Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 16 septembre 2022

  • Qu’allons nous voir à l’abreuvoir ?

    Dans le précédent article parlant de l’importance de mettre un peu d’eau à disposition de nos amis à plumes, nous pouvions admirer les jeunes mésanges bleues se délecter d’un peu d’eau fraiche. Mais bien d’autres espèces pourraient être observées dans ce genre d’abreuvoir improvisé, en voici quelques exemples :

    Streptopelia decaocto – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    La tourterelle turque est reconnaissable à son plumage gris clair et à sa bande noire et blanche au niveau de la nuque. Elle fait partie de la même famille que le pigeon ramier avec qui elle peut être confondue vue de loin.

    Lophophanes cristatus à droite et Cyanistes caeruleus à gauche – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    En pleine mise au point sur la petite mésange bleue du coté gauche que me voici surpris par une magnifique mésange huppée qui vient tout juste d’atterrir du coté droit de la coupelle ! À peine le temps de prendre cette photo qu’elle avait déjà prit une gorgée d’eau et s’en était allée rejoindre l’épicéa du fond du terrain. Quelle rapidité !

    Sitta europaea caesia – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Tiens ! Je ne l’ai pas vu arriver celle-ci. Il faut dire que cette jolie sitelle torchepot sait se faire discrète lorsqu’elle descend le long des branches de l’arbre à la manière du grimpereau des jardins. Peut-être est-ce la même sitelle vue cet hiver à la mangeoire ?


lundi 12 septembre 2022

  • Chamallows

    Quel délice ces fameuses petites confiseries molles ! Mais comment est élaboré la fameuse guimauve, le principal constituant de ce bonbon ? La réponse est simple, à base de guimauve officinale.

    Althaea officinalis – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Et oui, car avant d’être une sucrerie, la guimauve est une plante et plus précisément une de la famille des MALVACEAE. Elle est aisément reconnaissable à ses feuilles couvertes d’une épaisse pilosité blanche qui leurs donnent un aspect vert-bleuté et à ses fleurs blanches à centre rose/violet.

    Althaea officinalis – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Dans son milieux naturel, c’est à dire les roselières, noues, fossés inondables et mégaphorbiaies rivulaires, elle atteint jusqu’à 1m20. Malgré la relative abondance de ce genre de milieux, la guimauve reste rare en Ile-de-France car étant plus adaptée aux régions maritimes.

    Althaea officinalis – Maurecourt © CACP – Emile Périé

    Le chamallow, qui est une francisation du mot anglais marshmallow, était en effet autrefois préparé à l’aide d’extraits de racines de guimauve officinale. De nos jours le chamallow industriel est élaboré avec des blancs d’œufs, de la gélatine et du sucre.

    Sources :

    Flore d’Ile de France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica

    Retrouvez ici la mauve sylvestre une autre plante de la famille des MALVACEAE :

    La mauve sylvestre


vendredi 9 septembre 2022

  • Tous au bain !
    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Tiens ! Voilà qui est étonnant… Cette jeune mésange bleue a entendu parler d’une mangeoire remplie généreusement de graines en tous genres et voilà qu’elle se retrouve face à face avec une simple coupelle remplie d’eau. En effet elle s’est assurément trompée de période, les graines c’est uniquement en hiver, en ces temps-ci Mère Nature a largement de quoi remplir son estomac. En revanche avec cette chaleur et le manque de points d’eaux naturels, notre jeune mésange à grand soif et aurait besoin d’un petit rafraichissement. À la bonne heure ! Piquons une tête !

    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    À peine le temps de jouir de cette agréable baignade que voilà cette fois-ci une mésange adulte qui souhaite également profiter de ce bain public. Et plouf ! On asperge tout le monde.

    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Ces derniers temps les fortes chaleurs sont de mises et beaucoup d’oiseaux n’ont pas accès à une forme décente d’eau à proximité de leur lieu de vie afin de s’hydrater, se rafraichir ou se laver. C’est pourquoi il est de notre devoir de leur donner un petit coup de pouce, si nous voulons de nouveau avoir la chance de les admirer cet hiver se délecter de bonnes graines à la mangeoire.

    Parus major en hiver – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Et d’ailleurs pourquoi ne pas réutiliser la mangeoire pour ceci ? En effet elle est en hauteur, donc à l’abri des éventuels matous et les oiseaux sont déjà familiarisés avec ce garde-manger hivernal. Il suffit alors de placer une petite soucoupe, coupelle ou encore une petite assiette creuse, la remplir d’eau du robinet et le tour est joué !

    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Pour ceux qui possèdent un arbre dans leurs jardin, vous pourriez même tenter de faire comme sur la photo ci-dessus et disposer la réserve d’eau sur une mangeoire elle même perchée dans les branches d’un arbre, les oiseaux ne s’y sentiront que plus à l’aise.

    Retrouvez ici d’autres articles sur nos amis à plumes :

    Banquet à la mangeoire !

    Qu’allons nous voir à la mangeoire ?

    C’est le printemps


  • Tous au bain !
    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Tiens ! Voilà qui est étonnant… Cette jeune mésange bleue a entendu parler d’une mangeoire remplie généreusement de graines en tous genres et voilà qu’elle se retrouve face à face avec une simple coupelle remplie d’eau. En effet elle s’est assurément trompée de période, les graines c’est uniquement en hiver, en ces temps-ci Mère Nature a largement de quoi remplir son estomac. En revanche avec cette chaleur et le manque de points d’eaux naturels, notre jeune mésange à grand soif et aurait besoin d’un petit rafraichissement. À la bonne heure ! Piquons une tête !

    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    À peine le temps de jouir de cette agréable baignade que voilà cette fois-ci une mésange adulte qui souhaite également profiter de ce bain public. Et plouf ! On asperge tout le monde.

    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Ces derniers temps les fortes chaleurs sont de mises et beaucoup d’oiseaux n’ont pas accès à une forme décente d’eau à proximité de leur lieu de vie afin de s’hydrater, se rafraichir ou se laver. C’est pourquoi il est de notre devoir de leur donner un petit coup de pouce, si nous voulons de nouveau avoir la chance de les admirer cet hiver se délecter de bonnes graines à la mangeoire.

    Parus major en hiver – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Et d’ailleurs pourquoi ne pas réutiliser la mangeoire pour ceci ? En effet elle est en hauteur, donc à l’abri des éventuels matous et les oiseaux sont déjà familiarisés avec ce garde-manger hivernal. Il suffit alors de placer une petite soucoupe, coupelle ou encore une petite assiette creuse, la remplir d’eau du robinet et le tour est joué !

    Cyanistes caeruleus – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Pour ceux qui possèdent un arbre dans leurs jardin, vous pourriez même tenter de faire comme sur la photo ci-dessus et disposer la réserve d’eau sur une mangeoire elle même perchée dans les branches d’un arbre, les oiseaux ne s’y sentiront que plus à l’aise.

    Retrouvez ici d’autres articles sur nos amis à plumes :

    Banquet à la mangeoire !

    Qu’allons nous voir à la mangeoire ?

    C’est le printemps


mercredi 7 septembre 2022

  • La flèche d’eau
    Sagittaria sagittifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Voilà un nom qui sied parfaitement à cette belle plante, indigène sur notre territoire, de la famille des ALISMATACEAE. En effet elle possède des feuilles très caractéristiques de forme sagittée (en forme de fer de flèche), d’où son autre nom : la sagittaire.

    Sagittaria sagittifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Observer sa jolie floraison blanche estivale peut s’avérer ardu du fait qu’elle soit devenue rare dans notre région et qu’elle ait tendance à être peu florifère voire parfois carrément stérile suivant les situations.

    Sagittaria sagittifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    La sagittaire mesure de 30 à 100 cm de haut et se développe dans une large gamme de milieux humides, elle est régulièrement associée aux genres Sparganium et Potamogeton.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica


  • La flèche d’eau
    Sagittaria sagittifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Voilà un nom qui sied parfaitement à cette belle plante, indigène sur notre territoire, de la famille des ALISMATACEAE. En effet elle possède des feuilles très caractéristiques de forme sagittée (en forme de fer de flèche), d’où son autre nom : la sagittaire.

    Sagittaria sagittifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Observer sa jolie floraison blanche estivale peut s’avérer ardu du fait qu’elle soit devenue rare dans notre région et qu’elle ait tendance à être peu florifère voire parfois carrément stérile suivant les situations.

    Sagittaria sagittifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    La sagittaire mesure de 30 à 100 cm de haut et se développe dans une large gamme de milieux humides, elle est régulièrement associée aux genres Sparganium et Potamogeton.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica


lundi 5 septembre 2022

  • Le blongios nain

    Bravo à Pascal, Gilles et François qui ont repéré le blongios nain dans les feuilles ! Une bien belle rencontre estivale.

    Zone ornithologique de l’île de loisirs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Début juillet nous sommes retournés sur l’île astronomique à la recherche des plantes rares que nous avions repérées l’an dernier. Malheureusement la saison était déjà bien avancée et nos plantes étaient grillées. En revanche, nous avons saisi l’occasion pour faire le tour de la zone ornithologique, sait-on jamais ce que l’on peut y voir.

    Et bingo ! Il était là, le blongios nain.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Nous l’avions recherché avec acharnement l’an dernier, en vain. Cette fois-ci c’est totalement par hasard et avec beaucoup de joie que nous l’avons trouvé. Nous en avons donc profité pour remplir nos cartes mémoires de photos de ce bel oiseau à vous partager.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain – Cergy © CACP – Madison Renault

    Le blongios nain, Ixobrychus minutus, est le plus petit des hérons d’Europe. Il ne mesure guère plus de trente centimètres de haut. Comme ses compagnons de la famille des Ardéidés il parcoure les bords d’eau sur ses grandes pattes et pêche à l’aide de son long bec de gros insectes et leurs larves, des petits poissons, des batraciens. Là, il semble qu’il ait attrapé une larve de libellule.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain et sa proie – Cergy © CACP – Madison Renault

    Grâce aux contrastes francs de son plumage, aux deux lignes blanches sur son cou et à la couleur foncée de son œil on peut dire qu’il s’agit d’un mâle.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Si nous étions si contents de l’observer c’est que l’oiseau n’est pas commun. Il est même classé rare dans la région, et considéré comme en danger d’extinction. Son habitat, les roselières de bords d’étang, a tendance à disparaitre. En tout cas, le calme environnant ces espaces disparait nettement sur l’ensemble des points d’eau franciliens. Cette année une quinzaine d’individus ont été observés sur toute la région. Et dans le Val d’Oise, ce mâle est le seul blongios a avoir été recensé.

