Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



lundi 27 septembre 2021

  • In(se)ktober

    A vos crayons !

    Voici un nouveau défi proposé par l’Office pour les Insectes et leur Environnement (OPIE). Né de la contraction de trois mots anglais ink-insect-october, littéralement encre-insecte-octobre, In(se)ktober est une démarche artistique et participative. Les règles sont simples : en octobre, un jour, un dessin d’insecte.

    Au crayon, au feutre ou au pinceau, en couleur ou en monochrome, qu’ils soient impressionnants de réalisme, griffonnés sur un coin de cahier, épurés aux plus simples traits ou d’interprétation fantaisiste, tous les croquis sont acceptés. Partagez ensuite vos réalisations sur les réseaux sociaux avec le #insektober et participez à faire connaître la diversité de nos amis à 6 pattes ! Vous pouvez également partager vos œuvres sur la page Facebook du service Biodiversité à Cergy-Pontoise, ou nous les communiquer à l’adresse biodiversite@cergypontoise.fr. Si vous êtes suffisamment nombreux nous pourrons vous proposer une fresque des réalisations au mois de novembre !

    Voici la liste à suivre :

    NB : l’araignée du 31 n’est pas un insecte mais un arachnide qui se prête très bien à l’exercice de dessin

    Un peu d’inspiration :

    Pour guider les premiers pas dans ce défi voici quelques bêtes qui correspondent à la première semaine de jeu.

    Jour 1. Une guêpe – La philante apivore

    Jour 2. Un papillon de jour – Le paon de jour

    Jour 3. Une mante – La mante religieuse

    Jour 4. Un bousier – Le copris lunaire

    Jour 5. Un perce-oreille

    Jour 6. Un syrphe – L’éristale des fleurs

    Jour 7. Une abeille sauvage – L’andrène cendrée

    Vous pouvez aussi utiliser le moteur de recherche du blog ou la galerie du Monde des insectes.

    On compte sur vous !


vendredi 24 septembre 2021

  • Comme une pâquerette : la matricaire odorante
    Matricaria discoidea © CACP – Emilie Périé

    Bien qu’elle paraisse difficilement confondable avec une pâquerette, cette plante appartient bien à la famille des matricaires dont les autres représentantes présentées plutôt ont la même structure que la pâquerette : cœur de fleurs tubulées jaunes entouré de fleurs ligulées blanches. Chez la matricaire odorante l’évolution a fait disparaitre les ligules blanches, ne laissant que le cœur jaune.

    Matricaria discoidea – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    Elle passe souvent inaperçue car elle affectionne le ras du sol, les sols tassés et piétinés comme les chemins que l’on oublie de regarder pourtant, elle a une caractéristique bien singulière : elle sent l’ananas !

    Sources :

    La flore d’Île-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Le portrait de la matricaire odorante par Gilles

    Retrouvez la série des « comme une pâquerette » :

    La pâquerette

    La marguerite

    La matricaire inodore

    La camomille


mercredi 22 septembre 2021

  • Une couronne pour la guêpe
    Philantus triangulum femelle – Maurecourt © CACP – Gilles Carcassès

    Cette petite guêpe, Gilles l’a repérée lors d’un de nos inventaires de la faune des cimetières à Maurecourt. Il s’agit d’un hyménoptère de la famille des Crabronidae qu’on appelle le philante apivore ou Philantus triangulum et qui porte très bien l’ensemble de ses noms.

    Philante (Philantus) signifie « qui aime les fleurs », or les adultes se nourrissent de pollen et de nectar. C’est d’ailleurs durant le protocole SPIPOLL, de suivi des insectes pollinisateurs, que Gilles l’a rencontrée.

    Triangulum fait référence aux bandes noires qui ornent l’abdomen de la bête et qui dessinent des triangles sur la partie dorsale.

    Apivore s’explique par le fait que pour nourrir les larves, les femelles capturent des abeilles à miel (Apis mellifera) dont elles sont protégées de la piqûre par une épaisse cuticule (ou carapace). Toutefois ces guêpes ne sont pas suffisamment nombreuses pour avoir un impact sur le fonctionnement d’une ruche.

    Encore une particularité du philante, on peut distinguer le mâle de la femelle d’après les motifs de la tête de la guêpe. A quelques exceptions près, les femelles ont une tache bifide jaune sur le front (comme sur la photo ci-dessus), alors que les mâles ont marque en forme de trident, ou de diadème à trois pointes.

    Philanthus triangulum mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Le philante apivore, par QuelEstCetAnimal?

    Forum Insectes.org


lundi 20 septembre 2021

  • Le champignon hérisson

    Si vous avez l’occasion de vous balader dans les différents bois de feuillus de l’agglomération, vous devriez rencontrer sans nul doute quelques hêtres, et avec un peu de chance un petit champignon très friand de ces mêmes arbres : La Vesse-de-loup hérisson.

    Lycoperdon echinatum – Menucourt © CACP – Matthieu Delagnes

    En voilà un beau petit champignon, il dépasse rarement les 8 cm de haut et est de couleurs assez variables, blanc, blanc crème, brun, voire même complètement marron. Une fois à maturité, il se perce en son sommet afin de libérer les spores contenues à l’intérieur du chapeau. Mais attention, il peut être confondu avec un de ses cousins assez fréquent en forêt : la Vesse-de-loup perlée.

    Il a comme particularité d’être recouvert de petits aiguillons assez fragiles, d’où le fameux « hérisson » dans son nom. On dit de ce champignon qu’il a une saveur plutôt douce, son odeur est assez faible et ressemble un peu à celle du bolet, on le rencontre d’ailleurs à peu près à la même saison que ceux-ci entre juillet et novembre.

    Sources :

    Le guide des chmpignons

    Vous pouvez retrouvez d’autres champignons ici :

    La pézize écarlate, champignon d’hiver

    Le coprin chevelu

    Les beautés cachées du polypore soufré

    Les deux oreilles


vendredi 17 septembre 2021

  • La renoncule scélérate

    En voilà une plante qui porte bien son nom, en effet cette renoncule que l’on peut généralement observer le long des cours d’eau et des divers types de zones humides, est la plus toxique de son genre en Ile-de-France, à tel point qu’on la nomme même parfois « mort aux vaches ».

    Ranunculus sceleratus – Maurecourt © – Emilie Périé

    Comme sur la plupart des renoncules, les feuilles radicales sont différentes par rapport à celles du reste de la plante tout en gardant le principe d’une feuille découpée en trois parties similaires. Les fleurs apparaissent de mai jusqu’à septembre, elles sont assez petites mais nombreuses.

    Fleurs de Ranunculus sceleratus – Maurecourt © – Emilie Périé

    Les akènes (fruits), quand à eux sont regroupés en têtes fructifères légèrement plus grosses que la moyenne des autres renoncules.

    Fruits de Ranunculus sceleratus – Maurecourt © – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Ile-de-France par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica, eflore

    Découvrez ici une cousine de cette plante :

    La renoncule à pinceau, plante rare à Cergy-Pontoise


mercredi 15 septembre 2021

  • Une armoise mystérieuse

    Lors d’une opération à la zone humide de Maurecourt, nous avons fait une rencontre pour le moins étonnante, entre Chénopodes et Oseilles ou encore Laiterons et Cirses, se cachait une plante mystérieuse : l’armoise bisannuelle.

    Artemisia biennis – Maurecourt © – Emilie Périé

    Cette armoise a un développement particulièrement élancé, d’une hauteur pouvant aller de 40 cm à 1 m voire plus encore. On la croise en général dans des friches sur alluvions, dans des milieux plutôt exposés. Contrairement à sa cousine Artemisia vulgaris, elle est très rare en Île-de-France.

    Fleurs d’Artemisia biennis – Maurecourt © – Emilie Périé

    Les fleurs de couleur verte sont assez petites mais très nombreuses sur l’ensemble de la plante, la tige principale est plutôt rougeâtre dans l’ensemble tout en gardant un vert pâle clairsemé. Les feuilles vertes mesurant jusqu’à maximum 13 cm sont découpées très finement et espacement dentées.

    Feuilles d’Artemisia biennis – Maurecourt © – Emilie Périé

    Le genre « Artemisia » fait référence à la déesse de la mythologie grecque Artemis, à qui l’armoise était consacrée.

    Sources :

    La flore d’Ile-de-France de Philipe Jauzein et Olivier Nawrot

    Tela Botanica, eflore

    Retrouvez une cousine de cette plante dans cet article :

    L’armoise annuelle


lundi 13 septembre 2021

  • L’orchidée digne d’un pharaon

    Il existe sur l’agglomération bien des espèces d’orchidées et en voilà une aussi jolie qu’elle est commune : Anacamptis pyramidalis ou plus connu sous le nom d’Orchis pyramidal.

