Lors d’un nouvel inventaire de la zone humide raccordée à l’Oise à Maurecourt, nous avons fait la rencontre d’une jolie petite plante sur une berge.

    Berteroa incana – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Fleurs à 4 pétales, fruits en forme de silique… Elle est à chercher dans la famille des BRASSICACEAE.

    Siliques de Berteroa incana – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Après quelques recherches et vérifications, nous en sommes venus à la conclusion que nous avions affaire à Berteroa incana plus connue sous le nom d’alysson blanc. On retrouve cette jolie BRASSICACEAE à floraison blanche estivale en milieux ouverts, comme des friches ou des jachères. Elle est notée sur FLORIF comme étant une espèce rare en Ile-de-France, ce qui est compréhensible lorsque l’on sait que cette plante est une naturalisée originaire des steppes eurosibériennes.

    Berteroa incana – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    L’alysson blanc, par Tela Botanica

    Flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres BRASSICACEAE :

    La cardamine hérissée

    La roquette vivace

    L’alliaire


vendredi 19 novembre 2021

  • Voyelles

    Triple E ? Double I ? II ? EEE ? Mais qu’est ce donc que tout ca ? Cette soupe de voyelles signifie : Espèces Exotiques Envahissantes, mais nous leurs préfèrerons le sigle II pour Introduites Impactantes.

    D’après l’OFB (Office Français pour la Biodiversité) une EEE désigne une espèce animale ou végétale dont l’introduction par l’Homme, volontaire ou fortuite, sur un territoire représente une menace pour les écosystèmes. En France (métropolitaine) et en Europe la liste des espèces ayant un impact potentiel a récemment été mise à jour. On compte aujourd’hui 66 espèces classées comme ayant un impact potentiel parmi les près de 2400 espèces introduites sur le territoire métropolitain. (En France, la majorité des espèces introduites le sont dans les territoires d’outre-mer.)

    Heracleum mantegazzianum, la berce du Caucase © CACP – Gilles Carcasses

    Si par hasard vous tomberiez nez à nez avec une de ces espèces introduites potentiellement impactantes (II), vous pouvez la signaler sur l’application « INPN espèce ». Vous participerez ainsi à l’amélioration de la recherche quant aux impacts de ces introductions. Evidemment, il n’est pas toujours chose aisée de reconnaitre une espèce dès le premier coup d’œil. C’est pourquoi nous vous proposons un petit coup de pouce pour le repérage de critères remarquables d’espèces assez récurrentes :

    Myocastor coypus – Cergy © CACP – Gilles Carcasses

    D’après le dernier rapport de l’IPBES, les espèces introduites impactantes seraient la cinquième cause du déclin de la biodiversité, juste après la destruction des habitats naturels, la surexploitation des ressources naturelles, le changement climatique et les pollutions diverses.

    Sources :

    INPN

    Centre de ressources – Espèces exotiques envahissantes

    100 chiffres expliqués sur les espèces, par l’INPN


mercredi 17 novembre 2021

  • Conférence sur les cimetières franciliens
    Cimetière de Maurecourt © CACP – Léo Micouin

    Déjà deux saisons

    Cela fait bientôt deux ans que nous participons à l’étude sur les cimetières vivants de l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France (ARB-idf). Deux saisons de terrain pendant lesquelles nous avons rencontré de nombreuses espèces animales et végétales. Des rencontres attendues mais aussi des belles surprises dans tous les taxons inventoriés : des hérissons, des chauves-souris, des oiseaux, des insectes (dont certains rares), des plantes (dont certaines rares).

    L’ARB-idf vous en dit plus

    A mi-parcours de l’étude l’ARB-idf présente les premiers résultats lors d’une conférence publique. Elle aura lieu en visio-conférence, nous invitons donc tout le monde à y assister.

    Jeudi 25 novembre – 18h – 19h30
    Information et inscriptions

    Cimetière de Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Quant à nous, il nous reste encore deux saisons de terrain pour compléter les inventaires.


lundi 15 novembre 2021

  • Qu’allons nous voir à la mangeoire ?

    Le 15 novembre est arrivé, c’est le grand retour de Birdlab ! Et avec lui son lot d’amis à plumes !

