Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



lundi 21 juin 2021

  • Notes, chants et mélodies

    Aujourd’hui nous fêtons la musique. Quelle belle occasion pour rendre hommage à nos amis chanteurs à plumes, petits par la taille mais grands par le talent.

    Pour cela notre talentueuse stagiaire Narimane vous a préparé une compilation de chants d’oiseaux entendus au gré de nos pérégrinations sur le territoire.

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    Bonne fête de la musique à tous.


vendredi 18 juin 2021

  • Les hirondelles de Grouchy

    Allier entretien du patrimoine bâti et préservation de la biodiversité c’est possible !

    Parc de Grouchy – 2019 © CACP – Emilie Périé

    A Grouchy, la Ville d’Osny doit réaliser des travaux de rénovation de la toiture. La Ville a décidé de ne réaliser les travaux qu’à l’automne pour éviter de déranger les espèces nicheuses du bâti pendant la période de reproduction. En attendant, et pour prévenir les chutes de matériaux, la Ville a fait poser des filets de sécurité qu’elle a fait ajourer pour maintenir l’accès aux nids des hirondelles de fenêtre installées sur la façade du château.

    Filets de sécurité © CACP – Emilie Périé

    Carton plein !

    Les hirondelles de fenêtre sont fidèles à leur secteur de nidification. Nous avons donc attendu l’arrivée des beaux jours pour nous assurer du succès de la démarche et en effet, 100 % des nids sont occupés, elles en ont même construit un nouveau. Belle réussite pour la protection de la plus grande colonie d’hirondelles de fenêtre de l’agglomération et belle démonstration de la mise en œuvre de la séquence Eviter – Réduire – Compenser avec ici l’évitement de l’impact sur les nids.

    Hirondelle de fenêtre rejoignant son nid © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin

    La séquence Eviter – Réduire – Compenser, par le Ministère de la transition écologique


mercredi 16 juin 2021

  • Le pâturin des prés

    C’est la bonne saison pour observer les graminées ! Et en cette période le port du masque devrait prévenir les éternuements intempestifs et faciliter l’observation.

    Poa pratensis, la pâturin des prés © CACP – Emilie Périé

    La pâturin, Poa pratensis, des prés est l’une des espèces les plus communes dans nos espaces verts. Le nom latin Poa est celui qui a donné le nom officiel de la famille des graminées : les Poacées. Cela signifie aussi que le genre Poa est le premier à avoir été décrit par les botanistes (en 1753 !). En Île-de-France 9 espèces du genre sont présentes.

    Les graminées sont de manière générale assez difficile à identifier bien que certaines espèces sortent un peu du lot, comme la houlque laineuse ou la fléole des prés.

    Parmi les pâturins, Poa pratensis, se reconnaît entre autres éléments à ses épis lâches et un peu éthérés, ses feuilles dont la pointe est en forme de pirogue et la ligule à la base (non visible sur la photo) est courte (inférieure à 3 mm).

    Poa pratensis, la pâturin des prés © CACP – Emilie Périé

    Chez les autres pâturins les plus communs comme le pâturin annuel ou le pâturin commun la ligule est beaucoup plus longue.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    La clé des prairies Poacées, du programme Florilèges

    Retrouvez d’autres portraits de graminées dans ces articles :

    La houlque laineuse

    La fléole des prés

    Le petit eragrostis

    Le dactyle aggloméré


lundi 14 juin 2021

  • Le dasyte émeraude
    Psilothrix viridicœrulea – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Psilothrix viridicœrulea, le dasyte émeraude, est un coléoptère de couleur, comme son nom l’indique, vert émeraude. Il a de très courtes soies noires sur le corps (Psilothrix signifie « à poils ras »). Son scutellum (le bouclier de son dos) est arrondi, ses yeux sont tous ronds et ses antennes légèrement dentées.

    L’adulte est floricole, il grignote les étamines des plantes à fleurs. Se faisant il participe à la pollinisation des nombreuses espèces qui composent son régime.

    Attention à ne pas le confondre avec un autre coléoptère vert émeraude, l’œdemère noble :

    Oedemera nobilis, l’oedemère noble © CACP – Emilie Périé

    Pour aller plus loin :

    Le dasyte émeraude, par Quel est cet animal ?


vendredi 11 juin 2021

  • Formations Florilèges-Propage

    Le mois dernier les agents de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et des communes ont pu suivre une initiation à la mise en place des protocoles Florilèges-prairies urbaines et Propage (Protocole Papillon Gestionnaire). Grâce à l’intervention de l’association Noé Conservation et du Muséum national d’Histoire naturelle les participants sont donc maintenant capables de réaliser les suivis sur les parcelles qu’ils gèrent sur le territoire.

    Un groupe inventorie la flore de la prairie © CACP – Emilie Périé
    Pendant que l’autre dénombre les papillons © CACP – Emilie Périé

    Pendant la phase de terrain les participants ont notamment pu apprendre à reconnaître la vesce des moissons.

    Vicia segetalis la vesce des moissons © CACP – Emilie Périé

    Mais aussi à différencier les géraniums.

    Le géranium mou avec ses poils longs © CACP – Emilie Périé

    Ou encore à observer la feuille particulière du pâturin des prés.

    La feuille en pirogue du pâturin des prés © CACP – Emilie Périé

    Les observateurs de papillons auront pu voir passer le citron, le tircis mais aussi un joli petit bleu, l‘azuré commun.

    L’azuré commun © CACP – Emilie Périé

    Un grand merci à Angélique et Gabrielle pour ces formations !

    Retrouvez toutes les informations concernant ces protocoles sur le site commun :

    Florilèges et Propage


mercredi 9 juin 2021

  • A longues cornes !
    Abeille Eucera mâle © CACP – Emilie Périé

    Belles antennes n’est-il pas ? Cette longueur une des caractéristiques des abeilles du genre Eucera. Les antennes des mâles sont presque aussi longues que leur corps.

    Abeille Eucera mâle © CACP – Emilie Périé

    Ces abeilles font partie de la grande famille d’insectes que l’on nomme les abeilles sauvages et solitaires. Les femelles pondent dans des galeries creusées dans le sol où elles déposent des boulettes de pollen pour que les larves puissent s’alimenter à leur éclosion.

    La nervation alaire des abeilles Eucera © CACP – Emilie Périé

    Ce comportement est très semblable à celui d’autres espèces de genres différents dans la même famille (Apidae). Les andrènes par exemple sont aussi de petites abeilles toutes poilues comme les Eucera. L’un des critères (si les antennes sont cachées ou si l’on a affaire à une femelle) est de regarder la nervation alaire. Les Eucera ont deux cellules cubitales, alors que les andrènes ou les halictes en ont trois.

    Abeille Eucera mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Il existe plus d’une trentaine d’espèces présentes en France dont la détermination nécessite une observation à la loupe d’individus capturés. Pour ces clichés, nous nous arrêterons donc au genre Eucera.

    Ophrys apifera – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les abeilles Eucera sont des insectes pollinisateurs. Elles ont un régime assez varié, on peut voir sur les photos ci-dessus qu’elles butinent aussi bien des fleurs de pissenlit que de vesce. Mais elles sont aussi connues pour être la cible du mimétisme des orchidées Ophrys apifera. Les mâles, croyant voir une femelle, viennent à la rencontre de la fleur et récoltent le pollen qu’ils déposeront sur une prochaine fleur les ayant dupé.

    Sources :

    Une clé des Eucerini, par l’Observatoire des Abeilles

    Une clé simplifiée des abeilles du nord de la France et de la Belgique, par le programme SAPOLL


lundi 7 juin 2021

  • Polyglotte pour sûr !

    Bravo à Antoine qui reconnu les notes variées de l’hypolaïs polyglotte !

    Hypolaïs polyglotte – Osny © CACP – Emilie Périé

    Ce petit oiseau de la famille des Acrocéphalidés est un habitué des milieux bocagers. On l’entend chanter énergiquement dans les buissons et broussailles ensoleillés en bordure d’espaces ouverts comme les champs.

    Celle-ci (l’hypolaïs est une « fauvette ») et plusieurs de ses congénères ont été vues du côté de la chaussée Jules-César à Osny.

    Retrouvez son portrait dans cet article :

    L’hypolaïs polyglotte


vendredi 4 juin 2021

  • Photo mystère de juin 2021
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    Varions un peu les plaisirs, cette fois-ci c’est en vidéo et plus exactement en audio que nous vous proposons de résoudre le mystère du mois.

    Qui saura reconnaître cet oiseau à ses vocalises ?

    A lundi pour la réponse !


mercredi 2 juin 2021

  • Retours sur la fête de la nature 2021

    Pour la 15ème édition de la Fête de la Nature nous avions concocté un programme varié bien qu’allégé, faute de conditions sanitaires plus favorables. Malgré la météo capricieuse les participants se sont montrés nombreux et motivés.

    A la découverte des chauves-souris

    L’anatomie d’une chauve-souris © CACP – Emilie Périé

    Dans le parc du château de Menucourt, l’ambiance était à la traque. Les participants, curieux, ont pu apprendre comment se développent les chauves-souris, leurs modes de vie, leurs alimentations, leurs cycles de vie, leur anatomie. Après avoir découvert sur fiche les 26 espèces présentes en France métropolitaine les apprentis explorateurs étaient impatients de partir à l’écoute des chauves-souris du parc. Armés d’une Batbox (convertisseur d’ultrasons) les 10 participants ont fait le tour de l’étang. Malheureusement, le couvre-feu obligeant un horaire d’animation assez tôt dans la soirée les chauves-souris n’étaient pas encore de sortie. A défaut de les observer, les participants ont pu s’essayer à la chasse aux insectes à travers le regard d’une chauve-souris et tester l’utilisation de l’écholocation lors d’un jeu de rôle (insectes et chauve-souris).

    Chauve-souris en vol © CACP – Emilie Périé

    Une animation programmée depuis plusieurs éditions et qui rencontre toujours un fort succès auprès des apprentis explorateurs. Merci à la Ferme d’Ecancourt !

    Arpentage biodiversité

    La commune de Saint-Ouen l’Aumône proposait à ses habitants avec l’aide du CAUE95 et de la CACP, un arpentage le long de la coulée verte, site naturel protégé où la nature est fortement présente. Les participants ont ainsi été amenés à réfléchir et s’exprimer sur les valeurs qu’ils accordent à la biodiversité et sur les aménagements du site allant en faveur de ces principes. Une activité de partage ludique où les participants ont également pu s’initier aux chants d’oiseaux et à la reconnaissance de certaines plantes comme le cerfeuil des bois.

    Réflexion autour du ru de Liesse © CAUE95 – Christiane Walter

    Le CAUE95 proposera dans quelques semaines un bilan des expressions des participants ainsi qu’une synthèse des espèces rencontrées sur le site.

