Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



jeudi 21 février 2019

  • Cyclamen coum
    Cyclamen coum – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Premières couleurs de l’année

    Quelle jolie surprise que de trouver, lors de notre reportage ornithologique dans le parc du château de Menucourt, ce tapis mauve éclatant sous les arbres.

    En allant voir de plus près, il n’y a pas de doute possible, la forme caractéristique des fleurs et des feuilles nous renseigne sur le genre de cette fleur : c’est un cyclamen. Mais qu’elle est l’espèce ? Il en existe plus d’une vingtaine.

    Serait-ce le Cyclamen à feuilles de lierre, que l’on trouve parfois naturalisé dans les parcs et jardins ? Impossible, cette espèce fleurit à la fin de l’été. Quelques recherches nous permettent de mettre un nom sur notre découverte, il s’agit du Cyclamen coum. De la famille des primulacées, tout comme les primevères, le Cyclamen coum fleurit au cours de l’hiver et est capable de résister à des températures descendant jusqu’à -20°C.

    A pas de fourmis

    Cette floraison hivernale, cette rusticité et cette capacité à colorer le pied des arbres, rendent le Cyclamen coum particulièrement attrayant pour les jardiniers. Une fois planté à l’ombre, le pied de cyclamen s’étend au fil des ans et forme ce joli tapis mauve en sous-bois.

    Cyclamen coum – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    L’étalement de la plante est dû à deux stratégies de dispersion du cyclamen. Premièrement, le corme du cyclamen, son organe de réserve souterrain, grandit d’année en année et permet l’apparition de nouvelles fleurs, plus nombreuses chaque année. Deuxièmement, le cyclamen est myrmécochore. Il disperse ses graines grâce aux fourmis ! Une fois les fruits mûrs, le pédoncule (la tige du fruit) fléchit et dépose les graines au sol, à portée des gourmandes à antennes. Les fourmis du coin les ramassent, les transportent puis les abandonnent après en avoir mangé l’emballage sucré. Ainsi déplacées de quelques centimètres à quelques mètres, les graines pourront donner de nouvelles touffes de Cyclamen coum.

    Une histoire de longue date

    Bien qu’il se plaise particulièrement dans nos contrées, le Cyclamen coum n’est pas indigène en Île-de-France. Il vient des abords orientaux de la Méditerranée (Balkans, Turquie, Liban).

    Gravure de Cyclamen à feuilles de lierre – 1855 © Hortalia

    Il a probablement été introduit en Europe en même temps que le Cyclamen à feuilles de lierre au cours du 16ème siècle. Ils étaient à ce moment très prisés pour leur aspect ornemental et leurs vertus médicinales. Les deux espèces sont mentionnées dans le Journal d’Horticulture de la Société Royale d’Agriculture et de Botanique de Gand (Morren, 1847) ; ce qui laisse supposer que les deux espèces étaient déjà bien connues et largement implantées il y a une centaine d’années.

     

     

    Pourtant, si d’après la flore d’Île-de-France de Jauzein, le Cyclamen à feuilles de lierre est en voie de naturalisation, le Cyclamen coum n’a toujours que le statut de plante cultivée. Il a néanmoins l’air de bien se plaire dans le parc du château de Menucourt …

    Autre article

    Une autre plante naturalisée dans les parcs des châteaux

    Sources

    Fiche de culture du cyclamen coum, par AuJardin.info

    Bibliothèque de la SNHF : gravures historiques

    Bibliothèque nationale de France : Gallica

    Flore d’Île-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot


mercredi 20 février 2019

  • L’ail des ours et ses faux frères
    Allium ursinum (ail des ours) au soleil de février © CACP – Gilles Carcassès

    L’ail des ours est de retour ! Cette plante vivace des sous-bois humides émet en effet ses feuilles dès la mi-février.

    On peut cuisiner cette sauvageonne au fin goût d’ail. Mais il faut se méfier des confusions, car les feuilles d’autres plantes apparaissent aussi dans les mêmes milieux à la sortie de l’hiver.

    Arum maculatum © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles comme les fruits des arums sont très toxiques. Selon le centre anti-poisons de Lille, les arums arrivent en 5ème position des cas d’intoxication par des plantes. Ce sont essentiellement leurs baies rouges, tentantes pour les jeunes enfants, qui sont en cause.

    Orchis mascula © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles de l’orchis mâle (Orchis mascula) sont ordinairement tachetées de noir mais parfois, comme ici, certains pieds ne présentent pas ce caractère.

    Le muguet, toxique, peut être particulièrement trompeur car ses feuilles ont une forme très semblable à celles de l’ail de l’ours. Il pousse cependant plus tard en saison.

    Feuilles d’ail des ours ciselées © CACP – Gilles Carcassès

    Il convient de bien vérifier sa récolte : chaque feuille doit nettement sentir l’ail. Ensuite, il faut laver soigneusement les feuilles.

    Pour faire l’omelette à l’ail des ours, deux œufs et cinq feuilles ciselées par convive suffisent. Ces feuilles se prêtent à bien d’autres recettes, elles peuvent par exemple être utilisées pour aromatiser une sauce à la crème en accompagnement d’une viande blanche ou d’un poisson.

    Pour éviter le risque des confusions, on peut aussi trouver des graines d’ail des ours en jardinerie et cultiver cette plante dans son jardin.

    Retrouvez nos articles :

    Les deux arums

    L’ail des ours (où le trouver dans la nature ?)


mardi 19 février 2019

lundi 18 février 2019

  • Le Parc des Arènes, à Cergy

    Aren’Ice, la patinoire de Cergy-Pontoise, a été inaugurée fin 2016. A ses pieds, s’étend un vaste espace de nature doucement vallonné où les noues d’infiltration des eaux de pluie côtoient des prairies ensoleillées, des lisières arborées et des zones de plantes vivaces. Cette multiplication des milieux est très favorable à la diversité de la flore et la faune. Dès sa création, le lieu a été investi par de nombreuses espèces d’oiseaux trouvant là gîte et couvert. Une seconde tranche d’aménagement de l’autre côté du boulevard de la Paix portera à 8 hectares la superficie totale du parc.

    Ce bel espace vert proche des nouveaux quartiers d’habitations de la plaine des Linandes sera équipé de mobilier d’interprétation délivrant des informations sur le fonctionnement écologique du parc et sur la faune sauvage qui peut y être observée.

    Voici quelques images de ce parc, de sa faune et de sa flore :

    Aren’Ice et le Parc des Arènes © CACP – Gilles Carcassès

    Le parc des Arènes invite à la promenade, au repos et à la contemplation de la nature.

    Le rouge-queue noir © CACP – Gilles Carcassès
    Linottes mélodieuses © CACP – Gilles Carcassès
    Le bruant des roseaux, visiteur d’hiver – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Le pinson des arbres (un beau mâle !) © CACP – Gilles Carcassès
    Eupeodes luniger, diptère de la famille des Syrphidae © CACP – Gilles Carcassès
    Le tarier pâtre, sur une phacélie © CACP – Marion Poiret
    La bergeronnette grise au fond d’une noue © CACP – Gilles Carcassès
    Polydesmus sp., un mille-pattes de la classe des Diplopodes, habitant des paillages et de la litière © CACP – Gilles Carcassès
    Une achillée millefeuilles à fleurs roses (plante vivace horticole) © CACP – Gilles Carcassès
    L’hellebore d’Orient, en fleurs à la fin de l’hiver (vivace horticole) © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles sur le parc des Arènes :

    Le pinson des arbres

    Les petits oiseaux du parc des arènes

    Les oiseaux rares de l’Aren’Ice


vendredi 15 février 2019

  • Dans mon compost : les collemboles

    Les collemboles sont très nombreux dans le compost, mais ils ne sont pas faciles à observer !  Ce sont des animaux très petits, la plupart des espèces mesurant moins de 2 millimètres. Grâce à leur furca, un organe en forme de ressort qu’ils ont sous l’abdomen, ils font de grands sauts dès qu’ils sont dérangés et ils se dissimulent rapidement à l’abri de la lumière.

