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dimanche 5 juillet 2020

  • Bassin de retenue sec (HU)

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samedi 4 juillet 2020

  • PREDICT (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « Société de service dans le domaine de la prévention des risques naturels, en aidant les communes, les entreprises et les particuliers à prendre les bonnes décisions f... »


    Société de service dans le domaine de la prévention des risques naturels, en aidant les communes, les entreprises et les particuliers à prendre les bonnes décisions face à la crise : avant, pendant et après.

    PREDICT est particulièrement actif sur la prévision et la prévention des risques d'inondation.

    Pour en savoir plus : http://www.predictservices.com/

vendredi 3 juillet 2020

  • Puits composé (HU)

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    ''Traduction anglaise : ''

    Dernière mise à jour : 3/7/2020

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  • Bassin sec (HU)

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    ''Traduction anglaise : ''

    Dernière mise à jour : 3/7/2020

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  • Dépression (HU)

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    ''Traduction anglaise : ''

    Dernière mise à jour : 3/7/2020

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  • Bassin en eau (HU)

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    ''Traduction anglaise : ''

    Dernière mise à jour : 3/7/2020

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  • Tranchée composée (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : ''

    Dernière mise à jour : 3/7/2020

    Une tranchée composée est un ouvrage linéaire constitué de deux éléments superposés :
    * Une [[Tranchée de stockage et d'infiltration des eaux pluviales (HU)|tranchée de stockage ou d'infiltration]], creusée dans le sol et dont le profil en travers est de forme rectangulaire,
    * surmontée d’une [[Noue (HU)|noue]] ou d’un fossé de largeur beaucoup plus grande et de profondeur faible.

    [[File:tc5.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Tranchée composée.''
    ]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

mardi 30 juin 2020

  • Traitement des RUTP (généralités) (HU)

    Philippe Bagot : Page créée avec « test »


    test

  • RUTP (Traitement) (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Wet weather discharge (Treatment)''

    ''Mot en chantier''

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Traitement_des_rejets_urbains_de_temps_de_pluie_(HU)]]

mardi 16 juin 2020

  • Chantepleure (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Weep hole, Scupper'' Voir : Barbacane (HU) Catégorie:Dictionnaire_DEHUA [[Catégorie:Génie_civil_,_techniques_de_travaux,... »


    ''Traduction anglaise : Weep hole, Scupper''

    Voir : [[Barbacane (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Génie_civil_,_techniques_de_travaux,_ouvrages_divers_(HU)]]

dimanche 14 juin 2020

  • Eau et ville (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Water and the city''

    ''Mot en chantier''

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Partie_urbaine_du_cycle_de_l'eau_(HU)]]

samedi 13 juin 2020

vendredi 12 juin 2020

  • Infrastructure verte (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Green infrastructure''

    Dernière mise à jour : 12/6/2020

    Nous proposons d'utiliser ce terme pour désigner les solutions de gestion des eaux pluviales combinant la gestion de l'eau et la mise en place d'espaces végétalisés, conçues de façon à tirer partie de la complémentarité entre les deux éléments : les végétaux bénéficient de la présence de l'eau, essentielle à leur développement et la gestion de l'eau est favorisée par la présence de la végétation (infiltration favorisée et évapotranspiration).

    On considère également que ces solutions doivent en plus remplir les conditions suivantes :
    * les eaux pluviales sont gérées à la source c'est à dire que chaque goutte d'eau est prise en charge au plus près de l'endroit où elle atteint le sol : on évite en particulier toute évacuation rapide ainsi que toute concentration de volume important en un même lieu ;
    * les espaces mobilisés ont d'autres fonctions que la fonction hydraulique ; dans la mesure du possible, ce sont ces autres fonctions (en particulier la fonction d'espace végétal) qui constituent les fonctions principales (et donc qui permettent de définir qui doit les entretenir) ;
    * Privilégier l'infiltration ainsi que la gestion en surface, mettant en scène la présence possible de l'eau.

    [[File:noue_vegetalisee_1.jpg|400px|thumb|center|
    Les noues végétalisées constituent un exemple classique d'infrastructure verte ; crédit photo : Bernard Chocat
    ]]

    On parle également de [[Solution à la source (HU)|solution à la source]], même si ce terme est à la fois plus générique (par exemple un parking poreux est une solution à la source mais ne rentre pas dans la définition d'une infrastructure verte) et plus contraignant en ce qui concerne l'échelle à laquelle on gère les eaux de pluie.

    Certaines [[Technique alternative (Généralités) (HU)|techniques alternatives]] constituent des réponses possibles à la mise en place des infrastructures vertes.

    Voir également : [[Gestion intégrée des eaux pluviales (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Solution à la source (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Source control''

    Dernière mise à jour : 12/6/2020

    Nous proposons d'utiliser ce terme pour désigner les solutions de gestion des eaux pluviales dans lesquelles chaque goutte d'eau est prise en charge au plus près de l'endroit où elle atteint le sol : on évite en particulier toute évacuation rapide ainsi que toute concentration de volume important en un même lieu ;

    On considère également que ces solutions doivent si possible remplir les conditions supplémentaires suivantes :
    * favoriser l'utilisation d'espaces végétalisés pour gérer l'eau, ces espaces étant conçus de façon à tirer partie de la complémentarité entre les deux éléments : les végétaux bénéficient de la présence de l'eau, essentielle à leur développement et la gestion de l'eau est favorisée par la présence de la végétation (infiltration favorisée et évapotranspiration).
    * mobiliser des espaces ayant d'autres fonctions que la fonction hydraulique ; dans la mesure du possible ce sont d'ailleurs ces autres fonctions qui doivent constituer la (les) fonction(s) principale(s) (et donc qui permettent de définir qui doit les entretenir) ;
    * privilégier l'infiltration ainsi que la gestion en surface en mettant en scène la présence possible de l'eau.

    [[File:dalle_beton_vegetalisee_1.jpg|400px|thumb|center|
    Dalle béton végétalisée utilisée pour gérer "à la source", en les infiltrant, les eaux pluviales précipitées sur un parking ; crédit photo :Bernard Chocat
    ]]

    On parle également [[Infrastructure verte (HU)|d'infrastructures vertes]], même si ce terme met plus l'accent sur le côté végétal (ce qui exclut par exemple les parkings poreux) et n'impose pas une gestion réellement à la source (une zone humide "au bout du tuyau" peut par exemple être considérée comme une infrastructure verte).

    Certaines [[Technique alternative (Généralités) (HU)|techniques alternatives]] constituent des réponses possibles à la mise en place des infrastructures vertes.

    Voir également : [[Gestion intégrée des eaux pluviales (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Solution alternative (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Alternative solution, Green infrastructure, Structural BMPs''

    Dernière mise à jour : 30/6/2020

    Terme parfois utilisé en lieu et place du terme de [[Technique alternative (Généralités) (HU)|technique alternative]].

    Le choix de ce terme répond au fait que la gestion durable des eaux pluviales urbaines repose sur des solutions qui ne sont pas uniquement techniques. De façon pratique, il est même le plus souvent préférable que la fonction principale des espaces mobilisés pour gérer les eaux pluviales ne soit pas la fonction hydraulique. Il peut s'agir par exemple d'un espace vert, d'un parking, d'une toiture végétalisée, etc. Mettre l'accent sur le côté technique, c'est à dire considérer ces espaces d'abord comme des ouvrages d'assainissement apparaît donc comme totalement contre productif.

    [[File:terrasse.jpg|400px|thumb|center|
    Cette terrasse en bois qui dissimule un massif d'infiltration est d'abord perçu comme un espace de convivialité et il est difficile d'y voir une "technique d'assainissement" ; crédit photo : Bernard Chocat
    ]]

    Si on doit changer de vocabulaire, il est sans doute souhaitable d'aller plus loin et d'oublier également l'adjectif alternatif qui suppose de fait que ce type de solution ne constitue qu'une alternative au réseau alors qu'il doit devenir la solution de référence, le réseau n'étant utilisé qu'en dernier recours lorsque aucune autre solution n'est possible. Selon que l'on souhaite mettre l'accent sur le côté "végétal" de la solution ou sur le fait que les eaux sont gérées le plus à l'amont possible, nous proposons d'utiliser les termes [[Infrastructure verte (HU)|infrastructures vertes]] ou [[Solution à la source (HU)|solutions à la source]].

    Voir aussi : [[Gestion intégrée des eaux pluviales (HU)|Gestion intégrée des eaux pluviales]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Les_eaux_pluviales_et_la_ville_(HU)]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

dimanche 7 juin 2020

  • Question : Inversion de la relation de dispersion des houles?

    Jeanmi Tanguy : /* Solutions particulières */


    == Eléments de contexte ==
    Cette question scientifique s'inscrit dans la démarche collaborative ANSWER. Elle a pour but de mettre en commun et d'échanger au sein de la communauté des hydrauliciens du savoir et de s'entraider pour résoudre des problèmes spécifiques.
    == Inversion de la relation de dispersion des ondes ==
    Le problème consiste à résoudre de manière semi-analytique l'équation de Berkhoff, dont l'expression est la suivante:

    \nabla.\left( CC_g \nabla \phi \right )+ k^2 CC_g\phi =0

    Dans le cas particulier d'ondes longues, CC_g=gH(x)H(x) est la profondeur d'eau que nous allons supposer pouvoir être exprimée par une fonction analytique, par exemple:
    * H(x)=H_0-sx pour un fond dont la profondeur varie linéairement avec l'abscisse
    * H(x)=H_0e^{-bx}
    * ...

    par ailleurs, le nombre d'onde k(x) est donné par la relation implicite suivante: \dfrac{\omega^2}{g}=k\tanh(kh), que l'on peut également écrire sous la forme suivante:

    \dfrac{\omega^2h(x)}{g}=k(x)h(x)\tanh(k(x)h(x)) ou encore \dfrac{\omega^2h(x)}{g}=K(x)\tanh(K(x)) avec K(x)=k(x)h(x)

    == Solutions particulières ==

    Nous pouvons résoudre l'équation de Berkhoff de manière analytique dans 2 cas différents:
    === en grande profondeur ===
    Les vitesses de phase et de groupe s'expriment par C=\dfrac{g}{\omega};C_g=\dfrac{1}{2}\dfrac{g}{\omega}

    k=\dfrac{\omega^2}{g}=cste. L'équation de Berkhoff se ramène donc à une équation d'Helmholtz à coefficients constants.

    :\phi_{xx}+k^2\Phi=0

    === en petite profondeur ===
    C=C_g=\sqrt{gH}. L'équation de Berkhoff a pour expression:

    :\phi_{xx}+\dfrac{H_x}{H}\phi_{x}+k^2\Phi=0 avec k^2=\dfrac{\omega^2}{gH}

    d'où: H\phi_{xx}+H_x\phi_{x}+\dfrac{\omega^2}{g}\Phi=0

    Dans les cas où H(x) est analytique (pente constante ou exponentielle...), cette équation peut être résolue analytiquement avec les conditions limites ad-hoc.

    == Cas général ==

    Dans la mesure où l'on est capable d'inverser cette relation de dispersion et la mettre sous la forme K(x)=F(x), alors nous pouvons résoudre l'équation de Berkhoff sur des fonds analytiques.

    Une première idée consiste à utiliser un développement en séries de la fonction \tanh(K)

    \tanh(K)=K-\dfrac{1}{3}K^3+\dfrac{2}{5}K^5-\dfrac{17}{315}K^7+\dfrac{62}{2835}K^9+O(K^{10})

    puis:K\tanh(K)=K^2-\dfrac{1}{3}K^4+\dfrac{2}{5}K^6-\dfrac{17}{315}K^8+\dfrac{62}{2835}K^{10}+O(K^{11})

    L'inversion de cette série n'est pas définie, ce qui ne permet pas d'obtenir l'expression de K(x).



    '''Question'''

    '''Est-il possible de trouver une méthode d'inversion de la relation générale de dispersion des houles \dfrac{\omega^2}{g}=k\tanh(kh)?'''

