Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 20 septembre 2019

  • Le gobemouche noir
    Gobemouche noir – Cergy © Michèle Camprasse

    Quel est donc cet oiseau qui vient profiter du point d’eau des mésanges ?

    Gobemouche noir – Cergy © Michèle Camprasse

    C’est un migrateur qui voyage la nuit et fait une petite halte. Le gobemouche noir ne niche en Ile-de-France de manière certaine que dans le massif forestier de Fontainebleau. Mais chaque année au début du mois de septembre ce sont des millions de gobemouches noirs, venus d’Europe du Nord et de l’Est qui font le voyage vers l’Afrique. Un bon nombre d’entre eux traversent alors la France, principalement en longeant la côte atlantique ou en empruntant la vallée du Rhône.

    La LPO suit la migration de cet oiseau en agrégeant les observations des ornithologues amateurs. Les statistiques sont consultables sur le site faune-france.org

    Passage post-nuptial du gobemouche noir en France en 2019 (source faune-france.org)
    Carte des observations du gobemouche noir en 2019 (source faune-france.org)

    Peut-être l’avez-vous vu dans votre jardin ces jours-ci ? Sinon, ouvrez l’œil, quelques retardataires vont encore passer !

    Source :

    Le gobemouche noir, par l’INPN

    Retrouvez le portrait d’un autre petit oiseau migrateur :

    Le pipit farlouse


jeudi 19 septembre 2019

  • Les pieds dans le plat !

    En voilà des manières que de se rouler dans son assiette !

    C’est pourtant la technique de cette petite abeille sauvage.

    Abeille Panurgus dans une fleur de picride © CACP – Alexandra Marques

    Cette petite abeille toute noire appartient à la famille des Panurgus, assez difficile à déterminer. On connait deux espèces en Île-de-France : Panurgus dentipes et Panurgus banksianus.

    Ces abeilles Panurgus ont une technique assez particulière pour récolter le pollen : elles se roulent littéralement dans les fleurs autour des étamines et ramassent le pollen sur leur scopa (les brosses sur les pattes postérieurs qui servent à récolter les grains de pollen). Celle-ci est déjà bien chargée !

    Abeille Panurgus couverte de pollen © CACP – Emilie Périé

    Une autre particularité de ces abeilles, elles semblent consommer exclusivement le pollen des astéracées liguliflores jaunes comme ici des picrides (Picris hieracioides en premier et Picris echioides en second).

    Retrouvez d’autres histoires d’abeilles :

    L’anthidie à sept épines

    La mégachile des jardins

    L’anthidie à manchette

    L’andrène des campanules

    Abeille panurgus © CACP – Emilie Périé

mercredi 18 septembre 2019

  • Dans mon compost : la punaise élégante
    Aphanus rolandri – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    La véloce du compost !

    Très facile à reconnaître cette petite punaise avec son losange orange sur les hémélytres !

    Aphanus rolandri est difficile à photographier car elle a la bougeotte, se faufile partout et en plus elle court vraiment très vite pour une punaise. Elle vit au sol dans des endroits riches en matière organique et bien pourvus en cachettes (pierres, cailloux, déchets végétaux). Un gros tas de bois broyé est pour cette punaise un lieu de vie idéal.

    Sa rapidité laisserait supposer des qualités de chasseuse. En fait, elle se nourrirait de graines. Si elle court vite, c’est sans doute pour échapper à tous ceux qui voudraient la manger…

    Retrouvez nos articles sur les habitants du compost :

    Dans mon compost : les collemboles

    Dans mon compost : la blaniule mouchetée

    Dans mon compost : le cloporte rugueux


mardi 17 septembre 2019

  • Fleurissement parisien : le palmarès 2019

    J’ai eu le grand honneur de faire partie du jury professionnel externe du concours des décorations florales estivales de la ville de Paris. Les intentions des équipes concurrentes et les plantes qu’ils ont utilisées sont détaillés dans les fichiers en téléchargement de la présentation du concours.

    Voici quelques images des réalisations des lauréats :

    Jury des parisiens

    Prix coup de cœur

    Square Léon Serpollet (18ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Un jardin potager un peu fou, avec de bien beaux assemblages.

    Square Léon Serpollet (18ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Oh, la tour Eiffel, plus belle que nature !

    Prix de la décoration la plus originale

    Dalle d’Ivry (13ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Une rivière sèche et ses joyeuses éclaboussures ! Des plantes aromatiques s’invitent parmi les galets pour le plus grand bonheur des abeilles.

     

    Catégorie 1 : décorations inférieures à 100 m²

    Prix décerné par le jury professionnel externe

    square Cardinal Petit de Julleville (17ème) © CACP – Gilles Carcassès
    Square Cardinal Petit de Julleville (17ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Un jardin blanc en anneau, relevé d’or et d’argent. Tout en subtilité, il invite à la méditation.

    Prix décerné par le jury professionnel interne

    Square Henri Huchard (18ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Le jury a admiré la maîtrise chromatique et la parfaite insertion dans l’environnement.

     

    Catégorie 2 : décorations de 101 à 200 m²

    Prix décerné par le jury professionnel externe

    Square Villemin (10ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Un décor très fin, tout en contrastes et en transparence.

    Prix décerné par le jury professionnel interne

    Parc Suzanne Lenglen (15ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Une invitation au voyage, des origines les plus lointaines au futur hypothétique de l’Humanité, avec une mise en scène très poétique à découvrir tout le long d’un parcours au cœur même du massif.

     

    Catégorie 3 : décorations de 201 à 500 m²

    Prix décerné par le jury professionnel externe

    Square Carnot (12ème) © CACP – Gilles Carcassès

    On ose à peine entrer sous la « yourte » de peur de déranger les trolls qui sans doute y habitent. Nos regards indiscrets découvrent leurs mini-potagers, leurs réserves gourmandes, leurs cachettes secrètes…

    Square Carnot (12ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Humains, courbez la tête pour passer sous les lourdes guirlandes de cobée !

    Prix décerné par le jury professionnel interne

    Square Saint-Lambert (15ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Les massifs ont été cette année éclatés en triangles pour évoquer les voyages et la dérive des continents. De nombreuses plantes, comme ces Helianthus salicifolius rappellent les jaillissements de la fontaine monumentale du square.

     

    Catégorie 4 : décorations supérieures à 501 m²

    Prix décerné par le jury professionnel externe

    Jardin de l’Ecole Du Breuil (12ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Cette année l’école Du Breuil a présenté un jardin à la découverte des plantes psychotropes et de leurs effets, caché dans un couloir de graminées géantes ! On ne sort pas indemne de ce parcours initiatique. Cela vaut le détour !

    Prix décerné par le jury professionnel interne

    Parc floral de Paris (12ème) © CACP – Gilles Carcassès

    La qualité esthétique d’un massif ne dépend pas forcément de la complexité de la composition ! Le parc floral nous fait cette année encore de belles démonstrations avec une talentueuse simplicité.

    Parc floral de Paris (12ème) © CACP – Gilles Carcassès

    Le Parc floral présente aussi un « massif fleuri du futur » faisant une très large place aux plantes indigènes et même aux adventices ! Cet aménagement durable sera adapté au fil des années en fonction du développement des vivaces présentes.

    Prix spéciaux décernés par le jury professionnel interne

    • Qualité de l’entretien compte-tenu des contraintes : Esplanade des Invalides
    • Première présentation : Square des Saint-Simoniens
    • Utilisation des plantes régionales : Square du Sergent Aurélie Salel
    • Suivi du Thème « Des plantes et des hommes : les services rendus par la nature » : Darses du bassin de la Villette

    Bravo et merci aux jardiniers parisiens de nous offrir de si belles inspirations !

    Retrouvez nos articles :

    Fleurs estivales : quoi de neuf à l’école Du Breuil ?

    Fleurissement 2018 : mes coups de cœur parisiens


lundi 16 septembre 2019

  • Mobilité et biodiversité

    Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité 2019, la cellule développement durable et biodiversité propose aux collègues de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, sur le thème « Mobilité et Biodiversité », deux conférences les 16 et 19 septembre ainsi qu’une sortie découverte le 20 septembre (voir le programme des animations).

    Les relations entre la mobilité et la biodiversité sont nombreuses et complexes. Nous avons essayé de les classer en catégories, chacune illustrée par des exemples locaux. Dans le diaporama ci-après, vous pourrez approfondir les sujets abordés en cliquant sur les liens indiqués en bleu dans ses pages.


vendredi 13 septembre 2019

  • Une punaise en or
    Une punaise en or ! – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Les sauges de Russie (Perovskia atriplicifolia) qui bordent le mail Mendes France et le boulevard de l’Oise à proximité bourdonnent d’abeilles domestiques. Je fais parfois sur cette plante de belles rencontres : la punaise de la jusquiame, ou la chrysomèle du romarin par exemple. Cette fois-ci, c’est une splendeur jaune qui m’a tapé dans l’œil. A croire que cet insecte connaît le principe des couleurs complémentaires !

    Nezara viridula – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Il pousse le raffinement coloré jusqu’aux yeux et aux antennes dont le brun violacé s’harmonise délicatement avec les tons de la fleur.

    Nezara viridula (détail)- Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    L’examen du scutellum me permet de l’identifier : un point noir dans chaque angle encadre trois points blancs, c’est bien Nezara viridula, la punaise verte ponctuée. Les deux dragées blanches collées près de sa tête ne sont pas des friandises mais les œufs d’une mouche parasite de la famille des Tachinidae.

    Couple de Nezara viridula – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Sur une autre branche, je trouve ce couple de la même espèce dans une livrée plus ordinaire. Sur fond vert, les points blancs sont plus visibles. L’un des deux individus a aussi écopé d’un œuf de tachinaire au coin de l’œil.