    Depuis 2019 un individu est signalé tous les ans sur l’île de loisirs. On peut donc espérer que l’endroit soit propice à une installation et qu’une femelle arrive prochainement…

    En tout cas celui-ci n’était pas le moins du monde préoccupé par notre présence. Nous avons pu l’observer longuement évoluer sur les branches avec agilité et discrétion, à l’affut d’une proie. Puis nous l’avons laissé tranquille, tout à sa pêche. J’espère qu’elle fut bonne.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain, à l’affut – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin :

    Le blongios nain, par Oiseaux.Net

    Les traces de ses précédents passages


  • Le blongios nain

    Bravo à Pascal, Gilles et François qui ont repéré le blongios nain dans les feuilles ! Une bien belle rencontre estivale.

    Zone ornithologique de l’île de loisirs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Début juillet nous sommes retournés sur l’île astronomique à la recherche des plantes rares que nous avions repérées l’an dernier. Malheureusement la saison était déjà bien avancée et nos plantes étaient grillées. En revanche, nous avons saisi l’occasion pour faire le tour de la zone ornithologique, sait-on jamais ce que l’on peut y voir.

    Et bingo ! Il était là, le blongios nain.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Nous l’avions recherché avec acharnement l’an dernier, en vain. Cette fois-ci c’est totalement par hasard et avec beaucoup de joie que nous l’avons trouvé. Nous en avons donc profité pour remplir nos cartes mémoires de photos de ce bel oiseau à vous partager.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain – Cergy © CACP – Madison Renault

    Le blongios nain, Ixobrychus minutus, est le plus petit des hérons d’Europe. Il ne mesure guère plus de trente centimètres de haut. Comme ses compagnons de la famille des Ardéidés il parcoure les bords d’eau sur ses grandes pattes et pêche à l’aide de son long bec de gros insectes et leurs larves, des petits poissons, des batraciens. Là, il semble qu’il ait attrapé une larve de libellule.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain et sa proie – Cergy © CACP – Madison Renault

    Grâce aux contrastes francs de son plumage, aux deux lignes blanches sur son cou et à la couleur foncée de son œil on peut dire qu’il s’agit d’un mâle.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Si nous étions si contents de l’observer c’est que l’oiseau n’est pas commun. Il est même classé rare dans la région, et considéré comme en danger d’extinction. Son habitat, les roselières de bords d’étang, a tendance à disparaitre. En tout cas, le calme environnant ces espaces disparait nettement sur l’ensemble des points d’eau franciliens. Cette année une quinzaine d’individus ont été observés sur toute la région. Et dans le Val d’Oise, ce mâle est le seul blongios a avoir été recensé.

    Depuis 2019 un individu est signalé tous les ans sur l’île de loisirs. On peut donc espérer que l’endroit soit propice à une installation et qu’une femelle arrive prochainement…

    En tout cas celui-ci n’était pas le moins du monde préoccupé par notre présence. Nous avons pu l’observer longuement évoluer sur les branches avec agilité et discrétion, à l’affut d’une proie. Puis nous l’avons laissé tranquille, tout à sa pêche. J’espère qu’elle fut bonne.

    Ixobrychus minutus, le blongios nain, à l’affut – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin :

    Le blongios nain, par Oiseaux.Net

    Les traces de ses précédents passages


vendredi 2 septembre 2022

  • Photo mystère de septembre 2022

    Pour la rentrée nous vous avons dégoté une photo mystère d’exception !

    Photo mystère – Cergy © CACP – Madison Renault

    Reconnaissez-vous l’individu caché dans les branchages ?

    A lundi pour la réponse !


  • Photo mystère de septembre 2022

    Pour la rentrée nous vous avons dégoté une photo mystère d’exception !

    Photo mystère – Cergy © CACP – Madison Renault

    Reconnaissez-vous l’individu caché dans les branchages ?

    A lundi pour la réponse !


vendredi 29 juillet 2022

  • Pause estivale
    Secteur ornithologique de l’île de loisirs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le mois d’août arrive et avec lui la pause annuelle dans la parution des articles.

    La biodiversité elle ne s’arrête pas, continuez d’ouvrir l’œil ! Nous vous souhaitons de belles observations et vous donnons rendez-vous en septembre pour une nouvelle photo mystère.

    Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à mettre une gamelle d’eau à destination de la faune qui vous entoure. Oiseaux, insectes, mammifères et amphibiens vous en seront reconnaissants !

    Bel été à tous !


  • Pause estivale
    Secteur ornithologique de l’île de loisirs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le mois d’août arrive et avec lui la pause annuelle dans la parution des articles.

    La biodiversité elle ne s’arrête pas, continuez d’ouvrir l’œil ! Nous vous souhaitons de belles observations et vous donnons rendez-vous en septembre pour une nouvelle photo mystère.

    Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à mettre une gamelle d’eau à destination de la faune qui vous entoure. Oiseaux, insectes, mammifères et amphibiens vous en seront reconnaissants !

    Bel été à tous !


mercredi 27 juillet 2022

  • A Osny on protège les chauves-souris !

    Le 20 juillet de cette année nous avons visité le site des travaux du château de Grouchy à Osny dans le cadre de notre étude sur la faune des carrières. Nous sommes allés tout d’abord dans les galeries du château dans lesquelles, grâce aux conseils avisés d’écologues chiroptérologues du bureau d’étude EGIS et l’écoute attentive des responsables des travaux, le chantier continue en respectant les chauves-souris qui y nichent.

    Inspection des travaux – Osny © CACP – Emilie Périé

    En effet sur certains endroits du plafond des interstices entre les joints ne seront pas rebouchés afin de permettre aux chauves-souris de continuer à se cacher dans un milieu adéquat pour elles, sans pour autant gêner ni les travaux ni la qualité du bâtiment à l’arrivée.

    Interstices dans le plafond des galeries, « C’est génial ! » – Osny © CACP – Emilie Périé

    D’autres installations seront aussi mises en place comme notamment des ajustements sur les grilles d’entrée pour laisser de l’espace pour le passage des chauves-souris en respectant des dimensions recommandées par les chiroptérologues.

    Et cela ne déplait en rien à nos chauves-souris si l’on en croit la femelle de petit rhinolophe et son petit que nous avons trouvés dans l’escalier du colombier.

    Nous avons continué notre visite par les carrières du château de Grouchy où nous avons fait d’autres découvertes !

    Les chiroptérologues en mission commando – Osny © CACP – Emilie Périé

    Grâce à la technique des chiroptérologues équipés de détecteurs à ultrasons et caméras infrarouges, nous avons pu détecter la présence d’une chauve-souris dans les carrières qui est vite partie se cacher. Nous avons par la suite trouvé des traces de guano, caractéristiques des petits rhinolophes, traduisant l’emplacement d’un reposoir.

    Guano de petit Rhinolophe – Osny © CACP – Emilie Périé

    Nous avons alors fini notre observation des carrières du château, puis de nouvelles recommandations ont été données quant à l’entrée de la carrière pour favoriser nos petites chauves-souris.

    Dans les carrières – Osny © CACP – Madison Renault

    C’est rassurés pour nos chauves-souris que nous quittons le château en sachant qu’à Grouchy elles seront protégées !

    Mais nos observations ne s’arrêtent pas là il restait encore d’autres lieux sur notre liste à aller visiter. La suite la saison prochaine !

    Retrouvez d’autres articles sur les chauves-souris :

    Les chauves-souris de Cergy-Pontoise

    Révélations sur les chauves-souris

    Cet article est écrit par Madison, en stage chez nous cet été.


  • A Osny on protège les chauves-souris !

    Le 20 juillet de cette année nous avons visité le site des travaux du château de Grouchy à Osny dans le cadre de notre étude sur la faune des carrières. Nous sommes allés tout d’abord dans les galeries du château dans lesquelles, grâce aux conseils avisés d’écologues chiroptérologues du bureau d’étude EGIS et l’écoute attentive des responsables des travaux, le chantier continue en respectant les chauves-souris qui y nichent.

    Inspection des travaux – Osny © CACP – Emilie Périé

    En effet sur certains endroits du plafond des interstices entre les joints ne seront pas rebouchés afin de permettre aux chauves-souris de continuer à se cacher dans un milieu adéquat pour elles, sans pour autant gêner ni les travaux ni la qualité du bâtiment à l’arrivée.

    Interstices dans le plafond des galeries, « C’est génial ! » – Osny © CACP – Emilie Périé

    D’autres installations seront aussi mises en place comme notamment des ajustements sur les grilles d’entrée pour laisser de l’espace pour le passage des chauves-souris en respectant des dimensions recommandées par les chiroptérologues.

    Et cela ne déplait en rien à nos chauves-souris si l’on en croit la femelle de petit rhinolophe et son petit que nous avons trouvés dans l’escalier du colombier.

    Nous avons continué notre visite par les carrières du château de Grouchy où nous avons fait d’autres découvertes !

    Les chiroptérologues en mission commando – Osny © CACP – Emilie Périé

    Grâce à la technique des chiroptérologues équipés de détecteurs à ultrasons et caméras infrarouges, nous avons pu détecter la présence d’une chauve-souris dans les carrières qui est vite partie se cacher. Nous avons par la suite trouvé des traces de guano, caractéristiques des petits rhinolophes, traduisant l’emplacement d’un reposoir.

    Guano de petit Rhinolophe – Osny © CACP – Emilie Périé

    Nous avons alors fini notre observation des carrières du château, puis de nouvelles recommandations ont été données quant à l’entrée de la carrière pour favoriser nos petites chauves-souris.

    Dans les carrières – Osny © CACP – Madison Renault

    C’est rassurés pour nos chauves-souris que nous quittons le château en sachant qu’à Grouchy elles seront protégées !

    Mais nos observations ne s’arrêtent pas là il restait encore d’autres lieux sur notre liste à aller visiter. La suite la saison prochaine !

    Retrouvez d’autres articles sur les chauves-souris :

    Les chauves-souris de Cergy-Pontoise

    Révélations sur les chauves-souris

    Cet article est écrit par Madison, en stage chez nous cet été.


lundi 25 juillet 2022

  • De nouveaux emplacements pour les faucons
    Parc des Arènes – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Dans le Parc des Arènes à Cergy, on voit souvent les faucons crécerelles se percher sur les pylônes électriques.

    Faucon crécerelle sur un pylône électrique – Cergy © CACP – Emilie Périé

    On sait aussi qu’ils sont capables de nicher sur ces pylônes, mais souvent plus facilement quand un nid est déjà présent, celui d’une corneille par exemple ou encore dans un nichoir artificiel.