    A travers mille et un regards, mais surtout le vôtre

    Cette édition sous le thème, « A travers mille et un regards » aura également permis à tous les usagers de s’impliquer dans l’observation de la faune et flore avoisinante en participant à l’Atlas de la biodiversité de Vauréal ou à celui de l’Agglomération de Cergy notamment dans le cadre de l’enquête sur les hirondelles et martinets de l’agglomération.

    En bleu, les observations d’hirondelles et martinets

    Concernant l’identification des hirondelles et martinets, il vous reste jusqu’au 30 juin pour nous faire part de vos découvertes et peut-être remporter le concours. Vous ne savez pas différencier les hirondelles et martinets ? Pas de panique, retrouvez dans cet article quelques indices pour vous en sortir !

    Quant à l’application Explorama, elle a su séduire quelques intéressés, qui, malgré les conditions climatiques, ont relevé le défi au sein de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Ce parcours reste à disposition tout l’été pour les retardataires qui veulent s’y essayer !

    Apprentis fermiers

    La ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles ont rassemblé une dizaine d’enfants et leurs parents afin de découvrir la biodiversité de la ferme de manière ludique et enrichissante.

    Apprenti fermier © CACP – Emilie Périé

    Pour en découvrir plus sur La place des fermes pédagogiques dans l’environnement et au delà, inscrivez-vous au colloque proposé par l’association en septembre prochain !

    Rendez-vous l’année prochaine pour la 16ème édition !


lundi 31 mai 2021

  • A pompons : suite et fin

    Clôturons notre série sur les plantes épineuses à pompons roses avec ce cliché d’un chardon-Marie pris par Gilles il y a une dizaine d’années.

    Silybum marianum, le chardon-Marie © CACP – Gilles Carcassès

    Ce chardon, qui est d’une famille proche de celle des chardons Carduus mais toutefois différente, est plutôt originaire du milieu méditerranéen. On le rencontre sporadiquement sur le reste du territoire français dans des zones non cultivées, comme les friches ou les bords de chemin.

    D’après les ressources bibliographiques botaniques, cette espèce, comme la plupart des chardons que nous avons déjà présentés, était consommée pour ses feuilles.

    Le pompon est l’un des plus gros de la série. L’involucre, l’ensemble des bractées épineuses, mesure plus de 3 cm de diamètre.

    Astéracées, jamais assez

    Voilà qui termine la présentation des plantes sauvages de la famille des Astéracées connues en Île-de-France dont les fleurs sont roses et assemblées en pompon et qui portent des épines :

    Mais la grande famille des Astéracées comporte bien d’autres membres. Certains ont également des fleurs roses, mais pas d’épines, comme les centaurées ou l’eupatoire. D’autres sont entièrement jaunes. Et d’autres encore sont bicolores.

    Notre prochaine série portera sur les cousines de la pâquerette.

    Sources :

    Le site TelaBotanica

    Le site FLORIF

    Le dictionnaire étymologique de la flore française, par JP Ferrari


vendredi 28 mai 2021

  • Abeilles-coucous, les Nomada
    Abeille du genre Nomada – Puiseux-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Malgré ses allures de guêpes avec son corps élancé et ses couleurs vives, cet insecte est bien une abeille. C’est même une abeille-coucou. C’est une abeille parasitoïde qui, comme le coucou chez les oiseaux, pond ses œufs dans le nid d’autres abeilles (notamment les Andrènes) et dont la larve consomme les ressources mises à disposition des larves initiales et parfois même les larves elles-mêmes.

    Parmi les abeilles-coucous, le genre Nomada, en photo ici, est celui qui est le plus représenté, avec plus d’une centaine d’espèces en Europe. Sur image l’identification s’arrêtera au genre. La détermination de l’espèce demande une observation minutieuse (à la loupe !) de plusieurs détails du corps de l’insecte.

    Abeille du genre Nomada – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le nom « Nomada » vient certainement du comportement des femelles, sans cesse en mouvement. On peut en effet les observer parcourir les pelouses et les terrains nus, au ras du sol, à la recherche d’un nid à occuper.

    Les adultes, mâles et femelles, se nourrissent de nectar. Ils participent ainsi à la pollinisation d’espèces variées de plantes. On les rencontre fréquemment dans les collections SPIPOLL, et sont relativement facile à reconnaître grâce à leurs teintes franches de rouge, noir, jaune et blanc.

    Sources :

    Guide des abeilles, Edition Delachaux

    Clé de détermination du genre Nomada, par Jan Smit (en anglais)


jeudi 27 mai 2021

mercredi 26 mai 2021

  • La passerage drave

    Elles sont en fleurs en ce moment, notamment à l’île de loisirs de Cergy-Pontoise : les passerages draves, ou Lepidium draba.

    Lepidium draba – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Lepidium draba est la plus commune des 10 passerages connues en Île-de-France. Ses fleurs blanches sont rassemblées en grappes serrées. Les 4 pétales de chaque fleurs sont disposés en une croix régulière, typique de la famille des Brassicaceae (anciennement Crucifères).

    Fleurs de Lepidium draba – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Ses feuilles sont pubescentes et embrassent la tige par deux oreillettes.

    Feuilles de Lepidium draba – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les fruits de la passerage sont de petites silicules (petites gousses) en forme de cœur.

    Silicules de Lepidium draba – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    C’est une espèce qui apprécie les sols légèrement humides et argileux mais s’adapte bien à des sableux pour peu qu’ils soient suffisamment riches en azote. Elle fait partie des plantes qui ont profité des pratiques intensives du siècle dernier et de l’eutrophisation des sols, ses populations sont plutôt en augmentation.

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    Fiche de Lepidium draba par TelaBotanica


vendredi 21 mai 2021

  • Journée internationale pour la diversité biologique

    Demain, 22 mai, sera la journée internationale pour la diversité biologique.

    Cette journée a été proclamée il y a 20 ans par l’Assemblée générale des Nations Unies pour créer une nouvelle opportunité de sensibiliser et d’exposer au plus grand nombre les enjeux liés à l’effondrement de la biodiversité. La date du 22 mai a été choisie en référence à la date d’adoption de la Convention pour la Diversité Biologique, le 22 mai 1993, dont les objectifs sont la protection de la diversité biologique et le partage juste et équitable des ressources qui en découlent à l’échelle mondiale.

    Le thème pour cette 20ème édition est « Nous faisons partie de la solution« . Il fait suite au thème de l’année précédente « Nos solutions sont dans la nature » pour rappeler que, au-delà de nos innovations technologiques, nos dépendons entièrement d’écosystèmes naturels sains et fonctionnels pour assurer la majeure partie de notre cycle de vie.

    Cette journée particulière est l’occasion de se renseigner sur la biodiversité qui nous entoure et sur les moyens qu’on peut mettre en œuvre pour la protéger.

    Célébrons ensemble la nature !

    Qui dit journée internationale dit aussi célébration. Et cela tombe bien, cette semaine en France c’est la Fête de la Nature ! Retrouvez le programme des animations proposées à Cergy-Pontoise.

    Vous pouvez aussi partager vos expériences et observations de nature sur l’ensemble des réseaux sociaux avec le #IcelebrateNature ! La biodiversité est riche, les occasions ne manquent pas !

    Pour aller plus loin :

    La Journée internationale pour la diversité biologique sur le site de l’ONU

    Le site de la Fête de la Nature


mercredi 19 mai 2021

  • L’atlas fait peau neuve

    Joyeux anniversaire !

    Pour fêter sa première année, l’Atlas de la biodiversité de Cergy-Pontoise se remet à jour et offre plus de libertés !

    © CACP

    Vous pouvez maintenant participer aux enquêtes ciblées sur le territoire et signaler toutes les autres espèces qui vous paraissent importantes à indiquer. L’onglet « Je participe! » ouvre le formulaire de saisie dans lequel vous pouvez choisir l’une ou l’autre des enquêtes.

    © CACP

    Les données de 2020 ne sont plus visibles en ligne mais elles sont précieusement conservées pour les suivis à venir !

    Deux enquêtes en cours

    Faucon crécerelle et sa proie © CACP – Emilie Périé

    Cette année, nous vous proposons deux suivis participatifs. L’un sur les rapaces, l’autres sur les hirondelles et martinets (avec une récompense à la clé) !

    Hirondelles de fenêtre dans un nid artificiel – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Du nouveau sur Facebook !

    Pour accompagner ces suivis nous vous proposons de nous retrouver sur le groupe Facebook « Biodiversité à Cergy-Pontoise« . Vous pourrez y partager vos observations ou questionnements concernant la biodiversité et y trouver de nombreuses informations concernant les activités sur le territoire.

    © CACP


lundi 17 mai 2021

  • Le martinet noir

    Sans pieds … ?

    Le martinet noir © CACP – Gilles Carcassès

    Le martinet noir est ce bel oiseau estival que l’on entend crier joyeusement au-dessus de nos têtes dès le début du mois de mai et jusqu’au mois d’août. Son plumage est noir à l’exception d’une petite tache blanche sur la gorge. Mais on l’identifie plus facilement à sa forme : de grandes ailes en forme de faux et une queue légèrement échancrée pouvant se déplier en éventail.

    Le martinet appartient à la famille des Apodidés, son nom scientifique Apus apus signifie littéralement « sans pieds ». En effet, ses pattes sont extrêmement réduites. Elles se résument à un pied griffu collé à son corp. Cette griffe lui permet de s’accrocher aux parois verticales au moment d’entrer dans son nid, qui doit donc être suffisamment en hauteur pour lui permettre de s’élancer dans les airs sans avoir à se propulser sur des pattes inexistantes.

    Donc toujours en l’air !

    Martinets noirs en vol © CACP – Emilie Périé

    Cette absence de pattes n’est pas un handicap mais plutôt une optimisation pour l’adaptation à la vie en l’air. En effet, le martinet ne se pose jamais ! A l’exception de la couvée des œufs et du nourrissage des petits qui obligent les parents à entrer dans un nid et donc à s’arrêter un instant. Tout le reste de l’année le martinet profite des grands espaces aériens où il exécute ses impressionnantes voltiges.

    Il vole en moyenne à 35 km/h mais peut dépasser les 110 km/h pendant ses rondes territoriales ! Ses pirouettes lui permette de passer le ciel à l’épuisette et de se nourrir de toutes sortes d’insectes volants. Le ravitaillement en eau se fait également en vol, sur le mode des avions canadairs. Quant à son sommeil… eh bien lui aussi se passe tout là-haut ! Le martinet est capable, comme les poissons, de ne dormir que d’un hémisphère cérébral à la fois. Il peut donc maintenir son vol et sa concentration sur son environnement même au cœur de la nuit.