    [[Catégorie:Fiches_scientifiques]]

lundi 25 mai 2020

  • Puits filtrant (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : infiltration well, infiltration pit''

    Voir : [[Puits de stockage et d'infiltration (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Puits de rétention / infiltration (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Stormwater infiltration well, infiltration pit, soakaway''

    Voir : [[Puits de stockage et d'infiltration (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

mardi 12 mai 2020

  • OTHU (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour Observatoire de Terrain en Hydrologie Urbaine

    [[File:OTHU_coulsansfond.GIF|200px]]

    Dernière mise à jour : 26/6/2020

    L'OTHU est à la fois un laboratoire de recherche "hors murs" d'observation des rejets urbains et de leurs impacts sur les milieux récepteurs, notamment par temps de pluie, et une fédération de recherche (FED 4161) unissant 9 établissement de recherche (soit 12 laboratoires et environ 100 chercheurs).

    Pour en savoir plus :
    * [http://www.graie.org/othu/ site de l'OTHU]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Organisme_(HU)]]
    [[Catégorie:Données_:_validation,_stockage,_mise_à_disposition_(HU)]]
    [[Catégorie:Station_de_mesures_et_réseau_de_mesures_(HU)]]

samedi 9 mai 2020

  • PAPI (HU)

    Bernard Chocat :


    Sigle pour [[Programme d’actions de prévention des inondations /PAPI (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_des_risques_(HU)]]
    [[Catégorie:Prévention_du_risque_d'inondation_(HU)]]

  • Programme d’actions de prévention des inondations /PAPI (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Flood prevention action plan ''

    Mise à jour : 3/7/2020

    Programme d'action porté par des collectivités locales ou leurs groupements et soutenu par l’État, visant à promouvoir une gestion intégrée des risques d’inondation en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement.

    ==Historique des PAPI ==

    ===Première génération des PAPI ===

    Les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI) ont été lancés en 2003, par suite des crues catastrophiques qui se sont produites depuis les 12 et 13 novembre 1999 dans l’Aude et alentour, puis début janvier 2001 en Bretagne, du 19 mars au 24 avril 2001 par remontées de nappes dans la Somme et jusqu’à celles des 8 et 9 septembre 2002 dans le Gard.

    Leur premier cahier des charges de référence a repris le schéma adopté dans le cadre des volets « Inondations » du Plan Loire grandeur nature, lancé en 1994, renouvelé depuis tous les 6 ans, et qui aura aussi inspiré les autres Plans Grands Fleuves, à commencer par le Plan Rhône. Comme ces Plans grands fleuves, ils étaient conçus comme une contractualisation entre les collectivités locales porteuses et d’autres collectivités venant en support, dont l’État. De 2003 à 2009, plus de 50 PAPI ont été mis en œuvre, partiellement financés par l’État essentiellement via le Fonds national de Prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) communément appelé Fonds Barnier.

    ===Deuxième génération des PAPI ===

    Un bilan de ces premiers PAPI a été réalisé à l’occasion d’un séminaire national réunissant beaucoup des intervenants impliqués (voir : https://www.cepri.net/tl_files/pdf/syntheseseminairepapi.pdf), sur la base d’une première synthèse réalisée par le CEPRI en 2008, d’un rapport du CGEDD publié en mars 2009 et des résultats d’une enquête menée par le CEPRI en partenariat avec les 3 principales associations nationales d’élus.

    Un cahier des charges PAPI 2 a été élaboré et soumis à consultation publique en automne 2010, avant d’être présenté le 17 février par la Secrétaire d’État à l’Écologie en même temps que le plan Submersion rapide qui étendait leur champ aux zones concernées par les crues rapides et les submersions marines, puis de faire l’objet de la [https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/notice?id=Bulletinofficiel-0025005&reqId=f434b50f-ceed-474f-9f9b-a1a2bff5c0b6&pos=4 circulaire du 12 mai 2011] introduisant notamment la labellisation de ces PAPI par la Commission mixte Inondations (CMI), l’inscription de cette deuxième génération dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive inondation, et mettant en avant la réduction de la vulnérabilité au risque inondation, l’analyse coût-bénéfice ou encore l’élaboration d’une stratégie locale. L’application de ces orientations encore assez nouvelles en France n’a pas été toujours facile. La CMI a confié au CEPRI l’organisation et l’animation d’un réseau des chargés de mission PAPI et des structures porteuses des SLGRI pour mettre en commun les difficultés rencontrées et les solutions apportées et des informations utiles.

    ===Troisième génération des PAPI ===

    En s’inspirant de ces échanges, une actualisation a été réalisée pour donner le cahier des charges "PAPI 3" qui a été soumis à la consultation du public puis approuvée le 9 mars 2017 (voir https://www.cepri.net/tl_files/pdf/appelprojetspapi3.pdf). Cette nouvelle version prend aussi en compte les conclusions du rapport d'expertise sur les raisons de la gravité des inondations en mai-juin 2016 (IGA et CGEDD, 2017 ; voir notamment pp.88 et 89). Trois évolutions majeures sont à noter :
    * développer la concertation en amont sur la pertinence et l'impact du programme ;
    * donner plus de place à la réduction de la vulnérabilité des territoires et moins aux travaux sur les digues ou les ouvrages d’écrêtement des crues ;
    * prendre mieux en compte la proportionnalité de l’importance des projets avec celle des enjeux avec une démarche en deux étapes, les PAPI d'intention puis les PAPI complets.

    ==Contenu d'un PAPI==

    Un projet de PAPI soumis à labellisation, pour être co-financé, par l’État devra comporter : un diagnostic de la situation initiale, la définition d’une stratégie locale, le programme de mesures et la description des modalités de leur mise en œuvre, leur évaluation socio-économique et la description des modalités de concertation locale.

    ===Diagnostic===

    Le diagnostic, qui doit être approfondi et partagé, vise à établir un état des lieux du fonctionnement du territoire au regard de toute la gamme des inondations possibles. Pour cela, il est attendu qu’il repose sur : une bonne caractérisation des aléas ; une évaluation sommaire des conséquences potentielles négatives des inondations sur la santé humaine, l’environnement, les biens, y compris culturels, et l’activité économique ; le recensement, l’analyse et l’évaluation de l’efficacité de ce qui est déjà en place : divers dispositifs (Plans de prévention des risques d’inondations ou d’autres risques, organisation de la prévision des crues et des inondations, Plans de sauvegarde, notamment communaux, processus d’alerte…) et ouvrages de protection.

    ===Stratégie===

    La stratégie, intégrée avec les autres politiques notamment de préservation de l’environnement et d’aménagement du territoire, devra être élaborée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes par bassin de risque homogène, et combiner des actions ou mesures les divers axes en fonction du diagnostic effectué. Elle définira des objectifs à l’échéance de la réalisation du programme de mesures associé en s’inscrivant dans une vision à long terme (au-delà de dix ans par exemple). Elle définit, à partir du diagnostic et des objectifs poursuivis, les zones et les thèmes prioritaires d’intervention, en prenant la problématique dans sa globalité. Elle analyse les contraintes et les moyens disponibles et mobilisables, et compare les alternatives techniques et leurs impacts respectifs, en évaluant
    leur niveau d’adaptation aux enjeux et aux objectifs.

    ===Programme d'actions===

    Le plan d’actions doit être décliné suivant 7 axes à traiter obligatoirement :
    * la connaissance et la conscience du risque ;
    * la surveillance, la prévision des crues et des inondations ;
    * l’alerte et la gestion de crises ;
    * la prise en compte du risque inondation dans l’urbanisme ;
    * les actions de réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens ;
    * le ralentissement des écoulements ;
    * la gestion des ouvrages de protection hydrauliques.

    ===Évaluation socio-économique===

    L’évaluation socio-économique des projets doit permettre de juger si la consistance attendue du dossier sera proportionnée aux enjeux et servir de support aux débats locaux.

    ==Mise en œuvre des PAPI==

    Les PAPI sont portés par les collectivités territoriales ou leurs groupements. Ils constituent un outil de contractualisation entre l’État et les collectivités qui permet la mise en œuvre d’une politique globale, pensée à l’échelle du bassin de risque. Un PAPI doit reposer sur un diagnostic territorial permettant de caractériser la vulnérabilité du territoire aux inondations. La collectivité détermine ensuite une stratégie qui fixe les objectifs de réduction de la vulnérabilité de son territoire, qui, lorsqu’elle concerne un TRI (Territoire classé comme à Risque important), est, ou s’inscrit dans, la SLGRI (Stratégie locale de gestion des risques d’inondation). Le programme d’action du PAPI est alors conçu pour atteindre ces objectifs.

    Une évaluation socio-économique des projets PAPI est demandée par le cahier des charges, analyse coût-bénéfice ou analyse multicritères selon le cas.

    Les projets candidats à la labellisation PAPI d’un montant total supérieur à 3M€ sont examinés au niveau national par la commission mixte inondation (CMI), organisme partenarial et les autres au niveau des grands bassins hydrographiques par une commission des Comités de Bassin.

    Fin 2019, 174 PAPI ont été labellisés, par la CMI ou par une instance locale. Ils représentent un montant total d’opérations de 1 951 M€ dont 746 M€ d’aide de l’Etat, au titre du fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) (aussi appelé fonds Barnier).


    [[File:papi1.JPG|600px|center|thumb|
    Carte des PAPI fin 2019 ; Source : [https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/prevention-des-inondations Les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI)]
    ]]


    Bibliographie
    * IGA et CGEDD (2017) : Inondations de mai et juin 2016 dans les bassins moyens de la Seine et de la Loire. Retour d’expérience ; Rapport de l’Inspection générale de l’Administration et du Conseil général de l’Environnement et du développement durable ; 99p. + 102 p. d’Annexes, février 2017 ; téléchargeable sur : https://www.vie-publique.fr/rapport/36404-inondations-de-mai-et-juin-2016-dans-les-bassins-moyens-de-la-seine-et-d

    Pour en savoir plus :
    * [https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/prevention-des-inondations Les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI)]
    * [https://www.cepri.net/tl_files/pdf/appelprojetspapi3.pdf Programmes d’action de prévention des inondations (PAPI]
    * [https://www.cepri.net/actualites/items/lindemnisation-des-victimes-dinondation-9.html Les PAPI]
    * [http://www.cepri.net/reseau-papi.html Réseau des structures porteuses de PAPI et de SLGRI]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Cadre_réglementaire_de_la_gestion_des_risques_(HU)]]
    [[Catégorie:Prévention_du_risque_d'inondation_(HU)]]

vendredi 8 mai 2020

  • Tranchée de rétention / infiltration (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Storm water retention/infiltration trench'' Voir : Tranchée de stockage et d'infiltration des eaux pluviales (HU) [[Catégorie... »


    ''Traduction anglaise : Storm water retention/infiltration trench''

    Voir : [[Tranchée de stockage et d'infiltration des eaux pluviales (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]

  • Tranchée de stockage et d'infiltration des eaux pluviales (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Storm water retention/infiltration trench''

    Dernière mise à jour : 8/5/2020

    Ouvrage linéaire et superficiel creusé dans le sol et capable de stocker provisoirement des eaux pluviales, de les transporter vers l'aval et/ou de les infiltrer. On parle également de tranchée de rétention/infiltration ; si l'évacuation se fait uniquement par infiltration, on parle de tranchée filtrante.


    Les tranchées de stockage et d'infiltration des eaux pluviales font partie des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales.


    [[File:gdlyon3.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Tranchée de rétention/infiltration le long d'un cheminement piétonnier ; crédit photo [http://www.graie.org/portail/ GRAIE].''
    ]]

    ==Forme et structure des tranchées de stockage et d'infiltration des eaux pluviales==

    Les tranchées de rétention/infiltration ont généralement des profils en travers de forme rectangulaire ou trapézoïdale. Leur largeur est comprise entre 30 centimètres et 2 mètres (valeurs habituelles 80 centimètres à 1 mètre) et leur profondeur varie de 50 centimètres à 2 mètres au maximum. Elles sont remplies de matériaux granulaires ([[Porosité (HU)|porosité]] comprise entre 0.25 et 0.5) ou parfois d’une [[Structure alvéolaire ultralégère / SAUL (HU)|structure alvéolaire ultralégère]] (porosité entre 0.9 et 1). Elles sont souvent munies d’un drain en fond de fouille qui permet à la fois une meilleure répartition de l’eau dans la tranchée et une meilleure vidange en fin d’évènement (voir ''figure 2'').


