Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



lundi 23 avril 2018

  • Pervenches en variétés

    Les pervenches sont appréciées au jardin comme couvre-sol pour garnir des zones semi-ombragées. Leur emploi constitue une bien meilleure solution que de s’obstiner à faire pousser une pelouse qui restera maigrichonne sous le couvert des arbres.

    Vinca minor dans les bois d’Aigremont © CACP – Gilles Carcassès

    Vinca minor, la petite pervenche, est l’espèce indigène du genre en Ile-de-France. Quand on la trouve près des maisons, elle peut être une échappée des jardins, car la plante se naturalise facilement. C’est la plus basse des Vinca, elle convient à merveille pour de beaux tapis réguliers qui fleurissent généreusement si la situation n’est pas trop sombre.

    Il existe de nombreuses variétés de petite pervenche. Le site Floriscope en répertorie 58, en vente dans des pépinières françaises.

    Petite pervenche blanche © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai vu de beaux tapis de petite pervenche à fleurs blanches dans le parc du château de Marcouville à Pontoise. Celle illustrée ci-dessus se mêle au lierre dans mon jardin et refleurit vaillamment chaque année.

    Vinca minor ‘Atropurpurea’ © CACP – Gilles Carcassès

    La variété ‘Atropurpurea’ séduit par le ton délicat de ses fleurs. Je la vois progresser d’année en année dans mon jardin, tout doucement mais sûrement.

    Vinca major © CACP – Gilles Carcassès

    Vinca major, la grande pervenche, est plus vigoureuse que la petite pervenche et son feuillage est nettement moins fin.

    Vinca acutiloba © CACP – Gilles Carcassès

    Pour des situations de jardin sauvage, et avec un peu de place, on peut choisir Vinca acutiloba capable de « tapisser » (en faisant des vagues) sur 50 centimètres d’épaisseur !

    Les pervenches s’étalent par leurs tiges traçantes au niveau du sol.

    De la famille des Apocynacées, comme les Asclepias, le laurier-rose, les Gomphorcarpus et les Cynanchum, ce sont des plantes toxiques.


vendredi 20 avril 2018

  • Le bon usage du biocontrôle

    Après la fiche sur la pyrale du buis, le site Jardiner Autrement s’est enrichi de nouvelles fiches sur les outils de biocontrôle. Voici celle qui concerne la lutte contre le carpocapse, ce papillon dont la chenille fait des trous dans les pommes !

    Dégât de carpocapse sur pomme © CACP – Gilles Carcassès

    Pour lutter contre les carpocapses, vous pouvez notamment installer des nichoirs à mésanges, à chauves-souris et des abris pour les forficules.

    Sur la page du site Jardiner Autrement dédiée aux fiches techniques, la catégorie « Biocontrôle » va progressivement s’enrichir de nouvelles fiches détaillées et très pratiques, fruit d’une collaboration efficace entre la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie (FNMJ) et l’Académie du Biocontrôle. Une visite s’impose !


jeudi 19 avril 2018

mercredi 18 avril 2018

  • Les deux muscaris

    La floraison des muscaris à grappes marque l’arrivée du printemps. Les fleurs de cette plante bulbeuse qui exhalent un léger parfum de prunes montrent un remarquable dégradé de bleu.

    Muscari neglectum – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    En Ile-de-France, on peut rencontrer une autre espèce de muscari, plus tardive et plus haute, c’est le muscari à toupet.

    Muscari comosum – vu à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Le muscari à toupet (Muscari comosum) est consommé dans les Pouilles : ses bulbes sont vendus sur les marchés sous le nom de lampascioni. On les fait bouillir à l’eau vinaigrée avant de les conserver dans de l’huile d’olive aromatisée au piment, au poivre et au laurier.

    Muscari comosum et Muscari neglectum ont tous deux une origine méditerranéenne. Compte tenu de leur présence très ancienne en Ile-de-France, ces deux plantes sont toutefois considérées comme indigènes dans notre région. Autrefois les muscaris étaient des adventices des vignes, comme le souci des champs. Ils affectionnent toujours les lieux chauds et secs. On les trouve aujourd’hui dans les sols maigres sur les talus, au bord des champs, dans les jachères, parfois aux emplacements des anciennes vignes.

    Muscari neglectum sur un talus au bord d’une rue de Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Les muscaris se reproduisent surtout végétativement par la multiplication des bulbes. Leurs graines d’ailleurs germent très mal. Ces plantes entrent en dormance en été, ce qui les rend particulièrement résistantes à la sécheresse. Pour cette raison, elles sont d’un bon emploi en toiture végétalisée ou en plantation de pied d’arbres.

    Sources :

    Muscari neglectum, par Ephytia (INRA)

    Muscari à toupet : mi-punk, mi-oignon, par Sauvages du Poitou


mardi 17 avril 2018

  • Participez au concours Jardiner Autrement 2018 !

    Le concours “Jardiner autrement, réduisons l’usage des pesticides au jardin” récompense depuis 2011 les jardiniers engagés dans des démarches de jardinage respectueuses des équilibres biologiques au jardin. Il est ouvert à toutes les personnes résidant en France métropolitaine qui souhaitent partager leur passion du jardinage, que ce soit en pleine terre ou en pot et indépendamment de la surface cultivée.

    Jardiner Autrement, porté par la Société Nationale d’Horticulture de France, constitue l’action phare du plan Ecophyto 2 dédiée aux jardiniers amateurs.

    Vous avez jusqu’au 27 mai 2018 pour vous inscrire au concours et tenter de gagner un très sympathique week-end de récompense pour deux personnes, sur le thème du végétal et du jardinage respectueux de la nature.

    Critères, règlement, inscription vous sont présentés dans cette page

    Les lauréats (millésime 2015) et membres du jury du concours Jardiner Autrement en voyage en Alsace © SNHF

lundi 16 avril 2018

  • Le lamier pourpre
    Lamium purpureum, le lamier pourpre – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ces jours-ci, le lamier pourpre illumine les bords des chemins ! On aura reconnu les caractéristiques indicatrices d’une Lamiaceae : la tige carrée, les feuilles opposées décussées (décalées de 90° à chaque entre-nœud), la fleur à deux lèvres, comme une gueule grande ouverte qui paraît-il évoque Lamia, une ogresse de la mythologie grecque. Cette espèce est facile à reconnaître avec ses jeunes feuilles franchement pourprées.

    Les jardiniers connaissent bien le lamier pourpre, car c’est une adventice fréquente des potagers. On peut utilement lui épargner la binette en hiver en la laissant jouer son rôle de couvre-sol qui protège de l’érosion et évite la battance de la terre par les pluies. Au moment de la préparation des planches pour les semis de printemps, elle sera très facile à éliminer.

    Autre bienfait : elle fleurit toute l’année, offrant en continu des ressources alimentaires aux insectes auxiliaires.

    La dispersion de ses graines est aidée par les fourmis, qui sont attirées par une excroissance charnue à la base des akènes. Celle-ci constitue une source précieuse de lipides pour leurs larves. Aussi elles les collectent et les transportent dans leur fourmilière pour l’élevage du couvain.

    Sources :

    Lamier pourpre, le cœur sur la feuille, par Sauvages du Poitou

    Lamium purpureum, par Ephytia (INRA)


vendredi 13 avril 2018

  • Perce-pierre
    Saxifraga tridactylites – au Verger, à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Toute petite chose !

    Cette plante annuelle qui pousse dans la fissure d’une dalle ne mesure que quelques centimètres de haut. Elle est très commune, mais discrète et on passe facilement à côté d’elle tous les jours sans la voir. Spécialiste des falaises rocheuses et des pelouses sableuses très maigres, elle fréquente aussi les trottoirs des villes. Saxifraga tridactylites est appelée aussi perce-pierre en raison de sa capacité à se développer dans la moindre fissure. Ses feuilles de la base prennent souvent de belles teintes rouges.

    Le saxifrage à trois doigts – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La plante est couverte de poils glanduleux et des graines volantes du secteur sont venues se coller à elle. Cet été, elle sera morte. En se décomposant, elle fournira un peu d’humus où germera peut-être une de ces graines captives…

    Le saxifrage à trois doigts – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ne sont-elles pas charmantes, ces feuilles charnues en forme de petites pattes d’oiseaux ?

    Retrouvez d’autres articles sur les fleurettes blanches du printemps :

    La drave printanière et le cranson du Danemark

    La fleurette et le camionneur

    Et voici l’autre saxifrage qui pousse en Ile-de-France :

    L’herbe à la gravelle

    Source :

    Saxifrage à trois doigts, par Sauvages du Poitou


jeudi 12 avril 2018

mercredi 11 avril 2018

  • L’ortie : bienvenue au jardin !

    Voilà une plante qui ne fait pas l’unanimité : elle est urticante, ses fleurs ne sont pas décoratives et elle a une forte tendance à coloniser l’espace dans les sols riches de nos jardins.

    Et pourtant, l’ortie est pleine d’atouts !

    D’abord, c’est une plante comestible et c’est une qualité bien estimable pour une plante de jardin. En soupe, en gratin, dans des galettes, les jeunes pousses d’orties sont délicieuses.

    Couple de coccinelles sur une feuille d’ortie dioïque © CACP – Gilles Carcassès

    C’est aussi une plante favorable aux insectes auxiliaires car elle abrite une entomofaune très riche.