    Parus major à gauche et Fringilla coelebs ♀ à droite – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    BirdLab a l’avantage d’allier le plaisir d’observer les petits grignoteurs de l’hiver et celui de participer à la recherche scientifique.

    Et oui ! Car grâce aux informations que nous récoltons, nous participons à l’enrichissement des données scientifiques. Donc sans plus attendre, passons au vif du sujet : comment participer à BirdLab ? Quelles sont les règles ? C’est très simple ! Le site de Vigie-Nature l’explique parfaitement :

    Alors n’attendez plus, allez télécharger l’application BirdLab sur votre smartphone ou votre tablette et suivez les va-et-vient des boules de plumes !

    Spinus spinus à gauche et Chloris chloris à droite à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

    Et surtout ! Jamais, au grand JAMAIS, ne remplissez votre mangeoire de pain. Cela rend les oiseaux malades. Pour participer à BirdLab préférez les graines de tournesol.

    Pinsons, tarins, verdiers, mésanges, tourterelles ou perruches ? Qui allez-vous voir cette année ?

    Sources :

    Vigie-Nature

    Le nouveau site de BirdLab


vendredi 12 novembre 2021

  • Mais que font-ils tous ici ?
    L’île astronomique est la station la plus sauvage de l’Axe Majeur – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Un baccharis à feuilles d’arroche, un argousier, un cotoneaster ou encore un catalpa… Ce sont plusieurs arbres et arbustes que nous avons pu observer lors d’un inventaire sur l’île astronomique des étangs de Cergy-Neuville. Mais une question se pose, comment ont-ils bien pu tous arriver ici ? Car il faut savoir que cette île ne correspond pas vraiment à leur habitat naturel. Baccharis et argousier sont plutôt des espèces du littoral maritime. Cotoneaster et catalpa sont en général plantés dans les espaces verts aménagés dans les villes.

    Baccharis hamilifloia – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ils n’ont pas été plantés ici volontairement, une seule solution semble possible, ils ont été semés ! Mais par qui ?

    Très certainement par quelques oiseaux de chez nous et nous supposons également que nos voyageuses stars de la base de loisirs, les mouettes rieuses et les grives musiciennes n’y sont pas pour rien !

    Chroicocephalus ridibundus – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    On appelle ce phénomène de dispersion des graines « ornithochorie » ou « avichorie » (littéralement « dispersion par les oiseaux »). Les oiseaux ingèrent les fruits (baies ou akènes) pour s’alimenter, puis dispersent ensuite les graines par leurs déjections. Le baccharis et l’argousier devaient surement provenir tout les deux de bords de mers et le catalpa ainsi que le cotoneaster de différents jardins ou espaces verts autour de la base de loisirs.

    Retrouvez ici d’autres plantes et oiseaux voyageurs :

    Le grand cormoran

    Petits migrateurs d’hiver

    Le séneçon du cap

    La fleurette et le camionneur


mercredi 10 novembre 2021

  • In(se)ktober 2021, vos réalisations

    En ce mois d’octobre 2021 vous avez été nombreux à participer au défi proposé par l’OPIE de dessiner un insecte par jour et plusieurs d’entre vous nous ont partagé leurs œuvres.

    Mention spéciale à Nolwenn qui a eu l’assiduité de faire les 31 dessins proposés cette année et un grand merci à Antoine, Florian, Françoise et Stéphanie pour leurs réalisations.

    Voici un patchwork des croquis que vous nous avez confié. N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour l’agrandir et profiter de chacun des dessins.

    Fresque des réalisations In(se)ktober des lecteurs

    Rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau défi !


lundi 8 novembre 2021

  • Nouvelles sauterelles en préparation

    Bravo à Bruno, Stéphanie et Florian qui ont reconnu les premiers l’oviscape de la grande sauterelle verte femelle en train de pondre.

    Tettigonia viridissima, la grande sauterelle verte femelle – Osny © CACP – Emilie Périé

    Celle-ci a été vue dans les massifs du cimetière d’Osny cet été lors de nos relevés pour le protocole Mission hérisson. Toute occupée qu’elle était à déposer ses œufs dans le terreau du massif elle s’est longuement laissée observer, de quoi bien noter les critères d’identification des différents orthoptères (criquets, sauterelles et grillons).