    [[File:tranchée1.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Fonctionnement d'une tranchée de rétention/infiltration.''
    ]]

    Les tranchées de stockage/infiltration peuvent être installées sous n’importe quel type de surface sans bâtiment. Comme il s’agit d’éléments linéaires étroits, les tranchées s’intègrent facilement dans les aménagements, le long des bâtiments, le long des voiries (trottoirs ou pistes cyclables) ou en éléments structurants de parkings (voir ''figure 4''). Elles occupent peu de foncier.

    Elles peuvent être recouvertes de terre et végétalisées, recouvertes de dalles, ou non couvertes ; l’eau peut être apportée par ruissellement sur la surface (si le revêtement de surface est perméable) ou introduite par une canalisation (voir ''figure 1'' et ''figure 3'')


    [[File:tranchée2.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 3 : Structures possibles pour une tranchée de rétention/infiltration.''
    ]]


    Lorsqu’elles sont implantées sous une surface de pleine terre les tranchées sont de préférence végétalisées pour s’intégrer dans l’espace vert.
    * si elles sont situées en bordure de voirie elles peuvent être alimentées latéralement par ruissellement direct à travers leur surface.
    * si elles sont en contact avec les des surfaces imperméables qu’elles drainent par une extrémité, il est préférable de les doter d’un drain pour faciliter la répartition de l’eau dans l’ouvrage
    * si elles sont éloignées des surfaces imperméables, il est préférable d’utiliser un ouvrage de surface (noue, caniveau) ou souterrain pour les alimenter.

    Lorsqu’elles sont implantées sous une surface aménagée, par exemple un parking, les tranchées peuvent être utilisées pour structurer l’espace (par exemple limiter les places de stationnement). Dans ce cas elles peuvent être végétalisées ou traitées de façon totalement minérale. Il est préférable d’aménager les pentes de façon à amener l’eau latéralement à la tranchée et sur toute sa longueur pour faciliter sa répartition dans l’ouvrage.

    [[File:tranchéee_infiltration_parking.jpg|600px|center|thumb|
    ''Figure 4 : Exemple de tranchée séparant deux espaces de stationnement ; crédit photo : Bernard Chocat.''
    ]]

    ==Fonctionnement des tranchées de stockage et d'infiltration des eaux pluviales==

    Les ouvrages de ce type peuvent jouer plusieurs fonctions complémentaires utiles pour diminuer les flux d'eau et de polluants produits pendant les périodes pluvieuses :
    * transporter l'eau vers un exutoire aval à une vitesse réduite, ce qui étale les hydrogrammes et écrête les pointes de débit (voir § sur le fonctionnement hydraulique) ;
    * stocker provisoirement l'eau ; c'est le complément obligé du point précédent ; le stockage est d'autant plus efficace que la pente est faible et que la porosité des matériaux est grande ;
    * infiltrer tout ou partie de l'eau vers le sol et la nappe (voir le § sur l'infiltration) ;
    * permettre une décantation très efficace des matières en suspension et des polluants qui leur sont associées (soir le § sur l'efficacité de dépollution).

    ===Fonctionnement hydraulique des tranchées de rétention/infiltration===

    Dans le cas des écoulements en milieu granulaire, différentes modélisations peuvent être envisagées :
    * on peut considérer que l'écoulement se fait à surface libre dans un milieu à forte rugosité et utiliser par exemple (en régime permanent) la [[Manning-Strickler (formule de) (HU)|formule de Manning-Strickler]] :


    V= K_s.R_h^{2/3}.J^{1/2} \quad soit \quad J = K_1.V^{2}\quad(1)


    * On peut au contraire considérer que l'écoulement se fait dans un milieu poreux et utiliser la [[Darcy (loi de) (HU)|formule de Darcy]] :


    V= K.J \quad soit \quad J = K_2.V \quad(2)


    * on peut utiliser des formules intermédiaires, adaptée aux matériaux à forte porosité comme celle d'Izbash :


    J= K_3.V^m \quad(3)


    * ou celle de Forchheimer :


    J= K_4.V+K_5.V^{2}\quad(4)


    Avec :
    * V : vitesse moyenne de l'écoulement (m/s) ;
    * J : pertes de charge linéaire ou gradient de la ligne d'eau dans le sens de l'écoulement (m/m) ;
    * R_h : Rayon hydraulique (m) ;
    * K_s : coefficient de débit ;
    * K : coefficient de Darcy ;
    * K_1 à K_5 : Coefficients.

    Proton (2008), travaillant sur des tranchées en vraie grandeur fonctionnant en conditions contrôlées, a montré que les pertes de charges étaient sensiblement proportionnelles à K_1.V^{2} et que les formules d'Izbash ou de Forchheimer conduisaient à sur-paramétrer le modèle sans apporter d'amélioration notable. Dans le cas d'étude, en utilisant des galets roulés 20/80 avec une porosité de l'ordre de 0,38, la valeur optimale de K_s était de l'ordre de 0,37

    Cette étude montre clairement que bien que les écoulements soient souterrains, la porosité des matériaux utilisés (en générale du galet ou du concassé) est suffisamment grande pour que l'on puisse considérer que l'écoulement se fait à surface libre avec une rugosité très forte.

    ===Modélisation de l'infiltration dans les tranchées de rétention/infiltration===

    La principale question posée par le calcul des débits d'infiltration dans les tranchées concerne les surfaces qui doivent être prises en compte. L'étude de Proton (2008) a également traité cet aspect en accélérant artificiellement le vieillissement de tranchées d'infiltration. Il a ainsi montré que dans des conditions normales, le fond des tranchées se colmatait très vite (en quelques années au maximum et encore plus vite si l'eau est injectée par des drains), mais que la capacité d'infiltration des parois n'évoluaient que très peu. Il a également montré que le débit d'infiltration par les parois étaient proportionnel à la surface de parois. Ceci n'est cependant vrai, dans le cas de tranchées construites en parallèle, que si l'on conserve une distance entre les tranchées au moins égale au double de leur profondeur (voir ''figure 4'').


    [[File:tranchée3.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 5 : Espacement à conserver entre deux tranchées dans le cas de tranchées construites en parallèle.''
    ]]

    La seconde difficulté concerne le choix de la capacité d'infiltration. L'avantage des tranchées est de répartir l'eau sur une longueur importante et de profiter ainsi des zones ou la [[Capacité d’infiltration (HU)|capacité d'infiltration]] est la meilleure.

    ===Dimensionnement des tranchées d'infiltration===

    Les méthodes simplifiées de dimensionnement (comme [[Méthode des pluies (HU)|la méthode des pluies ]] ou [[Méthode des volumes (HU)|la méthode des volumes ]]) suppose un débit d'évacuation constant. Or comme le niveau de remplissage de la tranchée varie avec le temps, la surface d'infiltration, donc le débit d'infiltration ne sont pas constants. Ce point a été traité par Azzout ''et al'' (1994) qui ont montré numériquement, à partir de simulations par la méthode des débits, qu'il était possible de remplacer la notion de débit constant par celle de débit moyen de vidange. Le débit moyen de vidange peut lui même se déduire du débit maximum obtenu lorsque la tranchée est pleine en multipliant ce dernier par 0,5. Ce résultat a été confirmé analytiquement par Chocat (2020).

    ===Efficacité de dépollution des tranchées de rétention/infiltration===

    Le colmatage du fond est la conséquence d'une décantation très importante des matières en suspension, elle même due aux vitesses d'écoulement très faibles dans les tranchées (quelques cm/s). Comme une partie importante des polluants sont fixées sur les particules fines, ce colmatage est donc le signe d'une très grande efficacité de dépollution.

    Bibliographie :
    * Azzout, Y., Barraud, S., Cres, F.N., Alfakih, E. (1994) : Techniques alternatives en assainissement pluvial. Choix, conception, réalisation et entretien. ; Ed. Tec et Doc, Lavoisier ; Paris ; 371 p.
    * Chocat, B. (2020) : Généralisation de la méthode des pluies ; note de travail (copie envoyée sur demande)

    Pour en savoir plus :
    * Proton, A. (2008) : Étude hydraulique des tranchées de rétention / infiltration ; Thèse INSA Lyon ; téléchargeable sur http://www.theses.fr/2008ISAL0073

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  • Citerne (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : tank''

    Voir : [[Cuve (HU)]]

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jeudi 7 mai 2020

  • Cuve (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : tank''

    Dernière mise à jour : 8/5/2020

    En hydrologie urbaine, on utilise ce terme pour désigner un dispositif permettant le stockage de l'eau de pluie. On parle également de citerne.

    [[File:cuve3.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Exemple de cuve de récupération des eaux de pluie semi-enterrée ; crédit photo [https://adopta.fr/ Adopta].''
    ]]

    Une cuve ou une citerne est un ouvrage généralement préfabriqué qui peut avoir deux fonctions différentes et pas toujours compatibles :
    * récupérer de l'eau de pluie pour l'utiliser ultérieurement,
    * gérer une partie des eaux pluviales produites par la parcelle de façon à limiter leur rejet au réseau public d'assainissement pendant la période pluvieuse.

    ==Description et fonctionnement ==

    Il existe trois principaux types de cuves ou citernes :
    * les cuves ou citernes simples se vidangeant uniquement par le fond (indépendamment d’un trop plein à leur partie supérieure) ;
    * les cuves à double fonction disposant d’un volume de réserve contrôlé par l’utilisateur dans leur partie basse ;
    * les cuves infiltrantes avec des parois perforées ou fabriquées avec un matériau perméable (béton poreux en général).

    [[File:cuve1.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Les cuves simples, utilisées pour stocker l'eau de pluie, ne jouent généralement qu'un rôle mineur dans la gestion des eaux pluviales ; il est cependant possible de les utiliser comme solution alternative de gestion des eaux pluviales moyennant certaines précautions ; les cuves à double fonction permettent d'atteindre simultanément les deux objectifs.''
    ]]

    ===Cas des cuves simples===

    Il s'agit du modèle le plus répandu. Ces ouvrages sont généralement mis en place pour récupérer de l'eau de pluie afin de l'utiliser ultérieurement pour des usages divers (voir : [[Récupération des eaux pluviales (HU)]]). La façon de les utiliser comme solution alternative de gestion des eaux pluviales dépend de la réglementation :

    * si on souhaite stocker le volume produit par les p premiers mm de pluie, il faut s'assurer que le dispositif de vidange est fermé au début de la pluie et que la cuve est suffisamment vidée pour que le volume nécessaire soit effectivement disponible (ce qui nécessite une coopération active du propriétaire) ;
    * si on souhaite réguler le débit sortant à une valeur maximum, il faut s'assurer au contraire que leur dispositif de vidange est toujours ouvert et contrôlé ; dans ce cas la cuve n'a pas de fonction de récupération et de stockage des eaux pluviales (voir ''figure 2'')..

    ===Cas des cuves à double fonction===

    Ce type de modèle permet à la fois de se constituer une réserve d'eau utilisable ultérieurement et de stocker provisoirement une partie de l'eau de pluie en la laissant s'écouler à débit contrôlé. Ces ouvrages peuvent donc être utilisés comme solution alternative de gestion des eaux pluviales si la réglementation impose une valeur maximum de débit de rejet. S'il existe une contrainte de volume minimum à conserver sur la parcelle, il est alors nécessaire, comme pour les cuves simples, que la cuve soit suffisamment vidée pour que le volume nécessaire soit effectivement disponible

    ===Cas des cuves infiltrantes===

    Les cuves de ce type sont généralement utilisées enterrées (voir ''figure 3'') et n'ont aucune fonction directe associée à la récupération de l'eau de pluie. Elles servent donc principalement de solution alternative de gestion des eaux pluviales. Elles peuvent cependant jouer un rôle écologique et environnemental très important en valorisant l'eau pour la ré-humidification des sols, l'alimentation de la végétation et la recharge des nappes.

