Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



jeudi 20 juin 2019

  • Petite mésange est devenue grande

    Il y a deux mois, nous vous présentions des mésanges à longue queue en pleine construction de leur nid. Depuis, la situation familiale a bien évolué.

    Bébé et parent mésange à longue queue – Cergy © CACP – Emilie Périé

    Après avoir passé deux à trois semaines à bâtir le nid, le couple de mésange à longue queue y a installé une demi-douzaine d’œufs. La femelle les y a couvés pendant deux nouvelles semaines jusqu’à leur éclosion. Puis, les deux parents ont nourri les petits pendant encore environ trois semaines avant que les jeunes ne prennent leur envol. Et nous voilà, deux mois plus tard, lors d’un de nos comptages annuels d’oiseaux, faces à ces adorables petites boules de plumes tout juste sorties du nid.

    Bébé mésange à longue queue – Cergy @ CACP – Emilie Périé

    Les mésanges à longue queue sont des oiseaux plutôt sociaux. Plusieurs familles se regroupent en général en bandes pour défendre un territoire et protéger les petits. Ce jour là, plus d’une dizaine de mésanges s’activaient dans les arbres du verger du Centaure à Cergy.

    Le caractère social se retrouve chez les jeunes. Ils restent en général proches de leurs parents. Il a également été observé que les premiers nés aident leurs parents à nourrir les couvées suivantes. Sans doute que dans quelques semaines, ce joli petit oisillon ira chasser des insectes pour nourrir ses frères et sœurs.

    Source :

    Le portrait de la mésange à longue queue, par Oiseaux.Net

    Retrouvez un autre article sur des oisillons :

    Oh ! des bébés !


mercredi 19 juin 2019

  • Bugles

    Au bord de l’étang du parc du château de Grouchy, les jardiniers chargés de la tonte ont épargné une large tache de cette plante tapissante à fleurs bleues.

    Ajuga reptans, la bugle rampante – Parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ils ont eu raison parce que les fleurs des bugles sont bien jolies et qu’elles sont visitées par les bombyles et les bourdons, équipés d’une longue trompe pour aller puiser le nectar au fond des corolles.

    Il existe en fait deux espèces de bugles à fleurs bleues, visibles toutes les deux en Ile-de-France : cette bugle rampante, très commune, qui se plaît dans les sols humides et les situations ombragées, et la bugle de Genève, plus rare, qui affectionne au contraire les sols secs, sableux et ensoleillés.

    Ajuga genevensis, la bugle de Genève – Saint-Martin-la-Garenne (78) © CACP – Gilles Carcassès

    Les inflorescences de la bugle de Genève sont généralement plus compactes, et la plante est plus poilue. Les fleurs sont d’un bleu plus lumineux.

    Un beau tapis de bugles de Genève sur une pelouse sèche © CACP – Gilles Carcassès

    Ne pas confondre avec la brunelle, une autre Lamiaceae !

    Prunella vulgaris, la brunelle commune – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les fleurs de la brunelle (Prunella vulgaris), contrairement à celles des bugles, sont dotées d’une lèvre supérieure en forme de casque. La plante fréquente les lisières forestières, mais on la croise aussi dans les pelouses et les friches urbaines.

    Brunelle ou prunelle ?

    Prunella en latin se dit brunelle en français, avouez qu’il y a de quoi y perdre ses consonnes ! Et pourquoi pas prunelle ? Sans doute pour ne pas confondre avec le fruit du prunellier (Prunus spinosa). Et pourquoi pas Brunella ? L’INPN l’indique comme un synonyme de Prunella. C’est aussi un prénom, la version féminine de Bruno.

    Des bugles horticoles

    On trouve en pépinières plusieurs variétés du bugle rampant, utiles pour tapisser un coin à l’ombre. En voici deux assez faciles à trouver :

    Ajuga reptans ‘Burgundy Glow’ © CACP – Gilles Carcassès
    Ajuga reptans ‘Rosea’, dans mon jardin de Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez des portraits d’autres Lamiaceae :

    L’épiaire des bois

    Le lamier jaune

    Le lamier amplexicaule

     

     


mardi 18 juin 2019

  • Une grande punaise verte sur l’ortie dioïque

    L’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise est un bon terrain de chasse pour observer les insectes qui fréquentent les massifs d’ortie. J’y ai découvert cette belle punaise très allongée que je ne connaissais pas :

    Mermitelocerus schmidtii sur une feuille d’ortie dioïque – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Mermitelocerus schmidtii est une punaise de la famille des Miridae. On la rencontre sur l’ortie dioïque, sur les frênes, les noisetiers, les érables, les aubépines… Son régime alimentaire est varié : elle suce la sève de ces plantes mais ne dédaigne pas les pucerons, les chenilles et les psylles qu’elle trouve sur son chemin.

    Mermitelocerus schmidtii – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    On peut voir sur cette photo de profil son rostre piqueur rangé en position de repos. Observons au passage que cette espèce est assez fortement poilue, ce qui n’est pas très fréquent chez les punaises. J’aime beaucoup ses genoux couleur caramel.

    Retrouvez une autre punaise Miridae :

    La miride du chêne


lundi 17 juin 2019

  • La mouche des picrides
    Sur une feuille de picride – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Tephritidae – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    En repérage sur la butte à Juju pour préparer une visite scolaire, je remarque ce couple de petites mouches sur une feuille de Picris hieracioides, la picride fausse épervière. Il s’agit de diptères Tephritidae, aux ailes joliment ornées. La femelle ira probablement pondre dans les boutons floraux de cette plante et ses larves consommeront les graines en formation.

    Tephritis sp. © CACP – Gilles Carcassès

    En comparant les photos de la galerie de Diptera.info, l’espèce Tephritis separata me paraît la plus ressemblante. Sur d’autres sources, il est indiquée qu’elle fréquente les picrides. Elle me paraît donc très probable. Je l’ajoute à ma collection !

    Retrouvez notre article :

    Tephritidae, mes mouches préférées

    D’autres portraits de Tephritidae :

    La mouche des bardanes

    La mouche des onopordons

    La mouche des laiterons


vendredi 14 juin 2019

  • La parade des Malachius
    Malachius bipustulatus – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Un couple de Malachius bipustulatus se livre à un étrange tête-à-tête. Un autre mâle regarde la scène.

    Parade nuptiale de Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

    Contrairement aux apparences ce n’est pas une lutte, mais une parade nuptiale. Le mâle, plus petit, est en haut. Il applique les premiers articles de ses antennes sur le front de sa partenaire. Une substance sécrétée par la base de ses antennes est censée mettre la femelle en bonne disposition pour l’accouplement.

    Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

    Chez cette espèce, le mâle se reconnaît aux excroissances jaunes qui ornent les premiers articles antennaires.

    Couple de Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

    Le couple interrompt de temps en temps les frottements de têtes pour échanger des baisers.

    Malachius bipustulatus © CACP – Gilles Carcassès

    Ah oui, ça fait de l’effet !

    Source :

    Thèse de doctorat de Dieter Matthes (1962) : Excitatoren und Paarungsverhalten mitteleuropäischer Malachiiden

    Retrouvez une autre spécificité étonnante des Malachius :

    Les airbags de Malachius


jeudi 13 juin 2019

  • La naissance d’une libellule

    La Fête de la Nature 2019 a été riche en découvertes. Nous avons eu la chance d’assister à la naissance de libellules ! Reportage.

    Vendredi 24 mai, 21 h, les participants à la sortie découverte des chauves-souris attendent patiemment la tombée de la nuit sur la parc du château de Menucourt. Audrey, l’animatrice de la soirée, propose d’entamer un tour du parc pour en découvrir ses trésors. Le suspens n’a pas tenu bien longtemps, dès l’approche du premier bassin des participants les ont repérées : des libellules sont en train de muer. Et elles sont presque une dizaine sur ce tout petit bassin, et ne sont pas toutes au même stade d’éclosion. Une aubaine pour réaliser un reportage !

    S’extraire de son carcan

    Odonate en cours de mue – Parc du château de Menucourt @ CACP – Emilie Périé

    Les odonates (libellules et demoiselles) sont des insectes que l’ont dits « hétérométaboles » et « hémimétaboles ». Pour faire simple, ce sont des insectes qui se métamorphosent plusieurs fois et dont les larves et les adultes n’ont pas le même milieu de vie. Les larves sont aquatiques et carnivores. Elles se nourrissent et se développent sous l’eau, puis émergent, s’installent sur une feuille ou une tige à proximité et se nymphosent. Elles muent. Le spécimen que nous avons observé a terminé sa mue et est en train de s’extraire de son ancienne peau pour devenir un véritable adulte. Il finira sa vie en milieu terrestre et aérien.

    Une dernière toilette avant de partir

    Libellule juste après la mue – Parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

    Une fois sortie, l’adulte n’est pas tout à fait prêt à quitter son poste. Il passera encore quelques heures fixé à sa tige pour laisser ses ailes sécher au vent. Enfin, il pourra les utiliser pour s’envoler.

    Bien que cet adulte soit encore immature (ses couleurs, notamment, vont évoluer), son allure générale me permet d’avancer quelques hypothèses quant à son identité. Les yeux rapprochés et la disposition des ailes m’informent sur un point important : il s’agit d’une libellule et non une demoiselle. Sa grande taille et ses couleurs me laisse penser à l’anax empereur (Anax imperator) …

    Prouver la présence, par l’absence

    Exuvie d’anax empereur – Parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

    Ici, la libellule s’est déjà envolée en abandonnant sur place son ancienne peau. Cette peau, ou exuvie, et une clé de détermination récemment acquise me permettent de confirmer mon hypothèse : un Anax imperator est passé par ici !

