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mercredi 7 décembre 2022

  • Solution fondée sur la nature pour la gestion des eaux pluviales (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Nature-based solution for stormwater management''

    Dernière mise à jour : 08/12/2022

    Solution de gestion des eaux pluviales urbaines reposant sur les concepts de l’[[Ingénierie écologique (HU)|ingénierie écologique]] et rentant dans le cadre général des [[Solution fondée sur la nature (HU)|solutions fondées sur la nature]] au sens de [https://www.iucn.org/fr/notre-travail/solutions-fondees-sur-la-nature l'UICN] (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

    ==Spécificité de l'approche==

    Au-delà du caractère végétal, il s’agit de redonner à certains espaces urbains des fonctions "naturelles" susceptibles de rendre des services écosystémiques : réalimentation du sol et des nappes, filtration de l’eau, support de biodiversité, de bien-être pour les habitants, etc.

    Ce terme tend à devenir une référence pour les documents réglementaires et stratégiques en particulier au niveau européen. Il recouvre alors des notions complémentaires telles que la co-élaboration des projets pour en assurer la pérennité.

    Voir : [[Technique alternative (HU)]], [[Solutions de gestion durable des eaux pluviales urbaines (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]
    [[Catégorie:Génie_écologique_et_ingénierie_écologique_(HU)]]

  • Solution fondée sur la nature (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Nature-based solution''

    Dernière mise à jour : 08/12/2022

    [https://www.iucn.org/fr L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)] définit les solutions fondées sur la nature comme "''des actions visant à protéger, gérer durablement et restaurer les écosystèmes naturels et modifiés, qui répondent aux défis de la société de manière efficace et adaptative tout en bénéficiant aux personnes et à la nature.''"

    ==Domaine d'application en hydrologie et en assainissement==

    De façon plus précise dans le domaine de l'hydrologie et de l'assainissement, ce concept recouvre des solutions diverses de protection des milieux aquatique faisant appel aux principes de l’[[Ingénierie écologique (HU)|ingénierie écologique]]. Il s'applique à toutes les problématiques actuelles de gestion de l'eau :
    * Gestion des risques naturels (inondations et sécheresse), en particulier dans le contexte du [[Changement climatique (HU)|changement climatique]] (UICN, 2018) ;
    * Renaturation des rivières urbaines (voir [[Aménagement des rivières et des plans d'eau urbains (HU)]]) ;
    * Aménagement des berges ;
    * Gestion de la ressource en eau ;
    * Gestion des eaux pluviales (voir [[Solution fondée sur la nature pour la gestion des eaux pluviales (HU)|solution fondée sur la nature pour la gestion des eaux pluviales]]) ;
    * etc.

    Bibliographie :
    * UICN France (2018) : Les Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre les changements climatiques et réduire les risques naturels en France ; Paris, France ; disponible sur https://uicn.fr/wp-content/uploads/2018/06/brochure-sfn-mai2018-web-ok.pdf
    * UICN Comité français (2019) : Les Solutions fondées sur la Nature pour les risques liés à l’eau en France ; Paris, France ; 35p. ; disponible sur https://uicn.fr/wp-content/uploads/2020/01/sfn-light-ok.pdf

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
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mardi 6 décembre 2022

  • Solution verte (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Source control'' Dernière mise à jour : 06/12/20222 Ce terme est généralement utilisé pour désigner des aménagements combina... »


    ''Traduction anglaise : Source control''

    Dernière mise à jour : 06/12/20222

    Ce terme est généralement utilisé pour désigner des aménagements combinant la gestion des eaux pluviales à la source avec la mise en place d'espaces végétalisés et utilisant ces éléments pour structurer le quartier ou la ville.

    ==Différence entre infrastructure verte et solution verte==

    Le terme Solution verte est plus général que le terme "[[Infrastructure verte (HU)|infrastructure verte]]". En effet la solution peut être locale (à la source) et ne pas nécessairement s’intégrer dans une infrastructure pensée à une échelle plus large. Il s’oppose à « solution grise » et élimine de ce fait des solutions de type [[Structure réservoir (HU)|structure réservoir]] ou [[Toiture stockante (HU)|toitures stockantes non végétalisées]], ce qui est probablement dommage. Voir [[Solutions de gestion durable des eaux pluviales urbaines (HU)]], [[Technique alternative (HU)]]

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    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Gestion décentralisée (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Structural BMPs'' Dernière mise à jour : 06/12/2022 Ce terme est surtout utilisé pour désigner une solution de gestion des eaux... »


    ''Traduction anglaise : Structural BMPs''

    Dernière mise à jour : 06/12/2022

    Ce terme est surtout utilisé pour désigner une solution de gestion des eaux pluviales reposant sur des règles et des techniques locales et différenciées selon les lieux. S’oppose à une solution permettant de gérer l’ensemble des eaux pluviales d’un bassin versant par un dispositif unique (donc doté d'un réseau de collecte centralisateur). Ce terme est cependant ambigu car il ne donne aucune indication sur la taille des surfaces des bassins versants concernés par la centralisation/décentralisation ; voir [[Technique alternative (HU)]], [[Solutions de gestion durable des eaux pluviales urbaines (HU)]].

    Nota : le terme "gestion centralisée" est plutôt utilisé pour désigner une mode de gestion du système d'assainissement reposant sur un système de pilotage central (voir [[Gestion en temps réel des systèmes d'assainissement (HU)|gestion centralisée]]).

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Gestion à la parcelle (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Structural BMPs'' Dernière mise à jour : 06/12/2022 Mode de gestion des eaux pluviales dans laquelle l'eau produite par les pluie... »


    ''Traduction anglaise : Structural BMPs''

    Dernière mise à jour : 06/12/2022

    Mode de gestion des eaux pluviales dans laquelle l'eau produite par les pluies doit être prise en charge sur la parcelle où elle a été reçue ; voir [[Technique alternative (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Gestion à la source (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Structural BMPs'' Dernière mise à jour : 06/12/2022 Mode de gestion des eaux pluviales consistant à intercepter toutes les goutt... »


    ''Traduction anglaise : Structural BMPs''

    Dernière mise à jour : 06/12/2022

    Mode de gestion des eaux pluviales consistant à intercepter toutes les gouttes d'eau au plus près de l'endroit où elles rejoignent le sol ; voir [[Solution à la source (HU)]], [[Technique alternative (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Solution sans tuyau (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Structural BMPs'' Dernière mise à jour : 06/12/2022 Solution de gestion des eaux pluviales utilisant une autre solution que le r... »


    ''Traduction anglaise : Structural BMPs''

    Dernière mise à jour : 06/12/2022

    Solution de gestion des eaux pluviales utilisant une autre solution que le réseau ; voir [[Technique alternative (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Solution sans réseau (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Structural BMPs'' Dernière mise à jour : 06/12/2022 Solution de gestion des eaux pluviales utilisant une autre solution que le r... »


    ''Traduction anglaise : Structural BMPs''

    Dernière mise à jour : 06/12/2022

    Solution de gestion des eaux pluviales utilisant une autre solution que le réseau ; voir [[Technique alternative (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Solutions de gestion durable des eaux pluviales urbaines (HU)

    Bernard Chocat : /* Comment distinguer entre elles les différentes solutions possibles ? */


    ''Traduction anglaise : Solutions for the sustainable management of urban stormwater''

    Dernière mise à jour : 08/12/2022

    Cet article est un texte introductif qui vise à préciser le vocabulaire technique utilisé dans le domaine de la gestion des eaux pluviales, et tout particulièrement celui que l'on associe à leur gestion durable, telle qu'elle est définie dans le [https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Gestion_durable_des_eaux_pluviales_le_plan_daction.pdf Plan national d’action sur la gestion durable des eaux pluviales]. Il est largement inspiré de l'article "''Contribution à une meilleure explicitation du vocabulaire dans le domaine des solutions dites "alternatives" de gestion des eaux pluviales urbaines''" (Chocat ''et al.'', 2022). Il est complété par plusieurs dizaines d'articles spécifiques qui précisent chacune des notions évoquées ici.

    ==Les enjeux et les difficultés de la communication==

    L’assainissement a pendant longtemps été exclusivement du ressort des hydrologues, des hydrauliciens ou des spécialistes des réseaux, tant au niveau opérationnel qu’au niveau de la recherche (voir [[La ville et son assainissement (HU)]]). Cependant, depuis une cinquantaine d'années, un profond changement de paradigme dans la façon de gérer les eaux pluviales se met progressivement en place (voir [[Aménagement urbain et gestion des eaux pluviales (HU)]]). Après une lente maturation, ce changement est en train de s'accélérer, comme le montre le Plan national d’action sur la gestion durable des eaux pluviales, cité plus haut, faisant suite au rapport du CGEDD (Roche ''et al.'', 2017), et publié en novembre 2021 ainsi que l'implication forte de très nombreuses collectivités ainsi que des agences de l'eau.

    L'une des principales caractéristiques de ce nouveau paradigme consiste à positionner la gestion des eaux de pluie comme un élément fort de la structuration urbaine, en particulier du fait de la relation qu'elle entretient avec l'occupation des sols. Pour cette raison, il mobilise de façon transversale un très grand nombre d'acteurs en plus des acteurs traditionnels de la gestion de l'eau : spécialistes de l’aménagement du territoire (urbanistes, paysagistes, architectes, routiers, etc.), gestionnaires d’infrastructures (routes, voies ferrées, etc.) mais aussi usagers et élus. De plus, tous doivent prendre en compte des problématiques extrêmement diversifiées :
    * climatiques : comment s'adapter aux multiples conséquences du changement climatique (en particulier modification de la fréquence et de la sévérité des canicules et des périodes de sécheresse ainsi que celles des épisodes pluvieux violents) ?
    * hydrologiques : comment mieux maîtriser les risques de crues et d'inondations ?
    * écologiques : comment mieux gérer la ressource en eau et limiter les impacts des rejets urbains sur les milieux aquatiques ?
    * urbanistiques : comment mieux valoriser l’eau dans le paysage et dans les rapports sociaux ?
    * environnementaux : comment mieux répondre à la demande de "renaturation" des villes (même si ce mot est souvent mal compris) ?
    * etc.

    Pour ces différentes raisons l'appropriation et le partage de ce nouveau paradigme est difficile et cette difficulté est accrue parce que le vocabulaire, comme les concepts, sont encore en phase de construction.

    Cet article vise ainsi à essayer de lever différentes sortes de malentendus qui proviennent du fait que :
    * des termes différents sont utilisés pour désigner le même objet ou le même concept ;
    * des termes apparemment voisins, voire strictement identiques, sont utilisés pour désigner des objets ou des concepts différents.

    '''Son but n'est pas de normaliser le vocabulaire mais de fournir une grille de lecture permettant de clarifier les échanges.'''

    Le principe retenu consiste à associer à chaque terme une liste de propriétés qui définissent sans ambiguïté l’objet ou le concept auquel il fait référence. Nous l'appliquerons à deux champs différents de terminologie :
    * celui des concepts généraux qui structurent la réflexion et la stratégie ;
    * celui du vocabulaire technique proprement dit et en particulier sur les termes utilisés pour désigner et distinguer les différentes familles d'ouvrages.

    ==Vocabulaire associé au contexte général de la gestion durable des eaux pluviales urbaines ==

    ===Qu'est-ce que la gestion durable des eaux pluviales urbaines ?===

    La première difficulté consiste à bien cerner l'objet même sur lequel porte cet article, c'est à dire à préciser ce que l'on entend par gestion durable, notion extrêmement floue qui peut être utilisée dans des contextes très divers (Rodhain, 2007).

    La première définition possible est celle du [https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Gestion_durable_des_eaux_pluviales_le_plan_daction.pdf Plan national d’action sur la gestion durable des eaux pluviales] qui indique dans son introduction :
    * "''La gestion durable des eaux pluviales est un mode de gestion visant à limiter au maximum le ruissellement des eaux pluviales, en ayant par exemple recours à des solutions favorisant leur infiltration.''"

    Cette définition apparaît très restrictive, en particulier en confondant les objectifs et les moyens.

    A l'autre extrême, on trouve la notion de développement durable, telle qu'elle a été définie dans le rapport Bruntland (1987), comme l'objectif de développement compatible avec les besoins des générations futures et reposant sur trois piliers : économique, environnemental et d'équité sociale (''figure 1'').


    [[File:développement_durable_wikipedia.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Les principes du développement durable : gérer, restaurer et protéger des ressources plus ou moins renouvelables ; Source : Lamiot — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7718384''
    ]]

    Lorsque l'on applique cette notion aux eaux pluviales on aboutit à des objectifs très larges dont l’un des principes est de considérer les eaux pluviales urbaines comme une ressource et non comme un problème (Belmezitti ''et al.'', 2015). Le nombre d'enjeux associés et de fonctions à remplir devient alors très important (voir ''figure 2'' ci-dessous). Ce type d'approche peut concerner différentes échelles de territoire (ville, quartier, zone aménagée, bassin versant), et met l'accent sur l'objectif à atteindre (le caractère soutenable des solutions) mais pas sur les moyens pour les atteindre.

    Nous allons essayer dans ce paragraphe de positionner les différents termes utilisés pour désigner les stratégies de gestion des eaux pluviales entre ces deux extrêmes.

    ===Limites du terme « Technique alternative »===

    Le terme [[Technique alternative (HU)|technique alternative]] a été le premier utilisé (dès le début des années 1970) pour désigner les solutions répondant en partie aux définitions précédentes de la gestion durable. Son émergence provient du constat que la gestion traditionnelle reposant sur l'évacuation la lus rapide possible des eaux pluviales hors de la ville présentait une multitude de défauts : concentration des flux et augmentation des risques d'inondations, pollution des milieux aquatiques, coûts très importants, etc. Il convenait donc de rechercher d'autres solutions, fournissant une alternative aux réseaux, et susceptibles de limiter les défauts observés.

    Ce terme reste encore aujourd’hui le plus utilisé. Il présente l’avantage d'être connu, au moins dans le milieu des techniques urbaines. Il est simple, générique et simplifiable en "T.A.", mais il présente cependant différents inconvénients :
    * Il est très vague puisqu’il ne se définit que par opposition au réseau d’évacuation rapide ; de plus sa signification a beaucoup évolué au cours du temps. Chacun peut donc l’utiliser pour désigner les solutions qu’il préconise en croyant que tout le monde comprend à quoi il fait référence. Le problème est que chacun à une vision particulière de ce qu’est une solution "alternative au réseau". Elle peut ainsi correspondre à une solution "sans tuyau", ou, "à l’amont du tuyau", ou encore, "à l’aval du tuyau" !
    * Il met de façon appuyée l'accent sur le côté technique des solutions proposées. Ceci est dommageable car l’évolution de la prise en compte des enjeux amène à dépasser très largement le cadre purement technique. Les solutions proposées, ou plus exactement les espaces urbains qu'elles mobilisent, ont en effet souvent pour vocation de servir de support à d'autres usages que la seule gestion des eaux pluviales (voir [[Aménagement urbain et gestion des eaux pluviales (HU)]]).
    * Il maintient ces solutions dans un statut "d'alternative", ce qui présente deux effets pervers :
    ** cela peut laisser penser que ces solutions constituent une alternative à la solution "normale" qui resterait le réseau ;
    ** cela peut également être compris comme une opposition, voire une incompatibilité, entre les deux types de solutions.
    :Or, à l'échelle de l'opération, le moment est maintenant venu de considérer ces solutions alternatives comme les solutions à étudier en première intention et de faire en sorte que ce soit le réseau qui soit la solution de repli ou complémentaire. A l'échelle du bassin versant, le réseau préexiste et, dans une optique de durabilité, constitue un patrimoine précieux à utiliser au mieux. L’objectif consiste donc à combiner ces deux éléments de solution le plus opportunément possible (Naylor ''et al.'', 2017).