    Et puis, c’est une plante utilisée en macération par de nombreux jardiniers pour la protection des plantes. Longtemps ballotée dans des rebondissements réglementaires et des polémiques, l’ortie a trouvé sa place : le 9 mars 2017, Urtica spp. a été officiellement approuvée par la Commission européenne en tant que substance de base. A noter que l’approbation vaut pour les deux espèces Urtica dioica, plante vivace et Urtica urens, annuelle. Les jardiniers utilisent classiquement l’ortie dioïque (Urtica dioica) plus commune et beaucoup plus haute que l’ortie brûlante.

    Une substance de base, qu’est-ce que c’est ?

    Le règlement européen CE n°1107/2009 définit, dans son article 23, les substances de base comme « des substances principalement non utilisées comme des produits phytopharmaceutiques, mais qui sont utiles pour la protection des végétaux, et dont l’intérêt économique pour faire approuver ces substances peut être limité. »

    La liste des substances de base approuvées par la Commission européenne est tenue à jour par l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB).

    Les substances de base peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale. Ainsi, par exemple, la bière, le petit lait, le fructose, l’huile de tournesol, le vinaigre sont des substances de base. Trois plantes ont rejoint la liste des substances de base : l’ortie, la prêle et le saule. D’autres ont été recalées, comme la tanaisie, la bardane ou l’armoise en raison de préoccupations liées à la présence de composés toxiques dans ces plantes. Si l’utilisation de l’ortie a été jugée sans préoccupation particulière, le dossier d’approbation n’est cependant pas garant de l’efficacité du produit pour les usages proposés. Voir aussi à ce sujet la synthèse du conseil scientifique de la Société Nationale d’Horticulture de France.

    Pour quels usages ?

    L’ortie a été approuvée pour une fonction insecticide, acaricide et fongicide, et pour deux préparations :

    • Application par pulvérisation
      Placez dans un litre d’eau 75 g de feuilles fraiches d’ortie ou 15 g de feuilles sèches (choisir de jeunes pousses non montées en graines, propres et nettoyées).
      Mélangez la préparation quotidiennement.
      Laissez macérer 3-4 jours à 20°C. La fermentation peut être facilitée si l’ortie a été préalablement hachée.
      Puis filtrez la macération et diluez dans 5 fois son volume en eau potable.

    Placez la préparation dans un récipient fermé et identifié.

    • Application d’un paillis/mulch
      Mélangez 83 g d’ortie sèche (partie aérienne) par kg de paillis ou mulch.

    Le rapport d’examen (traduit en français par nos amis belges) liste les usages et conditions d’emploi sur de nombreuses cultures parmi lesquelles : pommier, prunier, pêcher, groseillier, noyer, cerisier, vigne, pomme de terre, haricot, laitue, endive, choux, colza, radis, concombre, courgette, melon, potiron, tomate, arbres et arbustes ornementaux, rosiers… Les emplois en mulch concernent le concombre, la tomate, les rosiers, les arbres et arbustes d’ornement.

    Chenille de la petite tortue sur l’ortie dioïque © CACP – Gilles Carcassès

    La substance de base Urtica spp. est utilisable en agriculture biologique.

    Retrouvez nos articles sur les orties :

    Le petit monde des orties

    Ma recette de gratin d’orties


mardi 10 avril 2018

  • Un concours photos sur la gestion écologique des espaces verts

    Un concours photos national ouvert à tous

    Plante et Cité lance un concours photo dont l’objectif est de valoriser les pratiques de gestion écologique des espaces verts et d’en véhiculer une image positive.

    Trottoir à Maurecourt © CACP – Gilles Carcassès

    Vous pouvez envoyer une photo de parc, jardin, espace naturel aménagé, cimetière ou trottoir en gestion écologique pour chacune des quatre catégories ouvertes au concours : paysage, faune, flore, hommes.

    L’entrée du cimetière naturel de Souché à Niort © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’est-ce qu’on gagne ?

    Des livres, et la gloire de participer à une exposition itinérante grand format qui sera mise à disposition par Plante et Cité.

    Pour participer

    Inscrivez-vous avec ce formulaire en ligne. Vous avez jusqu’au 31 juillet 2018.

    Retrouvez nos articles :

    Un cimetière vraiment naturel

    Les beaux trottoirs de Maurecourt


lundi 9 avril 2018

  • L’arbre à sangliers

    Bravo à Béatrice, Juliet et Colette qui ont les premières reconnu le passage des sangliers ! Et une mention spéciale à Laurent Lebot de THEMA Environnement pour la précision de son commentaire.

    Avez-vous déjà essayé de vous frotter à un tronc d’épicéa ?

    Ça gratte fort ! Les sangliers adorent…

    Frottoir à sangliers – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    A la base du tronc, on remarque une coloration gris terne : c’est de la boue séchée ! Les sangliers font ainsi leur toilette : un bon bain de boue dans une souille bien fangeuse, puis une séance de gratte-dos sur le tronc d’un arbre pour enlever la boue. Ces croûtes de boue sont nommées houzures, leur hauteur sur le tronc renseigne sur le gabarit des animaux qui fréquentent le frottoir.

    Et les traces noires au-dessus ? C’est un truc de chasseurs : un badigeon de goudron de Norvège, les sangliers adorent cette odeur et ça les aide à se débarrasser des parasites. A mon avis, il y a là-dessous des intentions pas très pures. Je ne crois pas que ce soit juste pour leur faire plaisir.

    Petite remarque en passant : un chasseur respectueux de la nature ne balance pas le bidon vide de goudron de Norvège dans les fourrés…


vendredi 6 avril 2018

  • La photo mystère d’avril 2018

    Oh là ! qu’est-il donc arrivé à ce gros épicéa ?

    Epicéa mystère – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Vu dans le parc du château de Menucourt

    Indice : drôle d’odeur…


jeudi 5 avril 2018

  • Le séneçon visqueux
    Senecio viscosus, le séneçon visqueux © CACP – Gilles Carcassès

    Cette plante glanduleuse (et même collante) se contente de très peu : elle colonise ici une allée de service en graviers de l’hôpital d’Argenteuil.

    Floraison du séneçon visqueux © CACP – Gilles Carcassès

    Ses fleurs rappellent celles du séneçon jacobée, mais la plante est beaucoup plus basse.

    Senecio viscosus, en rosette © CACP – Gilles Carcassès

    C’est une plante bisannuelle (les botanistes disent thérophyte hivernal), elle germe à l’automne, passe l’hiver sous forme de rosette et fleurit l’été suivant.

    En Ile-de-France, la plante, indigène ou naturalisée selon les endroits, est peu commune. Elle se dissémine principalement à la faveur du réseau ferré où elle apprécie le ballast. On la trouve aussi dans les clairières, les jachères, sur les décombres, les remblais et aux abords des usines… Dans le Guide des groupements végétaux de la région parisienne, elle est citée dans la végétation des « hautes friches héliophiles à composées épineuses », sur sols secs et caillouteux, plus ou moins remués, irrégulièrement entretenus, en situation ensoleillée. Elle côtoie souvent le mélilot blanc.

    Cette plante à odeur fétide est toxique, et dangereuse pour le bétail.

    Sources :

    Le séneçon visqueux, par le blog de l’Association Nature Alsace Bossue

    Guide des groupements végétaux de la région parisienne, de Marcel Bournérias, Gérard Arnal, Christian Bock (Belin)

    Retrouvez un autre séneçon des voies ferrées :

    Le séneçon de Mazamet

    Retrouvez le séneçon jacobée et le séneçon commun dans ces articles :

    La goutte de sang

    Ni bonnes ni mauvaises

     


mercredi 4 avril 2018

mardi 3 avril 2018

  • La saga du sanglochon
    Croisés dans un rue de Châteauneuf-en-Auxois (21) © CACP – Gilles Carcassès

    Sanglochon ? Sanglochon ? Ça n’existe pas !

    Si, si, ça existe : c’est un mot-valise, créé par l’amalgame de deux mots. Japoniaiserie, alicament, progiciel, draculapin, franglais, celibattante sont des mots-valises passés dans la langage courant. Alors, notre sanglochon, un raccourci entre sanglot et ronchon pour traduire la mine ravagée du paysan devant son champ de maïs dévasté ?

    Non, mais on n’est pas loin. Construit par l’apocope de sanglier et l’aphérèse de cochon, le sanglochon est le fruit des amours clandestines entre le sanglier et la femelle cochon. Le sanglier et le cochon domestique sont en effet de la même espèce et leur descendance est féconde. Depuis des millénaires, le sauvage et le domestique fricotent ainsi au hasard des rencontres à la lisière des bois. Et ce n’est pas une spécialité française, le mot a même une traduction en japonais : le ravissant inobuta, de inoshishi le sanglier et buta, le cochon. Le sanglochon de première génération se différencie du sanglier à ses oreilles plus grandes, sa robe parfois tachetée et ses soies moins drues. Mais au bout de quatre générations auprès des sangliers dans la forêt, impossible de différencier un descendant de sanglochon d’un autre sanglier.

    Sangliers à l’heure de la gamelle, au zoo de Mulhouse © CACP – Gilles Carcassès

    J’oubliais un détail, le sanglochon est plus prolifique que le sanglier, comprenez profitable, pour des éleveurs de sangliers peu scrupuleux. Quelques départements du Sud-Est seraient ainsi plus touchés que le reste de la France par « l’invasion des sanglochons ». Le monde de la chasse serait-il là-bas moins respectueux des règlements ? Dans la presse locale, on ne cesse de vilipender les comportements des hordes de sanglochons !

