Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 19 avril 2019

  • Etat de santé de la biodiversité en Île-de-France

    Lever le voile sur une notion abstraite

    La presse mentionne souvent le « déclin de la biodiversité ». Mais à quoi cela fait-il référence ? Que signifie le fait de « perdre de la biodiversité » ? Voici quelques outils pour bien comprendre les chiffres de la biodiversité.

    Le moineau domestique a perdu 73 % de ses effectifs en Île-de-France sur la période 2003-2016 (source : ARB-idf) © Marion Poiret

    La perte de biodiversité rassemble les trois phénomènes suivants :

    • l’extinction d’espèces, totalement ou localement,
    • le régression des effectifs au sein d’une espèce, ou l’homogénéisation de son patrimoine génétique,
    • la réduction des milieux par artificialisation, destruction, désertification ou pollution.

    Quels indicateurs ?

    Il paraît donc difficile de considérer un chiffre unique qui décrive l’ensemble de ces trois éléments. En revanche, des études présentent des faits concernant des espèces ou des groupes d’espèces bien précis. Nous en avons déjà présenté quelques-unes dans ce blog, concernant les oiseaux et les papillons notamment.

    Le flambé, un papillon protégé et quasiment menacé en Ile-de-France © CACP – Marion Poiret

    Pour la Région Île-de-France, l’Agence Régionale de la Biodiversité en Île-de-France (ARB-idf) propose des synthèses claires, complètes et régulièrement mises à jour sur les différents milieux et espèces du territoire.

    Elles permettent d’appréhender certaines tendances concernant la nature en ville :

    Les populations de papillons et d’oiseaux dans les villes ont fortement diminué ces dernières années. On parle ici de perte de biodiversité à cause de la régression des effectifs.

    Evolution des effectifs de papillons et d’oiseaux dans les parcs urbains entre 2006 et 2014 © ARB-idf

    En revanche, la flore urbaine a, elle, une croissance importante. Ces dernières années le nombre d’espèces de plantes des trottoirs a grimpé de plus de 90%.

    Evolution du nombre d’espèces de plantes en ville entre 2009 et 2015 © ARB-idf

    On suppose que cela est dû, au moins en partie, à l’arrêt de l’utilisation des désherbants dans de nombreuses communes d’Île-de-France (dont celles de Cergy-Pontoise !).

    La perte de biodiversité est donc une notion toute relative et il convient de ne pas faire d’amalgames hasardeux. L’ARB-idf présente ses résultats sous différentes approches pour démêler tous les chiffres de la biodiversité :

    Que faire ?

    On l’a vu pour les plantes urbaines, des actions concrètes de gestion permettent de protéger la nature, en ville et ailleurs. Mais la première des choses à développer est, selon nous, la connaissance. Partagée, elle permet une prise de conscience collective. C’est aussi une étape indispensable à toute analyse dans les processus de décision en matière d’aménagement et de gestion.

    La sagine rampante, petite plante des trottoirs méconnue © CAPC – Emilie Périé

    En tant que chargés de mission biodiversité, notre rôle est de connaître et faire connaître la biodiversité du territoire. Nous participons aux différents protocoles ayant permis à l’ARB-idf de réaliser ces rapports, mais il est difficile, scientifiquement parlant, de produire le même genre de résultats à l’échelle de l’agglomération. Le nombre de données est trop faible et les biais trop grands pour fournir des chiffres réellement pertinents.

    En revanche, une méthode envisageable pour développer la connaissance du territoire est la mise en place d’un Atlas participatif de biodiversité. La Ville de Vauréal a démarré le sien récemment. Peut-être est-ce la première pierre à l’édifice d’un Atlas communautaire de Cergy-Pontoise ?

    Seriez-vous prêts à participer avec nous ?

    Pour en savoir plus

    Qu’est-ce qu’un atlas communal de la biodiversité ? par le Ministère de la Transition écologique et solidaire

    Les chiffres clés de la biodiversité à l’échelle nationale, par l’Agence Française pour la Biodiversité

    Les listes rouges régionales, par l’Agence Régionale de la Biodiversité Île-de-France

    Retrouvez dans nos pages les espèces présentées dans cet article  :

    Le flambé

    La sagine rampante

    Voir aussi :

    La nature, source de solutions, à Cergy-Pontoise


jeudi 18 avril 2019

  • Le lamier blanc
    Lamium album, le lamier blanc – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le lamier blanc est une plante vivace très commune dans les friches, les lisières, les bords des champs, les décombres. Il forme souvent de larges taches car il se multiplie aisément par stolons. J’en ai planté dans mon jardin, parce que je trouve la plante jolie, et dans l’espoir d’attirer le vert-doré, un beau papillon de nuit dont il est la plante hôte.

    Le vert-doré n’est pas venu, mais mes poules ont adoré picorer ses graines !

    Retrouvez dans ces articles d’autres lamiers :

    Le lamier pourpre

    Le lamier jaune

    Le lamier amplexicaule

    Source :

    Flore des friches urbaines, d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton


mercredi 17 avril 2019

  • Le tarier pâtre

    Nous étions partis à la recherche du bruant zizi réputé habiter les friches en lisière agricole de Vauréal. Ce jour-là point de zizi, mais un autre passereau a accepté de poser pour nous.

    Tarier pâtre mâle – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le nom officiel du tarier pâtre, Saxicola rubicola, évoque la couleur rouge de son plastron. Le mâle, comme chez de nombreuses autres espèces, arbore des couleurs plus vives et un plumage plus contrasté que la femelle.

    Un oiseau des milieux ouverts

    Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le tarier pâtre est nicheur assez commun en Île-de-France. On le rencontre le plus fréquemment sur la période de mars à juin, même si quelques couples restent passer l’hiver chez nous.

    Il habite les milieux ouverts, les landes, les friches, les clairières, quelques fois les parcs, où il peut trouver ces trois éléments réunis : une végétation basse et dense pour établir son nid, des perchoirs de chasse et des avant-postes plus élevés pour surveiller son territoire. Avis aux explorateurs de « terrains vagues » et autres friches enherbées, prenez garde à ne pas écraser un nid de tarier caché dans la végétation !

    Le couple que nous avons vu à Vauréal a trouvé son bonheur sur un ancien terrain de foot où la nature a repris ses droits.

    Un oiseau acrobate

    Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Comme l’indique son bec fin, le tarier pâtre a un régime alimentaire essentiellement insectivore. Il chasse toutes sortes d’insectes en plein vol et consomme aussi des larves de coléoptères et des chenilles. Généralement perché au sommet d’un buisson ou d’une clôture, il repère ses proies et les attrape au vol. Cet oiseau nous a offert une belle démonstration d’acrobaties aériennes.

    Un oiseau fidèle

    Tarier pâtre – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Le tarier pâtre a la réputation d’être un oiseau très fidèle. Les deux membres du couple ne se séparent jamais à plus de quelques dizaines de mètres. La compagne de ce mâle était en effet présente dans le même secteur. Nous l’avons furtivement aperçue sans pouvoir la capturer (en image !). Peut-être une prochaine fois, car il parait que la fidélité des tariers vaut aussi pour leur site de nidification.

    Sources

    Fiche Tarier pâtre, par Oiseaux.net

    Données INPN

    Les oiseaux dÎle-de-France, Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre


mardi 16 avril 2019

  • Retour sur la transhumance de Cergy-Pontoise 2019
    La transhumance 2019 © CACP – Gilles Carcassès

    Une fois de plus la Ferme d’Ecancourt a bien fait les choses : une organisation sans faille, des brebis vaillantes et disciplinées, des ânes câlins, des bénévoles actifs, des participants ravis et le soleil au rendez-vous !

    La haie d’honneur dans la cour de la ferme

    Samedi 13 avril 2019 à 13h30, les participants rassemblés pour la transhumance accueillent les moutons.

    Les brebis font les vedettes

    Abbeêy road à Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Samedi après-midi, les brebis rejoignent Maurecourt en traversant plusieurs quartiers de Jouy-le-Moutier.

    Des bénévoles mobilisés

    Les bénévoles en plein effort © CACP – Gilles Carcassès

    Grâce aux joëlettes prêtées pour l’occasion, des personnes à mobilité réduite participent pleinement à l’événement.

    Des bergers très professionnels

    Dimanche matin à Maurecourt : l’appel pour le départ ! © CACP – Gilles Carcassès

    « Eglantine ? Ernestine ? Savonnette ? » « Présentes ! »

    Sous haute protection policière

    Serrez les rangs : zone de danger ! © CACP – Gilles Carcassès

    La police municipale de Maurecourt accompagne l’avancée du cortège en bloquant la circulation.