    [[File:cuve infiltrante.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 3 : Une cuve enterrée infiltrante permet de récupérer l'eau de pluie pour la végétation en libérant l'eau provisoirement stockée de façon lente (en 2 ou 3 jours) dans le sol.''
    ]]

    ==Précautions d'emploi==

    Les cuves et les citernes sont des ouvrages aujourd'hui largement diffusés en particulier dans un but de récupération des eaux pluviales. Dans la plupart des cas, en France, elles jouent cependant un rôle mineur dans la gestion des eaux pluviales.

    * D'une part leur volume est souvent trop faible par rapport à la surface de récupération. Par exemple, une cuve située sous une toiture de 100m2 devrait avoir une volume utile de stockage de 1m3 pour stocker le volume produit par les 10 premiers mm de pluie et de 4 à 6m3 pour jouer un rôle efficace pour une pluie décennale à Lyon.
    * D'autre part rien ne garantit que le volume total de la cuve sera disponible au début de la pluie ; pour ceci il est nécessaire que la cuve soit vide.

    Il est donc important, si une collectivité souhaite autoriser l'utilisation de ce type d'ouvrage comme solution alternative de gestion des eaux pluviales de demander un dimensionnement effectif de la cuve et d'imposer l'une des règles suivantes selon la réglementation :
    * trouver une façon de garantir la vidange complète de la cuve avant tout événement pluvieux (par exemple en prévenant les usagers et en comptant sur leur civisme ou leur intérêt à récupérer de l'eau fraiche) ;
    * imposer des cuves pour lesquelles il est impossible d’empêcher la vidange (par exemple cuves perforées ou en matériaux poreux) ;
    * ou imposer des cuves à double vidange et ne prendre en compte que le volume utile situé au dessus du stock permanent (voir ''figure 2'').

    Que la cuve soit utilisée uniquement pour la récupération des eaux pluviales, uniquement pour leur gestion pendant les pluies ou pour les deux objectifs, l'attention des usagers doit être attirée sur les précautions à prendre pour éviter la prolifération des moustiques. La précaution principale consiste à bloquer toutes les voies d'accès à la réserve d'eau pour les insectes, la solution la plus rustique consistant à mettre en place une simple moustiquaire (voir ''figure 4'').

    [[File:cuve2.JPG|300px|center|thumb|
    ''Figure 4 : Une simple moustiquaire est suffisante pour empêcher les larves de moustiques de se développer dans une cuve de récupérationd es eaux de pluie ; crédit photo EID Rhône-Alpes.''
    ]]

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vendredi 24 avril 2020

  • Parapluie (HU)

    Bernard Chocat :


    Dernière mise à jour : 26/6/2020

    Logiciel d'aide au choix et à la conception de solutions durables de gestion des eaux pluviales à la parcelle.

    Parapluie est le signe correspondant à Pour un Aménagement RAisonné Permettant l'Utilisation Intelligente de l'Eau.

    Il est disponible gratuitement sur le site https://www.parapluie-hydro.com/

    [[File:ecran_accueil.PNG|600px|center|thumb|
    ''Écran d'accueil de Parapluie.''
    ]]

    ==Objectifs de Parapluie==

    La gestion durable des eaux pluviales urbaines est en train de devenir un enjeu majeur pour beaucoup d’agglomérations. La plupart des experts considèrent aujourd’hui qu’une telle gestion durable doit principalement éviter de concentrer les flux d’eau et de polluants. Chaque goutte d’eau doit donc être gérée au plus près de là où elle tombe et considérée comme une ressource et non comme un déchet. Ceci implique de travailler à l’échelle de la parcelle, c’est-à-dire sur de petites (voire toutes petites) opérations, souvent conduites par des opérateurs privés. Or si des outils de dimensionnement performants existent pour les grands projets, ceux-ci ne sont pas adaptés à des opérations de toute petite taille, conduite par des personnes ne disposant pas de moyens d’études, ni de compétences fortes dans le domaine.

    Parapluie répond à ce manque. Il est particulièrement destiné aux constructeurs, architectes, promoteurs, lotisseurs, paysagistes, voire aux simples particuliers et remplit deux fonctions complémentaires :
    * Aider les utilisateurs à choisir la solution qui est la mieux adaptée à la fois à la réglementation locale, au contexte et à leurs souhaits ;
    * Permettre aux utilisateurs de dimensionner cette solution de façon optimale.

    A ces deux fonctions techniques est associée une importante fonction pédagogique rendue indispensable par la méconnaissance que les utilisateurs visés ont généralement du domaine.


    [[File:ecran_dimensionnement.PNG||600px|center|thumb|
    ''Exemple d'écran de travail de Parapluie.''
    ]]

    ==Origine de Parapluie==

    Parapluie a été développé par le laboratoire DEEP de l’INSA de Lyon et la société ALISON, sous la direction de Bernard Chocat et avec le soutien financier de la Direction de l’eau de Lyon Métropole. Il a bénéficié de la réflexion d’un groupe de travail constitué de chercheurs et de professionnels venant de bureaux d’étude, de collectivités locales et d’associations.

    ==Principes mis en œuvre dans Parapluie==

    Parapluie repose sur plusieurs principes importants, dont certains sont particulièrement innovants :
    * Une typologie précise et construite des solutions possibles ;
    * Un système évolué et adaptable d’aide à la décision permettant de faire le tri parmi près de 200 000 solutions envisagées ;
    * Une méthode de dimensionnement reposant sur une approche éprouvée (la méthode des pluies), fortement complétée et améliorée ;
    * Une grande facilité d’utilisation et une priorité donnée à la dimension pédagogique ;
    * Un système de diffusion permettant une utilisation partout et par tous : Parapluie est disponible gratuitement sur internet et utilisable sans aucune contrainte ;
    * Un modèle économique original : les financements permettant de le maintenir et de continuer à le développer proviennent de l’abonnement des collectivités qui le souhaitent et de recettes publicitaires.

    ==Utilisation actuelle==

    Au printemps 2020 environ 1000 projets par semaine sont traités avec le logiciel Parapluie. Des versions spécifiques ont été développées pour la Métropole de Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, Roannaise des eaux. Des versions sont en préparation pour de nombreuses autres collectivités, en particulier pour toute l'agglomération parisienne.

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  • Déversoir à ouverture dans le radier (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : leaping weir''

    Dernière mise à jour : 24/4/2020

    Auteur principal : José Vazquez

    Déversoir d'orage dans lequel les eaux usées de temps sec chutent dans une ouverture pratiquée dans le radier de la canalisation ; les débits excédentaires de temps de pluie sont évacués en franchissant l’ouverture pour continuer dans l’alignement de la conduite amont (voir ''figure 1'').


    [[File:DO jose 2.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Principe d'un déversoir d'orage à ouverture dans le radier ; Source : Vazquez ().''
    ]]



    ==Principes de l'ouvrage==

    La forme de l’ouverture peut être rectangulaire ou elliptique. L’ouverture dans le radier peut être réglable à l’aide d’une plaque métallique cintrée, rectangulaire ou avec une découpe parabolique que l’on place dans la conduite déversée (accessibilité en temps sec) (voir ''figure 2''). L’objectif de cette plaque mobile est de permettre un réglage de l’ouverture et donc une modification du débit de consigne. Ce déversoir devient donc ajustable facilement dans le cas où une modification des caractéristiques hydrauliques est nécessaire. Ce type d’ouvrage doit être installé sur des conduites à pente forte (quelques %) de façon à garantir un écoulement torrentiel.


    [[File:do jose 3.JPG|800px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Exemples de déversoirs d'orage à ouverture dans le radier parabolique et rectangulaire ; Source : Vazquez ().''
    ]]


    ==Fonctionnement hydraulique==

    ===Hypothèses de calcul===

    Les relations suivantes ne sont vraies que si les hypothèses suivantes sont vérifiées :
    * écoulement strictement torrentiel à l'amont de l'ouverture (en pratique il faut vérifier la condition F_r > 1{,}5 sur le nombre de Froude) ;
    * conduite circulaire de même diamètre D à l'amont et à l'aval de l'ouverture.

    ===Calcul des débits déversés et conservés dans le cas des ouvertures rectangulaires===

    Le débit est entièrement conservé tant que le débit amont reste inférieur au débit de consigne Q_s calculé par la méthode suivante :


    h_s=\frac{D}{2}.\left[ 1- \sqrt{\left[ 1-\left[ \frac{l}{D}\right]^2 \right]}\right]




    y_s=\frac{h_s}{D}




    Q_s=\frac{3}{4}.k.\sqrt{I}.D^{8/3}.y_s^2.\left[1-\frac{7}{12}.y_s^2\right]


    Si le débit amont est supérieur au débit de consigne (Q_s), le débit conservé (Q_{cons}) se calcule en fonction du débit arrivant de l'amont (Q_{amont}) par la relation :


    Q_{cons}=0{,}61.\sqrt{2.g.h_s}.l.L - 0{,}14.\sqrt{\frac{l^3}{D.h_s^2}}.Q_{amont}



    Avec :
    * D : Diamètre de la conduite (m) ;
    * l : Largeur de l'ouverture (m) ;
    * L : Longueur de l'ouverture (m) ;
    * I : Pente de la conduite (m/m) ;
    * g : Accélération de la pesanteur (m/s^2) ;
    * k : Coefficient de rugosité de Strickler.

    ===Cas des ouvertures paraboliques===

    ''Mot en chantier''

jeudi 23 avril 2020

  • Gestion en temps réel des systèmes d'assainissement (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Real time control of drainage systems''

    Dernière mise à jour : 23/4/2020

    Un système d'assainissement est dit contrôlé en temps réel si un certain nombre de variables caractérisant les processus sont mesurées dans le système et que, de façon (presque) instantanée, ces mesures sont utilisées pour mettre en œuvre des actionneurs susceptibles de modifier le fonctionnement du système.

    ==Principes de base d'un système de gestion en temps réel==

    Le fonctionnement d'un système de gestion en temps réel peut être schématisé par la ''figure 1''.


    [[File:gestion temps reel 1.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Principes de fonctionnement d'un système de gestion en temps réel ; Source : Chocat (2005).''
    ]]

    Ce schéma fait apparaître les 3 éléments de base qui constituent un système de GTR :
    * des capteurs qui permettent de connaître l'état du système (et éventuellement de recaler un modèle de prévision) ;
    * un système de décision (contrôleur) qui va décider des actions à entreprendre en fonction de l'écart observé entre les valeurs mesurées et l'état de fonctionnement souhaité (valeurs dites de consigne) ;
    * des actionneurs qui vont agir pour modifier le fonctionnement du système de façon à se rapprocher des conditions souhaitées (réduire l'écart à la consigne).

    Ces trois éléments doivent pouvoir communiquer rapidement entre eux (idéalement de façon instantanée) et les phases de décision et de modification de la position des régulateurs doit également être très rapide par rapport à la vitesse d'évolution du phénomène que l'on souhaite contrôler.

    ==Différents types de gestion en temps réel==

    La gestion en temps réel peut être locale et ne concerner qu'un ouvrage : par exemple un seuil de déversoir d'orage, un process de traitement dans une station d'épuration ou au contraire un système plus vaste, voire la totalité du système d'assainissement.

    La prise de décision effectuée par le contrôleur et concernant le choix des ajustements à effectuer peut être :
    * entièrement automatisée, c'est à dire s'effectuer sans aucune intervention humaine (on parle alors de gestion automatisée) ;
    * assistée, dans ce cas un système d'aide à la décision aide l'opérateur à effectuer ses choix ;
    * entièrement manuelle : l'opérateur utilise les données disponibles, son expérience, des résultats éventuels de simulation, etc. pour déterminer les meilleures actions à mener et les mettre en œuvre.