    Nezara viridula juvénile – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Et voici, plus loin, une forme juvénile de Nezara viridula, reconnaissable à ses taches rouges et blanches sur fond noir.

    Mais que fait-elle en jaune ?

    La membrane est bien transparente et non laiteuse, ce qui indique que cet adulte a émergé depuis longtemps et qu’il a sa couleur définitive. Il s’agit en fait d’une forme très rare, dénommée aurantica (ou type Y) par les spécialistes. Elle a déjà été vue en Italie du Nord et peut-être aussi en Croatie. Je soupçonne une arrivée avec une plante de pépinière italienne…

    Sources :

    La punaise verte ponctuée, par ephytia

    Polymorphism of the Southern Green Stink Bug Nezara viridula Linnaeus, 1758 (Hemiptera: Pentatomidae) In Vietnam, par Thai Thi Ngoc Lam, Truong Xuan Lam and Tran Ngoc Lan

    Retrouvez notre article :

    Squatteur de salle de bains (Nezara viridula dans sa forme torquata


jeudi 12 septembre 2019

  • La renoncule à pinceau, plante rare à Cergy-Pontoise

    Une plante rare et vulnérable dans la Viosne

    Ranunculus penicillatus – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ces fleurs blanches flottant avec légèreté dans la Viosne appartiennent à la renoncule à pinceau (Ranunculus penicillatus). Cette plante aquatique est notée comme étant extrêmement rare dans la région.

    Elle est très proche de la renoncule des ruisseaux (Ranunculus fluitans) et les botanistes ne sont pas toujours d’accord sur la séparation de ces deux espèces. On manque encore d’information sur les populations de Ranunculus penicillatus mais on sait que Ranunculus fluitans est « vulnérable » selon la liste rouge régionale (elle pourrait devenir de plus en plus rare). Elle était pourtant « très commune » dans les flores anciennes. Il est probable qu’il en soit de même pour Ranunculus penicillatus.  De plus, elles se développent toutes deux essentiellement dans les eaux courantes, claires et non polluées. En trouver une si belle station dans la Viosne est une très bonne nouvelle. D’autant plus qu' »elle n’était pas là il y a trois ans », nous dit un habitant rencontré sur place.

    Les collègues de la GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et protection des inondations) étaient avec nous lors de notre découverte. Nous comptons sur eux pour garantir la survie de cette station.

    La reconnaître à coup sûr

    Cette renoncule étant considérée comme « extrêmement rare » et « vulnérable » elle est suivie d’assez près par les botanistes de la région. Il ne faut donc pas commettre d’impair en signalant la mauvaise plante dans les bases de données régionales. Voici les éléments de la clé qui nous permettent d’être certains de notre identification :

    • Les pétales de cette renoncule sont blancs
    • Les feuilles sont toutes découpés en lanières filiformes
    • La plante « nage » dans le courant et atteint jusqu’à 6 mètres de long
    • Il y a des poils sur le réceptacle de la fleur.

    Nous arrivons donc à Ranunculus penicillatus, la renoncule à pinceau.

    Identifier la renoncule à pinceau © CACP – Emilie Périé

    Affaire à suivre !

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    La renoncule à pinceau, par FLORIF

    La renoncule des rivières, par FLORIF

    Liste rouge de la flore vasculaire d’Île-de-France

    La renoncule des rivières – Osny © CACP – Emilie Périé

mercredi 11 septembre 2019

  • Ménage de rentrée
    Le bassin du Petit Albi – Osny © CACP – Emilie Périé

    L’ambiance est bucolique sur les bords du bassin du Petit Albi à Osny. On s’attend à y croiser une grande diversité d’oiseaux et d’insectes aquatiques. Mais quand on y regarde de plus près, le constat n’est pas réjouissant.

    Fils de pêche et détritus aux bords du bassin © CACP – Emilie Périé

    Et le manque de civisme de certains usagers est vraiment consternant !

    Les images des tortues marines piégées dans des filets de pêche ou des hippocampes accrochés à des cotons-tiges parlent à beaucoup de monde. Mais il est important de se rappeler que la pollution des milieux naturels n’est pas un sujet concernant seulement les espaces lointains de notre planète. Sur nos territoires aussi, ces incivilités menacent à la fois notre santé et celle de toute la biodiversité partageant l’espace avec nous. Le cas du Petit Albi n’est malheureusement pas isolé.

    Heureusement les collectivités, les associations, les bénévoles, travaillent activement à retirer ces déchets, sensibiliser les citoyens et organiser la ville de telle manière que la bonne action soit la plus simple. Mais les bras manquent ! Alors si vous voulez apporter votre pierre à l’édifice (ou plus exactement retirez votre bouteille du fossé) participez au World CleanUp Day et aux actions soutenues par la CACP !

    C’est un événement mondial, annuel, pendant lequel des bénévoles se regroupent pendant une journée pour ramasser les déchets sur un secteur choisi. Cette année, l’événement a lieu le samedi 21 septembre. Alors, en passant à l’automne, passez aussi à l’action ! Armez-vous de gants (très importants!) de sacs poubelles, de motivation et de bonne humeur (également très importante!) et rejoignez un groupe de ramassage pour 10 min, 1 h ou 1 journée selon votre disponibilité. Des événements sont organisés dans toute la France, cliquez sur l’image pour trouver ceux près de chez vous. On vous attend nombreux !

    N’oublions pas : Biodiversité, tous vivants, tous responsables.


mardi 10 septembre 2019

  • Bilan des observations 2019 sur le campus de Neuville

    Durant le dernier trimestre de l’année scolaire nous avons accompagné un groupe d’étudiants pour inventorier la faune et la flore du campus de l’université de Neuville.

    Ces résultats devront leur servir à proposer des aménagements pertinents pour favoriser la biodiversité existante sur le campus.

    Voici quelques-unes de nos trouvailles :

    Suivi temporel des oiseaux communs

    Lors du protocole STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) les étudiants, accompagnés de leur professeur et de sa lunette d’observation ont dénombré pas moins de 29 espèces d’oiseaux sur le campus.

    Animation STOC – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    Parmi elles, la fauvette à tête noire, une espèce protégée à l’échelle nationale, a particulièrement bien démontré son talent pour le chant.

    Fauvette à tête noire mâle – Neuville © Christophe Guego

    Florilèges – prairies urbaines

    Lors du protocole Florilèges les étudiants, équipés de la Flore des prairies urbaines et de l’application PlantNet, ont identifié une trentaine d’espèces peuplant les espaces verts du campus.

    Animation Florilèges – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    L’espèce la plus rencontrée dans les carrés était le coquelicot (Papaver rhoeas) !

    Le coquelicot – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    PROPAGE

    Lors du protocole PROPAGE (protocole papillon gestionnaire) les étudiants ont pu observer 10 espèces de papillons de jour et 3 papillons de nuit. Ils ont notamment vu le Demi-deuil, une espèce d’intérêt patrimonial à l’échelle de la région.

    Demi-deuil sur fleur de luzerne – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    Sauvages de ma rue

    Grâce au protocole Sauvages de ma rue et à son application dédiée, les étudiants ont pu dénombrer pas moins de 20 espèces différentes sur quelques mètres du trottoir du mail Gay Lussac.

    Animation Sauvages de ma rue – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    Parmi elles, la vipérine (Echium vulgare) nous a fait l’honneur de ses couleurs.

    Echium vulgare, la vipérine commune © CACP – Gilles Carcassès

    Les coccinelles du campus

    Lors d’une grande chasse aux coccinelles sur le campus, les étudiants ont déniché 6 espèces de coccinelles différentes …

    Chasse aux coccinelles à Neuville © CACP – Emilie Périé

    … dont la très rare coccinelle à onze points Ceratomegilla undecimnotata !

    Ceratomegilla undecimnotata – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Les résultats complets (en cliquant dans l’image)


lundi 9 septembre 2019

  • Nez-de-rat

    Bravo à Thierry, Ophélie et Philippe qui ont percé le mystère !

    Aelia acuminata, la punaise nez-de-rat – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    On comprend à sa figure pourquoi on nomme cet insecte la punaise nez-de-rat.

    Aelia acuminata – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Les agriculteurs la connaissent sous le nom de punaise des blés. On rencontre Aelia acuminata sur les graminées sauvages ou cultivées et elle s’attaque aux grains en formation. En Europe méridionale et en Afrique du Nord, elle peut faire des dégâts sensibles dans les champs de céréales.

    Retrouvez d’autres punaises de la famille des Pentatomidae (les punaises à bouclier) :

    La punaise de l’épiaire

    Punaises du chou

    Palomena et Nezara


vendredi 6 septembre 2019

jeudi 5 septembre 2019

  • La fléole des prés
    La fléole des prés, Phleum pratense – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    En marchant le long du boulevard de l’Oise à Vauréal, je repère sur le bas côté une graminée intéressante. Ces épis parfaitement cylindriques au milieu des grandes herbes appartiennent certainement à une fléole.

    Une plante à cornes ?

    Un examen un peu plus rapproché me permet de confirmer mon hypothèse.

    La fléole des prés et ses cornes du diable © CACP – Emilie Périé

    Chez les graminées, les fleurs sont souvent si petites qu’elles ne sont pas visibles à l’œil. L’épi (en plan large sur la photo ci-dessus) est constitué de plusieurs épillets (dans le zoom) lesquels abritent chacun une ou plusieurs fleurs. Chaque épillet est soutenu par deux glumes (les parties vertes dans l’image du zoom).