    Des antennes plutôt longues, une femelle dotée d’un oviscape, la présence de tympans sur les tibias antérieurs et un tarse composé de 4 articles, pas de doute il s’agit bien d’une sauterelle.

    Critères de détermination d’une sauterelle © CACP – Emilie Périé

    Pour l’identifier parmi les 21 autres espèces de sauterelles potentiellement présentes en Île-de-France il faut s’attarder sur la forme de la tête, des ailes, celle du pronotum (le « cou » de la sauterelle) et de celle des pattes postérieures. Ici encore les critères sont formels il s’agit bien d’une grande sauterelle verte, Tettigonia viridissima. L’habitus (l’allure générale de la bête) nous avait déjà bien aiguillés : des grandes sauterelles d’un vert aussi franc il n’y en a pas beaucoup.

    La grande sauterelle verte, Tettigonia viridissima © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin :

    Le portrait de la grande sauterelle verte


vendredi 5 novembre 2021

mercredi 3 novembre 2021

  • Ailante ou frêne ? Telle est la question

    Il y a quelques jours, il nous a été demandé comment faire la différence entre l’ailante glanduleux (Ailanthus altissima) et le frêne commun (Fraxinus excelsior). Au premier abord on pourrait penser avoir exactement les mêmes plantes et pourtant elles n’ont presque rien à voir l’une avec l’autre.

    Avant de parler des différences, parlons des quelques points communs que ces deux arbres partagent : ils sont tous les deux caducs, ont des feuilles composées et ont une floraison printanière.

    A gauche Fraxinus excelsior et à droite Ailanthus altissima © CACP

    Lorsque l’on en est assez éloigné, il peut se montrer compliqué de les différencier malgré une ramification bien différente. Afin d’être sûr et certain de notre identification il faut se rapprocher un peu plus.

    A gauche des bourgeons d’Ailanthus altissima et à droite des bourgeons de Fraxinus excelsior © CACP

    Les bourgeons de frêne sont opposés et d’un noir très reconnaissable et ceux de l’ailante sont alternes, d’abord petits et marrons puis grossissent et deviennent rouges.

    A gauche des samares d’Ailanthus altissima et à droite des samares de Fraxinus excelsior – CACP ©

    Si par malheur ces parties de l’arbre n’étaient pas visibles ou, inaccessibles pas d’inquiétude, il existe un ultime moyen de déterminer l’espèce grâce aux feuilles.

    Avant toute chose il faut savoir que les feuilles de ces deux arbres sont dites « composées » c’est à dire qu’une seule feuille est constituée de plusieurs petites feuilles appelées « folioles ».

    A gauche des feuilles d’Ailanthus altissima et à droite une feuille de Fraxinus excelsior – CACP ©

    Chez le frêne les folioles sont dentés contrairement à ceux de l’ailante qui sont lisses et le pétiole d’une feuille d’ailante est rouge à l’opposé de celui d’un frêne qui est vert comme ses feuilles.

    Sources :

    Tela Botanica

    Nature.jardin.free


vendredi 29 octobre 2021

  • Des chauves-souris à Cergy-Pontoise
    Pispistrelle sp. – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Halloween toujours, passons cette-fois à un groupe d’espèces tout aussi mal-aimées que les araignées : les chauves-souris ou chiroptères (littéralement « main ailée »).

    En effet, en plus d’être associées à la nuit, la peur et les vampires, les chauves-souris ont en ce moment, à tort, assez mauvaise presse (Lire l’article Coronavirus et biodiversité, par Grégoire Loïs – ARB-idf). Pourtant ce sont de formidables alliées. Toutes les chauves-souris de France métropolitaine sont strictement insectivores. Et en période d’allaitement et de nourrissage des jeunes elles consomment des quantités impressionnantes de moustiques, papillons, mouches et autres insectes potentiellement ravageurs de culture. Or, Gilles nous le présentait en 2017, les chauves-souris en France comme en Île-de-France sont gravement menacées.

    Qu’en est-il à Cergy-Pontoise ?