    Sources

    Exuvies des Odonates de France, Guillaume Doucet

    Et retrouvez aussi :

    La sortie de l’empereur

    La naissance d’une autre libellule

    Les libellules pour les nuls


mercredi 12 juin 2019

  • Retour sur l’ECOFEST 2019
    Sortie nature Ecofest 2019 – bois de Cergy @ CACP – Emilie Périé

    Dimanche 2 juin 2019, nous animions une sortie nature dans le cadre du festival Eco Fest.  Les participants ont été invités à une petite boucle dans le bois de Cergy ponctuée d’arrêts qui ont permis de présenter quelques aspects de la biodiversité locale. En voici un aperçu :

    Deux orchidées du territoire

    Himanthoglossum hircinum, l’orchis bouc – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cet orchis bouc est ainsi nommé en raison de l’étonnant parfum de ses fleurs au labelle spiralé.

    Anacamptis pyramidalis, l’orchis pyramidal – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    C’est la forme de son inflorescence qui vaut son nom commun à l’orchis pyramidal.

    La petite faune des orties

    Le grand puceron de l’ortie © CACP – Gilles Carcassès

    Sous les feuilles des orties dioïques, nous avons rencontré des pucerons et aussi des larves de syrphes et de coccinelles asiatiques.

    Attention toxique !

    Arum maculatum © CACP – Gilles Carcassès

    Les arums sont des plantes dangereuses. Les intoxications sont essentiellement dues à leurs baies rouges en grappes serrées qui peuvent être tentantes pour les enfants.

    Une oreille de Judas

    Auricularia auricula-judae, l’oreille de Judas © CACP – Gilles Carcassès

    L’oreille de Judas est un drôle de champignon que l’on trouve souvent sur le bois mort des sureaux noirs.

    Des chenilles défoliatrices

    Toiles d’hyponomeutes – bois de Cergy © François Lelièvre

    Non, ce ne sont pas des toiles d’araignées ni celles de chenilles processionnaires : c’est là l’œuvre des hyponomeutes du fusain. Les dégâts sont impressionnants mais les chenilles responsables sont totalement inoffensives.

    Bien sûr, impossible de terminer la balade sans faire l’escalade (par la face nord !) de la butte à Juju pour découvrir le fameux panorama sur la plaine maraîchère.

    Le panorama de la butte à Juju – bois de Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres articles en rapport avec les sujets abordés pendant la visite :

    Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin français

    Le petit monde des orties


mardi 11 juin 2019

  • Pourquoi les saules font-ils tant de bourre ?
    Saule blanc – Port Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord de l’Oise, les fruits des grands saules blancs commencent à murir et libèrent leurs paquets de ouate.

    Fructification du saule blanc © CACP – Gilles Carcassès

    Les fines graines de cet arbre seront ainsi emportées au loin au moindre souffle de vent.

    Chardonneret – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette manne intéresse beaucoup ce chardonneret. Il a trouvé là le matériau parfait pour rendre son nid bien douillet.

    Chardonneret © CACP – Gilles Carcassès

    Il faut s’en mettre plein le bec pour rentabiliser le voyage !

    Retrouvez nos articles sur le chardonneret :

    Les princes de la friche

    Deux beaux oiseaux


lundi 10 juin 2019

  • Coeur de véronique
    Fruit de la véronique de Perse © CACP – Gilles Carcassès
    Fleurs de la véronique de Perse © CACP – Gilles Carcassès

    Trop forts, Benjamin, Annick et Laurent ! Ils ont les premiers résolu l’énigme de la photo mystère.

    Il s’agit bien du fruit de Veronica persica, la véronique de Perse, adventice très commune dans nos jardins publics et nos potagers.

    Pour en savoir plus sur cette plante, retrouvez notre article :

    La véronique de Perse


vendredi 7 juin 2019

jeudi 6 juin 2019

  • Changement de locataires
    Peupliers – bord de l’Oise à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Arrêt sur le pont d’accès à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise pour compter les oiseaux : c’est l’un de nos 40 points d’écoute du protocole STOC. Comme d’habitude, les grands peupliers des berges de l’Oise sont toujours très habités : pigeons, mésanges, corneilles à tous les étages ! Nous remarquons un nid de pic creusé dans la blessure d’un arbre.

    Jeune pic épeiche au nid © CACP – Gilles Carcassès

    Un jeune pic épeiche pointe sa tête hors du trou et quémande à l’approche d’un parent. Sa grande calotte rouge de juvénile le fait un peu ressembler au pic mar. Mes collègues m’attendent pour la poursuite du protocole. La séance photo attendra.

    Etourneaux © CACP – Gilles Carcassès

    Bien sûr, j’y retourne quelques jours plus tard, un matin de bonne heure. Et là surprise, plus de pics ! Les jeunes ont dû prendre leur envol. Un couple d’étourneaux semble avoir déjà pris possession de la cavité désertée.


mercredi 5 juin 2019

  • La buglosse des champs
    Lycopsis arvensis, la buglosse des champs (synonyme Anchusa arvensis) – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    La buglosse des champs, de la famille des Boraginaceae, est une plante messicole. On peut donc la rencontrer dans les champs de céréales, mais aussi dans les jachères, les vignes et parfois les friches ferroviaires.

    Lycopsis arvensis – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    La plante est ingrate : hirsute, râpeuse, presque piquante, mais quelles jolies fleurs bleues ! Ses corolles profondes sont visitées par les pollinisateurs à longue trompe, essentiellement les bourdons.

    L’écorce des racines de plusieurs espèces de buglosses donne un colorant rouge qui était autrefois utilisé pour la fabrication du fard, un fond de teint rose, et aussi pour teindre le bois, les tissus, les pommades, et même pour contrefaire du beurre d’écrevisse !

    Retrouvez une autre buglosse :

    La buglosse toujours verte

    Source :

    Dictionnaire raisonné universel d’Histoire naturelle, de M. Valmont de Bomare (1775)

     


mardi 4 juin 2019

  • Le troglodyte mignon
    Le troglodyte mignon © CACP – Emilie Périé

    En voilà un qui porte bien son nom ! Le troglodyte mignon, ou Troglodytes troglodytes, est un petit passereau qui est (selon moi) terriblement mignon.

    Toujours la queue en l’air, de la taille d’un poing et arborant des motifs lui donnant un aspect gaufré, il est impossible à confondre avec un autre oiseau du territoire. D’autant plus que notre troglodyte mignon est le seul représentant du genre en Europe. Tous les autres Troglodytes sont américains.

    Si « mignon » peut s’expliquer, pourquoi « troglodyte » ? C’est à cause de son type de nidification. Il construit un nid en forme de boule, avec une entrée latérale, et très souvent adossé à une paroi rocheuse : cela fait penser à une maison troglodytique.

    Petit mais puissant

    Tout comme dans la fable du Lion et du Moucheron, il ne faut pas sous-estimer le troglodyte du fait de sa petite taille. Il mesure 5 cm et ne pèse pas plus lourd qu’une pièce de 1 euro mais, cela ne l’empêche pas d’avoir du coffre ! Son chant résonne puissamment dans les bois.

    C’est d’ailleurs la seule façon de le repérer, autrement, il est très discret. Le voici en plein chant.

    Le troglodyte mignon en plein chant – Parc de Grouchy © CACP – Emilie Périé

    Troglodyte et forestier

    Le troglodyte est un habitant des forêts. Bien qu’il soit discret, il peut arriver qu’on le repère en train de fouiller le sol forestier à l’aide de son bec fin à la recherche d’insectes.

    Sources

    Le troglodyte mignon, par Oiseaux.Net

    Le chant du troglodyte mignon

    Petit mais costaud

    Le chant du troglodyte mignon

lundi 3 juin 2019

  • Retour sur la Fête de la Nature 2019

    Cette année encore, les acteurs locaux avaient concoctés de sympathiques animations pour célébrer la Fête de la Nature à Cergy-Pontoise. Voici un retour en images de cette semaine de la nature.

    Animation « Bébé nature » à la ferme de Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Crac ! Boum ! Les feuilles et les branches ont tremblé sous les pieds des apprentis aventuriers. Bien courageux, ils on surmonté tous les défis proposés à leurs sens en éveil. Voir, entendre, toucher, sentir, les bébés nature ont pu apprécier la nature sous toutes ses coutures. Pour ce qui est du goûter, la récompense était offerte par la Ferme aux petits et aux grands. Merci à la Ferme pédagogique de Pontoise et l’association les Z’herbes folles.

    Sortie nature à Vauréal © CACP – Nelson Oliveira

    Jeudi, début d’après-midi, c’est au tour de la sortie « Nature à l’Agora ». Une initiative proposée par le centre socio-culturel et la Maison de la Nature de Vauréal. Les participants ont pu profiter d’une balade sous un temps agréable et d’un échange chaleureux de connaissances naturalistes.

    Sortie nature à l’Île de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Jeudi, début de soirée, le pôle Nature de l’Île de Loisirs de Cergy-Pontoise accueillait un groupe de passionnés pour une promenade naturaliste. Les participants sont maintenant incollables sur l’histoire de la chrysomèle américaine, la reconnaissance du trèfle des champs ou la détection des larves de cicadelle. Et pour récompenser cet apprentissage, ils ont pu bénéficier d’une dégustation du miel des abeilles de l’Ile, directement dans le chalet Nature.

    Des participants studieux lors des inventaires du campus de Neuville © CACP – Emilie Périé

    La journée du vendredi était consacrée aux inventaires du projet de l’université de Neuville. Les participants ont pu s’initier à deux protocoles de sciences participatives, Florilèges et SPIPOLL, et contribuer au recensement de la biodiversité du campus. Merci à eux !

    « A la découverte des chauves-souris » avec la Ferme d’Ecancourt © CACP – Emilie Périé

    Enfin, pour clore en beauté cette semaine de découverte de la nature, la Ferme d’Ecancourt proposait une animation dans le parc du château de Menucourt sur les chauves-souris. Les participants ont pu tout comprendre du fonctionnement de ces mammifères avant que les premières pipistrelles ne se montrent. Et grâce à la Batbox nous les avons également entendues !

    Ce fût une bien belle Fête de la Nature. Nous remercions vivement tous les partenaires investis dans l’événement et les participants aux animations.