    A l’Île Adam nous avons pu observer que les faucons semblent apprécier ces nichoirs artificiels en bois.

    Faucon crécerelle dans un nichoir en bois – l’Île Adam © CACP – Emilie Périé

    Forts de ces constats, nous avons donc, en partenariat avec la LPO Île-de-France, proposé à RTE (Réseau de Transport d’Electricité) d’installer des nichoirs sur les pylônes électriques.

    Et c’est ce qui a été fait la semaine dernière. A Cergy et Osny, ce sont deux nichoirs fabriqués par le groupe LPO Île-de-France qui ont été installés par les équipes de RTE.

    La montée du nichoir – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Après avoir escaladé le pylône, les agents ont hissé le nichoir à une dizaine de mètres de haut.

    La fixation du nichoir – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ils l’ont ensuite fixé sur l’une des barres du pylône.

    Le nichoir installé – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le nichoir est prêt à accueillir les faucons dès le printemps prochain pour la nouvelle saison de reproduction !

    L’équipe RTE – Osny © RTE

    Ils ont ensuite répété l’opération sur le pylône d’Osny. Deux nichoirs sont donc prêts à l’emploi pour mars 2023. Nous suivrons bien sûr leur utilisation par les faucons.

    Le faucon crécerelle est une espèce protégée dont l’habitat naturel tend à décliner. Cette démarche d’installation de nichoirs va se poursuivre sur le territoire. Et nous remercions vivement RTE pour avoir installé les premiers.

    Les partenaires :

    RTE – Réseau de Transport d’Electricité

    LPO – Ligue de protection des oiseaux, Île-de-France

    Retrouvez d’autres articles sur le faucon crécerelle :

    Un rapace aux aguets

    Le repas du faucon

    Les rapaces en vol

    Les rapaces du territoire


  • De nouveaux emplacements pour les faucons
    Parc des Arènes – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Dans le Parc des Arènes à Cergy, on voit souvent les faucons crécerelles se percher sur les pylônes électriques.

    Faucon crécerelle sur un pylône électrique – Cergy © CACP – Emilie Périé

    On sait aussi qu’ils sont capables de nicher sur ces pylônes, mais souvent plus facilement quand un nid est déjà présent, celui d’une corneille par exemple ou encore dans un nichoir artificiel.

    A l’Île Adam nous avons pu observer que les faucons semblent apprécier ces nichoirs artificiels en bois.

    Faucon crécerelle dans un nichoir en bois – l’Île Adam © CACP – Emilie Périé

    Forts de ces constats, nous avons donc, en partenariat avec la LPO Île-de-France, proposé à RTE (Réseau de Transport d’Electricité) d’installer des nichoirs sur les pylônes électriques.

    Et c’est ce qui a été fait la semaine dernière. A Cergy et Osny, ce sont deux nichoirs fabriqués par le groupe LPO Île-de-France qui ont été installés par les équipes de RTE.

    La montée du nichoir – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Après avoir escaladé le pylône, les agents ont hissé le nichoir à une dizaine de mètres de haut.

    La fixation du nichoir – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ils l’ont ensuite fixé sur l’une des barres du pylône.

    Le nichoir installé – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le nichoir est prêt à accueillir les faucons dès le printemps prochain pour la nouvelle saison de reproduction !

    L’équipe RTE – Osny © RTE

    Ils ont ensuite répété l’opération sur le pylône d’Osny. Deux nichoirs sont donc prêts à l’emploi pour mars 2023. Nous suivrons bien sûr leur utilisation par les faucons.

    Le faucon crécerelle est une espèce protégée dont l’habitat naturel tend à décliner. Cette démarche d’installation de nichoirs va se poursuivre sur le territoire. Et nous remercions vivement RTE pour avoir installé les premiers.

    Les partenaires :

    RTE – Réseau de Transport d’Electricité

    LPO – Ligue de protection des oiseaux, Île-de-France

    Retrouvez d’autres articles sur le faucon crécerelle :

    Un rapace aux aguets

    Le repas du faucon

    Les rapaces en vol

    Les rapaces du territoire


vendredi 22 juillet 2022

  • Crounch !
    Papillon posé sur l’eau – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    A Courdimanche, un papillon vient se poser sur la mare Bicourt. A la couleur c’est probablement un myrtil mais j’essaie de m’approcher pour avoir un peu plus de détails. Je n’ai pas le temps de faire la mise au point que CROUNCH, une grenouille verte a surgi !

    Grenouille verte et sa proie – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Apparemment elle a attrapé l’abeille mellifère qui passait par là, mais mon papillon a pris la fuite. Tant pis pour le portrait.

    Etapes de chasse

    D’ailleurs, non loin de là une autre traque est en cours.

    A gauche, l’abeille s’est posée sur les lentilles d’eau pour boire l’eau de la mare. A droite, la grenouille a repéré sa proie.

    Grenouille verte et abeille mellifère – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    En un seul bond la grenouille atteint l’abeille. On voit son trajet au travers des lentilles.

    Grenouille verte et abeille mellifère – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Mais finalement elle abandonne sa prise. Peut-être l’abeille a-t-elle piqué ? En tout cas je ne l’ai pas vue ressortir de la mare.

    Grenouille verte et abeille mellifère – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Contrairement à ce que l’on peut voir dans les images de dessins animés, les grenouilles n’utilisent pas leur langue comme hameçon ou lasso pour capturer des mouches, elles bondissent sur toutes formes d’insectes qui passent à proximité de leur bouche.


  • Crounch !
    Papillon posé sur l’eau – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    A Courdimanche, un papillon vient se poser sur la mare Bicourt. A la couleur c’est probablement un myrtil mais j’essaie de m’approcher pour avoir un peu plus de détails. Je n’ai pas le temps de faire la mise au point que CROUNCH, une grenouille verte a surgi !

    Grenouille verte et sa proie – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Apparemment elle a attrapé l’abeille mellifère qui passait par là, mais mon papillon a pris la fuite. Tant pis pour le portrait.

    Etapes de chasse

    D’ailleurs, non loin de là une autre traque est en cours.

    A gauche, l’abeille s’est posée sur les lentilles d’eau pour boire l’eau de la mare. A droite, la grenouille a repéré sa proie.

    Grenouille verte et abeille mellifère – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    En un seul bond la grenouille atteint l’abeille. On voit son trajet au travers des lentilles.

    Grenouille verte et abeille mellifère – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Mais finalement elle abandonne sa prise. Peut-être l’abeille a-t-elle piqué ? En tout cas je ne l’ai pas vue ressortir de la mare.

    Grenouille verte et abeille mellifère – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Contrairement à ce que l’on peut voir dans les images de dessins animés, les grenouilles n’utilisent pas leur langue comme hameçon ou lasso pour capturer des mouches, elles bondissent sur toutes formes d’insectes qui passent à proximité de leur bouche.


mercredi 20 juillet 2022

  • A longues pattes
    Tetragnatha extensa – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Une jolie araignée au corps allongé et aux pattes très longues repliées dans le prolongement du corps se prélasse au soleil au bord de la zone humide de la Saussaye à Maurecourt. Ceci étant vu, et en vérifiant l’implantation des yeux de la bête on arrive rapidement au genre Tetragnatha. Les motifs de son corps et sa présence au bord de l’eau nous orientent ensuite vers l’espèce, Tetragnatha extensa, la tétragnathe étendue.

    Les yeux de Tetragnatha extensa – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Cette araignée fait partie du groupe des tisseuses de toiles en spirale, qu’elle fabrique souvent au-dessus l’eau pour capturer les petits insectes qui passent à proximité.

    Tetragnatha extensa et sa proie – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    D’ailleurs celle-ci a l’air d’avoir trouvé son repas. Une mouche sans doute…

    La tétragnathe étendue est une araignée saisonnière, on ne la voit presque qu’en été.

    Probablement Tetragnatha nigrita – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Non loin, une araignée semblable se repose. Les pattes sont plus courtes et les motifs du corps différents. C’est sans doute une autre espèce, Tetragnatha nigrita.

    Sources :

    Tetragnatha extensa, QuelEstCetAnimal?

    Tetragnatha extensa, DORIS

    Galerie Insectes.org

    Retrouvez d’autres histoires d’araignées :

    Scène macabre dans les tomates

    La belle à rayure

    Admirable araignée


  • A longues pattes
    Tetragnatha extensa – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Une jolie araignée au corps allongé et aux pattes très longues repliées dans le prolongement du corps se prélasse au soleil au bord de la zone humide de la Saussaye à Maurecourt. Ceci étant vu, et en vérifiant l’implantation des yeux de la bête on arrive rapidement au genre Tetragnatha. Les motifs de son corps et sa présence au bord de l’eau nous orientent ensuite vers l’espèce, Tetragnatha extensa, la tétragnathe étendue.

    Les yeux de Tetragnatha extensa – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Cette araignée fait partie du groupe des tisseuses de toiles en spirale, qu’elle fabrique souvent au-dessus l’eau pour capturer les petits insectes qui passent à proximité.

    Tetragnatha extensa et sa proie – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    D’ailleurs celle-ci a l’air d’avoir trouvé son repas. Une mouche sans doute…

    La tétragnathe étendue est une araignée saisonnière, on ne la voit presque qu’en été.

    Probablement Tetragnatha nigrita – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Non loin, une araignée semblable se repose. Les pattes sont plus courtes et les motifs du corps différents. C’est sans doute une autre espèce, Tetragnatha nigrita.

    Sources :

    Tetragnatha extensa, QuelEstCetAnimal?

    Tetragnatha extensa, DORIS

    Galerie Insectes.org

    Retrouvez d’autres histoires d’araignées :

    Scène macabre dans les tomates

    La belle à rayure

    Admirable araignée


lundi 18 juillet 2022

  • Ingénieuses fourmis

    Toujours occupés par nos inventaires de biodiversité dans les cimetières, nous observons une activité intéressante dans le tunnel à hérisson posé dans le cimetière de Saint-Ouen l’Aumône : comme tous les ans les fourmis ont pris d’assaut les croquettes, mais cette fois-ci elles se sont équipées !

    Matériel de Mission Hérisson envahi par les fourmis – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    La feuille en tissu provenant probablement d’un pot d’ornement de tombe mis au rebus n’a pas été mise là par nos soins. Apparemment les fourmis l’ont trainée là pour se faire un pont depuis le bord de la gamelle et transporter plus facilement les croquettes jusqu’à la fourmilière. Habile n’est-ce pas ?