    ===Autres terminologies existantes===

    En cinquante ans un très grand nombre d’autres termes ont été proposés, certains traitant de l’aménagement lui-même et d’autres plutôt de choix plus globaux de gestion. Ces termes ont souvent été imaginés simplement par le besoin de remplacer le terme "technique alternative" ou, de façon plus constructive, pour incorporer des enjeux spécifiques. De ce fait, même s'ils ont un socle commun (la volonté d'une "meilleure" gestion des eaux pluviales), ils mettent l'accent sur des enjeux spécifiques et ne recouvrent pas exactement les mêmes réalités comme le montre la liste commentée des termes les plus utilisés :

    * [[Technique compensatoire (HU)|technique compensatoire]] : ce terme date sensiblement de la même époque que technique alternative ; il a été inventé au sein de la Communauté Urbaine de Bordeaux qui venait de connaître deux épisodes importants d'inondations dues à des débordements du réseau et qui cherchait des solutions pour continuer à développer la ville tout en compensant les conséquences néfastes de ces nouveaux développements ; le terme "compensatoire" n'est aujourd'hui pas très heureux car il créé une confusion avec le dernier élément de la [[Séquence ERC (HU)|séquence ERC]] (pour Eviter-Réduire-Compenser) ; or l'objectif actuel est plutôt d'éviter, ou à défaut de réduire, la compensation n'apparaissant qu'en dernier recours pour apporter une contrepartie aux effets qui n'ont pu être évités ou suffisamment réduits.
    * [[Solution sans réseau (HU)|Solution sans réseau]] ou [[Solution sans tuyau (HU)|Solution sans tuyau]] : il s’agit d’une variante de technique alternative, mais qui élimine de fait :
    ** les solutions "au bout du tuyau", par exemple un [[Bassin de retenue (HU)|bassin de stockage/infiltration]] alimenté par un réseau traditionnel ou inséré dans un réseau traditionnel ;
    ** les solutions "à l'amont du tuyau", par exemple une [[Toiture stockante (HU)|toiture stockante]] à débit régulé débitant vers le réseau (Nota : le terme "sans tuyau" est plus clair car ce sont les réseaux souterrains qui sont visés et non d’éventuels réseaux de surface tels que les réseaux de [[Noue (HU)|noues]].).
    * [[Gestion à la source (HU)|Gestion à la source]] ou [[Solution à la source (HU)|Solution à la source]] : cette appellation pose en principe que toute goutte d’eau doit être gérée au plus près de l’endroit où elle tombe ; elle ne pose aucune contrainte sur le type de solution (verte ou grise, c'est à dire végétalisée ou non) mais impose que celle-ci soit la plus locale possible (avec un minimum de concentration des écoulements de façon à minimiser les volumes à gérer).
    * [[Gestion à la parcelle (HU)|Gestion à la parcelle]] : relativement proche du précédent, ce terme insiste en plus sur la [[Domanialité (HU)|domanialité]] : chaque propriétaire doit gérer chez lui l’eau qu’il produit. Cela pose par principe la compensation de l’impact de l’aménagement. L’une des questions est de savoir s’il est possible et pertinent d’aller plus loin que ce qui est imposé depuis le code Napoléonien, c’est-à-dire ne pas aggraver la situation naturelle (ou le plus souvent antécédente) du fond inférieur ([https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006429847 art. 640] et [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006430256 681 du Code Civil]). Cette définition peut poser des problèmes lorsque l’aménagement n’utilise qu’une partie d’une parcelle ou en recouvre plusieurs. Elle peut conduire à réduire les possibilités de gestion en se restreignant à une échelle administrative.
    * [[Gestion décentralisée (HU)|Gestion décentralisée]] (ou déconcentrée) : également proche des précédents du fait de la proposition implicite de règles différenciées selon les lieux mais sans imposer de localisation particulière. S’oppose à une solution unique (dite centralisée) permettant de gérer l’ensemble des eaux pluviales d’un bassin versant par un dispositif unique. Ce terme est cependant ambigu car il ne donne aucune indication sur la taille des surfaces des bassins versants concernés par la centralisation.
    * [[Infrastructure verte (HU)|Infrastructure verte]] : ce terme est constitué de deux composants faisant référence à des notions assez différentes :
    ** "L’infrastructure" qui structure la ville ou le quartier et semble nécessiter une vision d’ensemble nécessairement collective, et ;
    ** L’adjectif "vert" qui insiste sur la nécessité de la végétalisation et exclut de fait les solutions "grises" ;
    ** Par certains côtés ce concept est proche de celui des "[[Trame verte et bleue (HU)|trames ou corridors vert(e)s et bleu(e)s]]", ou encore des "[[Réseau écologique (HU)|réseaux écologiques]]" (axe structurant, linéarité, etc.), lequel peut être défini comme un réseau interconnecté d’espaces verts qui conservent une valeur et une fonction écologiques, et qui fournissent des bénéfices associés pour la population (Benedict & Mcmahon, 2002), cité par (Brockbank ''et al.'', 2017).
    * [[Solution verte (HU)|Solution verte]] : ce terme qui définit également la solution par son caractère végétalisé est plus général que le précédent : la solution peut être locale (à la source) et ne pas nécessairement s’intégrer dans une infrastructure pensée à une échelle plus large ; il s’oppose à "solution grise" et élimine de ce fait des solutions de type chaussées à structure réservoir ou toitures stockantes non végétalisées, ce qui est probablement dommage.
    * [[Solution fondée sur la nature pour la gestion des eaux pluviales (HU)|Solution fondée sur la nature pour la gestion des eaux pluviales]] : au sens de l'UICN (2018), il s'agit d'actions "visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ". Les concepts sous-tendus par cette notion vont encore plus loin que pour le terme précédent et font directement référence à l’[[Ingénierie écologique (HU)|ingénierie écologique]]. Au-delà du caractère végétal, il s’agit de redonner à l’espace des fonctions "naturelles" susceptibles de rendre des services écosystémiques : réalimentation du sol et des nappes, filtration de l’eau, support de biodiversité, de bien-être pour les habitants, etc. Ce terme tend à devenir une référence pour les documents réglementaires et stratégiques en particulier au niveau européen. Il recouvre alors des notions complémentaires telles que la co-élaboration des projets pour en assurer la pérennité.
    * Solution hybride pour la gestion des eaux pluviales : le concept d’hybride est majoritairement compris comme la combinaison d’éléments "verts" végétalisés ou naturels avec des éléments "gris" construits (Naylor ''et al.'', 2017). L’hybridation peut être au niveau de l’ouvrage (une noue avec des parties enherbées et des tuyaux pour l’arrivée d’eau) ou à une échelle plus large (combinaison d’un réseau et d’autres solutions sur un bassin versant). Plus récemment, le concept d’hybride tend également à intégrer la notion de contrôle intelligent (''smart''). Cette expression décrit de façon correcte la constitution de l’ensemble des solutions, mais elle n'est nullement explicative des principes qu'elle recouvre et ne permet pas de clarifier les échanges entre acteurs.
    * Désimperméabilisation ou reperméabilisation de la ville : il s’agit là d’un concept de nature un peu différente car il met plutôt l’accent sur un principe de base consistant à corriger les conséquences de la politique hygiéniste antérieure en redonnant de la perméabilité aux sols urbains. Ce terme met donc plutôt l’accent sur les solutions reposant sur l’infiltration ; en revanche, il ne privilégie pas explicitement les solutions vertes : un enrobé perméable à la place d’un enrobé imperméable permet également de désimperméabiliser la ville. Il se rapproche des concepts de ville sensible à l’eau ("''Water Sensitive city''"), (loyd ''et al.'', 2002) qui vise à rendre invisible la ville vis-à-vis du cycle de l’eau ou de ville éponge (''sponge city''), (Tu & Tian 2015).
    * [[Déconnexion des surfaces imperméables (HU)|Déconnexion des surfaces imperméables]] : cette notion est voisine de la précédente mais plus générale. Le principe consiste à autoriser des aménagements imperméables à la condition que le ruissellement soit dirigé vers un dispositif, par exemple d’infiltration, et non vers un réseau d’évacuation. Le potentiel de déconnexion des surfaces imperméables est très supérieur à celui de désimperméabilisation ; en particulier, il peut concerner les bâtiments (Sohn ''et al.'', 2017). De manière plus anecdotique et notamment dans les aides des agences de l’eau, il concerne aussi la possibilité de déconnecter les eaux pluviales qui allaient vers un réseau unitaire (ou eaux usées !) pour les diriger vers un exutoire pluvial ou naturel.

    En plus de ces désignations techniques, on trouve également trois autres termes génériques, au moins aussi englobant que celui de gestion durable :
    * [[Gestion intégrée des eaux pluviales (HU)|Gestion intégrée des eaux pluviales]] : l’idée principale consiste dans ce cas à mettre l’accent sur le fait que la gestion des eaux pluviales urbaines ne doit pas être conçue comme un objet indépendant mais comme un élément d’un système plus grand dans lequel elle doit s’intégrer. Ce système peut être un territoire (la ville, le bassin versant) et/ou prendre en compte de façon holistique l’ensemble des dimensions et des acteurs des eaux pluviales et non seulement se focaliser sur leur évacuation (sécurité des usagers, multifonctionnalité des usages urbains, écosystème urbain local, etc.). Beaucoup considèrent qu'une approche intégrée est indispensable pour assurer la durabilité et rapprochent les deux concepts (gestion intégrée et durable). Préciser le type d’intégration semble nécessaire pour (bien) se comprendre.
    * Gestion de l'eau par la ville : Expression proposant un changement de perspective heuristique et opérationnelle en considérant conjointement et en amont la fabrique de la ville et la gestion de l'eau, notamment en pensant l'articulation des flux d'eaux, d'énergie, des matières organiques et nutriments en fonction des configurations et échelles urbaines. Basée sur la prise en compte comme ressources potentielles de l'ensemble des propriétés des eaux urbaines, cette approche appelle à la construction d'un dialogue intersectoriel tant entre chercheurs que professionnels (De Gouvello, 2022). Elle se rapproche de celle de ville respectueuse de l’eau promue par l’IWA (https://iwa-network.org/projects/water-wise-cities/).

    La liste proposée ici, même si elle n'est pas exhaustive, montre que la diversité du vocabulaire utilisé ne constitue que la partie visible d’une pluralité d’approches, mélangeant d'ailleurs des règles à appliquer aux aménagements eux-mêmes et des options de gestion préconisées à des échelles plus globales. Il est d'ailleurs à noter que ce problème de terminologie et de sémantique n'est pas strictement français ; il se pose également à l’international car une multitude termes existent aussi en anglais : ''Best Management Practices (BMPs)'', ''Sustainable Urban Drainage Systems (SUDS)'','' Low Impact Development Systems (LIDS)'', ''Stormwater Control Measures (SCM)'', ''Nature Based Solutions (NBS)'',''Green Storm Control Measures (GSCM)'', etc. (Fletcher ''et al.'', 2015). Il s'agit donc bien d'un problème de concept et de choix d’un point de vue particulier sur la gestion de l'eau dans la ville et non d'un simple problème de vocabulaire.

    En résumé, la terminologie visant à expliciter le terme de départ de "gestion durable" recouvre un terme trop connoté ("technique alternative"), des termes adaptés mais pas plus explicites que celui de départ ("gestion intégrée des eaux pluviales", "gestion de l'eau par la ville") et des termes plus précis mais qui ne réalisant pas une partition claire du domaine étudié.

    Il semble donc important de préciser les frontières de chaque terme pour clarifier quelles solutions ou approches sont incluses / exclues et de donner les clés pour les utiliser de façon plus compréhensible par chacun. Pour ceci il est dans un premier temps nécessaire d’identifier les raisons pour lesquelles ce vocabulaire s'est autant diversifié. Ces raisons sont essentiellement liées aux priorités accordées par les personnes qui utilisent le vocabulaire aux différents enjeux auxquels les systèmes de gestion des eaux pluviales doivent faire face.

    ===Enjeux et fonctions des solutions de gestion des eaux pluviales ?===

    L’objectif de ce paragraphe est d’identifier les enjeux principaux qui sous-tendent le mode de raisonnement suivi par les acteurs de la gestion des eaux pluviales et, en conséquence, qui structurent leur façon de penser, la hiérarchie des fonctions qu'ils attribuent au système, donc les stratégies qu'ils mettent en œuvre, et finalement le vocabulaire qu’ils utilisent.


    [[File:figure 1.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Différents enjeux à prendre en compte et diversité des fonctions que doit assurer une solution de gestion durable des eaux pluviales ; Source : Flanagan ''et al.'' (2022). ''
    ]]

    Le "''guide méthodologique pour l’évaluation de performances des ouvrages de maîtrise à la source des eaux pluviales''" (Flanagan ''et al.'', 2021) distingue 6 enjeux principaux (''figure 2'') :
    * Lutter contre les inondations ;
    * Préserver les ressources ;
    * Préserver l'état écologique des milieux ;
    * Protéger les milieux construits ;
    * Améliorer la qualité des environnements urbains ;
    * Concevoir des dispositifs faciles à gérer.

    A chacun de ces enjeux sont associés entre 3 et 6 fonctions, qui peuvent être soit des fonctions d'usage (apportant une plus value positive à maximiser), soit des fonctions de contraintes (nécessitant de minimiser des nuisances potentielles apportées par l'aménagement). Il est donc facile de comprendre la diversité des points de vue possibles selon l'importance relative accordée à chacune de ces fonctions. Il n'est bien évidemment pas possible, du fait même de cette diversité, de présenter tous les points de vue possibles. Pour des raisons à la fois historiques et de jeu d'acteurs, certains des hiatus possibles entre les points de vue et des incompréhensions conséquentes sont cependant relativement simples à pointer.

    ====Privilégier le dimensionnement hydraulique ou pas ?====

    Une première incompréhension entre les acteurs provient de la façon dont le premier enjeu, lutter contre les inondations, est pris en compte par rapport aux autres. D'une façon un peu caricaturale, il est possible de considérer deux approches extrêmes :
    * Une approche technique, héritée d'une longue tradition d'ingénieurs, qui considère que les solutions mises en œuvre sont avant tout des ouvrages hydrauliques qui doivent être capables de répondre à toutes les formes de sollicitations hydrologiques non exceptionnelles. La protection contre les inondations est alors considérée comme l’enjeu principal et ceci conduit à considérer le dimensionnement pour les pluies fortes (correspondant au niveau de protection choisi, voir ''figure 3'') comme le principal paramètre de conception. Les autres enjeux ne sont pas nécessairement oubliés mais apparaissent comme complémentaires. C’était le rôle historique attribué aux réseaux et aux premiers bassins de retenue. Voir [[Aménagement urbain et gestion des eaux pluviales (HU)]].
    * Une approche privilégiant l’aménagement doux pour laquelle les solutions de ce type sont essentiellement destinées à gérer localement la totalité des flux produits par les situations courantes tout en améliorant l'environnement urbain. Ce sont les autres enjeux qui priment dans la conception et les aménagements avec comme bénéfice secondaire de contribuer à la limitation du risque d’inondation à l’aval en tant qu’ "actions sans regrets". Ces solutions peuvent bien sûr contribuer à éviter de renvoyer une partie du volume vers l’aval (en particulier en acceptant le principe d'un débordement contrôlé dans l’emprise du projet). Cependant la prise en charge des flux produits par les pluies fortes est principalement reportée sur d’autres dispositifs, par exemple le réseau d’assainissement traditionnel, ce qui est d’ailleurs illusoire car ce réseau est souvent saturé pour ces pluies. Ce point de vue peut être conforté par la réglementation (par exemple si elle se contente d'imposer l'interception des volumes d'eau produit par les p premiers mm de pluie).


    [[File:figure 2.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 3 : Les niveaux de service à atteindre, les objectifs à prioriser et les solutions à mettre en œuvre sont différents selon le niveau de la sollicitation pluvieuse ; les objectifs pris en compte dans cette figure sont les suivants : Objectif 1 : Éviter les nuisances locales (eau stagnante, boue, etc.) et les risques sanitaires associés ; Objectif 2 : Limiter la pollution apportée aux milieux aquatiques ; Objectif 3 : Contrôler les risques d’inondation localement et à l’aval ; Source : Chocat ''et al.'' (2022), adapté de CERTU (2003).''
    ]]

    ====Quelle est la raison principale pour laquelle on souhaite utiliser une solution durable ?====

    Quelle que soit la hiérarchie donnée aux différents enjeux, il existe toujours une ou plusieurs raisons qui sous-tendent l'utilisation d'une solution autre que l'évacuation rapide par le réseau. Cette raison peut bien sûr être simplement une obligation réglementaire, mais, même dans ce cas les acteurs vont privilégier plus ou moins explicitement certains objectifs. A titre d'exemple, Chocat ''et al.'' (2022) ont recensé une douzaine de raisons (sans les hiérarchiser) pour lesquelles un acteur particulier peut souhaiter avoir recours à une solution alternative au réseau :

    * Proposer des solutions nouvelles et différentes des solutions traditionnellement utilisées ;
    * Diminuer la pollution apportée aux milieux aquatiques (de surface et souterrains) ;
    * Faire des économies (publiques et privées), voire "rationaliser les coûts" ;
    * Mieux gérer les volumes d'eau pluviale produits par les pluies moyennes et éventuellement fortes ;
    * Contribuer à préparer la ville aux pluies extrêmes de façon à diminuer les conséquences des inondations associées ;
    * Lutter contre les ilots de chaleur urbains, par exemple en mettant davantage d'eau à la disposition de la végétation et en utilisant sa chaleur sensible et latente ;
    * Apporter une plus-value paysagère par la présence et la visibilité de l’eau et de la végétation et "apaiser" la ville ;
    * Mieux concilier la nature et la ville ;
    * Mieux gérer la ressource en eau ;
    * Recharger les nappes phréatiques ;
    * "Réconcilier" les citoyens avec l’eau ;
    * Afficher une image "verte" ou innovante à des fins politiques ou commerciales.

    Cette liste n'est bien sur qu'indicative et d'autres listes du même type pourraient être établies. Elle met cependant en évidence le fait que connaître les objectifs de ses interlocuteurs est indispensable pour dialoguer avec eux et choisir les dispositifs les mieux adaptés, ceci d'autant plus que les opérations d'aménagement sont de plus en plus transversales.