    Des champs retournés, des récoltes avalées, des paysans ruinés : les sanglochons ! Des stations de plantes rares saccagées dans les bois, les écolos qui pleurent : les sanglochons ! Le réchauffement climatique : les sanglochons !

    Tant d’animosité me fait suspecter une histoire de cochon émissaire (eh non, commissaire n’est pas un mot-valise).

    Pour finir, un petite devinette. Selon vous, des sanglochons, des sangliers ou des trafiquants-chasseurs, qui sont les vrais sauvages ?

    Cet article est paru dans « Canard sauvage », le petit journal édité dans le cadre de l’exposition de dessins d’humour « TRAITS SAUVAGES » que vous pouvez admirer place des Arts à Cergy jusqu’au 16 avril 2018.
    Un grand merci à Jopsé Keravis pour le prêt de son illustration !

    Sources :

    Le mot-valise à l’ère nucléaire, par correcteurs.blog,lemonde.fr

    La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale, par le blob défi écologique

    Un porc? Un sanglier ? Un sanglochon ou un cochonglier ! par le site Nature Paul Keirn

    En savoir plus sur le sanglier :

    Le sanglier, un souilleur semeur par Zoom-Nature

    Retrouvez nos articles parus les années précédentes pour le même événement culturel :

    Retenir le chant des oiseaux

    Envie de nature


lundi 2 avril 2018

  • Traits sauvages : le rendez-annuel de dessins d’humour à Cergy-Pontoise
    Inauguration de l’exposition Traits sauvages vendredi 31 mars 2018, place des Arts à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les ingrédients d’une inauguration réussie :

    Des artistes de grand talent © CACP – Gilles Carcassès
    Une très belle scénographie © CACP – Gilles Carcassès
    De la bonne musique © CACP – Gilles Carcassès
    Des cadeaux ! © CACP – Gilles Carcassès

    On pouvait récupérer le catalogue de l’exposition et l’édition spéciale « Canard sauvage » ! Demain, « La saga du sanglochon » paraîtra dans ce blog avec l’illustration en couleurs de José Keravis, le président de l’association Dallas, initiatrice de l’événement.

    Venez place des Arts, l’exposition vaut le coup d’œil ! Et n’oubliez pas d’encourager au passage, avec respect et bienveillance, les butineuses à l’ouvrage et le couple de cygnes du parc François Mitterrand.

    Les abeilles domestiques se pressent sur les euphorbes de la place Charles de Gaulle © CACP – Gilles Carcassès
    Il paraît qu’elle couve 6 œufs cette année ! © CACP – Gilles Carcassès

vendredi 30 mars 2018

  • Deux euphorbes sauvages communes au jardin

    Vous les avez forcément arrachées en jardinant, ces petites euphorbes annuelles au tiges gorgées d’un latex blanc. Deux espèces se partagent nos jardins, parfois en mélange. Elles sont très communes toutes les deux partout en France. Voici la plus grande des deux :

    Euphorbia helioscopia, l’euphorbe réveil-matin

    Euphorbia helioscopia – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    On reconnaît cette espèce à ses feuilles presque rondes et dentées. L’ombelle compte cinq rayons principaux, mais celle photographiée ci-dessus n’en a que quatre. La botanique n’est pas toujours une science exacte…

    Euphorbia helioscopia – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    L’autre espèce a les feuilles plus allongées et l’ombelle compte trois rayons principaux :

    Euphorbia peplus, l’euphorbe des jardins

    Euphorbia peplus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Euphorbia peplus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sont toutes deux des plantes nectarifères qui intéressent les petits diptères. Ce sont aussi des plantes très toxiques. En Australie, Euphorbia peplus est cultivée pour récolter le latex dont sont extraites des molécules aux propriétés anticancéreuses.

    Le latex des euphorbes peut provoquer des irritations de la peau et il faut se garder de tout contact avec les yeux. Mettez des gants pour jardiner (et pensez à retirez vos gants pour vous frotter les yeux) !

    Retrouvez quelques autres adventices du potager :

    La véronique de Perse

    La sétaire glauque

    Le souci des champs

    L’oxalis corniculé

    Sources :

    Euphorbia helioscopia, par l’Université virtuelle Environnement et Développement durable (UVED)

    Euphorbia peplus, par Sauvages du Poitou


jeudi 29 mars 2018

mercredi 28 mars 2018

  • Les amis du melon

    Il est souvent préconisé de faire cohabiter au jardin les plantes fleuries et les légumes, afin de profiter des bénéfices biologiques de ces associations. Ces pratiques plus ou moins empiriques ont des fondements scientifiques. Vous pouvez retrouvez dans notre article Plantes compagnes l’explication de ces mécanismes.

    Cyanus segetum, le bleuet © CACP – Gilles Carcassès

    Des chercheurs ont récemment testé l’effet de la proximité de bandes fleuries dans la culture du melon. Leur idée était de proposer des plantes nourricières ou relais aux auxiliaires susceptibles de contrôler les pullulations de pucerons. Et cela a très bien fonctionné : les melons des planches bénéficiant de ce compagnonnage ont été significativement moins attaqués par les virus transmis par les pucerons que ceux des planches témoins. Les plantes composant la bande fleurie étaient adaptées au climat méditerranéen car cet essai a été conduit par une équipe de l’INRA d’Avignon.

    Le mélange qui a prouvé son efficacité est composé de cinq espèces, deux annuelles, le bleuet et la gesse commune (Lathyrus sativus), et trois vivaces, le sainfoin, la petite pimprenelle et la marjolaine (Origanum majorana).

    Sanguisorba minor, la petite pimprenelle © CACP – Gilles Carcassès

    Je suggère aux jardiniers amateurs qui voudraient s’inspirer de ces résultats de remplacer la marjolaine par un origan, plante très proche et plus facile à trouver. De même, la gesse commune peut sans doute être remplacée par le pois de senteur (Lathyrus sativus) qui est aussi une gesse. Evidemment, il ne faut pas choisir des cultivars à fleurs doubles qui ont très peu à offrir aux insectes ! Attention en particulier au bleuet, souvent vendu en mélange de fleurs doubles de différents coloris.

    La vrai difficulté consiste au bon respect du calendrier de cultures. Le système pour être efficace nécessite impérativement que les plantes compagnes soient déjà en fleurs au moment où l’on installe les plants de melon.

    A chacun de faire ses essais selon sa région. Racontez-nous vos expériences !

    Source :

    Résistance et agroécologie, des fleurs pour ‘Margot’ le melon, un article de Jardins de France, l’excellente revue de la SNHF


mardi 27 mars 2018

  • Où sont passés les oiseaux ?

    En tant que contributeurs du STOC (suivi temporel des oiseaux communs) depuis plusieurs années, nous sommes fiers de participer à la constitution de données normalisées qui permettent aux chercheurs d’établir des statistiques fiables sur la diversité et l’abondance des oiseaux qui nichent dans notre région.

    Mais nous ne sommes pas particulièrement réjouis par les résultats car ils sont alarmants !

    Sur la période 2004- 2017, en Ile-de-France, les oiseaux spécialistes des milieux agricoles ont décliné de 44 % !

    Evolution des effectifs du bruant jaune en Ile-de-France (ARB-IdF)

    Nos enfants verront-ils encore en Ile-de-France la linotte et l’alouette des champs ? Les tendances par espèce sont bien inquiétantes. Voyons quelles sont celles qui accusent les baisses d’effectifs les plus importantes :

    Linotte mélodieuse © CACP – Gilles Carcassès

    -64 %, le bruant proyer
    -64 %, le tarier pâtre
    -63 %, la perdrix grise
    -53 %, le bruant jaune
    -47 %, la linotte mélodieuse
    -33 %, la bergeronnette printannière
    -26 %, l’alouette des champs

    Durant la même période, les oiseaux des milieux bâtis ont perdu 41 % de leurs effectifs.

    Verdier d’Europe © CACP – Gilles Carcassès

    En ville, la situation n’est pas plus enviable :

    -73 %, le serin cini
    -60 %, le verdier d’Europe
    -53 %, le moineau domestique
    -40 %, l’hirondelle rustique

    Les oiseaux forestiers sont moins impactés : -5 % seulement.

    Grimpereau des jardins – © Gilles Carcassès

    -73 %, le pouillot fitis
    -37 %, la sittelle torchepot
    +22 %, le rouge-gorge familier
    +46 %, le grimpereau des jardins
    +114 %, le roitelet huppé
    +146 %, le roitelet triple-bandeau

    Les effectifs des oiseaux généralistes sont globalement stables, avec des disparités importantes selon les espèces :

    Accenteur mouchet © CACP – Gilles Carcassès

    -51 %, l’accenteur mouchet
    -14 %, le merle noir
    + 0 %, le pigeon ramier
    + 0 %, le pinson des arbres
    + 0 %, le geai des chênes
    + 0 %, la mésange charbonnière
    + 0 %, le pic vert
    + 0 %, la fauvette à tête noire
    +22 %, la mésange bleue
    +25 %, la corneille noire

    Les causes du déclin sont connues

    Quelques espèces souffrent du réchauffement climatique, des migratrices sont impactées par la chasse ou les conditions de vie qu’elles rencontrent en Afrique, mais pour la plupart des espèces en diminution, ce sont bien la disparition ou la fragmentation des milieux, et les pratiques de l’agriculture intensive qui sont responsables.