    Anacamptis pyramidalis – Vauréal © – Matthieu Delagnes

    Telle la résidence des défunts pharaons, l’épi floral est plus ou moins de forme pyramidale, il est en général plus de forme conique ou même parfois carrément arrondie. On peut observer s’épanouir les fleurs roses violacées à blanches de mai jusqu’à juillet. D’une taille se situant entre 20 à 50 cm, cette orchidée se retrouve le plus souvent dans des sols calcaires secs et dans des pelouses assez peu humides ou les bois clairs. Les feuilles sont en formes de fer de lance pour une longueur de 10 cm max.

    Anacamptis pyramidalis blanc – Cergy © – Gilles Carcassès

    Sources :

    La flore d’île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez d’autres orchidées dans ces articles :

    L’orchis bouc

    L’orchis brûlé

    L’épipactis à larges feuilles


vendredi 10 septembre 2021

  • Zone humide en création
    Zone humide à Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    A Maurecourt, l’équipe des milieux aquatiques (la GEMAPI) travaille à la création (ou plutôt la restauration) d’une zone humide connectée à l’Oise. L’objectif ? Redonner à l’Oise une zone d’expansion des crues et recréer l’écosystème aquatique autrefois existant.

    Il reste encore quelques plantations à faire et donner du temps au temps pour la vie s’installe confortablement sur ce nouvel espace. Mais les premiers arrivants ne se sont pas fait attendre.

    Femelle de Crocothemis erythrea © CACP – Emilie Périé

    Les libellules profitent d’une zone à laquelle les poissons n’ont pas accès, et qui subit moins le batillage, pour pondre leurs œufs. C’était le cas notamment de cette femelle de crocothémis écarlate.

    Erythromma viridulum © CACP – Emilie Périé

    La naïade au corps vert, reconnaissable à sa marque noire au bout de l’abdomen profitait des rayons du soleil.

    Grenouille verte © CACP – Emilie Périé

    Pendant que la grenouille guette. Un insecte un peu imprudent finira dans son gosier.

    Araneus diadematus © CACP – Emilie Périé

    Une épeire diadème, à l’abdomen un peu déformé, porte sa croix dissymétrique sur une feuille de menthe aquatique.

    Empreinte de chevreuil © CACP – Emilie Périé

    Même les chevreuils en ont profité, sans doute pour venir s’abreuver.

    Il faudra suivre ce milieu pour voir comment il réagit aux prochaines crues, et quelles espèces viennent s’y installer.


mercredi 8 septembre 2021

  • Comme une pâquerette : la matricaire camomille
    Matricaria chamomilla, la matricaire camomille © CACP – Emilie Périé

    Elle a des feuilles découpées et filiformes, un capitule composé de tubules jaunes entourés par des ligules blanches et qui se bombe au fur et à mesure du développement de la plante. La matricaire camomille a tout pour se faire passer pour une autre : la matricaire inodore. Pourtant, un détail la trahit. Le réceptacle, la partie du capitule qui porte les fleurs, est hémisphérique et plein chez la matricaire inodore, alors qu’il est cylindrique et creux chez la matricaire camomille.

    Réceptacle cylindrique de Matricaria chamomilla © CACP – Emilie Périé
    Réceptacle creux de Matricaria chamomilla © CACP – Emilie Périé

    Encore une espèce qu’il faut disséquer pour identifier. Mais dans le cas présent, vous pouvez viser les fleurs déjà fanées et laisser le temps aux jeunes fleurs d’être pollinisées.

    Le mâle du syrphe ceinturé en plein repas © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez la série des presque pâquerettes :

    La pâquerette

    La marguerite

    La matricaire inodore


lundi 6 septembre 2021

  • La limace et les croquettes

    Bravo à Antoine qui bien identifié l’intrus. Les traces laissées sur nos feuilles de relevés d’empreintes étaient bien celles d’une limace.

    Empreintes relevées le 02 juillet 2021 à Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Nous n’avons pas eu de mal à l’identifier car un matin elle était toujours là : une belle grosse limace léopard.

    Limace léopard sur relevé d’empreinte © CACP – Emilie Périé

    Plutôt amatrice de végétaux en décomposition elle paraît aussi s’intéresser aux croquettes pour chat. Elle et ses comparses ont laissé de grandes trainées baveuses sur les feuilles et dans les gamelles de croquettes ; presque tous les jours, et dans presque tous les cimetières étudiés.

    Nous visions plutôt son prédateur, le hérisson d’Europe, mais c’est une rencontre intéressante également.

    Retrouvez dans ces articles :

    L’étude sur les cimetières

    La mission hérisson

    Le portrait de la limace léopard


vendredi 3 septembre 2021

mercredi 1er septembre 2021

  • L’épipactis à larges feuilles
    Epipactis helleborine – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Cette jolie fleur qui pousse sur les sols frais, riches et relativement à l’ombre, comme ici sur les rives des étangs de Cergy est l’épipactis à larges feuilles. C’est une orchidée assez répandue dans la Région, si ce n’est la plus commune. Elle rejoint l’orchis bouc, l’ophrys abeille, et l’orchis pyramidal parmi les plus observées sur notre territoire.

    Fleurs d’Epipactis helleborine © CACP – Emilie Périé

    Les couleurs des fleurs sont assez discrètes, et le positionnement à l’ombre peut rendre la plante difficile à repérer. Mais les feuilles, larges et ovales, sont assez caractéristiques et permettent de l’identifier rapidement.

    Source :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez d’autres orchidées du territoire :

    L’orchis brûlé

    Une épipactis sans chlorophylle

    Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin Français


vendredi 30 juillet 2021

  • Pause estivale
    Le demi-deuil en trois plans sur le cirse des champs – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Profitons de la pause estivale pour souhaiter de belles vacances à ceux qui partent et de belles observations naturalistes à ceux qui restent ! Pensez à nous les partager via l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise !

    Rendez-vous en septembre pour la suite des histoires de la nature à Cergy-Pontoise.


mercredi 28 juillet 2021

  • LepiNoc

    Quesako ?

    LepiNoc pour Lépidoptère Nocturne, ou papillon de nuit, est un programme de sciences participatives en cours de développement par l’association Noé. En effet, les papillons de nuit (hétérocères) représentent 95% des espèces de papillons en France et jouent un rôle indispensable dans la pollinisation des plantes. Or, on connait très mal les différents impacts des activités humaines sur leur écologie.

    Noé propose donc un nouveau protocole à destination des collectivités locales qui devrait permettre de massifier les données concernant les populations de papillons de nuit. La CACP s’est donc proposée pour faire partie des sites pilotes, testeurs du nouveau protocole. On vous raconte.

    Inventorier les papillons … la nuit

    Pour connaître l’activité des papillons de nuit il faut pouvoir être sur place, au cœur de la nuit. Or, il n’est pas question de faire faire des heures supplémentaires aux agents des espaces verts ou du service biodiversité. Pour ça, l’association Noé a concocté un outil autonome composé des éléments indispensables suivants : une feutrine blanche éclairée par une lampe à LED qui sert d’élément d’attraction et d’un téléphone portable réglé pour prendre régulièrement des photos de ladite feutrine sur laquelle se posent, normalement, de nombreux papillons de nuit.

    Dispositif de suivi LepiNoc © CACP – Emilie Périé

    Le montage est un peu délicat pour s’assurer de la bonne mise au point des photos, mais une fois le tout bien fixé on obtient ce genre de cliché.

    En le traitant un peu pour l’éclaircir on voit nettement apparaître au moins une dizaine de papillons de nuit, accompagnés de petites mouches et de chrysopes.

    On laisse le soin à l’expert lépidoptériste de nous dire de qui il s’agit ! Nous, nous chargeons d’installer les dispositifs et de venir récupérer les enregistrements et les transférer à l’équipe de Noé.

    Des papillons de nuit en plein jour

    Papillon de nuit en plein jour © CACP – Emilie Périé

    Certains papillons s’étaient octroyé une petite grasse matinée et étaient toujours sur la feutrine à notre arrivée le lendemain matin, comme ici la boarmie rhomboïdale.

    Peribatodes rhomboidaria, la boarmie rhomboïdale © CACP – Emilie Périé

    Une petite photo et puis elle s’en est allé.

    La suite cet automne

    Six sessions d’une nuit d’enregistrement auront lieu cet été. On espère vous communiquer les résultats en octobre prochain, à l’occasion du Jour de la Nuit.