    Par exemple une station de pompage fonctionne en général de façon automatisée en mode local : L'automate de contrôle fait en effet en sorte de maintenir le niveau dans la bâche entre deux bornes pré-établies en décidant de façon automatique de la mise en route ou de l'arrêt des différents paliers de pompage


    ==Objectifs possibles pour un système de gestion automatisée==


    ==Conditions nécessaires à la mise en œuvre d'un système de GTR==


    ''Mot en chantier''

    Bibliographie :
    * Chocat, B. (2005) : Gestion en temps réel des réseaux d'assainissement : bilan de 25 ans d'expériences en France et dans le monde ; TSM ; n°11 ; pp 23-34 ; téléchargeable sur : https://we.tl/t-05SXlnKCUN

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    [[Catégorie:Gestion_en_temps_réel_(principes_et_outils)_(HU)]]

mercredi 22 avril 2020

  • Selle de branchement (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Y-branch''

    Dernière mise à jour : 22/4/2020

    Ouvrage préfabriqué permettant le raccordement d'un [[Branchement (HU)|branchement]] sur une conduite non visitable en l'absence de [[Culotte de raccordement (HU)|culotte de raccordement]] en attente.

    [[File:selle de branchement.JPG|600px|center|thumb|
    ''Exemple de selle de branchement ; Source : [https://www.grandlyon.com/fileadmin/user_upload/media/pdf/eau/assainissement/20170424_referentiel-ouvrages-assainissement.pdf Référentiel des ouvrages du Grand Lyon].''
    ]]

mardi 21 avril 2020

  • Contrat de milieu (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : water body management contract''

    Dernière mise à jour : 21/4/2020

    Accord technique et financier conclu entre différents partenaires (préfet(s) de département(s) et [[Agence de l'eau (HU)|agence de l'eau]] d'une part, [[Collectivité locale (HU)|collectivités locales]] d'autre part) souhaitant réaliser une gestion globale, concertée et durable d'un hydrosystème (rivière, lac, baie, ...).

    ==Rôle des contrats de milieu==

    Les contrats de milieu complètent les [[SAGE (HU)|SAGE]] dont ils peuvent constituer la déclinaison opérationnelle. La mise en œuvre des [[SDAGE (HU)|SDAGE]] et l'atteinte du [[Bon état (HU)|bon état]] sont souvent des éléments moteurs. Un contrat de milieu se présente sous la forme d'un programme d'actions volontaires et concertées sur 5 ans avec un engagement financier contractuel des partenaires (désignation des maîtres d'ouvrage, du mode de financement, des échéances des travaux, etc).

    == Éléments réglementaires==

    Le comité de rivière (ou de baie) est institué par arrêté préfectoral pour piloter l'élaboration du contrat qu'il anime et qu'il suit. La [http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/03/cir_27114.pdf circulaire du 30 janvier 2004] précise les conditions de sa constitution et de son fonctionnement.

    En 2020 environ 290 contrat de milieux sont répertoriés par le site [https://www.gesteau.fr/situation/contrat/tous Gesteau], principalement dans le quart sud-est de la France métropolitaine.


    [[File:contrat de milieu.JPG|400px|center|thumb|
    ''Carte de situation des contrats de milieux ; Source : [https://www.gesteau.fr/contrats#5/46.740/5.537/sdage,contrats Gesteau].''
    ]]

    Pour en savoir plus : [https://www.gesteau.fr/presentation/contrat Gesteau].

lundi 20 avril 2020

  • Complexe (système) (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : complex system'' Dernière mise à jour : 20/4/2020 Un système complexe est un ensemble constitué d'un grand nombre d'éléments ... »


    ''Traduction anglaise : complex system''

    Dernière mise à jour : 20/4/2020

    Un système complexe est un ensemble constitué d'un grand nombre d'éléments en interaction.

    Le fonctionnement et l'évolution des systèmes complexes dépendent tout autant des relations existant entre les éléments qui le constituent que des éléments eux-mêmes ce qui produit un comportement global difficilement prévisible.

    Les écosystèmes constituent des systèmes complexes.

    ''Mot en chantier''

dimanche 19 avril 2020

  • Phrase qui bugge (HU)

    Bernard Chocat :


    Ce type d'ouvrage peut être imposé

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]

samedi 18 avril 2020

  • Chlorophytes (HU)

    Bernard Chocat : Page créée avec « ''Traduction anglaise : Chlorophyceae'' Dernière mise à jour : 18/4/2020 Les chlorophytes sont des algues vertes, unicellulaires (''chlamydomonas'', ''ch... »


    ''Traduction anglaise : Chlorophyceae''

    Dernière mise à jour : 18/4/2020

    Les chlorophytes sont des algues vertes, unicellulaires (''chlamydomonas'', ''chlorella'', etc.) ou complexes (''cladophora'', ''stigeoclonium'').

    [[File:chlorophytes.JPG|400px|center|thumb|
    ''Dessins de diverses espèces de ''Pediastrum'' par Ernst Haeckel ; Source : [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorophyceae Article Wikipédia].''
    ]]

    En eau douce, leur présence est souvent caractéristique d'une pollution du milieu.

    Pour en savoir plus :
    * [http://www.jean-marc-gil-toutsurlabotanique.com/page/introduction-a-la-botanique/glossaire-botanique/glossaire/chlorophyta.html Blog de J.M. Gil]
    * [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorophyceae Article Wikipédia]

  • Charge volumique / Cv (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : F/V ratio''

    Dernière mise à jour : 18/4/2020

    La charge volumique d'une [[Station d'épuration / STEP (HU)|station d'épuration]] à boue activée, notée Cv, est le rapport entre la masse de [[Demande biochimique en oxygène / DBO (HU)|DBO5]] reçue en une journée et le volume du [[Bassin d'aération (HU)|bassin d’aération]]. Elle s'exprime en kg(DBO5) / m3 / j.

    En lien avec la [[Charge massique / Cm (HU)|charge massique]], Cv, ce paramètre permet de caractériser le type de traitement (voir ''figure 1'').


    [[File:charge volumique.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Classe de station à boues activées en fonction de la charge massique et de la charge volumique.''
    ]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Epuration_des_eaux_usées_(HU)]]

jeudi 9 avril 2020

  • Vigicrue flash (HU)

    Bernard Chocat :


    Dernière mise à jour : 11/7/2020

    Service d'anticipation des [[Crue soudaine (HU)|crues soudaines]] ainsi que, dans des circonstances favorables, des [[Crue éclair (HU)|crues éclairs]].

    Ce service est gratuit mais nécessite un abonnement. Il est proposé depuis mars 2017 aux maires, aux préfets et aux personnes qu’ils désignent, par le [[Vigicrues / réseau (HU)|réseau Vigicrue]] du Ministère chargé de l’environnement, en liaison avec Météo-France qui offre aux mêmes interlocuteurs, depuis 2012, le service associé [[Apic (HU)|APIC]] d’avertissement sur des pluies intenses.

    ==Origine et objectif du service Vigicrue flash==

    Le dispositif [[Vigicrues / procedure (HU)|Vigicrue]] a été mis en place en 2006. Il permet à l’État de surveiller plus de 22 000 km de cours d’eau. Ces cours d’eau se situent à l’aval de bassins versants dont le temps de réponse est supérieur à 6 heures, ce qui correspond au champ des méthodes classiques de [[Prévision des crues et des inondations (HU)|prévision des crues]]. Ces méthodes sont basées sur la simulation de phénomènes hydrologiques et hydrauliques, nécessitant des calages sur d’assez longues séries de mesures et suffisamment lents pour pouvoir opérer des réajustements à partir des mesures en temps réel en amont des zones vulnérables aux inondations.

    Or, les crues soudaines et les crues éclairs, qui sont souvent les plus meurtrières, correspondent à des bassins versants dont le temps de réponse est inférieur à 6 heures (à 2 heures pour les crues éclairs).

    Le développement de méthodes comme AIGA, plus approximatives mais donnant un ordre de grandeur suffisamment fiable pour des crues fortes ou très fortes à l’aval de petits bassins versants, a ouvert la possibilité de développer un dispositif de surveillance adapté, plus léger et très rapide, ne nécessitant pas de calage de modèles car moins spécifique à chaque bassin versant et donc ne s’appliquant pas nécessairement partout, mais utile pour avertir, en prenant le risque de fausses alertes. C'est l'objectif de Vigicrue flash.

    ==Fonctionnement du service==

    Le service Vigicrue flash est fondé sur :
    * des données pluviométriques à la maille de 1 km x 1 km, fournies par le réseau de radars météorologiques de Météo-France après calibrage sur des données provenant en temps réel de pluviomètres au sol ; ces données pourront être, à moyen terme, complétées par une prévision immédiate de la pluie ;
    * la méthode AIGA, développée avec le soutien du Ministère chargé de l’Environnement et en liaison avec Météo-France, par le CEMAGREF, devenu l’Institut national de recherche et de technologie pour l’Environnement et l’Agriculture (IRSTEA), qui a, depuis le 01/01/2020, été intégré dans l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE). Cette méthode, à base de modèles hydrologiques assez génériques, permet d’évaluer un ordre de grandeur des débits maximaux de crue provenant de petits bassins versants dont les caractéristiques hydrologiques ne sont pas trop particulières.

    Des messages de risque de dépassements de seuils (« risque de crue forte » ou « risque de crue très forte ») par les débits de ruissellement maximaux prévus calculés toutes les 15 minutes, sont diffusés, via un circuit commun avec le Service APIC, sous 3 formes (messages audio-téléphoniques, SMS et courriels), simultanément aux préfets et aux maires abonnés, ainsi qu’aux personnes qu’ils auront désignées.

    Une cartographie détaillée est également disponible sur le portail APIC/Vigicrues Flash (voir ''Figure 1'').

    [[File:apicvigicrueflash.JPG|600px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Exemple de carte Vigicrues Flash (22/11/2016 à 19 heures) ; Source : [http://observatoire-regional-risques-paca.fr/sites/default/files/17-03-10-plaquette-apic-vf_prefectures.pdf APIC et Vigicrues Flash au bénéfice des préfets et de leurs services].''
    ]]

    ==Compléments sur l'historique du déploiement de Vigicrue flash==

    La réflexion sur un service d’anticipation des crues soudaines en complément de la vigilance crues et des prévisions sur le réseau hydrographique surveillé par l’État a été lancée dès 2008, sur la base des résultats encourageants obtenus avec la méthode AIGA sur un certain nombre de bassins versants, notamment de l’arc méditerranéen.

    Par suite des inondations meurtrières (25 morts) survenues à Draguignan et aux alentours dans le Var, les 15 et 16 juin 2010, il a été décidé, dans le cadre du Plan sur les submersions rapides adopté début 2011, d’accélérer le développement d’un tel service, en annonçant qu’il s’appliquerait seulement sur la partie du territoire national remplissant un certain nombre de conditions de validité. L’éligibilité des bassins versants a progressivement été définis ainsi (MTES-DGPR-SCHAPI, 2018a et 2018b) :
    * situés à l’amont du réseau hydrographique surveillé par l’État ou sans lien avec celui-ci ;
    * bénéficiant d’une couverture radar-météorologique de qualité suffisante ;
    * ayant un temps de réponse supérieur à 1h 30 ou de superficie supérieure à 10 km2 et inférieure à 500 km2 ;
    * dont les caractéristiques hydrologiques sont adaptées, c'est à dire vérifiant les conditions suivantes :
    :* peu soumis à l’influence des barrages (moins de 5 % de la surface du bassin contrôlée par un barrage),
    :* moins de 5 % de la surface du bassin en zone karstique,
    :* hors zone d’influence nivale (moins de 10 % d’apport de neige dans les précipitations totales),
    :* dont le débit de base dépend essentiellement de la pluie,
    :* dont les exutoires sont hors zone d’influence des marées.

    Il a également été clairement affiché que ce service se faisait au risque d’un taux non négligeable de fausses alertes, ce qui est la contre-partie de la priorité donnée à l’objectif de limiter fortement le risque d’évènements manqués.