    Et jamais seul

    Groupe de martinets noirs © CACP – Emilie Périé

    Il vaut mieux qu’il soit alerte car les martinets sont des oiseaux sociaux. Ils voyagent et vivent en groupe. Eviter les carambolages demande une certaine adresse.

    Une bonne centaine de martinets survolaient les étangs de l’île de loisirs ce jour-là. Et d’autres groupes batifolent au-dessus de l’agglomération. Les avez-vous vus ? Dites-le nous dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise !

    Pour aller plus loin :

    Suivez un couple de martinets pendant la reproduction avec les équipes de La Salamandre

    Les vidéos du Professeur Jean-François Cornuet pour observer les martinets en vol


vendredi 14 mai 2021

  • Petit pic
    Pic épeichette, Dryobates minor – Cergy  © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette est le plus petit des cinq pics présents en Île-de-France. Il a une taille comparable à celle d’un moineau.

    On le différencie des autres pics noirs, blancs et rouges, les pics épeiche et mar par sa taille d’une part, ses couleurs et son signal sonore. Il est en effet distinctement plus petit que les deux autres. Son dos est rayé de blanc, alors que les autres sont entièrement noirs. Sa tête porte une petite calotte rouge, alors que le pic épeiche n’a que la nuque rouge (pour le mâle) et le pic mar a une calotte beaucoup plus couvrante. Côté son, comme ses comparses le pic épeichette tambourine sur les troncs pour marquer son territoire et attirer un partenaire. Le tambourinage est sensiblement plus long que celui du pic épeiche et moins sonore que celui du pic noir.

    Pic épeichette, Dryobates minor – Cergy  © CACP – Emilie Périé

    Le pic épeichette est insectivore. Il chasse ses proies dans les bois fins et tendres. Ici il était occupé à vider le contenu d’une galle de rosier chevelu.

    Il illustre dans cette pose une autre caractéristique des pics. Les plumes de leur queue sont très rigides, ils peuvent ainsi s’en servir d’appui pour grimper le long des troncs.

    Les quatre autres pics :

    Le pic épeiche

    Le pic mar

    Le pic vert

    Le pic noir


mercredi 12 mai 2021

  • Fête de la Nature 2021 – le programme

    En dépit du contexte, la nature continue à évoluer. La Fête de la Nature aura donc lieu ; en version adaptée, certes, mais bel et bien lieu du 19 au 23 mai prochain. Le thème de l’année est A travers mille et un regards. Découvrons le programme à Cergy-Pontoise !

    A travers le regard d’un apprenti-fermier, d’un jardinier ou d’un pêcheur

    Apprenti-fermier © CACP – Emilie Périé

    La ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles proposent aux apprentis-fermiers de 18 mois à 3 ans de découvrir la biodiversité agricole le mercredi 19 mai de 15h00 à 16h00. 10 places ouvertes. Informations pratiques ici.

    La Ville de Vauréal, vous propose le mercredi 19 mai, de plonger au cœur des jardins de la ville et d’apprécier les différentes techniques de permaculture (bouturage, rempotage). L’occasion pour vous de repartir avec votre pied de menthe et de basilic, ou encore d’apprécier une dégustation de tisane ainsi qu’une présentation de recettes à base de plantes aromatiques.

    Les animateurs de la Maison de la Jeunesse (Vauréal) et de la Fédération de Pêche du Val d’Oise quant à eux, auront le plaisir de vous faire découvrir les milieux aquatiques le mercredi 19 mai de 13h30 à 16h30. Informations pratiques ici.

    Dans les yeux d’une abeille

    Rucher de Vauréal © ARB-idf – Myriam Boulouard

    Le samedi 22 mai de 10h à 12h, venez observer le rucher municipal de la Ville de Vauréal, et le travail des abeilles en présence d’un apiculteur qui répondra à toutes vos questions. Informations pratiques ici.

    Chaussez les lunettes d’un naturaliste

    A la découverte des chauves-souris de Menucourt

    Dessin de chauve-souris © CACP – Emilie Périé

    Le Vendredi 21 mai de 19h à 21h, la Ferme d’Ecancourt et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, vous invitent à explorer le parc du château de Menucourt et partir à la rencontre des chauves-souris grâce à une Batbox (appareil détectant les ultrasons). Lors de cette soirée, il sera notamment question d’approfondir vos connaissances sur ces mammifères nocturnes à travers des ateliers ludiques. 10 places ouvertes. Informations pratiques ici.

    Parcours autonomes

    Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Grâce à l’application Explorama, explorez tout au long de la semaine la biodiversité présente sur l’île de loisirs de Cergy et les zones humides du parc de Grouchy à travers un véritable jeu de piste en toute autonomie. Informations pratiques ici.

    Mille et un regards, mais surtout le votre !

    Tout au long de la semaine faites nous part de vos découvertes en identifiant la faune et flore qui vous entoure.

    La Ville de Vauréal vous propose à cette occasion de contribuer à l’atlas de la Biodiversité de Vauréal en inventoriant et cartographiant la faune et la flore observées sur Vauréal. 

    La Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise vous invite quant à elle à participer à un concours en contribuant également à l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise. Pour cela rien de plus simple, levez les yeux au ciel et soyez attentifs au moindre chant d’oiseau, notamment à ceux des hirondelles et martinets.

    Retrouvez les éditions précédentes :

    Edition 2019

    Edition 2018

    Edition 2017


lundi 10 mai 2021

  • L’étourneau sansonnet

    Trop facile !

    Etourneau sansonnet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Vous avez tous reconnu le plumage si particulier de l’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris. Avec ses mouchetures chamois et ses reflets métalliques sur fond noir il est aisément reconnaissable.

    Ses pattes et son bec sont sombres en hiver, mais deviennent roses pour les premières et jaune pour le second au moment de la reproduction. Il peut alors de loin être confondu avec le merle noir. Pour autant, bien qu’étant dans des familles d’oiseaux très proches, leurs formes générales sont assez différentes. En vol, l’étourneau se reconnait à son aspect très symétrique. Ses ailes sont larges et triangulaires et sa queue plutôt courte. Si bien que sur un arrêt sur image on ne sait pas toujours bien dans quel sens est l’oiseau.

    A l’oreille en revanche, la distinction n’est pas toujours aisée. Si l’étourneau n’est pas un grand chanteur ; ses notes propres ne sont pas aussi mélodieuses que celles de la fauvette à tête noire ou du rougegorge par exemple ; c’est un excellent imitateur ! Il aura tôt fait de berner l’ornithologue amateur sur la présence d’un loriot ou d’une buse dans les parages.

    Chut …

    Etourneau sansonnet – Cergy © CACP – Emilie Périé

    L’étourneau est un oiseau plutôt grégaire. Même en ce moment, pendant la période de reproduction, les groupes restent relativement proches et se retrouvent en dortoir la nuit. Cette sociabilité explique aussi le fait qu’il soit assez vocal. Les cris de contact réguliers permettent aux individus de se rassurer et de confirmer la présence de chacun.

    Le témoignage le plus impressionnant de cette sociabilité a lieu à l’automne. A cette période les familles se regroupent en immenses nuées pour passer la nuit, leur grand nombre leur permettant de se protéger des prédateurs. Souvent en fin de journée les individus de cette nuée se rassemblent avant de descendre au dortoir. On assiste alors à un ballet aérien impeccablement coordonné rassemblant plusieurs centaines de voltigeurs. C’est ce qu’on appelle la murmuration.

    Opportuniste

    Etourneau en hiver © CACP – Gilles Carcassès

    L’étourneau a un bec fort et relativement long, caractéristique des régimes omnivores. Il se nourrit principalement d’invertébrés qu’il trouve directement au sol, c’est pourquoi on le voit très souvent dans les pelouses qu’il parcoure en sautillant. Mais à la saison des fruits il diversifie volontiers son alimentation, surtout s’il y a des cerises à disposition !

    Pour ce qui est de l’installation du nid, l’étourneau est cavernicole, il recherche des cavités dans les arbres particulièrement. Il n’hésite pas à réutiliser les niches d’autres oiseaux comme les pics, les chouettes ou les huppes.

    Source :

    L’étourneau sansonnet, par Oiseaux.net

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


vendredi 7 mai 2021

mercredi 5 mai 2021

  • Douceur en fleurs
    Valerianella locusta, la mâche doucette – Maurecourt © CACP – Emilie Périé

    La mâche doucette est une petite plante (pas plus de 40 cm) de la famille des Caprifoliaceae. Elle a des fleurs rassemblées en têtes globuleuses dont les pétales sont d’un bleu cendré presque blanc.

    Elle ressemble beaucoup à ses comparses du genre Valerianella mais les autres représentantes sont extrêmement rares dans la région, aussi il est difficile de la confondre avec une autre espèce. De plus, elle est traditionnellement cultivée car ses feuilles se mangent en salade. Elle est donc facile à trouver.

    Elle est commune sur tout le territoire français, dans des milieux assez variés. La littérature la classe parmi les plantes poussant dans les champs et les milieux ouverts. Elle a l’air de s’en tirer plutôt bien en ville et dans des milieux très contraints (secs et/ou pauvres) comme les trottoirs ou les fissures de mur. En ce moment elle est en fleur dans presque tous les cimetières de l’agglomération.

    Valerianella locusta, la mâche doucette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Valerianella locusta, dans TelaBotanica

    Valerianelle locusta, dans FLORIF

    Retrouvez d’autres plantes de la famille des Caprifoliceae :

    La knautie des champs

    La succise des prés

    Le cabaret des oiseaux


lundi 3 mai 2021

  • L’hirondelle rustique
    Hirundo rustica, l’hirondelle rustique © CACP – Gilles Carcassès

    C’est sans doute la plus emblématique de la famille des Hirundinidés. Avec sa silhouette effilée et ses couleurs élégantes (dos bleu, gorge rouge, contrastes noirs et blancs), elle ne passe pas inaperçue. D’autant plus qu’elle tolère, voire même affectionne, la compagnie de l’homme.

    En effet, elle niche préférentiellement dans les granges, les écuries, les hangars ou autres bâtiments assurant un accès illimité, un toit protecteur et une accroche permettant la tenue du nid qu’elle construit avec un mélange de boue et de débris végétaux. Les hirondelles rustiques sont fidèles à leur zone de nidification et elles préféreront revenir consolider le nid de l’an passé que d’en construire un nouveau. (Rappel : les hirondelles sont des oiseaux protégés, la destruction des nids et des sites de nidification est interdite).

    Hirondelles rustiques au perchoir © CACP – Emilie Périé

    Les hirondelles rustiques ne sont pas des oiseaux sociaux (elles ne nichent pas en colonie) mais restent tout de même grégaires. En période de migration on les voit se rassembler sur leur perchoir favoris : les fils électriques ou comme ici, les câbles du téléski de l’île de loisirs.