    Des chiens vifs

    Aux Rougeux, à Jouy-le-Moutier

    Harley, Ollie, Lapsus et Lucky, les border collies dirigés par les bergers montrent toute leur efficacité dans la conduite du troupeau.

    Une pause bien méritée

    Pause déjeuner au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La transhumance est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un pique-nique convivial et de profiter des animations organisées par la Maison de la nature de Vauréal.

    En forêt, loup y es-tu ?

    Point d’arrêt dans la forêt © CACP – Gilles Carcassès

    Il faut de temps à autre stopper la tête du cortège pour permettre aux retardataires de rejoindre le groupe.

    Au jardin des Ombrages

    Potentilla anserina, la potentille des oies © CACP – Gilles Carcassès

    La potentille des oies connait aussi le secret des poils laineux pour résister au froid.

    Pour l’entretien du sous-bois : à vos marques, prêtes, partez ! © CACP – Gilles Carcassès

    Cinq brebis restent au jardin des Ombrages pour entretenir la prairie et le sous-bois.

    Quand on arrive en ville

    Avenue du Hazay  © CACP – Gilles Carcassès

    Passage triomphal des solognotes à Cergy-le-Haut

    Le goûter final

    Les fameuses tartines au miel de Courdimanche ! © CACP – Gilles Carcassès

    La Ville de Courdimanche offre une bien sympathique collation à tous les participants.

    Retrouvez notre reportage photos dans 13 comme une.

    Rendez-vous l’année prochaine pour la transhumance 2020 !

    Retrouvez les éditions précédentes de la transhumance de Cergy-Pontoise en images :

    Edition 2018

    Edition 2017

    Edition 2016

    L’arrivée des moutons dans la cour de la ferme © CACP – Emilie Périé
    Un chien de berger très efficace © CACP – Gilles Carcassès

lundi 15 avril 2019

  • L’aigrette garzette
    Aigrettte garzette – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Sous la passerelle rouge de l’Axe majeur à Cergy, se trouve un bassin qui communique avec l’Oise. C’est sur le quai de ce bassin que j’ai observé cet oiseau très inhabituel pour Cergy-Pontoise : une aigrette garzette !

    L’aigrette chasse dans les eaux peu profondes, elle se nourrit de petits poissons et d’insectes aquatiques, de crustacés, de mollusques, de grenouilles. Cet oiseau est grégaire, il établit ses colonies dans des arbres près des marais.

    Cet individu, toutes plumes ébouriffées, arborait son plumage nuptial. Les longues aigrettes que l’on distingue à l’arrière de sa tête ont valu bien des misères à cette espèce lorsque la mode chez les élégantes était de porter des chapeaux à plumes.

    Aigrettte garzette © CACP – Gilles Carcassès

    L’oiseau s’est envolé en direction du parc du Clos Levallois, au bord de l’Oise, sur la commune de Vauréal. C’est un très bon choix car ce parc est vaste, riche en biodiversité et c’est un endroit calme.

    J’aimerais bien que cette aigrette s’installe chez nous, c’est un si bel oiseau ! Un jour peut-être ? Actuellement, quelques rares couples de cette espèce seulement se reproduisent en Ile-de-France, au fin fond de la Seine-et-Marne.

    Source :

    L’aigrette garzette, par Doris

    Retrouvez l’autre aigrette dans cet article :

    La grande aigrette


samedi 13 avril 2019

  • Concours de l’arbre valdoisien de l’année

    Dans le cadre des Journées de l’arbre, le Conseil départemental du Val d’Oise lance le Concours de l’arbre valdoisien de l’année !

    Que vous soyez un particulier ou une institution, vous pouvez proposer un de vos arbres, pour la sélection 2019. Elle sera soumise aux votes des internautes et des organisateurs de la manifestation, pour respectivement le Prix du public et celui des organisateurs.

    Aussi, vous avez jusqu’au 30 avril 2019 pour  faire une proposition par courriel à mathilde.maisano@valdoise.fr, avec les éléments suivants:

    • nom de l’arbre, espèce
    • âge, taille (si possible)
    • histoire, anecdote sur cet arbre
    • emplacement (adresse)
    • photo récente de l’arbre

    Retrouvez le règlement de ce concours.


vendredi 12 avril 2019

  • La mésange à longue queue
    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Une allure unique

    Aegithalos caudatus dite « la mésange à longue queue » est identifiable grâce à sa forme caractéristique : une petite boule dotée d’une très longue queue. Il est ainsi impossible de la confondre avec l’une des six autres espèces de mésanges présentes en Île-de-France. La tête présente deux variations selon les individus : deux larges sourcils noirs, c’est le cas le plus fréquent en Île-de-France ; blanc pur, plus rare. C’est un couple d’individus à sourcils noirs que nous avons croisé à proximité du bassin Blanche de Castille à Saint-Ouen l’Aumône.

    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Une bâtisseuse

    Lorsque nous l’avons observé, ce couple était en train de bâtir son nid au bord du Ru de Liesse.

    Zone de nidification de la mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    Bien à l’abri dans un amas de lierre sur une vieille souche, le nid était invisible à nos yeux d’éventuels prédateurs. Mais nous avons pu assister à la construction par les deux individus du couple amenant petit à petit des matériaux pour sa confection. La mésange sur l’image ci-dessous a d’ailleurs un morceau de lichen dans le bec !

    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Emilie Périé

    En Île-de-France, la mésange à longue queue est une nicheuse très commune. A la différence des autres espèces de mésanges qui nichent le plus souvent dans les cavités, la mésange à longue queue est une vraie bâtisseuse. Elle commence la confection du nid, dans un arbre ou un buisson, dès la fin du mois de février, et s’installe dans tous les milieux boisés, urbains ou ruraux.

    C’est pourquoi la Ligue de Protection des Oiseaux conseille d’opérer la taille et l’entretien des arbres et des haies exclusivement à l’automne, hors de la période de nidification, pour ne pas risquer de déranger les oiseaux. D’ailleurs, comme la plupart des passereaux, la mésange à longue queue est une espèce protégée : toute perturbation de l’animal ou de son milieu de vie est proscrite par la loi.

    Une acrobate

    Mésange à longue queue – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    De la même manière que les mésanges bleues ou charbonnières, la mésange à longue est capable de se percher dans des positions acrobatiques, la tête en bas, les pattes en l’air. Elle peut, comme cela, cueillir n’importe quel matériau pour construire son nid et attraper les petits insectes qui constituent la part principale de son régime alimentaire. En effet, son petit bec ne lui permet pas de décortiquer beaucoup de graines. Elle capture les insectes dans les fentes des écorces ou directement sur les feuilles (comme les pucerons par exemple).

    Sources

    Fiche Mésange à longue queue, par Oiseaux.net

    Les oiseaux d’Île-de-France, par Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre

    Retrouvez d’autres histoires de mésanges

    Festin de samares

    L’énigme du sphinx

    Acrobate !

jeudi 11 avril 2019

mercredi 10 avril 2019

  • Brebis débroussailleuses
    Pâturage dans une station de renouée du Japon – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    On savait les brebis solognotes capables de contenir l’expansion de la renouée du Japon. Ces animaux sont aussi très efficaces pour débroussailler.

    Les brebis de la Ferme d’Ecancourt broutent les cornouillers sanguins © Ville de Vauréal – Christophe Etchmendy

    Les brebis solognotes sont friandes de toutes sortes de ligneux : cornouillers, ronces, lierre. C’est pourquoi elles peuvent être employées pour entretenir un sous-bois.

    Séance d’animation lors de la transhumance 2018, au Jardin des Ombrages – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Voici le site qui a été choisi comme espace de pâturage à Vauréal pour cette année. Il comprend une prairie et un bois attenant. Les équipes de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et de la Ville de Vauréal ont réuni leurs forces pour aménager l’endroit et préparer l’arrivée des ovins qui seront déposés lors de la transhumance 2019 organisée par la Ferme d’Ecancourt.


mardi 9 avril 2019

  • Les apprentis nature à la ferme d’Ecancourt
    Les apprentis nature à la ferme d’Ecancourt © Ferme d’Ecancourt – Florine Davi

    Après un franc succès en 2018, la Ferme d’Ecancourt réitère en 2019 les stages d’accompagnement scolaire pendant les vacances.

    Durant une semaine, Florine, animatrice à la Ferme et ancienne enseignante en école élémentaire, propose aux enfants de s’initier aux sciences participatives, d’observer la nature et de redécouvrir qu’apprendre c’est amusant.