    En janvier 2013, il a été proposé aux instances ministérielles (Environnement, Intérieur) et aux partenaires de développer dans un premier temps un outil unique, largement automatisé, appliqué sur l’ensemble des bassins-versants qui seraient sélectionnés, et visant à avertir les gestionnaires de crise, avec un délai d’anticipation en général de l’ordre de 2 à 6 heures, sur la base d’une estimation, remise à jour toutes les 15 mn et comparée à 2 niveaux de périodes de retour statistiques (de l’ordre de 10 ans et de 50 ans) des pointes de débit. Les préfets et les maires abonnés, ainsi que les autres responsables (jusqu’à 10 personnes) qu’ils souhaiteraient désigner, seraient directement destinataires de l’avertissement, en même temps que les SPC et les Services de Météo-France. Dans un temps ultérieur cet outil pourrait prendre en compte les enjeux territoriaux de manière plus fine et solliciter l’expertise des prévisionnistes des SPC. Ce projet a été validé.

    Deux instances, mises en place en 2014, ont été chargées de suivre ce projet : un Comité de pilotage, qui valide les contours du service et fixe le calendrier de déploiement, et un Comité des utilisateurs chargé de faire remonter les attentes des acteurs de terrain. L’année 2015 a été consacrée aux développements de la plateforme de production des avertissements correspondants. En 2016, en parallèle avec quelques finitions, une expérimentation en vraie grandeur a été menée pendant 4 mois sur une centaine de communes-tests.

    Deux instances, mises en place en 2014, ont été chargées de suivre ce projet : un Comité de pilotage, qui valide les contours du service et fixe le calendrier de déploiement, et un Comité des utilisateurs chargé de faire remonter les attentes des acteurs de terrain.

    Le démonstrateur RHYTMME, qui met en œuvre la méthode AIGA pour les bassins méditerranéens en France métropolitaine (et vise aussi l’anticipation d’autres risques naturels dans cette zone), a été testé sur différents événements observés : les inondations de Draguignan de la mi-juin 2010 (Javelle ''et al'', 2014a), mais également (Javelle ''et al''., 2016) celles de la région de Cannes le 3 octobre 2015.

    Un prototype du futur service a aussi été expérimenté à plus large échelle, avec un re-jeu sur 700 bassins versants à l’amont de stations de mesures hydrométriques réparties sur le territoire métropolitain français : les meilleurs résultats ont été obtenus sur le massif armoricain et dans le sud (à l’exception de zones montagneuses des Pyrénées et des Alpes, du fait des défauts de couverture par des images radar - météorologiques, ou des influences nivales, et de la présences de zones karstiques) ; ils ont été moins bons dans l’est, le nord, le bassin parisien et le secteur Poitou-Charentes.

    L’année 2015 a été consacrée aux développements de la plateforme de production des avertissements correspondants.

    En 2016, en parallèle avec quelques finitions, une expérimentation en vraie grandeur a été menée pendant 4 mois sur une centaine de communes-tests.

    Le lancement opérationnel a été réalisé en mars 2017, sous le nom de Vigicrues flash. Ce service couvre près de 13 000 bassins versants situés à l’amont de zones à enjeux d’inondations par des crues soudaines, à peu près 10 000 communes, et un linéaire total de plus de 30 000 km de cours d’eau du territoire métropolitain.

    Le 5 mars 2018, un an après, 869 communes étaient abonnées, et 1 400 l’étaient fin 2019. La ''Figure 2'' montre, pour le département du Gard, les communes qui, en avril 2019, étaient éligibles au Service Vigicrues flash (150 sur 353, du fait des diverses limitations techniques évoquées plus haut) et celles qui étaient abonnées (n’étant encore que 23, alors qu’alors 218 communes sont abonnées au Service APIC de Météo-France, et que ce département est particulièrement concerné par les crues soudaines).

    Le Service a donné depuis sa mise en service des résultats jugés techniquement satisfaisants.


    [[File:vigicrue.jpg||600px|center|thumb|
    ''Figure 2 : Carte des communes du département du Gard qui sont éligibles, et abonnées, au Service Vigicrues flash ; Source : https://noe.gard.fr/index.php/observatoire-du-risque-inondation/indicateurs?id=242.''
    ]]

    ==Perspectives d’amélioration intéressant l’hydrologie urbaine==

    Des recherches complémentaires ont été engagées dès 2013 notamment dans le but :
    * d’apporter des améliorations à la méthode AIGA et au modèle GRD (Javelle ''et al'', 2014b), notamment pour :
    :* la prise en compte des incertitudes pesant sur l’évaluation des lames d’eau précipitée et la prévision immédiate (au moins pour l’heure qui vient) de la pluie ;
    :* le dépassement des limites du modèle GRD dans les zones où il est le moins pertinent, ainsi que l’aménagement d’un fonctionnement infra-horaire de celui-ci ;
    * d'évaluer globalement, en temps réel, les impacts des crues soudaines sur les coupures de routes (Payrastre, 2014) et sur les secteurs habités (Le Bihan ''et al.'', 2014), en passant par un calcul simplifié d’emprises submergées à partir de la méthode CARTINO du CEREMA (Pons ''et al'', 2012), dans le cadre du projet HYDRISQ (Payrastre ''et al''., 2014),
    * d'intégrer des éléments de la méthode américaine ''Flash flood guidance'' (Georgakakos, 2006).

    Ces recherches sont actuellement élargies, et fortement articulées, dans le cadre du projet Prévision immédiate intégrée des impacts des crues soudaines (PICS, https://pics.ifsttar.fr) (Payrastre ''et al.'', 2019), coordonné par l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR). PICS, soutenu par l’ANR, vise à concevoir et évaluer des chaînes de prévision offrant jusqu’à 6 heures d’anticipation et permettant une estimation directe des effets dommageables. Les travaux conduits concernent : la prévision immédiate des pluies intenses (Javelle, 2019) (Lovat ''et al.'', 2019) ; les modèles hydrologiques (Javelle ''et al.'', 2019) et hydrauliques ; la cartographie rapide des inondations et les modèles d’impact visant à représenter les effets socio-économiques de ces crues (Hocini ''et al.'', 2019). Ces travaux reposent sur l’interaction entre des équipes scientifiques aux compétences variées (météorologues, hydrologues, hydrauliciens, économistes, sociologues), et des acteurs opérationnels (sécurité civile, autorités locales, compagnies d'assurance, gestionnaires d’ouvrages hydroélectriques et de réseaux de transport).


    [[File:PICS.jpg||600px|center|thumb|
    ''Figure 3 : Les 4 modules du projet PICS et les principaux organismes intervenants ; source : https://pics.ifsttar.fr/le-projet/contenu-et-objectifs/ ).''
    ]]


    [[File:PICS2.jpg||600px|center|thumb|
    ''Figure 4 : Deuxième réunion du groupe d’utilisateurs du projet PICS le 2 décembre 2019 : présentation des premiers résultats du projet, échanges sur ceux-ci et sur les orientations à retenir pour la deuxième partie du projet, notamment sur la combinaison des outils de modélisation disponibles, afin de répondre au mieux aux besoins des acteurs opérationnels.''
    ]]

    Vigicrues Flash, présente, en matière d’hydrologie urbaine et d’assainissement pour les techniciens, gestionnaires et élus communaux et communautaires, un intérêt supplémentaire par rapport à la Vigilance « crues », notamment parce que :
    * son échelle peut permettre de mieux anticiper les risques de débordements des petits cours d’eau urbains ou péri-urbains,
    * il peut aussi aider à anticiper, comme le Service APIC de Météo-France, les perturbations du fonctionnement des systèmes d’assainissement par temps de pluie intense.

    ==Bibliographie==

    * Georgakakos, K.P. (2006) : ''Analytical results for operational flash flood guidance'' ; Journal of Hydrology ; 317 (1-2) ; pp 81-103.
    * Hocini, N., Gaume, E., Bourgin, F., Payrastre, O., Nomis, S., Pons, F., Lague, D., Davy, P. (2019) : ''Evaluation of increased complexity flood inundation mapping''
    * Javelle, P., Demargne, J., Defrance, D., Pansu, J., Arnaud, P. (2014a) : ''Evaluating flash flood warnings at ungauged locations using post-event surveys: a case study with the AIGA warning system'' ; Hydrological Sciences Journal.
    * Javelle, P., Cantet, P., Caséri, A., Ecrepont, S., Demargne, J., Fouchier, C., Mériaux, P., Organde, D., De Saint-Martin, C., Arnaud, P. (2014b) : Développement de la méthode AIGA pour une meilleure anticipation des crues soudaines ; Journées Techniques « Gestion des risques hydrologiques et des ouvrages fluviaux » ; 18 et 19 novembre 2014 ; CEREMA – IFSTTAR.
    * Javelle, P., Organde, D., Demargne, J., Sant-Martin, C., De Saint-Aubin, C., Garandeau, L, Janet, B. (2016) : ''Setting up a French national flash flood warning system for ungauged catchments based on the AIGA method'' ; FLOOD risk 2016 3rd European Conference on Flood Risk Management ; E3S ; Web of Conferences ; 7 ; 1810.
    * Javelle, P. (2019) : Intérêt de la prévision d’ensemble immédiate dans le cadre de Vigicrues flash ; Journées techniques Prévisions d’ensemble en hydrologie ; Toulouse ; 28-29 janvier 2019.
    * Javelle, P., Saint-Martin, Cl., Vinet, F., Payrastre, O. (2019) : ''Towards real time assessment of flood risk damage : an application of the AIGA method in the south of France'' ; EGU general assembly ; 7-12 April 2019 ; Vienna ; Austria ; https://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2019/EGU2019-16150.pdf
    * Le Bihan, G., Payrastre, O., Gaume, E., Pons, F. (2014) : Vers une prévision des impacts des crues soudaines : premiers développements basés sur la construction de relations débit-impacts ; Journées Techniques « Gestion des risques hydrologiques et des ouvrages fluviaux », 18 et 19 novembre 2014, CEREMA - IFSTTAR
    * Lovat, A., Ducrocq, V., Vincendon, B. (2019) : Vers une prévision à très courte échéance des crues rapides en région méditerranéenne ; Journées techniques Prévisions d’ensemble en hydrologie ; Toulouse ; 28-29 janvier 2019.
    * MTES, DGPR, SCHAPI (2018a) : mars 2018, APIC et Vigicrues Flash au bénéfice des préfets et de leurs services (https://docplayer.fr/59002225-Apic-et-vigicrues-flash-au-benefice-des-prefets-et-de-leurs-services.html)
    * MTES-DGPR-SCHAPI (2018b) : Foire aux questions sur Vigicrues flash ; 11 p. ; mars 2018 http://www.cher.gouv.fr/content/download/20172/143682/file/Foire_questions_vigicrues_flash_mars2018.pdf
    * Payrastre, O. (2014) : Crues soudaines et coupures de routes : Résultats du projet PreDiFlood ; Journées Techniques « Gestion des risques hydrologiques et des ouvrages fluviaux », 18 et 19 novembre 2014, CEREMA – IFSTTAR ; http://heberge.ifsttar.fr//prediflood/index.php
    * Payrastre, O., Pons, F. (2014) : Contenu de l’opération de recherche HYDRISQ ; Journées Techniques « Gestion des risques hydrologiques et des ouvrages fluviaux », 18 et 19 novembre 2014 ; CEREMA – IFSTTAR.
    * Payrastre, O., Bourgin, F., Caumont, O., Ducrocq, V., ,E., Janet, B., Javelle, P., Lague, D., Moncoulon, D., Naulin, J.-P., Perrin, Ch., Ramos, M.-H., Ruin, I. and the PICS project contributors (2019) : ''Integrated nowcasting of flash floods and related socio-economic impacts : The French ANR PICS project (2018-2021)'' ; EGU general assembly ; 7-12 April 2019 ; Vienna ; Austria ; https://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2019/EGU2019-15204.pdf
    * Pons, F., Bader, B., Caruso, A., Arnaud, P., Leblois, E. (2012) : ''Cartino Project : A French automatized hazard floodmap'' ; Simhydro 2012 ; Sophia Antipolis - Nice, 12-14 septembre 2012.