    Les fourmis et leur pont à croquettes – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

  • Ingénieuses fourmis

    Toujours occupés par nos inventaires de biodiversité dans les cimetières, nous observons une activité intéressante dans le tunnel à hérisson posé dans le cimetière de Saint-Ouen l’Aumône : comme tous les ans les fourmis ont pris d’assaut les croquettes, mais cette fois-ci elles se sont équipées !

    Matériel de Mission Hérisson envahi par les fourmis – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    La feuille en tissu provenant probablement d’un pot d’ornement de tombe mis au rebus n’a pas été mise là par nos soins. Apparemment les fourmis l’ont trainée là pour se faire un pont depuis le bord de la gamelle et transporter plus facilement les croquettes jusqu’à la fourmilière. Habile n’est-ce pas ?

    Les fourmis et leur pont à croquettes – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

vendredi 15 juillet 2022

  • Le chat-pardeur du cimetière de Cergy

    Ces derniers jours nous étions sur le terrain pour le suivi de la biodiversité dans les cimetières. Lors des prélèvements pour Mission Hérisson dans le cimetière de Cergy nous avons eu une légère déception : nos croquettes destinées aux hérissons ont disparues, et à la place nous avons récolté des empreintes de chat.

    Empreintes de chat domestiques – Cergy © CACP – Madison Renault

    Nous y avons alors vu une superbe occasion pour tester les réglages de nos nouveaux pièges-photos. Nous avons installé un appareil à proximité du tunnel* pour la nuit que nous avons récupéré le lendemain. Sans grande surprise, le chatpardeur est revenu sur la scène de crime pour commettre un nouveau méfait ; mais cette fois-ci, sous l’œil de notre objectif, qui nous a rapporté plusieurs clichés à différents horaires de la soirée et de la nuit.

    Le chatpardeur à 22 heures – Cergy © CACP
    Le chatpardeur à 5 heures – Cergy © CACP

    Si vous voyez ce chatpardeur sachez qu’il est recherché pour vol de croquettes et pour la petite frayeur qu’il nous a faite au moment de balayer les photos prises par l’appareil.

    Très gros plan d’un œil de chat – Cergy © CACP

    Apparemment le capteur était aussi intéressant que les croquettes.

    Maintenant que nous somme surs que les capteurs fonctionnent bien nous espérons pouvoir vous rapporter des clichés de bêtes un peu plus exotiques que des chats, comme des chouettes, des hérissons ou même des blaireaux !

    *Le capteur est orienté de manière à ne pas prendre les passants. Le droit à l’image est pris en compte dans nos études.

    Cet article est écrit par Madison, en stage chez nous cet été.


mercredi 13 juillet 2022

  • Des chatons dans l’arbre : Le châtaigner

    Afin d’entamer la famille des FAGACEAE, nous allons aujourd’hui parler d’une espèce d’arbre très connu pour son bois de qualité et ses fruits utilisables de mille et une façons : Castanea sativa, le châtaigner commun.

    Castanea sativa en fleurs – © CACP – Gilles Carcassès

    Au contraire de la plupart des autres espèces d’arbres qui constituent nos forêts et boisements franciliens, le châtaigner est naturalisé dans notre région. En effet il fut un temps où il était largement planté pour ses fruits qui nourrissait les populations pauvres lors des périodes de disettes en hiver, ce qui lui a d’ailleurs valu d’être également appelé « arbre à pain ».

    Bogue – Rueil-Malmaison © CACP – Emilie Périé

    Cet arbre caduc est doté d’une grande longévité (jusqu’à 2000 ans) et mesure de 25 à 35 mètres de haut. Ses feuilles sont simples, alternes, de formes lancéolées et possèdent de nombreuses dents aiguës. Attention à ne pas les confondre avec le marronnier d’Inde qui est bien différent.

    Feuilles de Castanea sativa – Rueil-Malmaison © CACP – Emilie Périé

    La belle floraison du châtaigner débute fin-mai/juin et fini courant juillet. Elle est composée de grands chatons mâles élancés, de couleur blanche et de plus petites fleurs femelles en boules vertes.

    Fleurs de Castanea sativa – © CACP – Gilles Carcassès

    Après les fleurs, les fruits et en l’occurrence ceux de cet arbre sont très appréciés de nos fines papilles ; en plus d’êtres chargés en nutriments.

    Les délicieuses châtaignes – Rueil-Malmaison © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica

    Articles précédents de la série :

    Des chatons dans l’arbre : Le noisetier

    Des chatons dans l’arbre : le charme

    Des chatons dans l’arbre : l’aulne glutineux

    Des chatons dans l’arbre : Les bouleaux

    Des chatons dans l’arbre : les saules

    Des chatons dans l’arbre : les peupliers


lundi 11 juillet 2022

  • La bondrée apivore

    Deux rapaces tournent dans le ciel au-dessus du château de Grouchy. Un coup de jumelles me suffit à voir qu’il ne s’agit pas d’une classique buse variable (encore que, même la buse n’est plus si classique que cela).

    Pernis apivorus, bondrée apivore – Osny © CACP – Emilie Périé

    L’oiseau a la queue longue (plus longue que la largeur de ses ailes), le bout de ses ailes est à peine noir, comme s’il avait juste effleuré le pot de peinture, et sa tête est assez petite vissée sur un cou plutôt long qui lui vaut souvent d’être comparée à un pigeon. Ces critères amènent donc à identifier ici une bondrée apivore.

    Pernis apivorus, bondrée apivore – Osny © CACP – Emilie Périé

    Apivore car son régime alimentaire est principalement constitué d’hyménoptères ; guêpes, bourdons et abeilles, dont elles consomment les adultes mais surtout les larves (plus faciles à capturer en quantité). En cas de besoin elle se rabat, comme la plupart des rapaces, sur les petits mammifères, les reptiles, les amphibiens et les oiseaux.

    L’oiseau est peu fréquent dans nos publications car il est difficile à prendre en photo. Toutefois il est bien connu sur le territoire. Il niche en forêt, aussi le parc de Grouchy et le bois de la Garenne doivent lui convenir.

    En revanche, bien qu’elle soit toujours considérée comme commune dans la région, ses population déclinent et la bondrée est vulnérable à l’extinction en Île-de-France.

    Sources :

    Guide ornitho, Edition Delachaux

    La bondrée apivore, par oiseaux.net

    Retrouvez ici d’autres rapaces :

    Les rapaces du territoire

    Les rapaces en vol

    Le faucon hobereau


vendredi 8 juillet 2022

  • Le calameute pygmée
    Calameute pygmée butinant un bouton d’or – Maurecourt © CACP – Naomi Gaillard

    Durant une session SPIPOLL, j’aperçois un drôle d’insecte qui vient faire le poirier sur le bouton d’or que j’observe, plongeant vers le nectar de la fleur. Sa forme est plutôt reconnaissable, celles des hyménoptères, l’ordre d’insectes des abeilles et des guêpes. Il possède une longue paire d’antenne noire et son abdomen est très allongé, bien plus long que son thorax. Mais c’est surtout la couleur jaune-orangée de ce dernier que l’on remarque. Son abdomen semble même être orné de taches noires à son extrémité, dissimulées sous ses ailes fumées. C’est ce détail qui me laisse donc penser que nous sommes ici en présence d’un calameute pygmée (Calameuta pygmaea).

    Le calameute pygmée est une espèce à l’origine méditerranéenne, mais qui semble peu à peu remonter dans le nord de la France. Celui-ci a d’ailleurs été photographié à Maurecourt, dans la zone humide de Saussaie, un habitat dont il semble être friand.

    Cephidae sp. femelle – Maurecourt © CACP – Naomi Gaillard

    Il appartient à la famille des céphides (Cephidae). J’ai d’ailleurs durant la même observation, eu l’occasion d’observer un cousin à lui, ou plutôt une cousine qu’on reconnait grâce à son ovipositeur en forme d’aiguillon, au bout de son abdomen.

    Les céphides ont également une préférence pour les renoncules, comme la renoncule scélérate ou encore la renoncule âcre (Ranunculus acris), plus familièrement appelée bouton d’or, que butinent justement nos deux céphides.

    Sources :

    INPN, Calameuta pygmaea

    aramel.free.fr

    Guide des abeilles, Edition Delachaux

    Un article écrit par Naomi, en stage avec nous ce printemps.


mercredi 6 juillet 2022

  • Ortie pied-de-robinier

    Quelques temps après avoir trouvé l’étonnant chiendent pied-de-poule amateur de poteaux de clôtures à Pontoise, nous avons de nouveau découvert une curiosité du même type au bois de Cergy : une grande ortie qui pousse sur le tronc d’un robinier faux-acacia.

    Urtica dioica poussant sur Robinia pseudoacacia – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Mais qu’a bien pu mener cette plante à se développer ainsi ?

    Pour démarrer notre enquête il faut savoir que l’ortie aime les sols riches et azotés. En tenant compte du fait que le robinier faux acacia, comme la plupart des autres FABACEAE, enrichit le sol en azote grâce à ses nodosités présentes aux niveaux de ces racines, cela explique le grand développement de l’ortie à sa proximité. Mais une question subsiste : pourquoi s’être fixé de la sorte sur le tronc du robinier ?

    Urtica dioica sur Robinia pseudoacacia – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    En me rapprochant un peu plus du phénomène, je remarque quelque chose : le tronc de l’arbre présente plusieurs vieilles anfractuosités où les intempéries et les insectes ont eu localement raison du bois, le transformant ainsi en un excellent substrat riche en matière organique idéal pour l’installation de notre amie l’ortie.

    Urtica dioica sur Robinia pseudoacacia – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Par conséquent et en notant le fait que la grande ortie est une plante à souche traçante, deux choix s’offrent à nous afin d’élucider le mystère : soit l’individu présent au pied du robinier faux-acacia s’est frayé un chemin à travers le bois mort du tronc afin de ressortir de temps à autres le long de celui-ci, soit quelques graines se sont déposées aux creux de certaines des anfractuosités et ont ensuite été en capacité de germer grâce au substrat en place.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot


dimanche 3 juillet 2022

  • Bébé corneille

    Bravo à Anne, Lucas et Murielle, qui ont réussi à percer le mystère ! C’était en effet une corneille juvénile.

    Corvus corone juvénile – Eragny-sur-Oise © CACP – Matthieu Delagnes

    La corneille noire est un grand oiseau très commun de la famille des CORVIDAE. Elle est sédentaire sur notre territoire et niche dans les hauteurs des grands arbres. Son régime alimentaire se constitue principalement d’insectes, de vers de terres et de petits vertébrés, elle se nourrit également de carcasses d’animaux.

