Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 16 février 2018

  • Un verger public à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise !
    Verger à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    A la création de l’Ile de loisirs, de très nombreux arbres, dont beaucoup de peupliers d’Italie, ont été plantés. Quarante ans plus tard, les peupliers arrivent tous en fin de vie en même temps et certains doivent être abattus pour des raisons de sécurité. Comment les remplacer ?

    Les services techniques de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise viennent de planter un grand verger au bord de l’Oise. Voilà une idée originale et bien sympathique ! Que vous soyez sportifs ou promeneurs, vous pourrez profiter des fruits frais, dès cet été peut-être ! Les insectes pollinisateurs et les oiseaux insectivores y trouveront aussi leur bonheur.

    J’ai vu des pêchers, des abricotiers, des poiriers, des pommiers, des cerisiers… Et je crois qu’ils ont planté d’autres espèces moins courantes. Rendez-vous dans ces pages à la belle saison pour les découvrir !

    Ces jeunes arbres sont placés sous la sauvegarde du public, ne les dégradez pas ! Et souhaitons-leur une très longue vie.


jeudi 15 février 2018

  • Le cornouiller mâle
    Floraison de Cornus mas, le cornouiller mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Ce cornouiller mâle joue au perce-neige ! C’est l’arbre à la floraison la plus précoce de nos contrées, juste après celle du noisetier.

    L’arbre aux multiples atouts

    Voilà encore une plante très appréciée des abeilles qui leur fournit du pollen en tout début de saison. En fin d’automne, on peut récolter ses fruits rouges, semblables à des olives, quand elles sont très mûres et qu’elles tombent au sol. On en fait alors de ces cornouilles d’agréables confitures. Consommées avant, c’est une aimable purge !

    Bouquet de fleurs du cornouiller mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Le cornouiller mâle est très réputé pour les qualités de son bois : dense, élastique, dur et très droit. L’espèce est idéale pour les manches d’outil, les lances, les arcs, les rayons de roue des charrettes, les bâtons de berger…

    Le cornouiller mâle est peu commun en Ile-de France, on le rencontre généralement dans les coteaux boisés sur sol calcaire, avec le troène et la viorne lantane. Dans le Val d’Oise, il est plus fréquent à l’extrême ouest du département.

    En fleurs, à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

    A l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, où je l’ai trouvé en fleurs (près des garages à bateaux), il a probablement été planté. C’est en effet un arbuste (ou petit arbre) souvent utilisé pour l’aménagement des espaces verts.


mercredi 14 février 2018

mardi 13 février 2018

  • Pipit farlouse, bel oiseau de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise
    Pipit caché dans les branches : le voyez-vous ? – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Un plumage cryptique

    A l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, ce petit oiseau à la poitrine rayée se dissimule dans les branches basses d’un aulne au bord de l’eau. Malgré son camouflage, je l’ai repéré ! Alors, je ne bouge plus et j’attends.

    Pipit farlouse – Cergy © CACP – Gilles Carcassès (cliquez deux fois pour voir en plein écran)

    Enfin il daigne descendre de son arbre. La prairie inondée est pour lui une aubaine, j’imagine qu’il y trouve des insectes noyés ou des petites graines flottantes.

    Pipit dans la neige © CACP – Gilles Carcassès

    Et hop, un tour sur la neige ! Histoire de faire sa star…

    Les spécialistes interrogés ont remarqué les stries larges et continues sur le flanc, le sourcil discret et les pattes claires. C’est un pipit farlouse, appelé aussi pipit des prés. A son bec fin, vous aurez reconnu un oiseau au régime largement insectivore.

    Migrateur

    Le pipit farlouse est un oiseau migrateur. En Ile-de-France, on le rencontre en hiver dans les prairies humides et parfois dans les champs. En été, la femelle construit son nid tout près du sol, caché dans une touffe d’herbe ou sous les branches basses d’un buisson. Cette espèce niche rarement dans notre région.

    Les pipits appartiennent à la même famille que les bergeronnettes.

    Retrouvez les portraits d’autres oiseaux insectivores :

    Rossignol du Japon

    Troglodyte mignon

    Accenteur mouchet


lundi 12 février 2018

  • Le jour de la trainasse

    Le 12 février, la trainasse est à l’honneur dans le calendrier révolutionnaire (voir plus bas) !

    C’est quoi, cette trainasse ?

    Non, ce n’est pas une serpillière, ni un jour de repos, c’est l’autre nom de la renouée des oiseaux, une plante vivace indigène et commune qui s’étale et forme des tapis denses aux petites feuilles dressées. Son nom scientifique, Polygonum aviculare, indique qu’elle est appréciée des oiseaux, qui recherchent ses graines. En voici la preuve par quatre :

    Troupe de moineaux sur un tapis de renouée des oiseaux © CACP – Gilles Carcassès

    Et en détail :

    Moineau domestique picorant la renouée des oiseaux © Michel Noël

    La plante se plait dans les sols compacts et caillouteux. En ville, elle colonise souvent les pelouses trop piétinées.

    Polygonum aviculare – Boulevard de l’Hautil à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    On ferait bien de ne pas la détruire, car c’est une source de nourriture importante pour les moineaux, et bien meilleure pour leur santé que le pain !

    Et ce calendrier révolutionnaire ?

    Il est organisé en 12 mois de 30 jours auxquels s’ajoutent 5 ou 6 jours supplémentaires en fin d’année. Chaque jour célèbre une plante, un animal, un outil ou une pratique agricole. C’est ainsi que le 24ème jour de Pluviôse, lendemain du chiendent, et veille du lièvre, est consacré à la trainasse. Les noms des jours et des mois ont été choisis par le poète Fabre d’Eglantine et André Thouin, jardinier en chef du Jardin des Plantes de Paris et professeur au Muséum d’Histoire naturelle. Avec l’adoption de ce système laïc et décimal, les jours de repos ne furent plus hebdomadaires mais décadaires. Ce calendrier a été en vigueur de 1793 à 1806, puis quelques temps pendant la Commune de Paris.

    Sources :

    Description de la renouée des oiseaux par le site Infloweb

    Le calendrier révolutionnaire par Wikipedia


vendredi 9 février 2018

  • Petit souci
    Souci des champs, en fleurs fin janvier 2018, sur un trottoir à Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Une adventice des vignes

    Calendula arvensis, le souci des champs, est une espèce rare en Ile-de-France et son statut est classé « vulnérable ». Cette méridionale est arrivée en Ile-de-France à l’époque gallo-romaine en même temps que la vigne. Avec d’autres annuelles, elle fait partie du cortège des plantes adventices typiques des vignobles, qui comprend aussi des bulbeuses comme le muscari à toupet et l’ornithogale en ombelle, et des plantes à stolons comme le physalis et l’aristoloche clématite.

    Muscari comosum, le muscari à toupet – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès
    Aristolochia clematitis, l’aristoloche clématite – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Les vignes devaient être joliment fleuries avant les désherbants…

    Devenue rare

    En Ile-de-France, le souci des champs, autrefois très commun, n’est plus guère présent que dans l’Ouest parisien et le Hurepoix.

    Il ne faut pas confondre Calendula arvensis, le souci des champs avec Calendula officinalis, le souci à grosses fleurs cultivé dans les jardins.

    Source :

    La vigne, par jardinsdesplantes.net

     


jeudi 8 février 2018

  • Nouvelles animations à la Maison de la Nature de Vauréal hiver 2018
    La maison de la nature de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Que faire en famille pendant les prochaines vacances scolaires ?