    Pour en savoir plus :
    * [http://observatoire-regional-risques-paca.fr/sites/default/files/17-03-10-plaquette-apic-vf_prefectures.pdf APIC et Vigicrues Flash au bénéfice des préfets et de leurs services]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Prévision_du_risque_de_crue_et_d'inondation_(HU)]]

lundi 6 avril 2020

  • Test 1 (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Diffuser''

    En hydrologie, ce terme désigne un ouvrage placé à la sortie d'une
    conduite en vue de ralentir l'écoulement du fluide et de le répartir dans le
    milieu récepteur, qu'il s'agisse d'un bassin, d'une rivière ou du milieu marin.
    pour éviter la concentration des polluants, ou dans le cas des rivières
    navigables, de manière à éviter les courants transversaux néfastes pour les
    chalands de transport fluvial. De tels diffuseurs, souvent noyés, sont
    sensibles à [[Ensablement (HU)|l'ensablement]]
    par les dépôts alluviaux. Des dispositions sont à prendre lors de leur
    construction pour en faciliter le curage.

  • Test1 (HU)

    Bernard Chocat :


    de la police des eaux

vendredi 3 avril 2020

  • Déversoir tangentiel (HU)

    Bernard Chocat :


    Dernière mise à jour : 25/6/2020

    ''mot en chantier''

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Déversoirs_d'orage_et_ouvrages_associés_(HU)]]

dimanche 29 mars 2020

  • Espèce menacée (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Endangered Species''

    Voir : [[Espèce en danger (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_écologiques_et_fonctionnement_des_écosystèmes_aquatiques_(HU)]]
    [[Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU)]]

  • Epi (drainage en) (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : ear drainage''

    Dernière mise à jour : 31/05/2020

    Forme particulière d'installation des drains pour assécher un sol (voir figure 1).

    On utilise également parfois un drainage en épi pour permettre un ressuyage rapide et complet des [[Bassin de retenue (HU)|bassins de retenue]].

    [[File:epi drainage.JPG|400px|center|thumb|
    ''Figure 1 : Exemple de drainage en épis ; source [https://lorexplor.istex.fr/mots-agronomie.fr/index.php/Drainage Les mots de l'agronome ; article drainage par G. Trouche].''
    ]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]
    [[Catégorie:Généralités_eau_souterraine_et_sol_(HU)]]

samedi 28 mars 2020

  • Enrobé poreux (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Porous asphalt''

    Voir : [[Enrobé drainant (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

  • Enrobé drainant (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Porous asphalt''

    Dernière mise à jour : 28/3/2020

    [[Enrobé (HU)|Enrobé]] dans lequel on a supprimé de sable et qui de ce fait est suffisamment poreux pour laisser infiltrer l'eau. On parle également d'enrobé poreux.

    Voir aussi : [[Chaussée à structure réservoir (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Solutions_alternatives_et_compensatoires_(HU)]]

vendredi 27 mars 2020

  • Bouturage (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : cuttings''

    Dernière mise à jour : 27/3/2020

    Mode de multiplication végétative consistant à donner naissance à un nouvel individu à partir d'un organe ou d'un fragment d'organe isolé, c'est à dire sans reproduction sexué. Il s'agit d'une forme de clonage car la bouture est génétiquement identique à la plante mère.

    Le bouturage peut être naturel ou mis en œuvre par l'homme.

    Pour en savoir plus :
    * [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouturage Article wikipédia]

    Voir aussi : [[Propagule (HU)]]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_biologiques_généraux_(HU)]]
    [[Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU)]]

  • Métadonnée (HU)

    Marie Caouissin :


    ''Traduction anglaise : Metadata''

    Dernière mise à jour : 27/3/2020

    Donnée servant à définir ou décrire une autre donnée.

    L'intérêt des métadonnées est de permettre de décrire les objets de façon homogène. Dans le domaine de l'hydrologie, le système [[Sandre (HU)|Sandre]] propose des métadonnées pour la plupart des objets.

    Pour en savoir plus : [https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tadonn%C3%A9e article wikipedia]

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Données_:_validation,_stockage,_mise_à_disposition_(HU)]]

mardi 24 mars 2020

  • Ecoulement à pente critique

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : critical slope flow''

    Dernière mise à jour : 13/6/2020

    Écoulement tel que la [[Pente (HU)|pente]] du fond est égale à la [[Pente critique (HU)|pente critique]].

    Dans ce cas la [[Hauteur normale (HU)|hauteur normale]] et la [[Hauteur critique (HU)|hauteur critique]] sont confondues.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_de_base_et_hydraulique_des_réseaux_(HU)]]

  • Ecoulement à pente forte

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : steep slope flow''

    Dernière mise à jour : 13/6/2020

    Écoulement tel que la [[Pente (HU)|pente]] du fond est supérieure à la [[Pente critique (HU)|pente critique]].

    Dans ce cas la [[Hauteur normale (HU)|hauteur normale]] est en dessous de la [[Hauteur critique (HU)|hauteur critique]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_de_base_et_hydraulique_des_réseaux_(HU)]]

  • Ecoulement à pente faible

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : low slope flow''

    Dernière mise à jour : 13/6/2020

    Écoulement tel que la [[Pente (HU)|pente]] du fond est inférieure à la [[Pente critique (HU)|pente critique]].

    Dans ce cas la [[Hauteur normale (HU)|hauteur normale]] est au dessus de la [[Hauteur critique (HU)|hauteur critique]].

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_de_base_et_hydraulique_des_réseaux_(HU)]]

lundi 23 mars 2020

  • Zoocénose

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Zoocenosis''

    Dernière mise à jour : 23/3/2020

    Ensemble des espèces animales peuplant un écosystème.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_écologiques_et_fonctionnement_des_écosystèmes_aquatiques_(HU)]]
    [[Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU)]]

  • Phytocénose (HU)

    Bernard Chocat :


    ''Traduction anglaise : Phytocenosis''

    Dernière mise à jour : 23/3/2020

    Ensemble des espèces végétales peuplant un écosystème.

    [[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
    [[Catégorie:Processus_écologiques_et_fonctionnement_des_écosystèmes_aquatiques_(HU)]]
    [[Catégorie:Milieu_naturel_et_écosystème,_composants_du_milieu_(HU)]]

vendredi 20 mars 2020

  • Les maximes de Reverdy - part.I

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    Les 80 maximes du terrassement routier

    par Georges REVERDY


    Extrait de la Revue Générale de la Route n°429, Février 1968


    = LES QUATRE ELEMENTS DE BASE =

    == 1. Comme les anciens avaient reconnu dans le monde quatre éléments simples, il y a quatre éléments fondamentaux dans un travail de terrassement : l’eau, la roche, l’espace et le temps ==

    L’eau constitue le premier et le plus important de ces éléments par l’action qu’elle a sur les sols et plus spécialement sur leurs parties fines. On pourrait être ainsi tenté de considérer plutôt à sa place un autre élément qui serait l’argile ou le limon, mais il semble préférable de garder l’eau car c’est elle qui les rend mauvais et elle a d’ailleurs une influence beaucoup plus générale sur toutes les activités d’un chantier.
    La roche, ce sont les éléments durs qu’il est indispensable de bien connaître pour pouvoir les réduire mais dont le caractère permanent dans le temps permet au spécialiste de les aborder sans inquiétude.
    ‘espace, c’est l’étendue du chantier, la distance de transport, puisque les terrassements consistent essentiellement à déplacer d’un point à un autre des matériaux pesants.
    Enfin, le temps, c’est toute la durée du chantier, la période pendant laquelle les travaux doivent être exécutés, ce qui définit impérativement les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.
    Les anciens considéraient de leur côté comme éléments fondamentaux l’air et le feu, ce qui représenterait essentiellement pour les chantiers de terrassement le vent et le soleil, c'est-à-dire l’évaporation. Malheureusement sous nos climats il s’agit d’éléments secondaires qui ne peuvent avoir une influence considérable sur la marche des travaux et il suffit de les prendre en compte comme des alliés éventuels réduisant l’action néfaste de l’eau.
    Tous ces éléments doivent être parfaitement connus avant l’établissement d’un marché des travaux, ce qui implique une reconnaissance parfaite des lieux, mais seule l’eau du ciel ne le sera pas de sitôt.
    Il semble d’ailleurs anormal à ce sujet que les renseignements géologiques donnés dans un dossier aient un caractère uniquement indicatif et non contractuel : bien entendu une coupe géologique qui résulte d’interpolations et d’extrapolations ne peut pas être garantie ; en revanche, les observations et mesures faites sur un sondage donné à un emplacement donné doivent être aussi indiscutables que toutes les autres pièces du dossier.

    == 2. Il pleut en moyenne à Paris plus de 160 jours par an. ==
    Il pleut en moyenne à paris de 12 à 17 jours par mois selon les mois.
    Les mois les plus pluvieux sont en moyenne à Paris : août, juillet, mai, octobre et novembre.
    Il s’agit là de conditions climatiques bien connues, caractérisant le climat océanique et qui s’appliquent sensiblement, non seulement au bassin parisien, mais à une grande partie de la France. Ces éléments gagneraient toujours à être mieux connus de ceux qui s’étonnent qu’il pleuve pendant les mois d’été.

    == 3. L’eau de pluie s’écoule, s’infiltre ou s’évapore. ==
    C’est dans le domaine agronomique que ces problèmes d’écoulement des eaux et de bilan hydrologique sont étudiés depuis longtemps et il est fort important de mieux les connaître dans l’optique des terrassements routiers.
    Sur un chantier de terrassement, il est essentiel que le maximum d’eau ruisselle en surface pour ne pas imbiber les terrains en cours de déblaiement. Nous poursuivons des mesures sur des planches d’essais pour déterminer en fonction de la nature des matériaux, de leur compacité, de la pente et de l’état de leur surface, les meilleurs résultats à attendre du ruissellement superficiel.
    De toute façon le bilan hydrologique des précipitations se répartit entre l’écoulement superficiel, l’écoulement souterrain ou drainage et l’évapotranspiration. Sous nos climats, les hydrologues estiment à une centaine de millimètres la capacité de rétention moyenne du sol. En dehors des zones forestières on peut admettre qu’en général, en France, c’est une tranche supérieure des sols d’environ un mètre d’épaisseur qui constitue leur capacité de rétention et qui alimente l’évapotranspiration au cours d’un été donné on peut suivre ainsi l’évolution de la réserve hydrique du sol qui en 2 ou 3 mois peut être complètement épuisée.
    Avec les renseignements de toute station météorologique on peut suivre jour par jour pendant les mois d’été le bilan des précipitations et de l’évaporation, qui très différent suivant les années : c’est ainsi qu’à Auxerre, pendant les étés pluvieux comme 1958 ou 1965, le total des précipitations et de l’évaporation a été sensiblement égal du mois d’avril au mois d’octobre. En revanche, pendant les années sèches, on a observé un excédent très important d’évaporation, par exemple 400 mm en 1964 et 540 mm en 1959.
    On peut aussi suivre constamment le bilan des durée de précipitations et d’insolation. A Auxerre, pendant les premiers mois de l’année et jusqu’au mois d’avril environ, les durées de précipitations l’emportent sur les durées d’insolation. Dès que le bilan se renverse et qu’il y a excédent important d’insolation, on peut considérer que les circonstances sont favorables aux travaux.
    D’ailleurs au point de vue agronomique, on considère que sous nos climats pendant la saison chaude, seules les pluies journalières de plus de 5 mm présentent un intérêt biologique et hydrologique. Des études plus globales ont été faites depuis longtemps à ce sujet en utilisant des lysimètres avec des cases renfermant divers sols sur 0 ?60 m de profondeur et reposant sur un massif drainant. Avec une bonne terre végétale limoneuse et sur cette épaisseur, on a constaté que 36 % des précipitations se traduisaient en drainage profond et 64 % en évaporation.
    La répartition est très différente suivant les saisons car bien entendu, en hiver l’évaporation est très réduite et le drainage très important. D’autre part, s’il y a de la végétation en surface, les bilans sont complètement modifiés avec naturellement une augmentation importante de l’évaporation.
    En conclusion, il reste beaucoup de points à préciser sur les chantiers de terrassements pour déterminer les variations de teneurs en eau des couches de surface en fonction des conditions atmosphériques et de l’état de surface des terrains eux-mêmes.