    ===A quelle échelle spatiale travaille-t-on ?===

    Les enjeux, de même que les acteurs concernés, n’ont pas la même importance en fonction de l’échelle (au sens spatial) à laquelle le problème est posé. L’une des difficultés est que, selon les acteurs, la réflexion peut être menée à des échelles totalement différentes, depuis celle de la ville jusqu’à celle de la parcelle bâtie, qui peut se résumer à une maison individuelle. Entre ces deux extrêmes, différentes échelles intermédiaires coexistent, reposant de plus sur des logiques territoriales différentes :
    * Une logique hydrologique : en particulier les différents niveaux de découpage en sous-bassins versants, que ce soit au sens du relief "naturel" ou du réseau d’assainissement existant ;
    * Une logique d’aménagement urbain : la ville, le quartier, le sous-quartier, la zone aménagée.

    Enfin, certains acteurs, avec une logique technique, raisonnent uniquement à l’échelle de l’ouvrage isolé.

    Préciser l’échelle choisie, en lien avec le niveau de la sollicitation pluvieuse considérée, est donc indispensable pour que les autres acteurs comprennent la démarche et puissent l’intégrer dans leur logique propre.

    ===Éléments de synthèse===

    En guise de synthèse, la ''figure 4'', construite à dire d’experts et extraite de (Chocat ''et al.'', 2022), propose un croisement entre les termes utilisés et les enjeux pris en compte. Elle montre la diversité des intentions et des réalités qui peuvent se cacher derrière chaque terme.


    [[File:croisement.JPG|1000px|center|thumb|
    ''Figure 4 : Croisement entre les termes utilisés et les enjeux pris en compte ; plus la couleur est foncée plus l’intention est fréquemment citée ; '''ATTENTION ''': Ce tableau a seulement pour but de montrer la diversité des intentions qui peuvent se cacher derrière chaque terme ; il ne doit en aucun cas être utilisé comme grille d’aide au choix. ; Source : Adapté de Chocat ''et al.'' (2022).''
    ]]

    ==Comment distinguer entre elles les différentes solutions possibles ?==

    Nota : Même si le terme solution fait ici référence à un ouvrage (ou un espace aménagé pour gérer les eaux pluviales) isolé, il est généralement recommandé d’utiliser des enchainements et/ou des combinaisons d'ouvrages.

    Ce paragraphe est complémentaire du précédent. Il vise à détailler l’ensemble des critères qui font qu’une solution de gestion des eaux pluviales est objectivement différent d’un autre, et permettre ainsi l'établissement d'un typologie.

    Nous nous sommes dans un premier temps appuyé sur Chocat & Cherqui (2018) qui ont proposé d'établir cette typologie en considérant trois critères principaux :
    * le lieu d'implantation de la solution ;
    * son mode de restitution (en lien avec la réglementation) ;
    * sa nature technique.

    En effet, même si ces critères ne sont pas indépendants (par exemple la nature technique de la solution peut interdire ou au contraire imposer un mode de restitution et/ou un lieu d'implantation), ils permettent cependant d'établir un premier tri. Nous allons les passer en revue successivement en insistant cependant surtout sur la nature technique des solutions qui est le volet posant le plus de difficultés.

    ===Lieu d'implantation===

    Chocat & Cherqui (2018) ont proposé de distinguer deux sous critères :
    * la nature de la surface utilisée : bâtiment, espace aménagé autre qu'un bâtiment (voirie, parking, terrasse, etc.) et espace de pleine terre ;
    * la position par rapport à cette surface : sur (à la surface ou au dessus de ), dans et sous.

    Comme tous les croisements ne sont pas possibles, ce critère peut prendre sept valeurs possibles (''figure 5'').


    [[File:typologie_ta1.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 5 : Différents lieux d'implantation possibles ; Source : Chocat & Cherqui (2018).''
    ]]

    Chocat ''et al.'' (2022), ont proposé de compléter cette typologie des lieux en rajoutant un sous-critère de nature différente et portant sur la domanialité du lieu d'implantation (installation sur le domaine public ou sur le domaine privé). Ce choix détermine en effet les possibilités d’exploitation et d’entretien ainsi que les possibilités d’usages multiples. Trois types d'implantation ont été proposés :
    * sur le domaine public et interdit au public ;
    * sur le domaine public mais accessible au public ;
    * sur le domaine privé.

    ===Mode de restitution et lien avec la réglementation===

    Le deuxième critère concerne le mode de restitution des eaux. Il peut être abordé de deux façons différentes :
    * soit de façon strictement phénoménologique ;
    * soit en lien avec la réglementation.

    ====Différents modes de restitution possibles====

    Le mode de restitution dépend principalement de l'exutoire vers lequel on dirige les eaux. De façon pratique, et si on se limite à la solution proprement dite, cinq exutoires sont possibles auxquels on peut rattacher un mode de restitution :
    * infiltration vers le sol ;
    * évapotranspiration vers l'atmosphère ;
    * évacuation (à débit imposé ou à débit libre) vers un réseau ;
    * évacuation (à débit imposé ou à débit libre) vers un milieu aquatique de surface (cours d'eau, lac, mer, etc.) ;
    * utilisation humaine (en cas de récupération de l'eau de pluie) et évacuation ultérieure vers un exutoire dépendant de l'usage (arrosage, lavage véhicule, etc.).

    Ces différents modes de restitution peuvent bien sur être combinés avec une importance relative dépendant principalement de la nature de la sollicitation pluvieuse (période de l'année, durée, intensité) et de sa sévérité (voir ''figure 2''). Selon la nature technique de l'ouvrage certains modes de restitution pourront être favorisés ou au contraire interdit.

    ====Lien avec la réglementation====

    De façon directe ou indirecte la réglementation peut imposer ou interdire certains modes de restitution ou contraindre certaines combinaisons de ces modes.

    Chocat ''et al.'' (2022b) ont recensé 4 familles principales de règles possibles :
    * Zéro rejet : Obligation de conserver sur la surface de l'opération d’aménagement la totalité des volumes d'eau produits par toutes les pluies tant que la période de retour est inférieure à une valeur donnée ;
    * Débit de fuite imposé : Possibilité de rejeter la totalité des volumes d'eau produits par toutes les pluies (tant que la période de retour est inférieure à une valeur donnée) à condition que le débit de rejet ne dépasse pas une valeur de référence exprimée en valeur absolue (m3/h) ou en valeur spécifique (m3h/ha) ;
    * Abattement volumique : Obligation de conserver sur la surface de l'opération d’aménagement la totalité des volumes d'eau produits par toutes les pluies pour lesquelles la hauteur totale précipitée est inférieure à p mm (ainsi que le volume produit par les p premiers mm pour le pluies plus importantes) ; aucune contrainte sur le débit maximum de rejet ;
    * Double vidange : Obligation de conserver sur la surface de l'opération d’aménagement la totalité des volumes d'eau produits par toutes les pluies pour lesquelles la hauteur totale précipitée est inférieure à p mm (ainsi que le volume produit par les p premiers mm pour le pluies plus importantes) ; possibilité de rejeter le volume excédentaire à condition que le débit de rejet ne dépasse pas une valeur de référence exprimée en valeur absolue (m3/h) ou en valeur spécifique (m3h/ha).

    En plus de ces règles génériques, d'autres règles peuvent interdire totalement ou en partie certains modes de restitution : interdiction de rejeter au réseau, interdiction d'infiltrer, etc.

    Les quatre familles de règles génériques précédentes peuvent interdire ou au contraire contraindre certains modes de restitution

    Les éléments réglementaires à respecter sont bien évidemment déterminants dans la classification des solutions dans la mesure en particulier où elles contraignent le mode de restitution. Il existe un grand nombre de réglementations possibles mais elles reposent généralement sur des combinaisons plus ou moins compliquées des deux règles principales suivantes :
    * Limitation du débit maximum de fuite vers le réseau ou vers le milieu naturel, exprimé en valeur absolue (L/s) ou en valeur spécifique (L/s/ha ou L/s/ha actif). Historiquement les règles de ce type ont été les premières mises en œuvre et leur objectif principal était clairement la limitation du risque d’inondation à l’aval.
    * Obligation de conserver sur le site le volume d’eau produit par des pluies plus ou moins importantes (définies par une période de retour ou une hauteur de précipitation) ; ces règles plus récentes, sont surtout destinées à favoriser l’infiltration et à gérer sur le site les volumes d'eau produits par les pluies courantes et donc à diminuer les masses de polluants rejetés.

    Ces réglementations peuvent de plus être complétées par d’autres prescriptions de gestion des eaux pluviales, non directement liées à la quantité de pluie. Par exemple obligation de respecter un facteur de charge maximum ou une certaine surface de pleine terre, etc.

    Préciser les règles que doit respecter la solution est indispensable pour la décrire.

    Nota : Les règles apparaissant dans les PLU et relatives à la gestion des eaux pluviales et des eaux de ruissellement sont parfois motivées par des raisons très éloignées des raisons hydrologiques et peuvent conduire à des incohérences. Par exemple, certains PLU interdisent les gouttières extérieures pour des raisons architecturales, or les gouttières installées à l’intérieur descendent souvent au sous-sol, ce qui nécessite un pompage pour les ramener au niveau sol. Une approche globale de la réglementation est donc indispensable pour aboutir à une gestion intégrée et ingénieuse des eaux pluviales.

    La plupart des solutions (mais pas toutes) permettent de respecter ces différentes règles de fonctionnement :
    * Le débit de restitution vers l’aval peut être régulé à une valeur fixe ou non ;
    * Cette régulation peut être la même pour tous les niveaux de sollicitation ou être adaptative ;
    * La solution peut ou non permettre l’infiltration ;
    * Etc.

    Il est donc nécessaire, en fonction de la réglementation à respecter, d’indiquer le mode de restitution de la solution.

    ===Nature technique de la solution===

    ====Quelles sont les fonctions hydrologiques assurées par la solution ?====

    Sur le plan hydrologique, les solutions possibles reposent sur deux principes complémentaires :
    * Réduire les volumes évacués vers l’aval et les masses de polluants associés, en particulier en favorisant l’infiltration et l’évapotranspiration ;
    * Ralentir le transfert vers l’aval de façon à étaler les pointes de débit et à participer à diminuer les concentrations de certains polluants (ralentissement souvent obtenu par un stockage temporaire de l’eau).

    De plus elles peuvent également permettre (ou pas) de transférer une partie de l’eau vers un exutoire de surface ou vers un réseau plus ou moins éloigné de l’aménagement.

    En combinant ces trois caractéristiques, il est possible de concevoir des ouvrages différents assurant des fonctions hydrologiques multiples :
    * Infiltration sans stockage intermédiaire et sans aucun transport ;
    * Stockage temporaire local, sans infiltration et sans transport ;
    * Infiltration associée à un stockage temporaire intermédiaire, mais sans transport ;
    * Stockage temporaire et transport de l’eau vers l’aval sans infiltration ;
    * Stockage provisoire, infiltration et transport de l’excédent vers l’aval.

    ====Quel est l’aspect de la solution ?====

    L’aspect de la solution dépend principalement du fait que l’eau soit visible ou non et que les espaces soient végétalisés ou non. Il convient donc de préciser :

    * La façon dont la solution est implantée :
    ** en surface avec mise en scène de l’eau (présence plus ou moins permanente et/ou éléments de rappel) ;
    ** en surface, sans référence visible à la présence de l’eau ;
    ** dans le sol ou peu visible.
    * La façon dont la solution est végétalisée :
    ** totalement végétalisée (solution verte) ;
    ** en partie végétalisée (solution hybride) ;
    ** non végétalisée (solution grise).

    ====Familles de solutions retenues====

    Finalement nous avons retenu 11 familles de solutions auquel nous avons associé un terme principal. Comme indiqué plus haut il ne s'agit pas de figer le vocabulaire mais de fournir une clé de présentation homogène, le terme principal étant considéré comme le terme le plus générique et/ou le plus utilisé. A chacun de ces termes principaux est associé une liste de termes dits connexes qui sont soit des synonymes susceptibles d'être utilisés à la place du terme principal, soit des ouvrages présentant des similarités mais correspondant à des conceptions plus spécifiques.

    Chacun des termes cités fait l'objet d'un article spécifique, détaillé pour les termes principaux, plus succinct pour les termes connexes.

    =====Bassin de retenue=====

    Dispositif étanche ou non destiné à stocker temporairement les eaux de pluie avant de les restituer au milieu récepteur ou au réseau aval dans des conditions acceptables par ce dernier. La restitution peut se faire vers un exutoire de surface (à débit limité ou non) et/ou par infiltration (bassin d’infiltration) ; l’ouvrage peut être en surface ou enterré. Les bassins de surface peuvent être secs (bassins secs) ou conserver une lame d’eau permanente (bassins en eau).

    Termes connexes : bassin de stockage-restitution, bassin de rétention, bassin d’infiltration, bassin en eau, bassin sec, Bassin enterré.

    =====Structure réservoir=====

    Ouvrage (voirie, parking, cheminement piéton, piste cyclable, etc.) permettant de stocker temporairement les eaux de pluie dans le corps de la structure et de les restituer localement (sans transport) à débit limité, soit dans un exutoire de surface, soit dans le sous-sol par infiltration, soit les deux, mais sans évapotranspiration. L’alimentation peut se faire par la surface (à travers un revêtement perméable) ou par des drains.

    Termes connexes : Chaussée à structure réservoir.

    =====Citerne=====

    Dispositif permettant le stockage de l'eau de pluie. Il s’agit d’un ouvrage, généralement préfabriqué, qui peut avoir deux fonctions différentes qui peuvent être conciliées :
    * récupérer de l'eau de pluie pour l'utiliser ultérieurement ;
    * stocker temporairement une partie des eaux pluviales et les restituer progressivement au milieu naturel ou au réseau, soit par un dispositif à débit contrôlé, soit par infiltration dans le sol, soit en utilisant les deux possibilités.

    Termes connexes : Cuve, Microstockage.

    =====Stockage en surface=====

    Bassin de retenue de surface de très faible profondeur (quelques dizaines de centimètres au maximum) et réalisé sans terrassements importants et sans digue ; le stockage s'effectue au dessus du niveau du sol et la restitution se fait soit à débit limité vers le réseau ou vers un milieu de surface, soit par infiltration, soit les deux.

    Termes connexes : Dépression, Jardin inondable, Jardin de pluie, Espace inondable.

    =====Massif enterré=====

    Dispositif ponctuel permettent le stockage provisoire de l'eau dans une couche de matériaux de quelques dizaines de centimètres d'épaisseur (graviers, concassé ou tout autre matériau perméable ayant une grande quantité de vides interstitiels) située sous la surface du sol. La restitution de l’eau stockée se fait généralement par infiltration vers la nappe, éventuellement à débit contrôlé vers un exutoire aval, mais également par évapotranspiration, ce qui les distingue des structures réservoirs.

    Termes connexes : Massif terre-pierre, Tranchée de Stockholm, Arbre de pluie, Jardinière, Massif végétalisé.

    =====Noue=====

    Fossé large et peu profond, généralement végétalisé, susceptible de stocker, et/ou de transporter et/ou d’infiltrer les eaux de pluie en surface. Les noues se distinguent des dépressions par leur aspect linéaire et par le fait qu’elles peuvent jouer un rôle de transport de l’eau d’un point vers un autre.

    Termes connexes : Saillie, Fossé

    =====Puits de stockage ou d’infiltration=====

    Ouvrage ponctuel et profond creusé dans le sol et capable de stocker provisoirement des eaux pluviales et de les infiltrer.On peut distinguer :
    * les puits préfabriqués constitués d’une canalisation, perméable (matériau poreux ou perforé) ou non selon le mode de restitution, de forme circulaire, de diamètre compris entre 80 centimètres et 2 mètres et enterrée verticalement dans le sol.
    * les puits comblés qui sont des ouvrages de forme quelconque creusés dans le sol et remplis de matériaux granulaires (cailloux, galets) ou d’une structure alvéolaire ultralégère. Le matériau de remplissage a pour fonction d’assurer la stabilité de l’ouvrage.

    Termes connexes : Puits filtrant, Puits perdu, Puisard.

    =====Revêtement perméable=====

    Revêtement qui permet l'infiltration immédiate de l'eau de pluie à travers sa structure. Les matériaux utilisés ne sont pas eux-mêmes obligatoirement poreux. Ils peuvent permettre l'écoulement de l'eau de pluie par des réservations prévues dans le matériau.

    Un revêtement perméable se distingue d’une structure réservoir par l’absence de stockage dans le corps du matériau. En cas d’absence de structure réservoir sous-jacente, et si la capacité d’infiltration du sol support est insuffisante, le stockage se fait en surface.

    =====Toiture stockante=====

    Toiture équipée pour stocker temporairement les eaux pluviales et les restituer à l’aval à débit limité et/ou pour en intercepter une partie (qui sera ultérieurement évaporée).

    =====Toiture végétalisée=====

    Toiture couverte d’un substrat support de végétation dans lequel s'effectue le stockage. Il existe différents types de toitures végétalisées en fonction de l'épaisseur du substrat, de la présence ou non d'une réserve d'eau sous le substrat et de la présence ou non d'un dispositif de contrôle du débit évacué, le tout en cohérence avec le type de végétation. La restitution peut se faire soit entièrement par évapotranspiration, soit en partie par évapotranspiration et en partie vers un exutoire aval (à débit régulé ou non).

    Termes connexes : Toiture zéro rejet

    =====Tranchée de stockage ou d’infiltration=====

    Ouvrage linéaire creusé dans le sol et capable de stocker provisoirement des eaux pluviales, de les transporter vers l'aval et/ou de les infiltrer.
    Il est possible d’installer une tranchée sous une noue (on parle alors de tranchée composée).