    Pogonognathellus sp. (Tomoceridae) © CACP – Gilles Carcassès

    Trois paires de pattes, et pourtant ce ne sont pas des insectes

    Ces arthropodes entognathes n’ont pas de pièces buccales apparentes, elles sont cachées à l’intérieur d’une poche située sous la tête, ce qui les distingue des insectes. L’ordre des collemboles compte près de 700 espèces en France. Ces animaux sont l’une des plus anciennes formes de vie terrestre connues.

    Les collemboles consomment, selon les espèces, des bactéries, des champignons, des rotifères, des algues microscopiques, de la matière organique en décomposition… Au compost et dans la litière, ils sont des acteurs essentiels de la fabrication de l’humus.

    En raison de leur taille minuscule, les collemboles sont de détermination délicate. J’ai essayé, en m’aidant des clés du site collembola.org, de ranger quelques-unes de mes découvertes dans leur famille respective, mais je ne garantis rien. Certains critères de détermination ne peuvent être discernés qu’au microscope à balayage électronique, et je n’en ai point.

    Collembole Onychiuridae – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les collemboles de la famille des Onychiuridae sont très fréquents dans le compost, ils participent à la microporosité du milieu.

    Collembole Entomobryidae, sans doute un Orchesella sp. – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Certaines espèces d’Entomobryidae consomment des champignons, y compris des espèces pathogènes du sol. D’autres vivent sur les troncs des arbres.

    Collemboles Hypogastruridae sous une écorce de platane – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    De nombreuses espèces d’Hypogastruridae ne sont pas sauteuses car elles sont dépourvues de furca.

    Collembole Tomoceridae – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Certains collemboles Tomoceridae sont capables de digérer la cellulose. Cette jolie espèce a le dos couvert d’écailles grises. Je l’ai trouvé dans du bois pourri.

    Retrouvez nos articles :

    Dans mon compost, la blaniule mouchetée

    Dans mon compost, le cloporte rugueux

    Sources :

    Entognatha, par E-phytia (INRA)

    https://collemboles.fr/

    https://www.collembola.org/

    Collemboles, par Répertoire Québec Nature


jeudi 14 février 2019

  • La grive mauvis
    Grive mauvis – parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

    Portrait d’une grive petit format

    La grive mauvis, Turdus iliacus de son nom officiel, est un passereau de la famille des Turdidae au même titre que les autres espèces proches : les grives draine, litorne et musicienne ou le merle noir. La grive mauvis est la plus petite des grives que l’on peut rencontrer sur le territoire.

    Elle se différencie aisément des autres grives européennes grâce à un épais sourcil blanc qui souligne son regard et un élégant fard rouge brique sur les flancs.

    Portraits de grives © CACP – Gilles Carcassès

    Une migratrice venue du froid

    Ces critères de reconnaissance sont utiles pour repérer la mauvis car elle voyage souvent aux côtés des autres grives. Elles arrivent ensemble dans nos parcs et jardins. En effet, les grives sont, pour la plupart, des migratrices. Elles nichent et se reproduisent dans des contrées froides du Nord de l’Europe et viennent passer l’hiver sous les températures plus clémentes. Contrairement aux grives musicienne et draine dont un certain nombre d’individus nichent en Île-de-France, la mauvis et la litorne sont exclusivement migratrices. Elles ne sont observables chez nous qu’en hiver, d’octobre à mars. La grive mauvis est déjà bien présente sur l’ouest francilien comme le montrent les données de Faune Île-de-France.

    Carte de présence de la grive mauvis – hiver 2018/2019 © Faune Île-de-France

    Gourmande des jardins

    Si les grives mauvis se nourrissent d’insectes pendant les beaux jours, en hiver elles consomment principalement des petites baies : de sureau, de sorbier, de cotonéaster, … et de houx ! Les grives mauvis que nous avons photographiées étaient perchées à quelques mètres du grand houx de l’entrée du parc de château de Menucourt. Quelques jours seulement après leur arrivée lors de l’épisode neigeux de fin janvier 2019, ce grand houx est totalement déplumé ! Un comble, quand les coupables sont nos amis à plumes.

    Nous avons également vue cette espèce à l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Peut-être vient-elle aussi picorer quelques baies dans votre jardin ?

    Un cas d’étude

    La grive mauvis fait partie du programme de sciences participatives Oiseaux des Jardins. Maintenant que son identification n’a plus de secrets pour vous, repérez-la et renseignez le protocole ! C’est facile, elle fait l’objet d’une fiche à son nom et est présente sur le poster de comptage :

    Fiche de comptage des oiseaux des jardins © Muséum national d’Histoire naturelle

    Prenez quelques minutes pour renseigner tous les compagnons de la grive mauvis dans votre jardin, et faites avancer la science !

    Autres articles

    Fruits mûrs à point

    Temps de neige, temps de grives

    Sortie ornitho au parc du château de Menucourt

    Sources

    Les oiseaux d’Île-de-France de Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre

    Fiche Grive mauvis – Oiseaux des Jardins

    Fiche Grive mauvis – Faune Île de France


mercredi 13 février 2019

  • Pyracantha

    Pyracantha – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Les pyracanthas sont des arbustes fréquemment utilisés dans les jardins. Ils ont en effet beaucoup d’atouts : une floraison blanche très abondante, des fruits décoratifs, rouges, orange ou jaunes, un port touffu et des branches épineuses qui les prédisposent à un usage en haies défensives. Ils ont aussi quelques défauts : les fleurs n’ont pas un parfum très agréable et il faut se méfier des épines lors des opérations de taille.

    Fruits de pyracantha © CACP – Gilles Carcassès

    La baie du pyracantha ressemble à une pomme miniature, elle contient une chair pâteuse et cinq noyaux.

    Merle dans un pyracantha © CACP – Gilles Carcassès

    Dès l’automne, les merles se régalent des baies des pyracanthas. Les graines se retrouvent dans les déjections des oiseaux sans avoir perdu leur pouvoir germinatif.

    Hôtel des impôts à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sous ces grands platanes, à l’aplomb des branches où se perchent les merles, les étourneaux et les pigeons, ont germé de nombreux pieds de pyracanthas. Cette espèce du sud-est de l’Europe, ainsi disséminée par les oiseaux est maintenant largement naturalisée en France. On la rencontre surtout près des zones habitées.

    Dans les années 1980, les pyracanthas ont failli disparaître des jardins en raison d’une grave épidémie de feu bactérien, une maladie d’origine américaine qui s’attaque à de nombreuses rosacées comme les aubépines, les cotonéasters, les cognassiers, les pommiers et les poiriers. Pour protéger l’arboriculture, les pyracanthas sensibles à la maladie ont été interdits de plantation. Mais l’INRA a créé de nouvelles variétés résistantes et ce sont elles qui sont maintenant commercialisées.

    Retrouvez notre article :

    Fruits mûrs à point

    Et d’autres arbustes pour de belles haies variées favorables à la faune sauvage :

    La viorne lantane

    La viorne de Bodnant

    Le groseillier doré

    Le fusain ailé

    Sources :

    Pyracantha, par Jardin ! l’encyclopédie

    Buisson ardent : allumer le feu , par Sauvages du Poitou

    Le feu bactérien, par Fredon PACA


mardi 12 février 2019

  • Les ptérophores, de bien étranges papillons !

    Emmelina monodactyla © CACP – Gilles Carcassès

    Cette silhouette en T est typique des Pterophoridae, une famille de papillons de nuit qui compte 144 espèces en France (et je n’en connais que quatre !).

    Comme tous les lépidoptères, ils ont bien deux paires d’ailes, mais elles sont étroites et généralement superposées. Ci-dessus, l’une des espèces les plus fréquentes dans cette famille, le ptérophore commun (Emmelina monodactyla) dont la chenille consomme les fleurs et les jeunes feuilles de liserons.

    Pterophorus pentadactyla, le ptérophore blanc © CACP- Gilles Carcassès

    Le ptérophore blanc, aux ailes nettement lobées et plumeuses est aussi un hôte des liserons. On trouve cette espèce dans les mêmes endroits que la précédente, les jardins et les bords des champs.

    Gillmeria ochrodactyla – Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Cette autre espèce se nourrit sur la tanaisie. Elle fréquente les friches.

    Amblyptilia sp. – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Quant aux Amblyptilia , leurs chenilles consomment de nombreuses espèces de plantes basses dont les liserons, les géraniums, les menthes et aussi l’épiaire des bois. Pour cela, on peut rencontrer cette espèce dans les bois humides, comme ici dans le parc du château de Grouchy. Elle est commune en raison de son caractère polyphage.