    Corvus corone – © CACP – Emilie Périé

    Qui est qui ?

    Cet oiseau est souvent confondu avec un de ses proches cousins, le corbeau freux (Corvus frugileus), en effet il peut s’avérer difficile de les différencier l’un de l’autre lorsqu’ils sont en vol ou à longues distances. Mais au moins deux types de critères sont importants à prendre en compte, l’habitat où l’oiseau est rencontré et son physique.

    Corvus corone – Pontoise © CACP – Gilles Cracassès

    Concernant l’habitat, la corneille noire est habituée aux milieux ouverts et semi-ouverts comme les champs, les petits boisements, les parcs, les grands jardins…, alors que le corbeaux freux favorise essentiellement les champs cultivés et les grandes plaines. Pour le physique il existe un important critère déterminant, le bec. La corneille possède un bec arqué et complètement noir tandis que le corbeau a un bec pâle/gris clair à la base et bien droit.

    Corvus frugileus – Achères © CACP – Gilles Carcassès

    Au vu de la raréfaction des grandes zones ouvertes et des vastes champs cultivés, il peut se montrer assez compliqué d’observer des corbeaux freux, au contraire de la corneille qui est assez abondante.

    Pas d’inquiétude…

    Corvus corone juvénile – Eragny-sur-Oise © CACP – Matthieu Delagnes

    Pour en revenir à notre corneille juvénile, il faut savoir qu’il est fréquent d’en trouver courant juin/juillet, perchés dans des arbres ou arbustes sans qu’ils ne bougent de trop pendant de longues périodes. En effet les jeunes, bien qu’ils soient pour certains déjà capables de voler, sont accompagnés et nourris par leur parents pendant un certain temps après avoir quitté le nid. Donc aucune inquiétude dans le cas où vous en croiseriez un qui ne bouge pas de son perchoir, il ne fait qu’attendre le retour de ses parents pour avoir de quoi se remplir l’estomac.

    Sources :

    Guide Delachaux : Le guide orintho

    Oiseaux.net : Le corbeau freux, la corneille noire.

    Retrouvez ici d’autres oiseaux de la famille des CORVIDAE :

    Le geai des chênes

    La pie bavarde

    Le choucas des tours


vendredi 1er juillet 2022

  • Photo mystère de juillet 2022
    Mystère… – Eragny-sur-Oise © CACP – Matthieu Delagnes

    Mais qui se cache dans cette aubépine au bassin de la sente des prés à Eragny ?

    À lundi pour la réponse.


mercredi 29 juin 2022

  • Galerie de trèfles

    Le genre Trifolium qui s’apparente aux trèfles possède une grande diversité d’espèces, aux couleurs et formes variées. Sur notre territoire nous pouvons en compter 17 allant du très commun à l’extrêmement rare. Dans cet article nous exposerons 6 de ces espèces : Trifolium repens / le trèfle rampant, Trifolium pratense / le trèfle des prés, Trifolium fragiferum / le trèfle porte-fraise, Trifolium incarnatum / le trèfle incarnat, Trifolium arvense / le trèfle pied-de-lièvre, Trifolium campestre / le trèfle des champs.

    Trifolium fragiferum – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Malgré leurs critères distinctifs bien particuliers, la plupart des trèfles partagent quelques traits physiques en communs, comme la fameuse inflorescence en pompon et les feuilles typiques découpées en trois folioles, ou quatre avec un peu de chance.

    Trifolium repens – Cergy © CACP – Léo Micouin

    Le trèfle rampant ou trèfle blanc est sans nul doute le trèfle le plus répandu de toute l’agglomération, il est partout, dans nos villes, dans nos campagnes, dans nos jardins, dans les trottoirs, de belles fleurs blanches à pertes de vue. Cette espèce, formant des tapis de feuilles très compacts, est indigène dans notre région.

    Trifolium pratense – © CACP – Gilles Carcassès

    Le trèfle des prés est également extrêmement commun par chez nous bien qu’il soit moins polyvalent que le trèfle rampant. En effet il supporte un peu moins la tonte que son cousin à fleurs blanches. Ce trèfle, indigène dans notre région, fleurit en grosses inflorescences rondes roses.

    Trifolium arvense – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Le trèfle pied-de-lièvre est une espèce indigène à pilosité accrue et à calices à longues et fines dents plumeuses. À travers l’amalgame de poils on peut parfois distinguer les petites fleur de cette espèce si particulière, en régression dans notre région.

    Trifolium fragiferum – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Le trèfle porte-fraises, commun en Ile-de-France, a l’air d’être un mélange de plein d’espèces différentes à la fois, un peu de trèfle rampant pour son développement, une touche de trèfle des prés pour la couleur des fleurs, un zeste de la pilosité du trèfle pied-de-lièvre pour les fruits et une étonnante inspiration du fraisier des bois pour la forme et l’aspect général du fruit.

    Trifolium incarnatum – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    Le trèfle incarnat ou trèfle du Roussillon s’est, comme son nom l’indique, un peu perdu en cours de chemin. En effet d’après le CBNBP il ne serait indigène que dans la plupart de nos régions voisines comme la Bourgogne et la Champagne-Ardenne. Par chez nous il n’est que planté et/ou cultivé pour le fourrage et l’utilisation de la plante en tant qu’engrais vert. Cet individu photographié à Menucourt a certainement dû s’échapper d’un champ voisin. On le reconnait aisément à ses feuilles très poilues et sans motifs et évidement à ses longues inflorescences rouge sang.

    Trifolium campestre – Carrières-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Le trèfle des champs ou trèfle jaune est susceptible d’être confondu avec d’autres espèces du genre Medicago qui se rapporte aux luzernes. Étant extrêmement proches physiquement il est fréquent de les mettre dans le même panier, mais évidemment les luzernes possèdent un détail que ce trèfle n’a pas : les feuilles sont mucronées (petite pointe au bout de la feuille). Cette espèce commune et indigène de trèfle n’est toutefois pas à confondre avec une autre qui lui est semblable : le trèfle douteux / Trifolium dubium, également jaune.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica : Trifolium repens, Trifolium pratense, Trifolium arvense, Trifolium fragiferum, Trifolium incarnatum, Trifolium campestre.

    Florif

    Retrouvez ici d’autres galeries :

    Galerie de véroniques

    Galerie de fabacées


lundi 27 juin 2022

  • Sur le roncier au bois de Cergy

    Lors d’une étude de terrain au bois de Cergy, dans le cadre de l’atelier participatif Boomforest, je me suis accordé une petite séance photo sur un gros roncier en pleine floraison qui bordait un chemin.

    Mais avant toute chose faisons un court rappel de ce à quoi ressemble les ronces :

    Feuilles et fleurs de Rubus sp. – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Les ronces, ronciers ou encore mûriers sauvages du genre Rubus sont des plantes épineuses assez communes des bois, fourrés, lisières… Ce taxon comporte une telle diversité d’espèces et d’hybrides, qu’il en est très difficile de les déterminer et les différencier. En revanche, la plupart de ses mêmes espèces présentent des caractéristiques communes à chacune d’entres elles comme les fameuses fleurs blanches/roses qui donnent ensuite place aux délicieuses mûres et des feuilles composées, de formes variables.

    Rubus sp. – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    Les vieux ronciers bien développés sont de véritables trésors de biodiversité, en effet ils offrent habitat, site de nidification et nourriture à profusion pour de nombreuses espèces d’animaux dont beaucoup d’insectes :

    Larve de Harmonia axyridis – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    La première à s’être montrée devant l’objectif est une jolie petite larve de coccinelle asiatique, on la reconnait aisément à son corps tout noir et ses flancs oranges.

    Apis mellifera – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Ensuite c’est une petite abeille domestique en pleine récolte qui a bien voulu me montrer ses belles rayures sur l’abdomen.

    Bombus groupe. terrestris – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    En voilà un beau bourdon ! Muni de sa longue langue, il se fraie un chemin à travers l’épaisse barrière d’étamines afin d’aller chercher le délicieux nectar de la fleur.

    Groupe de NITIDULIDAE – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Malgré leurs tailles très réduites, ces petits insectes de la famille des NITIDULIDAE ne passent pas inaperçus. Ils arrivent à se glisser dans les moindres recoins de la fleur.

    Polygonia c-album – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Le Robert-le-Diable est un de nos papillons les plus communs qui soit, on le reconnait dés le premier coup d’œil grâce à son beau panachage orange taché de noir.

    Graphosoma italicum – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Juste à coté du roncier se dressait une APAIACEAE où se trouvait un beau couple de punaise arlequin, je n’ai évidemment pas résisté à l’envie de faire un cliché de leurs si belles couleurs.

    Retrouvez ici d’autres habitués des roncier :

    Le merle noir

    Le hérisson d’Europe

    Le cigarier de la ronce


vendredi 24 juin 2022

  • Des chatons dans l’arbre : les peupliers

    Afin de clore la famille des SALICACEAE, nous allons aujourd’hui voir un grand classique des ripisylves, berges de cours d’eau, alignements de routes et certainement le genre le plus utilisé pour les haies brises vents : les peupliers.

    Populus nigra var. italica – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sans y adjoindre les quelques hybrides qui se naturalisent de temps à autres, nous pouvons officiellement compter trois espèces sur notre territoire, dont deux indigènes : Populus nigra / le peuplier noir, Populus tremula / le peuplier tremble et Populus alba / le peuplier blanc.

    Chatons de Populus nigra – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Le peuplier noir, un des plus connu grâce à la variété « Italica » lui donnant un port colonnaire, est pourtant le moins répandu des trois à l’état sauvage. Il est largement reconnaissable grâce à ses feuilles luisantes de formes ovales-triangulaires et ses gros chatons jaunes et rouges qui apparaissent aux printemps. Cette espèce, indigène sur notre territoire, mesure jusqu’à 30 mètres de haut et peut vivre entre 150 et 200 ans.

    Écorce et chatons de Populus alba – Cergy © CACP – Matthieu Delagnes

    Le peuplier blanc ou peuplier de Hollande, assez commun sur notre territoire, est naturalisé dans les grandes vallées de la région et le long des cours d’eau. Il est nettement reconnaissable à ses feuilles blanches et cotonneuses sur la face inférieure et son écorce typique munies de crevasses en formes de losanges.