    Le nouveau programme des animations du 20 février au 02 mars 2018 de notre partenaire, la Maison de la Nature de Vauréal est paru. Je vous recommande particulièrement ces rendez-vous nature :

    Mésange bleue à l’entrée d’un nichoir – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    le mardi 20 février 2018, « Construction de nichoirs à mésanges »

    A qui cette trace dans la boue du chemin ? © CACP – Gilles Carcassès

    le mercredi 28 février 2018, « Traces et indices de la faune sauvage »

    le vendredi 2 mars 2018, « Créer votre terrarium »


mercredi 7 février 2018

  • La pariétaire
    Parietaria judaica – dans un escalier extérieur, au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette plante rugueuse qui croît en touffes au pied des murs en pierres est la pariétaire. J’en avais beaucoup au jardin, mais je n’en vois plus que des trognons : mes poules en raffolent ! Il paraît que les perdrix et les pigeons aiment beaucoup aussi la pariétaire.

    Toute bonne, ou presque

    On utilisait autrefois la pariétaire pour récurer les verres. La recette est simple : on en prend une poignée et on frotte. Ça marche aussi pour les assiettes, paraît-il. Comme l’ortie qui appartient à la même famille, c’est une plante comestible, mais elle est plus fade. Elle aurait plein de vertus médicinales. On la recommandait même en emplâtres contre le feu de Saint-Antoine, pour calmer les brûlures. Elle a cependant un vilain défaut, son pollen très fin est fortement allergisant !

    Sources :

    Les pariétaires, par Books of Dante

    La pariétaire ange ou démon, par Zoom Nature

    Pariétaire de Judée, par Sauvages du Poitou

    Principaux pollens allergisants, par le RNSA


mardi 6 février 2018

  • Le dactyle aggloméré
    Dactylis glomerata, le dactyle aggloméré – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Une graminée vivace aux larges feuilles d’un vert bleuté portant haut des épillets très serrés, regroupés en panicules dont la silhouette évoque des doigts : c’est le dactyle aggloméré. Souvent cultivé comme fourrage, il est fréquent au bord des routes.

    Ce pied était en fleur (on voit quelques étamines jaunes qui dépassent) le 26 janvier 2018 près de l’Oise sur un talus bien exposé. Ordinairement, il ne fleurit qu’à partir du mois d’avril. C’est bien assez tôt quand on sait la responsabilité de la floraison de cette plante dans le rhume des foins qui touche les personnes allergiques aux pollens des graminées !

    Le dactyle résiste très bien à la sécheresse, mais son feuillage très grossier et ses grosses touffes font qu’on ne l’utilise pas dans les mélanges pour gazon.

    En culture, le dactyle est sensible à l’ergot de seigle, ce champignon responsable du feu de Saint-Antoine. Ses inflorescences peuvent être attaquées par des cécidomyies.

    Ochlodes sylvanus, la sylvaine – Maurecourt © CACP – Gilles Carcassès

    Les chenilles de plusieurs espèces de papillons de jour se nourrissent des feuilles du dactyle : la sylvaine, les hespéries de la houlque et du dactyle, la mégère.

    Sources :

    Dactyle aggloméré, trois doigts de poésie, par Sauvages du Poitou

    Dactylis glomerata, par Ephytia


lundi 5 février 2018

  • Acericerus, cicadelle de l’érable

    Bravo à Esteban qui a trouvé que la photo mystère de février 2018 était celle d’une cicadelle !

    Cette tête de féroce diablotin à lunettes est le motif caractéristique du scutellum d’une cicadelle du genre Acericerus (ainsi sont les Acericerus, je vous assure).

    Acericerus sp. – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    J’a trouvé celle-ci sous l’écorce d’un platane du parc François-Mitterrand à Cergy. Un excellent endroit pour passer l’hiver à labri des intempéries. Mais Acericerus ne consomme pas la sève du platane, ce sont les érables qui sont à son goût. Il y avait bien un érable sycomore à proximité. Je n’ai pas pu la prendre en photo de plus près car elle a disparu dans un saut vertigineux quand j’ai voulu l’approcher.

    On trouve en France trois espèces d’Acericerus, assez difficiles à distinguer, toutes sur les érables.

    Un grand merci à François pour m’avoir indiqué que ce type d’illusion qui nous fait voir le dessin d’une figure est une paréidolie. Très content d’avoir appris un nouveau mot !

    Retrouvez  d’autres paréidolies dans ces articles :

    La cigale bossue, inventeur de la roue dentée

    J’ai trouvé un serpent cyclope !

    La phalène anguleuse


vendredi 2 février 2018

  • La photo mystère de février 2018
    Diablotin à lunettes © CACP – Gilles Carcassès

    Cette tête de féroce diablotin à lunettes mesure un peu moins d’un millimètre de long (cornes comprises).

    Je l’ai rencontrée au parc François-Mitterrand à Cergy. Devinerez-vous à qui elle appartient ?

    Uniquement pour ceux qui sèchent : indice de secours

    A lundi !


jeudi 1er février 2018

mercredi 31 janvier 2018

  • Pique-souris
    Ruscus aculeatus, le fragon petit houx – forêt de Rosny-sous-bois © CACP – Gilles Carcassès

    Le fragon, plante dioïque toujours verte, pousse en touffes dans les sous-bois. Il ne possède pas de feuilles : les parties plates terminées par une épine coriace sont en fait des rameaux secondaires transformés, que l’on nomme des cladodes.

    Des usages insoupçonnés

    Ses rhizomes charnus étaient autrefois récoltés pour leurs propriétés médicinales, et ses jeunes pousses consommées comme celles du tamier.

    On peut se servir de ses rameaux liés en fagots pour confectionner des balais rustiques, ou attachés tête-bêche en hérissons pour ramoner les cheminées. Et il paraît que la viande séchée était protégée des rongeurs quand elle était emmaillotée dans ses rameaux ; cet usage particulier aurait valu au fragon le surnom de pique-souris.

    Dans certaines régions où le buis est absent des sous-bois, le fragon est utilisé pour les Rameaux. Mais sa croissance est très lente, et il est préférable de ne pas le cueillir. Il est d’ailleurs rare dans le Val d’Oise, alors qu’on le rencontre plus communément dans les forêts des Yvelines.

    Pour votre jardin

    Ruscus – coulée verte à Bois-Colombes © CACP – Gilles Carcassès

    Il existe quelques variétés cultivées de cette plante. On peut notamment trouver en pépinière le cultivar ‘John Redmond’, trapu et couvert de fruits rouges presque toute l’année. A cultiver à l’ombre bien sûr, et à planter avec des gants !


mardi 30 janvier 2018

  • Le MOOC botanique revient en mars 2018

    C’est le moment de s’inscrire !

    Le MOOC Botanique « apprendre à connaitre les plantes – initiation » est gratuit. Il offre une initiation à la botanique grâce à de nombreuses ressources et des activités didactiques permettant de mettre en pratique les connaissances acquises. Ce MOOC est accessible à tous : grand public, amateurs de nature et de jardinage, professionnels travaillant dans l’environnement, l’agriculture, les espaces verts, l’apiculture, enseignants du primaire et secondaire, étudiants.

    Clematis vitalba © CACP – Marion Poiret

    Plus de 33 500 personnes de tous niveaux, se sont inscrits dans toute la francophonie, lors de sa première diffusion en 2016. Fort de ce succès et face à l’engouement du public, Tela Botanica (le réseau des botanistes francophones) a décidé de rediffuser le premier cours de botanique en ligne pour “Apprendre à connaître les plantes” à partir du 19 mars 2018. Les nouveautés 2018 : nouvelles vidéos sur l’utilisation d’une flore, fiches espèces et familles révisées, mobilisation d’une centaine de structures locales référentes pour accompagner les participants.

    Planning

    • Inscription : dès le 15 janvier 2018
    • Début du cours : 19 mars 2018
    • Durée du cours : 9 semaines
    • Fin des inscriptions et du cours : 22 mai 2018
    • Effort estimé : 2h/semaine minimum

    Retrouvez un article sur un autre MOOC du moment :

    MOOC agroécologie


lundi 29 janvier 2018

  • Avec du vieux, faire du n’œuf !