    Au programme : découverte de la nature et approche scientifique

    La pratique du SPIPOLL en 2018 © Ferme d’Ecancourt – Florine Davi

    Cette saison, le thème de la semaine est « les petites bêtes du sol ». Les activités en salle et à l’extérieur permettront aux enfants d’aborder de plusieurs manières la découverte des animaux du sol :

    • par l’observation lors de promenades.
    • par l’expérimentation avec la mise en place des protocoles Vigie-Nature Ecole, et plus particulièrement l‘observatoire des vers de terre !
    • par la recherche personnelle d’informations lors de temps de travaux en salle.

    Et bien entendu, le stage ayant lieu à la ferme, le contact avec les animaux est privilégié !

    Tonnerre © CACP – Gilles Carcassès
    La future mascotte du groupe ? © CACP – Gilles Carcassès

     

    Lors de la balade naturaliste, les enfants sont accompagnés de l’âne Tonnerre à qui ils doivent procurer tous les soins nécessaires pour que sa journée se passe aussi bien que la leur.

     

    Durant toute la semaine, les enfants sont responsables d’un des lapins de la ferme. Après l’avoir nommé et chouchouté, les enfants apprennent à le nourrir et entretenir sa cage correctement et en autonomie.

    Où, quand, comment ?

    Florine accueille à la ferme d’Ecancourt une dizaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans quel que soit leur niveau scolaire.

    Le prochain stage aura lieu durant la deuxième semaine des vacances de Pâques. D’autres stages seront proposés pour les vacances d’été et de la Toussaint.

    Les contacts et informations complémentaires sont également disponibles sur la page Facebook de la Ferme d’Ecancourt.

    Retrouvez d’autres articles sur des activités de la Ferme d’Ecancourt :

    La transhumance des moutons

    Les ateliers Bulles d’Air

    Les 40 ans de la Ferme

    Les journées d’automne à la Ferme


lundi 8 avril 2019

  • Honorine et Gaston
    Canards colverts au square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Depuis quelques jours, ce couple de colverts fréquente assidument la pelouse du Verger. Ils sont très familiers et les collègues de la Communauté d’agglomération les ont baptisés Honorine et Gaston. Mais d’où viennent-ils ces canards ? Le bassin du parc François-Mitterrand, de l’autre côté de la préfecture, est leur habitat principal et le lieu où ils se reproduisent chaque année.

    Square du Verger – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Des primeurs pour canards !

    J’ai remarqué qu’ils apprécient particulièrement ces graminées en graines, très présentes autour de ce regard. Le réseau de chaleur passe juste en-dessous et le léger réchauffement du sol qu’il induit suffit à hâter très localement la floraison des plantes et la formation des graines !

    Les jardiniers sont bien avisés de n’être pas encore venus tondre ce petit coin de nature, joliment fleuri de pâquerettes et de véroniques.

    Retrouvez nos histoires de canards :

    Le canard jardinier

    Chronique aviaire de la crue

    Grand choix de canards sauvages


dimanche 7 avril 2019

  • Sans mentir, ce fut une bien belle inauguration !

    Samedi 6 avril 2019 en fin d’après-midi, je suis allé à l’inauguration de Mensonges, sixième exposition de dessins de presse et d’humour, proposée par l’association Dallas avec le soutien de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Le talentueux groupe vocal Les démons du bémol, à la joie communicative, a mis le public de bonne humeur en attendant le moment des discours.

    L’inauguration de l’exposition Mensonges, place des Arts, à Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Comme l’an dernier, les sympathiques canards du parc François-Mitterrand ont inspiré un joli dessin :

    Et la créativité des collectivités territoriales n’a pas été oubliée :

    Cette année, quelques panneaux ont pris place dans le hall d’entrée du centre commercial Les Trois Fontaines. J’ai été très fier d’y retrouver ma contribution, illustrée par José Keravis !

    L’exposition, c’est jusqu’au 28 avril, et ça vaut vraiment le coup d’œil !

    Le mensonge du jour :

    Il paraît que les pigeons ont attendu la fin des discours pour se jeter sur leur buffet, des fleurs d’euphorbes fraichement écloses ! Je ne sais pas si c’est vrai, j’écoutais les discours…

    le buffet des pigeons

vendredi 5 avril 2019

  • Tape à l’œil

    Connaissez-vous les ambrettes ?

    Les ambrettes sont nombreuses sur les roseaux du marais de Missipipi (si, si), à Osny. Ces petits escargots pointus ne sont pas des espèces aquatiques, mais elles ne vivent que dans des milieux très humides. Timides, elles rentrent leurs « cornes » quand on veut les photographier.

    Ambrette – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ce nom commun désigne l’espèce Succinea putris mais aussi, paraît-il, une autre espèce très proche. Il faut, pour les différencier, les disséquer, ce qui n’est pas ma tasse de thé. Aussi j’en resterai à « ambrette ».

    Broutant de-ci de-là, l’escargot rencontre parfois une feuille souillée par une crotte d’oiseau et avale inopinément l’œuf d’un ver parasite. Celui-ci se développe dans le corps du mollusque et se loge, ce n’est pas banal, dans ses tentacules. Celles-ci se transforment en de grotesques saucisses multicolores et boudinées qui pulsent à la lumière.

    Leucochloridium sp. découvert à Dampierre (78) par Maxime Zucca de l’ARB IdF © Maxime Zucca

    Le pauvre escargot n’y voit goutte et se hasarde alors dans des endroits très exposés à la vue des prédateurs, ce qui n’est pas dans ses habitudes. Pendant de nombreuses heures, il exhibe sans pudeur ses monstrueux tentacules.

    Histoire vraie

    Arrive un oiseau. C’est bête un oiseau. Intéressé par ce leurre, il s’apprête à le gober. Je tente de l’en dissuader : attention, dans cette fausse chenille se cache un piège terrible ! Je l’ai lu dans Nature en ville à Cergy-Pontoise, le blog le plus lu dans les prairies, les marais et les bois. L’eus-tu lu aussi, beau siffleur, tu connaîtrais la chanson du ver qui zombifie les escargots et trompe les oiseaux !

    Mon œil, dit-il, je vois bien que ça se mange ! Votre histoire ridicule ne prend pas avec moi, vous avez dû lire ces sornettes dans « Le petit menteur » !

    D’un geste assuré, l’oiseau vise l’œil, avale sa proie et l’escargot avec.

    Bien mal lui en prend, car des dizaines de petites larves à ventouses se fixent dans son tube digestif. Plus tard, les vers adultes lâcheront leurs œufs dans les fientes de l’oiseau, et le cycle pourra recommencer.

    Dessin de José Keravis

     

     

    Cet article est paru dans « Le Petit Menteur», le petit journal édité dans le cadre de l’exposition de dessins d’humour « MENSONGES » que vous pouvez admirer place des Arts à Cergy jusqu’au 28 avril 2019.

     

    Sources :

    Vidéo sur les parasites zombifiants par Max Bird

    Article de Maxiscience sur les parasites zombifiants

    Retrouvez notre article :

    La saga du sanglochon


jeudi 4 avril 2019

  • Le grand bombyle
    Le grand bombyle butinant un muscari à grappe – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Quelle trompe !

    Ce grand « nez » plongé dans une fleur de Muscari neglectum appartient à une mouche à l’allure particulière : le grand bombyle ou Bombylius major.

    Il est en effet est équipé d’une trompe ressemblant à une grande paille dressée devant sa tête qui lui permet de siroter du nectar dans toutes les positions. Grandes fleurs en tube, petites fleurs en cloche, ouvertes vers le haut ou vers le bas, la trompe du grand bombyle lui permet de manger à tous les râteliers, ou plus exactement, de boire à toutes les corolles.

    Sous ses allures de vacancier adepte des cocktails en terrasse, le grand bombyle n’est pourtant pas un fainéant. Il est l’un des premiers à émerger au début du printemps et est particulièrement actif sur les mois de mars, avril et mai. On le voit naviguer de fleur en fleur et déguster le nectar en restant en vol stationnaire. Ses ailes battent si vite qu’elles en sont invisibles pour notre appareil photo.

    Entre deux collations, il arrive au grand bombyle de se poser un peu au soleil. Heureusement, car c’est à l’aspect des ailes qu’on reconnait l’espèce. Leur dessin noir nous permet de l’identifier de façon certaine parmi les onze espèces présentes en France.

    Le grand bombyle – Jouy-le-Moutier © CACP – Emilie Périé

    Squatteur !