    Elle peuvent également partager des zones de chasse ou d’abreuvoir. On observe alors plusieurs individus, voire dizaines d’individus sur un même territoire. Les hirondelles sont strictement insectivores, elles se nourrissent en capturant en vol des insectes. Elles ont donc besoin d’espaces ouverts comme des champs, des zones humides, ou de larges plans d’eau au-dessus desquels effectuer leur voltige quotidienne. Pour ce qui est de l’apport en eau, elles utilisent la méthode du canadair : elles volent au ras de le surface, le bec dans l’eau.

    Comptage et déclin

    Sans être menacée, l’hirondelle rustique voit tout de même ses populations décliner. Deux causes sont principalement identifiées : la raréfaction des bâtiments ouverts, principaux sites de nidifications et le déclin généralisé des insectes dans toute l’Europe, unique ressource alimentaire.

    Afin d’évaluer au mieux ce qui peut être réalisé pour favoriser cette espèce sur notre territoire, aidez-nous à estimer leur présence à Cergy-Pontoise. Renseignez dans l’Atlas de Cergy-Pontoise vos observations d’hirondelles rustiques (perchées, en chasse, au nid) et faites d’une pierre trois coups :

    • Vous nous aidez à adapter les mesures de protection de cette espèce ;
    • Vous profitez du ballet aérien de ce très bel oiseau ;
    • Vous tentez de gagner le Concours des observateurs de cette année. Au 30 juin, ceux ayant renseigné le plus de données d’hirondelles et martinets dans l’Atlas seront récompensés !

    Sources :

    Le guide ornitho, Editions Delachaux

    L’hirondelle rustique, par Oiseaux.Net


vendredi 30 avril 2021

  • A pompons : les bardanes

    Pour poursuivre notre série sur les plantes de la famille des Astéracées épineuses à fleurs roses en forme de pompons en voici deux nouvelles.

    Deux sur quatre

    En Île-de-France on compte quatre espèces du genre Arctium (les bardanes) : la bardane des bois et la bardane poilue, qui sont extrêmement rares et que l’on ne connait pas sur le territoire, ainsi que la bardane à petites têtes et la grande bardane, beaucoup plus communes et présentes à Cergy-Pontoise.

    Arctium lappa, la grande bardane © CACP – Gilles Carcassès

    Toutes deux sont des plantes assez imposantes avec des feuilles de grande taille, des capitules en forme de pompons roses dont les bractées (les feuilles à la base du capitule) sont dressées en forme d’épines. A maturité du fruit ces bractées s’accrochent d’ailleurs très bien à la fourrure des animaux ou à un pull, un t-shirt ou une chaussette …

    Arctium minus, la bardane à petites têtes © CACP – Gilles Carcassès

    Outre la taille des capitules on différencie la grande bardane de la bardane à petites têtes grâce à la couleur de ces bractées-épines. Celles de la grande bardane sont bien vertes alors que celles de la bardane à petites têtes sont pourpres à la pointe.

    Arctium lappa, la grande bardane © CACP – Gilles Carcassès

    Ces deux plantes poussent dans les milieux ouverts, ensoleillés et peu perturbés (non cultivés) comme les friches, les bords de chemins ou les broussailles.

    Retrouvez la série des plantes à pompons :

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


mercredi 28 avril 2021

  • L’éristale opiniâtre
    Eristale opiniâtre © CACP – Emilie Périé

    Eristalis pertinax, l’éristale opiniâtre est une grosse mouche dont l’adulte est butineur. On peut l’observer de mars à novembre.

    Comment la reconnaître ?

    Eristale opiniâtre – Détail de l’aile © CACP – Emilie Périé

    Les éristales font partie de la famille des Syrphidae, ces jolies mouches donc les couleurs rappellent souvent celles des abeilles, des guêpes ou des bourdons. On reconnait le groupe des éristales (genres Eristalis et Myathropa) parmi tous les syrphes grâce à la boucle en U que forme l’une des nervures des ailes (flèche bleue sur la photo ci-dessus). Pour l’espère, le caractère discriminant est ici la couleur de ses tarses (l’équivalent du pied) : ils sont entièrement jaune ou orange, c’est donc Eristalis pertinax.

    De plus, comme ses yeux se touchent au sommet de sa tête, on peut affirmer qu’il s’agit d’un mâle (sur les deux images).

    Sources :

    L’éristale opiniâtre, par Quel est cet animal ?

    Reconnaître les éristales, dans la galerie Insectes.org

    Retrouvez d’autres mouches de la famille :

    L’éristale des fleurs

    Mouches de printemps

    Collection SPIPOLL dans le lierre

    On compte sur vous !

    Deux enquêtes participatives sont en cours à Cergy-Pontoise :


lundi 26 avril 2021

  • Où nichent les hirondelles et martinets à Cergy-Pontoise ?
    Colonie d’hirondelles de fenêtre dans le tilleul de Grouchy © CACP – Emilie Périé

    Les hirondelles ne font pas le printemps, mais le retour des beaux jours annonce le retour prochain de ces oiseaux migrateurs. Les hirondelles sont déjà sur place, bien que le coup de froid des dernières semaines en ait poussé plusieurs à faire demi-tour, et les martinets ne devraient plus tarder.

    A condition de trouver un endroit où loger.

    Ces espèces sont des spécialistes des milieux rocheux, comme les falaises, mais aussi nos bâtiments, en tout cas les plus anciens, ceux en pierre dont la surface est suffisamment agrippante pour construire un nid (pour les hirondelles) et percée de cavités où s’installer (pour les martinets). Malheureusement ces habitats sont de moins en moins nombreux.

    NB : Les hirondelles et martinets sont des oiseaux protégés. Si l’un d’entre eux vient faire son nid dans le coin d’une fenêtre ou sous les tuiles du toit, ne le délogez pas, l’amende serait salée ! Si la cohabitation pose un réel problème contactez les associations naturalistes ou les services de l’Etat (DRIEE) qui pourront vous conseiller sur la marche à suivre.

    Un nouveau concours !

    Aidez-nous à localiser les colonies d’hirondelles et martinets et les endroits où ils sont absents du territoire afin de mieux les protéger !

    Pour cela, rien de plus simple : géolocalisez les oiseaux et les nids que vous observez sur le territoire de Cergy-Pontoise.

    Dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise, ouvrez l’onglet « Participer ici », choisissez « J’ai vu : un oiseau / Une hirondelle ou un martinet » et indiquez l’espèce observée, le nombre d’oiseaux et/ou de nids. Vous n’êtes pas sûr de vous ? Pas d’inquiétude, vous pouvez aussi indiquer « Je ne connais pas l’espèce » nous pourrons a posteriori nous rendre sur place pour l’identification.

    Comme l’an dernier lors de l’enquête sur les chouettes, les meilleurs observateurs seront récompensés !

    Les trois espèces à rechercher :

    L’hirondelle rustique

    L’hirondelle rustique © CACP – Gilles Carcassès

    Hirundo rustica, l’hirondelle rustique a la gorge rouge, le ventre blanc, le dos noir à reflets bleus et de longs filets au bout de la queue.

    En vol, on voit le contraste entre sa tête (foncée) et son ventre blanc, et les deux filets qui donne à sa queue un aspect très échancré.

    Elle peut nicher en petits groupes notamment dans les écuries, mais il est plus fréquent de les trouver en couples isolés dans les garages/abris de jardin.

    L’hirondelle de fenêtre

    Hirondelle de fenêtre © CACP – Gilles Carcassès

    Delichon urbicum, l’hirondelle de fenêtre a la tête et le dos noir, la gorge, le ventre et le croupion blancs et la queue échancrée mais nettement moins effilée que l’hirondelle rustique.

    En vol, on peut voir son ventre ou son croupion blanc selon l’orientation qu’elle donne à ses pirouettes aériennes. Sa queue est échancrée (comme ci-contre) ou ouverte en triangle (lorsqu’elle freine).

    L’hirondelle de fenêtre niche en colonie pouvant regrouper plusieurs dizaines de couples sur les façades des bâtiments.

    Le martinet noir

    Le martinet noir © CACP – Gilles Carcassès

    Apus apus, le martinet noir est entièrement noir, à l’exception de la gorge qui montre une tache plus claire. Ses ailes sont très longues en comparaison à la taille de son corps, et en forme de faux. Sa queue est également fourchue.

    En vol, on reconnait la silhouette du martinet avec ses très longues ailes en forme de faux. C’est un as des pirouettes et du vol à grande vitesse. A la différence des hirondelles, le martinet ne se perche pas et ne se pose que dans son nid pour couver les œufs ou nourrir les petits. Le reste du temps, il vole.

    Il niche dans des cavités qu’il aménage, comme la loge d’une pierre descellée, des combles, ou des nichoirs spécifiques posés pour lui. Il niche lui aussi en grand groupe, avec plusieurs nids sur un même bâtiment.

    A vous de jouer !

    Soyez attentif, ouvrez grand les yeux et les oreilles, les uns comme les autres annoncent leur retour par de grands cris joyeux !

    Le concours est ouvert du 10 mai au 30 juin. Les meilleurs observateurs seront récompensés cet été.

    Participer à l’enquête Où nichent les hirondelles et martinets à Cergy-Pontoise ?


vendredi 23 avril 2021

  • Une de plus !

    On en parlait la semaine dernière : les andrènes sont des petites abeilles des sables assez difficiles à identifier jusqu’à l’espèce. Sauf celle-ci, qui s’est montrée il y a quelques jours.

    L’andrène cendrée, Andrena cineraria © CACP – Emilie Périé

    Avec son thorax velu à bandes blanches et noires, sa touffe de poils blancs sur la tête et les reflets bleus de son abdomen il n’y a pas de doute pour la nommer Andrena cineraria.

    Sources :

    Le guide des abeilles, Editions Delachaux

    Bees, Wasps and Ants Recording Society


mercredi 21 avril 2021

  • Les rapaces du territoire

    Une nouvelle enquête

    La communauté scientifique et naturaliste compte sur vous ! Depuis 1979 les rapaces sont des oiseaux protégés en France. Néanmoins leurs populations sont toujours assez faibles. Afin d’en mesurer les évolutions (déclin ou amélioration), un observatoire des rapaces a été mis en place. Tous les ans, 5 carrés d’un 1 km de côté sont tirés au hasard dans chaque département. Dans chacun de ces carrés les ornithologues sont invités à multiplier les prospections pour dénombrer les rapaces nicheurs sur le territoire. Et cette année, l’un des carrés est tombé pile sur l’agglomération de Cergy-Pontoise.