    Cocott’arium : le projet prend son envol à Neuville

    Ca y est, le premier Cocott’arium du Monde est installé à Neuville-sur-Oise, près de la mairie !

    Aurélie Deroo © CACP – Gilles Carcassès

    Aurélie Deroo est une jeune entrepreneuse engagée qui travaille depuis plusieurs mois sur ce projet original. Son prototype de poulailler collectif, qui ressemble à une grande volière, pourra héberger jusqu’à 10 poules.

    Le projet a été pensé dans les moindres détails. Les habitants pourront déposer leurs déchets alimentaires dans un collecteur pour nourrir les occupantes. Du personnel en insertion ou bénévole assurera l’entretien du poulailler et la collecte des œufs. Les crottes des poules seront valorisées comme engrais et proposées aux agriculteurs locaux. Les enfants de l’école seront associés au projet et des animations pédagogiques leur seront proposées autour de l’univers de la poule.

    Ainsi, ce poulailler géant incarne des valeurs fortes : écologiques, pédagogiques et solidaires. Le Cocott’arium, vecteur de lien social, est aussi un projet urbain qui répond aux besoins des consommateurs désireux d’acheter local et de manger sain.

    Gilles Le Cam, maire de Neuville, a accepté d’accueillir le premier du genre dans sa ville, afin de permettre à cette créatrice installée à Neuvitec de tester son modèle économique en conditions réelles. Les habitants vont pouvoir s’approprier ce drôle de poulailler et (re)découvrir le plaisir de déguster des œufs frais dont ils connaissent la provenance, tout en recyclant leurs déchets alimentaires.

    Voici le roman photos de l’aventure :

    10 janvier 2018, top départ

    Arrivée des premiers éléments © CACP – Gilles Carcassès

    11 janvier 2018, ça prend forme

    Montage de la charpente © CACP – Gilles Carcassès

    19 janvier 2018, ouf, c’est prêt

    Derniers tours de vis © CACP – Gilles Carcassès

    26 janvier 2018, c’est le grand jour !

    Inauguration du Cocott’arium – au premier plan, une jardinière des Incroyables comestibles © CACP – Gilles Carcassès

    Un démarrage en fanfare et des discours émouvants sous un beau soleil…

    Bravo à Aurélie qui vient de remporter avec son projet le trophée de « meilleur espoir féminin » aux Oscars de l’innovation de Val d’Oise Technopole !

    Si vous êtes intéressé, contactez Monique la Cocotte !


vendredi 26 janvier 2018

  • Les moutons Ouessant débarquent à Menucourt
    L’attente… © CACP – Gilles Carcassès

    Le 23 janvier 2018, j’étais invité à un événement bien sympathique : l’arrivée d’un troupeau de moutons au pavillon Bethanie à Menucourt. Ce foyer d’accueil médicalisé de la fondation John BOST dispose de vastes espaces naturels. Cette année sa direction a fait appel pour leur entretien à une entreprise spécialisée dans l’éco-pâturage : Ecomouton.

    Sylvain Girard, patron d’Ecomouton © CACP – Gilles Carcassès

    Devant le personnel et les pensionnaires assemblés, Sylvain Girard a expliqué les vertus de la race Ouessant : des ovins légers, très rustiques et particulièrement bien adaptés pour la gestion écologique des prairies. Ecomouton est à la tête d’un cheptel de 3600 ovins et emploie 24 personnes. En quelques années, il est devenu le plus important éleveur français de moutons Ouessant.

    La sortie du troupeau © CACP – Gilles Carcassès

    A l’ouverture de la bétaillère, moment d’hésitation : qui osera sortir en premier ? Une brebis saute, les autres lui emboîtent le pas.

    Les moutons découvrent leur nouvelle pâture © CACP – Gilles Carcassès

    Chez les Ouessant, les béliers portent des cornes. Le petit troupeau est constitué de huit brebis et deux béliers. En bas de la pâture, près de la clôture du parc public du château de Menucourt, ils contribueront à maintenir la végétation d’une station de renouées du Japon, plante invasive difficile à réguler.

    Retrouvez nos articles :

    Accros à la renouée

    Des moutons et des Hommes


jeudi 25 janvier 2018

mercredi 24 janvier 2018

  • Un cimetière vraiment naturel

    De passage à Niort, j’ai voulu visiter le célèbre cimetière naturel de Souché, créé en 2014, que la presse a tant vanté.

    Cimetière de Souché © CACP – Gilles Carcassès

    Bizarre, bizarre… Oups, ce n’est pas là ! Un employé très aimable me détrompe : le cimetière naturel, c’est un peu plus haut dans la rue.

    Le cimetière naturel de Souché © CACP – Gilles Carcassès

    Ah, effectivement, c’est différent. Ce qui frappe en arrivant, c’est l’abondance des oiseaux ! Ça chante et ça picore de partout ! Mais est-ce bien un cimetière ?

    Stèle à l’entrée du cimetière © CACP – Gilles Carcassès

    Une maxime de Gilles Clément nous accueille : le ton est donné ! Au fond, j’aperçois ce qui pourrait être des sépultures. Allons voir en empruntant les allées engazonnées.

    Sépultures au cimetière naturel de Souché © CACP – Gilles Carcassès

    Les familles entretiennent quelques végétaux dans une gamme choisie pour ne pas dépasser 60 centimètres. La stèle, discrète, est en pierre calcaire. Des fleurs fraiches peuvent être placées dans un vase métallique très sobre mis à la disposition des familles.

    Le gardien © CACP – Gilles Carcassès

    Conçus et fabriqués par les services municipaux de la ville de Niort, les aménagements, mobiliers et oeuvres d’art ont été réalisés à partir de matériaux de récupération. Les urnes, les cercueils et tous les accessoires sont biodégradables. Et ici bien sûr, pas de phytos !

    Je suis touché par tant d’élégance, de cohérence et de simplicité. Et il me vient une drôle de pensée : pourquoi les cimetières ne sont-ils pas tous comme ça ?

    Le cimetière naturel de Souché, un document de la ville de Niort

    Le travail des équipes de la ville de Niort récompensé par une mention spéciale au Grand prix des collectivités territoriales 2015


mardi 23 janvier 2018

  • Gros souci
    Calendula officinalis dans le jardin partagé de LabBoîte – parvis de la préfecture à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Deux soucis, le gros et le petit

    Le souci des jardins, Calendula officinalis, diffère peu du souci des champs, Calendula arvensis, si ce n’est par sa taille plus imposante. Ce sont toutes deux des plantes d’origine méditerranéenne. Le souci des champs est une adventice des vignes devenue rare en Ile-de-France.

    Cette belle plante, qui fleurit généreusement presque toute l’année, est utilisée en cosmétique et a de nombreuses propriétés médicinales. Ses pétales sont utilisés pour colorer le beurre et certains fromages ainsi que des boissons alcoolisées. Séchés, ils sont parfois employés frauduleusement pour falsifier le safran.

    Indispensables au jardin

    Au jardin la plante est bien jolie, mais elle est aussi très utile. Elle permet de lutter, comme l’œillet d’Inde, contre certains nématodes. C’est de ce fait une bonne plante compagne pour la tomate, mais aussi pour l’ail et les fraisiers. Des études ont prouvé qu’elle est très bénéfique aux mirides du genre Macrolophus, des punaises auxiliaires très polyphages qui se nourrissent d’aleurodes, de pucerons, d’acariens, d’œufs de noctuelles et de ceux de la mineuse de la tomate Tuta absoluta. Il convient de maintenir les pieds de soucis l’hiver au jardin car ils sont utiles pour l’hivernage des auxiliaires. A la belle saison, ses fleurs fournissent aussi nectar et pollen aux syrphes et aux guêpes parasites. Pour cela, les variétés à fleurs simples sont bien sûr préférables.

    Il existe de très nombreuses variétés de soucis dans les tons jaunes à orange, aux fleurs simples ou doubles. Certaines sont aptes au forçage pour la production de fleurs coupées.