    De très nombreuses autres espèces dans cette famille sont spécialisées sur un genre ou même une espèce de plante. Il existe des Pterophoridae inféodées plus ou moins strictement aux tussilages, aux seneçons, aux knauties, aux laitues vireuses, aux germandrées, aux origans, aux gentianes, aux marrubes, aux inules, aux pâquerettes, aux eupatoires… Et beaucoup d’espèces n’ont pas de plantes hôtes connues. Il reste tant à découvrir sur la biologie de ces étranges papillons !

    Découvrez dans ces articles les étonnantes chenilles de quelques Pterophoridae :

    Méfiez-vous des faux bruns !

    Une chenille bien fatiguée

    Sources :

    Pterophoridae, par Papillons de Poitou-Charentes

    Pterophoridae, par British Lepidoptera


lundi 11 février 2019

  • Le pinson des arbres

    Pinson des arbres mâle au soleil couchant- Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Fringilla coelebs est le nom scientifique du pinson des arbres. Ce nom d’espèce pourrait se traduire par « fringille célibataire » et reflète la particularité du comportement de ces oiseaux en migration car mâles et femelles voyagent séparément.

    Un groupe de pinsons mâles – Parc des arènes à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    En hiver, nos friches riches en graines accueillent de grandes troupes de pinsons en migration. Les reprises de pinsons bagués trouvés en Ile-de-France font état d’oiseaux originaires d’Allemagne, de Russie, de Belgique ou du Danemark.

    En cas d’alerte, ils s’envolent et se posent sur des arbres ou des buissons à proximité avant de revenir picorer au sol.

    Si les graines leur fournissent l’énergie dont ils ont besoin pour effectuer leurs déplacements, en période de reproduction ils se nourrissent plutôt d’insectes et de larves, et aussi de fleurs et de bourgeons. La femelle construit son nid dans un arbre sous la surveillance du mâle occupé à temps plein à chanter pour défendre le territoire du couple. Le nid fait de mousses, de fibres végétales et de radicelles peut être consolidé avec des toiles d’araignée.

    Le pinson des arbres mâle est bien coloré, on remarque notamment sa tête bicolore, rose et gris bleuté.

    Sur son aile et son épaule, les deux barres blanches sont toujours bien visibles.

    Pinson des arbres mâle sur la table du jardin © CACP – Gilles Carcassès

    Le bas de son dos d’un beau vert olive est moins facile à voir.

    Le dos du pinson © CACP – Gilles Carcassès

    Pinson des arbres femelle © CACP – Gilles Carcassès

    La femelle est plus terne, elle possède également les marques blanches sur l’aile et sur l’épaule.

    Les pinsons en hiver peuvent venir aux mangeoires car ils sont gourmands de tournesol, mais ils préfèrent picorer les graines par terre.

    Retrouvez un autre membre de la famille des Fringillidae dans cet article :

    Les princes de la friche

    Source :

    Le pinson des arbres, par Oiseaux des jardins

    Pinson des arbres, par Oiseaux.net


vendredi 8 février 2019

jeudi 7 février 2019

  • Belle nordique, on sait où tu es née !

    Ca n’aura pas traîné ! La mouette lituanienne que j’ai repérée le 21 janvier 2019 au parc François-Mitterrand à Cergy a été formellement identifiée. Elle a été baguée au nid le 15 juin 2014. Les coordonnées GPS du baguage pointent l’extrémité Sud d’une île sableuse dans la lagune de Courlande, à gauche du grand pylône sur la photo :

    L’île Kiaunes nugara dans la lagune de Courlande et le port de Klaipeda @KVJUD (Vakary Expresas)

    Depuis le port de Klaipeda, on peut prendre un ferry pour aller en Suède ou au Danemark. L’isthme et la lagune de Courlande sont un bien bel endroit, riche de 251 espèces d’oiseaux. Ce site naturel exceptionnel a été inscrit en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Chaque hiver, 10 à 20 millions d’oiseaux migrateurs y trouvent refuge.

    Localisation de Klaipeda, au bord de la mer Baltique, en Lituanie, par Google maps

    Merci la mouette, pour cette invitation au voyage !

    Notre mouette rieuse lituanienne sur la glace – Parc François-Mitterrand  à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez notre article :

    Belle nordique


mercredi 6 février 2019

  • Les zigzags des agriles

    Tronc mort – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Les pics s’en sont donnés à cœur joie sur ce tronc d’arbre mort renversé par un coup de vent. Ils ont fait sauter toute l’écorce à la recherche de larves d’insectes, mettant au jour ces galeries étonnamment sinueuses.

    Galeries de larves d’agriles – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Ces méandres sont la signature typique des agriles, coléoptères Buprestidae, dont il existe une bonne trentaine d’espèces en France métropolitaine, la plupart en zone méditerranéenne.

    Les adultes de cette famille ont une silhouette allongée, des antennes courtes et sont souvent de couleur métallique. On peut les observer quand ils se nourrissent sur les fleurs dans les lisières. Voici deux espèces d’Anthaxia, un genre voisin des Agrilus :

    Anthaxia nitidula – Jeufosse (78) © CACP – Gilles Carcassès

    Anthaxia ignipennis (Aveyron) © CACP – Gilles Carcassès

    Une autre espèce de Buprestidae est célèbre pour ravager les haies de thuyas, c’est le bupreste du genévrier (Lamprodila festiva). L’adulte, très joli, est d’un vert métallique taché de bleu nuit.

    Mais la vedette médiatique de cette famille est incontestablement l’agrile asiatique du frêne (Agrilus planipennis) qui fait de gros dégâts en Amérique du Nord. En 2018, cette espèce n’était pas encore en France.

    Retrouvez d’autres articles sur les habitants du bois mort :

    Entomoglyphe

    Extra plats

    Ma petite biche

    Escargot poilu !

    Rhinocéros

    Sources :

    Les agriles, par Ephytia (INRA)

    Coléoptères Buprestidae, sur le site du GRETIA

    La fiche technique Thuya – Bupreste, par Jardiner Autrement


mardi 5 février 2019

  • Temps de neige, temps des grives

    La tempête Gabriel a blanchi le parc du château de Menucourt, et la neige met en valeur les baies rouges des grands houx à l’entrée du parc.

    Fruits du houx © CACP – Gilles Carcassès

    Mais par endroits des grappes sont presque vides. Qui sont les gourmands ? Seraient-ce nos amis les merles ?

    Mangés ! © CACP – Gilles Carcassès

    Je me poste à proximité pour tenter de démasquer les coupables. Au bout de quelques minutes, des oiseaux arrivent, mais ils restent cachés par le feuillage persistant et je ne peux pas les photographier ! J’arrive à en suivre un qui se pose sur un arbre voisin pour digérer un peu.

    Grive mauvis – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Avec ce beau sourcil blanc, et cette grande tache rouge sous l’aile, pas de doute, c’est une grive mauvis. Cette espèce migratrice niche en Europe du Nord. Elle arrive parfois en nombre en Ile-de-France avec les vagues de froid et les épisodes neigeux.

    Grappes de cotonéaster pillées par les grives- Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Grive litorne – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Dans les jardins du village, ce sont des grives litornes qui volent d’arbres en arbres, surveillant de loin les enfants qui vont à l’école et les parents qui en reviennent. Elles s’abattent sur les haies des jardins dès que tout est calme. Au sommet des cotonéasters, les grappes les plus accessibles font l’objet d’une véritable razzia ! Les grives mauvis ne sont pas en restent et se joignent au festin.

    Les grives litornes sont de très beaux oiseaux richement colorés. Ce sont aussi des migrateurs qui nous viennent d’Europe du Nord, elles voyagent souvent en compagnie des grives mauvis. Ouvrez l’œil dans vos jardins !


lundi 4 février 2019

  • L’énigme du sphinx

    Bravo à Laurent qui a su résoudre l’énigme du sphinx !