    Une tranchée se distingue d’un massif ou d’un puits par sa forme linéaire et par le fait qu’elle peut transporter l’eau d’un point à un autre.

    Termes connexes : Tranchée de rétention/infiltration ; tranchée filtrante (si l'évacuation se fait uniquement par infiltration) ; tranchée de Stockholm.

    ====Synthèse sur les familles de solution====



    Bibliographie
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    * Rohdain, F. (2007) : Changer les mots à défaut de soigner les maux? Critique du développement durable ; Revue française de gestion ; Lavoisier, N°167/2007 ; pp203-209.
    * Sohn, W., Kim, J.-H., Li, M.-H. (2017) : ''Low-impact development for impervious surface connectivity mitigation: assessment of directly connected impervious areas (DCIAs)'' ; Journal of Environmental Planning and Management ; n°60:10 ; pp 1871-1889 ; disponible sur https://doi.org/10.1080/09640568.2016.1264929
    * Tu, X., Tian, T. (2015) : ''Six questions towards a sponge city – Report on power of public policy: sponge city and the trend of landscape architecture'' ; Landscape Architecture Frontiers / Views and Criticisms ; n° 3(2) : pp 22-31 ; disponible sur https://journal.hep.com.cn/laf/EN/Y2015/V3/I2/22
    * UICN France (2018) : Les Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre les changements climatiques et réduire les risques naturels en France ; Paris, France ; disponible sur https://uicn.fr/wp-content/uploads/2018/06/brochure-sfn-mai2018-web-ok.pdf


    Pour en savoir plus
    * Chocat, B., Cherqui, F., Afrit, B., Barjot, G., Boumadhi, M., Breil, P., Célérier, J.L., Chebbo, G., De Gouvello, B., Deutsch, J.C., Gromaire, M.C., Hérin, J.J., Jairy, A., Maytraud, T., Paupardin, J., Pierlot, D., Rpdriguez, F., Sandoval, S., tabuchi, J.P., Werey, C. (2022) : Contribution à une meilleure explicitation du vocabulaire dans le domaine des solutions dites « alternatives » de gestion des eaux pluviales urbaines ; TSM n°5 2022 ; pp 103

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

jeudi 1er décembre 2022

  • Hydroportail (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : HydroPortail, Hydro data bank''

    [[File:logo_eurydice.jpg|80px]]

    Dernière mise à jour : 03/12/2022

    Site de référence des données hydrométriques et hydrologiques françaises ; il remplace la Banque HYDRO depuis janvier 2022.


    [[File:hydroportail_page_accueil.JPG|800px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Page d'accueil de l'HydroPortail ; Source : Schapi (2022).''
    ]]

    Comme cette dernière, l’HydroPortail met gratuitement ces données à disposition du public, à l’adresse : [http://www.hydro.eaufrance.fr www.hydro.eaufrance.fr] (''figure 1'').

    ==Présentation rapide==

    ===Éléments constitutifs de l'HydroPortail===

    L'HydroPortail est constitué de (''figure 2'') :
    * la [[Plate-forme Hydro Centrale / PHyC (HU)|Plate-forme HYDRO Centrale]] (PHyC), qui organise toutes les données hydrométriques ainsi que certaines autres données de contexte (essentiellement pluviométriques), qu’il reçoit en temps quasi-réel et en temps différé ;
    * de données référentielles sur les points de mesures et les statuts de celles-ci ;
    * de différents outils permettant :
    ** la validation des mesures, leur extraction et leur analyse statistique,
    ** la gestion des interactions entre les producteurs et les utilisateurs des données de la PHyC et cette dernière..

    Il est, de plus, connecté avec les applications du système [[Vigicrues / réseau (HU)|Vigicrues]] de production et de diffusion des prévisions de crues et d’inondations, qui accède par lui aux mesures acquises en temps quasi-réel (du fait des délais de télétransmission) et l’alimente en retour par les données prévues.

    ===Disponibilités des données===

    Le site est destiné :
    * à tous public pour une très grande partie de ces données,
    * aux professionnels et spécialistes, gratuitement aussi, mais à qui il est demandé de s'identifier et de citer la source, pour l'ensemble des outils et des données (y compris celles sous des formats antérieurs à leur homogénéisation).

    L’HydroPortail s’inscrit dans le cadre du Système d’Information sur l’Eau (SIE) (''figure 2''). Il a été développé et il est administré par le [[Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations / SCHAPI (SCHAPI) (HU)|Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations]] (SCHAPI).


    [[File:hydroportail1.JPG|800px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Différents éléments du système français de gestion des données d'hydrométrie (hydroPortail, PHyc, HUBeau) et possibilités d'accès ; Source : Schapi (2022).''
    ]]

    ==Historique de la genèse de l'HydroPortail==

    ===Avant les années 1960===

    Les données collectées par les premiers réseaux hydrométriques visaient à comprendre et anticiper les phénomènes de crues. Elles étaient archivées sur des registres, organisés de manière plus systématique à partir du milieu du XIXème siècle par les Services chargés de l’Annonce des crues (Voir la partie historique de l'article [[Prévision des crues et des inondations (HU)|Prévision des crues et des inondations]].)

    Dès la fin du XIXe siècle, elles ont concerné aussi la connaissance des débits pour l’hydroélectricité. A partir de sa création en 1917, le Service central des forces hydrauliques et des inondations a publié des chroniques de débit sous la forme d'annuaires. La Société hydrotechnique de France a pris le relais de leur publication entre 1939 et 1958. À la fin de la deuxième guerre mondiale, l’État confia aux Circonscriptions Électriques la mission de développer et d'entretenir des réseaux pour développer les sources d’énergie. EDF, en tant qu'établissement public, prit part à ce travail, principalement sur les têtes de bassins de montagne.

    ===Des années 1960 aux années 1990===

    Au début des années 1960, deux autres types de services ont été créés pour l’acquisition et la gestion des données hydrométriques :
    * les Services Hydrologiques Centralisateurs (SHC), en charge de gérer les réseaux d'observation correspondant aux crues des cours d’eau domaniaux au niveau de grands bassins versants : les SHC ont été épaulés à partir de 1977 par les Services d’Annonce des Crues (SAC) ; ces deux familles de service dépendaient du Ministère chargé de l’Équipement et ont développé chacun leurs systèmes d’archivage ;
    * les services régionaux de l’aménagement des eaux (SRAE) en charge de gérer les réseaux d'observation des rivières non domaniales, notamment pour la gestion de l’irrigation ; ces service étaient rattachés au Ministère de l'Agriculture, qui a développé une banque de données hydrométriques, la première version de la banque HYDRO.

    Ainsi, pendant 30 ans, les données hydrométriques au niveau français sont collectées via deux familles séparées de systèmes d’informations, orientés préférentiellement vers des régimes hydrologiques différents : pour l’une les crues des grands cours d’eau et pour l’autre les étiages et les moyennes eaux des rivières moins importantes.

    ===De 1992 à 2006===

    A partir de 1992, une unification de l’hydrométrie des Services de l’État est engagée à l’occasion de la création des Directions régionales de l’Environnement (DIREN), où sont regroupés les anciens SRAE et SHC, ainsi que certains Services d’Annonce des Crues (SAC). Les systèmes d’information font alors l’objet d’un processus de modernisation continue, avec pour fondement la base de données HYDRO, celle-ci étant été gérée par la Direction de l’Eau du Ministère chargé de l’environnement qui la fait progressivement évoluer. En parallèle un rapprochement s'opère entre la structuration des données relatives aux crues au niveau des grands bassins versants et la banque HYDRO. Ce rapprochement se traduira par le projet HYDRO 2.

    En 2003, les SAC deviennent les [[Service de prévision des crues (HU)|Services de prévision des crues]] (SPC), couvrant de plus larges circonscriptions que les précédents et mieux dotés, en particulier en hydrométrie. Un service national d’appui et de pilotage est également créé, le [[Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations / SCHAPI (SCHAPI) (HU)|Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des crues]] (SCHAPI).

    ===De 2006 à 2021===

    La [https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/notice?id=Bulletinofficiel-0004471&reqId=72035cfe-083f-4287-a335-211844e876f3&pos=5 circulaire du 13 avril 2006 sur la réforme de l’organisation de l’hydrométrie] confirme l’unification de l’hydrométrie, en centralisant l’ensemble des observations hydrométriques produites par l’État dans la Banque HYDRO 2 et confie au SCHAPI son administration ainsi que son évolution vers une troisième version mettant les données à disposition du public gratuitement sur internet. Plus précisément, la nouvelle version HYDRO 3 doit permettre que :
    * toute personne, experte ou non, puisse accéder aux données des stations de mesures hydrométriques situées sur les cours d’eau français ;
    * les producteurs de données puissent valider celles-ci ou les corrigent, de façon confortable et en suivant des protocoles unifiés ;
    * les utilisateurs de ces données puissent les extraire et les traiter facilement, notamment à partir de lois statistiques ;
    * le site Vigicrues soit alimenté en temps réel ou quasi-réel avec les données télétransmises de niveau d’eau et parfois de débit mesurés, puis reçoive en retour les données de prévision produites par les Services de prévision des crues et coordonnées par le SCHAPI.

    Cette opération nécessitait de reconfigurer la base de données HYDRO 2 en une Plate-forme HYDRO Centrale (ou PHyC), cœur du nouveau dispositif en la dotant d'un grand nombre de nouvelles fonctions pour (Leleu ''et al.'', 2013) :
    * fédérer les données hydrométriques et consolider les informations associées aux stations (le référentiel), dans une base nationale unique de référence ;
    * permettre le stockage des informations connexes utiles à l’expertise hydrologique comme, par exemple, des données météorologiques (pluviométriques) associées ;
    * évaluer automatiquement les débits des cours d’eau à partir des niveaux d’eau et des courbes de tarage (relation hauteur-débit), en vigueur à la date de mesure des hauteurs d’eau, et opérer un certain nombre de calculs statistiques ;
    * assurer le stockage dans la base des prévisions de hauteur d’eau et de débit aux stations de mesure, à des fins de publication sur Vigicrues par le SCHAPI ;
    * améliorer la traçabilité de la donnée tout en donnant aux différents intervenants autorisés (hydromètres et prévisionnistes) les moyens d’effectuer selon leur profil les opérations de consultation, correction, pré-validation ou validation sur la donnée stockée en base ;
    * permettre une diffusion plus large des données, avec une bonne interopérabilité, pour répondre à la demande sociale et aux exigences des politiques publiques (directive cadre sur l’eau, directive européenne « Inspire » du 14 mars 2007, favorisant l'échange et la mise à disposition du public des données dans le domaine de l'environnement au sein de la Communauté européenne) ;
    * améliorer l’ergonomie et les fonctionnalités offertes aux producteurs de données et aux utilisateurs (dépôt de données, outils de validation, calculs statistiques, navigation cartographique, extraction de données, etc.).

    Il est également décidé que, dans l’attente de la mise en place du nouvel outil qui allait devenir l’HydroPortail, la communication de ces données passerait par :
    * le client lourd d’ HYDRO 2 (un logiciel spécifique, utilisé notamment par les producteurs de données et les bureaux d’études) ;
    * HydroWeb : le portail Internet (dont l’ancienne adresse d’accès redirige vers l’HydroPortail depuis le déploiement complet en janvier 2022).


    [[File:hydroportail3.JPG|800px|center|thumb|
    ''Figure 3 : Le passage d'HYDRO2 (noté comme actuel sur le schéma) à HYDRO3 (noté comme cible) impose beaucoup d'évolutions ; Source : Leleu ''et al'', 2013.''
    ]]

    Il fallait donc reprendre un système informatique complexe ayant déjà connu deux époques, en élargissant son champ d’application et en continuant de faire converger deux cultures techniques assez contrastées, tout en assurant une continuité de service. Cela a demandé de passer par des phases successives, et de s’assurer pas à pas de l’adhésion de toutes les parties prenantes, de la cohérence des développements entre eux et avec ce qui préexistait, ainsi que de la pertinence des résultats obtenus. Une [https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Plaquette_HydroWeb_3.pdf%20 plaquette d’information publiée en 2015] a accompagné les développements en rappelant les notions de base utilisées concernant l’hydrologie, les statistiques manipulées dans la Banque HYDRO et les limites d’utilisation des résultats publiés.

    En 2014, une étape décisive a été atteinte, au terme de nombreux développements et tests pour l’HydroPortail : la mise en service du traitement de l’ensemble des données « temps réel », et la connexion entre la PHyC et la Plate-forme opérationnelle pour la modélisation (POM), permettant notamment d’élaborer les prévisions de crues et de les diffuser sur le site Vigicrues (HYDRO client lourd).

    En 2015, l’HydroPortail a fait l’objet d’un premier déploiement dans les services du ministère chargé de l’environnement, en différant l’accessibilité de la PHyC aux autres gestionnaires de stations de mesure (ainsi qu’au grand public) jusqu’à la finalisation de la refonte du module de calcul statistique et la reprise de l’intégralité des données archivées.

    En 2018, l’HydroPortail a été ouvert aux producteurs de données extérieurs au ministère, pour la consultation et la mise à jour des données concernant le référentiel des stations dont ils ont la charge (Hydroweb).

    Le 25 janvier 2022, l’HydroPortail a été ouvert au grand public comme aux spécialistes en remplacement d'Hydroweb et d'HYDRO client lourd.

    ==Contenu et fonctions de l’HydroPortail==

    Le SCHAPI a mise en place une présentation powerpoint permettant une prise en main facile de l'HydroPortail (SCHAPI, 2022). Ces fonctions principales sont les suivantes :

    * Il stocke et met à disposition des données acquises en temps réel (ou quasi-réel du fait des délais de télétransmission) pour la prévision des crues ou, pour les autres usages de l’eau, en temps différé au terme des étapes du processus de validation par séquences choisies par l’utilisateur, concernant les mesures de hauteur d'eau (à pas de temps variable, celui des acquisitions sur les stations hydrométriques) en provenance d'environ 5 000 stations (dont à peu près 3 500 sont actuellement en service, parmi lesquelles plus de 1 700 alimentent Vigicrues) implantées sur les cours d'eau français.
    * Il permet aussi un accès par entités hydrologiques ou via une carte (Voir ''figure 4'') :
    ** au référentiel, regroupant les données signalétiques des points de mesures (classés en sites - tronçons de cours d’eau homogènes en débit -, stations - section transversale d’un cours d’eau que l’on a équipée d’une échelle et d’un ou plusieurs capteur(s) pour pouvoir mesurer en continu la hauteur d’eau et en déduire autant que possible le débit – et capteurs, décrivant : leur finalité, leur localisation précise, la qualité des mesures, leur historique, les données disponibles, etc. ;
    ** et aux données qui y ont été acquises puis validées.
    * Il calcule, lorsque c’est possible, les débits instantanés correspondants, ainsi que leurs moyennes journalières, mensuelles, etc., à partir des valeurs, également enregistrées, de hauteur d'eau et des courbes de tarage (relations entre les hauteurs et les débits). Ces valeurs sont actualisées à chaque mise à jour d'une hauteur mesurée ou d'une courbe de tarage (addition, précision supplémentaire, correction, etc.).
    * Il fournit à tout moment les valeurs de niveau d’eau et de débit les plus exactes possibles compte tenu des informations que les gestionnaires des stations y apportent (''figure 5'').


    [[File:hydro1.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 4 : Le choix de la station se fait facilement sur un interface graphique ; Source : [https://hydro.eaufrance.fr/ hydro.eaufrance.fr].''
    ]]


    [[File:hydroportail2.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 5 : Une fois la station choisie, il est possible de visualiser les hauteurs et les débits observés sur n'importe quelle période. ; Source : [https://hydro.eaufrance.fr/ hydro.eaufrance.fr].''
    ]]

    ==Origine des données==

    La majorité des données accessibles via le site [http://www.hydro.eaufrance.fr/ internet] ([http://www.hydro.eaufrance.fr/ http://www.hydro.eaufrance.fr/]) proviennent des informations recueillies par les stations hydrométriques qui constituent le réseau de mesure français, aujourd’hui opéré par les unités d’hydrométrie au sein des Directions Régionales en charge de l’environnement (DREAL en général en 2022). D’autres organismes alimentent l'HydroPortail : producteurs d’hydroélectricité (EDF, CNR, etc.), compagnies d’aménagement (notamment Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne, Société du canal de Provence, Compagnie d’aménagement du Bas-Rhône-Languedoc, etc.), Agences de l’eau, Conseils départementaux et autres collectivités, organismes de recherche (IRSTEA, universités, etc.). Les personnes en charge des stations de mesures sur le réseau hydrographique de surface installent celles-ci, assurent leur maintenance et collectent les données brutes qui sont transmises pour la plupart en temps légèrement différé (temps quasi-réel). Avec notamment les outils de l'HydroPortail, elles critiquent et valident ces données puis en modifient le statut. Elles réalisent également des [[Jaugeage (HU)|jaugeages]] pour mesurer le débit correspondant à un niveau donné, afin d’établir, et d’actualiser les [[Courbe de tarage (HU)|courbes de tarage]]. Ces jaugeages et ces actualisations de la courbe de tarage sont effectués ponctuellement, avec une régularité suffisante pour pouvoir déduire avec fiabilité en continu les débits à partir des niveaux mesurés. L’ensemble de ces étapes se fait en respectant la [https://www.eaufrance.fr/sites/default/files/documents/pdf/Schapi_Charte_hydro_P01-84_BasseDefinition_5Mo_.pdf charte de qualité de l’hydrométrie].