    Dans notre exemple, l’épi est de forme cylindrique et les glumes des épillets ont de longues arêtes qui leur donnent l’air de porter les cornes du diable. Ces deux éléments sont caractéristiques du genre Phleum, les fléoles.

    Tout en souplesse

    Il existe plusieurs fléoles Île-de-France. La fléole des sables est presque éteinte dans la région, et elle est beaucoup plus petite. Ce n’est donc pas elle. Il reste alors à différencier la fléole des prés de la fléole de Bœhmer. Pour cela, un test de souplesse s’impose.

    La fléole des prés tient la courbure © CACP – Emilie Périé

    En effet, lorsqu’on la courbe, la fléole de Bœhmer parait se fragmenter en plusieurs lobes, alors que la fléole des prés conserve sa forme cylindrique (comme sur l’image).

    Nous avons donc à faire à la fléole des prés, Phleum pratense, et ses fameuses cornes du diable.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    La fléole des prés, par FLORIF

    Retrouvez des portraits d’autres graminées :

    Le chiendent pied-de-poule

    La petite éragrostide


mercredi 4 septembre 2019

  • Pammene aurana, la pyrale de la berce

    Chocolat à l’orange ?

    Sur une fleur de berce commune – parc du château de Grouchy (Osny) © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord d’un chemin dans le parc du château de Grouchy à Osny, j’ai rencontré ce curieux petit papillon bicolore sur une ombelle de berce.

    Pammene aurana – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Visiblement il se délecte du nectar de cette fleur fraichement éclose.

    Les rayons du soleil du matin font miroiter ses écailles :

    Pammene aurana – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    A ses gros yeux et sa silhouette, je soupçonne la famille des Tortricidae, de petits papillons de nuit souvent nuisibles aux cultures. Malgré son look bien typé, j’ai un peu de mal à l’identifier car il n’est pas souvent photographié. Il s’agit de Pammene aurana, une espèce inféodée aux berces. Les chenilles se protègent dans des toiles collectives tissées dans les inflorescences de la berce commune puis consomment les graines de cette plante. Elles hibernent dans un cocon de soie dans le sol. L’année suivante, au début de l’été, les papillons émergent et gagnent les fleurs des berces.

    Retrouvez d’autres belles découvertes faites au parc de Grouchy, dans ces articles :

    Le pic mar

    La saperde perforée

    Deux plumes d’Indien

    Encore vivante !


mardi 3 septembre 2019

  • Fleurs estivales : quoi de neuf à l’école Du Breuil ?
    Carrés de présentation des plantes estivales – Ecole Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Chaque été, j’aime bien rendre visite à mes amis de l’école Du Breuil qui mettent en scène avec beaucoup de passion et de talent une extraordinaire collection de plantes à massifs pour le fleurissement estival. Voici quelques-uns de mes coups de cœur 2019 :

    Composition savante – Ecole Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Salvia canariensis ‘Candidissima’ au feuillage très blanc et à la floraison pourpre généreuse  associée ici au Petunia hedgiflora Tidal Wave ‘Red Velour’.

    Rudbeckia triloba ‘Prairie Glow’ © CACP – Gilles Carcassès

    Pas nouveau, mais toujours aussi gracieux, le léger Rudbeckia triloba ‘Prairie Glow’. Pétales en rouge et or : on dirait l’œuvre d’un peintre.

    Rudbeckia hirta ‘Dever Diasy’ et Petunia hedgiflora Tidal Wave ‘Rose Cerise’ © CACP – Gilles Carcassès

    Un rudbeckia un peu fou qui semble vouloir s’échapper de la composition.

    Helichrysm italicum ‘Coco giant’ Ecole Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    L’école Du Breuil nous l’avait déjà montré en 2017, cet Helichrysum aux feuilles longues et étroites renouvelle un peu le genre des plantes à feuillage blanc.

    Eschscholzia californica ‘Rose chiffon’ – Ecole Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    La facilité de culture bien connue de l’Eschscholzia, dans une tonalité tendre et lumineuse.

    Zea mays ‘Field of dream’ © CACP – Gilles Carcassès

    Pour les amateurs de curiosités colorées, les marbrures roses du maïs décoratif ‘Field of Dream’ (pas très visibles vues de loin, malheureusement).

    A l’an prochain !

    Aux carrés de présentation des estivales – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez mes coups de cœur de l’année précédente :

    Estivales 2018

    Et d’autres articles sur les jardins de l’école Du Breuil :

    Le jardin d’Hélène

    Retour sur la rencontre technique du 27 septembre 2016 à l’école Du Breuil

    Un potager d’exception


lundi 2 septembre 2019

  • C’est la rentrée de la biodiversité !

    Comme « rentrée » va souvent avec « nouvelles résolutions » et « actions », l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) vous propose de vous exprimer pour la biodiversité. Il s’agit de partager vos envies, vos avis, votre vision pour le futur et votre façon d’agir vis-à-vis de la biodiversité. Toutes les contributions feront l’objet d’une synthèse présentée lors du Congrès Mondial de la Nature qui aura lieu à Marseille en juin 2020. Tous vos apports permettront d’alimenter les réflexions et décisions prises lors du congrès sur les futures politiques en faveur de la biodiversité.

    Pour participer deux options s’offrent à vous :

    • Suivre physiquement le Tour de France de la biodiversité à travers les festivals sur lesquels sont présents les membres de l’AFB et s’inscrire aux ateliers.
    • Utiliser la plateforme en ligne pour répondre aux questions posées par l’AFB, ou romancer votre vision du monde pour les années à venir.

    Bien entendu, l’AFB ne vous laisse pas démunis dans vos réflexions sur le sujet. La rubrique Informez-vous est déjà riche d’éléments permettant d’appréhender au mieux le concept même de biodiversité et ses bénéfices. Nous vous invitons vivement à aller la consulter. Et les plus jeunes sont également conviés !

    N’oublions pas : Biodiversité, tous vivants, tous responsables.

    Chacun à son niveau

    Le Flambé, un papillon protégé © CACP – Mathilde Vassenet

    Sur le territoire de Cergy-Pontoise, de nombreuses espèces font l’objet de protection nationale ou régionale, comme le Flambé.

    Une sortie nature à Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Vous pouvez participer aux animations que nous organisons tout au long de l’année pour continuer à vous renseigner sur la biodiversité.

    Une action favorable à la biodiversité : la gestion différenciée © CACP – Gilles Carcassès

    Chacun à son échelle peut réaliser des actions favorables à la biodiversité. Que ce soit la collectivité dans sa gestion de l’espace public ou les particuliers dans la gestion de leur jardin ou l’usage des espaces communs, nous pouvons tous agir.

    Sources :

    Le site Biodiversité. Tous vivants !

    La plateforme Exprimez-vous

    Biodiversité, tous vivants, tous concernés

    Le site de l’Agence Française pour la Biodiversité


vendredi 30 août 2019

  • Le physocéphale à bandes

    Face de beurre !

    Physocephala vittata, de la famille des Conopidae – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Phycephala vittata est ainsi nommée en raison des étroites bandes dorées qui ornent son abdomen (vittata = enrubanné en latin). C’est une espèce peu commune, endoparasite de plusieurs espèces de bourdons, de l’abeille domestique, du frelon européen, de la guêpe germanique et du philanthe apivore.

    Physocephala vittata – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le cinquième segment abdominal porte un appendice permettant de s’accrocher en vol aux hyménoptères qu’elle parasite. L’œuf doté d’un crochet est solidement fixé sur le corps de l’hôte. La larve de Physocephala vittata se nourrit des organes internes de son hôte et se nymphose dans son corps au bout d’une quinzaine de jours.

    Les adultes émergent à la sortie de l’hiver et consomment le nectar des fleurs de scabieuses ou d’ombellifères.

    La famille des Conopidae compte 60 espèces en France.

    Source :

    Les conopides de la Manche, par Manche Nature

    Retrouvez d’autres diptères parasites :

    Peleteria iavana, belle mouche épineuse

    L’anthracine morio

    Malacophages

    Ectophasia, jolie mouche de Grouchy


jeudi 29 août 2019

  • Le mélampyre des champs
    Melampyrum arvense – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le mélampyre des champs est une plante annuelle assez rare, de la famille des Orobanchaceae, hémiparasite de nombreuses plantes herbacées, dont la luzerne et l’ivraie vivace. Elle peut aussi parasiter le blé. Ses graines, mêlées au blé, donnait parfois au pain une coloration violacée peu appétissante.

    Carte de répartition de Melampyrum arvense en Ile-de-France – Florif

    L’espèce est assez fréquente en basse vallée de la Seine aux abords des champs sur sol calcaire, ou dans les prairies rocailleuses. Nous en avons découvert quelques pieds sur un mètre carré au bord d’un champ à Vauréal, seule station à notre connaissance sur Cergy-Pontoise. A notre demande, l’exploitant de la parcelle concernée préservera le site en luttant contre son embroussaillement par une fauche tardive annuelle.

    Le mélampyre des champs © CACP – Gilles Carcassès

    Les bractées roses de l’épi floral portent des nectaires qui sont sans doute destinés aux fourmis. Profitant de leur visite, elles emportent des graines pourvues d’un élaïosome nutritif et disséminent ainsi la plante. Le mélampyre des champs fait en effet partie des espèces myrmécochores, comme le lamier pourpre, la chélidoine, ou le cyclamen coum.