    Objets cannelés non identifiés – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Ces objets étranges trouvés dans un nichoir à mésanges sont les crottes d’une chenille de sphinx. Compte-tenu de l’environnement de la découverte, le sphinx du troène est plausible, ainsi que celui du tilleul. Pourquoi une chenille est-elle venue crotter dans un nichoir à mésanges ? On peut supposer qu’elle y est venue en été après le départ des oisillons. Peut-être avait-elle trouvé là un endroit sûr pour passer ses nuits…

    Chenille du sphinx du tilleul, Mimas tiliae © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez dans cet article d’autres espèces de sphinx :

    J’ai trouvé un serpent cyclope !

    Le visiteur du soir

    Source (avec une photo de crottes cannelées d’une chenille de sphinx) :

    Le sphinx du troène, pages entomologiques d’André Lequet


vendredi 1er février 2019

  • La photo mystère de février 2019

    C’est la saison de nettoyage des nichoirs avant la nouvelle période de nidification des oiseaux. Les jardiniers de la ville de Vauréal ont fait le tour de leurs nichoirs à mésanges installés dans différents espaces verts de la commune pour les débarrasser des anciens nids et faire un peu de ménage.

    Nid de mésange – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    L’un des nids qui était accroché dans un chêne près de la bibliothèque des Dames Gilles contenait des objets cannelés non identifiés. Il m’a été apporté pour expertise. Voici ce que j’ai vu sous ma loupe :

    Objets cannelés non identifiés © CACP – Gilles Carcassès

    Etrange, cette forme en étoile !

    Mais de quoi s’agit-il ?

    • de graines ?
    • de crottes de micromammifère (spécialement appareillé pour la cannelure) ?
    • d’autre chose ?

    Rendez-vous lundi pour le savoir !

    Remarque au sujet des nichoirs : d’après mon collègue Christophe Etchemendy, le taux d’occupation des nichoirs en béton de bois est bien meilleur que ceux réalisés en bois. A confirmer, et bon à savoir !


jeudi 31 janvier 2019

  • Espèces exotiques envahissantes
    Impatiens glandulifera, l’une des 49 espèces exotiques envahissantes réglementées en France © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’est-ce qu’une espèce exotique envahissante ?

    Une espèce exotique envahissante est une espèce dont l’introduction, l’implantation et la propagation hors de son aire d’origine par l’Homme (de façon volontaire ou fortuite) menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes avec des conséquences écologiques ou économiques ou sanitaires négatives. Ainsi par exemple l’écrevisse américaine, le frelon asiatique et le ragondin sont des espèces exotiques envahissantes.

    La France, dans le respect de ses engagements internationaux et européens, a mis en place une stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes assortie d’une réglementation pour 49 espèces.

    Des espèces réglementées à connaître !

    L’Agence française pour la biodiversité, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et le Ministère de la transition écologique et solidaire présentent dans un livret édité en novembre 2018 ces 49 espèces exotiques envahissantes réglementées en France. Ce document illustre les 26 espèces animales et les 23 espèces végétales concernées par la réglementation.

    Cliquez sur l’image pour ouvrir le livret

    Pour toutes ces espèces, il est interdit de :

    • les introduire en France,
    • les utiliser,
    • les transporter vivantes,
    • les détenir,
    • les échanger,
    • les commercialiser.
    Ragondin  – parc François-Mitterrand à Cergy © Marion Poiret

    Plus largement, pour tout savoir sur 389 espèces introduites en France, leur origine, leur biologie et les éventuelles méthodes de lutte, la base d’informations du Groupe de travail IBMA est un outil précieux.

    Retrouvez certaines des espèces réglementées, présentes à Cergy-Pontoise, dans nos articles :

    L’écrevisse américaine

    Le frelon asiatique

    Le ragondin

    Le myriophylle du Brésil

    La berce du Caucase

    L’herbe à la ouate


mercredi 30 janvier 2019

  • Le pic mar
    Poste de nourrissage des oiseaux au parc du château de Grouchy © CACP – Gilles Carcassès

    C’est un endroit secret dans le parc du château de Grouchy. Cette vieille souche a été discrètement équipée de crochets. Un inconnu (peut-être un photographe animalier ?) y suspend des boules de graisse pour les oiseaux. Les promeneurs passent à dizaine de mètres sans rien remarquer…

    Pic et mésanges – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Et l’open bar du parc attire des clients ! Ici, de gauche à droite, un pic, une mésange charbonnière, une mésange bleue. Il est bizarre ce pic avec ce dessin blanc sur la nuque. Et si ce n’était pas le classique pic épeiche ? J’attends qu’il relève la tête pour en avoir le cœur net !

    Pic mar – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Bingo ! Pas de moustache noire raccordée au bec, et une grande calotte rouge, c’est un pic mar ! Il y a quelques décennies encore, c’était un oiseau très rare en Ile-de-France, mais il gagne du terrain. Il a déjà été vu sur la commune d’Osny en 2014. Serait-il nicheur ? Il le serait à Menucourt : affaire à suivre…

    Retrouvez d’autres articles sur des pics :

    Bûche à la noisette (pour comparer avec le pic épeiche)

    Sus aux fourmis

    Le pic noir


mardi 29 janvier 2019

  • Dans mon compost : la blaniule mouchetée
    Blaniulus guttulatus, la blaniule mouchetée © CACP – Gilles Carcassès

    Ce petit mille-pattes était roulé en disque dans une cavité de mon compost. Il possède deux paires de pattes par segment et fait donc partie de la classe des diplopodes. Comme il a plus de 32 anneaux (j’en compte au moins 40), je le verrais bien chez les iules. Ces points rouges sur le côté sont la caractéristique d’une espèce très commune dans les sols légers, humides et riches en matière organique : la blaniule mouchetée.

    Dépourvues d’yeux, les blaniules passent leur vie dans le sol et peuvent vivre jusqu’à trois ans. Elles consomment des matières organiques en décomposition. Au printemps, elles peuvent aussi s’attaquer aux racines des plantules. C’est pourquoi elles sont considérées comme des ravageurs potentiels par les producteurs de betteraves. Gare aussi aux fraises qui touchent le sol, les blaniules en sont gourmandes !

    Sur la photo, cette blaniule est en compagnie d’un charmant collembole tout blanc aux allures de bibendum, de la famille des Onychiuridae. Il est lui aussi un artisan efficace de la fertilité des sols.

    Retrouvez dans ces articles d’autres diplopodes :

    Belle boule des bois

    Le polyxène à pinceau

    A la poursuite du conocéphale bigarré

    Sources :

    Blaniule, par Arena-auximore

    Clé des diplopodes, par Field Museum


lundi 28 janvier 2019

  • Belle nordique
    Mouette rieuse sur la glace – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Quand le bassin du parc François-Mitterrand à Cergy est gelé, les oiseaux d’eau sont à pied sec et c’est bien pratique pour rechercher des mouettes baguées.

    Justement en voici une avec une petite bague métallique à la patte gauche. Une dame sur la passerelle distribue quelques graines, provoquant un attroupement bruyant. Trop peut-être pour cette mouette farouche, elle reste au milieu de l’étang, semble hésiter et finit par s’envoler vers l’Oise. Elle m’a tout de même laissé le temps de prendre quelques clichés de loin. Le zoom était au maximum et le résultat est un peu décevant.

    La glace vient de céder sous le poids d’un cygne. C’est sûr, j’ai bien fait de garder les deux pieds sur la passerelle.

    Patte de mouette © CACP – Gilles Carcassès

    Le code de la bague comprend 3 lignes. La première indique le centre de baguage, mais c’est écrit trop petit pour être lisible à cette distance. La troisième est le numéro de code de l’oiseau : en combinant plusieurs vues, j’arrive à lire HA25632. La deuxième ligne indique le pays, renseignement crucial !

    Voyons, quel pays européen aligne les trois lettres HUA ?

    LITHUANIA, la Lituanie bien sûr ! C’est très loin, au nord de la Pologne !

    La Lituanie © Google map

    D’habitude, je rencontre sur ce bassin des mouettes tchèques, des polonaises ou des belges. C’est ma première lituanienne, je suis drôlement content ! En bon citoyen, j’envoie ma fiche de reprise d’oiseau bagué au Muséum pour faire avancer la recherche sur les migrations des mouettes.

    Retrouvez quelques articles sur les mouettes baguées du parc François-Mitterrand :

    Zdzmouette

    Olomouc

    Cergy-Pontoise, on y revient !