    Une variété de souci à fleurs doubles © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Biodiversité fonctionnelle en maraîchage biologique, par le GRAB

    Les plantes nématicides, par l’INRA

    Le souci, par Ecological Agriculture Project (Canada)


lundi 22 janvier 2018

  • Savez-vous tailler les arbres ?
    Paulownias ? © CACP – Gilles Carcassès

    Voici un excellent document du CAUE 77 qui présente en quelques règles simples, illustrées de schémas clairs, les gestes techniques et les principes à respecter pour la taille des arbres.

    Et rappelons toute l’importance de cette précaution de conception : le bon arbre planté au bon endroit ne nécessitera pas de tailles !

    Un figuier sur le quai de la gare de Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Planter le bon arbre au bon endroit : voilà bien le secret des aménagements réussis. Pour éviter les bévues, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Seine-et-Marne (CAUE 77) vous propose la méthode VECUS.

    Avec cette méthode, impossible de vous tromper. Vous aurez compris, entre autres choses, que pour un petit espace, c’est bien un arbre à petit développement qu’il vous faut.

    Liquidambar sur une place publique à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Besoin d’un coup de pouce sur le sujet ? Découvrez donc les 133 fiches de petits arbres présentées par ce même CAUE 77


vendredi 19 janvier 2018

  • Coléoptères, fins stratèges !

    Les mandibules des insectes ne servent pas qu’à l’alimentation. On connaît bien sûr les joutes entre mâles des espèces pourvues de mandibules très développées, comme le lucane. Mais elles peuvent aussi servir à découper le végétal, dans le but de saboter les défenses chimiques des plantes, pour se cacher des prédateurs ou encore fournir un nid à leur progéniture !

    Voici trois exemples de ces découpes stratégiques :

    Henosepilachna argus – Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Avant de consommer cette feuille de bryone, Henosepilachna argus, la coccinelle de la bryone, a soigneusement incisé la feuille selon une longue ligne arrondie en pointillés (en partie basse de la photo ci-dessus). Elle s’attaque ensuite à la partie en aval de cette découpe. Il paraît que de cette façon elle sabote le système de défense chimique de la plante. Ce comportement est à rapprocher de celui de certaines chenilles qui sectionnent les canaux lactifères de feuilles de plantes à latex avant de les consommer tranquillement, hors d’atteinte des gouttes d’un latex à la fois collant et toxique. La bryone n’est pas une plante à latex mais il est possible que sa sève se charge de produits inappétants pour les insectes lorsqu’une feuille est blessée. Avec cette incision, l’insecte couperait le chemin de la sève vers la partie convoitée.

    Couple de coccinelles de la bryone © CACP – Gilles Carcassès

    Cette femelle de coccinelle de bryone a découpé cette feuille et a commencé à en mâchouiller le parenchyme. Mais un mâle entreprenant est venu interrompre son repas !

    Tituboea sexmaculata © CACP – Gilles Carcassès

    Maladroite, cette chrysomèle qui coupe après son repas l’extrémité du rameau sur laquelle elle est installée ? Peut-être que non : certains insectes feraient ainsi pour cacher leurs méfaits et déjouer la gourmandise des oiseaux qui les cherchent parmi les feuilles grignotées… Ne pas laisser de traces pour ne pas attirer l’attention.

    L’oeuvre élégante et savante du cigarier du noisetier © CACP – Gilles Carcassès

    Apoderus coryli, le cigarier du noisetier découpe très précisément une feuille de façon à en faire pendre un large lambeau qu’il roule sur lui-même avec ses petites pattes musclées. En séchant, ce « cigare » servira d’abri solide et de garde-manger à sa larve.

    Apoderus coryli, jeune adulte issu d’un de mes élevages  © CACP – Gilles Carcassès

    Source :

    Le sabotage des défenses des feuilles, par Alain Fraval / Insectes n°186 – 3éme trimestre 2017


jeudi 18 janvier 2018

  • Camellia

    Le genre Camellia comprend de nombreuses espèces originaires d’Asie parmi lesquelles les camélias de jardin, notamment Camellia japonica et Camellia sasanqua, mais aussi le théier, Camellia sinensis et une plante alimentaire, Camellia oleifera, dont les graines fournissent une huile utilisée en cuisine et en cosmétique.

    Extraordinaires floraisons

    Les variétés à fleurs rouges, roses ou blanches du Camellia japonica sont des stars au jardin. Le feuillage persistant et vernissé de cet arbuste, son port arrondi, sa floraison généreuse et renouvelée font merveille. Dommage que les fleurs passent avec la pluie. On le dit exigeant quand au sol, car il redoute les terres trop calcaires ou mal drainées. Et il apprécie la mi-ombre et les ambiances un peu humides. Cependant il prospère sans précautions particulières dans mon jardin à Poissy, où il est exposé au soleil et supporte une terre argileuse.

    Joséphine de Beauharnais, à qui l’on doit l’acclimatation du cygne noir, a fait connaître aussi le camélia en en plantant une collection dans ses jardins du château de La Malmaison.

    Camélia à fleurs doubles blanches dans mon jardin à Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Ce Camellia japonica est peut-être la variété ‘Nobilissima’, qui fut très prisée au 19ème siècle pour orner les boutonnières des messieurs et les belles tenues des dames. Il est en pleine floraison dans mon jardin. Il paraît que la fleur de camélia blanc est symbole de simplicité, d’élégance et d’harmonie. C’est tout moi !

    Où voir des camélias ?

    Camélias variés en sous-bois au parc floral de Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Rendez-vous au parc floral de Paris (bois de Vincennes) fin mars, les camélias seront au top ! Et retournez-y mi-mai, ce sera le tour des azalées, une féérie !

    Au printemps 2018, se tiendra le congrès international du camélia à Nantes. Je vous recommande, en avant-première de cet événement, la fête du camélia : un rendez-vous à ne pas manquer au Jardin des Plantes de Nantes les 24 et 25 mars 2018 !

    Sources :

    Les camélias, des fleurs durant huit mois, par Martine Soucail et Alain Stervinou (SNHF)

    L’histoire du camélia, par Daniel Lejeune (SNHF)


mercredi 17 janvier 2018

mardi 16 janvier 2018

  • Les pollinisateurs nocturnes
    Cirsium oleraceum en fleurs visité par un bourdon – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    L’éclairage, néfaste pour les pollinisateurs nocturnes

    Une équipe d’écologues s’est récemment intéressée à l’effet de l’éclairage nocturne sur la pollinisation des plantes. Leur étude a montré une chute de 13% de la production de graines chez des cirses maraîchers (Cirsium oleraceum) éclairés la nuit par des candélabres, alors qu’ils sont aussi visités par des insectes pollinisateurs diurnes (comme le bourdon dans la photo ci-dessus). Ils en tirent la conclusion que l’éclairage a un effet négatif sur l’activité des insectes pollinisateurs nocturnes, et sur la biodiversité en général. On le savait déjà pour certaines espèces de chauves-souris.

    Qui sont les pollinisateurs nocturnes ?

    Les pollinisateurs nocturnes sont des papillons de nuit, des punaises, certaines mouches…

    Ce Coremacera (diptère Sciomyzidae) serait un pollinisateur strictement nocturne. © CACP – Gilles Carcassès
    Pleuroptya ruralis, la pyrale du houblon, la nuit, sur une fleur de clématite sauvage © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sont surtout des fleurs blanches qui sont pollinisées la nuit. L’émission de leur parfum en début de nuit renforce leur attractivité, c’est aussi le moment où leur pollen est le plus accessible. Ainsi les Platanthera, belles orchidées blanches de nos sous-bois, sont visitées par le sphinx de l’épilobe et sans doute d’autres papillons de nuit.

    Platanthera chlorantha – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Comment concilier éclairage et biodiversité ?