    Pipistrelle commune © CACP – Emilie Périé

    Sur le territoire de l’agglomération de Cergy-Pontoise les données commencent à se construire concernant la présence des chiroptères et ce grâce à trois démarches : le suivi des chauves-souris dans le cadre de l’étude Cimetières Vivants, un suivi spécifique réalisé cet été dans le parc de Grouchy (Osny) et le parc des Larris (Pontoise) par Carto-Echo et une étude sur l’ensemble du territoire dans le but de définir la trame noire, par Biotope.

    Les inventaires ont été réalisés à l’aide d’audiomoths, de petits boitiers équipés de micros qui enregistrent tous les signaux en ultrasons durant une nuit. Les enregistrements sont ensuite analysés par des experts acousticiens qui sont capables de déterminer grâce aux fréquences enregistrées l’espèce de chauve-souris qui passait à ce moment-là de la nuit. Et les résultats sont plutôt encourageants.

    Un audiomoth installé dans le parc de Grouchy – Osny © CACP – Emilie Périé

    Sur les 20 espèces connues en Île-de-France, 16 sont présentes sur le territoire de Cergy-Pontoise, dont 9 rien que sur le parc de Grouchy. Et les enregistrements ont clairement établi la présence de petit rhinolophe, une espèce en danger d’extinction dans la région.

    Ces études seront suivies d’autres afin de suivre l’évolution des populations sur le territoire et de détailler les sites de gîtes hivernaux et estivaux des différentes espèces. Les études feront bien entendu place à des mesures de protection et à des aménagements en faveur de ces mammifères volants. On espère également pouvoir vous proposer des images des différentes espèces. D’ici là vous pouvez vous aussi procéder à de petits aménagements pour préserver ces jolies petites bêtes en suivant les conseils de l’association Azimut230.

    Pour aller plus loin :

    La liste rouge des chiroptères en Île-de-France

    Coronavirus et biodiversité, par Grégoire Loïs – ARB-idf

    Les résultats des relevés à Osny et Pontoise, par Carto-Echo

    Ma thèse en 180 secondes par Elise Sivault, sur la diversité des chauves-souris

    Agenda :

    Défi In(se)ktober jour 29 : dessiner une punaise


mercredi 27 octobre 2021

  • En matière de toile
    Toile orbitèle – Cergy © CACP – Emilie Périé

    A quelques jours d’Halloween, alors que les maquillages, dessins et décorations vont prendre place dans les maisons et salles de fêtes il m’a semblé approprié de parler de toiles d’araignées. Et le pluriel a son importance. En effet, la toile « classique », en deux dimensions, géométrique et bien symétrique comme on peut la voir sur l’image ci-dessus grâce aux millions de gouttelettes d’eau déposées par la brume matinale, n’est qu’une forme de toile parmi bien d’autres.

    Attention, florilèges de soies, de pattes et d’yeux dans les clichés suivants.

    Les toiles orbitèles

    Metellina segmentata, l’épeire d’automne et sa proie © CACP – Emilie Périé

    Les toiles dites orbitèles sont des toiles planes, géométriques, généralement tissées en cercles concentriques. Ce sont des toiles de chasse. La soie est collante et les proies qui s’y prennent sont ainsi immobilisées à la merci de l’araignée qui attend le plus souvent au centre de la toile et détecte la moindre vibration sur les fils. Ces toiles sont assez fragiles et l’araignée la reconstruit presque tous les jours en recyclant la soie qu’elle ingurgite chaque jour (en y récupérant au passage les plus petits insectes collés et pour lesquels elle ne s’est pas déplacée).

    Ces toiles sont assez caractéristiques de la famille des Aranéidées, les épeires, bien que d’autres araignées les utilisent également. Si le principe est le même pour toute, chaque espèce y va de son originalité. Par exemple, l’araignée Zygiella x-notata ne tisse jamais le quartier supérieur de sa toile. L’épeire frelon, elle, rajoute un stabilimentum en forme de zig-zag, comme une cicatrice de couture.