    Chatons de Populus tremula – Jouy-le-Moutier © CACP – Matthieu Delagnes

    Et pour finir, le peuplier tremble ou tout simplement tremble qui est l’espèce la plus commune et avec la plus large distribution des trois. Il ressemble sur plusieurs points à l’espèce précédente, le peuplier blanc, mais ses feuilles adultes sont de forme différente et totalement glabres. Ses chatons aussi sont différents, ils sont tout gris et poilus. À l’inverse du peuplier noir, le peuplier tremble a une espérance de vie assez limitée, il ne dépasse pas les 40 ans. L’automne venu, le feuillage prend une belle couleur jaune.

    Peuplier infesté de gui – © CACP – Gilles Carcassès

    Les peupliers sont des arbres assez sensibles face au gui (Viscum album), il n’est pas rare de croiser des alignements, voire des peupleraies entières envahies par le fameux parasite. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres, en effet beaucoup de passereaux se délectent des fruits globuleux du gui.

    Dans le prochain article de cette série nous débuterons la fabuleuse famille des FAGACEAE qui comprend les chênes, le hêtre et le châtaigner.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica : Populus nigra, Populus alba, Populus tremula.

    Nature.jardin.free.fr

    Articles précédents de la série :

    Des chatons dans l’arbre : Le noisetier

    Des chatons dans l’arbre : le charme

    Des chatons dans l’arbre : l’aulne glutineux

    Des chatons dans l’arbre : Les bouleaux

    Des chatons dans l’arbre : les saules


mercredi 22 juin 2022

  • Protéger votre patrimoine naturel, la Région vous aide

    La Région Île-de-France a lancé en mai un nouveau dispositif pour la valorisation de « 500 petits patrimoines naturels en Île-de-France ». Tout propriétaire ou locataire, public ou privé, d’un espace de nature d’une surface comprise entre 50 m² et 20 000 m² peut candidater pour voir son site labellisé, à condition de signer une charte de bonnes pratiques de gestion écologique. Les lauréats recevront un kit pour favoriser la biodiversité sur leurs espaces et pourront bénéficier d’un accompagnement vers d’autres dispositifs financiers de la Région.

    Profitez-en, vous avez jusqu’au 24 juillet pour candidater !

    Prairie fleurie © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez ici :

    Le règlement de participation

    Un article détaillé sur le dispositif

    Le guide des aides Petit patrimoine


lundi 20 juin 2022

  • Les filipendules

    Il y a peu nous avons été alerté par Sylvain, notre partenaire à l’île de loisirs, de l’éventuelle présence d’une espèce rare de filipendule aux étangs de Cergy. Après quelques photos et vérifications, nous avons en effet pu confirmer la présence de Filipendula vulgaris, espèce officiellement mentionnée « très rare » dans notre département, d’après l’Atlas de la flore patrimoniale du Val d’Oise.

    En voilà une excellente nouvelle et également une bonne occasion de consacrer un article aux deux espèces présentes sur notre territoire : Filipendula vulgaris et Filipendula ulmaria.

    Filipendula vulgaris – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Comme en témoigne la forme typique des fleurs, nous sommes en présence de plantes de la famille des ROSACEAE. Elles sont toutes les deux vivaces, indigènes et fleurissent blanc vers la fin de printemps/début d’été.

    Filipendula ulmaria – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Filipendula ulmaria, la reine des prés ou fausse spirée est, au contraire de se cousine, très commune sur notre territoire. Elle mesure jusqu’à 1m20 de haut et possède des feuilles pubescentes, stipulées et munies de maximum 9 paires de gros folioles dentés. Elle pousse dans les milieux à humidité accrue tels que les mégaphorbiaies, roselières, pieds de berges, fossés humides…

    Feuilles et fleurs de Filipendula vulgaris – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Filipendula vulgaris, la spirée filipendule ou filipendule commune a quant à elle des fleurs plus grosses et des feuilles à paires de folioles plus fins mais beaucoup plus nombreux par rapport à ulmaria. Elle mesure de 30 à 60 cm. Cette espèce ne pousse d’ailleurs pas du tout dans les mêmes milieux que la précédente, en effet elle apprécie les situations sèches et ensoleillées comme les pelouses sablocalcaires, les landes silicocalcaires, les chênaies pubescentes…

    Peuplement de Filipendula ulmaria – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les filipendules, tout comme le saule blanc, sont utilisées dans la médecine surtout pour leurs propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques. Elles entrent dans la composition de la fameuse aspirine.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Atlas de la flore patrimoniale du Val d’Oise par Fabrice Perriat, Sébastien Filoche et Frédéric Hendoux

    Tela Botanica : Filipendula ulmaria, Filipendula vulgaris

    Retrouvez ici d’autres plantes de la famille des ROSACEAE :

    L’aigremoine

    Les fausses fraises de Grouchy


vendredi 17 juin 2022

mercredi 15 juin 2022

  • Les collemboles : un extraterrestre dans mon jardin ?
    Vue de côté d’un Sminthurus viridis – Cergy © CACP – Naomi Gaillard

    Durant une session SPIPOLL pour l’étude sur les cimetières vivants, une drôle de chose sur le pissenlit que j’observe attire mon attention : une toute petite bébête, à peine visible à l’œil nu. Ni une, ni deux, j’arme l’objectif de mon appareil photo, active le zoom et prend ce cliché. Mais qu’est-ce donc que cette étrange petite chose semblant sortir tout droit d’un film d’extraterrestres ?

    Eh bien, il s’agit d’un collembole. Ils ont longtemps été classés parmi les insectes à cause de leurs 3 paires de pattes, mais aujourd’hui ils ont leur propre classe et ont été classés dans le même sous-embranchement que les insectes, les Hexapodes (Hexapoda). Les collemboles sont considérés comme les plus anciens Hexapodes, puisqu’on considère que leur présence sur Terre remonte à plus 400 millions d’années, bien avant les premiers insectes ! Ce sont de petits arthropodes qui vivent le plus souvent dans le sol et dont la taille varie de 0,2 à 4 millimètres. Ils sont donc très difficiles à apercevoir et certains nécessitent même un microscope pour espérer pouvoir entrevoir le bout de leurs antennes.

    Vue de côté d’un Sminthurus viridis – Cergy © CACP – Naomi Gaillard

    Celui-ci est relativement bien visible à l’œil nu puisqu’il mesure entre 2 et 4 millimètres. Après une recherche sur le site du nom de AquaNat Photo qui permet d’aider à l’identification des collemboles, il s’agirait d’un Sminthurus viridis mais, sans matériel macrophotographique adapté, impossible de le confirmer avec certitude. En tout cas, il est certain qu’il appartient à l’ordre des Symphypleona avec son corps globulaire et ses longues antennes.

    Il n’y a maintenant plus qu’à espérer pour lui qu’un accenteur mouchet (hautement possible) ou qu’un triton alpestre (très peu probable) ne se trouve pas à proximité, car ce sont tous les deux des prédateurs des collemboles…

    Sources :

    Collembole, dans l’encyclopédie Universalis

    Sminthurus viridis par AquaNat Photo

    Retrouvez d’autres collemboles dans ces articles :

    Dans mon compost, les collemboles

    Un collembole violet

    Un collembole rondouillard

    Un article écrit par Naomi, en stage avec nous ce printemps.


lundi 13 juin 2022

  • La campanule à feuilles de pêcher

    En voilà une inattendue ! Lors d’une session d’observation EPOC au cimetière de Maurecourt, entre étourneaux sansonnet, linottes mélodieuses, pics verts…, une plante qui poussait sur une des tombes attira notre attention.

    Campanula persicifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Une chose est sûre, avec des fleurs violettes de cette forme, nous avions bien affaire à une campanule. Mais de quelle espèce s’agissait-il ? Après quelques recherches, en prenant en compte la taille marquante de ses fleurs et la forme assez fine de ses feuilles, le verdict est tombé : Campanula persicifolia, la campanule à feuilles de pêcher.

    Feuilles de Campanula persicifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Les feuilles inférieures dentées et lancéolées ressembleraient à celles du pêcher, d’où son nom. Comme pour la plupart des autres campanules, certains individus comportent une floraison blanche. Bien que ce soit assez rare c’est un élément à ne pas oublier quand on est sur le terrain.

    Fruits de Campanula persicifolia – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Pouvoir observer cette si belle floraison est un privilège étant donné que cette espèce de la famille des CAMPANULACEAE est actuellement très rare dans notre région. Voici donc une nouvelle fois la preuve que les herbes folles poussant à l’improviste entre les tombes ou dans les trottoirs sont dignes d’intérêt.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica

    Retrouvez ici d’autres plantes des cimetières :

    Les Sedum de l’agglo

    Les linaires

    La cymbalaire des murailles

    La pariétaire


vendredi 10 juin 2022

  • Chiendent pied-de-poteaux

    Lors d’une prospection STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) aux Hauts-de-Marcouville à Pontoise, nous sommes tombés nez à nez face à une sacrée curiosité de la nature.

    Cynodon dactylon – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Un chiendent pied-de-poule qui poussait dans un poteau de clôture, en voilà une étonnante découverte ! C’est vrai, à quoi bon pousser sur le plancher des vaches lorsque l’on peut viser bien plus haut ?

    Habituellement cette POACEAE a un développement plutôt traçant (rampant) et ne monte pas à plus de 40 centimètres de haut. Mais définitivement mère nature n’a pas fini de nous étonner car cet individu a décidé qu’il atteindrait le sommet de ce poteau quoi qu’il en coûte, certainement pour rechercher la lumière.

    Cynodon dactylon – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Le chiendent pied-de-poule, également appelé cynodon, est assez reconnaissable grâce à son fruit en forme, comme son nom l’indique, de « pied de poule » et ses courtes feuilles à ligules poilues.

    Inflorescence sèche à gauche et feuilles à droite de Cynodon dactylon – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica

    Retrouvez par ici d’autres curiosités de mère nature :

    Une mante au Grand centre ?

    Anomalies végétales


mercredi 8 juin 2022

  • Madame Faisan
    Phasianus colchicus, faisan de Colchide – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Bravo à Pascale, Christian, Murielle, Catherine qui ont répondu les premiers, et à tous les autres qui ont repérés une femelle de faisan dans le champ de bourraches. Il y avait bien deux corneilles noires cachées derrière les fleurs, mais là c’est notre faisan qui nous intéresse.

    A la différence du mâle, très coloré, la femelle est beaucoup plus sobre, dans les teintes grises et brunes. Elle est toutefois d’assez grande taille avec une longue queue qui permet de la reconnaitre même de loin.