    Si la mouche adulte se nourrit exclusivement de nectar, sa larve est carnivore et parasite. Au moment de pondre, la femelle choisit des galeries d’hyménoptères (des andrènes ou des bourdons) pour déposer ses œufs. Les larves, aux solides mandibules, qui éclosent ensuite y trouvent le gîte et le couvert.

    Repus des larves d’abeilles, les bombyles adultes, après leur nymphose dans le sol, émergeront au printemps suivant.

    Sources

    Données INPN sur le grand bombyle

    L’étonnante trompe du grand bombyle, par l’ENS Lyon 

    Retrouvez d’autres mouches fascinantes dans nos articles :

    L’anthracine morio

    Le syrphe tête de mort

    Les Tephritidae


mercredi 3 avril 2019

  • Retour sur la sortie nature du 23 mars 2019 au clos Levallois à Vauréal
    Sortie naturaliste « Atlas de Vauréal » – ITEP Le clos Levallois, Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Sortie nature au Clos Levallois

    Samedi 23 mars 2019, à l’initiative de la Maison de la Nature de Vauréal, nous accompagnions un groupe d’habitants de Cergy-Pontoise à la découverte de la biodiversité du parc du Clos Levallois à Vauréal.

    Florian, animateur à l’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique du Clos Levallois, nous a ouvert les portes de cet établissement destiné à des enfants qui présentent des difficultés psychologiques.

    Cette visite avait pour but de contribuer à l’Atlas de biodiversité communale de Vauréal. La commune entreprend de recenser toutes les espèces vivant sur son territoire. Or, le parc du Clos et ses points d’eau sont des milieux particulièrement riches, ils méritaient une visite. L’ensemble des espèces rencontrées avec les participants ont ainsi fait l’objet de fiches dans l’Atlas.

    La mare du clos Levallois à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Les trouvailles de la sortie

    Armés d’épuisettes et animés d’une grande curiosité, les participants à la visite ont pu découvrir de nombreuses espèces.

    Notonecta maculata, l’abeille d’eau. Cette punaise aquatique a une démarche assez particulière : elle marche sur ses pattes, mais nage sur le dos ! Capable de pointes de vitesse remarquables, elle pourchasse ses proies sous la surface de l’eau. Son surnom d’abeille d’eau lui a été donné en raison de la piqûre assez douloureuse qu’elle peut infliger lorsqu’on la menace trop.

    Notonecta maculata (abeille d’eau) – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Une larve de trichoptère. Sous les rochers ou sur le fond des plans d’eau, il n’est pas rare de trouver de petits assemblages de cailloux ou de fragments végétaux de forme plus ou moins allongée. D’un coup d’épuisette, Florian nous en remonte quelques spécimens. Et, surprise ! Une larve nous montre sa tête. Elle s’est construit un fourreau à partir de fils de soie et de morceaux de characée, une algue d’eau douce bien présente dans la mare. A l’état adulte, ces trichoptères sont très proches des lépidoptères.

    Larve de trichoptère dans son fourreau, Vauréal © CACP – Emilie Périé

    Coloeus monedula, le choucas des tours. Une importante colonie de choucas a élu résidence dans le parc du Clos. Nous nous demandions s’ils logeaient dans l’église de Vauréal, à quelques mètres du parc, puisque l’oiseau est adepte des cavités pour nicher. Mais cette sortie aura permis de lever le voile sur leur lieu de résidence : ils se sont installés dans des cavités des platanes remarquables bordant le chemin.

    Choucas – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Bufo bufo, le crapaud commun. Grâce au coup d’épuisette expert de Florian, nous avons eu la chance d’observer quelques crapauds communs, venus dans l’étang pour se reproduire. Attention à ne pas confondre les crapauds avec les grenouilles rousses. Nous n’avons pas pu voir les grenouilles mais leurs pontes, des amas gélatineux, flottaient çà et là sur la mare.

    Crapaud commun – Clos Levallois à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres articles sur les espèces vauréaliennes

    L’atlas de Vauréal

    Le défi de l’Atlas

    Le nostoc du parking


mardi 2 avril 2019

  • Reconnaissance instantanée : on a testé !

    « Comment s’appelle cette plante ? »

    Perdre un nom, se retrouver face à une plante inconnue, ne pas avoir sa clé de détermination sur soi … Des situations que les curieux de nature ont pu vivre plus d’une fois. Reconnaître les plantes qui nous entourent n’est pas toujours aisé. Heureusement il existe aujourd’hui des outils numériques pour assister les naturalistes amateurs, ou confirmés, dans la reconnaissance botanique. Deux applications mobiles d’identification par l’image étaient sur notre banc d’essais : PlantNet et iNaturalist.

    Test des applications de reconnaissance à Cergy © CACP – Emilie Périé

    PlantNet est notre candidat français et iNaturalist son challenger américain. Toutes les identifications assistées sont autant de données récoltées pour la recherche, selon le principe des sciences participatives.

    Reconnaissance visuelle

    Le principe est simple, dans un cas comme dans l’autre, il suffit de prendre une photo du sujet à identifier. L’application identifie la fleur grâce à ses caractéristiques visuelles : forme, proportions, couleur, texture, etc. Elle propose ensuite une liste d’espèces plausibles triées par ordre de pertinence et accompagnées d’images pour confirmer l’identification. Charge ensuite à l’utilisateur de valider ou non l’identification proposée.

    Identification de la cardamine hirsute © CACP – Emilie Périé

    Dans cet exemple, les deux applications ont reconnu la cardamine hirsute et l’ont proposé en tête de liste. Et ce, même si la photo n’est pas de très bonne qualité !

    Capacités de reconnaissance et limites

    Les applications, telles que nous les avons testées, sont assez performantes dans l’identification des fleurs. Elles sont même capables de différencier deux espèces dans un même genre, comme pour ces deux lamiers rencontrés sur la pelouse devant le Verger à Cergy.

    Différenciation de Lamium purpureum et Lamium amplexicaule © CACP – Emilie Périé

    Pour les observations hors saison, lorsque les fleurs ne sont pas visibles (ou tout simplement inexistantes), ces applications sont aussi capables d’identifier les feuilles et les fruits. La preuve avec cet onagre.

    Reconnaissance des feuilles de l’onagre bisannuel © CACP – Emilie Périé

    Cette fois-ci, avantage à PlantNet, iNaturalist ne proposant l’onagre qu’en deuxième position.

    Il est important de noter que la performance des applications dépend de leur utilisation. En effet, plus la banque d’images renseignées par les utilisateurs est importante, plus l’algorithme de reconnaissance est efficace. Une plante rare, ou rarement renseignée sera donc moins bien identifiée par les applications. La participation des utilisateurs est donc fortement attendue !

    Ces applications sont des outils bien pratiques, mais elles ne dispensent cependant pas de l’utilisation des flores et clés de détermination usuelles en botanique, qui seules permettent une identification certaine.

    Et le reste du vivant ?

    iNaturalist présente l’avantage de balayer un spectre plus large que PlantNet. L’application couvre aussi les animaux et les champignons. On peut donc par exemple identifier une plante et ses visiteurs. Comme avec cette petite osmie, une abeille sortie aux premières douceurs de cette fin d’hiver venue butiner le mahonia.

    Identification de Osmia cornuta par iNaturalist © CACP – Emilie Périé

    Nous avons testé ces deux applications mais il en existe probablement d’autres. Faites nous partager vos expériences ! Et surtout n’oubliez pas, les applications seront d’autant plus efficaces que vous y contribuez. Avec l’arrivée du printemps, c’est l’occasion d’aller à la découverte du nom des fleurs qui vous entourent !

    En savoir plus

    Des clés de détermination et des flores

    Retrouvez nos articles sur les espèces identifiées


lundi 1er avril 2019

  • Un éléphant !

    Et même deux éléphants !

    Deux structures métalliques habillées de lierre agrémentent les espaces verts du boulevard de la Viosne à Cergy. Au premier plan sur cette photo on voit la queue d’un éléphant. Au second plan de l’autre côté du boulevard se détache la silhouette grandeur nature d’un second éléphant.

    Vu à Cergy 16 01 2019 © CACP – Gilles Carcassès
    Topiaire boulevard de la Viosne à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ces œuvres d’art ont été réalisées en régie par le service Espaces verts de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise en 1989.

    Bravo à ceux qui ne s’y sont pas trompés et ont découvert le fin mot de la photo mystère ! Cette fois-ci, Karine, Mathilde et Patricia ont été les plus rapides !


vendredi 29 mars 2019

jeudi 28 mars 2019

  • La fourmi rousse des prés
    Dôme de fourmis rousses des prés – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Ces fourmis rousses des prés ont entrepris de construire leur fourmilière à proximité de l’Université de Neuville-sur-Oise.