    Pleine lune au-dessus de Cergy © CACP – Emilie Périé

    Pour en savoir plus :

    La page du projet Lepinoc sur le site de Noé


lundi 26 juillet 2021

  • La cistèle jaune

    Pendant que nous inspections le matériel pour le protocole LépiNoc (Quesako ? On vous en parle mercredi !), Loline, notre stagiaire de l’été, a repéré un petit groupe de coléoptères intéressants. Avec leur couleur jaune vif on ne pouvait effectivement pas les louper sur la feutrine blanche. Et ils étaient nombreux, à croire qu’ils s’étaient passé le mot pour venir se faire tirer le portrait.

    Quatre cistèles sur une feutrine © CACP – Emilie Périé

    Cteniopus sulphureus, aussi appelé la cistèle jaune est très facile à identifier. Elle a des yeux et des antennes noirs qui contrastent bien avec le thorax, jaune d’or. Les élytres sont striées et de couleur jaune citron. Elles couvrent des ailes également jaunes qui flashent lorsque l’insecte prend son envol.

    Cteniopus sulphureus, la cistèle jaune © CACP – Emilie Périé

    Les larves de la cistèle se nourrissent de végétaux en décomposition (bois pourris, racines mortes, …) et les adultes, les petites bêtes toutes jaunes que l’on a observé, sont floricoles. Ils se nourrissent de pollen et de nectar et participent activement à la pollinisation, notamment des ombellifères comme la carotte sauvage. Les ombellifères (ou Apiacae) ont d’ailleurs souvent des fleurs blanches, ce qui explique sans doute l’intérêt des cistèles pour notre feutrine.

    Cteniopus sulphureus, la cistèle jaune © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    Le guide des coléoptères du Bassin Parisien, aux Editions Delachaux

    La cistèle jaune, par Quelestcetanimal?


vendredi 23 juillet 2021

  • Comme une pâquerette : la matricaire inodore
    Tripleurospermum maritimum © CACP – Gilles Carcassès

    Poursuivons notre série des plantes qui ressemblent aux pâquerettes mais qui n’en sont pas avec la matricaire inodore. Cette plante est très commune dans les milieux perturbés (tondus, fauchés, piétinés, retournés).

    La matricaire inodore a le même format de fleurs que la pâquerette : des ligules blanches qui entourent un cœur composé de tubules jaunes. En revanche le capitule est bien plus grand chez la matricaire, en diamètre (2 à 3 cm) et en hauteur, le capitule se bombe au fur et à mesure du développement de la plante.

    Capitules bombés de la matricaire © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles sont divisées en segments filiformes assez caractéristiques du groupe des matricaires. Pour différencier la matricaire inodore (Tripleurospermum maritimum) de la matricaire camomille (Matricaria chamomilla), que l’on verra en septembre, il faut regarder le réceptacle. C’est la partie du capitule sur laquelle s’insèrent toutes les fleurs (jaunes et blanches). Chez Matricaria il est cylindrique et creux alors que chez Tripleurospermum il est plein et hémisphérique.

    Coupe de réceptacle de Tripleurospermum maritimum vue à la loupe binoculaire © CACP – Emilie Périé

    Enfin, bien que ce ne soit pas un critère absolu, son nom lui est donné car contrairement à d’autres plantes qui lui ressemblent celle-ci n’a presque pas d’odeur.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Retrouvez la série des presque pâquerettes :

    La pâquerette

    La marguerite


mercredi 21 juillet 2021

  • Grand nez !
    Larinus turbinatus – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Ce coléoptère à grand nez est un charançon, du genre Larinus. D’après la clé d’identification des Larinus de Belgique, qui ne sont pas très différents de ceux d’Île-de-France, les formes du rostre (le fameux nez) et du prothorax pourraient être celles de Larinus turbinatus. D’autant que, d’après les traits de comportement de cette espèce, elle est inféodée aux espèces de cirses, dont le cirse des champs sur lequel ces deux individus ont été vus.

    Celui-ci en revanche n’a pas voulu se prêter à l’exercice du mannequinat. Dès que j’ai approché l’objectif il s’est jeté à terre et a fait le mort. Je ne l’ai donc pas dérangé plus longtemps.

    Larinus turbinatus – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Source :

    La clé des Larinus de Belgique, par Marc Delbol


lundi 19 juillet 2021

  • Drôle de léopard

    Les Tephritidae font partie des insectes préférés de Gilles. Et on comprend aisément pourquoi. Ces mouches butineuses ont des motifs assez incroyables. En voici une qu’il n’avait pas encore dans sa collection : Terellia ruficauda.

    Terellia ruficauda mâle – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Les motifs noirs des ailes, du thorax et de l’abdomen sur fond jaune sont caractéristiques. Ici nous avons à faire à un mâle. Les deux excroissances blanches à l’arrière de son abdomen sont des glandes de production de phéromones.

    J’apprends sur la Database of Insects and their Food Plants (interaction alimentaire entre les insectes et les plantes) que cette mouche se rencontre spécifiquement sur les cirses, et plus particulièrement sur le cirse des champs (Cirsium arvense). Pas étonnant donc de la retrouver ici, sur la tige d’un cirse des champs lors d’une collection SPIPOLL.

    Elles étaient d’ailleurs deux mouches sur cette tige, accompagnées par un petit coléoptère de la famille des Nitidulidae.

    Deux Terellia ruficauda mâles et une Nitidulidae © CACP – Emilie Périé

    Source :

    La clé des Tephritidae, par la Royal Society of Entomology, en anglais


vendredi 16 juillet 2021

  • Patience …

    En observation naturaliste la patience est de mise. Et les frustrations sont monnaies courantes : l’espèce recherchée pendant la sortie n’a pas été vue, la photo est floue, voire, aucune espèce n’a été observée.

    Comme par exemple sur cette mangeoire, qui n’a tellement pas attiré d’oiseaux que les graines déposées ont fini par y germer.

    Mangeoire BirdLab – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Pour autant, il ne faut pas perdre espoir. La nature ne manque pas d’offrir des occasions de s’émerveiller, et de belles surprises. Voici un petit florilège de moments où les petites bêtes sont venues au plus près des observateurs.

    Déclenche !

    Malgré de nombreux essais je n’avais toujours pas réussi à faire une photo convenable d’une petite guêpe coucou de la famille des Chrysididae. Il en existe plusieurs espèces mais elles ont toutes la particularité d’avoir des couleurs somptueuses : du bleu-vert et du rouge étincelants. Elles sont particulièrement photogéniques.

    C’est pendant la formation Florilèges-prairies urbaines qu’une de ces petites guêpes est venue se poser sur mon bras. La contorsion n’est pas évidente mais j’ai juste le temps de déclencher avant qu’elle ne reprenne son envol. Ouf, c’est dans la boîte !

    Guêpe Chrisididae – Cergy © CACP – Emilie Périé

    De même pour cette coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) qui est venue passer le bonjour pendant l‘inventaire des coccinelles du campus de Neuville.

    Harmonia axyridis – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Mise en abyme

    Alors que je réalisais une collection SPIPOLL via l’application, et donc que je prenais en photo les insectes butinant un cirse des champs avec mon téléphone. Un charançon, de la famille des Larinus, est venu se poser sur ledit téléphone.

    Larinus sp. – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Tu n’es pas du bon côté de l’objectif !

    Sauvé !

    Il n’est pas rare de trouver des insectes fatigués posés sur le béton du trottoir, voire de la route. Ils reprennent des forces avant de redécoller mais sur ces espaces ils sont grandement en danger : un pied ou une roue sont vite arrivés. Il vaut mieux dans ces cas-là les inviter délicatement à monter sur votre main et les conduire vers un espace vert moins exposé au passage. Comme pour cette femelle de lucane cerf-volant.

    Lucane cerf-volant femelle © CACP – Emilie Périé

    Ou cette jeune libellule (sans doute une femelle Anax) tout juste émergée et pas encore en état de voler.

    Jeune libellule © CACP – Emilie Périé

    Surprise !

    Et quelques fois c’est tout à fait par hasard que l’on rencontre ces jolies petites bêtes.

    Guêpe Polistes qui s’abreuve dans des cheveux mouillés © CACP – Emilie Périé
    L’azuré porte-queue – vue dans le sud de la France (l’espèce est très peu présente dans la Région) © CACP – Emilie Périé

    Et vous, qu’elles sont vos plus belles rencontres ?


lundi 12 juillet 2021

  • Bilan de l’observation des hirondelles

    En avril dernier nous vous posions collectivement la question : Où nichent les hirondelles et martinets à Cergy-Pontoise ?

    Vous êtes 16 à avoir contribué à cette enquête et nous souhaitons vous en remercier !

    Jeune hirondelle de fenêtre © CACP – Emilie Périé

    Depuis début mai ce sont 150 martinets, 131 hirondelles de fenêtre et 8 hirondelles rustiques qui ont été observées dans le cadre du concours.