    Rendez-vous l’année prochaine !

    Retrouvez nos reportages sur les précédentes éditions de la Fête de la Nature :

    Fête de la Nature 2018

    Fête de la Nature 2017

    Fête de la Nature 2016

    Fête de la Nature 2015


vendredi 31 mai 2019

  • La mauve sylvestre
    Malva sylvestris, la mauve sylvestre – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Malva sylvestris, la mauve sylvestre, apprécie les décombres, les bords de chemins, les haies et se cultive en plein soleil ou à mi-ombre dans un sol léger, riche et bien frais. Cette espèce en expansion est très largement répandue en Ile-de-France avec une présence encore plus marquée dans l’agglomération parisienne.

    La floraison de la mauve sylvestre a lieu de mai à septembre.  Cette belle plante vivace peut mesurer jusqu’à 90 cm. Elle est souvent proposée dans les mélanges de prairies fleuries à semer, dans sa sous-espèce mauritiana (appelée aussi mauve de Mauritanie) aux grandes fleurs pourpres à cœur sombre.

    Malva sylvestris subs. mauritiana – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La petite mauve (Malva neglecta) ressemble à Malva sylvestris mais ses fleurs sont plus pâles et plus petites et elle a un port moins érigé.

    On rencontre aussi dans les prairies deux autres mauves dont les feuilles sont très découpées : Malva alcea (aux poils en étoiles) et Malva moschata (aux longs poils simples).

    Malva moschata – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Les mauves sont la plante hôte préférée des gendarmes, ils se régalent de la sève de leurs fruits. On les trouve aussi sur les althéas, les roses trémières et les tilleuls qui font partie de la même famille que les mauves, les Malvaceae.

    Retrouvez nos articles :

    Bords de route : comment les gérer ?

    Les plantes attractives pour les abeilles et les insectes pollinisateurs

    Sources :

    Malva sylvestris, par Tela Botanica

    La grande mauve, par Sauvages du Poitou

     


mercredi 29 mai 2019

  • Le mystère des pelouses

    Formation Florilèges 2019 – Le Verger (Cergy) © CACP – Emilie Périé

    Ce mardi 21 mai 2019 a eu lieu la 6ème édition de la formation au protocole Florilèges prairies-urbaines. Malgré la pluie, une quinzaine de gestionnaires et jardiniers ont pu bénéficier de l’accompagnement de l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France pour découvrir ce protocole.

    Une nouvelle prairie à l’étude !

    Une variante cette année : alors que les précédentes formations cergyssoises de Florilèges avaient eu lieu dans le parc François-Mitterrand, nous avons décidé cette année de migrer vers la pelouse du Verger (dans le quartier Grand centre). En effet, il vient d’être décidé de laisser une partie de cette pelouse évoluer en prairie, plus naturelle. C’était le meilleur moment pour démarrer un suivi !

    De la vie sous nos pieds ?

    Avez-vous déjà pris le temps d’observer de quoi est faite « l’herbe » de nos pelouses ? C’est le défi qu’ont relevé les participants à la formation Florilèges. Et ils n’ont pas manqué de surprises ! A votre avis, combien d’espèces peut-on différencier dans ce carré ?

    Un des 10 carrés du protocole Florilèges © CAPC – Emilie Périé

    Le même carré, vu du sol © CACP- Emilie Périé

    Nos identifications ici ! Alors, vous aviez tout trouvé ?

    En savoir plus sur Florilèges et les plantes des prairies

    Le protocole Florilèges

    La clé des prairies, pour l’identification

    Le bilan 2018

    Retrouvez nos articles :

    Le choix de la prairie

    Honorine et Gaston


mardi 28 mai 2019

  • Actina chalybea, belle mouche de mon jardin

    Actina chalybea © CACP – Gilles Carcassès (cliquez sur l’image pour distinguer les épines du scutellum)

    Une mouche s’est posée sur mon actinidia et le vert foncé brillant de son thorax forme un joli contraste avec le vert jaune de la jeune feuille. Cette fine mouche-là, je ne l’ai encore jamais vue dans mon jardin.

    Qui es-tu, jolie mouche ?

    Les antennes en plumes d’Indien me renseignent sur la famille : celle des Stratiomyidae. L’arrière du scutellum, cette partie bombée située juste derrière le thorax, est agrémenté d’épines. Cette particularité me permet d’avancer de façon décisive dans la clé de détermination hollandaise que j’ai trouvée sur internet, en répondant à cette première question : « Schildje zonder tandjes, of schilde met twee tandjes, of schildje met vier of meer tandjes ? » (combien d’épines sur le scutellum, zéro, deux, ou quatre au moins ?). J’en compte quatre : cela élimine 40 des 49 espèces décrites dans la clé !

    Actina chalybea (de profil) © CACP – Gilles Carcassès

    Je prends une photo de profil pour apprécier la couleur de l’abdomen, car c’est un critère de détermination important chez les mouches.

    Les longs palpes visibles à l’avant de la tête sous les yeux me donnent le genre et l’espèce : il s’agit d’Actina chalybea.

    Que sait-on de sa biologie ?

    Peu de choses, comme d’habitude chez les Stratiomyidae.

    On rencontre l’adulte essentiellement en mai. Les larves vivent probablement dans la litière ou le compost. L’une d’entre elles aura donc échappé à la vigilance de mes poules !

    Source :

    Clé des Stratiomyidae (en hollandais mais très bien illustrée), par Menno Reemer

    Retrouvez d’autres mouches de cette famille dans cet article :

    Deux plumes d’Indien


lundi 27 mai 2019

  • FLORIF : toute la flore d’Île-de-France

    Avec FLORIF découvrez les 1600 espèces de la flore d’Île-de-France. 

    FLORIF est une application (web et mobile) proposée par les experts de l’Agence Régionale de la Biodiversité, du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien, et de l’Agence des Espaces Verts. Elle vous permet de partir à la conquête des 1600 espèces indigènes recensées en Île de France.

    Identifier une plante

    La clé de détermination en ligne permet d’identifier une plante à partir de critères essentiels et ce directement sur le terrain, sans avoir à porter les flores habituelles ou pire, à cueillir la plante pour l’identifier plus tard.

    Mieux connaitre une plante

    Les 1600 plantes recensées font l’objet de fiches détaillées et illustrées.

    Par exemple, pour la cymbalaire des murailles, Cymbalaria muralis

    Comparer des plantes

    On se demande parfois ce qui différencie deux plantes d’une même famille, ou d’un même aspect. Est-ce une affaire de pilosité, de biotope, de période de floraison … ? Le comparateur de FLORIF met en regard 34 critères applicables à deux ou trois plantes à la fois. Un bon moyen de valider une identification, ou juste de satisfaire une curiosité botanique.

    Véronique, oui, mais laquelle ?

    La véronique de Perse et la véronique petit chêne © CACP – Emilie Périé

    Le comparateur de FLORIF met en avant les petits détails permettant de les différencier.

    En cette saison de floraison et de protocoles botaniques, FLORIF peut être un outil bien pratique !

    Retrouvez cet autre article :

    Flora, la base de données de botanique du Bassin parisien


vendredi 24 mai 2019

  • La capselle bourse-à-pasteur

    Capsella bursa-pastoris, la capselle bourse-à-pasteur – Plaine maraîchère à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Petit sac, ou petite boîte ?

    Bourse à pasteur ? Ce sont ses fruits, des silicules, qui ressemblent à des sacs de bergers, paraît-il. Et l’origine du nom capselle est également en rapport avec la forme des fruits : elle vient de capsa, la boîte en latin. La capselle bourse à pasteur est une des plantes annuelles les plus communes dans les jardins de ville, les potagers, les champs, les bords de route. Elle produit de très nombreuses petites graines, jusqu’à 60 000 par pied. Et la plante peut produire deux ou trois générations par an. Mais ces graines ne sont ni ailées, ni crochues.

    Comment font-elles donc pour conquérir le Monde ? (ça, c’est une colle !)

    Graines de capselles © CACP – Gilles Carcassès

    Je vous propose une petite expérience : laissons ces graines quelques jours dans un peu d’eau.

    Graines de capselles humectées © CACP – Gilles Carcassès

    Les graines sont alors enrobées d’un mucilage abondant. On voit sur cette photo qu’elles s’agglutinent en paquets collants. J’ai eu beaucoup de mal à enlever celles que j’ai maladroitement renversées sur la manche de mon pull ! Le secret de la plante est là : les graines tombées au sol et humectées par la pluie se collent sur tout ce qui passe : semelles de chaussures, roues des engins, et sans doute aussi pattes des lapins, des renards et des oiseaux.

    Une carnivore ?

    Mais la capselle aurait un autre secret, souterrain celui-ci. Les composés chimiques dégagés par les graines, auraient un effet attractif sur les nématodes, petits vers du sol, et toxique aussi parce qu’ils meurent en quelques jours de cette fatale attirance. Et il semble bien que les jeunes plantules de capselles profitent bien des produits de la dégradation des nématodes !

    Source :

    La bourse à pasteur et ses super graines, par Zoom Nature

    Retrouvez d’autres plantes des bords de champs :

    La matricaire odorante

    Le souci des champs

    La tanaisie


jeudi 23 mai 2019

  • Compter les oiseaux : pourquoi, comment ?

    Vous l’aurez remarqué, les mois d’avril et de mai ont été riches en portrait d’oiseaux. Le reflet de notre passion ornithologique ? Peut-être… mais pas seulement. La principale raison, c’est la saison. Au printemps, les oiseaux se préparent à la reproduction : les migrateurs reviennent, les mâles chantent pour séduire les femelles et les couples ainsi formés s’attellent à la construction du nid puis à l’élevage des petits. De mars à juin les oiseaux sont donc particulièrement visibles et audibles : la meilleure saison pour les compter ! Et ce weekend, on compte tous ensemble ! 

    Pourquoi ?