    Argiope bruennichi, l’épeire frelon et son stabilimentum © CACP – Gilles Carcassès

    Des toiles avec retraite

    D’autres araignées forment des toiles plus solides et plus pérennes, qui servent à la fois de terrain de chasse mais aussi d’abri. Par exemple, Agelena labyrinthica construit une toile en forme de nappe dans la végétation à laquelle elle rajoute un tunnel dans lequel elle s’abrite en attendant les proies.

    Agelena labyrinthica dans son tunnel © CACP – Gilles Carcassès

    Les tégénaires ont un peu le même modèle de toile dans les maisons.

    Les araignées de la famille des Therediidées construisent également des tunnels mais beaucoup plus courts.

    Theridion dans son tunnel © CACP – Gilles Carcassès

    Toiles d’apparence anarchique

    D’autres araignées bâtissent des toiles qui nous paraissent anarchiques mais dans lesquelles elles se repèrent sans mal.

    Neriene radiata © CACP – Emilie Périé

    Neriene radiata forme une toile en trois dimensions dans laquelle elle évolue la tête en bas.

    Steatoda triangulosa dans sa toile avec sa proie © CACP – Emilie Périé

    Steatoda triangulosa fait une toile dite irrégulière, mais qui parait efficace pour la capture de proies.

    Pisaura mirabilis, la pisaure admirable © CACP – Gilles Carcassès

    La pisaure admirable tisse une toile telle une chevelure tombée sur la végétation.

    Il existe ainsi de nombreuses spécificités qui rendent les toiles d’autant plus fascinantes. L’amaurobe féroce est l’une des seules sur notre territoire à peigner la soie ce qui lui donne un aspect bleu nacré. Les plus petites araignées lancent des fils dans l’air pour s’en servir de parachute et se déplacer (on appelle se phénomène le ballooning). Les chasseuses à l’affut comme les araignées crabes, les salticidées, ou la zoropse ne construisent pas de toiles pièges. En revanche presque toutes utilisent la soie pour fabriquer les cocons de leurs œufs.

    Et vous, avec quel type de toile allez-vous décorer votre Halloween ?

    Source :

    Guide Araignées de France et d’Europe par Michael J. Roberts, Editions Delachaux et Nieslté

    Agenda :

    Défi Insektober jour 27 : dessiner une mouche scorpion


lundi 25 octobre 2021

  • La Chlore perfoliée

    Non, ceci n’est pas un article sur le chlore présent dans l’eau de votre piscine favorite mais bien un article sur une jolie petite plante annuelle à floraison estivale de la famille des gentianaceae.

    Blackstonia perfoliata – Cergy © CACP – Emilie Périé

    On retrouve notre chère Chlore ou Blackstonie dans les zones à humidité marquée au moins temporairement, comme les bas-marais, les friches, les jachères…

    Cette plante comprise entre 20 et 60 centimètres a des feuilles bien particulières. De couleur glauque (bleu/gis), ses feuilles sont également perfoliée, elles embrassent entièrement le rameau si bien qu’on croirait que la tige traverse le limbe.

    Fleur de Blackstonia perfoliata – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Le genre « Blackstonia » a été donné à cette plante en l’honneur de John Blackstone, pharmacien et botaniste anglais du 18ème siècle.

    Bouton floraux de Blackstonia perfoliata – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot,

    Blackstonia perfoliata par Tilo-botanica


vendredi 22 octobre 2021

  • Une plante scorpion ?

    Voici une plante vivace de la famille des Boraginaceae plus que classique. Le myosotis est assez répandu dans nos jardins et massifs. Il se décline en beaucoup d’hybrides horticoles, mais aujourd’hui nous nous intéressons à Myosotis scorpioides, une espèce sauvage qui aime avoir les pieds dans l’eau.

    Fleurs de Myosotis scorpioides – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Le myosotis faux-scorpion ou plus connu sous le nom de myosotis des marais, est une espèce fréquente des zones humides, des berges ou des bords de cours d’eau. Elle mesure entre 20 et 50 centimètres. On le repère dès le premier coup d’œil grâce à ses multitudes de petites fleurs roses ou bleues et ses longue feuilles lancéolées et couvertes de petits poils comme sur la tige. Attention à ne pas le confondre avec le myosotis cespiteux.