    Mentions spéciales à Edwige, qui avec 74 hirondelles totalise le plus grand nombre d’individus dénombrés, et à Antoine, qui avec 10 saisies a été le plus régulier sur la période. Félicitations et merci à eux !

    Localisation des données d’hirondelles et de martinets © CACP – Emilie Périé

    La partie concours et maintenant close, mais l’enquête reste bien ouverte, nous vous invitons à continuer à saisir vos données d’observation dans l’Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise !


vendredi 9 juillet 2021

  • En rouge et noir
    Cylindromyia bicolor – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Cette jolie mouche aux couleurs vives est assez fréquente dans les espaces de prairies. Pourtant elle n’a pas de nom français connu. Son nom latin lui est assez explicite Cylindromyia bicolor est une mouche cylindrique à deux couleurs : le rouge et le noir.

    C’est une butineuse dans sa forme adulte. La larve est une endoparasite des punaises nébuleuses, elle se développe à l’intérieur et aux dépens de la punaise.

    Cylindromyia bicolor et Tachina fera – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Cylindromyia bicolor est une mouche de la famille des tachinaires, tout comme Tachina fera avec qui elle partage ici un repas de cirse des champs. Les tachinaires partagent la caractéristique d’avoir l’abdomen hérissé de poils drus.

    Elles ont été observées lors d’une session SPIPOLL dans le cimetière intercommunal à Puiseux-Pontoise, en présence de 23 autres espèces !


mercredi 7 juillet 2021

  • Le faucon hobereau
    Faucon hobereau, Falco subbuteo – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ce rapace assez rare en Île-de-France a été vu au-dessus de l’île de loisirs, mais aussi du côté de Courdimanche.

    On reconnait le faucon hobereau aux motifs de son plumage : la tête est noire et blanche avec deux longues larmes ou moustaches noires, le thorax est blanc strié de noir et le bas ventre est de couleur rouille.

    Plusieurs observations en cette période pourraient signifier qu’un couple niche dans le secteur, ce qui serait une très bonne nouvelle. N’hésitez pas à nous faire remonter vos observations de rapaces dans l‘Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise !

    Retrouvez dans ces articles :

    Une première observation du faucon hobereau

    Les rapaces du territoire


lundi 5 juillet 2021

  • Le pâturin bulbeux

    Bravo à Ophélie et Emma qui ont reconnu un épi de pâturin bulbeux séché.

    Le pâturin bulbeux, Poa bulbosa © CACP – Emilie Périé

    Poa bulbosa, le pâturin bulbeux tient son nom du fait que la base de sa tige est renflée et forme un bulbe. Mais c’est une autre particularité qui attire l’attention sur cette petite graminée. Elle est souvent vivipare : les graines des épillets germent directement sur la plante. C’est ce qui donne à l’épi cet aspect chevelu, chaque brin est en fait une nouvelle pousse de pâturin émergeant d’une graine. La voici quand elle est encore verte.

    Le pâturin bulbeux, Poa bulbosa – Pontoise © Gilles Carcassès

    Poa bulbosa pousse dans les milieux secs et ensoleillés (notamment dans les vieux murs, ou sur les trottoirs). Cette graminée est présente dans toute la France, mais ses effectifs sont assez réduits. Elle est considérée comme rare en Île-de-France. Nous l’avions vue à Pontoise il y a deux ans.

    Retrouvez un autre pâturin dans cet article :

    Le pâturin des prés


vendredi 2 juillet 2021

mercredi 30 juin 2021

  • La rousserole effarvatte
    La rousserole effarvatte – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ce petit oiseau de dos caché dans les saules au bord des étangs de l’île de loisirs, c’est la rousserole effarvatte, Acrocephalus scirpaceus. Elle m’a donné du fil à retordre. C’est un oiseau facile à entendre, et à identifier au chant, mais plus compliqué à prendre en photo.

    La rousserole effarvatte vit sur les berges de plans d’eau, particulièrement dans les roselières où elle se cache et tisse un nid en corbeille à l’aide de morceaux de roseaux. En période de reproduction le mâle chante, de longues phrases métalliques et saccadées, en grimpant le long d’une tige de roseau. Mais c’est un oiseau qui a la bougeotte. La rousserolle ne reste pas en place bien longtemps et les roseaux sont denses. Heureusement ce mâle a eu la bonne idée de se poser un instant dans les branches du saule qui surplombe la roselière.

    La rousserole effarvatte – Cergy © CACP – Emilie Périé

    La rousserole ressemble à l’hypolaïs polyglotte. Ce sont toutes les deux des passereaux de la famille des Acrocéphalidés. Famille caractérisée par un bec long et fin d’insectivore qui marque un angle prononcé avec la tête, qui a un aspect plutôt ébouriffé. Mais là où l’hypolaïs est dans les tons jaunes et verts, la rousserole est plutôt brune et chamois. Et puis elles ne partagent pas le même milieu de vie. Sur sa période de présence en France (avril à octobre) la rousserole reste dans les roselières, l’hypolaïs est en bords de champs ou de friches. Il n’y a pas de risque de confusion entre les deux espèces. En revanche, il existe d’autres espèces de rousseroles, et là, il vaut mieux écouter…


lundi 28 juin 2021

  • Le retour de la cordulie bronzée
    La cordulie bronzée – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Mademoiselle la libellule n’a pas suivi de formation de mannequinat et n’est pas au fait des principes de base quant à l’exposition du sujet à la lumière. Toutefois on distingue les critères qui permettent de reconnaître ici une femelle de cordulie bronzée : elle a des taches orangées à la base des ailes, le corps de couleur métallique brun et vert, et des taches blanches sur la face ventrale de l’abdomen.

    Cette espèce se rencontre (comme la plupart des libellules) plutôt autour des plans d’eau. Les mâles patrouillent sans cesse les berges des mares et des étangs. Gilles l’avait croisée au bord des étangs de l’île de loisirs et elle a déjà été repérée autour de l’étang de Grouchy. Les adultes peuvent s’éloigner de plusieurs kilomètres de leur lieu de naissance pour trouver un nouveau lieu de reproduction.

    La cordulie bronzée – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Quant à savoir pourquoi celle-ci s’est retrouvée dans mon appartement, c’est une très bonne question. Peut-être était-elle venue me saluer ? L’espèce est considérée comme quasiment menacée en Île-de-France, je lui ai donc plutôt conseillé de rejoindre des espaces plus naturels et pourvus en plans d’eau où elle pourra pondre une nouvelle génération de libellules bronzées.

    Sources :

    Le guide des libellules de France, éditions Delachaux


vendredi 25 juin 2021

  • Comme une pâquerette : la marguerite
    Leucanthemum vulgare, la marguerite © CACP – Gilles Carcassès

    La marguerite, Leucanthemum vulgare, a la même structure florale que la pâquerette, Bellis perennis. C’est une astéracée dont le capitule (l’inflorescence) est composé au centre de fleurs tubulées jaunes et sur la périphérie de fleurs ligulées blanches.

    Au-delà de ça, il est tout de même relativement facile de différencier les deux espèces. La marguerite d’une part est beaucoup plus grande que la pâquerette. Elle peut atteindre 80 cm de haut et son capitule fait en moyenne 5 cm de diamètre (contre 2 cm pour la pâquerette).

    Inflorescence de marguerite © CACP – Emilie Périé

    La feuilles est également différente. La marguerite a des feuilles dentées tout le long de sa tige alors que chez la pâquerette toutes les feuilles sont réunies en rosette à la base.

    Feuille de marguerite © CACP – Emilie Périé

    Quant au milieu de vie des deux espèces il est également légèrement différent. La pâquerette supporte bien le piétinement et la tonte, on la retrouve facilement dans les pelouses et gazons urbains. La marguerite en revanche s’exprime en hauteur et préfère donc les prairies de fauche tardive où la pâquerette peut pousser mais où elle est rapidement recouverte par les plantes plus hautes.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot


mercredi 23 juin 2021

  • Les prairies de Pontoise
    Gestion différenciée – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    A Pontoise, la Ville a fait le choix de ne plus tondre les espaces qui ne nécessitaient pas un usage quotidien (chemins, aires de jeu ou de pique-nique). Au milieu des herbes folles et des fleurs sauvages fleurissent des panneaux d’explication « Moins d’herbe coupée = nature préservée ». Et en effet, la végétation s’épanouit joyeusement dans ces prairies. Les insectes ne devraient pas tarder à en profiter : il y a de quoi manger pour tout le monde et de quoi s’abriter. La Ville a également installé des hôtels à insectes, ces petits chalets composés de matériaux très variés permettent à diverses espèces de trouver refuge lors des intempéries ou pour nidifier.