    La pollution lumineuse augmente chaque année sur Terre. Heureusement, les aménageurs et les gestionnaires peuvent s’appuyer sur les conseils « éclairés » de l’Association Française de l’Eclairage pour tenir compte de la biodiversité (voir les fiches 15 et 16).

    Autres sources :

    Pollution lumineuse : comment la nuit disparaît peu à peu – Les Echos.fr

    Pollinisation de Platanthera chlorantha – un article de la SFO de Poitou-Charente et Vendée


lundi 15 janvier 2018

vendredi 12 janvier 2018

  • Le pouvoir de l’oreille de souris
    Pilosella officinarum, la piloselle alias « oreille de souris » sur un talus très sec à Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Plantes allélopathiques

    Là où pousse la piloselle, l’herbe trépasse. Cette astéracée stolonifère indigène élimine la concurrence, même si cette photo montre qu’elle s’accommode de la présence de Sedum album. Il paraît que le thym lui résiste aussi, alors que l’achillée, le millepertuis, le lin et bien d’autres disparaissent rapidement à son approche. Comment fait cette plante de petite taille pour se débarrasser de ses voisines ? Le secret de la piloselle est caché dans le sol ! Ses racines sécrètent des exsudats racinaires toxiques pour les racines des autres plantes, on nomme cette capacité la télétoxie, une des formes de l’allélopathie. Le phénomène est connu chez de nombreuses plantes : le brome des toits, l’orge aux rats, la petite pimprenelle, l’origan, le trèfle porte-fraise, l’armoise annuelle, le sarrasin, le romarin… Et des espèces exotiques envahissantes sont également dotées de cette arme chimique : ailante, renouée du Japon, mimosa des fleuristes, caulerpe…

    Quelles utilisations en agroécologie ?

    Les agronomes essaient de tirer parti des propriétés des plantes allélopathiques. Plusieurs pistes sont explorées : l’incorporation au sol de plantes broyées, le paillage avec ces broyats, l’utilisation de macérations de plantes, l’installation d’un couvert végétal.

    Cette dernière technique a été privilégiée dans un programme de recherche dans un vignoble en Alsace. Cette vidéo d’Alimagri témoigne de la démarche de tout un groupe de viticulteurs, entourés d’agronomes et d’écologues, et de la dynamique d’une conversion, avec ses difficultés, ses questionnements et ses résultats. Comment se passer des désherbants ? Et si la solution passait par l’enherbement avec des plantes indigènes locales, dont la piloselle ? A regarder jusqu’à la fin : les meilleurs acquis ne sont pas ceux qu’on croit !

    Sources :

    La guerre chimique chez les plantes, un article du blog La Gazette des plantes

    La piloselle épervière, un article du blog Booksofdante

    Bibliographie abiodoc.com

     


jeudi 11 janvier 2018

  • Le grand comptage des oiseaux de jardins 2018

    Le rendez-vous annuel pour le comptage des oiseaux des jardins, c’est bientôt ! Cette année, le week-end de comptage a été fixé aux 27 et 28 janvier 2018.

    Pinson des arbres © CACP – Gilles Carcassès

    Cette opération organisée dans la cadre de l’Observatoire des oiseaux des jardins par le Muséum national d’Histoire naturelle et la Ligue pour la Protection des Oiseaux permet depuis 2013 de faire avancer la connaissance sur les oiseaux des jardins et leurs populations.

    Tout le monde est invité à compter les oiseaux de jardins ! Il suffit pour cela de choisir un jardin, d’identifier les oiseaux vus dans le jardin à l’aide des posters en ligne, de les compter pendant une heure et de saisir les observations sur le site dédié Oiseaux des jardins.

    Les outils :


mercredi 10 janvier 2018

  • Chardon doré
    Carlina vulgaris en hiver – Neuville-sur-Oise @ © CACP – Gilles Carcassès

    La carline vulgaire affectionne les pelouses calcicoles, on peut aussi la rencontrer sur des friches et d’anciens terrains cultivés. Ses fleurs restent ouvertes sur la plante sèche, ce qui permet de détecter facilement sa présence même en hiver. Cet aspect hivernal a valu à la plante son appellation de chardon doré. La voici en pleine floraison, fin juillet, dans les coteaux crayeux de La Roche-Guyon :

    Carlina vulgaris – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Sans être rare, elle est peu commune en Ile-de-France et semble en régression. C’est une plante-hôte pour la Belle-dame et la très jolie mouche Urophora solsticialis.

    Urophora solsticialis femelle – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Pour faire un peu de tri dans les différents genres de chardons, je recommande la lecture de cet article illustré qui donne quelques clés pour la détermination et montre la grande diversité botanique des plantes que l’on nomme chardons : http://bota-phytoso-flo.blogspot.fr/2013/06/les-chardons.html

    Retrouvez d’autres articles sur des chardons :

    Le chardon roland

    Le chardon des champs

    Le cirse maraîcher

     

     


mardi 9 janvier 2018

  • 2017 : une année riche en observations ornithologiques
    Bébés cygnes – Parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chaque année, nous avons participé au Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) en avril et mai, afin d’avoir un aperçu de la faune nicheuse sur le territoire de Cergy-Pontoise. Retrouvez dans notre rapport STOC 2017 tous les détails de ces comptages. L’un des faits marquants est la confirmation de l’installation sur le territoire de la perruche à collier, repérée nicheuse pour la première fois à Cergy-Pontoise au printemps 2015.

    L’invasion de la perruche à collier © CACP – Gilles Carcassès

    Parmi les autres espèces exotiques, nous avons confirmé la présence du rossignol du Japon dans une partie boisée du parc du château de Menucourt.

    Leiothrix lutea, le rossignol du Japon – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Les bernaches du Canada sont toujours très nombreuses au parc du château de Grouchy à Osny, un peu plus discrètes à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise en raison des opérations de régulation des effectifs effectués chaque année. Au parc du château de Grouchy, d’autres oiseaux exotiques échappés d’élevage sont présents de façon plus ou moins occasionnelle : la bernache nonette, habituée des lieux, et cette année un canard siffleur du Chili.

    Dans l’imposant troupeau de bernaches du Canada, cherchez l’intrus ! © Gilles Carcassès
    Le canard siffleur du Chili – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    A l’ile de loisirs de Cergy-Pontoise, nous avons eu jusqu’à deux cygnes noirs pendant quelques semaines. Ces oiseaux exotiques peu farouches fréquentent également d’autres plans d’eau de la région.

    Couple de cygnes noirs – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © François Lelièvre

    Un pélican frisé, sans doute échappé d’un zoo, a stationné quelques temps à l’étang du Corra tout près de Cergy-Pontoise. Le même individu, facilement reconnaissable à la découpe des plumes de son aile droite, a été vu dans le centre de la France puis au nord-ouest de l’Espagne.

    Pélican frisé – étang du Corra © François Lelievre

    Un canard mandarin, dont nous avions observé la reproduction à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise en 2015, a été signalé en janvier 2017 au bord de l’Oise à Saint-Ouen l’Aumône et à Pontoise.

    Canard mandarin – Saint-Ouen l’Aumône © José Keravis

    Les bassins l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise accueillent des oiseaux hivernants comme les grèbes huppés, les grands cormorans, les canards chipeaux et quelques sarcelles d’hiver. En passage migratoire, une échasse blanche a été vue dans la zone de baignade.

    Canard chipeau mâle © CACP – Gilles Carcassès
    Trois sarcelles d’hiver – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Gilles Carcassès
    L’échasse blanche (Himantopus himantopus) – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Sylvain Daguenet

    Le grèbe castagneux a été observé au bassin Blanche de Castille à Saint-Ouen l’Aumône et sur l’étang du parc du château de Menucourt.