    Feuilles et détail de la pilosité sur Myosotis scorpioides – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    C’est également une plante importante pour les cours d’eau car elle fait partie des nombreuses plantes qui participent à la stabilisation des berges et luttent contre l’érosion.

    Sources :

    La flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica

    Retrouvez ici d’autres plantes de la famille des BORAGINACEAE :

    La pulmonaire à longues feuilles

    La buglosse toujours verte

    L’héliotrope d’Europe

    Vipérines

    Agenda :

    Défi In(se)ktober : dessiner un éphémère.


mercredi 20 octobre 2021

  • Un arbuste étonnant

    Lors d’un inventaire aux étangs de Cergy-Neuville, nous avons rencontré un arbuste avec une splendide coloration automnale, mais le mystère était total quant à savoir quel genre d’arbuste nous avions là !

    Des feuilles de houblon, des fruits semblables à de grosses groseilles, des fleurs d’hortensia, une couleur automnale comme un liquidambar et enfin les pieds presque dans l’eau tel un saule. Quel était ce mélange improbable ? Une seule réponse semble possible : la viorne obier.

    Viburnum opulus – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Cette viorne est beaucoup plus connue sous une version hybride horticole du nom de Viorne boule de neige (Viburnum opulus ‘Roseum’). On rencontre ce bel arbuste dans les milieux hygrophiles et le long des ripisylves (boisement le long d’un cours d’eau) généralement en compagnie de saules, groseillers, aulnes…

    Feuilles et Fruits de Viburnum opulus – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Cet arbuste de 2 à 4 mètres de haut a des feuilles opposées et de forme trilobées. La belle floraison blanche de mai à juin laisse ensuite place à des grappes de fruits rouges.

    Sources :

    La Flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres espèces du genre Viburnum :

    La viorne lantane

    La viorne de Bodnant

    Agenda :

    Jour 20 du défi Insektober : dessiner une mouche des pierres

    Il reste deux animations dans le cadre du jour de la nuit, les inscriptions sont toujours ouvertes.


lundi 18 octobre 2021

  • Aspergé !

    Une plante largement reconnaissable grâce à ses jeunes pousses, elle est cultivée depuis l’antiquité, originaire de l’est de la méditerranée, pleines d’antioxydants et diurétique naturelle, on l’ajoute pour agrémenter salades et entrées, j’ai cité : l’asperge officinale !

    Asparagus officinalis – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Dans nos milieux l’asperge est généralement une échappée des cultures environnantes. On peut la croiser dans les jachères, les friches ferroviaires, les pelouses calcicoles, en sol à tendance drainant, sableux ou caillouteux. On dit de cette plante qu’elle est « dioïque », c’est à dire que l’espèce comporte des pieds mâles et des pieds femelles distincts.

    Feuilles d’Asparagus officinalis – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    L’asperge officinale possède de toutes petites feuilles réduites en écailles transparentes qui ne produisent pas de chlorophylle. La fonction chlorophyllienne est remplie par des « cladodes », ce sont les filaments tout le long des tiges. Les fleurs apparaissent de mai à juillet laissant ensuite places, sur les pieds femelles, à pleins de petites baies rouges.

    Fruits d’Asparagus officinalis – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot,

    Tela Botanica,

    Agenda :

    Jour 18 du défi Insektober : dessiner un taon

    Il reste deux animations dans le cadre du jour de la nuit. Les inscriptions sont toujours ouvertes.


vendredi 15 octobre 2021

  • La Noctuelle de la patience

    La Noctuelle de la patience ou Cendrée noirâtre, est une espèce de papillon de nuit de la famille des Noctuidae. On peut croiser la chenille partout en France sur quelques plantes comme les Rumex, les Plantains, les Chardons, le Houblon…

    Chenille de la noctuelle de la patience – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    On l’identifie rapidement grâce à ses taches régulières de couleurs vives et ses nombreux poils roux tout le long de son corps. L’adulte mesurant de 3 à 4 centimètres est de couleur cendrée, comme son nom l’indique. Il vole de mars à septembre et est plutôt attiré par la lumière.

    Acronicta rumicis en plein repas – CACP – Gilles Carcassès

    Agenda :

    Défi Insektober du jour : la Luciole est à l’honneur.