    Espace non tondu – Pontoise © Eric Berthier

    Renoncules, consoudes, coquelicots, vesces et mauves, dans les prairies de fauches toutes les couleurs sont à l’honneur !

    Et la Ville vous invite à en profiter à travers plusieurs cadres disposés dans la commune. A la manière des impressionnistes, traversez l’année en couleur en prenant des photos de l’évolution du paysage au cours des saisons !

    Cadre photo – Pontoise © Eric Berthier

    En savoir plus sur les cadres à Pontoise : sur la page Facebook de la Ville.


lundi 21 juin 2021

  • Notes, chants et mélodies

    Aujourd’hui nous fêtons la musique. Quelle belle occasion pour rendre hommage à nos amis chanteurs à plumes, petits par la taille mais grands par le talent.

    Pour cela notre talentueuse stagiaire Narimane vous a préparé une compilation de chants d’oiseaux entendus au gré de nos pérégrinations sur le territoire.

    <script src='https://v0.wordpress.com/js/next/videopress-iframe.js?m=1435166243'></script>

    Bonne fête de la musique à tous.


vendredi 18 juin 2021

  • Les hirondelles de Grouchy

    Allier entretien du patrimoine bâti et préservation de la biodiversité c’est possible !

    Parc de Grouchy – 2019 © CACP – Emilie Périé

    A Grouchy, la Ville d’Osny doit réaliser des travaux de rénovation de la toiture. La Ville a décidé de ne réaliser les travaux qu’à l’automne pour éviter de déranger les espèces nicheuses du bâti pendant la période de reproduction. En attendant, et pour prévenir les chutes de matériaux, la Ville a fait poser des filets de sécurité qu’elle a fait ajourer pour maintenir l’accès aux nids des hirondelles de fenêtre installées sur la façade du château.

    Filets de sécurité © CACP – Emilie Périé

    Carton plein !

    Les hirondelles de fenêtre sont fidèles à leur secteur de nidification. Nous avons donc attendu l’arrivée des beaux jours pour nous assurer du succès de la démarche et en effet, 100 % des nids sont occupés, elles en ont même construit un nouveau. Belle réussite pour la protection de la plus grande colonie d’hirondelles de fenêtre de l’agglomération et belle démonstration de la mise en œuvre de la séquence Eviter – Réduire – Compenser avec ici l’évitement de l’impact sur les nids.

    Hirondelle de fenêtre rejoignant son nid © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin

    La séquence Eviter – Réduire – Compenser, par le Ministère de la transition écologique


mercredi 16 juin 2021

  • Le pâturin des prés

    C’est la bonne saison pour observer les graminées ! Et en cette période le port du masque devrait prévenir les éternuements intempestifs et faciliter l’observation.

    Poa pratensis, la pâturin des prés © CACP – Emilie Périé

    La pâturin, Poa pratensis, des prés est l’une des espèces les plus communes dans nos espaces verts. Le nom latin Poa est celui qui a donné le nom officiel de la famille des graminées : les Poacées. Cela signifie aussi que le genre Poa est le premier à avoir été décrit par les botanistes (en 1753 !). En Île-de-France 9 espèces du genre sont présentes.

    Les graminées sont de manière générale assez difficile à identifier bien que certaines espèces sortent un peu du lot, comme la houlque laineuse ou la fléole des prés.

    Parmi les pâturins, Poa pratensis, se reconnaît entre autres éléments à ses épis lâches et un peu éthérés, ses feuilles dont la pointe est en forme de pirogue et la ligule à la base (non visible sur la photo) est courte (inférieure à 3 mm).

    Poa pratensis, la pâturin des prés © CACP – Emilie Périé

    Chez les autres pâturins les plus communs comme le pâturin annuel ou le pâturin commun la ligule est beaucoup plus longue.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    La clé des prairies Poacées, du programme Florilèges

    Retrouvez d’autres portraits de graminées dans ces articles :

    La houlque laineuse

    La fléole des prés

    Le petit eragrostis

    Le dactyle aggloméré


lundi 14 juin 2021

  • Le dasyte émeraude
    Psilothrix viridicœrulea – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Psilothrix viridicœrulea, le dasyte émeraude, est un coléoptère de couleur, comme son nom l’indique, vert émeraude. Il a de très courtes soies noires sur le corps (Psilothrix signifie « à poils ras »). Son scutellum (le bouclier de son dos) est arrondi, ses yeux sont tous ronds et ses antennes légèrement dentées.

    L’adulte est floricole, il grignote les étamines des plantes à fleurs. Se faisant il participe à la pollinisation des nombreuses espèces qui composent son régime.

    Attention à ne pas le confondre avec un autre coléoptère vert émeraude, l’œdemère noble :

    Oedemera nobilis, l’oedemère noble © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin :

    Le dasyte émeraude, par Quel est cet animal ?


vendredi 11 juin 2021

  • Formations Florilèges-Propage

    Le mois dernier les agents de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et des communes ont pu suivre une initiation à la mise en place des protocoles Florilèges-prairies urbaines et Propage (Protocole Papillon Gestionnaire). Grâce à l’intervention de l’association Noé Conservation et du Muséum national d’Histoire naturelle les participants sont donc maintenant capables de réaliser les suivis sur les parcelles qu’ils gèrent sur le territoire.

    Un groupe inventorie la flore de la prairie © CACP – Emilie Périé
    Pendant que l’autre dénombre les papillons © CACP – Emilie Périé

    Pendant la phase de terrain les participants ont notamment pu apprendre à reconnaître la vesce des moissons.

    Vicia segetalis la vesce des moissons © CACP – Emilie Périé

    Mais aussi à différencier les géraniums.

    Le géranium mou avec ses poils longs © CACP – Emilie Périé

    Ou encore à observer la feuille particulière du pâturin des prés.

    La feuille en pirogue du pâturin des prés © CACP – Emilie Périé

    Les observateurs de papillons auront pu voir passer le citron, le tircis mais aussi un joli petit bleu, l‘azuré commun.

    L’azuré commun © CACP – Emilie Périé

    Un grand merci à Angélique et Gabrielle pour ces formations !

    Retrouvez toutes les informations concernant ces protocoles sur le site commun :

    Florilèges et Propage


mercredi 9 juin 2021

  • A longues cornes !
    Abeille Eucera mâle © CACP – Emilie Périé

    Belles antennes n’est-il pas ? Cette longueur une des caractéristiques des abeilles du genre Eucera. Les antennes des mâles sont presque aussi longues que leur corps.

    Abeille Eucera mâle © CACP – Emilie Périé

    Ces abeilles font partie de la grande famille d’insectes que l’on nomme les abeilles sauvages et solitaires. Les femelles pondent dans des galeries creusées dans le sol où elles déposent des boulettes de pollen pour que les larves puissent s’alimenter à leur éclosion.

    La nervation alaire des abeilles Eucera © CACP – Emilie Périé

    Ce comportement est très semblable à celui d’autres espèces de genres différents dans la même famille (Apidae). Les andrènes par exemple sont aussi de petites abeilles toutes poilues comme les Eucera. L’un des critères (si les antennes sont cachées ou si l’on a affaire à une femelle) est de regarder la nervation alaire. Les Eucera ont deux cellules cubitales, alors que les andrènes ou les halictes en ont trois.

    Abeille Eucera mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Il existe plus d’une trentaine d’espèces présentes en France dont la détermination nécessite une observation à la loupe d’individus capturés. Pour ces clichés, nous nous arrêterons donc au genre Eucera.

    Ophrys apifera – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les abeilles Eucera sont des insectes pollinisateurs. Elles ont un régime assez varié, on peut voir sur les photos ci-dessus qu’elles butinent aussi bien des fleurs de pissenlit que de vesce. Mais elles sont aussi connues pour être la cible du mimétisme des orchidées Ophrys apifera. Les mâles, croyant voir une femelle, viennent à la rencontre de la fleur et récoltent le pollen qu’ils déposeront sur une prochaine fleur les ayant dupé.

    Sources :

    Une clé des Eucerini, par l’Observatoire des Abeilles

    Une clé simplifiée des abeilles du nord de la France et de la Belgique, par le programme SAPOLL


lundi 7 juin 2021

  • Polyglotte pour sûr !

    Bravo à Antoine qui reconnu les notes variées de l’hypolaïs polyglotte !

    Hypolaïs polyglotte – Osny © CACP – Emilie Périé

    Ce petit oiseau de la famille des Acrocéphalidés est un habitué des milieux bocagers. On l’entend chanter énergiquement dans les buissons et broussailles ensoleillés en bordure d’espaces ouverts comme les champs.