    Alors, d’urgence, plantons des haies champêtres, créons des prairies, aménageons de nouveaux espaces de nature et gérons-les sans pesticides, et agissons en faveur d’une agriculture plus favorable à la biodiversité !

    Sources :

    Dans les campagnes et en ville le déclin des oiseaux s’amplifie, par l’ARB-IdF

    Le printemps 2018 s’annonce silencieux dans les campagnes françaises, par le MnHn

    Où sont passés les oiseaux des champs ? par le CNRS

    Retrouvez nos articles sur nos relevés STOC à Cergy-Pontoise :

    Observations ornithologiques 2017

    Observations ornithologiques 2016

    Observations ornithologiques 2015

    D’autres articles, sur le déclin des insectes :

    Le déclin des papillons de jour

    Sur le pare-brise


lundi 26 mars 2018

  • Les deux arums
    Arum maculatum © CACP – Gilles Carcassès

    L’arum tacheté

    Cette belle feuille hastée, c’est-à-dire en forme de fer de lance, est celle du gouet tacheté ou Arum maculatum. Les feuilles sont tachées de noir, d’où le nom de l’espèce, mais pas toujours. On trouve aussi facilement des pieds de cette plante aux feuilles sans taches. Au début du printemps, on ne voit qu’elle dans les bois.

    Fleur d’Arum maculatum © CACP – Gilles Carcassès

    A la fin du mois d’avril, la plante montrera ses curieuses fleurs en cornet, qui intègre un dispositif particulièrement ingénieux pour assurer la pollinisation par des moucherons. J’ai décrit cette floraison singulière dans un article intitulé Piégés deux soirs de suite !.

    L’arum d’Italie

    Arum italicum © CACP – Gilles Carcassès

    Et l’on croise parfois un arum aux feuilles plus ou moins veinées de blanc. Il s’agit d’une autre espèce : Arum italicum.

    Fleur d’arum italicum © CACP – Gilles Carcassès

    Il est facile de distinguer les deux espèces d’arum en observant les fleurs. La structure en colonne qui se dresse au cœur de la spathe, et que l’on nomme spadice, est jaune chez Arum italicum et brun violet chez Arum maculatum.

    Arum italicum est une espèce méditerranéenne. Ses formes bien veinées sont depuis longtemps cultivées comme plantes ornementales dans les jardins. L’espèce s’est largement naturalisée en Ile-de-France, essentiellement dans les forêts alluviales où les sols riches et humides lui conviennent bien. La première mention en Ile-de-France, à Port-Villez, à l’extrème ouest des Yvelines, date de 1861.

    En savoir plus :

    Les gouets, des féculents oubliés, par Zoom-Nature

    Arum, anthurium, spatiphyllum, qui est qui ? par le Centre AntiPoison du CHRU de Lille


vendredi 23 mars 2018

  • Les punaises du chou

    Ces punaises qui piquent les choux et les navets sont une plaie ! En cas d’attaques importantes, elles font baisser les rendements et peuvent même détruire des cultures. Elles appartiennent au genre Eurydema qui compte en France 8 espèces. Trois seulement sont communes dans les jardins. Voici comment les différencier.

    Eurydema oleracea

    Eurydema oleracea, forme à taches blanches – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette espèce est commune partout, elle pullule parfois dans les cultures. Le noir domine largement et l’ornementation est assez simple. L’autre couleur est le blanc, le jaune ou le rouge. La grande tache centrale derrière la tête et les trois taches alignées sur l’arrière, qui se détachent sur le fond noir sont caractéristiques.

    Eurydema oleracea, forme à taches jaunes – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Eurydema ornata

    Eurydema ornata – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Elle est souvent tricolore, en noir, rouge et blanc, ou noir, jaune et blanc, mais peut être aussi bicolore comme ci-dessus. Pour la reconnaître, il faut observer le bord externe de la face dorsale, à hauteur des pattes postérieures et repérer de chaque côté sur l’exocorie la tache grise allongée, prolongée vers l’avant par une petite tache noire. L’espèce est plus fréquente au sud de la France qu’au nord, mais elle est largement présente en Ile-de-France.

    Eurydema ventralis

    Couple d’Eurydema ventralis – Rueil-Malmaison © CACP – Gilles Carcassès

    C’est la plus grande espèce des trois. Elle ressemble à Eurydema ornata mais n’a pas la tache grise allongée sur le côté. Elle est plus méridionale que les deux autres espèces : le Val d’Oise semble être sa limite Nord.

    Pour les différents stades larvaires, c’est un peu compliqué de reconnaître les espèces. Les larves d’Eurydema sont généralement rouge et noir ou jaune et noir.

    Larves d’Eurydema ventralis sur une capucine – Ecole Du Breuil à Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Comment s’en protéger au jardin ?

    Des essais ont montré la bonne efficacité de la protection des choux par des filets à mailles très fines.

    Sources :

    Pentatomidae, par l’INRA

    Protection physique contre les punaises du chou, par l’Association Provençale de Recherche et d’Expérimentation Légumière

    Les Punaises Pentatomoidea de France, R. Lupoli et F. Dusoulier


jeudi 22 mars 2018

mercredi 21 mars 2018

  • L’ail des ours
    Allium ursinum, l’ail des ours, au bord d’un ruisselet forestier © CACP – Gilles Carcassès

    Oh ! L’ail des ours !

    Cette belle plante bulbeuse pousse en tapis généreux dans les fonds de vallons des chênaies-frênaies fraîches, souvent au bord des ruisseaux. C’est une espèce assez rare en Ile-de-France. En fait, elle est surtout très localisée, abondante en certains endroits et totalement absente partout ailleurs.

    A la sortie de l’hiver, les gourmets la recherchent pour la cuisiner quand ses jeunes feuilles sont encore très tendres, avant qu’elle montre ses belles fleurs blanches. Son goût d’ail très fin fait merveille dans les sauces à la crème, les omelettes, pour assaisonner une salade, une pizza, ou confectionner un pesto. Il est préférable d’utiliser crues ses feuilles riches en vitamine C, car leur goût est plus subtil sans cuisson.

    Où trouver cette plante ?

    Je vous entend déjà : vous voulez que je vous donne mon coin à ail des ours ! D’abord, c’est dans une propriété privée, alors on n’a pas le droit d’en cueillir.

    Mais Nature en ville à Cergy-Pontoise vous dit tout, grâce aux données en ligne du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien !

    Voici la liste des communes du Val d’Oise où cette plante a déjà été vue : Bessancourt, Béthemont-la-forêt, Chaussy, Ecouen, Luzarches, Le Mesnil-Aubry, Montlignon, Montmorency, Montsoult, Le Plessis-Luzarches, Saint-Leu-la-Forêt, Saint-Martin-du-Tertre, Saint-Prix et Taverny.

    Même la carte au trésor est en ligne (cliquez sur le département qui vous intéresse) :

    Carte de répartition de l’ail des ours dans le Bassin parisien (CBNBP)

    Ma cueillette du jour a fini en omelette avec les œufs frais de mes poules. Le sublime réside parfois dans la simplicité.


mardi 20 mars 2018

  • De la terre à l’assiette
    Le potager de la Ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

    La Ferme d’Ecancourt propose pour des groupes de jeunes en voie de rupture scolaire ou en situation de décrochage scolaire une action intitulée De la Terre à l’assiette. L’objectif est de leur permettre de :

    • retrouver le goût d’apprendre en s’impliquant dans un travail collectif
    • mieux respecter l’environnement naturel et son corps à travers une meilleure alimentation
    • cultiver une partie de jardin de manière écologique et cuisiner ses productions
    • vivre des moments dans un lieu privilégié et déconnecté de son quotidien
    • rencontrer des personnes d’univers variés

    L’action s’appuie sur les moyens d’animations et matériels de la ferme : potager écologique, atelier de cuisine, hébergement.

    Pour tous renseignements : fermeecancourt.contact@gmail.com

    Potiron Bleu de Hongrie cultivé à la ferme d’Ecancourt © CACP – Gilles Carcassès

     


lundi 19 mars 2018

  • Belle blonde aux pattes léopard, qui m’a tapé dans l’oeil
    Sur l’écorce brillante de bave d’escargot d’un marronnier au tronc creux – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Malgré ses 3 ou 4 mm, cette araignée, par son élégance et ses chauds coloris, a attiré mon regard. Elle m’a rappelé les araignées-crabes que je débusque souvent cachées sous les fleurs. En fait, c’en bien une, et même une Thomisidae. L’habitat de cette espèce serait plutôt les hautes herbes des prairies humides, où elle chasse à l’affût, paraît-il. Mais si celle-ci préfère le marronnier, elle a le droit.

    Voyons de près cette beauté.

    Ces dessins et ces détails ne sont-ils pas dignes d’un styliste inspiré ?

    Xysticus ulmi © CACP – Gilles Carcassès

    Je vous présente Xysticus ulmi, l’une des 23 espèces de Xysticus présentées dans l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. Pas de miracle, c’est l’une des plus communes, visible partout en France. Ici c’est une femelle, le mâle est plus grêle et a les pattes antérieures plus foncées.

    Retrouvez d’autres articles sur les araignées crabes :

    Araignées crabes

    L’ombre de Napoléon

    Et aussi…

    D’autres belles blondes, bientôt de saison !


vendredi 16 mars 2018

  • Pas d’âne
    Le tussilage en fleurs – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Quelle est donc cette brillante floraison vue au parc du château de Menucourt ? C’est celle du tussilage qui a la particularité d’émettre des tiges florales et de produire des fruits avant de développer ses feuilles.