    Je suis content de les revoir, car je pensais les avoir perdues : à l’emplacement du dôme que j’avais repéré en 2017 s’élève maintenant un immeuble. Mais ces fourmis ont de la ressource, elles sont capables de déménager leur colonie et de s’établir si nécessaire quelques dizaines de mètres plus loin, à l’abri des perturbations. C’est ce qu’elles ont fait en se rapprochant de la route. Installées au sommet d’un petit talus, elles devraient être aussi à l’abri des engins de fauchage. Elles profitent cependant des travaux de broyage de la végétation qui leur fournissent les matériaux de construction de leur dôme.

    Formica pratensis – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Formica pratensis se différencie des espèces proches à la coloration noire bien délimitée du dessus du thorax.

    En avril 2017, j’avais vu un mâle parmi les ouvrières, reconnaissable à sa petite tête, ses ailes, et son thorax noir (au centre de la photo ci-dessous).

    Fourmis rousses des prés – © CACP – Gilles Carcassès

    Il existe au moins 39 espèces de fourmis en Ile-de-France, les fourmis du genre Formica étant parmi les plus imposantes.

    Des fourmis bénéfiques pour la forêt

    Comme elles consomment beaucoup d’insectes, dont des chenilles et des coléoptères, les fourmis du genre Formica sont reconnues comme des insectes auxiliaires. Il paraît que quatre colonies à l’hectare de fourmis rousses des bois (Formica rufa) sont suffisantes pour assurer la régulation des chenilles processionnaires du pin. Pour profiter de leurs services, on peut bouturer des colonies en prélevant une partie d’un dôme et le transplantant dans un secteur à protéger. Les forestiers italiens ont pratiqué ainsi avec succès. Dans ce pays, ainsi qu’en Suisse et en Allemagne, mais pas en France, les fourmis rousses des bois sont protégées.

    Les pics, les blaireaux et les sangliers, friands de leur couvain, sont leurs ennemis naturels.

    Plus de 170 espèces myrmécophiles spécialisées vivent dans les dômes de ces fourmis, en symbiose ou en parasites : des coléoptères, des diptères, des hémiptères, des hyménoptères, sans compter les cloportes et les collemboles… Je n’ai pas voulu déranger, je crois les scientifiques sur parole.

    Retrouvez nos articles :

    La fausse fourmi

    Le petit copain des fourmis

    Sus aux fourmis

    La chélidoine et les fourmis

    Le charançon et la fourmi

    Sources :

    Les fourmis rousses des bois, par Alexandre Gée

    Découvrir les fourmis d’Ile-de-France, un exposé de Lucien Claivaz

    Clé de reconnaissance des fourmis françaises, par Claude Lebas

    La guerre des fourmis, en bandes dessinées

    Formica pratensis en construction de leur dôme © CACP – Emilie Périé

mercredi 27 mars 2019

  • La transhumance de Cergy-Pontoise : 13 et 14 avril 2019

    Ne manquez pas la transhumance 2019 !

    Les 13 et 14 avril 2019, retrouvez-nous pour la transhumance de Cergy-Pontoise ! Durant le weekend, les moutons de la Ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier) quitteront la ferme pour rejoindre leurs pâtures sur les espaces verts de Jouy-le-Moutier, Maurecourt, Vauréal, Cergy et Courdimanche. Cette année encore, les personnes à mobilité réduite pourront faire le voyage grâce aux joëlettes mises à disposition.

    © CACP – Marion Poiret et Gilles Carcassès

    Accompagnez le troupeau à votre rythme sur tout, ou partie, du parcours. Retrouvez les différentes étapes du circuit :

    Circuit de la transhumance 2019 © Ferme d’Ecancourt

    Et puis, cette balade urbaine est l’occasion de faire quelques observations naturalistes. On vous attend nombreux !

    Retrouvez nos articles sur les éditions précédentes de la transhumance :

    Edition 2018 : album photo

    Edition 2017 : l’histoire racontée par les brebis

    Edition 2016 : aux petits soins pour les agneaux


mardi 26 mars 2019

lundi 25 mars 2019

  • L’oxalis articulé
    Fleurs d’Oxalis articulata – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Originaire d’Amérique du Sud, l’oxalis articulé est une plante vivace bien rustique et peu exigeante quant à la nature du sol. Elle est appréciée par sa longue floraison de mars à septembre et ses qualités de couvre-sol. Elle est aussi redoutée car elle se multiplie très facilement par division de rhizomes et peut devenir envahissante dans les massifs.

    Oxalis articulata – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    A l’ombre, ses feuilles sont curieusement repliées et elles s’étalent dès que paraît le soleil. Cette espèce est naturalisée dans le sud de la France ainsi qu’en Bretagne. Nous l’avons trouvée dans une ancienne plate-bande de la zone d’activités Francis Combe à Cergy, bien installée et opulente : déjà en voie de naturalisation ?

    Le dictionnaire étymologique de Pl@ntUse nous indique que le nom du genre Oxalis est issu d’une racine grecque signifiant piquant, en référence à la saveur acidulée de ces plantes.

    Retrouvez un autre Oxalis, omniprésent sur nos trottoirs :

    L’oxalis corniculé


vendredi 22 mars 2019

  • Le lamier amplexicaule
    Lamium amplexicaule – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette élégante lamiacée fleurit dans les espaces verts du Verger à Cergy près de mon bureau. Juste sous les fleurs, les bractées arrondies et incisées en éventail permettent de reconnaître facilement le lamier amplexicaule.

    Bille de clown

    Lamier amplexicaule en boutons – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Lorsque la plante est en boutons, je crois voir un petit bonhomme avec un drôle de chapeau ! C’est encore une paréidolie, illusion assez fréquente chez les insectes.

    Fleurs du lamier amplexicaule – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les boutons deviennent des fleurs en casque à long tube. Leur lèvre supérieure est fortement poilue.

    Le lamier amplexicaule comme le lamier pourpre fleurit généreusement une bonne partie de l’année. C’est aussi une plante myrmécochore, dont les graines sont activement disséminées par les fourmis.

    Retrouvez nos articles :

    Le lamier jaune

    Le lamier pourpre

    Une autre plante myrmécochore : la chélidoine

    Sources :

    Plantes myrmécochores en Europe tempérée


jeudi 21 mars 2019

  • Suivez-nous sur facebook !

    Chers lecteurs, vous pouvez aussi suivre nos publications sur nos profils facebook professionnels. Nous y relayons les articles du blog au quotidien et aussi les publications de nos partenaires sur des sujets relatifs à la biodiversité et à la nature en ville.

    Voici les liens vers nos deux profils :

    Qui sommes-nous ?


mercredi 20 mars 2019

  • Fougères des vieux murs

    L’hiver aussi on peut faire de la botanique : par exemple en explorant les vieux murs à la recherche des aspleniums. Ces fougères persistantes sont très faciles à reconnaître. Voici quatre espèces que l’on peut observer sur les murailles :

    Asplenium ruta-muraria © CACP – Gilles Carcassès

    La rue des murailles est la plus commune des aspleniums en Ile-de-France. Cette fissure dans un muret en béton lui a suffi !

    Asplenium trichomanes © CACP – Gilles Carcassès

    La capillaire des murailles est un peu moins commune. Elle se plaît sur les murs en moellons mais aussi sur ceux en pierres meulières.

    Asplenium scolopendrium – Vauréal © Christophe Etchemendy

    Asplenium scolopendrium ou langue de cerf affectionne les ravins des boisement humides, les vieux puits, les piles de ponts. On la trouve aussi parfois sur des murs de préférence à l’ombre.

    Asplenium ceterach © CACP – Gilles Carcassès

    Le cétérach se reconnaît au revers de ses frondes qui est recouvert de petites écailles argentées. Celles-ci roussissent en vieillissant. Cette fougère accompagne presque toujours les autres aspleniums mais elle est beaucoup plus rare.  Le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien nous apprend qu’elle a été observée en 2002 à Vauréal.

    Répartition communale d’Asplenium ceterach par le CBNBP – carte du Bassin parisien (le Val d’Oise est en haut à gauche) © CACP – Gilles Carcassès

    Avis de recherche

    Nous vous proposons de rechercher le cétérach et aussi ses trois compagnons sur les vieux murs du territoire de Vauréal, et de consigner vos observations sur l’atlas de biodiversité participatif de cette commune. Le résultat de vos localisations sera publié dans un article du blog le 21 mai 2019. Bonne chasse !