    L’équipe a décidé de baptiser celle-ci Angarhad. On espère que son nom lui plaira.


vendredi 3 juin 2022

mercredi 1er juin 2022

  • Les résédas

    Le genre Reseda, appartenant à la famille des RESEDACEAE, se divise en quatre espèces dans notre région. Deux espèces indigènes sortent du lot par leurs larges répartitions sur notre territoire : Reseda lutea et Reseda luteola.

    Reseda lutea – Saint-Ouen-l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Le réséda jaune ou réséda bâtard est la plus commune des deux espèces. Il mesure de 30 à 70 centimètres de haut et fleurit en grappe de fleurs jaune pâle, verdâtre de juin à août. Ses feuilles sont segmentées et ondulées/gaufrées.

    Reseda luteola – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le réséda des teinturiers ou mignonette jaunâtre est la version plus grande du réséda jaune : des grappes de fleurs 2 fois plus grandes et plus fines, des grandes feuilles entières et lancéolées et tout ceci pour une hauteur maximum de 1 mètre de haut.

    Bombus terrestris sur Reseda luteola – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les deux espèces vues précédemment peuvent pousser dans les mêmes types de milieux, en effet elles apprécient les talus, friches, bermes, décombres, etc…

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica : Reseda lutea, Reseda luteola.


lundi 30 mai 2022

  • Retours en images de la Fête de la Nature 2022

    La semaine dernière a eu lieu la Fête de la Nature et vous étiez nombreux à venir célébrer avec nous la découverte et l’émerveillement face à la diversité des formes de vie. Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se joindre aux activités proposées par nos services, voici quelques images et retours de ce qui a été vu.

    Trame noire et faune nocturne

    Jeudi soir le groupe, emmené par Thomas de Biotope, a découvert les impacts de la pollution lumineuse sur la faune et la flore ainsi qu’un focus sur l’écologie des chauves-souris. Equipé de son détecteur à ultra-sons Thomas a pu enregistrer les cris de deux pipistrelles qui ont accompagné les promeneurs.

    Le groupe lors des explications sur la pollution lumineuse © CACP – Emilie Périé

    Au passage, admiration de la vue depuis Courdimanche vers Cergy, la Défense et même Paris ; on voit bien le halo lumineux dégagé par les grandes villes.

    Vue sur l’agglomération et la Défense © CACP – Emilie Périé

    Diversité et écologie des chauves-souris

    Vendredi soir, petits et grands ont suivi Audrey de la Ferme d’Ecancourt pour tout apprendre des chauves-souris : anatomie, cycle de vie, alimentation, diversité des espèces, … Les participants sont incollables !

    Le groupe à la découverte des différentes espèces de chauves-souris © CACP – Emilie Périé

    Qui imaginait qu’il existait autant d’espèces différentes ?

    Découverte de l’anatomie d’une chauve-souris © CACP – Emilie Périé

    La chauve-souris étant un vertébré (et un mammifère), l’organisation de ses membres est la même que la notre.

    Sauvages de ma rue

    Samedi ce sont les explications de Matthieu que les participants ont suivi pour découvrir la flore sauvage des trottoirs de Boisemont : lampsane, picride, cymbalaire, mercuriale, tout le monde était au rendez-vous.

    Matthieu présentant la lampsane commune © CACP – Emilie Périé

    Et bien entendu la star de la visite : le nombril de Vénus, qui a bien refleuri depuis notre dernière visite !

    Umbilicus rupestris, nombril de Vénus © CACP – Emilie Périé

    On vous donne rendez-vous l’année prochaine ?


vendredi 27 mai 2022

  • Galerie de véroniques

    Les véroniques, du genre Veronica, sont des petites plantes de la famille PLANTAGINACEAE. Elles se reconnaissent plutôt bien grâce à leurs petites fleurs allant du blanc au violet en insistant sur le bleu. Mais attention aux confusions, certaines espèces de véroniques se ressemblent beaucoup, seuls quelques critères précis comme par exemple la pilosité de la plante permet des les différencier.

    Voici une petite compilation des espèces les plus répandues dans notre région :

    Veronica persica – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La véronique de Perse, naturalisée dans notre région, est certainement la plus commune de toute. Un article lui a d’ailleurs déjà été consacré : La véronique de Perse.

    Veronica chamaedrys – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    La véronique petit-chêne est omniprésente dans presque toute la région, plutôt en milieux boisés ou prairiaux. Celle-ci sort un peu du lot grâce à sa belle floraison d’un bleu assez marqué et ses feuilles ovales courtement pétiolées.

    Veronica polita – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La véronique luisante est très proche physiquement de la véronique de Perse et peut d’ailleurs pousser dans les mêmes types de milieux que celle-ci. La seule différence notable entre les deux est la taille des fleurs : 10 mm pour persica et 6 mm pour polita.

    Veronica serpyllifolia – Vesvres © CACP – Gilles Carcassès

    Comme son l’indique, cette véronique possède des feuilles semblable à celle du serpolet (Thymus serpyllum). Mais le critère le plus notable chez cette belle plante reste tout de même ses belles fleurs blanches à nervures bleues.

    Veronica beca-bunga – Maurecourt © CACP – Roxanne Caillaud

    La véronique des ruisseaux ressemble un peu, à l’état végétatif, à du cresson des fontaines. Elle pousse en milieux à forte humidité, voire même les pieds dans l’eau. Celle-ci fait partie des plus hautes de son genre, elle grimpe jusqu’à 60 centimètres de haut.

    Veronica anagallis-aquatica – Maurecourt © CACP – Roxanne Caillaud

    La véronique mouron-d’eau est l’espèce la moins commune de celles vues précédemment, elle se développe à peu près dans les mêmes milieux que la véronique des ruisseaux. Elle est très reconnaissable grâce à ses grandes feuilles lancéolées et ses fleurs rose clair.

    Vous pourriez également croiser quelques autres espèces, également assez communes, comme : Veronica arvensis, Veronica hederifolia et Veronica officinalis.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres PLANTAGINACEAE :

    Quatre plantains

    Les linaires

    La cymbalaire des murailles


mercredi 25 mai 2022

  • Des chatons dans l’arbre : les saules

    Connus et reconnus, les saules sont des grands classiques de chez nous. En effet, qui n’a jamais vu la fameuse variété dites de « saule pleureur » plantée le long des cours d’eau pour stabiliser les berges ?

    Saule pleureur – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Les arbres et arbustes que l’on appelle vulgairement « saules » ou « osier » appartiennent pour la plupart au genre Salix. Celui-ci donne d’ailleurs son nom à la famille à laquelle il appartient : les SALICACEAE.

    Buisson de Salix alba – Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Bien qu’ils soient très polyvalents, la majeure partie des saules se retrouve en milieux humides divers et variés tels que les ripisylves, les boisements humides, les berges… Certaines espèces sont même capables de passer une partie de l’année à moitié immergés sous l’eau.

    Peuplement de Salix alba immergés dans un bassin – Courdimanche © CACP – Matthieu Delagnes

    Il existe en tout dix espèces indigènes dans notre région, sur ces dix espèces, trois sont bien plus répandues que les autres : Salix alba, le saule blanc ; Salix caprea, le saule marsault ; et Salix cinerea, le saule cendré.

    Chatons mâles de Salix caprea à gauche et Salix alba à droite – © CACP

    Les trois espèces fleurissent vers mars-avril et sont caduques. Afin de différencier les unes des autres prenons en compte quelques critères remarquables :

    • Le saule blanc a des feuilles lancéolées, des chatons longs et fins et grimpe jusqu’à 25 mètres de haut.
    • Le saule marsault, plus petit que le saule blanc, possède des feuilles ovales et un tronc lisse.
    • Le saule cendré a un feuillage semblable à celui du saule marsault mais de couleur « cendrée » assez marqué sur le dessus du limbe. Il atteint 6 mètres de haut.
    Fruits murs de Salix alba – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les fruits laineux produits par le saule blanc sont très appréciés de nos amis à plumes, plus d’infos par ici.

    Dans le prochain article de cette série nous verrons les peupliers et pourrons ainsi clore la famille des SALICACEAE

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica : le saule blanc, le saule marsault, le saule cendré.

    Retrouvez ici d’anciens articles de la série des chatons :

    Des chatons dans l’arbre : Le noisetier

    Des chatons dans l’arbre : le charme

    Des chatons dans l’arbre : l’aulne glutineux

    Des chatons dans l’arbre : Les bouleaux


lundi 23 mai 2022

  • Les nids d’hirondelles

    Et non, aujourd’hui nous ne parlerons pas du plat d’origine asiatique portant l’étonnant nom de « nid d’hirondelle », mais bien des foyers de quelques représentant de la famille des HIRUNDINIDAE.

    Nid d’hirondelle de fenêtre – Courdimanche © CACP – Matthieu Delagnes

    Chez nous, deux espèces constituent ce genre de nid dans les alentours d’avril à août : Hirundo rustica / l’hirondelle rustique et Delichon urbicum / l’hirondelle de fenêtres.

    Hirondelle de fenêtre au nid – Omerville © CACP – Gilles Carcassès

    Les hirondelles installent leurs nids sur des structures munies de surfaces anguleuses comme sur des façades de vieilles bâtisses, des surplombs de toitures, des solives de charpentes… Ces mêmes nids sont constitués principalement de morceaux de boue qu’elles collent petit à petit jusqu’à obtenir cette forme typique de monticule de terre granuleux. Des brindilles ou des brins d’herbes peuvent également être adjoints afin de consolider et lier les morceaux de boues entre eux.

    Couple d’hirondelles de fenêtres reconstruisant un ancien nid – Courdimanche © CACP – Matthieu Delagnes

    Malgré les quelques désagréments qu’elles peuvent causées en nichant, il est totalement interdit de détruire, déplacer ou obstruer l’accès des nids d’hirondelles car ces oiseaux sont protégés.

    Au vu de la raréfaction des flaques de boues, zones humides, etc…, vous pouvez aider les hirondelles à constituer leurs nids en préparant des petits morceaux de boues placés dans une coupelle dans un endroit dégagé du jardin et à l’abri des éventuels matous qui pourraient rôder.

    Hirondelles rustiques juvéniles au nid – © CACP – Gilles Carccasès

    Sur notre territoire une colonie d’hirondelles de fenêtres assez remarquable se trouve au Château de Grouchy, plus d’infos sur cet article : Les hirondelles de Grouchy.

    Sources :

    Les Oiseaux.net : Hirondelle rustique, Hirondelle de fenêtre.