    Défi Insektober de demain : dessiner un Papillon de nuit. Vous pouvez croquer cette jolie chenille et nous envoyer le résultat à biodiversite@cergypontoise.fr

    Sources :

    http://www.lepinet.fr/

    Retrouvez ici d’autres Papillons de nuit :

    Le grand paon de nuit

    Erratum – Le collier blanc

    La livrée des prés


mercredi 13 octobre 2021

  • L’herbe aux sorcières

    La Stramoine est une plante aussi jolie que dangereuse, on lui donne des noms terrifiants tels que : Trompette de la mort, Herbe du diable, Pomme-poison, Herbe aux fous, etc…

    Au delà du fait qu’elle soit très toxique, on sait de cette plante annuelle de la famille des SOLANACEAE, qu’elle serait probablement originaire d’Amérique du nord, elle est maintenant largement naturalisée à travers l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique.

    Datura stramonium – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Cette plante apprécie les sols remués, les friches et les potagers, elle atteint par chez nous un peu plus d’un mètre de haut, ses fleurs sont très caractéristiques, grandes et élancées en forme de trompettes étoilées blanches.

    Fleur de Datura stramonium – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    La Stramoine reste assez connue pour sa toxicité et les troubles mentaux qu’elle occasionne lorsqu’on la consomme. La partie la plus toxique de la plante reste les graines arrivées à maturité contenues dans le fruit, une grosse capsule épineuse.

    Fruit immature de Datura stramonium

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot, Wikipédia

    Retrouvez ici d’autres SOLANACEAE :

    La belladone : aussi rare que toxique !

    L’amour-en-cage

    Agenda :

    Le Jour de la Nuit continu avec une conférence intitulée « La vie nocturne, des espèces méconnues mais impactées par nos éclairages » demain, jeudi 14 octobre, de 18h à 20h à la Maison Internationale de la Recherche à l’Université de Neuville-sur-Oise. Inscriptions à biodiversite@cergypontoise


lundi 11 octobre 2021

  • Le champignon mielleux

    L’Armillaire couleur de miel, voilà un champignon qui aurait pu ravir nos pollinisatrices préférées, les abeilles ! Armillaria mellea est un champignon assez commun dans nos bois poussant sur les arbres feuillus qu’ils soient morts ou vivants, il est à manipuler avec précautions car toxique pour l’Homme.

    Armillaria mellea – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Cette armillaire pouvant être observée en automne, de septembre à novembre, a pour habitude de pousser en large groupe de plusieurs dizaines de « carpophores » (partie émergeante du sol / partie visible du champignon), car oui un champignon ce n’est pas exclusivement la partie que l’on voit ressortir du sol.

    Schéma d’un champignon © – CACP Matthieu Delagnes

    En effet ce que l’on appelle un « champignon » est constitué de deux parties majeures : le carpophore qui est un moyen de reproduction et le mycélium la partie la plus importante qui est l’ensemble des hyphes (racines), le corps du champignon. à ce propos, certains mycélium ne se contentent de couvrir que quelques mètres carrés voire moins alors que d’autres sont capables de couvrir une surface impressionnante de plusieurs kilomètres carrés.

    Mycélium d’armillaire sur souche – Osny © CACP – Gilles Carcasses

    Sources :

    Le grand guide Larousse des champignons de Thomas Laessoe

    MycoDB

    Le guide des champignons

    Retrouvez d’autres champignons ici :

    Le champignon hérisson

    Le coprin chevelu

    volvaire gluante

    Nids d’oiseaux


vendredi 8 octobre 2021

  • Marjo l’herbe à pizza

    On connait cette plante sous pleins de noms : Marjolaine bâtarde, marjolaine vivace, thé rouge, herbe à pizza… Mais son nom le plus répandu reste l’Origan. A ce propos il faut faire attention car la marjolaine (Origanum majorana) et l’origan (Origanum vulgare) sont bien deux plantes différentes.

    Origanum vulagre – Neuville © CACP – Gilles Carcasses

    En voilà une sacrée plante ! On la reconnait assez facilement de par sa belle floraison rose / violacée de juin à septembre. Ses petites feuilles sont utilisées pour aromatiser milles et une sauces et plusieurs plats. L’origan pousse en général dans des milieux ouverts biens ensoleillés et dans des sols calcaires assez chauds.