    Sources :

    Asplenium, l’ancêtre, par Sauvages du Poitou

    Asplenium ceterach, par le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien


mardi 19 mars 2019

  • La cardère : qu’y a-t-il à l’intérieur ?
    Cardères en hiver – parc du peuple de l’herbe à Carrières-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Malgré leurs épines, les cardères ne sont pas des chardons. Ces plantes bisannuelles sont maintenant classées dans la famille des Caprifoliaceae. Leurs inflorescences sont très visitées en hiver par les chardonnerets qui en extraient les graines avec leur bec pointu.

    Deux chardonnerets au parc du château de Grouchy à Osny. Celui de droite est sur une cardère © CACP – Gilles Carcassès

    Voici les graines qui tombent de l’inflorescence sèche quand on la secoue :

    Akènes de cardère © CACP – Gilles Carcassès

    Comme je suis curieux, j’ouvre une inflorescence pour savoir comment c’est fait à l’intérieur.

    Capitule de cardère ouvert © CACP – Gilles Carcassès

    C’est tout creux ! Et l’on voit quelques graines encore présentes au fond de leur logement entre les bractées de l’inflorescence.

    Chenille dans une tête de cardère © CACP – Gilles Carcassès

    J’en ouvre une autre. Surprise : la cavité de cette inflorescence est habitée ! Une petite chenille gris clair y a accumulé une belle quantité d’excréments et a tissé un discret cocon. On voit au-dessus d’elle un orifice bien rond. Je suppose que c’est le trou d’entrée de la jeune chenille.

    Que nous apprend la littérature scientifique ?

    Il existe bien une noctuelle de la cardère, mais sa chenille est rayée et elle ne ressemble pas du tout à la mienne. Il s’agirait en fait de la larve d’un Endothenia, papillon de nuit de la famille des Tortricidae. Il semble que deux espèces de ce genre fréquentent ainsi les inflorescences des cardères. Distinguer les adultes de ces deux espèces est un exercice délicat, et reconnaître les chenilles encore plus difficile. J’en resterai donc au genre.

    Pour espérer voir un jour le papillon, je referme délicatement l’inflorescence avec un peu de fil à coudre et je la place dans un sachet de papier épais suspendu à un arbuste du jardin. Il me faudra patienter jusqu’en avril, paraît-il.

    Etonnante médication

    François-Joseph Cazin, médecin et botaniste français (1788 – 1864) dans son Traité pratique et raisonné de l’emploi des plantes médicinales indigènes nous rapporte ceci (page 87) :

    « On rencontre dans la partie supérieure du chardon à foulon un ver qui, écrasé sur les dents, peut, par son application, ou même par le contact des doigts avec lesquels on l’a broyé, produire un calme instantané, une cessation immédiate de la douleur odontalgique. J’ai plusieurs fois employé ce singulier moyen avec succès. La douleur revient au bout de dix, quinze ou vingt minutes ; mais une nouvelle application produit le même soulagement. Je l’ai réitérée jusqu’à cinq fois successives sur la même dent, et toujours j’ai obtenu le même résultat. J’engage les savants à faire des recherches sur les causes de cet effet vraiment extraordinaire. »

    Personne n’avait mal aux dents autour de moi, on ne saura pas si cela fonctionne.

    Sources :

    Endothenia gentianaeana/marginana, par Les carnets nature de Jessica

    Endothenia gentianaeana, par Lepiforum

    Endothenia marginana, par Lepiforum

    Endothenia marginana, par Ukmoths

    Autre article :

    On ne choisit pas sa famille


lundi 18 mars 2019

  • Formation Florilèges-prairies urbaines 2019 : les inscriptions sont ouvertes
    Florilèges-prairies urbaines 2018 à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Florilèges-prairies urbaines : la saison 2019 est lancée !

    Le programme de sciences participatives Florilèges – prairies urbaines, dédié aux gestionnaires d’espaces verts, permet de caractériser la flore des prairies, de faire le lien avec les pratiques de gestion et de s’inscrire dans une démarche scientifique à l’échelle nationale. Il est déjà appliqué sur plus de 300 prairies dans toute la France dont 170 en Île-de-France.

    Sur ce programme, l’Agence Régionale de la Biodiversité Île-de-France propose aux jardiniers professionnels 10 demi-journées de formations entre le 13 et le 27 mai 2019 dans toute l’Ile-de-France.

    L’une de ces formations sera accueillie au Verger le 21 mai 2019 après-midi, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise mettant à disposition une salle et une prairie pour les exercices de terrain.

    L’inscription, dans la limite des places disponibles, est gratuite mais obligatoire. Informations et inscription sur ce lien.

    Florilèges-prairies urbaines 2018 au Parc du Peuple de l’Herbe © CACP – Gilles Carcassès

vendredi 15 mars 2019

  • Les espèces invasives ont-elles leur place dans notre environnement ?
    Rendez-vous du développement durable du 12 mars 2019 – Hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Franc succès pour les espèces dites invasives ce mardi 12 mars 2019. Elles ont fait salle comble au Rendez-vous du développement durable « Les invasives ont-elles leur place dans notre environnement ? ».

    Définitions, approche écologique ou économique, panorama, méthodes de maîtrise naturelles, espèces médiatiques, de nombreux aspects ont été balayés durant la soirée. En voici quelques extraits. Les supports de présentation des quatre intervenants sont disponibles dans la suite et sont des mines d’informations et de ressources !

    Approche écologique

    François Chiron, chercheur écologue à l’université Paris-Saclay, a ouvert le bal en présentant le cadre scientifique des « espèces invasives ». Qui sont-elles ? Que sait-on de leurs dynamiques, de leurs impacts ? Retrouvez ses réponses dans la présentation de François Chiron.

    L’impact écologique des espèces invasives est un constat principalement insulaire © François Chiron

    « Il est important de rappeler que les espèces vivantes sont en constante évolution et en constant déplacement à la surface du globe. Le terme « invasive » n’a donc de sens que lorsqu’il est rapporté aux sociétés humaines. […] Si une part infime de ces espèces en déplacement a un impact économique ou sanitaire avéré sur nos sociétés, une fraction encore moindre d’entre elles a un impact écologique négatif prouvé, hors situation insulaire. C’est d’autant plus vrai dans les milieux fortement perturbés qui constituent l’Île-de-France. Le champ lexical radical et guerrier que l’on emploie pour parler de l’ensemble de ces espèces n’est donc pas justifié. »

    Panorama territorial

    Dans la suite, Gilles Carcassès, chargé de mission biodiversité, a présenté un album des espèces considérées invasives que l’on trouve sur le territoire de Cergy-Pontoise. Il a rappelé que, bien qu’elles soient présentes, leurs impacts restent minimes : essentiellement paysager et esthétique. Elles peuvent même présenter des bénéfices non-négligeables ! Retrouvez l’album de Gilles Carcassès.

    Album d’espèces cergypontaines © CACP – Gilles Carcassès

    « L’Herbe à la ouate, une plante venue d’Amérique du Nord, a été trouvée dans une station à Neuville. La station grandit d’année en année et ce n’est pas pour déplaire aux chercheurs de l’université : elle aurait des propriétés physiques étonnantes pour l’utilisation en biomatériaux ! »

    Maîtrise naturelle

    Pablo Badin, animateur de la plateforme Jardiner Autrement, a présenté quelques méthodes naturelles de maîtrise des ravageurs invasifs. Certaines espèces ont des impacts économiques avérés en réduisant fortement la récolte des jardiniers et agriculteurs. Pour limiter les pertes, retrouvez le panel des techniques utilisables dans la présentation de Pablo Badin.

    « Connaitre pour agir mieux » telle est la philosophie de Jardiner Autrement © Pablo Badin

    « En utilisant l’exemple du doryphore de la pomme de terre on peut balayer une multitude de méthodes bien différentes. Pour être efficaces, ces méthodes doivent être combinées pour modifier suffisamment l’écosystème afin de perturber le ravageur sans pour autant nuire au reste du vivant. […] La panoplie présentée n’est pas exhaustive. Il existe sans doute bien d’autres techniques farfelues et inattendues susceptibles d’être efficaces. A vous de tester ! »

    Le frelon asiatique, il va falloir vivre avec

    Pour finir la soirée, Michel Amé, apiculteur et référent départemental « frelon asiatique », a présenté un focus sur cette espèce. Vespa velutina nigrithorax est une espèce invasive dont l’impact économique et sanitaire est encore peu documenté mais fortement médiatisé.