    Il faut noter que même si le SCHAPI administre la banque, ce sont bien les gestionnaires de stations de mesure qui sont responsables de la qualité des données.

    Nota : Dans le référentiel, une station se définit comme la section transversale d’un cours d’eau que l’on a équipée d’au moins 1 capteur pour pouvoir mesurer en continu la hauteur d’eau. La vitesse moyenne dans la section est mesurée soit ponctuellement par [[Jaugeage (HU)|jaugeage]], soit en continu par un ou plusieurs capteurs.

    Bibliographie
    * Leleu, I., Tonnelier, I., Puechberty, R., Gouin, P., Viquendi, I., Cobos, L., Foray, A., Baillon, M., N’Dima, P.-O. (2013) : La refonte du système d'information national pour la gestion et la mise à disposition des données hydrométriques ; In: 35es journées de l’hydraulique de la Société Hydrotechnique de France ; Hydrométrie 2013 ; Paris, 15-16 mai 2013 ; disponible sur https://www.persee.fr/doc/jhydr_0000-0001_2013_act_35_1_1295
    * SCHAPI (2022) : HydroPortail : Prise en main par les utilisateurs ; présentation powerpoint ; disponible sur https://hydro.eaufrance.fr/uploads/Publications/HydroPortail_p_en_main_utilisateurs_HPpubllc_20220414.pdf

    Pour en savoir plus :
    * A propos de l’HydroPortail (2022) : disponible sur https://hydro.eaufrance.fr/edito/a-propos-de-lhydroportail
    * HydroPortail, le site de référence d’accès aux données hydrométriques et hydrologiques, 8 p., mai 2022 : disponible sur https://hydro.eaufrance.fr/edito/a-propos-de-lhydroportail
    * L’opération HYDRO 3 (décrivant les principales étapes de cette opération et donnant accès à 4 courtes vidéos sur « Comprendre l’opération Hydro 3 », « D’Hydro 2 à la PHyc », « parcours des données dans la PHyC » et « Sécurité et confidentialité de la PHyC ») ; disponible sur : https://professionnels.ofb.fr/fr/node/39
    * La transition d’HYDRO 2 vers HYDRO 3 pour les producteurs de données ; disponible sur https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/pdf/plaquette_producteur_donneesexternes.pdf
    * Pour une utilisation plus efficace et plus performante de la Banque HYDRO, document pédagogique avec des renvois vers d’autres ressources ; disponible sur https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Plaquette_HydroWeb_3.pdf

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Données_:_validation,_stockage,_mise_à_disposition_(HU)]]
    [[Catégorie:Hydrométrie_et_débitmétrie_(HU)]]
    [[Catégorie:Station_de_mesures_et_réseau_de_mesures_(HU)]]
    [[Catégorie:Logiciels_et_outils_(HU)]]

jeudi 17 novembre 2022

  • Pluie centennale (HU)

    Bernard Chocat : /* Pertinence statistique de la notion de pluie centennale */


    ''Traduction anglaise : Ten years return period rainfall''

    Dernière mise à jour : 17/11/2022

    Ce terme est utilisé dans deux sens différents :
    * il peut s'agir d'une [[Pluie de projet (HU)|pluie de projet]] (fictive) censée produire un débit de [[Période de retour (HU)|période de retour]] 100 ans à l'exutoire d'un bassin versant donné ;
    * il peut s'agir d'une pluie observée dont l'une des caractéristiques (par exemple [[Intensité moyenne maximale (HU)|intensité moyenne maximum]] sur une durée donnée) a une période de retour de 100 ans.

    ==Pertinence statistique de la notion de pluie centennale==

    Dans les deux cas, il s'agit en réalité d'un concept juridico-culturel et non d'une notion claire sur le plan mathématique. En effet, associer une période de retour à une pluie donnée signifie que l'on est capable de la décrire entièrement par une seule variable aléatoire et que l'on associe la fréquence d'apparition ou de dépassement de la pluie à la fréquence d'apparition ou de dépassement de cette variable. Or il existe une infinité de variables utilisables possibles (par exemple l'intensité moyenne maximale sur toutes les durées possibles), donc, potentiellement, une infinité de période de retour attachée à une même pluie. On ne peut donc définir rigoureusement la période de retour d'une pluie qu'en précisant la variable prise en compte et indiquer par exemple "''pluie de période de retour centennale par rapport à l'intensité maximale en 10 minutes''".

    Il résulte de la réflexion précédente qu'une pluie centennale n'entraîne une crue centennale que pour certains bassins versants. Partout ailleurs la période de retour de la crue sera inférieure à 100 ans.

    Par ailleurs on confond souvent la notion de pluie centennale en un point et celle de pluie centennale quelque part sur un territoire. En particulier, plus on densifie le réseau de mesures sur un territoire donné et plus on augmente la probabilité d'observer une pluie forte sur l'un des postes. Ceci ne signifie bien sur pas que la fréquence des pluies fortes augmente. En pratique la notion de pluie centennale en un point (et plus généralement celle de pluie de période de retour donnée) est indissociable de celle de la surface sur laquelle elle s'abat (voir [[Abattement spatial (HU)]], [[Lame d'eau (HU)]]).

    Enfin les données nécessaires à l'établissement des statistiques correspondent obligatoirement à une période passée plus ou moins longue. En déduire le risque, associé à une période de retour de 100 ans, d'apparition d'un événement dans le futur suppose une [[Stationnarité (HU)|stationnarité]] des phénomènes pluvieux sur une durée au moins du même ordre de grandeur que la période de retour choisie. Cette condition a peu de chances d'être vérifiée dans le contexte actuel de [[Changement climatique (HU)|changement climatique]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Modélisation_de_la_pluie_(HU)]]
    [[Catégorie:Crue_et_inondation_(HU)]]

mercredi 16 novembre 2022

  • Stations-années (méthode des) (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : '' ''mot en chantier'' Dernière mise à jour : 16/11/2022 Méthode qui consiste à augmenter artificiellement le nombre d'années... »


    ''Traduction anglaise : ''

    ''mot en chantier''

    Dernière mise à jour : 16/11/2022

    Méthode qui consiste à augmenter artificiellement le nombre d'années d'observation en augmentant le nombre de points d'observation ; on parle également d'approche régionale ou de méthode des années-stations.

    ==Principes de la méthode==

    Si sur un territoire donné on observe un phénomène supposé homogène (c'est à dire se produisant identiquement sur tout le territoire) et [[Stationnarité (HU)|stationnaire]] en utilisant p points d'observation différents et ceci pendant n années, on obtient un nombre d’observations égal à n.p.

    Si en outre, les événements observés sur chacun des points d'observations sont indépendants, alors la distribution statistique des observations sera la même pour tous les couples (n, p) tels que le produit n.p soit constant (c'est à dire que le nombre d'observations soit le même).

    Ceci signifie que l'on peut remplacer un grand nombre d'années d'observation par un nombre plus réduit à condition d'augmenter le nombre de points d'observation.

    ==Application en hydrologie==

    L'intérêt de cette méthode est grand en hydrologie où l'on s'intéresse souvent à des événements très forts, donc rares par nature. Il s'applique en particulier aux données pluviométriques et dans une moindre mesure aux données débitmétriques. C'est l'une des rares méthodes qui permet de mesurer le risque d'apparition d'événements dont la période de retour excède de beaucoup les durées d'observations actuelles.

    ==Difficultés d'application==

    La principale difficulté d'application de la méthode en hydrologie consiste à vérifier en même temps deux des hypothèses de départ :
    * les points d'observation (on parle de stations en hydrologie) doivent être suffisamment proches pour que le phénomène observé soit homogène sur toute la zone d'étude ;
    * mais ils doivent être suffisamment éloignés pour que les observations soient indépendantes.

    ===Cas des données pluviométriques===

    ===Cas des données débitmétriques===

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Généralité_modélisation_(HU)]]
    [[Catégorie:Modélisation_de_la_pluie_(HU)]]
    [[Catégorie:Outils_mathématiques_(HU)]]

dimanche 13 novembre 2022

  • Méthodes de dimensionnement des ouvrages de stockage (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Design méthods for storage facilities''

    ''article en chantier''

    Dernière mise à jour : 05/12/2022

    Cette article a pour objectif de présenter les différentes méthodes de conception des ouvrages hydrauliques de stockage (bassins de retenue et techniques alternatives) et de donner les éléments permettant de choisir la méthode la mieux adaptée en fonction du problème à traiter.

    ==Principes de base==

    ===Choix de la solution globale de gestion des eaux pluviales===

    Différents modes d'introduction d'ouvrages de stockage dans les réseaux : intérêts, limites et contraintes ; liens avec les nouvelles solutions de gestion des eaux pluviales.

    ===Différents types de problèmes en fonction de la nature et de la situation de l'ouvrage===

    ====Gestion à la source====

    Différents ouvrages possibles et différents modes de restitution ; différentes fonctions des ouvrages ; critères de choix ; renvoi sur l'article technique alternative.

    ====Ouvrage au bout du tuyau====

    Bassin de retenue à débit de vidange régulé ou bassin d'infiltration ; en eau ou pas ; accessible au public ou pas ; etc. : renvoi vers les articles dédiés.

    ====Ouvrage de stockage en réseau====

    Fonctions possibles : limitation risque débordement, limitation rejets par les déversoirs d'orage ; contraintes d'installation et de maintenance ; etc. renvoi vers articles ad hoc

    ===Choix du niveau de protection===

    Lien avec la réglementation : différentes obligations possibles (débit de vidange max imposé, obligation conserver p premiers mm; aucun rejet pour période de retour donné, etc.) ;

    Intérêt (nécessité ?) de regarder fonctionnement dans différents situations.

    ===Données à connaître===

    Coefficient d'apport et surface active - renvoi vers l'article coef de ruissellement

    Capacité d'infiltration si restitution par infiltration ; paramètre le plus incertain ; renvoi sur articles ad hoc

    Données pluviométriques : types de données en fonction méthode de calcul ; insuffisances des données IT77 ; pour durée pluie critique prendre en compte durée vidange et pas temps de concentration

    ===Quantités à déterminer===

    Différents dispositifs de restitution : infiltration, évapotranspiration, dispositifs à débit limité, dispositifs hydrauliques.

    Différentes grandeurs à déterminer : Volume total et volume de réserve, débit de restitution, durée en eau et temps de vidange, position systèmes de vidange, ... ;

    Liens avec les dimensions géométriques ; obligation de déterminer toutes les grandeurs en même temps.

    ==Méthodes de calcul utilisables==

    ===Méthode des pluies===

    Rappel rapide des principes de la méthode et des données nécessaires ; avantages et inconvénients ; renvoi à l'article spécifique

    Méthode de conception simple (permet de construire solution initiale) ; convient pour petits projets sans enjeux ou à réserver aux avant-projets

    ===Méthode des volumes===

    Rappel rapide des principes de la méthode et des données nécessaires ; avantages et inconvénients ; renvoi à l'article spécifique

    Nécessité construire abaque locaux; nécessité disposer données pluvio ; Méthode bien adaptée pour les collectivités

    ===Méthode des débits===

    Rappel rapide des principes de la méthode et des données nécessaires ; avantages et inconvénients ; renvoi à l'article spécifique

    Seule méthode capable de prendre en compte phénomènes à dynamique lente et paramètres climatiques couplés (pluie/évapotranspiration).

    Seule méthode capable de calculer volume dans le cas ouvrage intégré dans le réseau et de voir son effet.

    ==Critères de choix==

    Méthodes de conception et/ou méthodes de vérification et/ou méthode d'aide à la conception géométrique

    Tableau d'aide au choix en fonction de la nature du problème, des enjeux et la phase d'étude.

    Renvoi vers les outils gratuits d'aide au choix et d'aide à la conception : FAVEUR, OASIS, PARAPLUIE, URBIS : présentation domaine d'application et modalités utilisation.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Dimensionnement_des_ouvrages_de_stockage_(HU)]]
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  • Méthodes de dimensionnement des ouvrages d'écoulement (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Design méthods for pipes and channels''

    ''article en chantier''

    Dernière mise à jour : 01/12/2022

    Méthode de calcul du débit à prendre en compte et des dimensions nécessaires pour les ouvrages hydrauliques d'écoulement (biefs aménagés, canaux et conduites).

    ==Principes de base==

    Le choix des dimensions à associer à un ouvrage constitue l'un des éléments du processus de conception des ouvrages. Souvent perçu par les ingénieurs comme le principal, il ne doit cependant pas être effectué indépendamment des autres choix : forme de la section, nature des matériaux, etc. Les différentes étapes présentées ci-dessous sont bien évidemment successives, mais le processus lui-même doit être considéré comme itératif, chaque étale pouvant remettre en cause les choix effectués aux étapes précédentes.

    ===Choix du niveau de protection===

    Même si les observations mondiales montrent qu'il existe certainement pour une durée donnée une hauteur maximale de pluie possible (voir [[Pluie maximum probable (HU)]]), celle-ci est tellement supérieure à celles usuellement observées (même pour des périodes de retour rares), qu'il est impossible de dimensionner les ouvrages pour ces conditions. Il est donc nécessaire de rechercher, de façon plus ou moins explicite, un compromis technico-économique entre « ''l’aspiration à une protection absolue, pratiquement irréalisable, et le souci de limiter tant le coût d’investissement que les sujétions d’exploitation'' » (Ministères, 1977).

    Nota : La notion de recherche de compromis, ne doit pas être confondue avec celle, plus technocratique et beaucoup plus irréaliste, de recherche d'un optimum économique, qui minimiserait un « coût global », évalué comme la somme des coûts objectifs (d'investissement et de maintenance) et de l'espérance mathématiques des coûts associés aux dysfonctionnements (voir [[Analyse coût bénéfice / ACB (HU)]]).

    Le niveau de protection choisi est normalement du ressort de la collectivité maître d'ouvrage. Il devrait logiquement tenir compte des enjeux, c'est à dire des conséquences possibles d'un débordement, aspect qui doit d'ailleurs obligatoirement être traité (voir § "Fonctionnement en cas de sous-dimensionnement"). L'Instruction technique de 1977 préconisait par exemple d'augmenter la période de retour de protection au fur et à mesure que l'on allait vers l'aval (et donc que les débits, donc les risques en cas de débordement) augmentaient. De même, les fréquences maximales d’inondation prescrites par la norme NF EN 752-2 (aujourd'hui annulé) étaient différentes selon la situation des ouvrages (''figure 1'').

    ===Calcul du débit nominal===

    Dans la plupart des cas, la période de retour choisie comme référence est transformée en débit nominal en utilisant l'une ou l'autre des méthodes présentées dans le paragraphe suivant. De façon pratique, dimensionner l'ouvrage uniquement en fonction d'un débit suppose de façon implicite qu'il existe une relation univoque entre le débit et la section de l'écoulement, c'est à dire, le plus souvent que les conditions hydrauliques sont celles d'un écoulement permanent uniforme, conditions que l'on n'observe que très rarement dans les réseaux ou dans les rivières pendant les périodes de crue.

    ===Choix du type d'écoulement===

    c'est à dire, pour le débit nominal, envisage-t-on un ouvrage qui est, pour le débit nominal retenu, en charge ou à surface libre.

    ===Choix du type de section, de la pente et des dimensions===

    circulaire, rectangulaire, ovoïde, trapézoïdale en cas d'écoulement à surface libre ; nature du matériau et rugosité ; lien avec le mode de fonctionnement (charge/surface libre)

    contraintes à prendre en compte (vitesse min et max)

    ===Analyse du fonctionnement pour des conditions hydrauliques différentes des conditions nominales===

    ====Fonctionnement pour des situations courantes====

    différentes situations pluvieuses à prendre en compte ; importance de prendre en compte le fonctionnement dans toutes les situations (autocurage, odeurs, ...)

    ====Fonctionnement pour des situations extrêmes====

    obligation réglementaire ; devenir des eaux débordantes

    ====Autres situations possibles====

    influences aval, mises en charge, variations brutales de débit

    ==Méthodes utilisables==

    ===Choix des données de calcul===

    ====Choix des données pluviométriques====

    Notion de pluie dimensionnante liens avec temps de concentration et lag time ; ; où trouver les données ; insuffisances des données de l'IT77 ; adaptation des données à la surface ; prise en compte du changement climatique

    ====Choix du coefficient de ruissellement====

    renvoi à l'article sur les méthodes de calcul ; évolution dans le temps ;

    ===Choix du modèle hydrologique===

    ====Méthode rationnelle====

    rappel rapide et renvoi sur l'article : avantage et inconvénients

    ====Méthode de Caquot====

    rappel rapide et renvoi sur l'article : avantage et inconvénients

    ====Modèles de simulation hydrologique====

    projets amont : pluie de projet + modèle du réservoir linéaire

    renforcement de réseau : outils de simulation réseau

    ====Critères de choix====

    stade du projet (de l'étude préliminaire à l'APD) ; enjeux

    ===Du débit aux dimensions===

    ==== choix du couple pente/section====

    critères de choix

    ====Choix du modèle hydraulique====

    écoulement permanent uniforme ; débit d'une conduite en fonction du remplissage ; choix de la rugosité

    ====Intérêt d'une simulation hydraulique plus complète====

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vendredi 11 novembre 2022

  • I2M2 (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour [[Indice Invertébrés Multi-Métrique / I2M2 (HU)|Indice Invertébrés Multi-Métrique]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Evaluation_de_la_qualité_biologique_et_écologique_de_l'eau_et_des_milieux_aquatiques_(HU)]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]

  • Indice Invertébrés Multi-Métrique / I2M2 (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Macroinvertebrate Based Multimetric Index / MBMI''

    ''article en chantier''

    Dernière mise à jour : 11/11/2022

    Indice permettant d'apprécier la qualité biologique d'un cours d'eau à l'endroit d'une station à partir de l'étude des [[Macroinvertèbré benthique (HU)|macroinvertébrés benthiques]].