    Parce que la récolte des données issues des sciences participatives permet aux instituts scientifiques d’établir des panoramas, des listes d’espèces menacées et ainsi des préconisations de gestion des différents milieux.

    Protéger la biodiversité, cela commence par connaître la biodiversité.

    Le chardonneret élégant, un bel oiseau des jardins © CACP – Emilie Périé

    Comment ?

    C’est très simple : suivez le protocole de l’observatoire Oiseaux des jardins ! Il suffit de consacrer une heure ce weekend (25 et 26 mai) à observer les va-et-vient emplumés dans votre jardin. 

    La mésange charbonnière, fréquente au jardin © CACP – Emilie Périé

    S’entraîner ?

    La reconnaissance à vue des oiseaux peut paraître compliquée, et à l’oreille encore plus. Voici quelques pistes pour vous aider ce weekend (ou pour réviser en avance, pour les plus motivés) : 

    Alors, combien d’espèces reconnaîtrez-vous ce weekend ?

    Quelques raisons de compter les oiseaux : 

    Le dernier comptage de Oiseaux des Jardins

    Tous les oiseaux d’une grande ville, par Zoom Nature

    Notre dernier bilan du STOC

    Etats de santé de la biodiversité en Île-de-France

    Le chant du rouge-gorge, un habitué des jardins

mercredi 22 mai 2019

  • L’hespérie des sanguisorbes

    Spialia sertorius – réserve naturelle de la boucle de Moisson © CACP – Emilie Périé

    Les hespéries sont de petits papillons de jour difficiles à déterminer, sauf cette espèce repérable à la coloration rousse du bout de l’abdomen et au bel alignement des quatre taches blanches submarginales de l’aile antérieure (chez les Pyrgus, la quatrième tache est décalée, voir ci-dessous).

    Spialia sertorius – réserve naturelle de la boucle de Moisson © CACP – Gilles carcassès

    Pyrgus malvae – réserve naturelle de la boucle de Moisson © CACP – Emilie Périé

    L’hespérie des sanguisorbes est une espèce très peu observée en Ile-de-France en dehors de la région de Fontainebleau. Cettia Ile-de-France indique depuis 2012 deux observations dans les Yvelines et une dans le Val d’Oise. Spialia sertorius est classé « vulnérable » dans la liste rouge régionale des papillons de jour. Sa plante hôte préférée est la petite pimprenelle, Poterium sanguisorba (synonyme Sanguisorba minor).

    Inflorescence de Poterium sanguisorba, la petite pimprenelle – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Sources :

    Spialia sertorius, par Bourgogne Nature

    Spialia sertorius, dans l’Atlas des papillons de jour et des zygènes d’Ile-de-France

    Retrouvez nos articles :

    Papillons de prairies : les tendances 2018

    Le déclin des papillons de jour


mardi 21 mai 2019

  • Mais où niche le rouge-queue noir ?

    Rouge-queue noir mâle – Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Voici notre nouveau défi nature pour la construction de l’Atlas de biodiversité de Vauréal : qui a vu le rouge-queue noir ?

    Comment le reconnaître ?

    Visuellement, il est assez facile d’identifier le rouge-queue noir : sa queue est rouge brique. Le mâle (ci-dessus) est gris anthracite avec la tête noire et des marques blanches sur les ailes. La femelle (ci-dessous) est d’un gris brun assez uniforme.

    Rouge-queue noir femelle – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    A l’oreille également, Phoenicurus ochruros, dit le rouge-queue noir, se distingue. Non par l’élégance de son chant mais par son originalité : il intègre au milieu des notes des bruits semblables à des interférences, à du papier froissé ou du verre pilé selon la sensibilité de chacun.

    Le rouge-queue noir, comme les hirondelles, est un migrateur qui revient au printemps nicher dans les bâtiments. Sous les toits, dans les granges, dans les trous des murs … On l’observe souvent perché sur les cheminées, les faîtes des toitures et le sommet des murs. Ouvrez l’œil (et l’oreille !), prenez une photo et indiquez-nous où vous l’avez repéré.

    Pour cela, rien de plus simple : renseignez l’Atlas participatif !

    Pour en savoir plus sur le rouge-queue noir

    Le portrait du rouge-queue noir

    La fiche du rouge-queue noir, par Oiseaux.Net

    Retrouvez le précédent défi nature :

    Fougères des vieux murs

    On a retrouvé le cétérach !

    Le chant du rouge-queue noir © CACP – Emilie Périé

lundi 20 mai 2019

  • On a retrouvé le cétérach !

    Le 20 mars 2019, nous lancions le premier défi nature de l’atlas de biodiversité de Vauréal : identifier et localiser sur le territoire de cette commune les quatre espèces d’Asplenium, les fougères des vieux murs.

    Asplenium ruta-muraria, trichomanes, ceterach et scolopendrium (de gauche à droite et de haut en bas)

    Voici la carte des observations que vous avez postées sur cet atlas participatif :

    Les résultats ont dépassé nos espérances : l’Asplenium ceterach, beaucoup plus rare que les trois autres n’est connu que d’une quinzaine de communes du Val d’Oise, dont Vauréal, mais l’observation datait de 2002. Non seulement vous avez retrouvé la plante que nos avions cherché en vain, mais vous avez même découvert deux stations différentes !

    Ensemble, nous pouvons faire avancer la connaissance de la biodiversité, pour mieux la prendre en compte et la protéger ! C’est le principe de cet atlas participatif, et il a démontré dans cet exercice toute sa pertinence et son efficacité. Alors prêts pour relever d’autres défis nature ?

    La ville de Vauréal organise le 21 mai à 20h une soirée de lancement de l’atlas où vous seront données toutes les explications pratiques pour participer : venez nombreux !


vendredi 17 mai 2019

  • Le merle noir
    Merle noir – au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Il est revenu !

    On le croyait disparu, victime de l’épidémie de virus Usutu. Il a été absent du Verger durant tout l’hiver et voilà que de nouveau le jardin résonne du chant flûté du merle ! Il encourage les collègues qui arrivent de bon matin.

    Le merle noir mâle est facile à reconnaître avec son plumage noir et son bec jaune orangé bien visible. La femelle est beaucoup plus brune.

    Merlette – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Attention : ne pas confondre le merle noir et l’étourneau

    L’étourneau sansonnet possède une queue plus courte et son plumage présente au printemps de beaux reflets métalliques.

    Strunus vulgaris, l’étourneau sansonnet – Cergy © CACP -Gilles Carcassès

    Le merle noir est capable d’occuper pratiquement tous les milieux arborés, depuis les forêts profondes jusqu’aux jardins au cœur des villes, ce qui explique sa grande présence en Ile-de-France. La population des merles a été estimée à 200 000 – 300 000 couples en 2010 et c’est en milieu urbain qu’ils sont le plus présents.

    Comme l’indique son bec, le merle a un régime alimentaire mixte : il se nourrit de vers de terre et de larves d’insectes, mais après l’élevage des jeunes, il est frugivore et se délecte de cerises, de figues ou bien encore de mûres. Au jardin, il consomme volontiers les fruits des pommiers d’ornement, ainsi que les baies des cotonéasters et des pyracanthas.

    Sources :

    Le merle noir, par Oiseaux.net

    Le chant du merle noir, par studio les trois becs

    L’étourneau, par Oiseaux.net

    Retrouvez nos articles : 

    Fruits mûrs à point

    Un autre Turdidae : la grive mauvis

    le chant joyeux du merle

jeudi 16 mai 2019

  • Quelques insectes du Fond de Vaux

    Je connaissais le fond de veau, cette préparation culinaire à la base de tant de savoureuses recettes de la cuisine bourgeoise. Le Fond de Vaux, c’est autre chose, un lieu-dit de Saint-Ouen l’Aumône, près de Vaux, hameau de Méry-sur-Oise. On y trouve de belles friches caillouteuses entretenues par des armées de lapins. Voici quelques-uns des insectes que nous y avons rencontrés :

    Vanessa atalanta – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Le vulcain était bien trop occupé à butiner les fleurs des aubépines pour se méfier du photographe.

    Diaphora mendica – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    De la famille des Erebidae, l’écaille mendiante nous montre sa robe soyeuse et son collier de fourrure. La chenille de ce papillon de nuit très commun se nourrit de diverses plantes basses.

    Adalia decempunctata – Saint-Ouen l’Aumône© CACP – Gilles Carcassès

    Cette coccinelle à dix points est tout près de son repas, de tendres pucerons sans doute du genre Hyadaphis, cachés dans une feuille enroulée de chèvrefeuille des haies.

    Aricia agestis – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Le collier de corail voletait autour des érodiums et des géraniums, plantes hôtes de ses chenilles. Ici, on voit que c’est un mâle car son abdomen allongé dépasse de l’arrière des ailes.

    Retrouvez nos articles :

    Belles écailles

    Le réveil du vulcain


mercredi 15 mai 2019

  • La fauvette à tête noire

    Sylvia atricapilla, la fauvette à tête noire © CACP – Gilles Carcassès

    Un petit oiseau qui a de la voix

    Depuis quelques semaines déjà, les fauvettes à tête noire sont arrivées sur le territoire, et elles le font entendre.

    Ce petit passereau migrateur remonte du Sud où il a passé l’hiver vers le mois de mars pour se reproduire et nidifier en France. Cependant, on peut observer la fauvette à tête noire toute l’année en Île-de-France car de plus en plus de couples décident de passer l’hiver chez nous.

    Mais pour construire un nid, il faut d’abord s’installer. Et la conquête d’un territoire n’est pas une activité de tout repos. Lors du premier atelier STOC des inventaires à l’université de Neuville nous avons assisté à une querelle entre trois mâles. Entre deux courses poursuites, chacun choisit son perchoir pour donner de la voix et affirmer son contrôle du territoire. Le chant de la fauvette à tête noire est énergique, flûté et agréable à l’écoute.