    Tussilago farfara © CACP – Gilles Carcassès

    Comme beaucoup d’Asteraceae, les capitules sont composés de deux types de fleurs : celles du centre, en tube, sont dotées de pistil et étamines, celles du pourtour sont de fines ligules qui n’ont d’autre fonction que l’améliorer la visibilité de la fleur pour les insectes pollinisateurs et de faciliter leur atterrissage. Diverses espèces d’abeilles et de petits coléoptères apprécient cette ressource précoce en pollen. Aux fleurs vont bientôt succéder des fruits surmontés d’une aigrette soyeuse que le vent dispersera.

    Les fruits du tussilage © CACP – Gilles Carcassès

    Le tussilage est une vivace pionnière, typique des sols remués et instables, il colonise souvent les talus argileux ou marneux.

    Le limbe des feuilles, de forme arrondie, évoque l’empreinte du sabot d’un âne, d’où le nom vernaculaire de la plante « pas d’âne ».

    Les chenilles de plusieurs espèces de papillons consomment le tussilage. Tyria jacobaeae, la « goutte de sang » que je vous ai montré sur le séneçon jacobée pourrait aussi occasionnellement se nourrir du tussilage.

    Source :

    Tussilago farfara, par la ville de Genève


jeudi 15 mars 2018

  • Lutte biologique contre l’ambroisie

    L’ambroisie à feuille d’armoise, Ambrosia artemisiifolia, plante d’origine américaine au pollen très allergisant, pose un grave problème de santé publique dans les régions où elle prolifère, en France particulièrement en vallée du Rhône et plus généralement au sud de la Loire. Elle apprécie les stations chaudes au bord des rivières, les friches maigres, les ballastières.

    Depuis quelques années déjà, elle est naturalisée ponctuellement en Ile-de-France et n’y pose pas encore de réel problème, mais il faut être vigilant !

    Attention aux graines pour les oiseaux !

    Sa présence accidentelle dans des sacs de graines pour oiseaux est l’une des causes de dissémination de l’espèce. La fiche ci-dessous (cliquez sur l’image pour télécharger le document), éditée par l’Observatoire des ambroisies, donne de judicieux conseils aux personnes qui nourrissent les oiseaux des jardins : comment reconnaître et éliminer la semence de cette plante dans les graines pour oiseaux, comment repérer avec certitude et éliminer les ambroisies qui auraient éventuellement germé près des postes de nourrissage.

    Extrait du feuillet « Les oiseaux peuvent semer l’ambroisie », par l’Observatoire des ambroisies (cliquez sur l’image pour télécharger le document)

    Pas de panique, ne passez le jardin au lance-flammes à la première armoise vue ! Il faut apprendre à observer et bien distinguer les plantes, c’est l’objet de ce document de sensibilisation très bien fait.

    Un agent de biocontrôle ?

    Mais n’existe-t-il pas des moyens de lutte biologique pour juguler la prolifération de cette plante ? Justement, les chercheurs observent depuis quelques années le travail d’une galéruque (Ophraella communa, coléoptère de la famille des Chrysomelidae) arrivée accidentellement d’Amérique du Nord en Italie en 2013. Dans les sites étudiés, les larves gloutonnes défolient les ambroisies avec un taux de 90 à 100%, provoquant une chute très importante de production de pollen et de graines. Ce coléoptère est aussi signalé en Chine, au Japon et en Corée du Sud.

    Extrait du feuillet  » Reconnaître Ophraella, ravageur de l’ambroisie », par l’Observatoire des ambroisies (cliquez sur l’image pour télécharger le document)

    En janvier 2017, l’ANSES a publié un avis sur l’efficacité du coléoptère Ophraella communa utilisé comme agent de lutte biologique contre les ambroisies et l’efficacité des éventuels risques associés.

    Ces galéruques très actives sur les ambroisies peuvent fréquenter les cultures de tournesol et de topinambour, mais en n’y provoquant que des dégâts négligeables. En revanche elles consomment les lampourdes, adventices des champs de tournesols, et puis d’autres plantes de friches comme l’armoise annuelle, l’inule fétide… Il reste encore quelques études à conduire et des précautions à prendre, mais la voie semble très prometteuse.

    Xanthium strumarium, la lampourde glouteron en bordure d’un champ de tournesols © CACP – Gilles Carcassès

    Quels bénéfices ?

    Son efficacité sur le genre Ambrosia fait espérer un vrai soulagement pour les populations allergiques exposées, avec une baisse globale de 80% du coût des soins associés à cette allergie. La lutte biologique par ce ravageur permettra en outre une économie importante sur les travaux d’arrachage manuel dans les friches alluviales et sur les berges de rivières, seul moyen de lutte efficace actuellement contre cette plante dans ses secteurs de prédilection.

    Ce coléoptère est-il déjà en France ?

    Apparemment pas, mais cela paraît inéluctable à terme, compte tenu de la proximité de l’Italie du Nord et des capacités de dispersion de cette espèce.

    Voir aussi :

    La vidéo de l’Observatoire des ambroisies : Ophraella communa, un agent de lutte biologique possible contre l’ambroisie ?

    L’Observatoire des ambroisies

    Le réseau national de surveillance aérobiologique

    Deux de nos articles sur d’autres galéruques :

    La galéruque de la viorne

    La galéruque de l’aulne


mercredi 14 mars 2018

  • Acrobaties aux mangeoires
    Mésange charbonnière © CACP – Gilles Carcassès

    Habituées à chercher les insectes dans les ramures, les mésanges sont très habiles dans toutes les positions.

    Mésange bleue © CACP – Gilles Carcassès
    Mésange huppée © CACP – Gilles Carcassès

    Même le chardonneret s’invite à la mangeoire à barreau. Il faut dire que pour décortiquer les fruits des chardons ou des cardères en haut des tiges, il doit savoir faire preuve d’équilibre !

    Chardonneret élégant © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai observé les oiseaux de mon jardin pendant 2 heures et j’ai transmis mes comptages sur le site Oiseaux des jardins. Voici une partie de mon « tableau de chasse » :

    Le haut de la grille de saisie de Oiseaux des jardins

    J’ai ajouté plus bas dans la grille de saisie 1 merle, 1 tourterelle turque, 2 mésanges à longue queue, 1 mésange nonette et 1 mésange huppée.

    Vous aussi, comptez les oiseaux dans votre jardin avec le site participatif Oiseaux des jardins, c’est simple comme un jeu d’enfant !


mardi 13 mars 2018

  • Capitales Françaises de la Biodiversité : les ateliers régionaux 2018 sont programmés

    Capitales Françaises de la Biodiversité est un concours destiné aux communes et intercommunalités qui agissent en faveur de la biodiversité et souhaitent valoriser leurs actions. Ses organisateurs sont l’Agence française pour la biodiversité, l’agence régionale pour la biodiversité en Ile-de-France et l’association Plante & Cité.

    Toutes les collectivités peuvent participer en établissant simplement à l’aide du questionnaire un état des lieux de leurs pratiques. Leur niveau de performance est alors évalué et reconnu le cas échéant par l’attribution de 1 à 5 libellules. Elles peuvent en complément présenter 3 actions exemplaires et concourir au titre de Capitale française de la Biodiversité. Le thème du concours 2018 est « conception et gestion écologique des espaces de nature ».

    Transhumance à Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    L’an dernier, la Communauté d’agglomération a concouru et a obtenu la qualification Agglomération-nature 2 libellules. Sûr que le blog Nature en ville à Cergy-Pontoise a compté dans ce succès !

    Comme chaque année les partenaires du concours Capitales Françaises de la Biodiversité organisent avec les acteurs locaux en régions des moments d’information et d’échanges autour des enjeux et actions en faveur de la biodiversité. Ces 17 ateliers gratuits se dérouleront partout en France jusqu’au 24 avril 2018.

    Retrouvez dans le site capitale-biodiversite.fr tous les programmes et les formulaires d’inscription. Il y a forcément un atelier près de chez vous !


lundi 12 mars 2018

  • Surveillez vos buis !
    Jeune chenille de pyrale du buis dans son cocon de diapause hivernale  – Menucourt © Gilles Carcassès

    Avec le redoux, les petites chenilles de la pyrale du buis qui hivernent entre deux feuilles pourraient bientôt se réveiller. Profitez de la sortie de l’hiver pour éliminer à la main un maximum de ces hivernantes cachées dans leur cocon de protection.

    Et révisez les techniques de lutte pour la suite des événements :

    La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie (FNMJ) et l’Académie du Biocontrôle vous propose cette fiche très complète en téléchargement sur le site Jardiner Autrement.

    Extrait de la fiche à télécharger sur Jardiner Autrement. Cliquez sur l’image pour accéder au document !
    Les deux formes de la pyrale du buis © Siegfried Lallemant

vendredi 9 mars 2018

  • Les échappés du cocon

    Un gracieux hyménoptère rouge et noir aux longues antennes est venu se poser sur ma main au bureau. Le temps de sortir l’appareil pour le photographier, il avait disparu !

    Ce n’est que trois jours plus tard que j’ai fait le rapprochement avec ce cocon dans un bocal d’élevage que j’avais un peu oublié sur le dessus de l’armoire. 

    C’est bien ce que je craignais, quelqu’un a fait un trou dans le voile de fermeture du bocal pour s’échapper ! A l’intérieur, il reste un cocon troué et quatre hyménoptères moins futés qui n’ont pas trouvé la sortie. Mais même morts, ils vont me permettre de tenter une identification.