    Celle-ci (l’hypolaïs est une « fauvette ») et plusieurs de ses congénères ont été vues du côté de la chaussée Jules-César à Osny.

    Retrouvez son portrait dans cet article :

    L’hypolaïs polyglotte


vendredi 4 juin 2021

  • Photo mystère de juin 2021
    <script src='https://v0.wordpress.com/js/next/videopress-iframe.js?m=1435166243'></script>

    Varions un peu les plaisirs, cette fois-ci c’est en vidéo et plus exactement en audio que nous vous proposons de résoudre le mystère du mois.

    Qui saura reconnaître cet oiseau à ses vocalises ?

    A lundi pour la réponse !


mercredi 2 juin 2021

  • Retours sur la fête de la nature 2021

    Pour la 15ème édition de la Fête de la Nature nous avions concocté un programme varié bien qu’allégé, faute de conditions sanitaires plus favorables. Malgré la météo capricieuse les participants se sont montrés nombreux et motivés.

    A la découverte des chauves-souris

    L’anatomie d’une chauve-souris © CACP – Emilie Périé

    Dans le parc du château de Menucourt, l’ambiance était à la traque. Les participants, curieux, ont pu apprendre comment se développent les chauves-souris, leurs modes de vie, leurs alimentations, leurs cycles de vie, leur anatomie. Après avoir découvert sur fiche les 26 espèces présentes en France métropolitaine les apprentis explorateurs étaient impatients de partir à l’écoute des chauves-souris du parc. Armés d’une Batbox (convertisseur d’ultrasons) les 10 participants ont fait le tour de l’étang. Malheureusement, le couvre-feu obligeant un horaire d’animation assez tôt dans la soirée les chauves-souris n’étaient pas encore de sortie. A défaut de les observer, les participants ont pu s’essayer à la chasse aux insectes à travers le regard d’une chauve-souris et tester l’utilisation de l’écholocation lors d’un jeu de rôle (insectes et chauve-souris).

    Chauve-souris en vol © CACP – Emilie Périé

    Une animation programmée depuis plusieurs éditions et qui rencontre toujours un fort succès auprès des apprentis explorateurs. Merci à la Ferme d’Ecancourt !

    Arpentage biodiversité

    La commune de Saint-Ouen l’Aumône proposait à ses habitants avec l’aide du CAUE95 et de la CACP, un arpentage le long de la coulée verte, site naturel protégé où la nature est fortement présente. Les participants ont ainsi été amenés à réfléchir et s’exprimer sur les valeurs qu’ils accordent à la biodiversité et sur les aménagements du site allant en faveur de ces principes. Une activité de partage ludique où les participants ont également pu s’initier aux chants d’oiseaux et à la reconnaissance de certaines plantes comme le cerfeuil des bois.

    Réflexion autour du ru de Liesse © CAUE95 – Christiane Walter

    Le CAUE95 proposera dans quelques semaines un bilan des expressions des participants ainsi qu’une synthèse des espèces rencontrées sur le site.

    A travers mille et un regards, mais surtout le vôtre

    Cette édition sous le thème, « A travers mille et un regards » aura également permis à tous les usagers de s’impliquer dans l’observation de la faune et flore avoisinante en participant à l’Atlas de la biodiversité de Vauréal ou à celui de l’Agglomération de Cergy notamment dans le cadre de l’enquête sur les hirondelles et martinets de l’agglomération.

    En bleu, les observations d’hirondelles et martinets

    Concernant l’identification des hirondelles et martinets, il vous reste jusqu’au 30 juin pour nous faire part de vos découvertes et peut-être remporter le concours. Vous ne savez pas différencier les hirondelles et martinets ? Pas de panique, retrouvez dans cet article quelques indices pour vous en sortir !

    Quant à l’application Explorama, elle a su séduire quelques intéressés, qui, malgré les conditions climatiques, ont relevé le défi au sein de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Ce parcours reste à disposition tout l’été pour les retardataires qui veulent s’y essayer !

    Apprentis fermiers

    La ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles ont rassemblé une dizaine d’enfants et leurs parents afin de découvrir la biodiversité de la ferme de manière ludique et enrichissante.

    Apprenti fermier © CACP – Emilie Périé

    Pour en découvrir plus sur La place des fermes pédagogiques dans l’environnement et au delà, inscrivez-vous au colloque proposé par l’association en septembre prochain !

    Rendez-vous l’année prochaine pour la 16ème édition !


lundi 31 mai 2021

  • A pompons : suite et fin

    Clôturons notre série sur les plantes épineuses à pompons roses avec ce cliché d’un chardon-Marie pris par Gilles il y a une dizaine d’années.

    Silybum marianum, le chardon-Marie © CACP – Gilles Carcassès

    Ce chardon, qui est d’une famille proche de celle des chardons Carduus mais toutefois différente, est plutôt originaire du milieu méditerranéen. On le rencontre sporadiquement sur le reste du territoire français dans des zones non cultivées, comme les friches ou les bords de chemin.

    D’après les ressources bibliographiques botaniques, cette espèce, comme la plupart des chardons que nous avons déjà présentés, était consommée pour ses feuilles.

    Le pompon est l’un des plus gros de la série. L’involucre, l’ensemble des bractées épineuses, mesure plus de 3 cm de diamètre.

    Astéracées, jamais assez

    Voilà qui termine la présentation des plantes sauvages de la famille des Astéracées connues en Île-de-France dont les fleurs sont roses et assemblées en pompon et qui portent des épines :

    Mais la grande famille des Astéracées comporte bien d’autres membres. Certains ont également des fleurs roses, mais pas d’épines, comme les centaurées ou l’eupatoire. D’autres sont entièrement jaunes. Et d’autres encore sont bicolores.

    Notre prochaine série portera sur les cousines de la pâquerette.

    Sources :

    Le site TelaBotanica

    Le site FLORIF

    Le dictionnaire étymologique de la flore française, par JP Ferrari


vendredi 28 mai 2021

  • Abeilles-coucous, les Nomada
    Abeille du genre Nomada – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Malgré ses allures de guêpes avec son corps élancé et ses couleurs vives, cet insecte est bien une abeille. C’est même une abeille-coucou. C’est une abeille parasitoïde qui, comme le coucou chez les oiseaux, pond ses œufs dans le nid d’autres abeilles (notamment les Andrènes) et dont la larve consomme les ressources mises à disposition des larves initiales et parfois même les larves elles-mêmes.

    Parmi les abeilles-coucous, le genre Nomada, en photo ici, est celui qui est le plus représenté, avec plus d’une centaine d’espèces en Europe. Sur image l’identification s’arrêtera au genre. La détermination de l’espèce demande une observation minutieuse (à la loupe !) de plusieurs détails du corps de l’insecte.

    Abeille du genre Nomada – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le nom « Nomada » vient certainement du comportement des femelles, sans cesse en mouvement. On peut en effet les observer parcourir les pelouses et les terrains nus, au ras du sol, à la recherche d’un nid à occuper.

    Les adultes, mâles et femelles, se nourrissent de nectar. Ils participent ainsi à la pollinisation d’espèces variées de plantes. On les rencontre fréquemment dans les collections SPIPOLL, et sont relativement facile à reconnaître grâce à leurs teintes franches de rouge, noir, jaune et blanc.

    Sources :

    Guide des abeilles, Edition Delachaux

    Clé de détermination du genre Nomada, par Jan Smit (en anglais)


jeudi 27 mai 2021

mercredi 26 mai 2021

  • La passerage drave

    Elles sont en fleurs en ce moment, notamment à l’île de loisirs de Cergy-Pontoise : les passerages draves, ou Lepidium draba.

    Lepidium draba – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Lepidium draba est la plus commune des 10 passerages connues en Île-de-France. Ses fleurs blanches sont rassemblées en grappes serrées. Les 4 pétales de chaque fleurs sont disposés en une croix régulière, typique de la famille des Brassicaceae (anciennement Crucifères).

    Fleurs de Lepidium draba – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ses feuilles sont pubescentes et embrassent la tige par deux oreillettes.

    Feuilles de Lepidium draba – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les fruits de la passerage sont de petites silicules (petites gousses) en forme de cœur.

    Silicules de Lepidium draba – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    C’est une espèce qui apprécie les sols légèrement humides et argileux mais s’adapte bien à des sableux pour peu qu’ils soient suffisamment riches en azote. Elle fait partie des plantes qui ont profité des pratiques intensives du siècle dernier et de l’eutrophisation des sols, ses populations sont plutôt en augmentation.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Fiche de Lepidium draba par TelaBotanica


vendredi 21 mai 2021

  • Journée internationale pour la diversité biologique

    Demain, 22 mai, sera la journée internationale pour la diversité biologique.