    Sources :

    Fiche de Melampyrum arvense, par Florif

    Mélampyre des champs : le blé noir, par Sauvages du Poitou

    Retrouvez le portrait d’autres Oranbanchaceae :

    L’orobanche pourprée, plante rare et protégée

    L’orobanche du lierre


mercredi 28 août 2019

  • Ceci n’est pas une mouette !
    Sternes pierregarins à la toilette © CACP – Gilles Carcassès

    Cet oiseau qui prend son bain n’est pas une mouette. Son bec rouge à pointe sombre et sa calotte noire sont les éléments distinctifs de la sterne pierregarin. L’oiseau qui est à gauche est un juvénile.

    Sternes pierregarins (Sterna hirundo) – Carrières-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Le jeune, ici, quémande de la nourriture. Une petite colonie de sternes pierregarins s’est établie à l’étang de la Galiotte grâce à l’installation, dans le cadre de l’aménagement du parc du peuple de l’herbe, de radeaux flottants garnis de graviers et de tuiles en U renversées permettant aux poussins de se mettre à l’abri des oiseaux prédateurs en cas d’attaque.

    Pour comparer, voici sur le même rivage une mouette rieuse dans son plumage d’été, avec son capuchon couleur chocolat.

    Mouette rieuse © CACP – Gilles Carcasses

    Cette mouette ferait bien de se méfier : ces vieux filets de pêche sont des pièges mortels pour les oiseaux lorsqu’ils se prennent les pattes dedans.

    Mouette rieuse ou sterne pierregarin ? © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La sterne pierregarin, par Oiseaux.net

    La sterne pierregarin, par La Salamandre

    Retrouvez nos belles histoires de mouettes :

    Belle nordique, on sait où tu es née !

    Zdzmouette ?

    Cergy-Pontoise, on y revient !


mardi 27 août 2019

  • Un nouveau vecteur pour la flavescence dorée
    Orientus ishidae – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Vu à Vauréal

    Sur les coteaux de l’Oise, au glorieux passé viticole, il n’est pas rare de retrouver dans les fourrés quelques pieds de vignes ensauvagées. En voici un justement, sous le bois des Closbilles, qui escalade un noisetier. Mais quelle est donc cette cicadelle au look inhabituel, là sur cette feuille de vigne ? C’est une bien grosse espèce et ses motifs particuliers vont me permettre de l’identifier dans les galeries des forums d’entomologie.

    Encore une asiatique !

    Il s’agit d’une espèce japonaise arrivée en Europe en 1998 par l’Italie. Elle n’est pas par hasard sur cette feuille de vigne car elle consomme la sève de cette plante, mais cette cicadelle se nourrit aussi sur de nombreuses espèces d’arbres et d’arbustes : saule, pommier, noyer, robinier, bouleau, aubépine, noisetier, prunier, laurier-cerise, merisier, hêtre, charme, érable champêtre, chêne, laurier-tin, cornouiller sanguin, peuplier, ronce, orme, églantier, berbéris, lierre…

    Orientus ishidae est surveillée de près par les services en charge de la protection des végétaux car on sait depuis 2017 qu’elle est l’un des vecteurs potentiels de la maladie de la flavescence dorée dont la lutte est obligatoire. Cette maladie grave de la vigne qui sévit dans le sud de la France est apparue aussi récemment en Bourgogne et dans le Beaujolais.

    Une transmission complexe

    Le mycoplasme de la flavescence dorée infecte aussi la clématite sauvage, l’aulne et l’ailante. Et plusieurs cicadelles, dont Orientus ishidae sont capables de transmettre l’agent pathogène à la vigne. Une autre cicadelle inféodée à la vigne et originaire d’Amérique du Nord, Scaphoideus titanus, transmet ensuite la maladie entre vignes et est responsable des foyers épidémiques.

    En cas de foyer de flavescence dorée détecté dans une région de production viticole, la destruction des vignes sauvages, potentiels réservoirs pour le mycoplasme, peut être ordonnée.

    Sources :

    Vignes sauvages : des réservoirs pour la flavescence dorée, par Vitisphère

    Notes on the biology of Orientus ishidae in Piedmont (Italy) – Gianluca Parise (2017)

    Orientus ishidae, un nouveau vecteur de la flavescence dorée au Tessin, par Mauro JERMINI, Santiago SCHAERER, Paola CASATI, Giacomo CORBANI, Fabio QUAGLINO, Ivo RIGAMONTI et Piero BIANCO (2017)

    Retrouvez notre article sur une vigne à Jouy-le-Moutier :

    Une vigne très naturelle

    D’autres portraits de cicadelles :

    Cicadelle noire

    Une cicadelle de l’érable

    La cicadelle qui n’existait pas


lundi 26 août 2019

  • Un déjeuner bien agité

    C’est l’heure de l’apéritif et il y a bagarre au comptoir.

    Déjeuner de coccinelles – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Alors que nous sommes sur le terrain avec l’équipe de la GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), j’aperçois ce petit attroupement. Deux coccinelles à sept points tentent de dérober quelques pucerons à un groupe de fourmis pas tout à fait d’accord.

    Si les coccinelles se nourrissent des pucerons en entier, les fourmis ne consomment que leur miellat. Elles pratiquent même ce que l’on peut assimiler à de l’élevage et de la traite de pucerons. Et elles ne sont guère ravies de se faire chaparder leur troupeau ! Elles feront tout pour faire reculer ces voleuses, quitte à s’attaquer à bien plus gros qu’elles.

    Les pauvres pucerons, eux, n’ambitionnaient que de sucer la sève de la tige de saule sur laquelle ils se sont installés.

    Retrouvez cet autre article :

    Le charançon et la fourmi

    Bagarre au comptoir © CACP – Emilie Périé

vendredi 23 août 2019

  • Les deux lotiers
    Lotier corniculé © CACP – Gilles Carcassès

    On rencontre souvent cette jolie fleur jaune tapissant les prairies et les pelouses. C’est un lotier. De la famille des Fabacées, elle a la capacité d’enrichir le sol en azote, ce qui nourrit les plantes voisines. Elle est, en plus, assez appréciée des bourdons et des abeilles solitaires. Intéressant n’est-ce pas ?

    Et d’autant plus intéressant qu’il en existe deux espèces très proches et très fréquentes sur le territoire ! Le lotier corniculé (Lotus corniculatus), sur l’image ci-dessus, et le lotier des marais (Lotus pedunculatus), sur l’image ci-dessous.

    Lotier des marais © CACP – Emilie Périé

    Mais comment les différencier ?

    Il existe plusieurs différences entre ces deux plantes aux apparences pourtant très similaires : le lotier des marais pousse en milieu plus humide que le lotier corniculé ; Lotus corniculatus a des inflorescences un peu moins denses, avec des fleurs moins nombreuses que celles de Lotus pedunculatus. Mais ce sont des critères difficiles à déterminer et pas toujours très fiables. Un lotier des marais poussant en milieu un peu difficile pourrait n’avoir que peu de fleurs… La véritable astuce, c’est de regarder les sépales.

    Les sépales sont ces pièces vertes qui soutiennent les pétales. Lorsque la fleur est en bouton, pas encore éclose, les sépales du lotier corniculé se tiennent bien droits et forment un tube alors que ceux du lotier des marais s’ouvrent en étoile. C’est facile, non ?

    Les deux lotiers © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La Flore d’Île de France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Comparez les deux lotiers avec le Comparateur de FLORIF

    Retrouvez d’autres fabacées dans nos articles :


jeudi 22 août 2019

  • Deux « petits bleus »

    En ile-de-France, on peut observer une bonne vingtaine d’espèces de papillons de la famille des Lycaenidae, dont certaines sont très rares. Elles sont souvent de détermination délicate.

    Polyommatus icarus mâle – Cergy © CACP – Marion Poiret

    Le plus commun d’entre eux, Polyommatus icarus, l’Azuré de la bugrane, fréquente nos prairies et pelouses urbaines, pour peu qu’il y trouve des Fabaceae, comme les trèfles ou les lotiers, nécessaires pour la nourriture de ses chenilles. Le mâle a le dessus des ailes bleu vif bordé de blanc, et chez la femelle elles sont brunes avec une rangée de petites taches orange. Or, un autre papillon de taille semblable fréquente les mêmes milieux et les deux sexes ressemblent beaucoup à la femelle de Polyommatus icarus. Il s’agit d’Aricia agestis, alias le Collier de corail, dont les chenilles apprécient les érodiums et les géraniums de nos prairies.

    Heureusement, il existe un critère facile pour distinguer ces deux espèces communes. Il suffit d’attendre que le papillon ferme ses ailes et d’observer sur l’aile postérieure l’orientation des deux points noirs que j’ai cerclés de rouge sur la planche ci-dessous :

    A gauche Polyommatus icarus, l’Azuré de la bugrane – A droite Aricia agestis, le Collier de corail © CACP – Gilles Carcassès

    Voici quelques autres vues de ces deux espèces :

    Couple de Polyommatus icarus – Ile de loisirs, Cergy © Gilles Carcassès
    Polyommatus icarus femelle – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Couple d’Aricia agestis, le collier de corail © CACP – Gilles Carcassès

    A l’avant, la femelle, avec son ventre rebondi. Le mâle la suit de près, la pointe de son abdomen dépasse de ses ailes.

    Source :

    Clé des Lycaenidae de Champagne-Ardennes, Romaric Leconte, Michel et Vincent Baudraz


mercredi 21 août 2019

  • Un bien beau syrphe
    Chrysotoxum festivum – Vauréal © CACP – Alexandra Marques

    La berce commune, que l’on confond trop souvent avec la berce du Caucase, est une plante généreuse pour les insectes : son nectar abondant est accessible à toutes les trompes ! Ici, c’est un syrphe  de grande taille qui se régale. Un très bon exercice de détermination nous attend à l’aide de nos photographies, aussi il nous faut multiplier les angles de vue de cet insecte pour ne manquer aucun critère.