    Grèbe castagneux – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    L’installation, à visée pédagogique, d’un piège photographique au bord de la mare de l’espace de nature créé par les élèves du lycée Jean Perrin à Saint-Ouen l’Aumône a permis quelques belles observations, comme ce pic vert à la sortie de son bain.

    Le bain du pic vert – Saint-Ouen l’Aumône © Lycée Jean Perrin

    Un jeune héron cendré souvent vu au parc François-Mitterrand à Cergy a défrayé la chronique. D’un naturel joueur, il avait pour habitude de saisir des objets divers au fond de l’eau tels que des branches mais aussi des détritus. Ce comportement lui fut malheureusement fatal : il s’est coincé le bec dans un « chouchou » (accessoire de coiffure). Un agent de la SNCF a retrouvé son cadavre sur un chantier ferroviaire à Cergy-Pontoise.

    Héron cendré – 14 juin 2017 – Cergy © CACP – Marion Poiret
    Héron cendré au chouchou – 4 octobre 2017 – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

lundi 8 janvier 2018

  • La graine mystérieuse

    Merci aux courageux qui ont tenté une réponse pour cette photo mystère !

    Le dessous de la chose © CACP – Gilles Carcassès

    Ce bouton gris fixé sur une feuille de Phlomis fruticosa m’a beaucoup intrigué. Les mycologues alertés ont fait et refait des préparations au microscope : ils sont formels, ce n’est pas un champignon. Les entomologistes interrogés n’y voient pas l’œuvre d’un insecte, mais une graine. J’ai alors interrogé deux des plus éminents botanistes du moment au Muséum national d’Histoire naturelle, et la chose ne leur dit rien du tout. Je l’ai mise en culture, hélas elle n’a jamais voulu germer…

    Peut-être une graine extra-terrestre, avec son petit parachute blanc tout déchiré ?

    © CACP – Gilles Carcassès

    C’est dur, mais il faut accepter avec humilité notre grande ignorance des choses de la nature. Pour cette fois, le mystère restera entier…


vendredi 5 janvier 2018

  • La photo mystère de janvier 2018
    A La Défense © CACP – Gilles Carcassès

    8h 30 à La Défense, les employés de bureaux commencent à grossir leurs rangs sur l’esplanade de La Défense. Moi, je n’ai d’yeux que pour ce beau Phlomis fruticosa au pied de la tour Sequoia, où siège une partie de l’administration centrale du ministère de la Transition écologique et solidaire.

    © CACP – Gilles Carcassès

    Mais elle est donc cette chose étrange observée sur une feuille de cet arbuste ?

    A lundi, les amis !


jeudi 4 janvier 2018

  • Le bleuet des montagnes
    Cyanus montanus, le bleuet des montagnes © CACP – Gilles Carcassès

    Trompé par les températures anormalement douces de ce début janvier 2018, ce bleuet des montagnes est en fleurs dans mon jardin !

    Solide plante vivace pour nos jardins

    La plante est aussi connue sous le nom de centaurée des montagnes. C’est une vivace vigoureuse, d’une très bonne rusticité, pouvant former de belles touffes dans une prairie, au soleil comme à mi-ombre. Elle se reproduit par le semis de ses akènes à aigrettes, mais surtout par ses robustes stolons souterrains qui lui confèrent parfois un caractère quelque peu envahissant. Pour cette raison, c’est une plante invasive redoutée en Amérique du Nord.

    Généreuse pour les bourdons !

    Ses grandes fleurs fournissent aux insectes un nectar abondant et du pollen très calorique. La prédominance des bourdons parmi ses visiteurs s’explique par la longueur du tube de ses corolles, bien adaptée à la longueur de leur langue. Les abeilles domestiques peuvent s’y abreuver aussi, mais il leur faut tirer la langue !

    Ne pas la confondre avec le bleuet des champs

    En Ile-de-France, on ne rencontre qu’une seule espèce indigène du genre Cyanus, c’est le bleuet des champs, Cyanus segetum, qui est une annuelle messicole. En Val d’Oise, il ne subsiste plus qu’en quelques stations à l’extrême ouest du Vexin.

    Cyanus segetum – Saint-Martin-la-Garenne © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres plantes vivaces faciles :

    La buglosse tours verte

    Les hémérocalles

    Les hellébores

    L’iris d’Alger


mercredi 3 janvier 2018

  • L’ailante, roi des friches

    Les Simaroubaceae, ça existe ? C’est la famille de l’ailante qui compte de nombreux genres tropicaux. L’ailante fait exception, car il est très rustique, résistant jusqu’à -30°.

    Ses ancêtres étaient autrefois bien présents en Europe. Chassés par les glaciations, ils se sont réfugiés en Chine. Puis, l’ailante est revenu chez nous, rapporté par le père jésuite Pierre Nicolas Le Chéron d’Incarville au 18ème siècle. Sa rapidité de croissance, sa faculté à émettre des drageons, et son très faible niveau d’exigence quant aux sols l’ont fait apprécier pour des alignements, des haies brise-vent, des plantations pour la fixation de dunes et de talus, un peu partout en Europe. Essence de lumière et de sols maigres, il est aujourd’hui le roi dans les friches urbaines.

    Ailanthus altissima – château de La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Il arrive même à s’installer dans les murs et les falaises ! Et la moindre fissure sur un trottoir lui suffit.

    Jeune ailante parisien © CACP – Gilles Carcassès

    Ses nombreuses graines ailées assurent sa dissémination par le vent et l’eau. Un arbre adulte peut en produire jusqu’à 300 000 par an !

    Fruits ailés et torsadés de l’ailante © CACP – Gilles Carcassès

    Faut-il voir en lui une peste abominable ou s’émerveiller de ses capacités extraordinaires ?

    Un papillon chinois à Paris

    Il semble que très peu d’insectes s’attaquent à cet arbre, hormis un papillon de nuit géant, le bombyx de l’ailante (Samia cynthia), qui a été introduit de Chine dans les années 1860 dans le but de produire de la soie. L’expérience ne fut pas concluante, mais quelques papillons de cette espèce vivent encore dans Paris. En hiver, on peut, paraît-il, repérer ses longs cocons qui pendent aux branches dénudées des vieux ailantes de quelques squares parisiens.

    Sources :

    L’histoire planétaire mouvementée de l’ailante, par Zoom Nature

    Samia cynthia, un chinois dans Paris, par Mes amis papillons

    La fiche Vigi-pratique de la Fredon Ile-de-France sur l’ailante


mardi 2 janvier 2018

  • Bonne année 2018 !

    La cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise vous souhaite une excellente année 2018 !

    Episyrphus balteatus sur un hortensia © CACP – Gilles Carcassès

dimanche 31 décembre 2017

vendredi 29 décembre 2017

  • Malacophages
    Hydromya dorsalis © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord du bassin qui recueille les eaux de toiture de ma maison, j’ai trouvé cette mouchette élancée, immobile sur une tige fasciée de lysimaque. Avec son museau pointu, elle a un look de Sciomyzidae, ces diptères des milieux humides dont les larves consomment des escargots.

    Hydromya dorsalis – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Perchée sur un fruit de lysimaque, elle me montre la ligne de cinq gros points noirs qui orne son aile, ce qui permet de la déterminer. Hydromya dorsalis est spécialisée dans les mollusques aquatiques. J’aurais préféré qu’elle s’occupât des escargots du potager…

    Il existerait en France 67 espèces de Sciomyzidae, en voici quelques-unes :

    Sepedon sphegea © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sombre Sepedon sphegea, vu au parc François-Mitterrand à Cergy, parasite aussi des mollusques aquatiques.

    Limnia unguicornis © CACP – Gilles Carcassès

    Limnia unguicornis est spécialisée dans les mollusques terrestres. Remarquez chez cette espèce les yeux à rayures et les antennes ornées d’un cil blanc.

    Trypetoptera punctulata – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Trypetoptera punctulata, aux ailes joliment décorées, est une autre espèce de Sciomyzidae qui parasite des mollusques terrestres.