    == 4. Le soleil est un allié puissant mais toujours superficiel et souvent inconstant. ==
    Nous avons fait de nombreuses mesures d’évaporation sur des planches d’essai plus ou moins profondes comportant des matériaux plus ou moins grenus. Les mesures ainsi faites aient pour but de comparer la perte d’eau mesurées à l’évaporomètre et les variations de teneur en eau des terrains eux-mêmes qui est toujours plus réduite.
    En surface même, l’effet du soleil est rapide : la craie saturée d’eau commence par perdre 1 à 2 % de teneur en eau par heure, qu’elle soit sous la forme de blocs de plusieurs kg ou d’éléments très fins. Mais si l’on opère avec des échantillons massifs de 10 à 20 cm d’épaisseur, on constate d’une part que la perte d’eau totale ne varie guère en fonction de l’épaisseur, c’est-à-dire qu’elle n’intéresse vraiment que les 10 cm superficiels, et que d’autre part, sur ceux-ci la diminution de teneur en eau par évaporation ne dépasse guère 1 à 2 % par journée ensoleillée. Des résultats analogues sont d’ailleurs observés que l’on opère sur des matériaux compactés ou non.
    A l’occasion de mesures faites pendant tout l’été on a pu constater que pour des matériaux graveleux la teneur en eau avait toujours été comprise en surface entre 1 et 5 % et à 30 cm de profondeur entre 3 et 7 % ; au contraire pour des matériaux argileux la teneur en eau avait varié en surface entre 8 et 26 %, et à 30 cm de profondeur entre 16 et 24 % seulement.
    L’action du soleil est donc importante en surface c’est-à-dire notamment pour tous les problèmes de circulation sur les chantiers, mais en revanche pour la plupart des matériaux elle est insensible en profondeur et il ne faut pas compter la plupart du temps pouvoir mettre en œuvre ces matériaux à une teneur en eau différente de leur teneur en eau naturelle qui est généralement voisine de la limite de plasticité.
    Les sols les plus défavorables sont évidemment les limons pour lesquels la limite de liquidité est voisine de la limite de plasticité, et qui ont couramment une teneur en eau intermédiaire entre les deux avec une consistance presque liquide. Les argiles fortes au contraire ont une teneur en eau qui ne s’écarte guère de la limite de plasticité et ainsi une consistance presque solide.

    == 5. Le gel aussi est un allié s’il n’est pas trop puissant. ==
    Les difficultés des chantiers de terrassement sont en effet en majorité des difficultés de surface ; un gel léger qui solidifie la boue et les terrains détrempés permet de travailler parfois utilement pendant des saisons défavorables. C’est ainsi que des terrassements non négligeables ont pu être exécutés en janvier 1966 sur l’autoroute Nemours-Auxerre dans des terrains gelés en surface et même légèrement enneigés.
    Un autre avantage accessoire des périodes de temps froid est de faciliter la détection de toutes les arrivées d’eaux souterraines dans les talus de déblai et les plates-formes de terrassement ; si le débit de ces sources est très faible elles sont difficiles à découvrir, surtout en période pluvieuse où l’ensemble des terrains est saturé. Au contraire l’accumulation de la glace qui se forme à l’émergence de ces filets d’eau en période de gel les fait remarquer immédiatement et facilite ainsi les dispositions à prendre pour la mise en place d’ouvrages complémentaires de drainage.

    == 6. La roche n’est un problème pour le terrassier que si elle est mélangée. ==
    Il existe en effet des techniques parfaitement au point et bien connues des spécialistes pour exécuter des les meilleures conditions économiques et avec des engins appropriés des terrassements dans les diverses sortes de roches.
    S’il s’agit de bancs homogènes on peut déterminer très précisément, en faisant s’il y a lieu quelques essais préliminaires sur place, la durée et le coût de l’exécution de ces travaux : c’est ainsi que pour le déblaiement de la platière de grès dans la traversée du massif de Fontainebleau par l’autoroute Paris-Lyon, malgré la nature extrêmement compacte et abrasive de ces matériaux, il a été facile de mettre rapidement au point la technique appropriée de perforation et de débitage : on peut déterminer ainsi le type de fleuret le plus convenable pour une perforation rapide ainsi que le type et la quantité d’explosifs nécessaire par mètre cube de rocher. Paradoxalement un des points les plus difficiles pour ce genre de travaux, lorsqu’il ne s’agit pas de roche en bancs réguliers, est de déterminer exactement les cubes donnant droit à l’application des prix de terrassement correspondants ; on est ainsi conduit parfois à installer des bascules pour peser les engins de transports qui évacuent ces déblais.
    Lorsqu’il s’agit de chantier exceptionnellement importants, la mise en œuvre de moyens aussi exceptionnels permet également de résoudre ces problèmes : sur tel chantier américain par exemple, avec une seule pelle de 6 m3, on a pu ainsi exécuter en 10 mois un terrassement de 600 000 m3 dans le granit compact : précédé des dispositifs de minage appropriés, cette pelle travaillait 20 heures par jour et chargeait 3 tombereaux de 27 t avec une production horaire atteignant 200 m3.
    Il convient donc essentiellement pour le rocher d’appliquer la 2è règle de la méthode de Descartes c’est-à-dire de « diviser les difficultés en autant de parcelles qu’il se pourrait ». le problème n’a pas de solution satisfaisante si cette division n’est pas possible c’est-à-dire dans le cas où la roche est mélangée de façon hétérogène avec d’autres terrains ayant des caractéristiques complètement différentes. Un exemple particulièrement typique à ce sujet est donné par les terrassements dans les calcaires de Brie de la région parisienne, au-dessus du banc d’argile verte. Ce calcaires de Brie comporte des matériaux tendres et même argileux avec des rognons ou des bancs énormes de matériaux entièrement siliceux sous forme de meulière poreuse ou compacte ; tous ces rochers reposent en outre sur ce banc d’argile verte parfaitement imperméable d’où il résulte que tous ces terrassements s’effectuent dans l’eau et sur un sols inconsistant. Il est impossible d’évaluer précisément à l’avance, et même de cuber a posteriori, les massifs de meulière rencontrés et l’exécution de tels travaux, qui ne relèvent pas de méthodes industrielles bien organisées, ne peut laisser que de mauvais souvenirs à ceux qui ont eu à les connaître.

    == 7. Le mètre cube n’est pas l’unité de terrassement, c’est le mètre cube × kilomètre. ==
    Il faut reconnaître que les entreprises et même les ingénieurs ont l’habitude de caractériser l’importance de leurs chantiers en parlant toujours de millions de mètres cubes alors que l’essentiel du travail est de déplacer les m3 en question. Encore ne faut-il pas commettre l’erreur plus ou moins volontaire d’additionner les m3 de déblais et de remblais car il s’agit bien toujours des mêmes matériaux !
    Il faut également parler de m3 en place et non de m3 foisonnés, bien que pour l’entrepreneur ce soient finalement des m3 foisonnés qu’il ait à transporter, ce qui détermine la capacité de ses engins. Quoi qu’il en soit, il est beaucoup plus facile de déterminer les m3 de déblais d’un chantier que les m3 × km correspondant réellement aux travaux, et donc il est à craindre que l’on parle encore le plus souvent de m3 pour suivre la bonne marche d’un chantier. Il est cependant souhaitable de pouvoir faire chaque mois le bilan des m3 × km réellement exécutés par rapport au travail total qu’il y a à faire, d’autant plus que la tendance humaine est toujours de commencer par les travaux les plus faciles, c’est-à-dire normalement par les m3 dont la distance de transport doit être la moins grande.
    Pour être parfaitement exact, il ne suffit pas d’ailleurs de parler de m3 × km pour définir un travail mais il faut encore tenir compte des rampes à franchir pendant le transport, c’est-à-dire de la dénivellation totale à faire subir à ces m3. peut-être les méthodes modernes de calcul permettront-elles un jour de parler de la sorte mais il semble impossible pour le moment d’introduire systématiquement ce facteur complémentaire qui complique aussi bien l’étude des projets que la surveillance et le règlement des travaux.

    == 8. Date plutôt que délai : la fortune est à ceux qui commencent leur campagne de bonne heure. ==
    Si les intempéries ne sont pas en général un facteur qui puisse empêcher totalement l’exécution des travaux de terrassement, il faut reconnaître qu’avec la plupart de nos terrains et des engins de nos entreprises, les travaux exécutés dans de mauvaises conditions deviennent infiniment plus difficiles et onéreux. C’est pourquoi l’organisation des chantiers doit tenir compte essentiellement des saisons favorables, d’est-à-dire de celles ou l’ensoleillement et l’évaporation permettent de travailler et de circuler longuement sur les chantiers dans les meilleures conditions. Il est donc tout à fait anormal que, par suite de la procédure administrative qui doit les précéder, la plupart des marchés de terrassements soient dressés avec l’indication d’un délai au lieu d’une date, c’est-à-dire sans que l’entrepreneur puisse savoir dans quelles conditions climatiques exactes il devra travailler. Cette incertitude est évidemment encore accrue lorsque les consultations sont faites alors que l’administration elle-même n’a pas la libre disposition de tous les terrains et ne sais pas exactement à quelle date elle pourra en disposer.
    Si ce point ne pas l’objet de discussions et de réclamations plus importantes, c’est parce qu’à cette incertitude initiale s’ajoute toujours l’incertitude encore plus grande du temps qu’il fera pendant la période des travaux, même si celle-ci est bien connue. C’est un des inconvénients du climat océanique, qui possède heureusement par ailleurs quelques avantages ; cependant il nous semble que sans attendre des progrès encore incertains dans l’amélioration des prévisions météorologiques, il conviendrait impérativement de supprimer au moins l’incertitude qui ne dépend que de l’administration pour permettre aux entreprises de faire leur offre dans les meilleures conditions.

    == 9. Le voisin d’un chantier de terrassement est à plaindre surtout s’il n’est pas touché directement par les travaux. ==
    Ceci est vrai pour les voisins de n’importe quel chantier de travaux publics ou de bâtiments. Il y a même une disproportion flagrante entre les inconvénients d’un tel voisinage en zone d’habitation, qui peuvent rendre la vie impossible pendant un ou deux ans sans aucun droit à indemnité et, au contraire, les diverses indemnités pour trouble de jouissance ou d’exploitation qui peuvent être attribuées pour des travaux en zone agricole.


    Cependant, pour qu’une telle indemnisation soit possible, il faut essentiellement que les intéressés soient directement touchés par les travaux, c'est-à-dire soit par les expropriations, soit par les occupations temporaires entraînées par ces travaux. au titre des indemnités pour l’acquisition ou l’occupation temporaire de leurs terrains, les propriétaires ou exploitants font valoir tous les préjudices ou dépréciations causés à leur biens par l’existence du chantier et les ouvrages définitifs qui seront réalisés. Au contraire, le simple voisin qui n’a pas la chance d’avoir quelques mètres carrés touchés par les travaux ne peut qu’en supporter toute la gêne sans aucune compensation.
    En dehors du bruit, de la poussière, des explosions, etc., cette gêne est principalement constituée par toutes les détériorations provisoires ou définitives subies par les diverses voies publiques de la région et dont il faut bien s’accommoder au moins pendant la durée du chantier.


    Les habitants d’un hameau ou d’un village situé en bordure d’un itinéraire de transport de matériaux d’emprunt par exemple sont bien à plaindre, puisqu’ils devront vivre pendant de longs mois dans le bruit, la poussière, les vibrations et la boue.


    Comme dans les problèmes plus permanents d’urbanisme il est souhaitable de tenir compte de l’environnement pour organiser un chantier et notamment ses itinéraires d’approvisionnement.

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