    Chrysotoxum festivum – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La clé des Chrysotoxum de Mark van Veen nous guide pour savoir laquelle des 13 espèces de Chrysotoxum recensées en France nous avons rencontrée. La couleur noire est dominante, cela oriente vers quatre espèces probables : Chrysotoxum festivum,  intermedium, vernale ou elegans.

    Voici retracé notre cheminement dans cette clé de détermination :

    • L’antenne est allongée, le troisième segment étant plus court que les deux premiers réunis.
    • L’abdomen a plus de deux grosses bandes jaunes.
    • La marge de l’abdomen est noire, les taches jaunes n’atteignant pas le bord.
    • le premier et le deuxième segment de l’antenne sont d’égale longueur. L’aile est marquée d’une petite tache noire.
    • Les fémurs 1 et 2 sont complètement jaunes.

    Et nous arrivons à Chrysotoxum festivum, une espèce assez largement répandue et déjà observée dans les Yvelines et le Val d’Oise.

    Ici, c’est une femelle, reconnaissable à ses yeux non jointifs.

    La biologie des Chrysotoxum est assez mal connue. Leurs larves vivent dans le sol et semblent associées aux nids de fourmis. Ce sont probablement des prédateurs de pucerons qui vivent sur des racines, comme le font les larves de la petite coccinelle Platynaspis luteorubra (voir dans cet article).

    Retrouvez les portraits d’autres syrphes :

    Fausse guêpe !

    Deux syrphes de février

    Le syrphe ceinturé et le syrphe porte-plumes

    Epistrophe eligans


mardi 20 août 2019

  • Le criocère de l’asperge
    Approche du pied d’asperge © CACP – Emilie Périé

    Un grand pied d’asperge esseulé dans les friches du parc du peuple de l’herbe attire mon attention. C’est là sans doute une relique d’une ancienne culture maraîchère ou d’un potager autrefois établi sur cette terrasse alluviale de la Seine à Carrières-sous-Poissy. Je m’approche doucement dans l’espoir de rencontrer le criocère de l’asperge, une de nos plus jolies Chrysomelidae, et aussi un ravageur redouté pour ceux qui cultivent cette plante.

    Crioceris asparagi, le criocère de l’asperge © CACP – Gilles Carcassès

    Il se chauffe au soleil, à la base d’une grosse tige !

    Criocère de l’asperge et sa ponte © CACP – Gilles Carcassès

    Le voici de profil. En haut à gauche de cette photo, on peut voir deux de ses œufs bruns fixés sous une feuille. Les larves de cette espèce consomment les parties aériennes de l’asperge, affaiblissant les pieds et compromettant le rendement en turions l’année suivante. Les adultes peuvent aussi grignoter les pointes des asperges.

    Une autre espèce de criocère fréquente aussi les asperges : le criocère rouge à douze points noirs. Mais ses larves ne se nourrissent que des baies de l’asperge.

    Crioceris duodecimpunsctata © Gilles Carcassès

    Source :

    Le criocère de l’asperge, par Jardiner Autrement


lundi 19 août 2019

  • Le fourmilion longicorne
    Distoleon tetragrammicus sur une picride fausse-épervière – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Encore une belle découverte à Vauréal ! Le fourmilion longicorne (Distoleon tetragrammicus) est  l’une des cinq espèces de fourmilions visibles dans notre région. Nous l’avons observé dans une friche sous le bois des Loctaines à Vauréal. Cette espèce typiquement méridionale semble atteindre dans les secteurs les plus chauds du Val d’Oise son extrême limite nord. Elle est protégée en Ile-de-France !

    Les curieuses antennes de Distoleon tetragrammicus © CACP – Gilles Carcassès

    Sa larve prédatrice d’insectes vit au sol et ne fabrique pas d’entonnoir pour piéger les fourmis comme le fourmilion de Paris, ce qui la rend difficile à repérer. L’adulte est sans doute de mœurs nocturnes, il est d’ailleurs souvent attiré par les lumières des maisons. Que mange-t-il ? Un peu de pollen, paraît-il.

    Sources :

    Clé d’identification, dans l’Atlas des fourmilions d’Ile-de-France

    Distoleon tetragrammicus, par l’Atlas des fourmilions d’Ile-de-France


vendredi 16 août 2019

  • Qui a vu le Cuivré commun ?

    Avis de recherche : Avez-vous vu le Cuivré commun ?

    Pour faire suite aux deux précédents défis Fougères des vieux murs et Mais où niche le rouge-queue noir? nous vous proposons ce mois-ci de partir à la recherche du Cuivré commun, Lycaena phlaeas, sur le territoire de Vauréal puis de consigner vos trouvailles dans l’Atlas participatif de la Ville de Vauréal.

    Ce beau papillon parcourt nos prairies jusqu’au mois d’octobre, il est encore temps de l’apercevoir. Une astuce, il apprécie particulièrement les plantes de la famille des oseilles (rumex).

    Aides à la détermination :

    Le voici, ailes ouvertes

    Le cuivré commun, vue du dessus des ailes © CACP – Gilles Carcassès

    Et ailes refermées

    Le cuivré commun, vue du dessous des ailes © CACP – Emilie Périé

    Bonne chasse (photographique) !

    Pour plus d’indications sur ce papillon, retrouvez son portrait dans cet article :

    Le cuivré commun

    Retrouvez le portrait d’un autre papillon orange :

    Le petit nacré


mercredi 14 août 2019

  • A vos souhaits !
    Achillea ptarmica – parc du château de Grouchy © CACP – Alexandra Marques

    Condamnée à l’exil au bord des marécages,
    Où sa racine baigne en des bas-fonds boueux,
    La ptarmique jamais ne laisse les outrages
    Des fanges polluer ses corymbes neigeux.
    Et lorsque sec et gris son feuillage sévère
    S’effrite en les bocaux d’un vieil apothicaire,
    Elle reste la vierge un tantinet farouche
    Et fait éternuer l’insolent qui la touche.

    Henri Leclerc (1935)

    Cette jolie plante était autrefois utilisée pour provoquer des éternuements, censés soulager les maux de tête, les névralgies de la face, les douleurs dentaires ou oculaires…

    Achillea Ptarmica – Osny © CACP – Alexandra Marques

    L’achillée ptarmique est une plante assez rare en Ile-de-France, en régression en raison de la disparition des prairies humides qui constituent son habitat. Nous l’avons vue au bord de l’étang du parc du château de Grouchy à Osny.

    Il ne faut la pas confondre avec l’autre achillée, l’achillée milllefeuille, beaucoup plus commune, aux feuilles très divisées.

    Achillea ptarmica est la plante hôte exclusive d’un diptère Tephritidae, Tephritis angustipennis . J’aimerais bien la voir, cette petite mouche !

    Sources :

    Les sternutatoires : la ptarmique : Henri Leclerc, in Revue de phytothérapie, mai 1952 [compte-rendu] Guitard Eugène-Humbert 

    Diptères (Brachycères) par E. Séguy (1934) – p.156


mardi 13 août 2019

  • Les blattes de jardin
    Larve d’Ectobius vinzi – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Pourquoi sont-elles inoffensives ?

    Comme leur nom l’indique, les blattes de jardin vivent dans les jardins, et il ne faut pas les confondre avec les espèces qui vivent dans les maisons. Pour autant, il peut arriver que quelques blattes de jardin s’égarent dans les habitations, mais elles ne sont pas capables de s’y reproduire. Si on les rencontre, il suffit de les remettre gentiment dehors.

    Apprenons à reconnaître les blattes de jardin

    En Ile-de-France, les blattes de jardin sont pour l’essentiel du genre Ectobius et on peut en rencontrer cinq espèces. Découvrons-les classées par ordre de fréquence.

    Ectobius vinzi

    Cette espèce a été séparée d’Ecobius pallidus en 2012. D’origine méditerranéenne, elle s’est parfaitement adaptée aux conditions urbaines. Aujourd’hui, c’est elle qui est très majoritairement observée dans les jardins de l’agglomération parisienne. Sa larve parée d’une barre blanche transversale est facile à reconnaître.

    Larve d’Ectobius vinzi dans un involucre de noisette © CACP – Gilles Carcassès

    Voici l’adulte :

    Ectobius vinzi femelle adulte avec une oothèque © Gilles Carcassès

    Comme le font les autres Ectobius, cette femelle transporte sa ponte dans une oothèque.

    Ectobius pallidus

    C’est une blatte toute blonde, un peu plus grande que la précédente et plus ou moins parsemée de points bruns. Cette ornementation est particulièrement visible sur les larves.

    Larve d’Ectobius pallidus – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Ectobius sylvestris

    Cette espèce de couleur sombre vit en lisière des boisements. Son pronotum est noir uni avec un liséré blanc au contour bien net.

    Ectobius sylvestris – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Les deux autres espèces sont plus rarement observées en Ile-de-France. Ectobius lapponicus ressemble à Ectobius sylvestris mais a le pronotum moins contrasté. Le pronotum d’Ectobius lucidus est sombre avec une marque claire centrée dans le sens de la longueur, en forme de Y pointe en avant.

    Bien sûr, si l’on veut identifier avec certitude les différentes espèces d’Ectobius, rien ne vaut une bonne loupe et une clé de détermination sérieuse !

    Retrouvez nos articles :

    Bébé blatte

    Blatte de jardin


lundi 12 août 2019

  • Le gardien de la bétoine
    Parmi les bétoines en fleurs – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Parmi les fleurs de bétoine, bien jolie lamiacée, s’agite une drôle d’abeille : l’anthidie à sept épines. Son manège a attiré un mâle et l’accouplement a lieu sous nos yeux.