    Retrouvé un autre article sur les Sciomyzidae :

    Gare à vos cornes

     


jeudi 28 décembre 2017

  • Trésors des friches urbaines

    Une fois n’est pas coutume, je vous fais l’article sur un nouvel ouvrage de botanique. Car l’événement est rare et mérite d’être souligné.

    La flore des friches urbaines d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton présente 258 plantes sauvages annuelles, vivaces ou ligneuses de nos friches. Le livre convient pour « le nord de la France et les régions voisines ». Chaque espèce est renseignée par une description précise, des illustrations, des éléments sur la biologie et l’habitat. Et pour les mordus de bestioles, un index à la fin du livre répertorie toutes les références animales dans les portraits des plantes : plantes hôtes, dispersions des graines, pollinisation…

    Voici y trouverez les stars des friches, et des espèces plus discrètes, mais tout aussi intéressantes à découvrir !

    Retrouvez quelques-uns de nos articles sur les plantes des friches :

    Tanacetum vulgare, la tanaisie – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès
    Eryngium campestre, le chardon roland – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès
    Agrimonia eupatoria, l’aigremoine © CACP – Gilles Carcassès
    Capsules sèches du compagnon blanc, Silene latifolia © CACP – Gilles Carcassès
    Oxalis corniculata – Cergy (sur un trottoir) © CACP – Gilles Carcassès
    Datura stramonium – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

mercredi 27 décembre 2017

  • L’araignée zèbre
    Salticus scenicus, l’araignée zèbre © CACP – Gilles Carcassès

    Elle portait un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos…

    Un petit zèbre qui court en tous sens sur un panneau en bois plastifié : c’est Salticus scenicus, la saltique arlequin (ou zèbre). On rencontre communément cette araignée sur les poteaux, les barrières, les clotures en bois, les murs des maisons où elle chasse à vue les moucherons. Comme toutes les saltiques, elle ne tisse pas de toile. Sa technique de chasse s’apparente plus à celle du tigre que du zèbre car elle bondit sur ses proies avec une vélocité surprenante.

    Salticus scenicus © CACP – Gilles Carcassès

    On voit (cliquez sur cette photo pour l’agrandir) les poils blancs et brillants qui garnissent ses palpes, et ses deux gros yeux ronds placés à l’avant de la tête (elle en possède six autres plus petits). Son excellente vision à 360 ° en fait une chasseuse redoutable.

    Cette araignée sauteuse est facile à observer en raison de ses lieux de prédilection dégagés et de sa robe contrastée. Mais je l’avoue, 5 mm ce n’est pas très gros.

    Retrouvez notre article sur les saltiques :

    Araignées sauteuses


mardi 26 décembre 2017

dimanche 24 décembre 2017

vendredi 22 décembre 2017

jeudi 21 décembre 2017

  • Trouver la bonne plante, maintenant c’est facile !

    Où trouver les plantes dont vous rêvez pour embellir votre jardin ?

    Le site Floriscope répertorie 100 000 variétés de plantes. Il est accessible à tous et gratuit. Il donne les adresses des producteurs et la description des plantes. Vous pouvez aussi faire des recherches en sélectionnant des critères. Cette application a été créée dans la cadre du projet Végébase piloté par Plante & Cité, avec le soutien de Val’hor, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, et la région des Pays de la Loire.

    J’ai testé Floriscope avec cette jolie rareté :

    Centaurea ragusina devant l’hôtel d’agglomération à Cergy © Gilles Carcassès

    J’adore cette centaurée à fleurs jaunes et au feuillage argenté. Centaurea ragusina est une plante vivace méditerranéenne originaire de Croatie. On peut la rencontrer çà et là sur la Côte d’Azur. Très résistante à la sécheresse, cette plante généreuse prospère et se ressème naturellement dans la jardinière où je l’ai installée il y a sept ans maintenant. J’ai constaté qu’elle est de plus très visitée par les abeilles et les papillons, attirés par son nectar abondant.

    Eh bien, je l’ai trouvée très simplement dans Floriscope. J’y ai appris qu’on peut la voir dans les collections botaniques de la ville de Montpellier et qu’elle est proposée à la vente par un pépiniériste spécialisé dans les plantes adaptées à la sécheresse.

    Les prestataires n’ont plus le droit de dire que ça n’existe pas…

    Retrouvez notre article :

    Les fleurs des plantes chameaux

    Sources :

    http://blog.paysalia.com/amenagements-paysagers/application-floriscope-accompagne-creation-espaces-verts/

    La foire aux questions de Floriscope


mercredi 20 décembre 2017

  • Pyrales

    On nomme pyrales des papillons de nuit, plutôt de taille assez petite, des familles Crambidae et Pyralidae. Les différences entre ces deux familles me paraissent bien subtiles et compliquées, affaire de spécialistes… Je crois comprendre que les Crambidae ont souvent de grands palpes portés vers l’avant et les Pyralidae un « museau » plus court, mais ça ne marche pas à tous les coups. Donc quand je trouve un papillon qui a une allure de pyrale, je cherche dans les deux familles (et ailleurs si je fais chou blanc !…). Les pyrales sont souvent nuisibles aux cultures, on les désigne alors selon l’espèce ravagée : la pyrale du maïs, la pyrale du haricot, la pyrale du buis, la pyrale du tournesol…

    Voici quelques Crambidae :

    Pyrausta aurata, la pyrale de la menthe © CACP – Gilles Carcassès (cliquez sur l’image pour bien voir les palpes)

    Pyrausta aurata, la pyrale de la menthe, est un joli papillon de nuit qui vole le jour. Il s’intéresse aux menthes, aux origans ou aux nepetas que consomment ses chenilles.

    Anania hortulata, la pyrale de l’ortie – jardin du moulin de la Couleuvre à Pontoise © Gilles Carcassès

    La chenille d’Anania hortulata consomme des orties, mais aussi d’autres plantes comme les liserons, les menthes, les groseilliers, les germandrées.

    Cydalima perspectalis © CACP – Gilles Carcassès

    La tristement célèbre et néanmoins jolie pyrale du buis, ici dans sa forme sombre.

    Et quelques Pyralidae :

    Myelois circumvoluta – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Myelois circumvoluta est une spécialiste des chardons !

    Pyralis farinalis, la pyrale de la farine © CACP – Gilles Carcassès

    Les chenilles de cette belle espèce consomment les grains des céréales. On trouve ce papillon près des granges, des minoteries et des silos à grains.

    Evidemment, il y a des pièges, comme cet Hypena rostralis qui a de très grands palpes mais fait partie des Erebidae :

    Hypena rsotralis  © Gilles Carcassès

    Et histoire de compliquer encore un peu plus les choses, la « pyrale de la vigne » dont le papillon mange les grappes n’est ni un Crambidae ni un Pyralidae, mais un Tortricidae !


mardi 19 décembre 2017

  • L’amarante couchée
    Amaranthus deflexus – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Elle se contente d’une fissure

    L’amarante couchée est l’une des sept espèces d’amarantes que l’on peut rencontrer dans la nature en Ile-de-France. Cinq sont d’origine américaine et deux, présentes en France depuis la préhistoire, sont probablement d’origine africaine. Ces plantes sont souvent adventices dans les potagers et dans les vignes et on les rencontre aussi sur les trottoirs. Amaranthus deflexus est une amarante vivace sud-américaine au port rampant. Elle peut être verte, ou violette, comme celle-ci, observée sur un trottoir parisien.

    Amarante pourpre – potager fruitier du château de La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Très bons légumes !

    Les amarantes sont comestibles, et ce sont des légumes appréciés dans de nombreuses régions du Monde. On accommode leurs feuilles comme des épinards, et leurs graines fines très nutritives sont utilisées comme de la semoule. J’ai vu ce pied d’amarante cultivée au potager fruitier du château de La Roche-Guyon, haut lieu d’expérimentation de légumes insolites.