    Histoire belge


vendredi 25 janvier 2019

  • Le dessert des mésanges

    Au jardin des Belles Jardinières à Vauréal, les chenilles de piérides grignotent encore les feuilles des choux cavaliers. En plein hiver, voilà qui est étonnant !

    Chenille de piéride – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Patrice, le jardinier du lieu, aimerait bien que les mésanges l’en débarrassent. Il faudrait leur faire goûter !

    Les mangeoires du dispositif BirdLab, rue de l’Enfance à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La ville de Vauréal a installé des mangeoires juste en face, à côté du jardin école. L’idée est d’inciter les usagers à saisir des données dans le cadre du protocole de sciences participatives BirdLab.

    Le regarnissage des mangeoires © CACP – Gilles Carcassès

    Justement, voici les jardiniers municipaux qui viennent faire le plein de graines de tournesol.

    Echenillage manuel © CACP – Gilles Carcassès

    En cette saison, les Apanteles, ces hyménoptères parasitoïdes, ne sont pas là pour réguler naturellement les populations de chenilles, il faut les prélever à la main.

    Le dessert ? © CACP – Gilles Carcassès

    Voyons si les mésanges apprécieront les chenilles déposées dans leur mangeoire ?

    Verdier à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

    Raté ! Les mangeoires sont investies par une bande de verdiers et ils n’ont d’yeux que pour les graines !

    Retrouvez notre article :

    Ville fleurie du Val d’Oise : Vauréal deux fois citée !


jeudi 24 janvier 2019

  • Les petits oiseaux de l’Aren’Park
    Linottes et bruant des roseaux – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les grands espaces verts un peu sauvages du secteur de l’Aren’Park à Cergy sont propices aux passereaux migrateurs. Ils picorent au sol en groupes serrés, y trouvant les graines dont ils se nourrissent. A la moindre alerte, tout la bande se perche pour évaluer le danger. Ici, le danger est un naturaliste photographe un peu trop pressant. Ce sont des linottes mélodieuses : voyez cette barre blanche au bord de l’aile et cette autre le long de la queue. Et le pépère tout en haut avec sa tête noire n’est pas de la même espèce, c’est un bruant des roseaux, déjà presqu’en plumage nuptial. Les bruants se mêlent souvent aux linottes et aux pinsons lors de leurs migrations.

    Bruant des roseaux – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La tête de cet autre bruant des roseaux mâle n’est pas aussi noire, il est encore partiellement en plumage d’hiver.

    Linottes mélodieuses – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Le bec court de la linotte fait paraître sa tête petite. Ne dit-on pas une petite tête de linotte ? Cette expression qui désigne une personne étourdie aurait pour origine le fait que cette espèce construit souvent son nid dans des endroits visibles, comme si elle n’arrivait pas à se rappeler qu’il faut se cacher des prédateurs pour sauver sa nichée !

    Pinson des arbres mâle – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Quelques dizaines de mètres plus loin, ce sont des bandes de pinsons qui explorent les prairies fleuries à la recherche des graines tombées au sol.

    Rouge-queue noir – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Et ce petit oiseau gracieux au bord du parking qui fait le va-et-vient entre les tuteurs des plantations et le sol alentour ? C’est un rouge-queue noir, déjà sur le retour de sa contrée d’hivernage. Il est bien précoce celui-là !

    Rouge-queue noir – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Dans cette position, il nous montre les plumes rouges de sa queue, qui lui ont valu son nom, ainsi que son bec fin et pointu d’insectivore. Il se nourrit d’insectes, d’araignées, de petits vers, de mille-pattes et picore aussi des petits fruits sur les arbustes.

    Retrouvez cet autre article sur les oiseaux de ce secteur :

    Les oiseaux rares de l’Aren’Ice

    Sources :

    La linotte mélodieuse, par Oiseaux.net

    Le bruant des roseaux, par Oiseaux.net


mercredi 23 janvier 2019

  • Ce week-end, on compte les oiseaux

    Comme chaque année, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle vous invitent à participer à une grande campagne nationale de comptage des oiseaux de jardins.

    Cet exercice ne demande aucune compétence particulière en ornithologie. Un poster à télécharger est à votre disposition pour vous aider à identifier les différentes espèces d’oiseaux que vous pouvez croiser au jardin.

    La saisie de vos observations se fait très simplement sur le site Oiseaux des jardins. Pour participer, il faut s’inscrire.

    Chardonneret © CACP – Gilles Carcassès
    Pinson des arbres – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Bonnes observations !


mardi 22 janvier 2019

lundi 21 janvier 2019

  • Trémelle, champignon parasite

    Ce champignon en forme de cervelle, de consistance très molle, communément nommé « trémelle orangée » ou « beurre de sorcière », pousse sur les branches mortes mais il ne se nourrit pas de bois. Tremella aurantia est en effet un champignon parasite qui se développe aux dépens du mycélium d’un champignon décomposeur du bois, la stérée hirsute.

    Tremella aurantia, la trémelle orangée – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Les fructifications de la stérée hirsute (Stereum hirsutum), sous forme de croûtes jaunes plus ou moins appliquées sur le bois, sont visibles sur cette photo.

    Voici deux autres exemples de champignons parasites :

    Xerocomus parasiticus © CACP – Gilles Carcassès

    Xerocomus parasiticus est un petit bolet parasite des sclérodermes.

    Asterophora sp. sur Russula nigricans – Boisemont © Gilles Carcassès

    Les Asterophora sont parasites des russules.

    Retrouvez dans cet article d’autres champignons qui poussent sur le bois :

    Mission champignons !

    Sources :

    Tremella aurantia, par Mycodb

    Stereum hirsutum, par Mycodb


vendredi 18 janvier 2019

  • Squatteur de salle de bains
    Nezara viridula forme torquata © CACP – Gilles Carcassès

    Cette punaise a réussi à pénétrer chez moi. Ses intentions sont claires : dormir au chaud tout l’hiver et attendre le printemps pour retourner au jardin. Cette fois-ci ce n’est pas la célèbre punaise américaine des pins, bien connue pour se comporter de la sorte. Il s’agit d’une espèce devenue très commune dans nos jardins, Nezara viridula, l’une des punaises vertes.

    Nezara © CACP – Gilles Carcassès

    Vous ne la trouvez pas vraiment verte, n’est-ce pas ?  C’est qu’en hiver, cette punaise change de couleur, de verte elle passe à brune. Et ce museau bicolore et ces épaules claires ? C’est une variation individuelle. Pour ces individus présentant ce pattern particulier, on parle de la forme torquata. Et les trois points clairs alignés en travers du dos ? C’est à ce détail que l’on reconnaît l’espèce.

    Je l’ai délicatement remise dehors, elle n’a qu’à aller sonner chez les poules.


jeudi 17 janvier 2019

  • Rencontre avec le canard souchet
    Perchoir des cormorans – étang des Galets à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    J’étais parti pour photographier les silhouettes fantomatiques des arbres qui servent de perchoirs aux cormorans. Leurs branches sont blanchies par les déjections nocturnes de ces oiseaux. A l’île de loisirs de Cergy-Pontoise, nos avons une colonie qui fréquente assidûment chaque hiver les îles des étangs des Galets et des Eguerets.

    Une silhouette dans la passe © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la passe entre les deux petites îles de l’étang des Galets se profile un canard qui me paraît bien coloré. Ne serait-ce pas un canard souchet ? Les ornithologues en ont vu quelques-uns dans ce bassin lors du dernier comptage Wetlands. C’est le moment de tester le zoom de l’appareil photo.

    Spatula clypeata, le canard souchet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Pas de doute, la grande tache rouge sur le ventre, la base des ailes bleu clair, la tête verte avec l’œil doré et le long bec noir : c’est bien un canard souchet mâle. Ces canards sont des migrateurs, ils quittent dès les premiers froids leur lieu de reproduction en Russie, aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne pour passer l’hiver dans des zones plus tempérées. En Ile-de-France, ce sont principalement aux étangs de Saclay et de Saint-Quentin que l’on peut observer quelques rassemblements de canards souchets en hiver. Cet oiseau est un nicheur occasionnel très rare en Ile-de-France.

    Canards souchets – Saint-Germain-en-Laye © CACP – Gilles Carcassès

    Ces deux-là, vu à l’étang du Corra en forêt de Saint-Germain-en Laye le 2 avril 2013, étaient en plumage nuptial.