    Cette journée a été proclamée il y a 20 ans par l’Assemblée générale des Nations Unies pour créer une nouvelle opportunité de sensibiliser et d’exposer au plus grand nombre les enjeux liés à l’effondrement de la biodiversité. La date du 22 mai a été choisie en référence à la date d’adoption de la Convention pour la Diversité Biologique, le 22 mai 1993, dont les objectifs sont la protection de la diversité biologique et le partage juste et équitable des ressources qui en découlent à l’échelle mondiale.

    Le thème pour cette 20ème édition est « Nous faisons partie de la solution« . Il fait suite au thème de l’année précédente « Nos solutions sont dans la nature » pour rappeler que, au-delà de nos innovations technologiques, nos dépendons entièrement d’écosystèmes naturels sains et fonctionnels pour assurer la majeure partie de notre cycle de vie.

    Cette journée particulière est l’occasion de se renseigner sur la biodiversité qui nous entoure et sur les moyens qu’on peut mettre en œuvre pour la protéger.

    Célébrons ensemble la nature !

    Qui dit journée internationale dit aussi célébration. Et cela tombe bien, cette semaine en France c’est la Fête de la Nature ! Retrouvez le programme des animations proposées à Cergy-Pontoise.

    Vous pouvez aussi partager vos expériences et observations de nature sur l’ensemble des réseaux sociaux avec le #IcelebrateNature ! La biodiversité est riche, les occasions ne manquent pas !

    Pour aller plus loin :

    La Journée internationale pour la diversité biologique sur le site de l’ONU

    Le site de la Fête de la Nature


mercredi 19 mai 2021

  • L’atlas fait peau neuve

    Joyeux anniversaire !

    Pour fêter sa première année, l’Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise se remet à jour et offre plus de libertés !

    © CACP

    Vous pouvez maintenant participer aux enquêtes ciblées sur le territoire et signaler toutes les autres espèces qui vous paraissent importantes à indiquer. L’onglet « Je participe! » ouvre le formulaire de saisie dans lequel vous pouvez choisir l’une ou l’autre des enquêtes.

    © CACP

    Les données de 2020 ne sont plus visibles en ligne mais elles sont précieusement conservées pour les suivis à venir !

    Deux enquêtes en cours

    Faucon crécerelle et sa proie © CACP – Emilie Périé

    Cette année, nous vous proposons deux suivis participatifs. L’un sur les rapaces, l’autres sur les hirondelles et martinets (avec une récompense à la clé) !

    Hirondelles de fenêtre dans un nid artificiel – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Du nouveau sur Facebook !

    Pour accompagner ces suivis nous vous proposons de nous retrouver sur le groupe Facebook « Biodiversité à Cergy-Pontoise« . Vous pourrez y partager vos observations ou questionnements concernant la biodiversité et y trouver de nombreuses informations concernant les activités sur le territoire.

    © CACP

lundi 17 mai 2021

  • Le martinet noir

    Sans pieds … ?

    Le martinet noir © CACP – Gilles Carcassès

    Le martinet noir est ce bel oiseau estival que l’on entend crier joyeusement au-dessus de nos têtes dès le début du mois de mai et jusqu’au mois d’août. Son plumage est noir à l’exception d’une petite tache blanche sur la gorge. Mais on l’identifie plus facilement à sa forme : de grandes ailes en forme de faux et une queue légèrement échancrée pouvant se déplier en éventail.

    Le martinet appartient à la famille des Apodidés, son nom scientifique Apus apus signifie littéralement « sans pieds ». En effet, ses pattes sont extrêmement réduites. Elles se résument à un pied griffu collé à son corp. Cette griffe lui permet de s’accrocher aux parois verticales au moment d’entrer dans son nid, qui doit donc être suffisamment en hauteur pour lui permettre de s’élancer dans les airs sans avoir à se propulser sur des pattes inexistantes.

    Donc toujours en l’air !

    Martinets noirs en vol © CACP – Emilie Périé

    Cette absence de pattes n’est pas un handicap mais plutôt une optimisation pour l’adaptation à la vie en l’air. En effet, le martinet ne se pose jamais ! A l’exception de la couvée des œufs et du nourrissage des petits qui obligent les parents à entrer dans un nid et donc à s’arrêter un instant. Tout le reste de l’année le martinet profite des grands espaces aériens où il exécute ses impressionnantes voltiges.

    Il vole en moyenne à 35 km/h mais peut dépasser les 110 km/h pendant ses rondes territoriales ! Ses pirouettes lui permette de passer le ciel à l’épuisette et de se nourrir de toutes sortes d’insectes volants. Le ravitaillement en eau se fait également en vol, sur le mode des avions canadairs. Quant à son sommeil… eh bien lui aussi se passe tout là-haut ! Le martinet est capable, comme les poissons, de ne dormir que d’un hémisphère cérébral à la fois. Il peut donc maintenir son vol et sa concentration sur son environnement même au cœur de la nuit.

    Et jamais seul

    Groupe de martinets noirs © CACP – Emilie Périé

    Il vaut mieux qu’il soit alerte car les martinets sont des oiseaux sociaux. Ils voyagent et vivent en groupe. Eviter les carambolages demande une certaine adresse.

    Une bonne centaine de martinets survolaient les étangs de l’île de loisirs ce jour-là. Et d’autres groupes batifolent au-dessus de l’agglomération. Les avez-vous vus ? Dites-le nous dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise !

    Pour aller plus loin :

    Suivez un couple de martinets pendant la reproduction avec les équipes de La Salamandre

    Les vidéos du Professeur Jean-François Cornuet pour observer les martinets en vol


vendredi 14 mai 2021

  • Petit pic
    Pic épeichette, Dryobates minor – Cergy  © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette est le plus petit des cinq pics présents en Île-de-France. Il a une taille comparable à celle d’un moineau.

    On le différencie des autres pics noirs, blancs et rouges, les pics épeiche et mar par sa taille d’une part, ses couleurs et son signal sonore. Il est en effet distinctement plus petit que les deux autres. Son dos est rayé de blanc, alors que les autres sont entièrement noirs. Sa tête porte une petite calotte rouge, alors que le pic épeiche n’a que la nuque rouge (pour le mâle) et le pic mar a une calotte beaucoup plus couvrante. Côté son, comme ses comparses le pic épeichette tambourine sur les troncs pour marquer son territoire et attirer un partenaire. Le tambourinage est sensiblement plus long que celui du pic épeiche et moins sonore que celui du pic noir.

    Pic épeichette, Dryobates minor – Cergy  © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette est insectivore. Il chasse ses proies dans les bois fins et tendres. Ici il était occupé à vider le contenu d’une galle de rosier chevelu.

    Il illustre dans cette pose une autre caractéristique des pics. Les plumes de leur queue sont très rigides, ils peuvent ainsi s’en servir d’appui pour grimper le long des troncs.

    Les quatre autres pics :

    Le pic épeiche

    Le pic mar

    Le pic vert

    Le pic noir


mercredi 12 mai 2021

  • Fête de la Nature 2021 – le programme

    En dépit du contexte, la nature continue à évoluer. La Fête de la Nature aura donc lieu ; en version adaptée, certes, mais bel et bien lieu du 19 au 23 mai prochain. Le thème de l’année est A travers mille et un regards. Découvrons le programme à Cergy-Pontoise !

    A travers le regard d’un apprenti-fermier, d’un jardinier ou d’un pêcheur

    Apprenti-fermier © CACP – Emilie Périé

    La ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles proposent aux apprentis-fermiers de 18 mois à 3 ans de découvrir la biodiversité agricole le mercredi 19 mai de 15h00 à 16h00. 10 places ouvertes. Informations pratiques ici.

    La Ville de Vauréal, vous propose le mercredi 19 mai, de plonger au cœur des jardins de la ville et d’apprécier les différentes techniques de permaculture (bouturage, rempotage). L’occasion pour vous de repartir avec votre pied de menthe et de basilic, ou encore d’apprécier une dégustation de tisane ainsi qu’une présentation de recettes à base de plantes aromatiques.

    Les animateurs de la Maison de la Jeunesse (Vauréal) et de la Fédération de Pêche du Val d’Oise quant à eux, auront le plaisir de vous faire découvrir les milieux aquatiques le mercredi 19 mai de 13h30 à 16h30. Informations pratiques ici.

    Dans les yeux d’une abeille

    Rucher de Vauréal © ARB-idf – Myriam Boulouard

    Le samedi 22 mai de 10h à 12h, venez observer le rucher municipal de la Ville de Vauréal, et le travail des abeilles en présence d’un apiculteur qui répondra à toutes vos questions. Informations pratiques ici.