    Accouplement d’anthidies © CACP – Gilles Carcassès

    La femelle, nettement plus petite, est au-dessus sur la photo. On voit qu’elle porte, comme toutes les Megachilidae femelles, une brosse ventrale destinée au transport du pollen. Chez cette espèce, la brosse est blanche.

    Anthidium septemspinosum – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Le mâle est équipé, comme son nom l’indique, de sept épines sur son postérieur. On en voit une sur l’image ci-dessus. Elles lui servent à défendre farouchement son territoire.

    D’ailleurs, quelques mètres plus loin une bataille fait rage. Deux anthidies mâles se disputent la propriété d’une bardane. Les deux abeilles volant à toute allure, se lancent l’une sur l’autre l’abdomen en avant. Le but ? Déchirer les ailes de l’adversaire avec les épines acérées. Le choc est violent, et les belligérants tombent au sol.

    Le vainqueur, n’ayant pas été blessé, remonte ensuite se poster sur une feuille de bardane pour faire le guet. Il n’admet aucun intrus sur son territoire.

    On ne s’approche pas !

    Anthidium septemspinosum – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez une autre histoire d’anthidie dans cet article :

    L’anthidie à manchette


samedi 10 août 2019

  • On est aussi sur Instagram !
    Cliquez sur cet icône dans notre page d’accueil !

    Retrouvez nos plus belles photos sur notre tout nouveau compte instagram  : natureenville_cergypontoise. Nous avons déjà plus de 100 abonnés !

    Bravo à Colette, notre 100ème abonnée sur Instagram. Elle a gagné un pot de miel de Cergy-Pontoise !

vendredi 9 août 2019

  • La thécla de l’orme
    Satyrium w-album, la thécla de l’orme – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    En présence des salariés de l’association ACR, nous sommes allés inventorier la faune et la flore des parcelles que cette association gère selon les principes de l’agriculture biologique à Vauréal. Nous avons eu le plaisir d’y rencontrer ce papillon rare et protégé en Ile-de-France : la thécla de l’orme (Satyrium w-album). Comme son nom l’indique, la plante hôte pour la nourriture des chenilles est l’orme, la femelle y pond au niveau des bourgeons terminaux.
    On reconnaît cette espèce au motif caractéristique en forme de « W » blanc bien anguleux sur son aile postérieure.

    Nous avions aperçu cet élégant petit papillon au parc du château de Grouchy, à Osny, quelques jours plus tôt, mais il avait été moins coopératif pour la photo !

    Sources :

    Atlas des papillons de jour dans le Val d’Oise, par Alexis Borges et Xavier Houard, un ouvrage conçu par le Conseil départemental du Val d’Oise et l’OPIE

    Satyrium w-album, par l’Atlas des papillons de jour et zygènes d’Ile-de-France

    Retrouvez une autre espèce de la même sous-famille (les Theclinae) :

    Petit papillon vert, quel est ton secret ?

    D’autres observations dans les jardins d’ACR :

    Une biodiversité étonnante dans les aubergines

    La doublure jaune


jeudi 8 août 2019

  • Petite abeille sur une tanaisie

    J’aime explorer les grandes friches du parc du peuple de l’herbe à Carrières-sous-Poissy. En été, je scrute les fleurs des cardères, des chardons et des tanaisies pour y débusquer quelques pollinisateurs intéressants. Justement voici une petite abeille très occupée à butiner sur une tanaisie.

    Sur une tanaisie en fleurs © CACP – Gilles Carcassès

    Je crois reconnaître les jolies rayures de la collète du lierre, mais cette espèce n’apparaît que lorsque le lierre est en fleurs et ce n’est pas du tout la saison. Alors, serait-ce une autre collète ?

    Colletes sp. © CACP – Gilles Carcassès

    En approfondissant la question, j’apprends qu’il existe en France au moins 23 espèces de Colletes, et que les plus probables sur la tanaisie sont celles du groupe daviesanus-fodiens-similis, trois espèces au demeurant fort peu observées et mal connues.

    Colletes sp. © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai partagé mes photos sur un groupe facebook international spécialisé dans la détermination des hyménoptères, « Wild Bees, Wasps and Ants of Europe ». Un expert anglais m’indique qu’il s’agit probablement de Colletes fodiens.

    Source (clé de détermination des Colletes) :

    Les espèces paléarctiques de Colletes, par J. Noskiewicz (1936)

    Retrouvez dans cet article un autre visiteur de la tanaisie :

    Le cuivré commun


mercredi 7 août 2019

  • Le compagnon accompagné
    Le compagnon blanc, Silene latifolia – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Très commune dans les prairies et les friches, le compagnon blanc (Silene latifolia) arbore de grandes fleurs blanches. Les 5 pétales (la division en leur centre peu donner l’impression d’un dédoublement) surmonte un ovaire d’une taille assez conséquente. C’est dans ce renflement que les graines se développent à la maturité de la fleur.

    Fruits du compagnon blanc © CACP – Marion Poiret

    Habituellement, le fruit a cet aspect : une capsule ouverte par 10 dents et remplie de graines prêtes à être disséminées.

    Mais il arrive que le compagnon ne soit pas seul.

    Hadena bicruris © CACP – Emilie Périé

    La chenille de ce papillon de nuit (Hadena bicruris) se développe spécifiquement dans les capsules des silènes. On l’appelle la Noctuelle capsulaire. Bien à l’abri et confortablement installée dans cette capsule de grande taille, elle consomme les graines du compagnon blanc.

    Fruit du compagnon blanc perforé par la chenille – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Une fois son repas et sa croissance terminée, la chenille quitte le compagnon blanc en laissant une ouverture ronde et bien nette dans la capsule.

    Nous l’avons ouverte pour vérifier : il ne restait plus aucune graine !

    En savoir plus sur le compagnon blanc dans cet article :

    Etoile de Noël


mardi 6 août 2019

  • Du sang sur le séneçon ?

    Ce bien joli papillon porte bien ses noms. Comme toutes les espèces vivantes décrites par les naturalistes, on lui en connait au moins deux : son nom vernaculaire (chez nous en français) et son nom scientifique (en latin).

    En français : La goutte de sang

    La goutte de sang, Tyria jacobaeae © CACP – Emilie Périé

    L’éclatant rouge dont sont revêtues ses ailes lui donne en effet l’aspect d’une goutte de sang tombée dans les fleurs qu’il butine. Ce côté macabre est sans doute le gage de sa survie. Dans la nature, les couleurs éclatantes sur les animaux sont souvent signe de toxicité. Et c’est son cas. Le rouge flamboyant agit comme un panneau stop pour les oiseaux qui voudraient le gober. On dit qu’il est aposématique.

    En latin : Tyria jacobaeae

    Tyria jacobaeae, chenille – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    La chenille de ce papillon de nuit est inféodée à une plante en particulier : le Séneçon de Jacobée ou en latin Jacobaea vugaris, dont elle a l’air de raffoler. Cet individu là, goulûment attablé à une fleur de séneçon n’avait pas l’intention de s’interrompre pour un shooting photo.

    Le séneçon de Jacobée, Jacobaea vulgaris – Neuville-sur-Oise © CACP – Emilie Périé

    Le nom scientifique du papillon le relie à sa plante hôte : pratique pour le retrouver.

    Prise en flagrant délit de boulottage de séneçon !

    Sources :

    Tyria jacobaeae, par insectes-net

    Retrouvez notre portrait de la goutte de sang :

    La goutte de sang 

    Tyria Jacobaeae © CACP – Emilie Périé

lundi 5 août 2019

  • Fausse graine !

    Tableau d’honneur pour Thierry Munier, car l’énigme était particulièrement difficile !

    Une graine ? © CACP – Gilles Carcassès
    Découvrons l’autre face ! © CACP – Gilles Carcassès

    Ceci n’est pas une graine mais bien un insecte. Lorsqu’il est inquiété, il se laisse tomber et cache sous son corps ses antennes et ses pattes repliées qui viennent se ranger dans des loges parfaitement ajustées.

    Bhyrrus pilula – parc du peuple de l’herbe © CACP – Gilles Carcassès

    Le voici qui reprend confiance. C’est un coléoptère. Ses antennes me rappellent celles du petit silphe noir. Mais ce n’est pas un Silphidae, je l’ai finalement trouvé dans une autre famille, celle des Bhyrridae.

    Bhyrrus pilula – parc du peuple de l’herbe © CACP – Gilles Carcassès

    Dans cette famille, l’espèce Bhyrrus pilula est connue pour ce comportement d’évitement et de dissimulation en cas de danger. On le nomme pilula justement en référence à l’allure étonnante qu’il prend quand il est replié.

    Dans la littérature scientifique, il est indiqué qu’on trouve en général cette espèce cachée sous les pierres et qu’il consomme de la mousse, tout comme sa larve. Le mien se tenait assez haut sur une tige de graminée. Peut-être était-il en quête de l’âme sœur ?


vendredi 2 août 2019

  • La photo mystère d’Août 2019
    Drôle de graine trouvée au parc du peuple de l’herbe © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’est-ce que c’est que cette graine ?

    Indice : dans la mousse

    A lundi pour la réponse !


jeudi 1er août 2019

  • Les deux érythrées

    De la famille des Gentianaceae les érythrées (ou Centaurium) ont de jolies petites fleurs roses. Il en existe deux espèces en région Île-de-France.