    Retrouvez nos articles :

    Grand choix de canards sauvages

    Coquillages et crustacés

    Source :

    Les oiseaux d’Ile-de-France – Nidification, migration, hivernage, de Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre


mercredi 16 janvier 2019

  • Un cerisier qui fleurit en hiver
    Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ (27 novembre 2018) – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sur le parvis du Théâtre 95, les Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ épanouissent sporadiquement quelques fleurs. Cet arbre est le seul cerisier du Japon à fleurir ainsi tout l’hiver. Il commence sa floraison en novembre et le mariage de ses feuilles virant à l’orange et de ses fleurs rosées constitue alors l’un des plus belles surprises de l’automne.

    Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ – Cergy, floraison de Noël © CACP – Gilles Carcassès
    Floraison des Prunus subhirtella ‘Automnalis Rosea’ (17 mars 2015) – Le Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Son pic de floraison en mars annonce joliment le printemps. L’espèce est cependant sensible à la moniliose qui gâte les fleurs si le temps est trop humide. Ce charmant petit arbre est facile à trouver en pépinières (grâce à Floriscope).

    Retrouvez dans ces articles d’autres arbres ou arbustes à floraison hivernale :

    Insignifiantes ?

    Le cornouiller mâle

    La viorne de Bodnant

    Source :

    Prunus subhirtella ‘Automnalis’, par arbres-caue77


mardi 15 janvier 2019

lundi 14 janvier 2019

  • Papillons de prairies : les tendances 2018
    Couple de Lysandra coridon, l’argus bleu-nacré © CACP – Gilles Carcassès
    Au Jardin des Plantes – Paris, 14 décembre 2018 © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai participé à la journée de restitution nationale des protocoles de sciences participatives « Propage » et « Florilèges prairies » au Muséum national d’Histoire naturelle. Il fallait pour accéder à l’amphithéâtre traverser un féroce requin blanc, mais j’ai réussi l’épreuve sans encombre.

    Voici quelques éléments de l’état de santé des espèces de papillons de jour qui fréquentent les prairies, tirés notamment de l’analyse des données du Propage. Le contexte européen est alarmant, comme l’illustre le graphique ci-dessous : l’abondance des papillons de prairies a globalement chuté de 30 % sur la période 1990 – 2015.

    Les piérides blanches, les lycènes bleus, les demi-deuils et les myrtils forment le gros des bataillons ailés de nos prairies. Ces groupes d’espèces communes n’accusent pas globalement de baisse des effectifs mais les lycènes, les demi-deuils et les myrtils sont nettement impactés par les fauches précoces. Gestionnaires, si vous souhaitez favoriser ces papillons, ne fauchez pas vos prairies en été ni plusieurs fois dans la saison ! Une seule fauche à l’automne leur est nettement plus favorable.
    Une étude de la ville de Nantes a montré d’autre part que la diversité des espèces de papillons est également plus importante si les prairies ne sont pas fauchées en été.

    Les tendances par espèce sont très contrastées. Au niveau européen, certaines espèces sont en progression comme l’aurore ou l’azuré commun, d’autres sont en nette régression comme la mégère ou la sylvaine.

    Polyommatus icarus, l’azuré commun – Cergy © CACP – Marion Poiret
    Ochlodes sylvanus, la sylvaine © CACP – Gilles Carcassès

    Source :

    The pan-European Indicator for Grassland species 1990-2015, par Butterfly Conservation Europe

    Retrouvez nos articles :

    Le déclin des papillons de jour

    Papillons des jardins, des prairies et des champs

    Les beaux papillons de Cergy-Pontoise


vendredi 11 janvier 2019

jeudi 10 janvier 2019

mercredi 9 janvier 2019

  • Retour sur les rencontres naturalistes d’Ile de France 2018

    Les vidéos des conférences de la journée des rencontres naturalistes d’Ile-de-France du samedi 1er décembre 2018 sont en ligne sur le site de l’ARB-IdF.

    Voici (ci-dessous) la captation de mon intervention sur mes petites mouches préférées :

    Cette journée fut très riche et j’ai apprécié les interventions passionnantes d’éminents spécialistes sur des sujets variés comme la migration des engoulevents, les lichens, les fourmis, les écrevisses, les éphémères, les crapauds calamites … Toutes les conférences sont à retrouver sur le site de l’ARB-IdF.

    Merci aux organisateurs pour ce rendez-vous annuel privilégié où amateurs et chercheurs peuvent se rencontrer et partager leurs passions !


mardi 8 janvier 2019

  • Du monde sous les écorces
    Cachés sous une écorce © CACP – Gilles Carcassès

    En cueillant quelques pleurotes sur le tronc d’un vieux hêtre, je ne résiste pas à l’envie de soulever un petit bout d’écorce sur une partie de bois pourri pour voir qui se cache dessous.

    Le logement est très humide, mais cela n’a pas l’air de déranger. Je vous présente mes trouvailles, engourdies par le froid. De gauche à droite : une araignée du genre Philodromus, la sublime coccinelle rose Oenopia conglobata et la coccinelle asiatique Harmonia axyridis. La différence de taille entre ces deux espèces de coccinelles est ici flagrante.

    Oenopia conglobata, la coccinelle rose – © CACP – Gilles Carcassès

    La coccinelle rose s’est réveillée et part à la recherche d’un nouveau logement plus tranquille.

    Rhaphigaster nebulosa © CACP – Gilles Carcassès

    Les punaises nébuleuses, communes en forêt, profitent aussi de ces écorces décollées pour passer l’hiver en amas compacts.

    Dans quelques jours ou quelques semaines, le tronc qui les héberge sera chargé sur un camion pour une destination inconnue, peut-être à l’autre bout du Monde. Beaucoup d’espèces changent ainsi de région ou de continent au gré des transports de marchandises. Ainsi naissent les espèces invasives…

    Retrouvez nos articles :

    J’ai vu une coccinelle rose !

    Punaise nébuleuse, punaise diabolique : ne les confondez plus !

    La coccinelle asiatique

    Les champignons du commerce international du bois


lundi 7 janvier 2019

  • Pittosporum tobira

    Bravo à Florent qui a résolu l’énigme de la photo mystère ! Il est fort, ce n’était pas facile ! Bravo aussi à Frédéric et Yvette qui avaient le bon genre. Et merci à tous ceux qui ont tenté leur chance avec des coings, bigarades, nèfles, cormes, figues, fusains et autres drupes ou baies plus ou moins improbables…

    Capsules de Pittosporum tobira – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Graines de Pittosporum tobira – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ces drôles de fruits s’ouvrent en trois valves et les graines qu’ils contiennent sont enduites d’une substance collante. Des graines collantes ? C’est justement la traduction du nom de genre de cette plante, le Pittosporum !

    Ici il s’agit de l’espèce Pittosporum tobira, un arbuste persistant originaire de Chine et du Japon qui est souvent planté dans les jardins publics.

    Pittosporum tobira – Jardinière au Grand centre à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cet arbuste supporte remarquablement bien la sècheresse, aussi il a toute sa place dans les jardins d’inspiration méditerranéenne ou de rocaille. Il réussit aussi très bien en bac. Cette plante mérite une situation assez abritée car elle peut geler en-dessous de -10°C. Sa floraison blanche est agréablement parfumée.

    Pittosporum tobira ‘Variegatum’ et Heliotropium arborescens ‘Marine’ – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Il existe une variété panachée, Pittosporum tobira ‘Variegatum’, ici associée aux fleurs bleues à odeur de vanille d’Heliotropium arborescens.

    Pittosporum tobira ‘Nana’ en couvre-sol – Orléans © CACP – Gilles Carcassès

    Sa variété ‘Nana’ peut être employée en couvre-sol.

    Pittosporum tobira ‘Nana’ en pot – Ravenne © CACP – Gilles Carcassès

    La plante fait aussi merveille en pots, comme ici à Ravenne, en Italie.

    Source :

    Le Pittospore odorant, par Jardin ! l’Encyclopédie

    Retrouvez dans ces articles d’autres arbustes persistants :

    Camellia

    Houx fais-moi peur

    Eleagnus ebbingei


vendredi 4 janvier 2019

jeudi 3 janvier 2019

  • Nos observations ornithologiques 2018
    Mésange charbonnière dans un frêne © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chaque année, nous avons participé au Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) en avril et mai, afin d’avoir un aperçu de la faune nicheuse sur le territoire de Cergy-Pontoise.