    Vous pouvez nous aider à localiser tous les rapaces en les signalant dans l’Atlas de la Biodiversité de Cergy-Pontoise, un nouveau module est disponible ! Pas besoin d’être un expert, vous avez même la possibilité d’indiquer « je ne connais pas l’espèce » ce qui nous permettra d’aller prospecter dans les endroits les plus pertinents. Mais voici tout de même quelques-uns des oiseaux les plus fréquents à Cergy-Pontoise.

    Oiseaux de proies

    Une quinzaine de rapaces sont présents de manière régulière en Île-de-France (d’autres ne font que passer de façon très occasionnelle). A Cergy-Pontoise on trouvera plus particulièrement :

    La buse variable

    Buse variable, Buteo buteo © CACP – Emilie Périé

    Qu’on voit plus souvent en vol (faisant de grands cercles haut dans le ciel) que posée.

    Buse variable en vol © CACP – Emilie Périé

    Et que l’on peut confondre avec la Bondrée apivore (Pernis apivorus) également connue sur le territoire mais qui a une tête beaucoup plus petite (comme celle d’un pigeon) et deux barres noires sur la queue que n’a pas la buse. De plus, la bondrée se nourrit d’hyménoptères, son comportement ne trompe pas : elle creuse dans le sol à la recherche des insectes.

    L’épervier d’Europe

    Epervier d’Europe, Accipiter nisus © François Lelièvre

    Plus forestier, l’épervier est très discret et on le voit rarement. La femelle (plus grande) s’attaque à des proies d’assez grande taille (comme des pigeons) alors que le mâle (en photo ci-dessus) capture de plus petits oiseaux.

    Epervier d’Europe, Accipiter nisus © François Lelièvre

    On peut le confondre avec l’autour des palombes, un autre forestier chasseur de pigeons, mais a priori l’autour n’est pas présent à Cergy.

    Les deux milans

    Le milan noir, Milvus migrans, peut être vu survolant l’agglomération. C’est un oiseau assez sombre, avec de grandes ailes et une queue en triangle légèrement échancrée. On lui compte 6 doigts (plumes digitées) au bout de chaque aile. Le milan royal, Milvus milvus plus rare, a tout de même été vu dans le ciel cergyssois. Il a des couleurs plus contrastées avec du blanc, du brun et du noir. Mais, étant souvent à contre-jour il vaut mieux se fier à sa forme. Il a également de très grandes ailes (avec 5 doigts visibles) et une queue longue et fourchue.

    Les deux milans © CACP – Gilles Carcassès

    Deux des cinq faucons

    Le faucon crécerelle, Falco tinnunculus, est le plus visible des rapaces en ce moment. C’est aussi l’un des plus petits, il mesure une quarantaine de centimètres. On le voit fréquemment sur les piquets des bords de route et autoroute, postés sur les lampadaires ou sur les pylônes des lignes à haute-tension.

    Faucon crécerelle sur un pylône électrique © CACP – Emilie Périé

    Quelques fois il s’approche même un peu plus …

    Faucon crécerelle et sa proie © CACP – Emilie Périé

    En vol, il est le maître de la figure « vol du Saint-Esprit » : il maintient un vol stationnaire pour repérer sa proie puis plonge en piqué.

    Faucon crécerelle mâle en vol © CACP – Gilles Carcassès

    Moins fréquent, le faucon hobereau, Falco subbuteo, peut aussi être vu sur le territoire. Il est plus grand que le crécerelle. Son dos est ardoise, ses pattes et son bas ventre sont rouille et sa poitrine blanche.

    Les faucons pèlerins, émerillons et faucon de Kobez n’ont pas encore été observés sur Cergy-Pontoise.

    Surveillez le ciel, et surtout, dites-nous ce vous y voyez !

    Pour aller plus loin :

    L’Atlas de la biodiversité, mentionnez vos observations de rapaces

    L’observatoire des rapaces

    Conseils d’observations


lundi 19 avril 2021

  • La cardamine hérissée

    Cardamina hirsuta – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    La cardamine hérissée est une petite plante aux fleurs blanches de la famille des Brassicaceae dont elle présente les caractéristiques principales : des fleurs à quatre pétales symétriques et des fruits en siliques (de longues gousses).

    Les siliques de la cardamine hérissée © CACP – Emilie Périé

    Cette petite plante n’est pas très difficile en termes de conditions de vie. Elle pousse un peu partout, dans les pelouses, dans les haies, sur les murs ou les fissures des trottoirs. Elle fleurit assez tôt dans l’année, dès le mois de mars.

    La feuille de la cardamine hérissée © CACP – Emilie Périé

    Elle présente de jolies feuilles découpées en lobes tous ronds. Elle est très commune dans la Région. L’avez-vous remarquée ?

    #Bota10km

    Cette jolie fleur pousse un peu partout en France et très certainement dans les 10 km autour de chez vous.

    Le réseau TelaBotanica lance un programme de science participative pour tous les apprentis botanistes pendant avril et mai. Profitez des vacances pour découvrir la flore de vos environs, vous y trouverez peut-être la belle cardamine. Le programme est accessible pour tous les niveaux et dans tous les milieux. Toutes les informations sont disponibles sur la page #Bota10km de TelaBotanica.

    Pour aller plus loin :

    La cardamine hérissée, par TelaBotanica

    Le programme #Bota10km


vendredi 16 avril 2021

  • Les andrènes

    Chez les hyménoptères, les abeilles sauvages (autres que l’abeille mellifère domestique, Apis mellifera) représentent une grande diversité de pollinisateurs. On estime à plus d’un millier le nombre d’espèces d’abeilles sauvages en France. Parmi elles, les andrènes (genre Andrena, famille des Andrenidae) représentent une part importante avec plus de 150 espèces.

    Aussi appelées « abeilles des sables », les andrènes nichent soit en solitaire, soit en bourgades, en creusant des galeries individuelles dans des substrats sableux (monticules, carrière, sol à nu, etc.). La mise en place de buttes de terre comme à Vauréal leur est très favorable.

    Andrena sp. dans une galerie en sable © CACP – Emilie Périé

    L’identification de l’espèce est assez délicate (comme souvent chez les insectes, l’inspection sous la loupe binoculaire peut s’avérer nécessaire). Toutefois, on reconnait assez aisément le genre grâce au motif des nervures des ailes, aux brosses de poils sur les pattes qui permettent la récolte du pollen et surtout, à la pilosité abondante de la tête et du thorax. Voici quelques portraits de fourrures de toutes les couleurs.

    Andrena sp. (possiblement vaga) © CACP – Emilie Périé
    Andrena sp. © CACP – Emilie Périé
    Adrena sp. © CACP – Emilie Périé
    Andrena vaga et son stock de pollen © CACP – Emilie Périé

    Certaines espèces sont spécialistes d’un type de plante, d’autres sont plus généralistes, mais toutes les andrènes sont des pollinisatrices importantes. De plus, je leur trouve une allure de nounours particulièrement adorable.

    Comme les autres abeilles sauvages, leur population décline. N’hésitez pas à leur fournir un site de nidification (des tas de sables non perturbés) pendant le printemps et à diversifier la floraison des jardins !

    Retrouvez dans ces articles d’autres espèces de la famille des Andrenidae :

    L’andrène des campanules

    L’andrène de la bryone

    L’andrène du groseiller

    Les abeilles panurgus


mercredi 14 avril 2021

  • La vie la nuit
    Vol de pigeons domestiques dans le coucher de soleil – Cergy © CACP – Emilie Périé

    La tombée de la nuit apporte avec elle son lot de conseils et d’accalmie, mais elle n’est pas pour autant synonyme d’inactivité.

    La plupart des proies préfèrent les faveurs de l’obscurité, qui les rend presque invisibles, pour se déplacer, se nourrir ou se reproduire. C’est le cas des amphibiens et de nombreux petits mammifères comme les hérissons, les campagnols ou les musaraignes. Certains prédateurs quant à eux, ont développé des techniques de repérage nocturne sophistiquées ; on pensera notamment aux chauves-souris, aux chouettes ou aux hiboux ; qui les rendent particulièrement sensibles à la lumière.

    Chez les insectes et chez les plantes aussi l’activité crépusculaire est animée. Une grande part de la pollinisation des plantes à fleurs a lieu la nuit et on estime que 95% des espèces de papillons connues sont des papillons de nuit.

    Quant aux autres espèces, ayant calé leurs rythmes journaliers sur la course du soleil, la nuit, ils dorment.

    Le pont rouge de nuit – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Enfin du moins, ils devraient, si la nuit étant encore présente. N’avez-vous jamais entendu un merle noir chanter jusqu’à des heures avancées de la soirée prenant le signal d’une ampoule pour celui de l’astre solaire ou remarqué que l’arbre le plus proche du lampadaire perd ses feuilles plus tard que ses compagnons dans une même rue ?

    Pour le bien des activités humaines nocturnes l’éclairage urbain a été mis en place. Devant apporter confort et sentiment de sécurité, il est également et malheureusement source de nuisances et de pollutions pour l’ensemble du vivant.

    Afin d’étudier les solutions face à ce problème écologique et de santé publique (le sommeil humain étant aussi impacté par la lumière que celui des merles noirs), l’Institut Paris Région lance une enquête sur la perception et l’usage de la lumière par les franciliens. Les résultats de cette étude nous seront grandement utiles pour travailler sur notre territoire à la mise en place de la Trame Noire, c’est-à-dire des zones préservées où la nuit pourra à nouveau régner. Nous vous encourageons vivement à y répondre !

    Pleine lune dans le ginko © CACP – Emilie Périé

    « L’avantage avec la pollution lumineuse, c’est qu’elle disparait à la vitesse de la lumière ; à condition qu’on appuie sur l’interrupteur ». Romain Sordello, Muséum national d’Histoire naturelle.

    Pour aller plus loin :

    Eteindre nos lumières pour sauver la planète, à Cergy-Pontoise

    Le lien vers l’enquête de l’Institut Paris Région

    Le programme les Nuits de Noé

    Comprendre la Trame Noire, sur le site de l’Office Français pour la Biodiversité

    La réglementation en matière d’éclairage urbain, expliquée par le Ministère de la Transition écologique


lundi 12 avril 2021

  • Coup de klaxon dans le colza !

    Kiiinrk !