    Une jolie silhouette

    Fauvette à tête noire femelle © CACP – Gilles Carcassès

    Sylvia atricapilla est nommée en français la « fauvette à tête noire » en référence à la couleur de la calotte … du mâle. La femelle, au comportement plus discret, arbore une casquette brune.

    Fauvette à tête noire mâle – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Le bec de la fauvette à tête noire est fin, caractéristique des insectivores. L’automne venu, cet oiseau consomme des baies. Avec les grives, c’est l’une des rares espèces à s’intéresser au baies du gui.

    Sources :

    La fauvette à tête noire, par Oiseaux.net

    Données INPN

    Reconnaître le chant de la fauvette à tête noir, par le Studio des trois becs

    La fauvette à tête noire, par Oiseau libre

    Retrouvez d’autres articles :

    La fauvette grisette

    Le rossignol du Japon

    Fauvette à tête noire mâle © CACP – Emilie Périé

mardi 14 mai 2019

  • Un dragon dans mon jardin !

    Lézard des murailles – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Des dragons ? A Cergy-Pontoise ?

    Et pourquoi pas ? C’est en tout cas le pari que fait la Société Herpétologique de France (SHF) avec son programme de sciences participatives Un dragon dans mon jardin.

    C’est rare un dragon ?

    Les amphibiens et les reptiles sont des animaux fascinants aux allures de petits dragons ! Mais ce sont aussi des espèces fragiles, et il serait dommage qu’elles deviennent aussi rares que leurs homologues fantastiques. Bien qu’en France, toutes ces espèces soient protégées, cela ne suffit pas à assurer leur conservation. C’est pourquoi la SHF en appelle à la participation de tous. Avec le programme Un dragon dans mon jardin, tout volontaire peut signaler la présence d’un amphibien ou d’un reptile dans son jardin ou sur son chemin de promenade. L’amélioration des connaissances sur la répartition de ces animaux permettra à la SHF de proposer des plans d’action et de gestion adaptés à la conservation de chacune des espèces.

    Comment repérer un dragon ?

    Les reptiles et amphibiens vivent dans beaucoup de milieux différents : jardins, forêts, campagnes et même en pleine ville. Toutefois, deux éléments du paysage peuvent augmenter les chances d’en croiser un : les points d’eau pour les amphibiens et les rocailles (murs en pierre, murets, rochers) pour les reptiles.

    Que faire si l’on croise un dragon ?

    Le meilleur réflexe, c’est la photo ! Pour participer au programme, il suffit de photographier l’animal, de poster l’image sur le site internet et de la localiser. Un dragonnier expérimenté se chargera d’en identifier l’espèce.

    Important : les amphibiens et reptiles sont des espèces protégées et fragiles, il est interdit de les prélever ou de les manipuler !

    Des dragons à Cergy-Pontoise ?

    Mais oui ! Nous en avons vu quelques-uns ces dernières années, comme en témoignent ces images. Toutefois, sur les quelques 6500 observations recensées sur le site, aucune n’a été faite sur le territoire de l’agglomération. Alors, à vos appareils photo ! Les lézards, tritons, serpents, grenouilles, crapauds, tortues et autres dragons n’attendent que vous !

    Triton palmé – Parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Quelques dragons à retrouver dans nos articles :

    Le triton alpestre

    Le triton palmé

    Couleuvre ou vipère ?

    La couleuvre à collier

    La ponte de la grenouille rousse

    La tortue de Floride


lundi 13 mai 2019

vendredi 10 mai 2019

  • La lychnide fleur de coucou
    Lychnis flos-cuculi – parc des Arènes à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Lychnis flos-cuculi est assez lent à se développer et ne forme pas de très grosses touffes mais sa floraison est généreuse. Cette plante vivace d’origine européenne se plait dans les sols riches, humides et ensoleillés. Elle peut mesurer jusqu’à 90 cm de haut ce qui fait d’elle une belle plante pour agrémenter le bord d’un bassin.

    Comme chez les silènes, autres représentants de la famille des Caryophyllaceae, Lychnis flos-cuculi a des feuilles opposées. Ses pétales sont roses et profondément découpés.

    La lychnide fleur de coucou a beaucoup d’atouts : une floraison étincelante, un port érigé élégant, une résistance à toute épreuve. L’entretien se limite à la coupe des fleurs fanées afin de prolonger la floraison. Il existe plusieurs variétés horticoles de cette plante : à fleurs simples ou doubles, roses ou blanches.

    On rencontre cette espèce indigène dans les prairies humides, elle est en régression en Ile-de-France en raison du drainage et de la disparition de ses milieux de prédilection.

    C’est une très bonne idée d’avoir installé cette belle plante peu commune dans les noues du parc des Arènes !

    Source :

    Le Lychnis flos-cuculis, par Tela Botanica

    Le Lychnis flos-cuculis, par Sauvage du Poitou

    Retrouvez nos articles :

    Les habitants de la rue de l’écureuil

    Etoile de Noël


jeudi 9 mai 2019

  • La clématite des montagnes

    Clematis montana sur une pergola à Sartrouville © CACP – Gilles Carcassès

    La clématite montana est une incontournable des jardins. Elle pousse vite, fleurit abondamment, et la plante est très durable. Les fleurs à quatre pétales roses ou blancs sont un régal pour les yeux et pour les narines, car elles exhalent un délicat parfum qui rappelle la vanille.

    Clematis montana © CACP – Gilles Carcassès

    Il lui faut un support au soleil pour s’établir convenablement. Dans mon jardin, je la laisse courir dans les Actinidia et ses fleurs roses contrastent joliment avec les grosses feuilles vert jaune de cette liane.

    Il existe des variétés dans les différents de tons de rose, à fleurs plus ou moins grosses ou même doubles.

    Source :

    Tout savoir sur les clématites montana, par clematite.net

    Les clématites des pépinières Travers

    Retrouvez une autre clématite dans cet article :

    Une clématite en hiver


mercredi 8 mai 2019

  • Le carabe et le champignon

    J’étais parti en forêt dans le Domaine du château de la Chasse à Saint-Prix, avec le vague espoir de photographier des champignons : des morilles peut-être ou des mousserons de printemps ?

    Une écorce décollée sur le tronc d’un arbre mort tombé au bord du chemin me tente : je jette un coup d’œil dessous, pour voir. Oh oh, un carabe à reflets d’or y est caché, à demi enfoui dans le bois pourri !

    Carabus auronitens, le carabe à reflets d’or © CACP – Gilles Carcassès

    Il est bien tard en saison pour hiverner encore… Je le sors de sa cachette, mais il fait le mort ! Je le titille un peu et dois me rendre à l’évidence : ce carabe est vraiment mort. Et quelque chose d’étrange dépasse longuement de sa bouche. Serait-ce un champignon ?

    Fructification de Cordyceps entomorrhiza, sortant de la bouche d’un carabe © CACP – Gilles Carcassès

    Cela me rappelle un reportage sur des Cordyceps asiatiques. Ces champignons filiformes qui parasitent des chenilles enfouies dans le sol sont patiemment récoltés dans les alpages par les paysans tibétains, car ils sont réputés en médecine traditionnelle chinoise, notamment pour lutter contre l’impuissance. Ces « champignons-chenilles » atteignent des prix astronomiques, au détail, dans les pharmacies spécialisées de Pékin : plus de 100 € le gramme !

    Existerait-il des Cordyceps susceptibles de parasiter les carabes ? Mes recherches me mettent sur une très bonne piste : une espèce présente en Europe est effectivement spécialisée dans les carabes ! Cordyceps entomorrhiza parasite les larves de carabes et aussi, mais plus rarement, les adultes.

    Ce sera le seul champignon de la sortie, mais pour le coup une vraie rareté, et premier signalement régional de l’espèce sur Cettia !

    Sources :

    Cordyceps, la loi de la jungle, par Jean-Marc Moingeon et Nicolas Van vooren

    Les Cordyceps de Belgique, par Daniel Ghyselinck – Revue du Cercle de Mycologie de Belgique – n°2 (2002)

    La crise du champignon chenille – Courrier international du 24 10 2012

    Retrouvez nos articles :

    Carabes

    Le carabe purpurin


mardi 7 mai 2019

  • La fauvette grisette
    Sylvia communis, la fauvette grisette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    En tant que stagiaire de la cellule Biodiversité, il m’appartient de noter sur les fiches de relevé les oiseaux rencontrés lors des matinées du STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) et de saisir ces observations sur VigiePlume.

    Nous voilà à la décheterie des Linandes, l’un des points d’écoute du carré 950212. Sous les lignes à haute tension, tous les fourrés de ronce sont habités ! Les accenteurs mouchets, furtifs, se faufilent au ras du sol. Les linottes mélodieuses font des va-et-vient dans les cultures voisines. Tout en haut des maigres buissons, les fauvettes grisettes mâles montent la garde en chantant. De loin, on repère leur gorge blanche qui tranche avec le haut de la tête grise.

    La fauvette grisette migre au Sahel. Au printemps, elle revient nicher dans les milieux ouverts avec des arbustes. Elle se nourrit de coléoptères, de chenilles et de punaises ou encore d’araignées. En dehors de la saison de reproduction, elle consomme beaucoup de baies.

    On l’entend souvent chanter du haut d’un buisson ou en vol, ce qui permet de très vite la repérer une fois son chant connu.

    Source :

    La fauvette grisette, par Oiseaux-birds

    Retrouvez nos articles :

    Retenir le chant des oiseaux

    Les oiseaux rares de l’Aren’Ice


lundi 6 mai 2019

  • L’acajou de Chine

    Capsules à Cinq valves © CACP – Gilles Carcassès

    Ce mois-ci, le mystère était, je l’avoue, bien difficile à percer. Evidemment, il y avait un piège : ce n’est pas le fruit de l’ailante, il fallait chercher dans une autre famille, celle des Meliaceae.

    Car ce fruit est celui de l’acajou de Chine (Toona sinensis). Ce bel arbre rustique peut atteindre chez nous 10 mètres de haut et mérite une place de choix au jardin car il se pare de teintes dorées à l’automne. Il paraît que ses jeunes feuilles au goût d’oignon sont utilisées dans la cuisine asiatique !