    ==Origine et intérêt==

    Proposé par Mondy ''et al.'' (2011), cet indice a été retenu par l'[https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000037350940/2018-08-31/ arrêté du 27 juillet 2018] modifiant l'arrêté du 25 janvier 2010 comme indice invertébrés pour mesurer l'[[Etat écologique (HU)|état écologique]] des eaux douces de surface.

    Il est "DCE compatible" et permet de mesurer l'écart à la situation de référence. Il présente de nombreux intérêts ([https://bretagne-environnement.fr/indice-invertebres-multimetrique-i2m2-qualite-cours-eau-bretons-datavisualisation bretagne-environnement.fr]) :
    * il est fondé sur une combinaison de plusieurs métriques de structure et de fonctionnement des peuplements d’invertébrés et permet ainsi de prendre en compte différents types de pression (en particulier sensibilité à la dégradation de la qualité de l'eau et aux altérations morphologiques) ;
    * il prend en compte les caractéristiques des communautés de macroinvertébrés benthiques en terme de caractéristiques [[Taxonomie (HU)|taxonomiques]] et de traits biologiques (détermination des individus au genre et non plus à la famille) ;
    * il prend en compte les [[Abondance (HU)|abondances]] ;
    * il est calculé à partir d’un protocole de prélèvement représentatif de la mosaïque d’habitats présents dans le cours d’eau.

    Bibliographie :
    * Mondy, C.-P., Villeneuve, B., Archaimbault, V., Usseglio-Polatera, P. (2012) : ''A new macroinvertebrate-based multimetric index (I2M2) to evaluate ecological quality of French wadeable streams fulfilling the WFD demands: A taxonomical and trait approach'' ; Ecological indicators, Vol 18, pp 452-467.

    Pour en savoir plus :
    * Annexe 3 de l'[https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000037350940/2018-08-31/ arrêté du 27 juillet 2018].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Evaluation_de_la_qualité_biologique_et_écologique_de_l'eau_et_des_milieux_aquatiques_(HU)]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]

jeudi 10 novembre 2022

  • Spectrophotomètre (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Spectrophotometer'' Voir : Photomètre (HU), Spectrométrie (HU) Catégorie:Dictionnaire_DEHUA [[Catégorie:Analyse_des_eaux_... »


    ''Traduction anglaise : Spectrophotometer''

    Voir : [[Photomètre (HU)]], [[Spectrométrie (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Analyse_des_eaux_et_des_sédiments_(HU)]]

mercredi 9 novembre 2022

  • SST (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Sigle pour Séparateur Statique Tourbillonnaire. Catégorie:Dictionnaire_DEHUA [[Catégorie:Ouvrages_de_dégrillage,_des... »


    Sigle pour [[Séparateur statique tourbillonnaire (HU)|Séparateur Statique Tourbillonnaire]].

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    [[Catégorie:Ouvrages_de_dégrillage,_dessablage_et_déshuilage_(HU)]]
    [[Catégorie:Traitement_des_rejets_urbains_de_temps_de_pluie_(HU)]]

mardi 8 novembre 2022

  • Fosse à batard (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Voir Dessableur (HU) Catégorie:Dictionnaire_DEHUA Catégorie:Gestion_de_la_sédimentation_dans_les_ouvrages_d'assainissement_(HU) [[Catégorie:Ouvrages_de_d... »


    Voir [[Dessableur (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Gestion_de_la_sédimentation_dans_les_ouvrages_d'assainissement_(HU)]]
    [[Catégorie:Ouvrages_de_dégrillage,_dessablage_et_déshuilage_(HU)]]

jeudi 3 novembre 2022

  • Osmose inverse (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : reverse osmosis''

    Dernière mise à jour : 03/11/2022

    Procédé de séparation en phase liquide à travers une membrane sous l'effet d'un gradient de pression.

    ==Principe physique==

    L'osmose est un phénomène physique naturel de transfert d'eau entre deux liquides séparés par une membrane, depuis la solution la moins concentrée vers la solution la plus concentrée, tendant à équilibrer la concentration (généralement en sel) des deux cotés de la membrane.

    Plus on augmente la pression sur la solution la plus concentrée, plus le débit d'eau transféré par osmose diminue. Lorsque la pression appliquée dépasse une valeur spécifique, dite pression osmotique Π, le flux s'inverse et l'eau circule depuis la solution la plus concentrée vers la solution la moins concentrée, c'est le phénomène d'osmose inverse (''figure 1'').


    [[File:osmose_inverse.png|800px|center|thumb|
    ''Figure 1 : à gauche phénomène d'osmose : la pression appliquée à la solution concentrée est inférieure à la pression osmotique Π, l'eau traverse la membrane vers la solution la plus concentrée de façon à diluer cette concentration ; à droite phénomène d'osmose inverse : la pression appliquée à la solution concentrée est supérieure à la pression osmotique Π, l'eau traverse la membrane depuis la solution la plus concentrée ; au centre la pression appliquée est égale à la pression osmotique Π, les échanges s'équilibrent ; Source : [https://water.ma/media/documentation/Osmose%20inverse.pdf https://water.ma] ''
    ]]

    ==Utilisation en traitement d'eau==

    L'osmose inverse permet d'éliminer même les ions monovalents et peut par exemple être utilisée pour désaliniser l'eau de mer.

    L'eau ainsi obtenue (on parle parfois d'eau osmosée) est ultrapure et doit être reminéralisée pour devenir apte à la consommation humaine.

    En plus de l'énergie les dispositifs d'osmose inverse consomment beaucoup d'eau (4 à 5 litres consommés pour 1 litre produit) car la membrane doit être rincée en permanence pour la débarrasser des impuretés.

    Pour en savoir plus :
    * [https://water.ma/media/documentation/Osmose%20inverse.pdf https://water.ma]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_physico-chimiques_généraux_(HU)]]
    [[Catégorie:Epuration_des_eaux_usées_(HU)]]

mercredi 26 octobre 2022

  • Vermicompostage (HU)

    Bernard Chocat :


    Voir [[Lombricompostage (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Boues,_traitement,_valorisation_(HU)]]

  • Fermentescible (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : fermentable'' Dernière mise à jour : 26/10/2022 En assainissement ce terme est utilisé pour désigne un déchet (généralement... »


    ''Traduction anglaise : fermentable''

    Dernière mise à jour : 26/10/2022

    En assainissement ce terme est utilisé pour désigne un déchet (généralement une boue) susceptible d'être traité par [[Compostage (HU)|compostage]] ou [[Méthanisation (HU)|méthanisation]] (c'est à dire normalement composé exclusivement de [[Matière organique / MO (HU)|matière organique]] [[Biodégradabilité (HU)|biodégradable]]) ; on utilise parfois fermentable.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_biologiques_généraux_(HU)]]
    [[Catégorie:Boues,_traitement,_valorisation_(HU)]]

mardi 18 octobre 2022

  • Ecoulement de subsurface (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : subsurface flow, throughflow, interflow

    [[File:logo_eurydice.jpg|80px]]

    Dernière mise à jour : 10/11/2022

    Ce terme désigne l'ensemble des écoulements se produisant dans les horizons de surface partiellement ou totalement saturés en eau, c'est-à-dire sous la surface du sol mais au-dessus des nappes phréatiques permanentes ; on parle également d'écoulement subsuperficiel, d'[[Ecoulement hypodermique (HU)|écoulement hypodermique]] ou d'[[Ecoulement retardé (HU)|écoulement retardé]].

    ==Différents concepts couverts par ce terme==

    La diversité des termes utilisés est significative de la diversité des concepts pris en compte pour définir les écoulements concernés.

    Il s'agissait à l'origine de rendre compte de la forme de la [[Courbe de tarissement (HU)|courbe de tarissement]] des hydrogrammes observés à l'exutoire des bassins versants après une pluie ; on s’intéressait alors plutôt de la notion d'écoulement retardé (''figure 1'').


    [[File:hydrogramme_crue.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Importance des écoulements retardés dans les hydrogrammes de crue.''
    ]]

    La réflexion sur les mécanismes susceptibles d'être mobilisés par ces écoulements à conduit à la notion d'écoulement hypodermique, défini comme un écoulement qui s’infiltrerait, cheminerait ensuite quasi parallèlement à la surface du sol mais beaucoup plus lentement dans les couches supérieures du terrain, pour reparaître à un niveau inférieur à celui de son point d'infiltration. Ce concept est beaucoup plus local et ne peut être envisagé qu'à l'échelle d'un versant (''figure 2'').


    [[File:hypodermique.JPG|400px|center|thumb|''
    Figure 2 : L'écoulement hypodermique se produirait à l'échelle d'un versant, dans la zone non saturée, en profitant de différences de perméabilité ou de saturation entre des différentes couches du sol.
    '']]

    L'analyse de la qualité de l'eau, à l'exutoire des bassins versants, a également montré une évolution de la composition physico-chimique de l'eau pendant les différentes phases d'une crue. Cette évolution a été expliquée par la notion "d'âge de l'eau" et mise en relation avec l'existence d'écoulements de subsurface. Certains de ces écoulements (pas tous) mobilisent en effet indirectement de l'eau précédemment stockée dans le sol et dont la concentration en polluant peut être différente. L'eau hypodermique est en général plus fortement chargée en produits dissous que l'eau de surface, surtout en nitrates, qui constituent les produits les plus solubles dans les sols, mais également en éléments en suspension issus du lessivage des particules fines et de l'érosion souterraine dans les galeries de rongeurs.

    Cet aspect du phénomène a finalement mis en évidence l'imbrication permanente entre les différents modes d'écoulement et la concomitance des mécanismes d'infiltration et de résurgence, depuis l'échelle d'un versant particulier (''figure 3'') jusqu'à celle du bassin versant dans son ensemble.


    [[File:Ruissellement-PS1.jpg|400px|center|thumb|
    ''Figure 3 : Écoulement important sur le versant d'une zone agricole qui mélange du ruissellement proprement dit et des écoulements de subsurface ; Crédit photo : Patrick Savary.''
    ]]

    On perçoit donc bien à la fois la variété des objectifs, la complexité des mécanismes et la diversité des échelles d'espace.

    Dans la pratique les écoulements de subsurface se manifestent à des échelles locales (celles des versants), mobilisent des mécanismes multiples (voir le § "Différents mécanismes d'écoulement de subsurface") et ne peuvent se mettre en place que si certaines conditions sont réunies :
    * présence d'une couche de surface de faible épaisseur (moins de 1 mètre, et plus généralement quelques dizaine de centimètres), généralement constituée de terre végétale, située au dessus d'une couche de sol beaucoup moins perméable ou saturé (''figure 4'') ;
    * pluie forte provoquant la saturation au moins partielle de la couche de surface ;
    * pente suffisante pour faciliter l'écoulement.


    [[File:ecoulement_subsurface_conditions.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 4 : Conditions de mise en place d'un écoulement de subsurface à l'échelle d'un versant.''
    ]]

    Ils ne peuvent pas être directement assimilés aux écoulements retardés qui expliquent la courbe de tarissement à l'exutoire d'un bassin versant. Ceux-ci résultent plus probablement d'une imbrication permanente entre les mécanismes d'infiltration, d'écoulement de subsurface, de mobilisation de l'eau du sol, voire de celle de la nappe, de résurgence et de ruissellement en lame mince proprement dits, comme le montre le § suivant.

    Les écoulements de subsurface peuvent cependant jouer un rôle important dans la genèse des crues.

    ==Différents mécanismes d'écoulement de subsurface==

    Le chapitre 10 du cours de l'EPFL (https://echo2.epfl.ch/e-drologie/chapitres/chapitre10/chapitre10.html) distingue quatre mécanismes différents susceptibles de provoquer des écoulements de subsurface (voir aussi Musy et Higy, 2003).
    * l'effet piston (''translatory flow'') ;
    * les écoulement par macropores (''macropores flow'') ;
    * les intumescences de la nappe (''groundwater ridging'') ;
    * les écoulements de retour (''return flow'').

    ===Écoulements par effet piston===

    Ce mécanisme suppose que si la couche superficielle du sol est saturée en eau alors toute infiltration supplémentaire dans la partie haute du versant génère une onde de pression qui provoque une exfiltration immédiate en bas de versant (''figure 5'').


    [[File:ecoulement_subsurface_piston.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 5 : Principe d'un écoulement de subsurface de type "piston" : si les couches superficielles de sol sont saturées et que la couche sous-jacente est imperméable (ou très peu perméable), l'onde de pression provoquée par l'infiltration de l'eau à l'amont du versant provoque l'exfiltration quasi immédiate d'un volume équivalent en bas du versant.''
    ]]

    Ce type de mécanisme conduit à une arrivée très rapide de l'eau en bas de versant

    ===Écoulements par macropores===

    Un macropore est un pore suffisamment gros (1 à 50 mm de diamètre) pour que les phénomènes de capillarité puissent être négligeables. Si ces macropores sont continus, ils constituent alors de véritables conduits souterrains par lesquels l'eau peut s'écouler rapidement, généralement alternativement sur et sous la surface du sol (''figure 6 et 10''). Les origines possibles de tels macropores sont multiples : passage de microfaune du sol, espaces laissés vacants par la décomposition des racines, fissures provoqués par exemple par une période de sécheresse dans un substrat argileux, etc.


    [[File:ecoulement_subsurface_macropore1.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 6 : Principe d'un écoulement de subsurface par des macropores.''
    ]]

    ===Intumescences de la nappe===

    Ce phénomène se met en place lorsque la couche de sol la plus profonde est saturée. L'infiltration d'eau sur les parties hautes du versant entraîne alors une augmentation rapide du gradient de charge hydraulique de la nappe et provoque une remontée d'eau de nappe en bas du versant (''figure 7'').


    [[File:ecoulement_subsurface_intumescence.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 7 : Principe d'un écoulement de subsurface par intumescence de la nappe.''
    ]]

    ===Écoulements de retour===

    Si la nappe, ou du moins sa frange capillaire, est proche de la surface du sol, une petite quantité d'eau suffit à saturer le profil. Si la capacité du sol à transmettre l'écoulement de subsurface diminue (ceci peut se produire par exemple si le type de sol change), ce dernier revient en surface et ruisselle (''figure 8'').


    [[File:ecoulement_subsurface_retour.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 8 : Principe d'un écoulement de retour.''
    ]]

    ==Éléments de synthèse==

    En conclusion, les mécanismes associés aux écoulements de subsurface, et plus généralement à la genèse des crues, sont extrêmement complexes et diversifiés. Différents phénomènes interagissent, mettant en œuvre des écoulements en surface et souterrains et mobilisant l'eau précipitée mais également l'eau stockée dans le sol, voire dans la nappe (''figure 8'').


    [[File:ecoulement_subsurface_ambroise_1999.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 9 : Genèse des débits de crue : principaux processus superficiels et souterrains, et ancienneté relative de l'eau concernée ; Source : Ambroise (1998).''
    ]]

    Il n'est donc pas possible de mettre directement en relation un mécanisme généralisé d'écoulement de subsurface et l'apparition d'un écoulement retardé à l'échelle d'un bassin versant, ni même de modéliser la genèse d'une crue en associant simplement un nombre fini de mécanismes. En revanche cette modélisation est envisageable dans le cadre d'un [[Modèle distribué (HU)|modèle distribué]] qui peut travailler à l'échelle du versant. Elle sert notamment de base au [[Top Model (HU)|Top model]] développé par Beven et Kirby (1979). Dans ce cas l'utilisation de la [[Darcy (loi de) (HU)|loi de Darcy]] caractéristique d'un écoulement dans le sol, est probablement plus justifiée pour représenter la vitesse à laquelle les zones se saturent progressivement que la vitesse des écoulements au sens propre.


    [[File:RuissellRural2.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 10 : Exemple d'écoulement de subsurface par un macropore ; Crédit photo : Patrick Savary.''
    ]]


    Bibliographie :
    * Ambroise, B. (1998) : Genèse des débits dans les petits bassins versants ruraux en milieu tempéré: 1 - Processus et facteurs. Revue des sciences de l'eau / Journal of Water Science, 11(4) ; pp 471–496 ; disponible sur https://doi.org/10.7202/705317ar
    * Beven, K.J., Kirby, M.J. (1979) : ''A physically based, variable contributing area model of basin hydrology'' ; Hydrological Sciences Bulletin ; Vol 24-1 ; pp 43-69.