    Phasianus colchicus – Osny © CACP – Emilie Périé

    Alors que je suis en repérage sur les espaces ouverts (agricoles) à la recherche de rapaces, un retentissant coup de klaxon, ou de trompette, se fait entendre. Au beau milieu des champs, c’est un peu étrange…

    Les cris étant très ponctuels, il est assez difficile de localiser la bête. Heureusement le coupable, ce magnifique mâle faisan de Colchide a eu la bonne idée de rester en bordure du champ de colza. Autrement il aurait impossible de l’apercevoir : il circule aisément entre les pieds de colza et il est bien entendu inenvisageable de pénétrer dans un champ sans l’autorisation préalable de l’exploitant. Il m’a laissé quelques instants l’occasion d’admirer ces splendides couleurs avant de replonger dans la végétation, peut-être à la recherche d’une femelle, ou de quoi s’alimenter. Pour ce qui est du passage de la nuit il profitera d’un perchoir dans l’un des arbres de la haie ou des bosquets qui bordent la parcelle, dès que j’aurai quitté les lieux.

    Lors de sa rencontre avec un autre faisan, Gilles l’avait baptisé Anatole. Pour celui-ci, il m’a été proposé Perceval ; mais l’intéressé n’est pas resté suffisamment longtemps pour approuver son nouveau dénominatif.

    Sources :

    Le guide Ornitho, édition Delachaux

    Le faisan de Colchide, par Oiseau.Net le 5ème son de la rubrique « Voix » donne une bonne idée du fameux « coup de klaxon »


vendredi 9 avril 2021

  • Bed and Breakfast pour les insectes !
    Hôtel à insectes – Chaufferie des Bellevues © CACP – Emilie Périé

    En voilà une bonne idée en ce début de printemps que d’offrir à nos amis les insectes le gîte et le couvert !

    Les matériaux sont variés. On y trouve des buches percées, des briques trouées, des fagots de paille, des copeaux de bois, des empilements de pommes de pin, des recoins sombres, des espaces exposés mais aussi des plantations d’espèces mellifères comme le romarin ou la consoude. L’offre alimentaire est un vrai plus dans ce type d’installation.

    Hôtel à insectes – Chaufferie des Bellevues © CACP – Emilie Périé

    De quoi accueillir toute sorte d’insectes, des pollinisateurs, des décomposeurs, des recycleurs, des prédateurs …

    Les osmies ont déjà commencé à réserver les meilleures places. On espère que leurs compères viendront bientôt en profiter !

    En tous cas, les humains venus pour les observer ont apprécié. Même dans l’attente de l’arrivée des hôtes, l’hôtel a un certain charme.

    On doit cette belle réalisation à l’entreprise CenergY, délégataire du chauffage urbain à Cergy-Pontoise en partenariat avec l’association b-a.BA. Merci à eux !

    Retrouvez dans nos articles d’autres inspirations d’hôtels :

    Confinement et collocation

    Un hôtel pour les osmies

    Un sanctuaire de biodiversité à Vauréal


mercredi 7 avril 2021

  • Fleur de Pâques !

    Bravo à François qui reconnu un cœur de pâquerette !

    Bellis perennis, la pâquerette – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Un peu, beaucoup, …

    La pâquerette, Bellis perennis, fait partie de la famille des Astéracées. Aussi, l’image ci-dessus ne représente pas une fleur, mais une inflorescence en capitule. Chacun des tubes jaunes et chacun des « pétales » blancs (des ligules) sont des fleurs à part entière. Les fleurs blanches sont composées de trois pétales soudés entre eux qui abritent des étamines (pièces mâles). Les tubes jaunes sont formés de cinq pétales qui entourent un style (pièce femelle).

    Bellis perennis, la pâquerette – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    De saison

    La pâquerette, dont l’étymologie du nom laisse peu de place au doute, est une fleur de début de printemps, qui fleurit à Pâques.

    De petite taille et appréciant un fort ensoleillement, elle tolère mal la concurrence et se plait beaucoup dans les milieux ouverts et perturbés (les pelouses régulièrement tondues, les pâtures broutées et piétinées). En ce moment, selon la densité des populations, elle colore en blanc et jaune les pelouses et bords de route, puis en rose en fin d’après-midi quand les capitules se referment pour la nuit (le dessous et la pointe des ligules blancs sont souvent teintés de pourpre).

    Groupe de pâquerettes – Courdimanche © CACP – Emilie Périé

    Son nom l’indique, Bellis perennis est une plante pérenne. Sa rosette de feuilles perdure pendant l’hiver et maintient du vert dans les espaces tondus.

    Pâquerettes – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Source

    Bellis perennis par TelaBotanica


vendredi 2 avril 2021

mercredi 31 mars 2021

  • Petits bleus de printemps
    Population de myosotis des champs – Cergy © CACP – Emilie Périé

    C’est le printemps ! Les pelouses et bords de route se parent de délicates teintes bleues et grises avec les premières floraisons. Une partie de ce bleu est dû aux véroniques, espèces assez précoces dans l’année, mais pour le reste, une bonne part tient à l’éclosion des myosotis.

    Qui est qui ?

    Le genre Myosotis, de la famille des Boraginaceae, est assez compliqué. Il existe 7 espèces indigènes (qui poussent naturellement) en Île-de-France dont la fréquence varie de très commune à rare et dont les critères de différenciation sont assez ténus. Il est d’autant plus difficile de les identifier sur seule photo. Toutefois, dans les images de précédentes excursions des différents naturalistes de Cergy-Pontoise, je pense avoir retrouvé 4 espèces. Les plus communes, bien entendu, mais c’est déjà un bon score.

    Une première étape est de regarder les poils du calice (l’ensemble des sépales, les pièces se trouvant sous les pétales). Un premier groupe de 5 espèces a des poils crochus, le deuxième, à 2 espèces, a des poils droits et appliqués contre le calice.

    A poils crochus, dans les pelouses

    Myosotis arvensis – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le plus commun, le myosotis des champs Myosotis arvensis, se rencontre facilement dans les pelouses, les friches, les jachères. Le calice est densément couvert de poils crochus. Lorsque la population est importante le patch apparait même plus gris que bleu.

    Myosotis ramosissima (supposément) © CACP – Gilles Carcassès

    Celui-ci semble appartenir à une autre espèce. La présence de feuilles à l’aisselle des inflorescence m’oriente vers le myosotis rameux, Myosotis ramosissima. Il est assez commun dans les pelouses et les friches.

    A poils droits, les pieds dans l’eau

    Myosotis scorpioides – Osny © CACP – Emilie Périé

    Le myosotis des marais, Myosotis scorpioides (on voit que l’extrémité de l’inflorescence s’enroule telle un scorpion) présente une légère pilosité bien plaquée contre le calice. Il est assez commun dans les milieux humides, comme ici le long du ru du Missipipi à Osny.

    Myosotis laxa (supposément) – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Enfin, la dernière trouvaille est celui-ci, dont le calice est également dépourvu de poils crochus et qui a été trouvé sur les berges des étangs de l’île de loisirs.

    Calice du myosotis cespiteux © CACP – Emilie Périé

    Le calice parait n’avoir des poils que sur la partie basse (le réceptacle). Lorsqu’on regarde à l’intérieur du calice, où les fruits sont en formation, on voit que le style (partie femelle de la fleur) est très court. Ces deux éléments orientent vers Myosotis laxa, le myosotis cespiteux qui est plutôt rare dans la Région.

    Et les autres ?

    Je n’ai pas encore trouvé les trois autres espèces sur le territoire. En revanche, de nombreuses variétés cultivées comme plantes d’ornement existent. Elles ont un peu tendance à s’échapper des parterres fleuris, aussi vous les avez peut-être rencontrées dans vos jardins. Elles ont souvent des fleurs plus grosses et d’un bleu très franc, plutôt jolies.

    Myosotis de jardin © CACP – Emilie Périé
    Myosotis du Caucase – Musée de l’outil © CACP – Emilie Périé

    Sources :

    La flore d’Île-de-France, par Philippe Jauzein et Olivier Nawrot

    FLORIF

    Retrouvez dans nos articles d’autres Boraginaceae :

    La pulmonaire à longues feuilles

    L’héliotrope d’Europe

    La buglosse toujours verte

    La buglosse des champs


lundi 29 mars 2021

  • A ressorts !
    Heliophanus tribulosus © CACP – Emilie Périé

    Les araignées de la famille des Salticidae, ou araignées sauteuses, ont la capacité de faire des bonds incroyables, elles paraissent s’auto-catapulter tant le saut est rapide. Elles peuvent ainsi surprendre vivement une proie (un insecte), échapper à un prédateur ou fuir l’objectif d’un appareil photo. Les araignées qui nous intéressent aujourd’hui, du genre Heliophanus, mesurent environ 4 mm. La lentille de mon appareil doit effectivement leur paraître bien impressionnante !

    Elles en revanche, se classent plutôt du côté des « adorables et mignons » que de celui des « monstres effrayants ». En plus de leur capacité acrobatique, on reconnait les Salticidae à la disposition de leurs yeux : deux gros yeux tout rond au centre et trois autres paires plus petites, de part et d’autre de la première et sur le dessus du céphalothorax.

    Quant à Heliophanus cela signifie « qui brille au soleil », plutôt poétique non ?

    La rousse et la cuivrée

    Il existe plus d’une dizaine d’espèces du genre Heliophanus en Europe, mais deux sont particulièrement communes dans nos jardins.

    Heliophanus tribulosus © CACP – Emilie Périé

    Il s’agit de Heliophanus tribulosus (la chasseuse) pour la première, que l’on reconnait à ses pattes jaunes et ses joues rousses.

    Heliopanus cupreus © CACP – Emilie Périé

    Et Heliophanus cupreus (la cuivrée) pour la deuxième. Celle-ci a également les pattes et les pédipalpes jaunes, mais n’a pas de roux sur les joues et présente des points blancs formant un carré sur son abdomen.

    Adorable n’est-ce pas ?

    Heliophanus tribulosus, jeune mâle © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez dans nos articles :

    Araignées sauteuses

    La grande saltique


vendredi 26 mars 2021

  • A pompons : les cirses

    Continuons dans la série des plantes à fleurs en pompons roses à fortes épines. Après les chardons vrais (Carduus), voyons les cirses (Cirsium). Parmi les 8 espèces connues en Île-de-France, nous en avons rencontré 5 sur le territoire.

    Le cirse des champs

    Cirse des champs, Cirsium arvense © CACP – Emilie Périé

    Le cirse des champs est sans doute le plus abondant des cirse dans la Région. C’est celui qui a les fleurs les plus claires et le moins d’épines, seules les feuilles en portent.

    Le cirse des marais

    Le cirse des marais, Cirsium palustre © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse des marais, comme son nom l’indique, se rencontre dans les zones humides, au bord des cours d’eau. Sur la gamme de rose, c’est lui qui a les fleurs les plus foncées. Comme on peut le voir, il est largement doté en épines.