    Le premier exemplaire introduit en Europe a été planté aux Jardin des plantes de Paris en 1862.

    La variété Flamingo présente un port colonnaire et un feuillage d’une couleur éblouissante au printemps. J’en connais un très beau à l’entrée du parc floral de Paris.

    Toona sinensis ‘Flamingo’ © CACP – Gilles Carcassès

    Toona sinensis, l’acajou de Chine © CACP – Gilles Carcassès

    Le bois teinté de rose de l’acajou de Chine est très apprécié en ébénisterie.


vendredi 3 mai 2019

  • Photo mystère de mai 2019

    Capsule à cinq valves © CACP – Gilles Carcassès

    Ce fruit a été trouvé au pied d’un arbre dans la zone de baignade de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise.

    Mais de quel arbre s’agit-il ?

    Indice : de longues feuilles pennées

    A lundi pour la réponse !


jeudi 2 mai 2019

  • Le label EcoJardin

    Après avoir été invités aux rencontres 2019 du Label EcoJardin en février dernier, nous avons souhaité visiter l’un des trois sites labellisés du Val d’Oise. Le Campus saint-Christophe à Cergy et l’usine de Méry-sur-Oise (Véolia) n’étant pas accessibles au public, nous avons profité d’un beau soleil pour aller à la découverte du jardin du Musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village.

    Jardin du Musée de l’Outil à Wy-dit-Joli-Village © CACP – Gilles Carcassès

    Mais qu’est-ce donc que le label EcoJardin ?

    Le label Ecojardin permet de valoriser un jardin dont la gestion est écologique. Ce label est porté par Plante et Cité, son référentiel est en ligne. Les critères pris en compte pour évaluer la gestion du jardin sont : la planification, le sol, l’eau, la faune et la flore, le mobilier, les formations et la sensibilisation du public.

    En tant que visiteurs nous avons pu en apprécier trois :

    La faune et la flore sauvage du jardin

    Au fil de nos déambulations dans le jardin, nous avons croisé de très nombreuses espèces. Les fleurs sauvages trouvent naturellement leur place parmi les plantes ornementales, les insectes butinent, les lézards s’installent dans les vieux mûrs en pierre, les oiseaux, des buissons au faîte du toit, font entendre leur présence. Et ils étaient nombreux les oiseaux chanteurs !

    Linotte mélodieuse – Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

    La mélodie de cette linotte se mêlait aux vocalises des rouges-queues noirs, des hirondelles rustiques, des chardonnerets élégants, des verdiers d’Europe, des moineaux, des mésanges… Tout ce petit monde avait l’air de bien se plaire au jardin.

    Parmi les insectes croisés, nous avons eu la chance d’observer cet intriguant papillon :

    Robert-le-Diable – Jardin du Musée de l’Outil © CACP – Gilles Carcassès

    Le voyez-vous le profil menaçant de Robert-le-Diable dans l’ombre du papillon ?

    Le mobilier du jardin

    Banc-louve – Jardin du musée de l’outil © CACP – Gilles Carcassès

    Au jardin du Musée de l’Outil, le mobilier, en matériaux recyclés est intégré au paysage, tout en restant dans le thème ! Cette louve ronge-t-elle un os, ou une clé de 12 ?

    La sensibilisation des visiteurs

    La gesse de printemps et son étiquette – Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

    Dans le jardin, tout le monde a ses papiers ! Le visiteur est renseigné sur l’identité de tous les végétaux plantés dans les parterres.

    Un label bien mérité !

    Entrée du Musée de l’Outil © CACP – Gilles Carcassès

    Nous recommandons vivement la visite de ce jardin exemplaire et très agréable.

    Jardin du Musée de l’Outil, Wy-dit-Joli-Village © CACP – Emilie Périé

    De nouveaux sites labellisés sur le territoire de l’agglomération ?

    En dehors du Campus de Saint-Christophe, aucun site n’est labellisé à Cergy-Pontoise. En tant que chargés de mission biodiversité, nous sommes aussi là pour accompagner des gestionnaires d’espaces, qu’ils soient publics ou privés, dans la démarche de labellisation.

    Des motivés ? N’hésitez pas à nous contacter : biodiversite@cergypontoise.fr

    Source :

    La fiche détaillée du jardin du Musée de l’outil, sur le site Label Ecojardin


mardi 30 avril 2019

  • Le mahonia à feuilles de houx

    Berberis aquifolium © CACP – Gilles Carcassès

    Je l’ai toujours nommé Mahonia, mais je vois que les botanistes ont décidé d’en faire maintenant un Berberis. De son nom commun le mahonia à feuilles de houx, cet arbuste persistant égaie de son abondante floraison les massifs d’arbustes dès le début du printemps. Ses fleurs parfumées, riches en pollen et en nectar, sont très appréciées des abeilles.

    Cette plante originaire d’Amérique du Nord qui ne craint ni le froid ni le calcaire a été introduite en Europe en 1823. Elle s’est depuis naturalisée un peu partout, surtout dans des situations de demi-ombre. En Ile-de-France, on la rencontre souvent, comme le perce-neige, l’arum d’Italie ou l’iris gigot, sur l’emplacement d’anciens jardins. Le mahonia à feuilles de houx a tendance à se ressemer facilement au point de devenir parfois un peu envahissant.

    Mahonia à feuilles de houx – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Il en est arrivé un pied dans mon jardin de Poissy, soit par la crotte d’un oiseau qui aurait mangé des baies de mahonia, soit par le compost de déchets verts aimablement mis à la disposition de ses habitants par la ville de Poissy. Peut-être fleurira-t-il l’an prochain ?

    Sources :

    Mahonia, par Tela Botanica

    Mahonia aquifolium, par Jardin ! l’Encyclopédie

    Retrouvez notre article :

    Les plantes attractives pour les abeilles et les insectes pollinisateurs


lundi 29 avril 2019

  • Une huppe dans le Val d’Oise !

    Upupa epops, la huppe fasciée – Chaumontel © Thierry Ravoisier

    Ce bel oiseau a été observé dans un jardin privé à Chaumontel (Val d’Oise). Il doit son appellation sans doute à son chant sonore et répété « houp houp houp », et l’oiseau à son tour aura donné son nom à cet extravagant ornement de tête : la huppe.

    Atlas de nidification pour la huppe fasciée (2010 à 2019) – Faune Ile-de-France

    L’atlas publié dans le site Faune Ile-de-France montre que la huppe fasciée est une nicheuse très rare, cantonnée pour l’essentiel à la marge sud de la région. Les incursions de cette espèce dans le nord de l’Ile-de-France restent très occasionnelles.

    L’oiseau niche dans une cavité : un trou dans un vieux mur, un ancien nid de pic vert ou le tronc creux d’une trogne.

    Son long bec recourbé lui permet de fouiller le sol meuble à la recherche de larves de hannetons ou de tipules, de grillons, de courtilières, de vers de terre… Elle capture aussi des insectes au sol, notamment des chenilles processionnaires du pin.

    La huppe fasciée est migratrice et passe ses quartiers d’hiver entre le sud du Sahara et l’équateur.

    Curieusement le réchauffement climatique ne semble pas permettre à cet oiseau méridional de conquérir nos campagnes du Val d’Oise. Résumons : il lui faut de la chaleur certes, mais aussi des vieux murs ou des arbres creux, des sols meubles, des pâtures, un paysage de bocage, avec beaucoup de gros insectes. Cherchez l’erreur…


vendredi 26 avril 2019

  • Le bruant zizi

    Nous étions partis en reconnaissance à la frontière de Jouy-le-Moutier et Vauréal quand j’ai à nouveau repéré le tarier pâtre perché sur un grillage. Seulement cette fois-ci, il y avait deux oiseaux. Peut-être l’occasion de faire une jolie photo d’un couple sur son territoire ?

    Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur l’image que la compagne du tarier n’était autre que la femelle d’un bruant zizi ! Mais, pas d’inquiétude, la fidélité des tariers n’est pas une légende. Mme tarier veillait au grain à quelques mètres de là.

    Tarier pâtre mâle (à gauche) et bruant zizi femelle (à droite) – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé
    Notre informateur avait donc vu juste. Le bruant zizi habite bien dans la lisière agricole entre Vauréal et Jouy-le-Moutier.

    Mais pas seulement !

    En continuant notre chemin plus au sud de Jouy-le-Moutier, près de la limite de Maurecourt, mon objectif a été attiré par les couleurs chatoyantes d’un bruant zizi mâle.

    Bruant zizi mâle – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Un deuxième couple a donc élu résidence sur la commune. C’est une bonne nouvelle car le bruant zizi, alias Emberiza cirlus, est un oiseau assez rare en Île-de-France. Il est typique des milieux agricoles plantés d’arbres et de grandes haies, qui ont tendance à disparaître. Ce passereau est sédentaire dans la région mais s’observe plus fréquemment en avril et mai, pendant la période de reproduction. Il établit généralement son nid dans le bas d’un buisson.

    Son bec relativement massif renseigne sur son régime alimentaire principal : des graines de céréales et de graminées sauvages.

    Les champs céréaliers bordés de chemins plantés d’arbres et d’arbustes lui sont donc favorables. Comble de la coïncidence, l’objet de notre visite était justement d’étudier les possibilités de renforcer ou de rétablir des haies sur les secteurs concernés par la trame verte et bleue de notre SCOT.

    Peut-être qu’à la saison prochaine nous aurons la chance d’observer des bruants plus nombreux, et surtout de les entendre. Il parait que le nom du bruant zizi lui vient de son chant : une trille monotone et métallique, « zizizizizi ».

    Sources

    La fiche du bruant zizi, par Oiseaux.Net

    Données INPN 


jeudi 25 avril 2019

  • La galle en bourse de l’orme

    Des figues sèches, sur un orme ?