    Différencier le frelon asiatique des autres guêpes © Michel Amé

    « Le frelon asiatique est présent, il va falloir vivre avec. Son arrivée reste récente, aussi les méthodes efficaces (et non dangereuses) de lutte et de maîtrise sont encore peu connues. C’est pourquoi les apiculteurs travaillent de concert avec le Muséum national d’Histoire naturelle pour développer la connaissance sur l’écologie et les dynamiques de cette espèce. […] La lutte est l’affaire des professionnels mais la connaissance est l’affaire de tous. En cas de doute ou de questionnement contactez les référents « frelon asiatique » cités dans la présentation. » 
    Voir aussi nos articles : Frelons asiatiques : luttons contre les mauvaises pratiques !  et Un nid de frelons asiatiques : que faire ?

    Nous remercions les intervenants pour leurs présentations et Gérard Sandret, de Quelle terre demain? pour l’animation de la soirée.

    Nous souhaitons aux présents que la soirée leur ait plu et aux absents que ce résumé satisfasse leur curiosité.

    Nous vous donnons rendez-vous pour un prochain Rendez-vous du développement durable, sur le thème de « l’adaptation des territoires au changement climatique », le lundi 27 mai 2019.

    En savoir plus :

    Conférence de Jacques Tassin : « Ce que les invasives nous disent de notre regard sur le Monde », ARB Ile-de-France

    Conférence de Claire Villemant : « Bilan des connaissances sur l’invasion du frelon asiatique », MnHn

    Les plantes invasives, par Jardiner Autrement

    Retrouvez nos articles :

    Informations générales sur les espèces introduites et les espèces exotiques envahissantes

    Informations sur le frelon asiatique


jeudi 14 mars 2019

  • Les deux oreilles

    En cette Journée Nationale de l’Audition nous vous avons préparé un sujet sur les oreilles. Non pas celles qui servent à entendre le réveil du printemps et les oiseaux chanteurs mais les oreilles que vous pouvez observer sur les arbres si vous vous promenez en sous-bois en ce mois de mars. Il s’agit bien entendu de champignons !

    Les oreilles dans le lexique botanique

    Lorsque des végétaux ont des organes aux formes arrondies, il arrive souvent que leur nom d’espèce soit auricula ou auriculata comme pour la scrophulaire à oreillettes : Scrophularia auriculata, dont les fleurs ressemblent à des oreilles de souris. Pour ces champignons, c’est le genre lui-même qui s’appelle « oreille » ! Plusieurs espèces sont regroupées sous le genre Auricularia.

    Deux oreilles pour les feuillus

    On connait au moins 6 espèces de champignons Auricularia mais seulement deux d’entre-elles sont présentes en Île-de-France, et nous les avons toutes les deux vues à Vauréal et à Osny. Il s’agit de l’oreille de Judas (Auricularia auricula-judae) et de l’oreille poilue (Auricularia mesenterica).

    Ces deux espèces sont lignivores. Elles consomment principalement le bois des feuillus avec chacune leur régime préférentiel : on rencontre plus souvent Auricularia mesenterica sur les frênes et les érables, et Auricularia auricula-judae sur les sureaux. Les deux champignons ont, comme leur nom l’indique, une forme plus ou moins évidente d’oreille et une chair gélatineuse. Ils fructifient tous les deux à la même période : à la fin de l’hiver et début du printemps. Heureusement, leurs aspects permettent de les différencier.

    A feutre ou à poils ?

    L’oreille de Judas, Auricularia auricula-judae, a un aspect lisse et légèrement feutré.

    Auricularia auricula-judae au parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    L’aspect feutré de l’oreille de Judas se voit mieux lorsque que le champignon est sec.

    Auricularia auricula-judae sec – Vauréal © CACP – Emilie Périé

    L’oreille poilue, Auriculia mesenterica a, quant à elle, la face supérieure toute hérissée de poils.

    Auricularia mesenterica – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Vous pouvez maintenant dormir sur vos deux oreilles, vous êtes capables de les différencier ! Et surtout, n’oubliez pas, les oreilles sont au cœur de votre santé !

    Sources

    L’oreille poilue par MycoDB

    L’oreille de Judas par MycoDB

    Retrouvez les autres champignons de l’hiver

    Les oreilles de la Terre

    La pézize écarlate

    Sortie champignons à Osny


mercredi 13 mars 2019

mardi 12 mars 2019

  • La tortue de Floride se reproduit-elle à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise ?
    Trachemys scripta elegans, la tortue de Foride © CACP – Gilles Carcassès

    Tout le monde a déjà observé ces grosses tortues qui se prélassent au soleil dans les étangs. Elles ont toutes la même histoire : quelqu’un se laisse tenter par un bébé tortue dans une animalerie, et puis l’animal vorace grossit, finit par remplir l’aquarium, ne sent pas très bon et fait preuve d’agressivité. Et, souvent faute d’autres solutions, la tortue encombrante se retrouve dans le milieu naturel. Ce n’est pas forcément un cadeau pour la nature car ces tortues américaines sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur les populations des tortues indigènes, là où elles existent.

    Tortue de Floride en ponte – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © Sylvain Daguenet

    Elle a pondu !

    Cette femelle, photographiée par un animateur nature de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise au mois d’août 2016, était en ponte. Mais plusieurs facteurs limitent très fortement les chances de succès de reproduction de cette tortue en Ile-de-France.

    Pour l’instant, on ne rapporte des cas de reproduction réussie que dans la moitié sud de la France. Il faut en effet une température suffisamment élevée (de l’ordre de 25 à 30°) pendant les 70 à 90 jours que nécessite l’incubation. Mais avec le réchauffement climatique, allez savoir !

    Très peu de mâles !

    Les conditions de températures optimisées pour la rentabilité des élevages ont abouti à la production de 90% de femelles, la température au cours de l’incubation ayant un effet direct sur le sexe des nouveaux-nés. Ce sex ratio déséquilibré, qui se retrouve naturellement dans les populations des adultes relâchés dans nos étangs, est bien sûr un facteur qui peut limiter le taux de fécondation des œufs.

    L’histoire d’un commerce juteux

    Au départ destinées au marché intérieur américain des nouveaux animaux de compagnie, ces tortues ont été interdites de vente aux Etats-Unis en 1975 en raison de suspicion de cas de salmonellose transmise à des enfants. Aussi, c’est tout naturellement que les producteurs américains se sont tournés vers l’exportation. On estime qu’entre 1985 et 1994, plus de 4 millions de tortues ont ainsi été importées en France.

    Maintenant, c’est fini

    En1997, la Commission européenne a interdit ces importations. Aujourd’hui, cette espèce fait partie des 49 espèces exotiques envahissantes réglementées en France.

    Retrouvez dans nos articles d’autres animaux exotiques des bassins de l’ile de loisirs  de Cergy-Pontoise :

    Les écrevisses de la base de loisirs de Cergy-Pontoise

    Le glouton des profondeurs

    La crevette tueuse du Danube

    Sources :

    Tortue de Floride, par le Conservatoire d’espaces naturels corse

    Tortues de Floride, par Maison pêche et nature (ville de Levallois)

    Trachemys scripta elegans, par le Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes

    Thèse de Virginie Delmas – La tortue à tempes rouges, une espèce exotique et introduite en France : premiers résultats sur les potentialités de colonisation de l’espèce (2006)


lundi 11 mars 2019

vendredi 8 mars 2019

  • Le grand lagarosiphon
    Lagarosiphon major – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Le grand lagarosiphon, originaire d’Afrique du Sud, a été massivement cultivé pour le décor végétal des aquariums. Rejeté dans le milieu naturel dès 1940, il est maintenant malheureusement présent un peu partout en France dans les milieux aquatiques.

    A Cergy-Pontoise aussi

    Cette plante est capable de profiter de très faibles lumières, aussi elle colonise facilement les eaux profondes. Son fort développement nuit aux autres espèces aquatiques et gêne parfois la navigation dans les étangs. Par le simple effet d’une modification du courant, ses tiges peuvent se casser et se bouturer plus loin. C’est pourquoi les opérations d’arrachages sont techniquement délicates à opérer, car sans précautions elles aboutissent plus à la multiplication de la plante qu’à son élimination. Le grand lagarosiphon colonise les étangs de l’île de loisirs de Cergy-Pontoise au point de faire régresser d’autres invasives comme les élodées !

    Il n’existe pas de solution de lutte biologique efficace. Même les carpes chinoises n’en veulent pas ! Lagarosiphon major est l’une des 49 espèces exotiques envahissantes réglementées en France.

    Le grand lagarosiphon – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Comment reconnaître le grand lagarosiphon ?

    Ses tiges sont densément feuillues, et ses feuilles sont disposées en spirales, ce qui le différencie des élodées dont les feuilles sont verticillées par trois.