    Le cirse des maraichers

    Le cirse des maraichers, Cirsium oleraceum © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse des maraichers est le seul du genre à avoir des fleurs jaunes et non roses. Les capitules sont beaucoup plus gros que ceux des autres cirses. De même, la plante de manière générale est beaucoup plus imposante que ses compatriotes bien que moins fournie en épines. S’il s’appelle « des maraichers » c’est parce qu’un temps ce cirse a été consommé comme un artichaud.

    Le cirse commun

    Le cirse commun, Cirsium vulgare © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse commun se rencontre sur tout type de terrain (prairies, pelouses, chemins). Il fait des capitules moins nombreux et non agglomérés mais ceux-ci ont une forme ovoïde et sont hérissés d’épines. Ils sont ainsi facilement reconnaissables.

    Le cirse laineux

    Le cirse laineux, Cirsium eriophorum © CACP – Gilles Carcassès

    Le cirse laineux quant à lui, est recouvert d’un voile aranéeux.

    Ces 5 espèces participent au maintien des insectes pollinisateurs : des espèces spécialistes qui ne peuvent survivre sans ces plantes, et d’autres très généralistes qui trouvent sur ces fleurs de quoi se nourrir tout au long de l’année.

    Retrouver la série des pompons :

    Le cirse laineux

    L’onopordon

    Les chardons 


mercredi 24 mars 2021

  • Les miroirs des canes

    Rappelez-vous, il y a un mois nous partions avec Sylvain à la recherche de canards sauvages sur les étangs de l’île de loisirs.

    Sylvain et son bateau © CACP – Emilie Périé

    Sylvain m’avait indiqué avoir vu un groupe de canards siffleurs quelques jours plus tôt. Ce sont des canards assez rares dans la région. Les contrastes de couleurs des oiseaux en vol et posés sont très ressemblants à ceux du canard siffleur, malheureusement nous n’avons pas réussi à les approcher suffisamment pour en avoir le cœur net. La « meilleure » photo que nous ayons pu prendre est celle-là :

    Potentiel canard siffleur © CACP – Emilie Périé

    A cette distance, cela peut tout aussi bien être un fuligule milouin.
    Toujours est-il que sur cet étang, nos fameux canards mystères n’étaient pas seuls. Quatre autres espèces de canards partageaient les lieux avec les oies, les cormorans et les foulques : le canard colvert, le canard chipeau, le canard souchet et le canard mandarin.

    Défilé de plumages

    Les mâles de ces quatre espèces rivalisent de couleurs et de contrastes lorsqu’ils arborent leurs plumages nuptiaux. Voyons un peu,

    Le classique canard colvert, avec son capuchon vert brillant

    Canard colvert mâle © CACP – Emilie Périé

    L’élégant canard chipeau, dans son costume sombre

    Canard chipeau mâle © CACP – Emilie Périé

    L’atypique canard souchet, avec son bec en spatule et son œil d’or dans une capuche verte

    Canard souchet mâle © CACP – Emilie Périé

    Et le bariolé canard mandarin dont les formes et les couleurs sont uniques.

    Canard mandarin mâle © CACP – Emilie Périé

    Mais lorsqu’il s’agit d’identifier les femelles, c’est une toute autre histoire. Elles sont bien moins tape à l’œil et se ressemblent assez.

    Miroir mon beau miroir, dis-moi… Qui est cette cane ?!

    Lorsqu’elles sont avec leur partenaires, il est relativement facile d’associer la bonne cane à la bonne espèce.

    Canard colvert mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Canard chipeau mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Canard souchet mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Canard mandarin mâle et femelle © CACP – Emilie Périé

    Mais pour des individus isolés il est bien plus difficile de déterminer l’espèce. Le secret, est de regarder dans le miroir.

    Le miroir des canes est ce petit rectangle de plumes de couleurs différentes du reste du corps juste sous l’aile. Chez le colvert il est bleu, chez le chipeau il est blanc, chez le souchet il est vert. Infaillible.

    Les miroirs des canes © CACP – Emilie Périé

    Source :

    Le guide ornitho, Edition Guide Delachaux

    D’autres histoires de canards dans ces articles :

    Grands choix de canards sauvages

    Rencontre avec le canard souchet

    Les trois petits canards


lundi 22 mars 2021

  • L’onagre bisannuelle

    Onagre bisannuelle – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la famille des Onagraceae je demande l’onagre bisannuelle.

    Si les deux noms sont si ressemblants c’est parce que justement le nom de la famille a été créé à partir de celui de la plante. En botanique le nom de la famille (qui rassemble plusieurs espèces et plusieurs genres ayant des caractéristiques, notamment génétiques, semblables) dérive du nom du genre de la première plante ayant été décrite par un botaniste. Ainsi l’onagre a donné la famille des Onagraceae, la plantain celle des Plantaginaceae et le géranium celle des Geraniaceae.

    Mais les noms évoluant, l’onagre dont le nom scientifique était Onagra, ou herbes aux ânes, est devenu Œnothera, faisant référence à l’odeur vineuse de ses racines. Ainsi l’onagre bisannuelle s’appelle, de manière officielle à travers le monde, Œnothera biennis. 

    Onagre bisannuelle – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    C’est une plante assez rare dans la région, typique des sols sablonneux, des friches et des terrains vagues.

    Durant l’été elle fait de grandes fleurs jaunes (environ 5 cm) dont les pétales ressemblent à des cœurs. Mais attention, si elle s’appelle « bisannuelle » c’est qu’elle ne fleurit pas tous les ans. Son développement prend deux ans. Elle passe la première année à l’état végétatif, on n’en voit alors que les feuilles, puis fleurit l’été suivant avant de faner puis mourir en laissant ses graines pour la génération suivante. On comprend donc mieux pourquoi elle est plus fréquente dans les friches qu’ailleurs : là-bas elle n’est pas tondue au milieu de sa croissance !

    Une autre représentante

    Pour compléter la collection des onagres il faudrait trouver les autres espèces du genre Œnothera présentes en Île-de-France. Il y en aurait 4 autres, beaucoup plus rares que l’onagre bisannuelle. Mais en cherchant bien dans les photos léguées par Gilles j’en trouve une qui me semble plus correspondre à Oenothera glazioviana, l’onagre à sépales rouges, qu’à Oenothera biennis. En y regardant de près, les sépales sont bien rouges, ce qui semble être, avec la taille des fleurs, le seul critère permettant de différencier les deux espèces. Notre territoire abrite un patrimoine décidemment impressionnant.

    Onagre à sépales rouges – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez dans ces articles d’autres espèces de la famille des Onagraceae :

    L’épilobe hérissé

    La jussie à grandes fleurs

    La jussie rampante

    La circée de Paris


vendredi 19 mars 2021

  • Le tarin des aulnes

    Aux bords des étangs de l’île de loisirs les aulnes ont commencé à fleurir. Les chatons mâles pendent aux côtés des fruits (en cône) de l’an passé. L’effet est assez graphique.

    Tarin dans un aulne – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Mais il y a autre chose dans cet arbre. Des petites boules jaunes, dans un aulne, serait-ce… mais oui ! Ce sont bien des tarins des aulnes qui profitent des graines encore présentes dans les cônes femelles de l’arbre pour faire un bon repas.

    Tarin des aulnes – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le tarin des aulnes, Carduelis spinus, est un petit passereau granivore de la famille des Fringillidae. On reconnait les oiseaux de cette famille à leur bec fort, fait pour casser des graines, leur queue échancrée et leurs couleurs souvent vives. Le tarin est lui dans les tons jaunes et blancs, striés de noir. On reconnaît ici un mâle avec sa poitrine d’un jaune prononcé et sa calotte noire.

    Tarin des aulnes mâle – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Le tarin des aulnes est un oiseau nordique. On ne le rencontre que l’hiver chez nous, où il se nourrit principalement des graines d’aulne ou de bouleau. Dans le Nord de l’Europe, où il niche, il affectionne les conifères.

    Sources :

    Le guide ornitho, édition Delachaux

    Le tarin des aulnes, par Oiseaux.Net

    Retrouvez dans ces articles d’autres oiseaux de la familles des Fringillidae :

    Le pinson des arbres

    Le chardonneret élégant

    Le verdier d’Europe

    La linotte mélodieuse


mercredi 17 mars 2021

  • Le roitelet à triple bandeau

    Le mois dernier nous présentions le roitelet huppé, Regulus regulus, tout petit oiseau à la huppe orange vif. Voici son cousin, le roitelet à triple bandeau, Regulus ignicapilla.

    Roitelet à triple bandeau – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    A peine plus grand que le roitelet huppé, le roitelet à triple bandeau est bâti sur le même modèle : une petite boule de plumes très énergique aux teintes brunes, olive, noires et orange. Il affectionne également les boisements de conifères, même si on peut le rencontrer plus fréquemment que son cousin dans les boisements présentant plus de feuillus. Son chant, moins cadencé mais tout aussi aigu peut être délicat à détecter en forêt.

    Heureusement, une différence de taille le distingue du roitelet huppé : le fameux troisième bandeau, le sourcil blanc très marqué qui accompagne les bandes orange et noires de la tête.

    Pour aller plus loin :

    Le guide ornitho, aux éditions Delachaux

    Les chants des roitelets, par le Studio des trois becs

    Le roitelet à triple bandeau, par Oiseaux.Nets


lundi 15 mars 2021

  • L’ouette d’Egypte

    Mi-février, Sylvain, animateur nature de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise m’indique qu’il a vu des canards peu ordinaires sur les étangs. Peut-être des canards siffleurs ? Ce serait une découverte très intéressante.

    Une petite heure de libre dans ma journée, je rejoins Sylvain et nous voilà partis pour un tour de bateau sur le grand étang, sur la piste des canards.

    Les étangs de Cergy vus du bateau © CACP – Emilie Périé

    SPOILER : nous avons bien photographié des canards, mais ce n’étaient pas ceux que nous cherchions (nous verrons ça dans quelques jours).

    En revanche, nous avons fait une autre découverte intéressante. Au milieu des bernaches du Canada, une autre oie se cache. Elle est plutôt jolie avec ses motifs bigarrés. C’est l’ouette d’Egypte, Alopochen aegyptiaca.

    L’ouette d’Egypte au milieu des bernaches du Canada © CACP – Emilie Périé

    Ca n’est pas vraiment une espèce du coin, mais une échappée d’élevage qui a retrouvé une forme de vie sauvage. Comme les pigeons biset (ou pigeons domestiques) et certains canards, on les appelle des espèces férales. Elle avait déjà était vue ici en 2016, et également dans le parc du Sausset en Seine-Saint Denis. Elle a l’air de se plaire dans la région.