    Chaussez les lunettes d’un naturaliste

    A la découverte des chauves-souris de Menucourt

    Dessin de chauve-souris © CACP – Emilie Périé

    Le Vendredi 21 mai de 19h à 21h, la Ferme d’Ecancourt et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, vous invitent à explorer le parc du château de Menucourt et partir à la rencontre des chauves-souris grâce à une Batbox (appareil détectant les ultrasons). Lors de cette soirée, il sera notamment question d’approfondir vos connaissances sur ces mammifères nocturnes à travers des ateliers ludiques. 10 places ouvertes. Informations pratiques ici.

    Parcours autonomes

    Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Grâce à l’application Explorama, explorez tout au long de la semaine la biodiversité présente sur l’île de loisirs de Cergy et les zones humides du parc de Grouchy à travers un véritable jeu de piste en toute autonomie. Informations pratiques ici.

    Mille et un regards, mais surtout le votre !

    Tout au long de la semaine faites nous part de vos découvertes en identifiant la faune et flore qui vous entoure.

    La Ville de Vauréal vous propose à cette occasion de contribuer à l’atlas de la Biodiversité de Vauréal en inventoriant et cartographiant la faune et la flore observées sur Vauréal. 

    La Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise vous invite quant à elle à participer à un concours en contribuant également à l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise. Pour cela rien de plus simple, levez les yeux au ciel et soyez attentifs au moindre chant d’oiseau, notamment à ceux des hirondelles et martinets.

    Retrouvez les éditions précédentes :

    Edition 2019

    Edition 2018

    Edition 2017


lundi 10 mai 2021

  • L’étourneau sansonnet

    Trop facile !

    Etourneau sansonnet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Vous avez tous reconnu le plumage si particulier de l’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris. Avec ses mouchetures chamois et ses reflets métalliques sur fond noir il est aisément reconnaissable.

    Ses pattes et son bec sont sombres en hiver, mais deviennent roses pour les premières et jaune pour le second au moment de la reproduction. Il peut alors de loin être confondu avec le merle noir. Pour autant, bien qu’étant dans des familles d’oiseaux très proches, leurs formes générales sont assez différentes. En vol, l’étourneau se reconnait à son aspect très symétrique. Ses ailes sont larges et triangulaires et sa queue plutôt courte. Si bien que sur un arrêt sur image on ne sait pas toujours bien dans quel sens est l’oiseau.

    A l’oreille en revanche, la distinction n’est pas toujours aisée. Si l’étourneau n’est pas un grand chanteur ; ses notes propres ne sont pas aussi mélodieuses que celles de la fauvette à tête noire ou du rougegorge par exemple ; c’est un excellent imitateur ! Il aura tôt fait de berner l’ornithologue amateur sur la présence d’un loriot ou d’une buse dans les parages.

    Chut …

    Etourneau sansonnet – Cergy © CACP – Emilie Périé

    L’étourneau est un oiseau plutôt grégaire. Même en ce moment, pendant la période de reproduction, les groupes restent relativement proches et se retrouvent en dortoir la nuit. Cette sociabilité explique aussi le fait qu’il soit assez vocal. Les cris de contact réguliers permettent aux individus de se rassurer et de confirmer la présence de chacun.

    Le témoignage le plus impressionnant de cette sociabilité a lieu à l’automne. A cette période les familles se regroupent en immenses nuées pour passer la nuit, leur grand nombre leur permettant de se protéger des prédateurs. Souvent en fin de journée les individus de cette nuée se rassemblent avant de descendre au dortoir. On assiste alors à un ballet aérien impeccablement coordonné rassemblant plusieurs centaines de voltigeurs. C’est ce qu’on appelle la murmuration.

    Opportuniste

    Etourneau en hiver © CACP – Gilles Carcassès

    L’étourneau a un bec fort et relativement long, caractéristique des régimes omnivores. Il se nourrit principalement d’invertébrés qu’il trouve directement au sol, c’est pourquoi on le voit très souvent dans les pelouses qu’il parcoure en sautillant. Mais à la saison des fruits il diversifie volontiers son alimentation, surtout s’il y a des cerises à disposition !

    Pour ce qui est de l’installation du nid, l’étourneau est cavernicole, il recherche des cavités dans les arbres particulièrement. Il n’hésite pas à réutiliser les niches d’autres oiseaux comme les pics, les chouettes ou les huppes.

    Source :

    L’étourneau sansonnet, par Oiseaux.net

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


vendredi 7 mai 2021

mercredi 5 mai 2021

  • Douceur en fleurs
    Valerianella locusta, la mâche doucette – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    La mâche doucette est une petite plante (pas plus de 40 cm) de la famille des Caprifoliaceae. Elle a des fleurs rassemblées en têtes globuleuses dont les pétales sont d’un bleu cendré presque blanc.

    Elle ressemble beaucoup à ses comparses du genre Valerianella mais les autres représentantes sont extrêmement rares dans la région, aussi il est difficile de la confondre avec une autre espèce. De plus, elle est traditionnellement cultivée car ses feuilles se mangent en salade. Elle est donc facile à trouver.

    Elle est commune sur tout le territoire français, dans des milieux assez variés. La littérature la classe parmi les plantes poussant dans les champs et les milieux ouverts. Elle a l’air de s’en tirer plutôt bien en ville et dans des milieux très contraints (secs et/ou pauvres) comme les trottoirs ou les fissures de mur. En ce moment elle est en fleur dans presque tous les cimetières de l’agglomération.

    Valerianella locusta, la mâche doucette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Valerianella locusta, dans TelaBotanica

    Valerianelle locusta, dans FLORIF

    Retrouvez d’autres plantes de la famille des Caprifoliceae :

    La knautie des champs

    La succise des prés

    Le cabaret des oiseaux


lundi 3 mai 2021

  • L’hirondelle rustique
    Hirundo rustica, l’hirondelle rustique © CACP – Gilles Carcassès

    C’est sans doute la plus emblématique de la famille des Hirundinidés. Avec sa silhouette effilée et ses couleurs élégantes (dos bleu, gorge rouge, contrastes noirs et blancs), elle ne passe pas inaperçue. D’autant plus qu’elle tolère, voire même affectionne, la compagnie de l’homme.

    En effet, elle niche préférentiellement dans les granges, les écuries, les hangars ou autres bâtiments assurant un accès illimité, un toit protecteur et une accroche permettant la tenue du nid qu’elle construit avec un mélange de boue et de débris végétaux. Les hirondelles rustiques sont fidèles à leur zone de nidification et elles préféreront revenir consolider le nid de l’an passé que d’en construire un nouveau. (Rappel : les hirondelles sont des oiseaux protégés, la destruction des nids et des sites de nidification est interdite).

    Hirondelles rustiques au perchoir © CACP – Emilie Périé

    Les hirondelles rustiques ne sont pas des oiseaux sociaux (elles ne nichent pas en colonie) mais restent tout de même grégaires. En période de migration on les voit se rassembler sur leur perchoir favoris : les fils électriques ou comme ici, les câbles du téléski de l’île de loisirs.

    Elle peuvent également partager des zones de chasse ou d’abreuvoir. On observe alors plusieurs individus, voire dizaines d’individus sur un même territoire. Les hirondelles sont strictement insectivores, elles se nourrissent en capturant en vol des insectes. Elles ont donc besoin d’espaces ouverts comme des champs, des zones humides, ou de larges plans d’eau au-dessus desquels effectuer leur voltige quotidienne. Pour ce qui est de l’apport en eau, elles utilisent la méthode du canadair : elles volent au ras de le surface, le bec dans l’eau.

    Comptage et déclin

    Sans être menacée, l’hirondelle rustique voit tout de même ses populations décliner. Deux causes sont principalement identifiées : la raréfaction des bâtiments ouverts, principaux sites de nidifications et le déclin généralisé des insectes dans toute l’Europe, unique ressource alimentaire.

    Afin d’évaluer au mieux ce qui peut être réalisé pour favoriser cette espèce sur notre territoire, aidez-nous à estimer leur présence à Cergy-Pontoise. Renseignez dans l’Atlas de Cergy-Pontoise vos observations d’hirondelles rustiques (perchées, en chasse, au nid) et faites d’une pierre trois coups :

    • Vous nous aidez à adapter les mesures de protection de cette espèce ;
    • Vous profitez du ballet aérien de ce très bel oiseau ;
    • Vous tentez de gagner le Concours des observateurs de cette année. Au 30 juin, ceux ayant renseigné le plus de données d’hirondelles et martinets dans l’Atlas seront récompensés !

    Sources :

    Le guide ornitho, Editions Delachaux

    L’hirondelle rustique, par Oiseaux.Net


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