    L’érythrée petite centaurée

    C’est la plus commune des deux. Elle s’accommode assez bien de tout type de sol, pour peu qu’il ne soit pas trop calcaire et est assez fréquente dans le bassin de l’Oise. Pourtant nous ne l’avons observée qu’assez rarement sur le territoire : nous l’avons déjà vue à Jouy-le-Moutier et à Eragny-sur-Oise.

    L’erythrée petite centaurée, Centaurium erythraea © CACP – Marion Poiret

    L’érythrée élégante

    Plus rare dans la région, bien que connue des naturalistes dans le Val d’Oise, l’érythrée élégante n’a pas encore été mentionnée sur le territoire de Cergy-Pontoise. Elle est en général plus petite que l’érythrée petite centaurée, et surtout, ses fleurs sont moins nombreuses et sa cyme moins dense.

    L’érythrée élégante, Centaurium pulchellum © CACP – Emilie Périé

    Elle pousse en milieu plus humide (bords de marais, mouillères temporaires, bords d’étangs…) et fleurit de juin à octobre.

    C’est la bonne période pour les observer. Dites-nous si vous croisez ces deux espèces au cours de vos déambulations estivales !

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Base de données naturalistes d’Île-de-France, CETTIA

    L’érythrée petite centaurée, par Tela Botanica

    L’érythrée petite centaurée, par Florif

    L’érythrée élégante, par Tela Botanica

    L’érythrée élégante, par Florif


mercredi 31 juillet 2019

  • La doublure jaune
    La doublure jaune – Jardins d’ACR à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La doublure jaune (Euclidia glyphica) est un papillon très commun, présent dans presque toute l’Europe et visible de mai à août. Même s’il s’agit d’un « papillon de nuit », il est actif le jour.
    Ses ailes postérieures forment « une doublure jaune », agrémentée de bandes brun foncé.
    Ce papillon affectionne les friches riches en Fabaceae car ses chenilles consomment des plantes de cette famille, comme le trèfle des prés ou le lotier corniculé.

    Euclidia glyphica – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Selon les individus, les taches sont plus ou moins marquées. Ici, le papillon est posé sur un trèfle porte-fraise, plante hôte potentielle pour ses chenilles.

    Source :

    La doublure jaune, par Quel est cet animal ?


mardi 30 juillet 2019

lundi 29 juillet 2019

  • La coccinelle à quatorze points blancs
    Calvia quatuordecimguttata – parc du château de Grouchy © CACP – Gilles Carcassès

    1 – 3 – 2 -1, ce n’est pas la disposition des joueurs d’une équipe de foot à sept, mais bien celle des taches blanches qui ornent chacune des deux élytres de la coccinelle à 14 points. Cette coccinelle rousse à points blancs vit essentiellement dans les arbres à feuilles caduques. Elle y chasse des pucerons, des psylles et aussi des acariens. Celle-ci, je l’ai trouvée au sommet d’une eupatoire au bord de l’étang du parc du château de Grouchy à Osny, il est vrai sous des aulnes. L’adulte passe l’hiver dans la litière.

    Une auxiliaire efficace pour les vergers

    Calvia quatuordecimguttata fréquente souvent les pommiers, les poiriers et les pruniers, du moins ceux qui ne reçoivent pas de pesticides, car elle y est très sensible !

    Source :

    Calvia quatuordecimguttata, par Encyclop’Aphid

    Retrouvez notre article :

    Toutes les coccinelles à points blancs


vendredi 26 juillet 2019

  • La mort au sommet

    Scène macabre pour les criquets dans cette prairie de l’Essonne.

    Criquet mort au sommet d’un séneçon © CACP – Emilie Périé

    En travaux pratiques lors d’une formation de botanique, je parcours la prairie pour en inventorier les plantes avec le reste du groupe. Quelle n’a pas été notre surprise de découvrir au sommet de ce séneçon de Jacobée (Jacobaea vulgaris) un criquet mort, dans une posture des plus incongrues. D’autant plus surprenant que son cas n’est pas isolé. Dans toute la prairie des centaines de criquets ornent le sommet des plantes !

    Qui est le coupable ?

    Heureusement, le suspens ne dure pas longtemps. Les formateurs ont déjà observé ce phénomène dans la même prairie les années passées et ont pu creuser la question. Le coupable est un champignon : Entomophaga grylli. Comme son nom l’indique (entomo = insecte, phaga = manger, grylli = de la famille du grillon) ce champignon est un mangeur d’insecte qui se spécialise dans la consommation de criquets.

    Son mode de chasse est très particulier. Lorsqu’un criquet est infecté par une spore, le champignon prend le contrôle de l’insecte. Le criquet monte, difficilement, au sommet d’une plante où il meurt, mangé par le champignon qui se développe à ses dépens. Il devient alors une véritable réserve de spores de champignon. Sur son promontoire, bien exposé au vent, le pauvre criquet est alors un très bon diffuseur de spores et infecte toute la prairie.

    Criquet zombie en cours d’escalade d’une graminée © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez d’autres histoires de zombies dans nos articles :

    Tape à l’œil

    Coccinelle sur canapé

    Les strepsiptères

    Source :

    La mort au sommet, par Zoom Nature


jeudi 25 juillet 2019

  • Le cirse des champs : évolution et reproduction

    Connaissez-vous le cirse des champs ?

    Le cirse des champs, Cirsium arvense © CACP – Gilles Carcassès

    Cette plante aux jolis pompons roses et aux longues épines appartient à la famille des chardons. Comme son nom l’indique, le cirse des champs se plaît dans et aux abords des parcelles cultivées, mais pas seulement. Espèce dite ubiquiste et très adaptée à notre climat, elle s’exprime dans tous les espaces ouverts où on lui en laisse la possibilité : friches, prairies, jardins, chemins, …

    Et sa particularité ?

    Le cirse des champs est une plante dioïque : les fleurs mâles (qui produisent le pollen) et les fleurs femelles (qui reçoivent le pollen et forment les fruits) sont portées par des pieds différents. Elles sont d’ailleurs assez dissemblables : les fleurs femelles sont plus petites, plus claires et de forme allongée ; les fleurs mâles sont d’un rose plus vif et d’un port plus étalé. Il est donc relativement facile de les différencier.

    Fleurs de cirse, femelle à gauche, mâle à droite © CACP – Emilie Périé

    En cas de doute, et avec un peu de patience, une technique infaillible est d’attendre la formation des fruits. Si les fleurs forment des touffes d’aigrettes blanches, la plante est femelle.

    Pied femelle de cirse des champs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Vers une séparation des genres ?

    Outre la reproduction sexuée (par le pollen), le cirse des champs est également capable de se multiplier par son système racinaire. Les rhizomes (tiges souterraines) croissent sous terre et donnent naissance à de nouveaux pieds quelques centimètres plus loin. On observe alors une répartition en petites colonies de plantes uniquement femelles ou uniquement mâles qui n’ont presque plus besoin de se rencontrer pour assurer la survie de l’espèce.  On a déjà remarqué que les aigrettes servant à transporter les fruits dans le vent sont de moins en moins solides puisque devenues inutiles… Qui sait ce que l’évolution leur réserve ?

    Retrouvez le portrait du cirse des champs :

    Le cirse des champs

    Sources :

    La fiche du cirse des champs, par Tela Botanica

    Le cirse des champs, par Florif

    La Flore d’Île de France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot


mercredi 24 juillet 2019

  • Promenade dans les aubergines
    Platynaspis luteorubra, la coccinelle fulgurante – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Cherchant un peu de fraicheur par ces temps de canicule, je suis allé traquer les petites bêtes dans les serres tunnels de l’association ACR à Vauréal. Sur les aubergines cultivées sans pesticides, j’ai observé quantité d’insectes très variés dont cette minuscule coccinelle poilue : Platynaspis luteorubra. La larve de cette espèce peu commune consomme des pucerons, elle est signalée pour sa capacité à vivre sans être inquiétée dans les fourmilières de certaines espèces de fourmis qui élèvent des pucerons dans le sol.

    Voici quelques autres observations faites dans ce rang d’aubergines :

    Propylea quatuordecimpunctata, la coccinelle à damier – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La coccinelle à damier est un auxiliaire très efficace pour réguler les colonies de pucerons au jardin.

    Villa hottentotta, le bombyle hottentot – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Villa Hottentotta est un diptère parasite des noctuelles.

    Isondotia mexicana – Vauréal © CACP – Alexandra Marques

    Isodontia mexicana capture des sauterelles vertes pour nourrir ses larves.

    Catoptria pinella, le crambus des pinèdes – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Catoptria pinella est un Crambidae forestier dont les chenilles consomment des graminées. Il s’était un peu égaré à l’entrée de la serre.

    Super les légumes bio, pour observer les insectes !

    On y retournera, peut-être quand il fera moins chaud…

    Sources :

    Platynaspis luteorubra, par Enclycop’Aphid

    Vies et mœurs de quelques diptères Bombyliidae, par cana-u.tv

    Catoptria pinella, par Lepinet

    Retrouvez nos articles :

    Du sable dans la poche

    Les coccinelles jaunes à points noirs


mardi 23 juillet 2019

  • La punaise cuirasse
    Coptosoma scutellatum, la punaise cuirasse, sur une feuille de luzerne – côte des Carneaux à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Ce petit insecte globuleux n’est pas une coccinelle noire, mais une punaise. Son aspect lui vaut son appellation vernaculaire de punaise cuirasse.