    L’ouette d’Egypte – parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

vendredi 12 mars 2021

  • Le conte des quatre canetons

    Il était une fois Monsieur et Madame Colvert (Honorine et Gaston de leurs prénoms), un couple de canards qui habitaient sur les bords des bassins du parc François Mitterrand. C’est donc sur ces bassins qu’ils donnèrent naissance, en 2019, à quatre petits canetons. Mais comme l’hiver 2018-2019 avait été relativement doux, les quatre canetons sont nés très tôt dans l’année, au début du mois de février. Or, à cette période, pour éviter le gel des appareils d’alimentation des bassins, les pompes sont à l’arrêt et les coursiers sont vides.

    Patatras ! Un matin, les quatre petits canetons ont suivi leur maman et sont descendus dans les coursiers.

    Quatre petits canetons © CACP – Léo Micouin

    Mais sans eau, ces bassins sont bien trop profonds pour que nos quatre petits amis, qui ne savent pas encore voler, puissent sortir tous seuls. Leur maman est bien embêtée, elle ne va tout de même pas les abandonner là …

    Heureusement, est passé par là le grand Léo qui, de sa main secourable, a sorti les quatre petits canetons des coursiers qui ont vite rejoint leur maman.

    Retrouvailles ! © CACP – Léo Micouin

    Morale de cette histoire, au début de cette année les services du secteur GEMAPI ont pris les devants et ont installé dans tous les coursiers des rampes à canetons !

    Des rampes pour les canetons ! © CACP – Emilie Périé

    Ces bastaings de bois installés dans chaque coursier devraient permettre aux canetons, ou à d’autres petits animaux (comme les hérissons) ayant chu dans les bassins de remonter sans peine. Les pigeons les ont essayés et c’est validé !

    Retrouvez des images de l’installation sur la page Facebook de l’agglomération


mercredi 10 mars 2021

  • Plantation participative dans le bois de Cergy

    Weekend actif

    Plantation participative © CACP – Emilie Périé

    Les 26 et 27 février derniers ont eu lieu des ateliers de plantation dans le bois de Cergy. Habitants du quartier, jeunes de la maison de quartier des Touleuses, élus cergyssois et cergypontains, tout le monde y a mis du sien pour offrir une nouvelle vie à ce boisement.

    Régénération

    Le projet est porté par CenergY, délégataire de l’exploitation du chauffage urbain à Cergy-Pontoise en partenariat avec l’association Boomforest et la CACP. Il s’agit de créer une micro-forêt au cœur du bois.

    Le bois a été planté à l’origine d’essences à croissance rapide mais courte durée de vie. Il arrive aujourd’hui à un âge où nombre d’arbres meurent ou deviennent dangereux. Au fil du temps le bois s’éclaircit, perd en densité et en fonctionnalité (accueille d’espèces typiques du milieu forestier par exemple).

    Parcelle éclaircie du bois de Cergy © CACP – Emilie Périé

    L’objectif est donc de redonner un nouveau souffle au bois en commençant par une parcelle de 200 m² plantée selon la méthode Miyawaki (du nom du botaniste et professeur japonais).

    La même parcelle après une demi-journée de plantation © CACP – Emilie Périé

    200 m² peuvent paraître peu à l’échelle du bois mais, comme cela a justement été rappelé lors de l’inauguration de l’événement « celui ou celle qui a planté un arbre n’a pas vécu inutilement« . Et le projet n’entend pas s’arrêter là. Nous espérons pouvoir vous proposer la suite à l’automne prochain.

    Banzai !

    Jeunes arbres en attente de plantation © CACP – Emilie Périé

    Chênes, tilleuls, érables, charmes, aubépines, … Ce sont 600 arbres d’une trentaine d’essences qui ont été plantés sur ces deux jours d’ateliers. Souhaitons leur une longue vie (banzaï en japonais) et de se développer afin de ne pas conserver une taille de bonsaï.

    Participatif et citoyen

    Si vous êtes intéressés par la démarche, souhaitez suivre l’évolution de cette micro-forêt ou participer à de futures plantations n’hésitez pas à contacter l’association Boomforest.

    Pour aller plus loin :

    La méthode Miyawaki présentée par Boomforest

    L’article paru dans la Gazette du Val d’Oise

    L’article paru dans le webzine 13 Comme Une

    La vidéo de l’événement


lundi 8 mars 2021

  • L’amaryllis

    Bravo à Franck qui a rapidement reconnu les ocelles du papillon amaryllis, ou Pyronia tithonus. 

    Pyronia tithonus, l’amaryllis, mâle © CACP – Gilles Carcassès

    L’amaryllis est un papillon estival, on voit l’adulte voler et butiner sur la période juillet-août. La chenille est friande de graminées en tous genres, l’adulte évolue dans les milieux plutôt ouverts (prairies, friches, cultures maraichères, parcs ou jardins).

    Il appartient à la famille des Nymphalidae, sous-famille des Satryinae, comme le myrtil que nous avons vu il y a quelques semaines et partage avec lui des teintes orange et brunes.

    Le dessus des ailes est composé de plages orange traversées de brun chez les mâles (photo ci-dessus) ou entièrement orange chez les femelles (photo ci-dessous) bordées de bandes brunes. Sur l’aile antérieure un ocelle noir comprenant deux pupilles blanches est bien visible.

    Pyronia tithonus, l’amaryllis, femelle © CACP – Emilie Périé

    Sur la face inférieure des ailes, l’ocelle noir est également visible sur l’aile antérieure, l’aile postérieure est brune avec des bandes crème et des points blancs très marqués.

    L’amaryllis, vue dessus-dessous © CACP – Alexandra Marques

    Sources :

    L’Atlas des papillons du jour du Val d’Oise, par le département du Val d’Oise et l’OPIE


vendredi 5 mars 2021

mercredi 3 mars 2021

  • La rentrée du jardin école
    Le jardin école en 2020 – Vauréal © ARB-idf – Gilles Lecuir

    Qu’est-ce que c’est ?

    Le jardin école, à Vauréal est un lieu d’apprentissage ouvert à toutes et tous, fruit de la collaboration entre la Ville de Vauréal, l’association b.a-BA et la cellule Biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Il se compose de plusieurs espaces aménagés : un potager école clôturé bordé de petits fruits, une haie de démonstration pour l’apprentissage de la taille raisonnée, une prairie visant à étudier la faune et la flore. Aubergines, tomates, haricots nains, mélisse, menthe du Maroc, persil et autres ont déjà été semés lors des différents ateliers animés par l’association b.a-BA qui diffuse, tout en expérimentant sur place avec les habitants, les bonnes pratiques du jardinage écologique.

    Au programme

    11 ateliers, les samedis matins à la belle saison, sont prévus pour aborder les fondamentaux du jardinage écologique. Mais aussi de nombreuses activités annexes comme la cuisine des produits du potager, le bien-être au jardin ou l’initiation à l’apiculture.

    Ca débute samedi !

    Samedi 06 mars le Jardin école fait sa rentrée, prêt à accueillir la nouvelle promotion d’élèves jardiniers qui pourront assister aux ateliers 2021 et transmettre leurs nouveaux savoirs autour d’eux.

    La démarche vous intéresse ? Retrouvez plus d’informations ici.


lundi 1er mars 2021

vendredi 26 février 2021

  • A pompons : les chardons

    Dans la série des plantes épineuses et à pompons roses, parlons des chardons. Des vrais cette fois-ci, ceux du genre Carduus.

    Carduus crispus, le chardon crépu – Eragny © CACP – Emilie Périé

    Il en existe 4 espèces en Île-de-France : le chardon crépu et le chardon penché, dont la présence est assez commune et le chardon à petites fleurs et le chardon faux-acanthes qui sont rares (voire extrêmement rares).

    En ce qui concerne les deux plus courants, les différencier entre eux est relativement simple. Le chardon crépu est d’aspect beaucoup plus épineux avec des ailes sur les tiges qui portent de fortes épines. La plante peut atteindre 1m20 et les fleurs sont assez petites.

    Carduus crispus, le chardon crépu – Eragny © CACP – Emilie Périé

    Le chardon penché est quant à lui … penché. La plante dépasse rarement 1 mètre de haut, les « pompons » sont plus gros et orientés vers le sol.

    Carduus nutans, le chardon penché – Neuville © CACP – Gilles Carcassès

    En revanche, il peut parfois être délicat de différencier un chardon « vrai », du genre Carduus, d’autres astéracées épineuses, comme les cirses (genre Cirsium). Le cirse commun, Cirsium vulgare, peut avoir un aspect assez épineux qui le fait ressembler au chardon crépu. Dans ce cas, le critère de différenciation est au niveau du fruit. Le chardon Carduus a des soies simples alors que le cirse Cirsium a des soies plumeuses.

    Les fruits des chardons : soies simples à gauche (Carduus) soies plumeuses à droite (Cirsium) © CACP – Emilie Périé

    Retrouvez dans la série des pompons :

    Le cirse laineux

    L’onopordon


mercredi 24 février 2021

  • La parade nuptiale du grèbe huppé

    En sortie ornithologique au Parc du Sausset en Seine Saint-Denis, j’observe deux grèbes huppés sur les étangs. L’un d’eux s’éloigne un peu puis prend la pose, se montrant ainsi sous son meilleur jour.

    Grèbe huppé – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

    Il se rapproche ensuite du deuxième grèbe et tous deux entament une sorte de danse, tournant la tête d’un côté puis de l’autre en rythme, faisant des voltes. C’est la parade nuptiale d’un couple prêt pour la période de reproduction. Ce début de saisons des amours laisse flotter un parfum de printemps …

    Grèbes huppés en parade – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

    Pourtant, il ne faut pas s’y laisser prendre. Ce n’est pas seulement le redoux des températures qui joue. Les oiseaux d’eau prennent leur plumage nuptial très tôt dans l’année et la reproduction commence avant même la sortie de l’hiver. Mi-février les hérons cendrés étaient déjà au nid ! Le printemps amènera les parades et les chants de plus petits oiseaux, comme les passereaux, dont la plupart reviennent d’un long voyage au sud du Sahara et n’arriveront chez nous que vers le mois d’avril ou mai. En attendant, la parade des grèbes huppés est plutôt élégante et plaisante à observer.

    En théorie, après cette chorégraphie, l’un des deux grèbes ira chercher quelques brins d’algues qu’il présentera à l’autre pour commencer la construction du nid. Ces deux-là n’en avaient pas fini avec leurs rondes, et j’étais à la recherche des bécassines des marais, je les ai donc laissés à leurs occupations pour vaquer aux miennes.

    Bécassine des marais – Parc du Sausset © CACP – Emilie Périé

    Les bécassines n’ont pas encore été vues sur notre territoire. En revanche, les grèbes huppés sont bien présents. En vous promenant autour des étangs de l’île de loisirs vous pourriez observer ces mêmes comportements.

    Source :

    Le grèbe huppé, par Oiseaux.net

    Grèbe huppé © CACP – Emilie Périé

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