    Ce cocon je l’avais trouvé à Boisemont en soulevant l’écorce d’un arbre mort tombé dans la forêt. J’en espérais un magnifique papillon de nuit, un bombyx du chêne, mais la nature en a décidé autrement : ce furent des hyménoptères parasitoïdes, plus précisément des ichneumons, reconnaissables à la nervation de leurs ailes antérieures.

    Ichneumon mâle © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai aussi retrouvé une femelle, morte au bas de la fenêtre du bureau !

    Ichneumon femelle © CACP – Gilles Carcassès

    La femelle a un aiguillon au bout de l’abdomen, c’est l’ovipositeur qui lui sert à insérer ses œufs dans sa victime, en l’occurrence une chenille. C’est bien d’avoir une femelle pour la détermination parce que la taille de l’ovipositeur est un critère important. Pour un Ichneumon, son ovipositeur est assez court. J’ai regardé dans le site Taxapad, la référence mondiale des hyménoptères parasitoïdes de chenilles, qui m’avait déjà servi dans une autre enquête à démasquer le coupable d’une scène de crime dans ma véranda.

    Dans Taxapad, pas moins de 31 espèces d’Ichneumonidae sont référencées comme parasites du bombyx du chêne. Je prends le temps de comparer les photos des femelles de chacune de ces espèces avec ma femelle. Il y en a des jaunes, des rousses, des noires, des maigrichonnes, d’autres avec de très longs ovipositeurs. Agrothereutes leucorhaeus, vraiment ressemblant, semble le coupable désigné. L’espèce est bien présente en France, mais rarement observée. Peut-être s’agit-il d’une espèce proche ? L’Inventaire National du Patrimoine Naturel répertorie 6 espèces d’Agrothereutes pour lesquelles quelques rares données existent en France métropolitaine, et dont on sait fort peu de choses, alors qu’il s’agit d’auxiliaires qui régulent efficacement les ravageurs des arbres forestiers.

    Cocon percé © CACP – Gilles Carcassès

    Les ichneumons fraichement émergés ont fait trois trous de sortie. Je me lance dans la dissection le carnage du cocon.

    L’intérieur du cocon parasité © CACP – Gilles Carcassès

    A l’intérieur du cocon parasité, aucune trace de chrysalide, on ne distingue qu’un amas aggloméré de petits cocons blonds fabriqués par les larves des ichneumons qui ont mangé toute la chenille. Je compte une bonne dizaine de petits cocons vides. Faisons les comptes : 4 morts au fond du bocal, un visiteur sur ma main, une femelle près de la fenêtre. Il en manque… Je décide de ne pas en parler aux collègues de l’étage.


jeudi 8 mars 2018

  • Formations Florilèges prairies 2018 : les inscriptions sont ouvertes
    Florilèges prairies, la théorie et la pratique, à Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Florilèges prairies : la saison 2018 est lancée !

    Le programme de sciences participatives Florilèges – prairies urbaines, dédié aux gestionnaires d’espaces verts, permet de caractériser la flore des prairies, de faire le lien avec les pratiques de gestion et de s’inscrire dans une démarche scientifique à l’échelle nationale. Il est déjà appliqué sur plus de 280 prairies dans toute la France dont 135 en Île-de-France.

    Sur ce programme, l’Agence Régionale de la Biodiversité Ile-de-France propose aux jardiniers professionnels 9 demi-journées de formations entre le 17 mai et le 1er juin 2018 dans toute l’Ile-de-France.

    L’une de ces formations sera accueillie au Verger le 31 mai 2018 après-midi, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise mettant à disposition une salle et une prairie pour les exercices de terrain.

    L’inscription, dans la limite des places disponibles, est gratuite mais obligatoire à cette adresse : info.arb@iau-idf.fr

    Formations Florilèges 2017 au parc François-Mitterrand à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

     


mercredi 7 mars 2018

  • Le genêt à balais fait des nœuds
    Au bord de la mare de l’Hautil © CACP – Gilles Carcassès

    Quelques genêts à balais poussent sur les berges de la mare de L’Hautil à Triel. Certaines branches portent des excroissances que je prends tout d’abord pour des lichens.

    Aceria genistae sur un rameau de Cytisus scoparius, le genêt à balais © CACP – Gilles Carcassès

    Un examen de près me détrompe, il s’agit de bourgeons transformés, crépus et recouverts d’un fine pilosité. Bref, une galle poilue. Cela pourrait être l’oeuvre de cécidomyies (comme pour la galle poilue du hêtre), de micro hyménoptères, ou encore d’acariens.

    Comme je n’ai pas d’idée, je consulte la clé d’identification des mines et des galles d’Europe sur le site hollandais Plantparasieten van Europa. Je recommande ce site très bien documenté qui fait référence. Pour ceux qui ne maîtriseraient pas parfaitement la langue hollandaise, certaines pages peuvent être consultées en allemand ou en anglais.

    Voilà, j’ai trouvé, c’est un acarien ! Aceria genistae, qui fréquente les genêts, provoque ces déformations pour se protéger des prédateurs et se nourrir des tissus de la galle. Cet acarien est présent dans l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), mais aucune observation n’y est répertoriée. Cela ne signifie pas forcément que l’animal est rare, mais qu’aucun naturaliste n’a vu l’intérêt de saisir une observation dans l’une des bases de données qui alimentent l’INPN.

    J’ai déjà déterminé une autre espèce dans ce genre en 2014 : Aceria nervisequa qui provoque des galles à l’aspect de velours au revers des feuilles de hêtre.

    Aceria nervisequa – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    L’espèce est également présente dans l’INPN, et cette fois-ci il y a une observation. Mais… c’est la mienne ! Trop fier !


mardi 6 mars 2018

  • Les formations 2018 de l’OPIE sur les insectes
    Détermination d’odonates © CACP – Marion Poiret

    Comme chaque année, l’Office pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) organise des formations professionnelles en entomologie. Vous pouvez dans cette page télécharger la liste des formations 2018, prendre connaissance des contenus et des tarifs des formations et vous préinscrire.

    Pour qui ?

    Ces formations s’adressent aux professionnels de la nature mais aussi aux amateurs motivés. D’une durée de 3 à 5 jours, elles abordent tous les domaines de l’entomologie et comprennent des ateliers pratiques en salle et sur le terrain, parfois la nuit comme pour le module d’initiation consacré aux papillons nocturnes.

    Où ?

    Pour l’essentiel, ces formations sont basées à la Maison des Insectes du parc du peuple de l’herbe à Carrières-sous-Poissy (78), à Guyancourt (78), ou à la Bergerie de Villarceaux (95).

    Tous renseignements à cette adresse : formation@insectes.org

    Retrouvez notre article :

    A la Maison des Insectes


lundi 5 mars 2018

  • Drôle de fruit !

    Merci à ceux qui ont joué et tenté de résoudre l’énigme de la photo mystère ! Bravo à Patrick, Eric, Jean-Louis, Carole, Béatrice, Germain, Marie-France et Thierry qui ont vu juste ! Ce n’était pas trop difficile, car c’est un fruit que je vous ai déjà montré.

    Fruit tombé de Maclura pomifera, l’oranger des Osages – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Pour qui sont ces gros fruits ?

    L’arbre est américain. Un gros fruit comme ça, produit en grand nombre, qui ne semble intéresser à peu près aucun animal, n’est-ce pas étrange ? Et si l’animal en question, qui cueillait peut-être ces fruits dans l’arbre, avait disparu ? Il aurait alors laissé l’oranger des Osages orphelin de son consommateur spécialisé qui facilitait sa dissémination naturelle… Certains évoquent le mégathérium, sorte de paresseux américain de 6 mètres de long et de 4 tonnes, éteint il y a 11 000 ans. Il n’est pas interdit de rêver.

    Source :

    Oranger des Osages par jardinage.ooreka


vendredi 2 mars 2018

  • La photo mystère de mars 2018
    Dans un arbre, à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’est-ce que c’est ?

    • Une pomme atteinte par le virus de la granulose du Nil ?
    • Une balle de tennis OGM ?
    • Autre chose ?

    A lundi, les amis !


jeudi 1er mars 2018

  • Polypodes
    Polypodes sur un vieux mur en meulière – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Une fougère qui se contente de peu

    Les polypodes sont capables de s’installer dans des endroits dépourvus de terre : le dessus d’un mur, une vieille gouttière, un tronc d’arbre moussu, un talus rocailleux…

    Polypodes sur une toiture © CACP – Gilles Carcassès
    Polypodes sur le tronc d’un chêne © CACP – Gilles Carcassès
    Polypodes sur un talus rocailleux – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les frondes fertiles présentent sous leur face inférieures des doubles rangées de sores bruns. Ces sores sont des groupes de sporanges, sortes de sacs qui contiennent les spores, intervenant dans la reproduction des fougères.

    Fronde fertile de polypode © CACP – Gilles Carcassès

    Une génétique compliquée

    Trois espèces de Polypodium existent en Ile-de-France, elles sont considérées indigènes. Le polypode austral, Polypodium cambricum, est très rare, on ne le trouverait dans notre région que dans la vallée du Loing. Polypodium vulgare est beaucoup plus fréquent, il se serait très anciennement formé par l’association de deux espèces exotiques Polypodium sibiricum et Polypodium glyccirhiza. La zone géographique actuelle de ces espèces est le nord-ouest américain et le nord-est asiatique. Le plus répandu, Polypodium interjectum, se serait formé par l’association des génomes de Polypodium vulgare et Polypodium cambricum. En outre, ces trois espèces s’hybrident joyeusement entre elles !