    Amaranthus caudatus (queue de renard) et  Amaranthus tricolor en compagnie de cosmos et d’ipomées © CACP – Gilles Carcassès

    De nombreuses variétés horticoles d’amarantes sont employées pour le décor des massifs fleuris. Certaines, très spectaculaires, dépassent deux mètres de haut !

    Retrouvez d’autres belles de trottoirs :

    L’oxalis corniculé

    Le séneçon de Mazamet

    Deux mini-fleurettes du printemps

    Ni bonnes, ni mauvaises

    Périlla de Nankin

    Ciboulette

    Les transfuges du mur végétalisé


lundi 18 décembre 2017

  • Décembre, le mois de la phalène brumeuse
    Operophtera brumata, la phalène brumeuse © CACP – Gilles Carcassès

    C’est en fermant les volets que j’ai trouvé, sur la vitre de la fenêtre du salon, ce papillon de nuit aux reflets argentés. Pour un papillon de nuit, la posture n’est pas commune ! La phalène brumeuse est l’une des rares espèces à assembler ainsi les ailes au repos, comme le font communément les papillons de jour.

    Détail des ailes de la phalène brumeuse © CACP – Gilles Carcassès

    Des milliers d’écailles brillantes ornent ses ailes. Ce mâle a déjà un peu vécu, car il commence à lui manquer des écailles. Sa femelle, dépourvue d’ailes fonctionnelles, ne lui ressemble pas du tout. Elle se tient sur les troncs des arbres où elle attire les mâles par l’émission de phéromones. Les œufs qu’elle pond sur les rameaux résistent au gel et écloront en avril.

    Operophtera brumata, l’avers © CACP – Gilles Carcassès

    Quand il étale ces ailes, le mâle est d’un gris terne assez uniforme, plus ou moins brun selon les individus.

    Au printemps, les chenilles arpenteuses de cette espèce consomment les feuilles d’arbres ou d’arbustes à leur convenance. Et elles ne sont pas difficiles : entrent à leur menu les arbres fruitiers, les groseilliers et framboisiers, les chênes, charmes, ormes, frênes, hêtres, érables, châtaigniers… Pour la nymphose qui se passe sous terre, elles se laissent descendre au bout d’un long fil de soie jusqu’au sol. Ce sont elles qui vous gâchent le plaisir de la promenade printanière en forêt lorsqu’elles sont nombreuses. Cette espèce très polyphage est aussi très commune, on la trouve partout où poussent des arbres. Peut-être est-elle aussi dans votre jardin ? Comme le mâle est attiré par la lumière, il suffit pour le savoir d’observer les nuits de décembre les murs éclairés par les lampadaires.

    Retrouvez d’autres portraits de papillons de nuit :

    La phalène auguleuse

    L’été, sur la terrasse éclairée

    Le bombyx disparate

    Le grand paon de nuit

    La rosette

    Le vert-doré

    Le géomètre à barreaux

    L’écaille marbrée


vendredi 15 décembre 2017

  • Les deux compères : Rotengle et Gardon

    Leçon de pêche n°2 à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

    Voici deux poissons argentés aux nageoires rouges qui vivent en bancs dans les étangs de Cergy-Pontoise : le rotengle et le gardon. Ces deux espèces sont de bonnes proies pour le brochet.

    Scardinius erythrophthalmus, le rotengle – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Rutilus rutilus, le gardon © CACP – Gilles Carcassès

    Mais comment faire pour les différencier ?

    Il faut regarder les bons détails !

    Le museau : le rotengle capture des proies flottantes ou près de la surface, sa bouche est logiquement tournée vers le haut et son front est moins bombé que celui du gardon qui se nourrit au fond et dont la bouche s’ouvre vers le bas. C’est le critère le plus facile.

    Les nageoires : chez le rotengle, la nageoire dorsale est implantée très en arrière, en décalage par rapport aux nageoires pelviennes (ventrales), ce qui n’est pas le cas chez le gardon.

    Les yeux : le gardon aurait les yeux plus rouges, mais c’est variable.

    Et il paraît que les deux espèces peuvent s’hybrider, ça peut faire une bonne excuse si on ne sait pas trancher.

    Application :

    Rotengle ou gardon ? – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Alors pour celui-ci, l’ouverture de la bouche est vers le haut : c’est un rotengle !

    Rotengles ou gardons ? – bassin Blanche de Castille à Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    En patrouille près de la surface, avec la nageoire dorsale implantée en arrière des pelviennes : encore des rotengles !

    Retrouvez notre article :

    Les perches de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise


jeudi 14 décembre 2017

mercredi 13 décembre 2017

  • Histoire belge (la suite)
    8T56413, notre mouette belge © Gilles Carcassès

    En janvier 2015 au parc François-Mitterrand à Cergy, nous avions identifié cette mouette rieuse grâce aux inscriptions de la bague qu’elle porte à la patte gauche : « Brussels 8T56413 ». Le Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux nous avait alors indiqué que cet oiseau avait été bagué étant encore poussin dans la région d’Anvers en juin 2013. L’hiver dernier, nous avons attendu en vain le retour de notre mouette belge au bassin du parc François-Mitterrand.

    Chavençon – photo Streetview

    Je viens de recevoir de ses nouvelles : notre oiseau a été repéré par un ornithologue en janvier 2016 à Chavençon dans l’Oise. Mais pourquoi a-t-elle choisi Chavençon ? Franchement, ça ne casse pas trois pattes à canard ! C’est même vexant.

     

    8T56413, reviens à Cergy-Pontoise, il y aura encore des frites pour toi !

    Retrouvez dans nos articles d’autres histoires de mouettes :

    Histoire belge

    Zdzmouette

    Olomouc

    Bien le bonjour de Tchéquie


mardi 12 décembre 2017

  • 6 semaines pour découvrir l’agroécologie

    Un nouveau MOOC sur l’agroécologie, porté par l’Ecole d’enseignement supérieure d’agronomie de Montpellier (Montpellier SupAgro), débute en février 2018. Le cours démarre le 2 février 2018 et les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 22 février 2018.

    © CACP – Marion Poiret

    Le programme du Mooc se déroulera pendant 6 semaines et abordera l’histoire et les différentes approches de l’agroécologie, ses mises en œuvre pratiques, les leviers et les freins de la transition de l’agriculture traditionnelle vers l’agroécologie.


  • La scutigère, chilopode domestique
    Scutigera coleoptrata © CACP – Gilles Carcassès

    Un « mille-pattes » de course

    Plus on va vers l’arrière, plus ses pattes sont longues. Il paraît que c’est le secret de son incroyable vélocité. La scutigère est en effet capable d’accélérations fulgurantes ! Evidemment lorsqu’elle s’est égarée dans la baignoire, malgré ses accélérations, elle patine lamentablement. Vous l’aurez deviné, cette bestiole est un grand chasseur. Elle se nourrit d’araignées, de mouches, de mites, de blattes, de lépismes, de cloportes qu’elle capture à la course et immobilise avec les deux crochets venimeux disposés sous sa tête… Un véritable auxiliaire de ménage domestique !

    Astuce :

    Pour permettre aux scutigères et aux tégénaires aventureuses de s’échapper de votre baignoire, vous pouvez y laisser une serviette ou un manche à balai qu’elles sauront escalader. Ça marche aussi avec un escabeau.

    D’origine méditerranéenne, la scutigère fréquente les endroits chauds et humides, comme les caves, les salles de bain et les buanderies. Elle est très discrète, chassant la nuit. Elle est timide aussi : elle ne vous attaquera pas, vous n’êtes pas comestible pour elle.

    Retrouvez nos articles :

    Combien de pattes ont les mille-pattes ?

    Dans les caves secrètes du palais de Tokyo

    Sources :

    Scutigera coleoptrata par le blog Moineau de Paris

    La scutigère par insectes-net.fr


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