    Retrouvez dans notre Rapport STOC 2018 tous les détails de ces comptages.

    Voici illustrées quelques-unes des tendances régionales :

    Accenteur mouchet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    L’accenteur mouchet est en net déclin en Ile-de-France : sa population a diminué de 51 % sur la période 2004-2017 !

    mésange bleue à la mangeoire © Gilles Carcassès

    La mésange bleue se porte mieux : ses effectifs ont augmenté de 22 % pendant la même période de référence.

    Roitelets huppés © CACP – Gilles Carcassès

    Quant aux roitelets huppés, ils sont en forte progression (+114 %).

    Elle a couvé six œufs cette année © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chaque année, un couple de cygnes tuberculés a construit son nid dans le bassin du parc François-Mitterrand à Cergy. Cette année, la famille cygne a quitté les lieux beaucoup plus tôt que les années précédentes, faisant beaucoup de déçus parmi les habitués qui se régalent chaque année à observer les cygneaux.

    Héron cendré – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Le héron cendré est toujours bien présent sur Cergy-Pontoise, notamment à l’île de loisirs, même si ses effectifs nous ont paru en baisse. On le voit parfois au parc François-Mitterrand intéressé par les poissons rouges qui y pullulent malheureusement à cause du nourrissage abusif par le public. Il est souvent observé aussi au bord de l’étang du parc du château de Menucourt.

    Le repas de la mouette rieuse – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les hérons ne sont pas les seuls à consommer les poissons rouges !

    Accenteur assommé – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cet accenteur mouchet est resté quelques heures inerte après avoir heurté la passerelle vitrée de notre immeuble. Il a fini par s’en remettre et est reparti à ses occupations.

    Pipit farlouse dans la neige © CACP – Gilles Carcassès

    Parmi les observations de migrateurs à Cergy-Pontoise, notons la présence à l’Ile-de-loisirs en février 2018 de ce pipit farlouse qui picorait dans la neige.

    Retrouvez nos articles :

    Où sont passé les oiseaux ?

    Festin de samares

    Pipit farlouse, bel oiseau de l »Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

    Le secret de l’accenteur

    Acrobaties aux mangeoires

    P(i)af

    2017 : une année riche en observations ornithologiques


mercredi 2 janvier 2019

mardi 1er janvier 2019

  • Bonne année 2019 !
    Bébés cygnes, au ras des pâquerettes – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Je vous souhaite une année 2019 pleine de douceur et de sérénité ! Qu’elle voit l’accomplissement de vos projets et vous permette de vivre beaucoup de belles rencontres !

    Retrouvez nos articles :

    Oh ! des bébés !

    Caneton de Noël


lundi 31 décembre 2018

  • Qu’est-il arrivé à nos merles ?
    Merle noir © CACP Marion Poiret

    Comme chaque hiver, je donne de temps en temps une pomme abimée aux merles en la jetant dans mon jardin. Bizarre, personne n’est venu la manger. Et à bien y réfléchir, cela fait quelque temps que je n’entends plus les merles. Et même à Cergy au pied de l’immeuble où je travaille, là où je voyais toujours le merle piller les arbres et arbustes à fruits en hiver, je ne le vois plus.

    Cherchez l’erreur

    Que se passe-t-il ? J’ai mené mon enquête.

    Depuis quelques années, un virus d’Afrique australe, nommé Usutu, se répand chez de nombreuses espèces d’oiseaux. Elle touche principalement le merle noir, mais aussi les mésanges, le rouge-gorge, la pie bavarde, l’étourneau sansonnet, le pic épeiche, le bouvreuil pivoine, la sittelle torchepot, le moineau domestique et les rapaces nocturnes. Ce virus rapporté par des oiseaux migrateurs se propage dans nos contrées par les piqures des moustiques, dont la conservation est favorisée par les hivers doux. L’été 2018 aurait vu une hausse importante du nombre de cas dûment diagnostiqués en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et aussi en France.

    Que faire ?

    Apparemment, ce virus se transmet très rarement à l’homme. Mais que peut-on faire pour la santé de nos oiseaux ? La précaution qui s’impose est de faire la chasse aux gîtes larvaires des moustiques : vider régulièrement les soucoupes des plantes, nettoyer les gouttières, couvrir les réserves d’eau, retirer de la nature les déchets, petits ou gros, qui peuvent retenir un peu d’eau stagnante.

    HLM à moustiques, en contrebas de l’autoroute A 15 à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Source :

    Des oiseaux touchés par le virus Usutu en Europe : situation et conseils, sur Ornithomédia


vendredi 28 décembre 2018

jeudi 27 décembre 2018

  • Autour de l’étang du Corra

    Petite mise en jambes à l’aube autour de l’étang du Corra

    C’est au lever du soleil que l’on profite le mieux de la nature ! J’ai pris plaisir à photographier quelques oiseaux entre deux passages de coureurs à pieds…

    Chardonnerets – étang du Corra (Saint-Germain-en-Laye) © CACP – Gilles Carcassès

    Des chardonnerets dépouillent les fruits d’une grosse bardane. Ils apprécient leurs graines tout autant que celles des chardons. En hiver, ces chardonnerets que l’on voit en troupes sont souvent des migrateurs qui nous viennent de nord de l’Europe.

    Rouge-gorge © CACP – Gilles Carcasses

    Ce rouge-gorge m’a repéré. Intrépide, il me tourne autour et semble me défier. Un indigène ou un visiteur hivernant ? Impossible à dire.

    Roitelets huppés © CACP – Gilles Carcassès

    Dans un jeune pin, deux roitelets virevoltent à toute vitesse, à le recherche d’araignées ou de petits insectes. Pas le genre d’oiseau à prendre la pose pour le photographe ! Ici, ce sont des roitelets huppés. On reconnaît l’espèce aux dessins de la tête : juste une bande jaune (orange chez le mâle) encadrée de noir sur le dessus du crâne. Cet oiseau apprécie les conifères.

    Pic vert © CACP – Gilles Carcasses

    Un pic vert pioche vigoureusement avec son bec la terre gelée. Il y trouve sans doute des larves d’insectes.

    Nid de chenilles processionnaires © CACP – Gilles Carcassès

    Les toiles des nids des chenilles processionnaires sur les grands pins sont encore givrées et brillent aux premiers rayons du soleil. C’est de la belle ouvrage ! Les petites chenilles sont à l’abri et au chaud à l’intérieur. Quand il fait doux, elles sortent la nuit en processions pour manger les aiguilles près de leur nid. On voit à droite, les restes de leur repas.


mercredi 26 décembre 2018

  • Bûche à la noisette
    Pic épeiche, 25 décembre 2018 – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Mais que cherche-t-il ce pic épeiche, à piocher ainsi à grands coups de bec dans une branche de mon arbre de Judée ?

    Pic épeiche © CACP – Gilles Carcassès

    Aurait-il trouvé une larve blanche bien dodue ? Mon bel arbre, attaqué par des scolytes ou d’autres insectes xylophages ? Une inspection s’impose.

    Forge de pic épeiche © CACP – Gilles Carcassès

    Fausse alerte ! Mon arbre est sain. Ce pic a utilisé une petite cavité (on appelle cela une forge) pour y coincer une noisette trouvée par terre au jardin. Il ne reste plus que la coquille percée et quelques mini-miettes projetées autour.

    Le pic retirera-t-il la noisette consommée pour en placer une autre ? Je vais surveiller…

    Retrouvez d’autres histoires de pics :

    Sus aux fourmis

    Le pic noir


lundi 24 décembre 2018

  • Joyeux Noël 2018 !
    La phalène brumeuse © CACP – Gilles Carcassès
    Operophtera brumata © CACP – Gilles Carcassès

    D’or et de lumière !

    Ce mâle de phalène brumeuse, en ce soir de décembre est venu me rendre visite à la fenêtre du salon. Les écailles de ses ailes brillent sous la lumière de mon flash et font écho aux décors de Noël.

    Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes !


vendredi 21 décembre 2018

  • La petite bête qui monte

    Si vous n’appréciez pas trop les araignées dans votre maison, vous allez adorer celle-ci : elle mange les autres araignées, même les grosses tégénaires !