    Origanum vulgare – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    L’origan n’est pas apprécié que par nos papilles, beaucoup d’insectes lui rendent visite comme par exemple le Pyraustra purpuralis ou encore le myrtil, Peleteria iavana, etc…

    Bombus terrestris sur fleur d’Origanum vulgare – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot, Tela Botanica, BRC.

    Agenda :

    8ème jour du défi In(se)ktober : les fourmis !

    Les inscriptions aux animations du Jour de la Nuit sont ouvertes


mercredi 6 octobre 2021

  • Epions l’épiaire

    Stachys palustris bien plus connu sous le nom d’épiaire des marais est une jolie plante mellifère de zones humides. En général on la rencontre au pied des berges, dans les roselières et même parfois complètement les pieds dans l’eau.

    Stachys palustris – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    En l’observant de plus près, de juin à septembre on pourra remarquer ses fleurs roses tachées caractéristiques des épiaires, la plante est également couverte de petits poils dans son intégralité. Les feuilles quand à elles sont sessiles, c’est à dire avec un pétiole très court voire inexistant.

    Feuilles opposées décussées de Stachys palustris – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Le genre Stachys fait partie de la famille des Lamiacées, cette famille est reconnaissable sur au moins 3 points essentiels :

    • Une tige carrée
    • Des feuilles opposées décussées ( disposées en paire se croisant d’un nœud à l’autre )
    • Un carpelle en forme d’étoile renfermant 4 petites graines
    Fruits (carpelles) de Stachys palustris – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot, Tela Botanica

    Retrouvez ici d’autres espèces de LAMIACEES :

    Le lamier blanc

    Les menthes

    Bugles

    Agenda :

    Jour 6 du défi In(se)ktober : les syrphes

    Les inscriptions pour les animations Jour de la Nuit sont toujours ouvertes


lundi 4 octobre 2021

  • Le citron

    Bravo à tous, et mention à Yael le premier à avoir repéré le joli papillon parmi les feuilles de clématite des haies et d’ortie dioïque (mention à Florian pour l’identification des plantes).

    Solution de la photo mystère d’octobre © CACP – Emilie Périé

    Le citron est un papillon dit de jour (rhopalocère) de la famille des piérides. Posé, ses ailes ressemblent fortement à des feuilles séchées : elles ont la forme anguleuse de feuilles, des nervures blanches et une coloration vert pâle. En revanche, lorsqu’il prend son envol le mâle prouve la pertinence de son nom, la face supérieure de ses ailes est d’un jaune franc rappelant la couleur du citron.

    Gonepteryx rhamni, le citron © CACP – Emilie Périé

    Fait étonnant chez un papillon, le citron hiverne. L’adulte passe l’hiver à l’abris sous les feuilles d’un lierre ou d’un roncier. Il peut donc vivre une année entière. C’est ensuite l’un des premiers papillons à voleter dans les sous-bois ou les jardins dès les premières douceurs de l’année. A cette période il est souvent en mouvement et difficile à observer de près. On aime bien le qualifier ainsi de « citron pressé ».

    L’adulte se nourrit du nectar de fleurs particulièrement odorantes comme le buddléia, les lavandes ou ici une gesse. La chenille est inféodée à deux arbustes, le nerprun et la bourdaine, qui régressent dans la composition de nos haies et entrainent petit à petit le déclin de l’espèce. Toutefois le citron reste l’un des papillons les plus communs du territoire.

    Sources :

    Papillons de jour en Brie des Morins, par l’association Terroirs

    Le citron, par QuelEstCetAnimal?

    Agenda :

    Jour 4 du défi In(se)ktober, les bousiers

    Inscriptions ouvertes pour les événements Le Jour de la Nuit


vendredi 1er octobre 2021

  • Photo mystère d’octobre 2021

    Qui est là ?

    A lundi pour la réponse !

    Rappel agenda :

    Aujourd’hui est le premier jour du défi Insektober, les guêpes sont à l’honneur !

    Inscrivez-vous pour participer au Jour de la Nuit dès la semaine prochaine.


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