    Guide Delachaux : Le guide ornitho


vendredi 20 mai 2022

  • Les anthophores : adorables abeilles peluches
    Anthophora sortant de son nid – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Une petite tête émerge d’un trou creusé dans un talus argileux pour venir saluer, et surtout surveiller, le malandrin qui ose la déranger dans son nid. Une tête recouverte de poils bruns, avec deux antennes de taille moyenne, noires et une paire d’yeux dont la forme est caractéristique des guêpes, des abeilles et des bourdons.

    Mais qui est-ce ?

    Anthophora plumipes femelle – Cergy © CACP – Naomi Gaillard

    Il s’agit d’une abeille anthophore (Anthophora), de l’ordre des hyménoptères et de la famille des Apidés (Apidea), soit la famille d’abeilles. Eh non, malgré leur apparence trapue, leurs longs poils et leur bourdonnement, les anthophores ne sont pas des bourdons.

    Il existe plusieurs espèces d’anthophores, mais la plus commune est Antophora plumipes, l’anthophore plumeuse.

    Pourquoi les mâles et les femelles anthophores ne se ressemblent pas ?

    Anthophora plumipes femelle (à gauche) et mâle (à droite) – Cergy © CACP – Naomi Gaillard et Gilles Carcassès

    C’est ce que l’on appelle le dimorphisme sexuel. Il est ainsi relativement simple de différencier les spécimens mâles des spécimens femelles. En effet, les poils des mâles sont plutôt gris tandis que chez les femelles ils sont bruns ou noirs.

    Anthophora plumipes mâle – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    En plus de leur couleur qui diffère, on peut aussi remarquer une différence au niveau des pattes. Les pattes médianes des mâles ont la particularité de posséder de longues franges de poils sur leurs tarses. Tandis que chez les femelles, les pattes postérieures sont couleur rouille et surtout très poilues (c’est ce que l’on appelle une brosse à pollen) afin de pouvoir y stocker le pollen !

    Dis-moi comment tu butines et je te dirais qui tu es…

    Anthophora plumipes mâle en train de butiner – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    Il faut aussi savoir que les anthophores sont des abeilles solitaires qui à l’inverse des abeilles sociales (comme l’abeille domestique), ne vivent pas en société. Comme leurs cousines, elles contribuent elles aussi à la pollinisation des plantes, mais elles commencent parmi les premières en butinant les plantes printanières et les plantes que d’autres abeilles sauvages, plus petites, ne parviennent pas à butiner complétant ainsi leur travail. Un vrai travail d’équipe !

    Car en effet, avec leur longue langue, les anthophores peuvent ainsi aller récupérer le nectar au fond de corolles profondes telles que les lamiacées (comme les menthes), les fabacées (découvrez notre galerie de fabacées) ou encore les boraginacées (comme l’héliotrope d’Europe). Une fois leur récolte faite, elles retournent dans leur nid et viennent le stocker pour l’alimentation de leurs larves.

    A quoi ressemblent leurs nids ?

    Nids d’Anthophora – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Eh bien, à l’instar d’une grande majorité d’abeilles sauvages, l’anthophore est une abeille terricole. Cela signifie qu’elle bâtit son nid dans le sol, parfois même sur des surfaces verticales, de préférence dans des terres sèches ou argileuses pour pouvoir y construire des galeries !

    D’une profondeur d’environ 10 cm, ces galeries sont plus larges au fond et forment alors des cellules ovoïdes, c’est-à-dire en forme d’œuf. Elles servent de stockage pour le pollen et le miel.

    Sources :

    Guide des abeilles, Edition Delachaux

    INPN, les anthophores

    Un article écrit par Naomi, en stage avec nous ce printemps.


mercredi 18 mai 2022

  • Gaillet galleux
    Fleur de chélidoine © CACP – Emilie Périé

    En mission SPIPOLL pour l’étude sur les cimetières vivants, je fixe une fleur de chélidoine depuis un bon moment dans l’attente qu’un insecte s’y pose. Rien ne vient. Mon attention se relâche un peu et j’observe alors ce qui m’entoure. Tiens, cette plante a un aspect bizarre.

    Galium aparine © CACP – Emilie Périé

    A première vue je ne la reconnais pas.

    Galium aparine © CACP – Emilie Périé

    Pourtant en y regardant de plus près, c’est bien un gaillet grateron. On reconnait ses feuilles verticillées, les crochets qui la hérissent de part en part, et de ci de là, une petite fleur blanche à quatre pétales.

    Gallium aparine – Cecidophyes galii © CACP – Emilie Périé

    La forme renflée et courbée des feuilles et leur couleur pourpre sont dues à un acarien, au doux nom de Cecidophyes galii. La présence de la larve de l’acarien dans la feuille provoque ces gales. La feuille s’épaissit et produit en interne une grande quantité de poils, qui font un parfait cocon pour les petites larves.

    Sources :

    Le réseau Botanique et Flore de France

    Plant and parasites of Europe


lundi 16 mai 2022

  • L’oiseau serein

    Lors d’une prospection STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs), entre les différentes observations de chardonnerets élégants, moineaux domestiques, rougequeues noirs, etc… un oiseau mystérieux nous narguait, tranquillement perché sur la rembarde d’un toit.

    Serinus serinus – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Il a bien voulu se rapprocher un peu de nous, mais s’est posté complétement à contre-jour.

    Serinus serinus – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Heureusement l’éclairage artificiel de la photo permet d’y voir un tout petit peu plus clair.

    Serinus serinus – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Deux éléments notables allaient nous aider à déterminer qui était cette petite boule de plumes. Il était en partie jaune vif, surtout au niveau de la tête et du ventre, et il nous serinait.

    Conclusion : le serin cini

    Serinus serinus – Andrésy © CACP – Gilles Carcassès

    Tout comme le verdier d’Europe et le tarin des aulnes, qui lui ressemblent beaucoup (surtout le tarin), le serin cini appartient à la famille des FRINGILLIDAE. Heureusement il existe tout de même un moyen de les discriminer, le verdier a le bec plutôt rose et des joues grises, le tarin a une calotte et une bavette noire, et le serin possède un bec plus court que les deux autres et des ailes moins colorés que le tarin.

    Tarin des aulnes mâle à gauche et verdier d’Europe mâle à droite – © CACP – Gilles Carcassès

    Le serin cini est un granivore qui a pour habitude de nicher dans les grands conifères touffus comme les épicéas. Bien qu’il ne soit pas très commun, il est présent toute l’année sur notre territoire.

    Sources :

    Les oiseaux.net

    Guide Delachaux : Le guide ornitho

    Retrouvez ici d’autres FRINGILLIDAE :

    Le pinson des arbres

    Le tarin des aulnes

    La linotte mélodieuse

    Le verdier d’Europe


vendredi 13 mai 2022

  • Transhumance 2022 : retour en images
    Le troupeau en éco-pâturage © CACP – Emilie Périé

    Vous n’avez pas pu assister à la Transhumance des moutons de Cergy-Pontoise cette année ? Voici ce que vous auriez pu y faire, et que vous pourrez faire l’an prochain !

    Marcher

    Le joyeux cortège de la transhumance © CACP – Emilie Périé

    C’est quand même l’objectif principal. La transhumance des moutons vise à amener à pieds les brebis de leur site d’hivernage (la Ferme d’Ecancourt) à leurs sites d’éco-pâturage. Alors on marche de Jouy-le-Moutier à Maurecourt, de Maurecourt à Vauréal, de Vauréal à Cergy puis à Courdimanche. On marche au rythme des brebis,

    Les brebis en marche pour Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    et des ânes en tête de cortège,

    Les ânes de Anes en Vexin à Vauréal © CACP – Emilie Périé

    mais surtout au rythme des bergers et de leurs chiens qui dicte la cadence et la fréquence des pauses.

    Les chiens « poussent » les brebis vers les bergers © CACP – Emilie Périé

    Ou rouler

    Fait important, à la transhumance on peut également rouler. En poussette, en trottinette ou en vélo, mais aussi en joëllette, ces véhicules tractés tout-terrain qui permettent aux personnes à mobilité réduite de suivre le cortège.

    Les joëllettes au repos à la pause de Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Observer le paysage et le vivant

    La transhumance permet de traverser différents paysages cergypontains à un pas qui laisse le temps de la contemplation et de l’écoute.

    La transhumance sur fond de la Défense © CACP – Emilie Périé
    La traversée de Maurecourt © CACP – Emilie Périé
    La pause au belvédère de Vauréal © CACP – Emilie Périé
    Hirondelle rustique au passage à Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Apprendre

    On y apprend comment les bergers travaillent avec leurs chiens pour encadrer les troupeaux, quels sont les soins à prodiguer aux brebis ou encore quelle biodiversité on rencontre dans les pâtures.

    Border collie au travail © CACP – Emilie Périé

    Et se reposer !

    Le repos des agneaux © CACP – Emilie Périé
    La pause des marcheurs © CACP – Emilie Périé

    A l’année prochaine ?!

    On vous retrouve l’an prochain ? © CACP – Emilie Périé

    Encore plus d’images :

    Dans le diaporama publié dans le webzine 13 Comme Une

    A venir : une vidéo réalisée par la Ferme durant l’événement


mercredi 11 mai 2022

  • L’armoise des frères Verlot

    Le même jour que notre découverte de l’étonnante Barbe à papa du côté du ru de Liesse, nous avons également fait l’observation d’une plante très aromatique rare en Ile-de-France.

    Artemisia verlotiorum – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

    L’armoise des frères Verlot ou armoise de Chine, naturalisée dans notre région, se retrouve dans les milieux rudéraux mésoxérophile* tels que les talus, friches vivaces, ballastières, bermes, remblais… Elle est originaire d’Asie orientale.

    Feuille d’Artemisia verlotiorum – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

    Gare aux confusions ! Ça cousine Artemisia vulgaris l’armoise commune, pouvant également se retrouver dans les mêmes types de milieux, lui ressemble beaucoup. Quelques critères notables permettent tout de même de les différencier l’une de l’autre, en effet l’armoise commune fleurit de juillet à septembre et est peu aromatique tandis que l’armoise de Chine fleurit d’octobre à novembre et dégage une odeur nettement plus marquée lorsqu’on écrase les feuilles.

    Fruits secs d’Artemisia verlotiorum – Saint-Ouen-l’Aumone © CACP – Emilie Périé

    Mésoxérophile* : Se dit d’une plante qui pousse en milieux à tendance sèche ayant tout de même besoin d’un minimum d’humidité, qui ne supporte pas les fortes sècheresses.

    Sources :

    Flore d’Ile-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez ici d’autres espèces du genre Artemisia

    L’armoise annuelle

    Une armoise mystérieuse


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