    Zoropsis spinimana © CACP – Gilles Carcassès

    Tous les matins à l’heure du petit déjeuner, cette grosse araignée traverse ma cuisine d’un pas pressé, et je n’arrivais pas à la prendre en photo. Ce soir-là, elle était aimablement immobile sur le mur de l’escalier et j’ai pu lui tirer le portrait. A ses palpes en massue, j’identifie un mâle.

    Le dessin sur son céphalothorax est caractéristique du genre Zoropsis. Les spécialistes croient y reconnaître les traits de Nosferatu le vampire (bon, il faut un peu d’imagination). La couleur sombre des chélicères et des pattes donne l’espèce  : Zoropsis spinimana.

    Les beaux dessins de Zoropsis spinimana © CACP – Gilles Carcassès

    Cette araignée est une méridionale en expansion qui progresse le long du littoral atlantique. Elle est également bien établie depuis quelques années en région parisienne.

    Zoropsis spinimana ne tisse pas de toile, elle chasse la nuit en explorant son territoire. Si vous la croisez, elle ne vous fera aucun mal. Attention tout de même, cette prédatrice peut se montrer un peu agressive si elle se sent menacée. Mais sa morsure est sans danger.

    Le corps de ce beau mâle fait un bon centimètre, sans les pattes. J’espère croiser un jour la femelle, encore plus imposante !

    Sources :

    Le genre Zoropsis en France, par Sylvain Dejean et Marina Chavernoz – 2009

    Zoropsis spinimana, par l’INPN

    Retrouvez dans ces articles d’autres arachnides d’origine méditerranéenne :

    Le cerf qui venait du Maroc

    Le pholque de Pluche


jeudi 20 décembre 2018

  • Pleurotes en huître
    Jeunes pleurotes sur le tronc d’un hêtre © CACP – Gilles Carcassès

    Le jour d’un tournage pour E=M6 sur les champignons bioluminescents, j’avais repéré sur le tronc d’un hêtre vénérable ces jeunes pleurotes en huître, un champignon comestible que l’on peut trouver en hiver. A trois mètres de hauteur, bien difficiles à atteindre… Je m’étais promis de revenir équipé pour la cueillette, dans le but d’en faire une bonne poêlée (pour accompagner des filets de poulet à la crème).

    Le vieux hêtre abattu © CACP – Gilles Carcassès

    Surprise ! Les bucherons sont passés par là et le vieux hêtre n’est plus qu’une grosse bille par terre ! Miraculeusement, les fragiles champignons n’ont pas souffert de l’abattage. Je remplis donc mon petit panier.

    Pleurotus ostreatus © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai l’air un peu ridicule avec mon équipement. Un couple me regarde un peu surpris. Et pourquoi n’aurais-je pas le droit de promener un escabeau en forêt ? Ils promènent bien un labrador…

    Retrouvez dans ces articles d’autres champignons hivernaux :

    La pézize écarlate

    Champignons dans la brume

    Pied-de-mouton

    La pézize orangée


mercredi 19 décembre 2018

  • Leptoglossus

    On la voit partout en ce début d’hiver ! Cette espèce invasive cherche à se mettre au chaud et rentre souvent dans les maisons.

    Leptoglossus occidentalis © CACP – Gilles Carcassès

    Cette punaise américaine des pins vient de se poser sur le seuil de la porte-fenêtre de mon salon. D’où vient-elle ? Les premiers pins, dans un espace vert du quartier, sont à plus de 100 mètres de là. Serait-ce la réputation d’une bonne maison qui l’aurait attirée jusque chez moi ?

    L’espèce est inoffensive, mais je ne lui ai pas ouvert, je l’ai laissée discuter avec mes poules qui sont arrivées, intéressées par ma découverte. Après tout, il y a de la place au poulailler pour hiverner…

    Retrouvez une autre espèce de punaise qui rentre dans les habitations :

    La punaise diabolique


mardi 18 décembre 2018

  • Curieuse rencontre sur une coulemelle
    Lepiota procera © CACP – Gilles Carcassès

    Il y en a du monde qui me regarde sur cette jeune coulemelle ! Mais quel est donc cet insecte dodu ?

    Issus coleoptratus © CACP – Gilles Carcassès

    C’est un représentant des Issidae, une famille proche des cigales, et sans doute l’espèce la plus commune : Issus coleoptratus. Je rencontre d’ordinaire cette « cigale bossue » sur les troncs des arbres en forêt ou dans les parcs boisés. C’est la première fois que je la vois sur un champignon. Sur cette photo, on aperçoit entre les pattes antérieures de cet homptère, le rostre avec lequel il pompe la sève des végétaux.

    Pour comparer, voici de vraies cigales :

    Cicada orni, le cigale de l’orne – Saint-Rémy-de-Provence © CACP – Gilles Carcassès

    La cigale de l’orne est présente dans tout le sud de la France.

    Lyristes plebejus, la grande cigale commune – Saint-Rémy-de-Provence © CACP – Gilles Carcassès

    Lyristes plebeius est une plus grande espèce, cantonnée dans la région méditerranéenne. On peut rencontrer 24 espèces de cigales en France.

    Admirez la finesse du rostre de ces cigales, pourtant capable de percer les écorces des troncs d’arbres !

    Retrouvez notre article sur une cigale francilienne :

    Naissance d’une cigale


lundi 17 décembre 2018

  • Caneton de Noël
    Cane colvert et son caneton – Parc François-Mitterrand à Cergy, le 12 décembre 2018 © CACP – Gilles Carcassès

    Voilà qui n’est pas banal ! Un caneton en cette saison ? On ne doute de rien chez les canards colverts de Cergy-Pontoise !

    Chez cette espèce, les premières pontes de l’année débutent fin février et les dernières pontes de remplacement sont possibles jusqu’à fin juillet. L’incubation étant de 28 jours, les derniers-nés de l’année peuvent arriver fin août, mais pas en décembre ! C’est peut-être ici le fait d’une jeune femelle inexpérimentée qui se serait laissée influencer par la douceur automnale. Encore un effet du changement climatique ?

    Caneton – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Dès leur naissance, les canetons quittent le nid et se nourrissent seuls, mais ils sont protégés et surveillés de près par leur mère.

    Sources :

    Le canard colvert, par l’ONCSF

    Noël au balcon… pour les canetons, par la LPO Alsace

    Retrouvez nos articles :

    Oh ! Des bébés !

    Le rouge-queue noir

    Heureux évènement

    Je suis fan du Poussin


vendredi 14 décembre 2018

jeudi 13 décembre 2018

  • Floraisons hivernales

    Profitant des températures encore assez clémentes en ce début décembre, quelques plantes de jardin sont actuellement en fleurs. Je vous présente celles que j’ai croisées ces jours-ci :

    Chimonanthus praecox – SNHF, Paris © CACP – Gilles Carcassès

    La floraison des Chinomanthus praecox est agréablement parfumée.

    Achillée – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    On trouve en pépinières de nombreuses variétés ornementales de l’achillée millefeuilles indigène.

    Salvia X guaranitica ‘Amistad’ – SNHF, Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Salvia guaranitica est une belle sauge assez rustique originaire d’Amérique du Sud. ici c’est probablement l’hybride bien florifère nommé Amistad.

    Tradescantia virginiana – au pied de l’hôtel d’agglomération à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les misères aux feuilles panachées cultivées en appartement sont aussi des Tradescantia.

    Bourrache – jardin partagé de LabBoîte à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La bourrache est une plante annuelle très appréciée des abeilles et des bourdons. Elle a toute sa place au potager.

    Fuchsia magellanica – parvis de la préfecture à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Le fuchsia de Magellan est un arbuste assez rustique. S’i l’hiver est rigoureux, il faudra le rabattre au ras du sol au printemps.

    Gaillarde vivace – parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les gaillardes vivaces dégénèrent au bout de quelques années mais se ressèment facilement.

    Salvia microphylla ‘Hot lips’ – devant la préfecture du Val d’Oise à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Salvia microphylla forme un buisson compact de petite taille, à tailler court à la sortie de l’hiver.

    Retrouvez nos articles sur des floraisons hivernales :

    Une clématite en hiver

    On nous aurait volé l’hiver ?

    Eucomis, une bulbeuse étonnante

    Gros souci


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