    Différencier ces trois espèces, et leurs trois hybrides, est extrêmement délicat sans l’examen au microscope des spores et des structures cellulaires des sporanges. Je laisse cela aux spécialistes (dit-on des polypodologues ?).

    Source :

    Caractères morphologiques des différents taxons de polypodes de France métropolitaine, par D. Froissard, M. Boudrie, F. Fons, S. Rapior


mercredi 28 février 2018

mardi 27 février 2018

  • Le beau cocon de Boisemont
    Cocon – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    A l’entrée des bois de Boisemont, je vois un gros tronc d’arbre mort rangé au bord du chemin par les forestiers. L’écorce décollée me donne envie de faire mon curieux : quel trésor vais-je découvrir dessous, un petit silphe noir, une lithobie, une larve de cardinal, des polyxènes à pinceau ?

    Mieux que ça, un superbe cocon de 2 cm de long. Je vais le mettre en élevage dans un bocal et attendre que le papillon émerge. Ça me rappelle vaguement un cocon de ver à soie, l’exotique bombyx du mûrier… Je regarde du côté des papillons indigènes communément nommés « bombyx ». Il y en a beaucoup, on les trouve chez les Lymantriidae (maintenant rassemblées dans la famille des Erebidae) et surtout chez les Lasiocampidae. Dans cette famille, Lasiocampa quercus, le bombyx du chêne est très commun par ici. La taille et la forme du cocon correspondent assez bien pour cette espèce.

    J’ai déjà trouvé une chenille de bombyx du chêne dans le secteur, c’était dans les bois de Vauréal.

    Jeune chenille de bombyx du chêne sur une feuille de viorne lantane – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La chenille du bombyx du chêne n’est pas difficile quant à sa nourriture, elle consomme les feuilles de nombreux arbres et arbustes. On la voit sur les ronces, les bruyères, les prunelliers, les aubépines, les troènes, les saules, les aulnes, les myrtilliers, les genêts, les bouleaux… Sur les chênes ? Oui, aussi, ça arrive.

    Lasiocampa quercus mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Le papillon mâle, aux larges antennes pectinées, arbore une livrée contrastée vanille chocolat caramel ; la femelle, tout caramel et fines antennes, n’est pas mal non plus.

    Qui va émerger dans mon bocal : un mâle ou une femelle ? Suspense !…

    Retrouvez le portrait d’un autre beau bombyx de nos bois :

    Le bombyx disparate

     


lundi 26 février 2018

  • Qu’est-ce que ça mange, un chevreuil ?
    Chevreuil, forêt de Saint-Germain-en-Laye © CACP – Gilles Carcassès

    Les chevreuils sont discrets en forêt et difficiles à observer. On peut en voir parfois le soir à découvert dans les champs où ils paraissent intéressés par les jeunes pousses de céréales. Les chevreuils mangeraient-ils donc de l’herbe ?

    D’abord, le lierre et les ronces !

    Les graminées sont loin d’être l’essentiel de leur alimentation. Un étude scientifique conduite en forêt de Chizé (au sud de Niort) sur plusieurs années a permis de connaître finement le régime alimentaire des chevreuils. En été, sept espèces représentent à elles seules les trois quarts de leur régime alimentaire. En tête, on trouve le lierre (23 %), puis les cornouillers, le charme, les ronces, les érables, les aubépines, le fusain. Viennent ensuite les chênes, la clématite sauvage, les trèfles, le troène, les vesces, le prunellier, les églantiers, le hêtre. Et en hiver, le lierre et les ronces représentent 60 % du régime, complété notamment par des glands et quelques plantes au feuillage persistant.

    Le chevreuil ne broute pas au hasard, il recherche les végétaux les plus utiles pour son organisme. C’est pourquoi, à la belle saison, il délaisse des plantes peu digestes comme le fragon petit houx, les carex et la garance qu’il consomme faute de mieux en hiver. Et le troène, pourtant abondant dans les milieux qu’il fréquente, est relativement peu consommé car cet arbuste contient des composés toxiques.

    Des menus équilibrés

    En fait, le chevreuil assure l’équilibre de son alimentation en consommant des plantes variées et bien choisies : la ronce lui apporte des éléments minéraux, le cornouiller est très énergétique, le prunellier et les légumineuses contiennent du phosphore, la clématite est source de calcium, les légumineuses et le prunellier sont riches en azote… Dans la nature, chaque chevreuil compose ses menus selon ses préférences personnelles mais en respectant l’équilibre nutritionnel qui convient à la physiologie de son espèce et à son état. Quelques gourmandises, glanées de-ci de-là ne sont pas exclues : myrtilles, framboises, jeunes pousses de sapin, blé en herbe, luzerne…

    Sources :

    Influence de la composition chimique des végétaux sur les choix alimentaires des chevreuils, une étude accessible sur le portail de l’INIST (CNRS)

    Le chevreuil, par l’ONCFS

    Retrouvez un autre article sur le chevreuil :

    Le chevreuil du bois de Neuville

     


vendredi 23 février 2018

  • Transhumance 2018 à Cergy-Pontoise
    Promenade des deux bois à Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Plan du parcours fourni par la Ferme d’Ecancourt

    Cette année, la transhumance innove !

    Première innovation : la Ferme d’Ecancourt, organisatrice de l’événement, a modifié une partie du parcours pour traverser des zones plus urbaines afin de permettre aux habitants de mieux en profiter.

    Voici l’essentiel pour préparer votre participation :

    • Samedi 7 avril 2018 après-midi (tronçon rouge)
    • Départ à 14 h de la ferme d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier,
    • Arrivée vers 17 h à l’espace Gérard Blondeau de Maurecourt.
    • Dimanche 8 avril 2018 matin (tronçon vert)
    • Départ de Maurecourt  à 9 h 30,
    • Arrivée au Belvédère de Vauréal autour de 12 h et pique-nique tiré du sac,
    • Dimanche 8 avril 2018 après-midi (tronçon bleu)
    • Départ de Vauréal à 14h,
    • Arrivée à la promenade des deux bois à Cergy vers 15 h 30,
    • Arrivée à Courdimanche vers 16 h 30.
    L’heure de la sièste au Belvédère de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Ne manquez pas les animations et démonstrations de chiens de berger qui ponctueront le parcours :

    • le samedi : à la ferme, à Jouy-le-Moutier et à Maurecourt,
    • le dimanche : à Jouy-le-Moutier, à Vauréal et à Cergy.

    Deuxième innovation : des personnes à mobilité réduite pourrons suivre le parcours, car 11 « joëlettes » (fauteuils de randonnées) ont pu être rassemblées ! Il faut maintenant recruter les équipes de joyeux bénévoles pour les conduire.

    Joëlette en action – photo aimablement prêtée par l’association Jakadiroule de Menucourt

    Il manque encore 30 personnes pour compléter les relais sur les trois tronçons ! Pour vous inscrire en tant que bénévole et pour tout renseignement, vous pouvez contacter la Ferme d’Ecancourt à l’adresse suivante : fermeecancourt.contact@gmail.com, avant le 28 février 2018, en indiquant votre nom, vos coordonnées et vos disponibilités. Voir tout le détail de cette organisation dans ce document.

    Par votre engagement, donnez à la transhumance de Cergy-Pontoise une dimension solidaire et sportive !

    La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise est partenaire de la transhumance de Cergy-Pontoise depuis sa création en 2013.

    Retrouvez notre reportage sur la transhumance 2017 :

    Transhumance 2017 : des brebis témoignent

    En savoir plus :

    Communiqué de presse de la Ferme d’Ecancourt sur la transhumance 2018


jeudi 22 février 2018

  • Le carabe purpurin
    Carabus violaceus purpurascens – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Je l’avoue, j’ai encore dérangé une bestiole. Ce carabe dormait bien tranquillement sous une branche pourrie, près d’une mare dans les bois de Boisemont. Je l’ai extrait doucement de sa cachette et je l’ai placé sur la mousse pour vous le présenter dans un environnement plus seyant. On devine sur la marge de ses élytres finement rayées et ponctuées le reflet pourpre qui a donné son nom à cette sous-espèce.

    Ces insectes n’ont pas d’ailes !

    Les carabes sont incapables de voler car leurs élytres sont soudés, et ils sont dépourvus d’ailes membraneuses. Leur faible capacité de dispersion explique la multiplication des sous-espèces et la variabilité des formes géographiques. Pour un carabe, chaque forêt est comme une île dont on ne peut s’échapper qu’accidentellement (via le transport de grumes ou la musette d’un entomologiste par exemple !).

    A l’aisselle de sa patte médiane est fixé un acarien (cliquez sur la photo pour l’agrandir). Souvent les coléoptères transportent ainsi des acariens. J’en ai déjà observé sur un bousier.

    Ici, c’est une femelle : les mâles ont les articles des tarses des pattes antérieures nettement plus élargis. C’est une adaptation pour attraper les femelles et les saisir fermement pendant l’accouplement !

    Carabus violaceus pupurascens – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Ses mandibules sont impressionnantes ! Dans la forêt ce carabe est un grand chasseur, il consomme la nuit des limaces, des escargots, des larves d’insectes et des vers. Sa tête allongée est particulièrement bien adaptée pour rentrer dans les coquilles… On retrouve cette particularité anatomique chez les silphes, ces redoutables tueurs d’escargots.