    Pour en savoir plus :
    * Musy, A., Higy, C. (2003) : Hydrologie : une science de la nature ; presses polytechniques et universitaires romandes ; chapitre sur les écoulements de subsurface ; pp 284 et suivantes ; en partie disponible sur https://books.google.fr/books?id=LwsFGPWyy7sC&pg=PA284&lpg=PA284&dq=ecoulement+de+subsurface&source=bl&ots=Mo_BnVdNh7&sig=ACfU3U3k-8DbC4w6UAGA0WrBgljN0lvo-A&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjFssSEkuz6AhXPCuwKHWq0C6Q4ChDoAXoECBkQAw#v=onepage&q=ecoulement%20de%20subsurface&f=false

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lundi 17 octobre 2022

  • Nycthemeral (méthode du rapport) (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Nycthemeral (ratio method)''

    Dernière mise à jour : 18/11/2022

    Méthode permettant de déterminer le débit d'[[Eau claire parasite (HU)|eau claire parasite]] présente dans un réseau d'assainissement.

    ==Présentation de la méthode==

    Le rapport nycthéméral n est défini par la relation :


    n = Q_n / Q_j \qquad (1)



    avec :
    * Q_n : Débit moyen nocturne par temps sec ;
    * Q_j : Débit moyen diurne par temps sec.

    Le débit moyen nocturne est généralement établi sur une période de durée dn comprise entre 6 et 8 heures. Le débit moyen diurne l’est alors sur une période de 18 à 16h. Pour des réseaux longs et plats, une durée de 6 heures est mieux adaptée.

    On peut relier la valeur du rapport nycthéméral à la proportion d’eaux parasites véhiculées par le réseau grâce à la formulation suivante :


    \frac{V_p}{V_j} = \frac{24.(n - n_0)}{(24 - d_n + n.d_n).(1 - n_0)} \qquad (2)



    avec :
    * V_p : Volume journalier d’eaux parasites véhiculé par temps sec,
    * V_j : Volume journalier d’effluents par temps sec,
    * n : Rapport nycthéméral,
    * n_0 : Rapport nycthéméral représentatif d’un réseau sain (exempt d’eaux parasites),
    * d_n : Durée de la période nocturne (en heures).

    Les rapports nycthéméraux considérés comme représentatifs d’un réseau sain, se situent, par expérience, aux alentours de :
    * 0,12 à 0,15 pour d_n = 6 heures,
    * 0,20 à 0,25 pour d_n = 8 heures.

    Cette méthode est probablement la plus simple et la plus pertinente pour évaluer les débits d'eau claire parasite (Savary, non daté). En cas de doute ou d'études à enjeux, il est cependant conseillé de mettre en œuvre différentes méthodes ce qui permet d'une part d'affiner le résultat et d'autre part d'estimer la marge d'incertitude (voir [[Eau claire parasite (HU)]]).

    Bibliographie :
    * Savary, P. (non daté) : Cours d'assainissement (extrait) ; document fourni sur demande.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Modélisation_eau_usée_et_eau_parasite]]

  • MEH (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour ''Matières Extractibles à l'Hexane'' ; voir [[SEH (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_physico-chimiques_généraux_(HU)]]

vendredi 30 septembre 2022

  • Point de flétrissement (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Permanent wilting point '' Dernière mise à jour : 30/09/2022 Seuil au-delà duquel l’humidité du sol ne permet plus à une pla... »


    ''Traduction anglaise : Permanent wilting point ''

    Dernière mise à jour : 30/09/2022

    Seuil au-delà duquel l’humidité du sol ne permet plus à une plante de prélever l'eau dont elle a besoin, car la réserve utile en eau du sol ([[Eau capillaire (HU)|eau capillaire]]) a été entièrement consommée.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Généralités_eau_souterraine_et_sol_(HU)]]
    [[Catégorie:Généralités_sur_l'eau_(HU)]]

mercredi 28 septembre 2022

  • GEPU (HU)

    Bernard Chocat :


    Dernière mise à jour : 28/09/2022

    ''Mot en chantier''

    Sigle pour "gestion des eaux pluviales urbaines".

    La gestion des eaux pluviales urbaines correspond à la collecte, au transport, au stockage et au traitement des eaux pluviales dans les zones urbaines. D'après l'[https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045213959 article L2226-1 du code général des collectivités locales], cette gestion "''constitue un service public administratif relevant des communes, dénommé service public de gestion des eaux pluviales urbaines.''"

    Pour en savoir plus :
    * GRAIE (2019) : La compétence « gestion des eaux pluviales urbaines » ; grilles d’aide à sa définition ; Version 1 - Mai 2019 ; 7p. ; disponible sur : [http://www.graie.org/graie/graiedoc/doc_telech/Graie-CompetenceGestionEauxPluvialesUrbaines-OuvragesMissions-mai19.pdf www.graie.org]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_de_l'eau_(HU)]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_l'assainissement_(HU)]]

  • GEMAPI (HU)

    Bernard Chocat :


    Dernière mise à jour : 28/09/2022

    ''Mot en chantier''

    Sigle pour "Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations"

    Compétence confiée aux intercommunalités (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes) par les lois de décentralisation [https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000028526298/ n° 2014-58 du 27 janvier 2014] et [https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000030985460/ n° 2015-991 du 7 août 2015] ; ceci depuis le 1er janvier 2018.

    ==Nature des compétences GEMAPI==

    l’[https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041411598/ article L.211-7 du code de l’environnement] précise les actions qui peuvent être entreprises par les intercommunalités dans le cadre de la GEMAPI sont celles qui concernent :
    * L'aménagement d'un bassin ou d'une fraction de bassin hydrographique ;
    * L'entretien et l'aménagement d'un cours d'eau, canal, lac ou plan d'eau, y compris les accès à ce cours d'eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d'eau ;
    * L'approvisionnement en eau ;
    * La maîtrise des eaux pluviales et de ruissellement ou la lutte contre l'érosion des sols ;
    * La défense contre les inondations et contre la mer ;
    * La lutte contre la pollution ;
    * La protection et la conservation des eaux superficielles et souterraines ;
    * La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines ;
    * Les aménagements hydrauliques concourant à la sécurité civile ;
    * L'exploitation, l'entretien et l'aménagement d'ouvrages hydrauliques existants ;
    * La mise en place et l'exploitation de dispositifs de surveillance de la ressource en eau et des milieux aquatiques ;
    * L'animation et la concertation dans les domaines de la prévention du risque d'inondation ainsi que de la gestion et de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques dans un sous-bassin ou un groupement de sous-bassins, ou dans un système aquifère, correspondant à une unité hydrographique.

    Pour en savoir plus :
    * [https://www.ecologie.gouv.fr/gestion-des-milieux-aquatiques-et-prevention-des-inondations-gemapi www.ecologie.gouv.fr]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_de_l'eau_(HU)]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_des_risques_(HU)]]

samedi 24 septembre 2022

  • Pluie de projet simple triangle (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : simpletriangle design storm''

    Dernière mise à jour : 27/09/2022

    Forme simplifiée de [[Pluie de projet (HU)|pluie de projet]] dérivée des [[Pluie de projet double triangle (HU)|pluies de projet double triangle]] ; le plus simple consiste à prendre une forme triangulaire symétrique (triangle isocèle, voir ''figure 1'').

    ==Mode de construction et domaine d'utilisation==


    [[File:pluie_projet_simple_triangle1.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Pluie de projet simple triangle.''
    ]]

    La durée de la pluie t_1 peut être prise égale à 2.K (Chocat ''et al.'', 1981), K étant le [[Lag time (HU)|lag time]] du bassin versant étudié.

    La hauteur totale de pluie, H_{max}, précipitée peut se calculer en utilisant les coefficients a et b d'un [[Montana (formule type) (HU)|ajustement de type Montana]] de la pluviométrie locale :


    H_{max}=a(T).t_1^{b(T)+1}



    Il est alors possible de calculer simplement i_M :


    i_M=\frac{2.H_{max}}{t_1}


    Ce modèle est bien adapté pour des bassins versants de petite taille (lag time inférieur à 10 minutes). Pour des bassins versants plus grands il est préférable d'utiliser des [[Pluie de projet double triangle (HU)|pluies de projet double triangle]].

    Bibliographie
    * Chocat, B., Thibault, S., Bouyat, M. (1981) : Étude comparative des résultats fournis par la méthode de Caquot et le modèle du réservoir linéaire ; TSM l'eau ; n°7 ; pp 417-424.

jeudi 15 septembre 2022

  • MOOX (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Sigle pour Matières Organiques et OXydables. Catégorie:Dictionnaire_DEHUA [[Catégorie:Oxygène_et_manque_d'oxygè... »


    Sigle pour [[Matières organiques et oxydables (MOOX) (HU)|Matières Organiques et OXydables]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Oxygène_et_manque_d'oxygène_(HU)]]
    [[Catégorie:Pollution_carbonée_(HU)]]
    [[Catégorie:Evaluation_de_la_qualité_(HU)]]

mercredi 14 septembre 2022

  • Entérocoque fécal (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Faecal Enterococcus/ FE''

    Dernière mise à jour : 25/11/2022

    Bactéries entériques et grampositives présentes en grand nombre dans l'intestin de l'homme ; parfois utilisé comme [[Germe témoin (de contamination fécale) (HU)|germes témoins de contamination fécale]].

    ==Confusion possible==

    Les entérocoques ont longtemps été classés parmi les [[Streptocoque fécal / SF (HU)|streptocoques]] auxquels ils ressemblent beaucoup. Officiellement ils forment un genre spécifique depuis 1984. Il existe encore parfois une confusion dans certains documents.

    ==Intérêt et limites de l'utilisation des entérocoques fécaux comme germes témoins de contamination fécale==

    Les entérocoques fécaux (''enterococcus faecalis'') ne sont pas spécifiques à l'homme et sont présents dans les intestins des autres mammifères. Ils sont potentiellement pathogènes (infections urinaires, ou abdominales) et résistants aux antibiotiques.

    Un avantage important des entérocoques fécaux comme indicateur de pollution fécale par rapport à ''[[Escherichia coli (HU)|Escherichia coli]]'' est qu’ils survivent plus longtemps dans l'environnement. De ce fait ils peuvent persister et être détectés plus longtemps après la contamination, y compris dans les eaux souterraines ou dans les sols.

    ==Valeurs limites de concentration==

    La présence d'entérocoques fécaux est contrôlé dans les [[Eau destinée à la consommation humaine (HU)|eaux destinées à la consommation humaine]] et dans les [[Eau de baignade (HU)|eaux de baignade]].

    L'[https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000465574/ arrêté du 11 janvier 2007] impose l'absence totale d'entérocoques fécaux dans les eaux destinées à la consommation humaine.

    La [https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32006L0007 Directive européenne du 15 février 2006] limite également la quantité d'entérocoques fécaux dans les eaux destinées à la baignade (tableau de la ''figure 1'').


    [[File:entéroques_eau_baignade.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Limites de concentration en entérocoques fécaux (UFC/100mL) pour le classement des eaux de baignade ; (1) Évaluation au 95e percentile, (2) Évaluation au 90e percentile ; Source : [https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32006L0007 Directive européenne du 15 février 2006].''
    ]]

    Enfin le SEQ Eau fait également intervenir la concentration en entérocoques (avec l'ambiguité non levée entre entérocoques et streptocoques) dans la détermination des classes de qualité des eaux de surface (tableau de la ''figure 2'').


    [[File:pollution_fécale.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Détermination de la classe de qualité à partir des concentrations en indicateurs de contamination fécale ; Source : [https://eau.maine-et-loire.fr/fileadmin/proteger_mesurer/qualite/grilles_seq_eau.pdf grilles SEQ EAU V2]''
    ]]

    Pour en savoir plus :
    * Santé Canada (2020) : Conseils sur l’utilisation des entérocoques comme indicateur dans les sources d’approvisionnement en eau potable canadiennes ; Bureau de la qualité de l’eau et de l’air ; Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada, Ottawa (Ontario) ; No de catalogue – H144-68/2020F-PDF ; disponible sur : [https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/vie-saine/conseils-utilisation-enterocoques-indicateur-sources-approvisionnement-eau-potable-canadiennes.html www.canada.ca].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Pollution_bactériologique_et_autres_risques_sanitaires_(HU)]]
    [[Catégorie:Autres_risques_(HU)]]

mardi 13 septembre 2022

  • Métaux toxiques (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : toxic metals'' Dernière mise à jour : 13/09/2022 Ce terme désigne des métaux et métalloïdes réputés toxiques ; il est parf... »


    ''Traduction anglaise : toxic metals''

    Dernière mise à jour : 13/09/2022

    Ce terme désigne des métaux et métalloïdes réputés toxiques ; il est parfois utilisée à la place de celui de « [[Métaux lourds (HU)|métaux lourds]] » qui est souvent jugé impropre ; il ne lève cependant pas toutes les ambiguïtés.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Métaux_et_pollution_métallique_(HU)]]

  • ETM (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Sigle Pour Elément trace métallique. Catégorie:Dictionnaire_DEHUA Catégorie:Métaux_et_pollution_métallique_(HU) »


    Sigle Pour [[Elément trace métallique / ETM (HU)|Elément trace métallique]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Métaux_et_pollution_métallique_(HU)]]

  • Elément trace métallique / ETM (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Heavy metals''

    Dernière mise à jour : 13/09/2022

    Ce terme désigne des métaux et métalloïdes réputés toxiques et dont la teneur naturelle dans les sols est inférieure à 1g/kg ; il est parfois utilisée à la place de celui de « [[Métaux lourds (HU)|métaux lourds]] » qui est souvent jugé impropre ; il ne lève cependant pas toutes les ambiguïtés.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Métaux_et_pollution_métallique_(HU)]]

mercredi 7 septembre 2022

  • PNEC (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour ''Predicted No Effect Concentration'' : [[Concentration sans risque pour l’environnement (HU)|Concentration sans risque pour l’environnement]] ; ce sigle est souvent utilisé pour définir la notion (même dans les textes en français).

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Généralités_pollution_/_rejet_polluant_(HU)]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]

  • Concentration sans risque pour l’environnement (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Predicted No Effect Concentration / PNEC''

    Dernière mise à jour : 23/11/2022

    Plus forte concentration d'une substance sans risque pour l’environnement ; elle définit donc la [[Toxicité (HU)|toxicité]] de la substance vis à vis de l’environnement ; on utilise souvent le sigle anglais PNEC.

    ==Liens entre NQE et PNEC==

    Les [[Norme de qualité environnementale / NQE (HU)|norme de qualité environnementale]] (NQE) font référence à l’état chimique d’un milieu aquatique alors que les concentrations sans effet prévisible pour l’environnement (PNEC) portent sur la qualité biologique du milieu. Les PNEC entrent dans le calcul des NQE ([https://www.ineris.fr/sites/ineris.fr/files/contribution/Documents/crr-substances-eaux-2015-v2-1444728147.pdf www.ineris.fr]).

    Voir aussi : [[Seuil de toxicité (HU)]]

    Pour en savoir plus :
    * https://ecotoxicologie.fr/methode-evaluation-risque-polluant

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Généralités_pollution_/_rejet_polluant_(HU)]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]

  • MAC (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour ''Maximum Admissible Concentration'' : [[Concentration maximum admissible / CMA (HU)|Concentration maximum admissible]] ; ce sigle est souvent utilisé, même en français pour désigner la notion.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Généralités_pollution_/_rejet_polluant_(HU)]]

  • NOEC (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour ''No Observed Effect Concentration'' : [[Concentration sans effet observé (HU)|Concentration sans effet observé]] ; le sigle est souvent utilisé, même en français, pour désigner la notion.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Généralités_pollution_/_rejet_polluant_(HU)]]

  • VGE (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Sigle pour Valeur Guide Environnementale. Catégorie:Dictionnaire_DEHUA Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU) »


    Sigle pour [[Valeur guide environnementale / VGE (HU)|Valeur Guide Environnementale]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]

  • Valeur guide environnementale / VGE (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Proposed Environmental quality standards / PEQS'' Dernière mise à jour : 07/09/2022 Comme une norme de qualité environnementale... »


    ''Traduction anglaise : Proposed Environmental quality standards / PEQS''

    Dernière mise à jour : 07/09/2022

    Comme une norme de qualité environnementale (NQE), une VGE correspond à la concentration d’un polluant ou d'un groupe de polluants dans l'eau, les sédiments ou le biote qui ne doit pas être dépassée afin de protéger l'environnement.

    ==Différence réglementaire entre NQE et VGE==

    Les VGE concerne des polluants spécifiques de l’état écologique (PSEE) de la [[Directive cadre sur l’eau / DCE (HU)|Directive Cadre sur l'Eau (DCE)]], et dont la liste est établie au niveau national sur la base de la liste indicative fournie en [https://aida.ineris.fr/reglementation/directive-ndeg-200060ce-231000-etablissant-cadre-politique-communautaire-domaine Annexe VIII de la DCE], mais qui n'ont pas encore fait l'objet d'un arrêté de portée nationale (à ce jour, c’est l’[https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000031107256 arrêté du 27/07/2015] qui s’applique). Les VGE sont proposées au Ministère en charge de l’Écologie par l'INERIS.