    Galle en bourse de l’orme © CACP – Gilles Carcassès

    Les rameaux de cet orme liégeux sont garnis de poches brunes de belle taille.

    Galle due à Eriosoma lanuginosum © CACP – Gilles Carcassès

    Je décroche une de ces choses boursouflées.  Elle est creuse et très légère. Il s’agit d’une galle due à des pucerons de l’espèce Eriosoma lanuginosum. Ceux-ci ont vécu en colonie à l’intérieur de ces excroissances qui se sont développées au printemps dernier sur les feuilles. Ils les ont déserté à la fin de l’été pour aller s’installer sur les racines de leurs hôtes secondaires que sont les aubépines, les cognassiers et les poiriers. Les galles desséchées restent fixées sur l’arbre jusqu’au début du printemps suivant.

    Cette espèce, répertoriée comme un ravageur peu préoccupant du poirier, est assez rare en Ile-de-France.

    Retrouvez dans ces articles d’autres ravageurs de l’orme :

    La galéruque de l’orme

    La tenthrède zigzag de l’orme

    Et une autre galle due à des pucerons :

    L’étrange caverne des pucerons soldats


mercredi 24 avril 2019

  • Le verdier d’Europe

    Chloris chloris, le verdier d’Europe – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le verdier est un oiseau jaune, olivâtre et gris, de la taille d’un moineau. Le trait jaune bien visible sur le bord de l’aile est un critère facile pour le reconnaître.

    Verdier vu de dos – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Son croupion, c’est-à-dire le bas du dos, visible ci-dessus entre les ailes, est franchement jaune (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Et sa queue est nettement échancrée.

    Verdier gourmand après sa visite à la mangeoire © CACP – Gilles Carcassès

    Ce verdier s’est gavé de graines de tournesol !

    Cette espèce est sensible à plusieurs maladies qui peuvent se transmettre entre oiseaux par la salive. Aussi, il faut veiller à nettoyer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs, lieux de contaminations potentielles, surtout s’ils sont très fréquentés.

    Il ne faut pas confondre le verdier avec le serin cini dont le dos est jaune aussi, mais le serin n’a pas la barre jaune sur l’aile et on notera que son bec est plus court :

    Serin cini – Andrésy © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres articles sur les oiseaux des jardins :

    Les princes de la friche

    Qu’est-il arrivé à nos merles ?

    Hold-up à la mangeoire

    Reconnaître les oiseaux du jardin

    Sources :

    Le verdier d’Europe, par Oiseaux des jardins

    Mortalité au pied de ma mangeoire, comment réagir ? par la LPO

    Verdier d’Europe, par Oiseaux.net


mardi 23 avril 2019

  • Belle buse blanche

    Buse – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Ce n’est pas pour rien qu’on la dit variable. Cette buse est vraiment très blanche. Depuis plusieurs années, je vois une buse, ou parfois deux, dans le secteur du bois de Neuville quand j’arrive le matin pour prendre mon travail. Celle-ci, pour une fois, m’a fait la grâce de ne pas décoller quand j’ai ouvert la vitre de ma voiture pour la photographier.

    Ce rapace diurne consomme beaucoup de petits rongeurs dans les prés et les champs et est très utile pour en limiter les pullulations. Il niche dans les arbres, souvent en hauteur. Il faudrait à l’espèce plus de bosquets et de haies avec de grands arbres pour mieux s’établir dans notre territoire.

    Source :

    Buse variable, par Oiseaux.net

    Retrouvez dans cet article un autre rapace vu au bois de Neuville :

    Un rapace aux aguets


vendredi 19 avril 2019

  • Etat de santé de la biodiversité en Île-de-France

    Lever le voile sur une notion abstraite

    La presse mentionne souvent le « déclin de la biodiversité ». Mais à quoi cela fait-il référence ? Que signifie le fait de « perdre de la biodiversité » ? Voici quelques outils pour bien comprendre les chiffres de la biodiversité.

    Le moineau domestique a perdu 73 % de ses effectifs en Île-de-France sur la période 2003-2016 (source : ARB-idf) © Marion Poiret

    La perte de biodiversité rassemble les trois phénomènes suivants :

    • l’extinction d’espèces, totalement ou localement,
    • le régression des effectifs au sein d’une espèce, ou l’homogénéisation de son patrimoine génétique,
    • la réduction des milieux par artificialisation, destruction, désertification ou pollution.

    Quels indicateurs ?

    Il paraît donc difficile de considérer un chiffre unique qui décrive l’ensemble de ces trois éléments. En revanche, des études présentent des faits concernant des espèces ou des groupes d’espèces bien précis. Nous en avons déjà présenté quelques-unes dans ce blog, concernant les oiseaux et les papillons notamment.

    Le flambé, un papillon protégé et quasiment menacé en Ile-de-France © CACP – Marion Poiret

    Pour la Région Île-de-France, l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France (ARB-idf) propose des synthèses claires, complètes et régulièrement mises à jour sur les différents milieux et espèces du territoire.

    Elles permettent d’appréhender certaines tendances concernant la nature en ville :

    Les populations de papillons et d’oiseaux dans les villes ont fortement diminué ces dernières années. On parle ici de perte de biodiversité à cause de la régression des effectifs.

    Evolution des effectifs de papillons et d’oiseaux dans les parcs urbains entre 2006 et 2014 © ARB-idf

    En revanche, la flore urbaine a, elle, une croissance importante. Ces dernières années le nombre d’espèces de plantes des trottoirs a grimpé de plus de 90%.

    Evolution du nombre d’espèces de plantes en ville entre 2009 et 2015 © ARB-idf

    On suppose que cela est dû, au moins en partie, à l’arrêt de l’utilisation des désherbants dans de nombreuses communes d’Île-de-France (dont celles de Cergy-Pontoise !).

    La perte de biodiversité est donc une notion toute relative et il convient de ne pas faire d’amalgames hasardeux. L’ARB-idf présente ses résultats sous différentes approches pour démêler tous les chiffres de la biodiversité :

    Que faire ?

    On l’a vu pour les plantes urbaines, des actions concrètes de gestion permettent de protéger la nature, en ville et ailleurs. Mais la première des choses à développer est, selon nous, la connaissance. Partagée, elle permet une prise de conscience collective. C’est aussi une étape indispensable à toute analyse dans les processus de décision en matière d’aménagement et de gestion.

    La sagine rampante, petite plante des trottoirs méconnue © CAPC – Emilie Périé

    En tant que chargés de mission biodiversité, notre rôle est de connaître et faire connaître la biodiversité du territoire. Nous participons aux différents protocoles ayant permis à l’ARB-idf de réaliser ces rapports, mais il est difficile, scientifiquement parlant, de produire le même genre de résultats à l’échelle de l’agglomération. Le nombre de données est trop faible et les biais trop grands pour fournir des chiffres réellement pertinents.

    En revanche, une méthode envisageable pour développer la connaissance du territoire est la mise en place d’un Atlas participatif de biodiversité. La Ville de Vauréal a démarré le sien récemment. Peut-être est-ce la première pierre à l’édifice d’un Atlas communautaire de Cergy-Pontoise ?

    Seriez-vous prêts à participer avec nous ?

    Pour en savoir plus

    Qu’est-ce qu’un atlas communal de la biodiversité ? par le Ministère de la Transition écologique et solidaire

    Les chiffres clés de la biodiversité à l’échelle nationale, par l’Agence Française pour la Biodiversité

    Les listes rouges régionales, par l’Agence Régionale de la Biodiversité Île-de-France

    Retrouvez dans nos pages les espèces présentées dans cet article  :

    Le flambé

    La sagine rampante

    Voir aussi :

    La nature, source de solutions, à Cergy-Pontoise


jeudi 18 avril 2019

  • Le lamier blanc
    Lamium album, le lamier blanc – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le lamier blanc est une plante vivace très commune dans les friches, les lisières, les bords des champs, les décombres. Il forme souvent de larges taches car il se multiplie aisément par stolons. J’en ai planté dans mon jardin, parce que je trouve la plante jolie, et dans l’espoir d’attirer le vert-doré, un beau papillon de nuit dont il est la plante hôte.

    Le vert-doré n’est pas venu, mais mes poules ont adoré picorer ses graines !

    Retrouvez dans ces articles d’autres lamiers :

    Le lamier pourpre

    Le lamier jaune

    Le lamier amplexicaule

    Source :

    Flore des friches urbaines, d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton


mercredi 17 avril 2019

  • Le tarier pâtre

    Nous étions partis à la recherche du bruant zizi réputé habiter les friches en lisière agricole de Vauréal. Ce jour-là point de zizi, mais un autre passereau a accepté de poser pour nous.

    Tarier pâtre mâle – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le nom officiel du tarier pâtre, Saxicola rubicola, évoque la couleur rouge de son plastron. Le mâle, comme chez de nombreuses autres espèces, arbore des couleurs plus vives et un plumage plus contrasté que la femelle.

    Un oiseau des milieux ouverts

    Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le tarier pâtre est nicheur assez commun en Île-de-France. On le rencontre le plus fréquemment sur la période de mars à juin, même si quelques couples restent passer l’hiver chez nous.

    Il habite les milieux ouverts, les landes, les friches, les clairières, quelques fois les parcs, où il peut trouver ces trois éléments réunis : une végétation basse et dense pour établir son nid, des perchoirs de chasse et des avant-postes plus élevés pour surveiller son territoire. Avis aux explorateurs de « terrains vagues » et autres friches enherbées, prenez garde à ne pas écraser un nid de tarier caché dans la végétation !

    Le couple que nous avons vu à Vauréal a trouvé son bonheur sur un ancien terrain de foot où la nature a repris ses droits.

    Un oiseau acrobate

    Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Comme l’indique son bec fin, le tarier pâtre a un régime alimentaire essentiellement insectivore. Il chasse toutes sortes d’insectes en plein vol et consomme aussi des larves de coléoptères et des chenilles. Généralement perché au sommet d’un buisson ou d’une clôture, il repère ses proies et les attrape au vol. Cet oiseau nous a offert une belle démonstration d’acrobaties aériennes.