    La séance photos finie, je l’ai replacé sous sa branche et j’ai remis tout en ordre pour qu’il passe cette fin d’hiver bien à l’abri.

    Sources :

    Carabus violaceus pupurascens, par l’INPN

    Carabes alliés de la biodiversité et de l’agriculture par P. Léveillé (INRA)


mercredi 21 février 2018

  • Le secret de l’accenteur
    Accenteur mouchet sur le parking – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La neige fond au soleil sur le parking du pôle multisports à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise et un petit ruisseau s’est formé. Cet élégant passereau picore vivement dans le courant.

    Accenteur – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Il scrute et capture des choses minuscules. C’est un accenteur mouchet, un oiseau de jardin insectivore que l’on voit souvent se nourrir au sol sous les haies dans les jardins.

    Accenteur mouchet – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Le reflet du soleil met en valeur les plumes grises de sa poitrine.

    Après son départ, je suis allé voir ce qu’il mangeait. Je n’ai rien vu d’autre que des petits cailloux. Mon esprit scientifique m’amène à formuler trois hypothèses :

    1. Il mangeait des cailloux. Après tout, il en a peut-être besoin pour garnir son gésier et broyer les graines, comme mes poules. En hiver, faute d’insectes, l’accenteur consomme peut-être aussi des graines ?
    2. Mes yeux n’ont pas l’efficacité de ceux de l’accenteur, et je n’ai pas vu les microscopiques collemboles ou acariens qui étaient peut-être à la dérive.
    3. Il n’y a plus rien, parce qu’il a tout mangé !

    L’accenteur est parti avec son secret…


mardi 20 février 2018

  • Le populage des marais
    Caltha palustris, le populage des marais – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Une promesse de fleurs dans mon jardin

    Dans mon jardin de Poissy deux mares reçoivent les eaux de toiture de ma maison. Cette année, avec toute cette neige, leur niveau est assez haut. Le populage des marais est à demi immergé, ce qu’il supporte très bien, et il pointe ses boutons floraux.

    Fleur de populage © CACP – Gilles Carcassès

    J’aime beaucoup cette plante qui égaye les milieux humides de sa vive floraison aux premiers rayons de soleil de l’année. On la dit en régression en Ile-de-France à cause du drainage et de la disparition des zones humides. Mais elle est encore assez commune dans le bassin de l’Oise et le Vexin.

    Caltha palustris a la réputation d’être une bonne plante mellifère de début de saison : les abeilles récoltent le nectar de ses fleurs.

    Ficaria verna, la ficaire © CACP – Gilles Carcassès

    Il ne faut pas confondre le populage des marais avec la ficaire, une autre renonculacée aux fleurs jaunes et aux feuilles arrondies et luisantes.

    Toutes deux fleurissent très tôt à la sortie de l’hiver, mais la ficaire est plus petite et pousse sous les arbres.

    Le populage, combien de chromosomes ?

    Cette plante est un beau sujet d’étude pour les botanistes en raison de la diversité des cas de polyploïdies chez cette espèce. Comme l’écrit Philippe Jauzein dans ce document, « il y a ainsi chez le populage deux nombres de base différents (n=7 et n=8), des niveaux allant de diploïdes à des décaploïdes (10 fois le stock), et des aneuploïdes (par excès ou manque de quelques chromosomes) dérivés des différents polyploïdes. […] Le populage, qui forme une seule et même espèce, peut avoir 16 chromosomes, ou 28, 32, 35, 40, 44, 48, 52, 53, 54, 56, 60, 62, 64, 70… » De quoi se perdre avec délice dans les arcanes de la génétique ! J’ai scruté mon populage avec perplexité, il ne m’a envoyé aucun indice sur son niveau de ploïdie…

    Source :

    Le populage, par DORIS


lundi 19 février 2018

  • La coccinelle orange
    Halyzia sedecimguttata, au revers d’une feuille d’Eleagnus x ebbingei – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Le revers des feuilles d’Eleagnus x ebbingei est joliment argenté.

    Cacopsylla fulguralis © CACP – Gilles Carcassès

    Cet arbuste hybride, persistant et très vigoureux, a été obtenu en 1928 par le croisement de deux espèces d’Eleagnus. Il fut très en vogue auprès des jardiniers de la fin du XXème siècle.

    Il l’est un peu moins depuis l’arrivée en France en 1999 de Cacopsylla fulguralis, un psylle invasif d’origine asiatique, qui peut provoquer le jaunissement de la plante et de fortes attaques de fumagine.

    Halyzia sedecimguttata © CACP – Gilles Carcassès

    Toujours est-il que ses épaisses frondaisons fournissent à nombre d’insectes des sites d’hivernage. En explorant le dessous de ses rameaux, j’ai trouvé cette belle coccinelle orange, l’une de nos espèces de coccinelles à points blancs.

    Elle mange des champignons !

    Halyzia sedecimguttata est réputée mycophage, c’est-à-dire qu’elle broute le mycélium des champignons qui poussent sur les feuilles des arbres. En réalité, elle chasse aussi de petites proies.

    A bien y regarder, ma coccinelle orange n’a pas l’œil très frais, et l’une de ses pattes a l’air bien mal en point ! Il y a fort à parier qu’elle ne se réveillera pas au printemps. Aurait-elle subi l’attaque d’un parasitoïde ?

    Source :

    Coccinelles mycophages, par l’OPIE


vendredi 16 février 2018

  • Un verger public à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise !
    Verger à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    A la création de l’Ile de loisirs, de très nombreux arbres, dont beaucoup de peupliers d’Italie, ont été plantés. Quarante ans plus tard, les peupliers arrivent tous en fin de vie en même temps et certains doivent être abattus pour des raisons de sécurité. Comment les remplacer ?

    Les services techniques de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise viennent de planter un grand verger au bord de l’Oise. Voilà une idée originale et bien sympathique ! Que vous soyez sportifs ou promeneurs, vous pourrez profiter des fruits frais, dès cet été peut-être ! Les insectes pollinisateurs et les oiseaux insectivores y trouveront aussi leur bonheur.

    J’ai vu des pêchers, des abricotiers, des poiriers, des pommiers, des cerisiers… Et je crois qu’ils ont planté d’autres espèces moins courantes. Rendez-vous dans ces pages à la belle saison pour les découvrir !

    Ces jeunes arbres sont placés sous la sauvegarde du public, ne les dégradez pas ! Et souhaitons-leur une très longue vie.


jeudi 15 février 2018

  • Le cornouiller mâle
    Floraison de Cornus mas, le cornouiller mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Ce cornouiller mâle joue au perce-neige ! C’est l’arbre à la floraison la plus précoce de nos contrées, juste après celle du noisetier.

    L’arbre aux multiples atouts

    Voilà encore une plante très appréciée des abeilles qui leur fournit du pollen en tout début de saison. En fin d’automne, on peut récolter ses fruits rouges, semblables à des olives, quand elles sont très mûres et qu’elles tombent au sol. On en fait alors de ces cornouilles d’agréables confitures. Consommées avant, c’est une aimable purge !

    Bouquet de fleurs du cornouiller mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Le cornouiller mâle est très réputé pour les qualités de son bois : dense, élastique, dur et très droit. L’espèce est idéale pour les manches d’outil, les lances, les arcs, les rayons de roue des charrettes, les bâtons de berger…

    Le cornouiller mâle est peu commun en Ile-de France, on le rencontre généralement dans les coteaux boisés sur sol calcaire, avec le troène et la viorne lantane. Dans le Val d’Oise, il est plus fréquent à l’extrême ouest du département.

    En fleurs, à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise

    A l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, où je l’ai trouvé en fleurs (près des garages à bateaux), il a probablement été planté. C’est en effet un arbuste (ou petit arbre) souvent utilisé pour l’aménagement des espaces verts.


mercredi 14 février 2018

mardi 13 février 2018

  • Pipit farlouse, bel oiseau de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise
    Pipit caché dans les branches : le voyez-vous ? – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Un plumage cryptique

    A l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, ce petit oiseau à la poitrine rayée se dissimule dans les branches basses d’un aulne au bord de l’eau. Malgré son camouflage, je l’ai repéré ! Alors, je ne bouge plus et j’attends.

    Pipit farlouse – Cergy © CACP – Gilles Carcassès (cliquez deux fois pour voir en plein écran)

    Enfin il daigne descendre de son arbre. La prairie inondée est pour lui une aubaine, j’imagine qu’il y trouve des insectes noyés ou des petites graines flottantes.

    Pipit dans la neige © CACP – Gilles Carcassès

    Et hop, un tour sur la neige ! Histoire de faire sa star…

    Les spécialistes interrogés ont remarqué les stries larges et continues sur le flanc, le sourcil discret et les pattes claires. C’est un pipit farlouse, appelé aussi pipit des prés. A son bec fin, vous aurez reconnu un oiseau au régime largement insectivore.

    Migrateur

    Le pipit farlouse est un oiseau migrateur. En Ile-de-France, on le rencontre en hiver dans les prairies humides et parfois dans les champs. En été, la femelle construit son nid tout près du sol, caché dans une touffe d’herbe ou sous les branches basses d’un buisson. Cette espèce niche rarement dans notre région.

    Les pipits appartiennent à la même famille que les bergeronnettes.

    Retrouvez les portraits d’autres oiseaux insectivores :

    Rossignol du Japon

    Troglodyte mignon

    Accenteur mouchet


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