    Les valeurs de VGE, comme celle de NQE sont disponibles sur le [https://substances.ineris.fr/fr/page/9 portail substances chimiques de l'INERIS].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]

mardi 30 août 2022

  • Effet antagonique (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Antagonic effect''

    Dernière mise à jour : 17/10/2022

    En écologie, effet observé lors de la contamination simultanée d’un milieu aquatique par plusieurs [[Polluant (HU)|polluants]] et dans lequel l'une des molécules a des effets de protection des organismes ou du milieu par rapport à l'action du second. Par exemple le [[Cadmium (HU)|cadmium]] et le [[Zinc (HU)|zinc]] ont des effets antagoniques : une concentration élevée en zinc protège dans une certaine mesure contre les effets toxiques du cadmium. On parle également d'effet antagoniste.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Nature_des_impacts_sur_les_écosystèmes_et_sur_la_santé_(HU)]]

vendredi 26 août 2022

  • Mycotoxine (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Mycotoxin''

    Dernière mise à jour : 26/08/2022

    Substance toxique produite par un champignon.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Pollution_bactériologique_et_autres_risques_sanitaires_(HU)]]
    [[Catégorie:Autres_risques_(HU)]]

  • Phytotoxine (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Phytotoxin''

    Dernière mise à jour : 26/08/2022

    Substance toxique produite par une plante.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Toxicité_et_écotoxicité_(HU)]]
    [[Catégorie:Pollution_bactériologique_et_autres_risques_sanitaires_(HU)]]
    [[Catégorie:Autres_risques_(HU)]]

jeudi 25 août 2022

  • Hygrophile (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Voir Hygrophyte (HU). Catégorie:Dictionnaire_DEHUA Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU) »


    Voir [[Hygrophyte (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU)]]

  • Hygrophyte (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Hygrophyte''

    Dernière mise à jour : 24/08/2022

    Plante terrestre vivant dans des milieux humides et parfois temporairement inondés ; les roseaux, les grandes laiches ou les iris jaune (figure 1), sont des plantes hygrophytes ; on parle également de plantes hygrophiles.


    [[File:_MG_1648.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Iris jaune ; crédit photo Bernard Chocat.''
    ]]

    ==Plantes hygrophytes et zones humides==

    La présence d’une végétation dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année constitue l'un des critères retenus pour qu'une zone soit classée [[Zone humide (HU)|zone humide]] [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041599138/ article L211-1 du code de l'environnement]. Cette présence n'est cependant pas indispensable ([https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006836803/ article R211-108 du code de l'environnement]).

    Nota : Ne pas confondre avec les plantes [[Hydrophyte (HU)|hydrophytes]] qui sont des plantes aquatiques qui vivent en permanence en partie ou totalement immergées dans l'eau.

    Pour en savoir plus :
    * [https://www.aquaportail.com/definition-2609-hygrophyte.html www.aquaportail.com]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU)]]

lundi 1er août 2022

  • Projet APOGEE

    Pascal Dimaiolo :


    Le projet '''APOGEE''' (Analyse des POlitiques de GEstion du risque et de leur mise en oEuvre dans un cadre territorial et de développement durable) a été financé par la Fédération de Recherche Eccorev.

    Le projet a été réalisé en collaboration entre '''l’UMR RECOVER (portage du projet), l’UMR ESPACE et le LIEU'''.


    En France, la règlementation portant sur la gestion du risque relève du niveau territorial où sont également mises en œuvre des politiques de protection de l’environnement et d’aménagement du territoire. Par ailleurs, les politiques de gestion des risques sont traduites concrètement dans les territoires concernés par des mesures notamment structurelles. Cependant, il n’existe pas de méthode permettant de caractériser la durabilité de ces mesures. Partant de ces constats, deux résultats principaux ont ainsi été produits dans le projet.

    Le premier concerne le développement d’une méthode d’analyse des politiques environnementales françaises sur la prévention des risques naturels et la protection de l’environnement, dans un cadre d’aménagement. Elle comprend le recensement des textes réglementaires, l’analyse de leur positionnement et organisation par rapport à l’aménagement et l’étude de leur mise en place territoriale réalisée grâce à des interviews avec des acteurs locaux. Cette étude a fait ressortir la complexité du droit français en la matière, et les solutions alternatives parfois adoptées localement pour porter les projets territoriaux.

    [[File:fig 1 projet Apogee.png|600px]]


    Figure 1. Liens entre les outils thématiques et la gestion territoriale dans la réglementation française (Extrait de Vigier et al, 2018)



    [[File:fig 2 projet Apogee.png|600px]]

    Figure 2. Interactions des outils par thèmes - représentation pour l'ensemble du territoire (extrait de Vigier et al, 2018)



    Le deuxième résultat a porté sur la réalisation d’un inventaire des mesures structurelles de gestion du risque (solutions fondées sur la nature, grises et hybrides – risques inondation, incendie de forêt et submersion marine) et la proposition d’une méthode pour l’analyse de leur durabilité en définissant des critères et indicateurs techniques, environnementaux et sociaux (la composante économique a été traitée par un relevé du coût des mesures) (Figure 3). Un focus group réunissant des acteurs de terrain (Ville de Vitrolles, Conservatoire du Littoral, DDTM13, ONF) a permis de valider ces critères/indicateurs et d’évaluer à quel niveau et quelle condition cette méthode d’analyse pourrait être intégrée dans la gestion du territoire. Enfin, une approche cartographiée a été produite.


    [[File:fig 3 projet Apogee.png|650px]]

    Figure 3. Résumé graphique de l’analyse de la durabilité des mesures structurelles de gestion du risque




    ==Valorisations==

    Vigier E., Curt C., Curt T., Arnaud A., Dubois J. (2019). Joint analysis of environmental and risk policies: Methodology and application to the French case. Environ Sci Policy, 101, 63-71.

    Curt C., Di Maiolo P., Curt T., Schleyer-Lindenmann A., Tricot A., Merad M., Arnaud A. (2018). Durabilité des mesures de gestion du risque : méthodologie d’analyse. Lambda-Mu 21, 16-18/10/2018, Reims, France.

    Curt C., Di Maiolo P., Curt T., Schleyer-Lindenmann A., Tricot A., Arnaud A. (2019). Evaluation de la soutenabilité des mesures de gestion du risque - Application aux risques inondation, submersion marine et incendie de forêt. Assises Nationales des Risques Naturels, 25-26/03/2019, Montpellier, France.

    Vigier E., Curt C., Curt T., Arnaud A., Dubois J. (2018). Méthodologie d’analyse des politiques environnementales françaises et de leur application sur des territoires multirisques. Lambda-Mu 21, 16-18/10/2018, Reims.


    [[File:Image-retour-Visite Guidée.png|20px|link=Modèle:Portail:Wikibardig/Visite guidée]] ''Pour revenir au menu « [[Modèle:Portail:Wikibardig/Visite guidée|Visite guidée]] »'

    Pour plus d'information sur l'auteur : [https://www6.paca.inrae.fr/recover/Nos-equipes/G2DR INRAE - UMR RECOVER - Equipe G2DR]

    {{Auteur|NomAuteur=INRAE - UMR RECOVER - Equipe G2DR}}

  • Projet CAAIRN

    Pascal Dimaiolo : Pascal Dimaiolo a déplacé la page Projet CAAIRN vers Wikibardig:Projet CAAIRN


    __TOC__

    Le projet CAAIRN (Démarche de Caractérisation et d’Amélioration de l’Acceptabilité des Infrastructures par les RiveraiNs – Application aux infrastructures de gestion des inondations et des eaux pluviales urbaines) a été financé par la '''Fondation FEREC'''.

    Le projet a été réalisé en collaboration entre '''l’UMR RECOVER (portage du projet), l’UMR ESPACE et l’UMR GESTE'''.

    Le rapport final du projet CAAIRN est disponible à l’adresse : https://fondation-ferec.fr/appel-a-projets-2019/appel-a-projets-2019-projets-laureats/

    ==Contexte et objectifs==

    Selon l'ONU, d'ici 2050 pratiquement sept personnes sur 10 (68 %) vivront en milieu urbain contre à peine plus d'un sur deux (55 %) actuellement (United Nations, 2018) . La pression urbaine grandissante nécessite l’implantation, le développement ou plus simplement l’entretien des infrastructures qui composent le milieu urbain. Or, les projets d’infrastructure ne sont pas toujours bien perçus et acceptés comme par exemple le barrage de Sivens ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en France, et des exemples de ce type peuvent être cités dans de nombreux pays. Ces deux projets ont fait l’objet de fortes mobilisations, contestant le projet en soi. Par ailleurs, les nécessaires travaux de maintenance ou de réhabilitation, voire de démantèlement, produisent, dans un contexte citadin, de multiples gênes auxquelles sont soumis les riverains et les usagers de l’espace public. Ainsi ces nuisances incontournables concourent à remettre en cause l’acceptabilité des chantiers voire, in fine, leur non-acceptation, alors même que ces chantiers ont pour objet d’offrir de meilleurs services techniques et une multifonctionnalité de l’espace.
    Un projet d’infrastructure doit donc tenir compte d’une multitude de dimensions, et notamment l’acceptabilité par les riverains, et cela au cours des différentes phases de la vie de cette infrastructure : conception, réalisation/chantier ou vie en service. Améliorer l’acceptabilité représente donc un fort enjeu. L’acceptabilité est le résultat d’un ensemble de facteurs à influence positive vus comme des leviers et d’autres, à influence négative, considérés comme des freins. Des recherches récentes ont montré que la réaction des habitants face à une infrastructure dépend notamment du type d’attachement qu’ils ont à leur lieu de résidence et du sens qu’il a pour eux (Bailey, Devine-Wright & Batel, 2016) . Les questions de soutenabilité ont aussi un rôle certain dans l’acceptabilité. On peut donc faire l’hypothèse que plusieurs dimensions relevant de l’attachement au lieu, des valeurs sociales et du rapport à la nature et à la soutenabilité jouent un rôle dans l’acceptabilité.
    Le projet CAAIRN a permis de développer des démarches de caractérisation et d’amélioration de l’acceptabilité des infrastructures par les riverains. Au cours de ce projet nous nous sommes plus particulièrement penchés sur les infrastructures de gestion des inondations et des eaux pluviales urbaines. Les travaux ont permis plusieurs avancées et proposent des éclairages nouveaux sur la question de l’acceptabilité des infrastructures. Les résultats sont le fruit d’un travail interdisciplinaire mobilisant de concert : l’aide à la décision, la géographie, la psychologie, les sciences de gestion et la sociologie. Certaines des productions n’ont été possibles que grâce à l’accueil et la forte mobilisation de plusieurs collectivités et d’habitants volontaires, insérant ainsi le projet CAAIRN dans une démarche collaborative.

    '''Plusieurs terrains d’études ont été supports des travaux:'''

    *Commune de Vitrolles – des habitants/tes ont été également impliqués/ées;
    *Métropole Aix-Marseille Provence (MAMP) – Territoire Pays d’Aix de la MAMP – Territoire Marseille Provence de la MAMP;
    *Eurométropole de Strasbourg;
    *Métropole du Grand Lyon.

    ==Organisation==

    Quatre grands objectifs ont été définis et traduits sous la forme de quatre actions mobilisant chacune des approches différentes et différents aspects (social, attachement au lieu, environnemental, organisationnel etc.) (Figure 1). Les actions A1, A2 et A3 sont centrées sur la caractérisation de l’acceptabilité : recenser les facteurs d’acceptabilité dans la littérature grise et scientifique ; comprendre les facteurs liés à l’acceptabilité ; évaluer l’acceptabilité/les préférences. L’action A4 apporte en complément la vision des gestionnaires sur leur communication pour améliorer l’acceptabilité.


    [[File:fig 1 projet caairn.png|600px]]


    Figure 1. Organisation des quatre actions du projet CAAIRN


    ==Productions==

    ===Action 1 – Recenser les facteurs d’acceptabilité dans la littérature===

    Dans l’Action 1, des freins et des leviers jouant dans l’acceptabilité d’infrastructures ont été identifiés, au travers de la littérature grise (rapports et projets récents, réglementation, normes) et de la littérature scientifique, à tous les stades de la vie de ces ouvrages. Ces facteurs ont été ordonnés selon différents axes : voir la Figure 2 pour la littérature grise et le Tableau 1 pour la littérature scientifique (68 articles analysés).


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    Figure 2. Représentation des facteurs et attendus au cours d’un projet d’implantation d’une infrastructure en contexte urbain



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    Tableau 1. Synthèse des facteurs associés à l’acceptabilité sociale (freins en rouge, leviers en bleu)


    ===Action 2 – Comprendre les facteurs liés à l’acceptabilité===

    Les travaux menés pour l’Action 2, centrés sur le cas de deux infrastructures situées dans la ville de Vitrolles, ont montré que les modes d’appropriation que les habitants et usagers enquêtés ont de ces deux ouvrages s’accordent de façon cohérente avec la façon dont ils vivent et habitent leur ville. Les deux lieux qui ont, a priori, la même multifonctionnalité (régulation des eaux et espaces verts - Figure 3 et Figure 4) sont vécus de manière assez différente par les habitants, peut-être en lien avec une compréhension distincte de « la nature en ville » qui pourrait relever soit de la « Nature-Parc » ou de la Nature « diffuse » en ville. Un constat a été fait : le risque d’inondation ne semble pour l’instant pas être perçu de manière importante par les habitants.


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    Figure 3. Parc du Griffon © ESPACE



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    Figure 4. Square Marguerite de Provence © ESPACE


    ===Action 3 – Evaluer l’acceptabilité/préférence===

    L’Action 3 a proposé une approche originale, basée sur l’approche d’argumentation abstraite, pour formaliser et analyser les controverses autour de projets d’infrastructure (Figure 5). En se basant sur le cas de la requalification de l’avenue de Marseille située à Vitrolles, l’application de cette approche a permis d’acquérir des connaissances supplémentaires sur les débats liés à un projet d’infrastructure et ainsi de mieux comprendre les enjeux de l’acceptabilité des infrastructures.


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    Figure 5. Graphe AIPA des arguments énoncés en 2010


    ===Action 4 – Analyser les pratiques des EPCI pour favoriser l’acceptabilité===

    L’Action 4 a permis d’identifier les caractéristiques pertinentes de trois territoires pour notre projet. Nous avons aussi mis en évidence que chaque métropole a son identité propre et a mis en œuvre des actions phares (Tableau 2). La communication est abordée selon quatre strates : une communication interne très forte avec la volonté de changer d’abord en interne (éviter le fonctionnement en silos) ; une forte communication des collectivités avec les aménageurs et entre collectivités avec une visée d’abord technique mais également de sensibilisation et d’éducation ; une communication vers le grand public dans des réunions institutionnelles souvent dans un souci de pédagogie, d’incitation et de participation, un rôle plus indirect de la recherche qui selon les disciplines va interroger et ainsi informer les usagers mais diffusera dans un cercle réduit. Les trois collectivités ont affiché une ambition de développer encore la communication autour de ces infrastructures innovantes et leurs enjeux auprès des habitants.

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    Tableau 2. Similitudes et actions singulières dans les 3 territoires étudiés


    ==Références==
    United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2019). World Urbanization Prospects: The 2018 Revision (ST/ESA/SER.A/420). New York: United Nations.

    Bailey, Devine-Wright & Batel (2016). Using a narrative approach to understand place attachments and responses to power line proposals: The importance of life-place trajectories. Journal of Environmental Psychology, 48, 200 – 211


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    Pour plus d'information sur l'auteur : [https://www6.paca.inrae.fr/recover/Nos-equipes/G2DR INRAE - UMR RECOVER - Equipe G2DR]

    {{Auteur|NomAuteur=INRAE - UMR RECOVER - Equipe G2DR}}

jeudi 14 juillet 2022

  • DAR (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour Débit seul d'alerte renforcé ; voir [[Débit de crise / DCR (HU)]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_de_l'eau_(HU)]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_des_risques_(HU)]]
    [[Catégorie:Les_cours_d'eau_et_la_ville_(HU)]]

vendredi 20 mai 2022

  • IIL (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour [[Indice ichtyofaune lacustre / IIL (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]
    [[Catégorie:Evaluation_de_la_qualité_(HU)]]

  • Indice ichtyofaune lacustre / IIL (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Lake ichthyofauna index / LII''

    Dernière mise à jour : 20/05/2022

    [[Indice biotique / IB (HU)|Indice biotique]] permettant d’évaluer l'[[Etat écologique (HU)|état écologique]] d’un lac au moyen d’une analyse des peuplements en poissons.

    ==Principes et intérêt==

    Cet indice est en cours de développement (Reyjol ''et al'', 2015).

    Bibliographie :
    * Reyjol, Y., Spyratos, V., Basilico, L. (2012) : Bioindication, des outils pour évaluer l’état des milieux aquatiques ; synthèse des rencontres de l’ONEMA ; 31p. ; disponible sur [https://www.eaufrance.fr/sites/default/files/2018-07/bioindication-outils-d-evaluation-onema-2012.pdf https://www.eaufrance.fr]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:DCE_et_bon_état_écologique_(HU)]]
    [[Catégorie:Evaluation_de_la_qualité_(HU)]]

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