    La punaise cuirasse sur une fleur de gesse © CACP – Gilles Carcassès

    Cette punaise se nourrit de la sève de Fabaceae comme les gesses, les coronilles, le lotier corniculé, le sainfoin, les vesces, les bugranes…

    Coptosoma scutellatum – Genainville (95) © CACP – Gilles Carcassès

    Cette espèce est typique des zones thermophiles, comme les pelouses calcaires. Je l’ai observée à Genainville lors des inventaires éclairs organisés par l’Agence régionale de biodiversité d’Ile-de-France. Elle est assez grégaire et facile à repérer.

    Découvrez dans ces articles la grande diversité des punaises :

    La fausse fourmi

    L’abeille d’eau

    Squatteur de salle de bains

    La belle américaine

    La miride du chêne

    Le tigre du Pieris

    Qui a peur des gendarmes ?


lundi 22 juillet 2019

  • La mégachile des jardins

     

    Megachile willughbiella femelle – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Ceci n’est pas une abeille domestique, elle n’a pas de corbeille sur ses pattes postérieures pour transporter le pollen (comme on le voit dans cet article), mais elle est équipée, pour cette collecte, de brosses sous son abdomen. Il s’agit ici d’une espèce du genre Megachile, et avec cette pilosité et ces couleurs, les experts me disent que j’ai photographié une femelle Megachile willughbiella.

    Megachile willughbiella mâle – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Un peu plus tard sur la même plante se pose le mâle de cette espèce. Ses pattes antérieures portent une épaisse frange de longs poils blancs, attribut de séduction auquel les femelles sont sensibles, paraît-il.

    Megachile willughbiella est l’une des espèces les plus communes du genre en Ile-de-France. Elle butine les fleurs de nombreuses Fabaceae et Lamiaceae, notamment les épiaires comme sur les photos ci-dessus. On la rencontre souvent dans les jardins.

    Cette abeille est une découpeuse de feuilles. Les pastilles arrondies que les mégachiles prélèvent sur le limbe des rosiers ou d’autres plantes servent à confectionner les cellules dans lesquelles vont se développer ses larves. Celles-ci se nourrissent d’un mélange de pollen et de nectar approvisionné par la femelle.

    Sources :

    Megachile willughbiella par sparealites.be

    Clé illustrée des Megachilidae de Belgique, par Alain Pauly


vendredi 19 juillet 2019

  • Le secret des beaux féviers
    Gleditisia ‘Sunburst’ – gare routière de Cergy-préfecture © CACP – Gilles Carcassès

    Les féviers sont de grands arbres d’origine américaine, ils sont appréciés pour leur robustesse en milieu urbain. La variété ‘Sunburst’ présente au début du printemps un feuillage jaune très lumineux qui vire au vert clair dans le courant de l’été.

    Feuilles de févier déformées – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Peu de ravageurs s’en prennent à cette espèce, mais une petite mouche spécifique (une cécidomyie) déforme parfois les jeunes feuilles à l’extrémité des rameaux.

    Galles de Dasineura gleditchiae – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Chacune de ces folioles transformées en pochette creuse contient une petite larve. Ordinairement, ces galles, en nombre limité, ne nuisent pas à la santé de l’arbre mais elles peuvent en gâcher l’esthétique. J’ai souvent remarqué que les arbres sévèrement élagués souffrent au printemps suivant d’attaques importantes de ce diptère. Amis des beaux arbres, rangez les tronçonneuses !

    Retrouvez dans ces articles d’autres galles de cécidomyies :

    Les galles de cécidomyies

    Les fleurs de mes hémérocalles avortent !

    La galle poilue du hêtre

    La galle des fleurs de tanaisie


jeudi 18 juillet 2019

  • La coccinelle des friches
    Hippodamia variegata – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La coccinelle des friches ressemble à la coccinelle à sept points mais elle est de forme plus allongée et ses points sont groupés vers l’arrière de ses élytres.

    Hippodamia variegata – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    J’aime beaucoup le dessin en noir et blanc qui évoque une tête de panda ou de ouistiti sur son thorax (encore une paréilodie !).

    Cette coccinelle apprécie les plantes hautes dans les endroits chauds. Plusieurs générations se succèdent dans l’année. Elle consomme beaucoup de pucerons, mais aussi des cochenilles, du pollen, du nectar et du miellat.

    C’est une auxiliaire très active au potager et au verger.

    Sources :

    Hippodamia variegata, par Encyclop’Aphid

    La coccinelle des friches, par l’Atlas de biodiversité de Vauréal


mercredi 17 juillet 2019

  • Vive le trèfle porte-fraise !

    Strawberry fields forever ?

    Champs de « fraises » à Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Des champs de fraises à Vauréal ? N’en déplaisent aux Beatles, il ne s’agit ici que du trèfle porte-fraise, Trifolium fragiferum.

    Portrait d’un trèfle qui ramène sa fraise

    Trifolium fragiferum, le trèfle porte-fraise – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Ce trèfle indigène qui rampe et s’enracine au niveau de ses stolons aériens forme de jolis tapis dans les pelouses sèches. Certains pépiniéristes le proposent en godets comme couvre-sol de pied d’arbres, ou comme base pour créer une pelouse naturelle en situation difficile. La plante supporte très bien le piétinement et les sols tassés. Autre avantage, ses fleurs roses très nombreuses sont mellifères !

    Trifolium fragiferum, en fruits et en fleurs – Vauréal © CACP – Emilie Périé.

    Quand ses fleurs sont passées, ses inflorescences ressemblent à de petites fraises rondes, pâlottes et duveteuses.

    Le trèfle des prés lui ressemble, mais il est plus haut et surtout ses têtes florales sont accompagnées de petites feuilles, alors que celles du porte-fraise ne le sont pas.

    Trifolium pratense, le trèfle des prés – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres plantes indigènes tapissantes :

    Les bugles

    La piloselle

    Le lamier blanc


mardi 16 juillet 2019

  • Retour sur la rencontre technique 2019 à Clairefontaine et Bonnelles

    Cette année encore, la rencontre technique des Parcs Naturels du Vexin français et de l’Oise-Pays de France, co-organisée avec la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a été l’occasion de réaliser de belles observations de biodiversité. Petite originalité, cette fois-ci nous nous sommes associés au Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse pour visiter deux sites d’exception sur leur territoire : la prairie des Essarts à Clairefontaine-en-Yvelines et la Réserve Naturelle Régionale des Étangs de Bonnelles.

    Retraçons en quelques clichés nos découvertes de la journée

    Clairefontaine-en-Yvelines

    Dans la prairie humide des Essarts à Clairefontaine © CACP – Gilles Carcassès

    A Clairefontaine, la prairie des Essarts est une ancienne peupleraie récemment ré-ouverte en milieu humide : un endroit particulièrement intéressant pour la biodiversité !

    Chenille du paon de jour – Clairefontaine © CACP – Gilles Carcassès
    On y fait de drôles de rencontres

    Et de belles découvertes !

    Timaspis lampsanae – Clairefontaine-en-Yvelines © CACP – Gilles Carcassès

    Cette galle de la lampsane commune n’a pas été vue en Île-de-France depuis la création des bases de données naturalistes contemporaines. Son nom n’était même pas référencé dans la liste des espèces connues ! Heureusement, le manque est maintenant comblé.

    Bonnelles

    A Bonnelles les actions en faveur de la biodiversité ne manquent pas :

    Les étangs sont classés Réserve Naturelle Régionale, pour le plus grand bonheur des libellules, des foulques et des canards.

    Etangs de Bonnelles © CACP – Gilles Carcassès

    Les eaux usées sont traitées localement et écologiquement, grâce à des bassins plantés en roseaux et à l’issue du processus les boues sont valorisées en compost. Lors de la présentation par M. le maire, un héron est venu saluer la démarche !

    Traitement écologique des boues d’épuration – Bonnelles © CACP – Gilles Carcassès

    Grâce à l’ensemble de ses démarches, la ville de Bonnelles a été élue Capitale Régionale de la Biodiversité 2018 pour l’Île-de-France. Tout effort mérite récompense !

    Groseilles des bois – Bonnelles © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez plus d’informations dans notre reportage :

    Retrouvez les reportages des rencontres précédentes :

    Hyla arborea, la rainette verte – Clairefontaine-en-Yvelines © CACP – Emilie Périé

lundi 15 juillet 2019

  • Le petit monde des bryones
    Bryonia dioica, la bryone © CACP – Gilles Carcassès

    La bryone est une plante grimpante vivace dioïque. Elle s’invite souvent dans les haies. L’hiver, elle disparaît complètement mais repousse vigoureusement chaque printemps depuis son énorme racine charnue.

    Cette plante héberge une petite faune spécifique très intéressante :

    Couple de Goniglossum wiedemanni – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sur les pieds femelles, on rencontre parfois un diptère Tephritidae du nom de Goniglossum wiedemanni. Cette petite mouche très bigarrée ne pond que dans les fruits de la bryone.

    Fruits de la bryone – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les pieds mâles sont très souvent visités par de petites abeilles solitaires. Andrena florea vient y collecter le pollen indispensable à ses larves.

    Andrena florea le matin au réveil – Jardin de la Maison du docteur Gachet à Auvers-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Et les feuilles des pieds mâles et femelles sont broutées par Henosepilachna argus, une coccinelle poilue et végétarienne.

    Couple de coccinelles de la bryone, Henosepilachna argus © CACP – Gilles Carcassès

    Les larves de ces coléoptères, hérissées de piquants, sont encore plus voraces que les adultes.

    Larve de la coccinelle de la bryone – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Bryone : une racine hors normes, par Zoom Nature

    Bryone dioïque, la sorcière, par Sauvages du Poitou

    Retrouvez nos articles sur ces insectes :

    La mouche des fruits de la bryone

    Du nectar de bryone sinon rien

    Coléoptères, fins stratèges

    L’inventeur du barbelé


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