    Un oiseau fidèle

    Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Le tarier pâtre a la réputation d’être un oiseau très fidèle. Les deux membres du couple ne se séparent jamais à plus de quelques dizaines de mètres. La compagne de ce mâle était en effet présente dans le même secteur. Nous l’avons furtivement aperçue sans pouvoir la capturer (en image !). Peut-être une prochaine fois, car il parait que la fidélité des tariers vaut aussi pour leur site de nidification.

    Sources

    Fiche Tarier pâtre, par Oiseaux.net

    Données INPN

    Les oiseaux dÎle-de-France, Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre


mardi 16 avril 2019

  • Retour sur la transhumance de Cergy-Pontoise 2019
    La transhumance 2019 © CACP – Gilles Carcassès

    Une fois de plus la Ferme d’Ecancourt a bien fait les choses : une organisation sans faille, des brebis vaillantes et disciplinées, des ânes câlins, des bénévoles actifs, des participants ravis et le soleil au rendez-vous !

    La haie d’honneur dans la cour de la ferme

    Samedi 13 avril 2019 à 13h30, les participants rassemblés pour la transhumance accueillent les moutons.

    Les brebis font les vedettes

    Abbeêy road à Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Samedi après-midi, les brebis rejoignent Maurecourt en traversant plusieurs quartiers de Jouy-le-Moutier.

    Des bénévoles mobilisés

    Les bénévoles en plein effort © CACP – Gilles Carcassès

    Grâce aux joëlettes prêtées pour l’occasion, des personnes à mobilité réduite participent pleinement à l’événement.

    Des bergers très professionnels

    Dimanche matin à Maurecourt : l’appel pour le départ ! © CACP – Gilles Carcassès

    « Eglantine ? Ernestine ? Savonnette ? » « Présentes ! »

    Sous haute protection policière

    Serrez les rangs : zone de danger ! © CACP – Gilles Carcassès

    La police municipale de Maurecourt accompagne l’avancée du cortège en bloquant la circulation.

    Des chiens vifs

    Aux Rougeux, à Jouy-le-Moutier

    Harley, Ollie, Lapsus et Lucky, les border collies dirigés par les bergers montrent toute leur efficacité dans la conduite du troupeau.

    Une pause bien méritée

    Pause déjeuner au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La transhumance est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un pique-nique convivial et de profiter des animations organisées par la Maison de la nature de Vauréal.

    En forêt, loup y es-tu ?

    Point d’arrêt dans la forêt © CACP – Gilles Carcassès

    Il faut de temps à autre stopper la tête du cortège pour permettre aux retardataires de rejoindre le groupe.

    Au jardin des Ombrages

    Potentilla anserina, la potentille des oies © CACP – Gilles Carcassès

    La potentille des oies connait aussi le secret des poils laineux pour résister au froid.

    Pour l’entretien du sous-bois : à vos marques, prêtes, partez ! © CACP – Gilles Carcassès

    Cinq brebis restent au jardin des Ombrages pour entretenir la prairie et le sous-bois.

    Quand on arrive en ville

    Avenue du Hazay  © CACP – Gilles Carcassès

    Passage triomphal des solognotes à Cergy-le-Haut

    Le goûter final

    Les fameuses tartines au miel de Courdimanche ! © CACP – Gilles Carcassès

    La Ville de Courdimanche offre une bien sympathique collation à tous les participants.

    Retrouvez notre reportage photos dans 13 comme une.

    Rendez-vous l’année prochaine pour la transhumance 2020 !

    Retrouvez les éditions précédentes de la transhumance de Cergy-Pontoise en images :

    Edition 2018

    Edition 2017

    Edition 2016

    L’arrivée des moutons dans la cour de la ferme © CACP – Emilie Périé
    Un chien de berger très efficace © CACP – Gilles Carcassès

lundi 15 avril 2019

  • L’aigrette garzette
    Aigrettte garzette – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Sous la passerelle rouge de l’Axe majeur à Cergy, se trouve un bassin qui communique avec l’Oise. C’est sur le quai de ce bassin que j’ai observé cet oiseau très inhabituel pour Cergy-Pontoise : une aigrette garzette !

    L’aigrette chasse dans les eaux peu profondes, elle se nourrit de petits poissons et d’insectes aquatiques, de crustacés, de mollusques, de grenouilles. Cet oiseau est grégaire, il établit ses colonies dans des arbres près des marais.

    Cet individu, toutes plumes ébouriffées, arborait son plumage nuptial. Les longues aigrettes que l’on distingue à l’arrière de sa tête ont valu bien des misères à cette espèce lorsque la mode chez les élégantes était de porter des chapeaux à plumes.

    Aigrettte garzette © CACP – Gilles Carcassès

    L’oiseau s’est envolé en direction du parc du Clos Levallois, au bord de l’Oise, sur la commune de Vauréal. C’est un très bon choix car ce parc est vaste, riche en biodiversité et c’est un endroit calme.

    J’aimerais bien que cette aigrette s’installe chez nous, c’est un si bel oiseau ! Un jour peut-être ? Actuellement, quelques rares couples de cette espèce seulement se reproduisent en Ile-de-France, au fin fond de la Seine-et-Marne.

    Source :

    L’aigrette garzette, par Doris

    Retrouvez l’autre aigrette dans cet article :

    La grande aigrette


samedi 13 avril 2019

  • Concours de l’arbre valdoisien de l’année

    Dans le cadre des Journées de l’arbre, le Conseil départemental du Val d’Oise lance le Concours de l’arbre valdoisien de l’année !

    Que vous soyez un particulier ou une institution, vous pouvez proposer un de vos arbres, pour la sélection 2019. Elle sera soumise aux votes des internautes et des organisateurs de la manifestation, pour respectivement le Prix du public et celui des organisateurs.

    Aussi, vous avez jusqu’au 30 avril 2019 pour  faire une proposition par courriel à mathilde.maisano@valdoise.fr, avec les éléments suivants:

    • nom de l’arbre, espèce
    • âge, taille (si possible)
    • histoire, anecdote sur cet arbre
    • emplacement (adresse)
    • photo récente de l’arbre

    Retrouvez le règlement de ce concours.


vendredi 12 avril 2019

  • La mésange à longue queue
    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Une allure unique

    Aegithalos caudatus dite « la mésange à longue queue » est identifiable grâce à sa forme caractéristique : une petite boule dotée d’une très longue queue. Il est ainsi impossible de la confondre avec l’une des six autres espèces de mésanges présentes en Île-de-France. La tête présente deux variations selon les individus : deux larges sourcils noirs, c’est le cas le plus fréquent en Île-de-France ; blanc pur, plus rare. C’est un couple d’individus à sourcils noirs que nous avons croisé à proximité du bassin Blanche de Castille à Saint-Ouen l’Aumône.

    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Une bâtisseuse

    Lorsque nous l’avons observé, ce couple était en train de bâtir son nid au bord du Ru de Liesse.

    Zone de nidification de la mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Bien à l’abri dans un amas de lierre sur une vieille souche, le nid était invisible à nos yeux d’éventuels prédateurs. Mais nous avons pu assister à la construction par les deux individus du couple amenant petit à petit des matériaux pour sa confection. La mésange sur l’image ci-dessous a d’ailleurs un morceau de lichen dans le bec !

    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    En Île-de-France, la mésange à longue queue est une nicheuse très commune. A la différence des autres espèces de mésanges qui nichent le plus souvent dans les cavités, la mésange à longue queue est une vraie bâtisseuse. Elle commence la confection du nid, dans un arbre ou un buisson, dès la fin du mois de février, et s’installe dans tous les milieux boisés, urbains ou ruraux.

    C’est pourquoi la Ligue de Protection des Oiseaux conseille d’opérer la taille et l’entretien des arbres et des haies exclusivement à l’automne, hors de la période de nidification, pour ne pas risquer de déranger les oiseaux. D’ailleurs, comme la plupart des passereaux, la mésange à longue queue est une espèce protégée : toute perturbation de l’animal ou de son milieu de vie est proscrite par la loi.

    Une acrobate

    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    De la même manière que les mésanges bleues ou charbonnières, la mésange à longue est capable de se percher dans des positions acrobatiques, la tête en bas, les pattes en l’air. Elle peut, comme cela, cueillir n’importe quel matériau pour construire son nid et attraper les petits insectes qui constituent la part principale de son régime alimentaire. En effet, son petit bec ne lui permet pas de décortiquer beaucoup de graines. Elle capture les insectes dans les fentes des écorces ou directement sur les feuilles (comme les pucerons par exemple).

    Sources

    Fiche Mésange à longue queue, par Oiseaux.net

    Les oiseaux d’Île-de-France, par Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre

    Retrouvez d’autres histoires de mésanges

    Festin de samares

    L’énigme du sphinx

    Acrobate !

jeudi 11 avril 2019

mercredi 10 avril 2019

  • Brebis débroussailleuses
    Pâturage dans une station de renouée du Japon – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    On savait les brebis solognotes capables de contenir l’expansion de la renouée du Japon. Ces animaux sont aussi très efficaces pour débroussailler.

    Les brebis de la Ferme d’Ecancourt broutent les cornouillers sanguins © Ville de Vauréal – Christophe Etchmendy

    Les brebis solognotes sont friandes de toutes sortes de ligneux : cornouillers, ronces, lierre. C’est pourquoi elles peuvent être employées pour entretenir un sous-bois.

    Séance d’animation lors de la transhumance 2018, au Jardin des Ombrages – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Voici le site qui a été choisi comme espace de pâturage à Vauréal pour cette année. Il comprend une prairie et un bois attenant. Les équipes de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et de la Ville de Vauréal ont réuni leurs forces pour aménager l’endroit et préparer l’arrivée des ovins qui seront déposés lors de la transhumance 2019 organisée par la Ferme d’Ecancourt.


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