    Elodée – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez dans cet article une autre plante aquatique invasive :

    La jussie rampante

    Source :

    Lagaroshipon major, par le Centre de ressources espèces exotiques envahissantes


jeudi 7 mars 2019

  • Retour sur une sortie champignons au parc de Grouchy le 6 mars 2019

    Qui a dit « Les champignons, c’est uniquement en automne » ? Un groupe de membres de l’association Chemins et Rencontres d’Eragny-sur-Oise est venu prouver le contraire au parc du château de Grouchy mercredi 6 mars 2019, sous la houlette de Marie-Louise Arnaudy, mycophile expérimentée.

    Sortie champignons – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Emilie Périé

    Les nombreux troncs morts et tas de bois au bord des chemins ont permis de faire de belles observations de champignons spécialistes de ces milieux :

    Collybie à pied velouté, Flammulina velutipes – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ce champignon réputé comestible ressemble beaucoup à un faux frère très toxique : méfiance ! En cliquant sur la photo, on peut vérifier l’aspect finement velouté du pied.

    Tramète versicolore, Trametes versicolor – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Le chapeau de la tramète versicolore présente des variations de gris et de noir, parfois avec du bleu. Chez les tramètes, le dessous du chapeau est percé d’une multitude de pores de petite taille.

    Rhizomorphes de l’armillaire couleur de miel, Armillaria mellea – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les rhizomorphes, filaments indurés de mycélium, sont partis à l’assaut d’un vieux tronc mort de peuplier, juste sous l’écorce. Il paraît que quand il est jeune ce mycélium est bioluminescent !

    Coprin micacé, Coprinellus micaceus – Osny © CACP – Emilie Périé

    Fragile et gracieux, le coprin micacé pousse en touffes serrées sur le bois mort et les vieilles souches. Il doit son nom aux peluches d’aspect micacé qui ornent son chapeau. En vieillissant ce champignon noircit beaucoup.

    La sortie a aussi été l’occasion d’écouter et de reconnaître les chants des oiseaux forestiers : la sittelle torchepot, le rouge-gorge, le troglodyte mignon, le pinson, le geai des chênes…

    L’examen de troncs tombés a permis de rencontrer quelques habitants du bois pourri cachés sous les écorces : la rhagie inquisitrice, un carabe, le petit silphe noir, une larve de tipule, des cloportes, des diplopodes, des collemboles sauteurs, des iules nonchalantes et d’autres mille-pattes.

    Polydesmidae © CACP – Gilles Carcassès

    Les Polydesmidae sont des diplopodes : ils ont deux paires de pattes par segment.

    Rhagium inquisitor – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La rhagie inquisitrice est un longicorne inféodé au bois mort des conifères. On trouve facilement l’adulte sous les écorces d’épicéa en hiver.


mercredi 6 mars 2019

  • Sages sagines
    Pavés de la place Charles-de-Gaulle devant l’hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise © CACP – Emilie Périé

    Il y a quelqu’un ?

    Mais oui, à y regarder de plus près, tous les interstices des pavés sont verts. Ils sont occupés par une toute petite plante : une sagine.

    En voici une un peu plus développée, trouvée quelques mètres plus loin.

    Sagine rampante – Hôtel d’agglomération, Cergy © CAPC – Emilie Périé

    Deux sagines sont présentes en Île-de-France : la « rampante », Sagina procumbens, et la « sans pétale », Sagina apetala. Elles se différencient aisément lorsqu’elles sont assez grandes : Sagina apetala a un port dressé et peut ne pas avoir de pétales, alors que Sagina procumbens est rampante et a quatre pétales blancs à chaque fleur. Avec une plante de cette taille, il était relativement facile d’identifier ici la sagine rampante. De plus, Sagina procumbens préfère les milieux plus riches et plus humides que Sagina apetala. Nous l’avons d’ailleurs trouvée à l’aplomb d’une gouttière de l’Hôtel d’agglomération. A l’abri des chaussures des passants, ce spécimen s’est bien développé. Et c’est une chance de pouvoir observer ses fleurs.

    Fleur de sagine rampante – Hôtel d’agglomération, Cergy © CACP – Emilie Périé

    Les sagines sont des espèces pionnières qui ont la particularité de bien résister au piétinement. On les trouve, entre autres, dans les friches pâturées, sur les trottoirs et entre les pavés. Habituellement elles se font discrètes. En restant minuscules, elles limitent le risque d’écrasement et garantissent ainsi leur survie. Leur observation nécessite de très bons yeux, voire une loupe !

    En jardinerie aussi

    On peut utiliser les sagines en couvre-sol, pour verdir les contours des dalles sans déborder.

    Autres plantes des trottoirs :

    La petite éragrostide

    La pariétaire de Judée

    Le saxifrage à trois doigts

    Source :

    La Flore d’Île-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot


mardi 5 mars 2019

  • La petite bouteille

    Les nombreux boutons floraux du Magnolia lilifora de mon jardin sont une belle promesse de fleurs pour ce printemps. Sur l’un d’eux, je distingue une toute petite chose qui me paraît joliment contrastée.

    Bouton floral de Magnolia liliflora © CACP – Gilles Carcassès

    C’est une minuscule araignée, elle ne dépasse pas 2 mm.

    Mangore petite-bouteille (Mangora acalypha) © CACP – Gilles Carcassès

    Mangora acalypha est une petite araignée des friches, des landes et des prairies. Elle est très facile à reconnaître avec le dessin de bouteille à long col qui orne son abdomen. Sa teinte orangée et sa petite taille indiquent qu’il s’agit d’un jeune. Né en juillet, il a passé l’hiver sous la mousse et s’est réveillé aux premières douceurs. L’abdomen chez l’adulte est blanc, noir et jaune.

    Cette araignée, de la même famille que les épeires et l’argiope fasciée, est très commune et largement répandue dans toute l’Europe. Elle attend ses proies au milieu de la toile horizontale ou oblique qu’elle tisse dans la végétation basse.

    Sources :

    Fiche de Mangora acalypha, par l’INPN

    L’araignée Mangora acalypha, dans le blog de Jean-Yves Cordier


lundi 4 mars 2019

  • L’amour-en-cage

    Bravo à tous ! Cette énigme a suscité un vif intérêt (27 commentaires !) et vous avez été très nombreux à reconnaître le fruit du Physalis alkekengi. Félicitations aux plus rapides d’entre vous : Patrick, Olivier et Yaël ! Et nos remerciements à Colette pour sa participation.

    Si l’Alkékenge, le nom commun de cette espèce, rapporte beaucoup de points au Scrabble, les physalis se sont vus attribuer de nombreuses appellations. Lanterne du Japon et lanterne chinoise sont autant de références à leur calice si particulier, dont la plus romantique est sans doute « l’amour-en-cage ».

    Physalis alkekengi © CACP – Gilles Carcassès

    Après la floraison le calice forme cette sorte de cage qui protège le fruit jusqu’à sa maturité.

    Physalis en massif de plantes vivaces © CACP – Marion Poiret

    D’abord coloré et bien fermé, le calice brunit, s’amincit puis se décompose au fil de la maturation du fruit, jusqu’à ne laisser que la trame des nervures.

    Physalis © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez l’énigme

    Photo mystère de mars 2019

    Pour en savoir plus

    Dictionnaire l’étymologie du nom des plantes, découvrez l’origine des noms latins des plantes


vendredi 1er mars 2019

jeudi 28 février 2019

  • Invasives : un rendez-vous du développement durable à ne pas manquer !

    Les rendez-vous du développement durable de Cergy-Pontoise, rencontres ouvertes à tous et gratuites, sont organisés conjointement par la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-d’Oise et l’association Quelle Terre demain ?

    Au programme de cette rencontre :

    François CHIRON, chercheur au laboratoire Ecologie Systématique Evolution de l’Université Paris-Sud, sur l’approche scientifique de la notion d’espèce exotique envahissante
    Gilles CARCASSES, chargé de Mission Biodiversité à la CACP, sur les espèces introduites et invasives à Cergy-Pontoise
    Pablo BADIN, de la Société Nationale d’Horticulture de France, chargé de mission Jardiner Autrement, sur la lutte contre les ravageurs invasifs par des méthodes naturelles
    Michel AME, référent départemental frelons asiatiques, sur la situation en Val d’Oise

    La rencontre sera animée par Gérard SANDRET, président de l’association Quelle Terre Demain ? Les interventions seront suivies d’échanges avec la salle.

    Myriophyllum aquaticum, le myriophylle du Brésil – Courdimanche © CACP – Marion Poiret

    Pour venir, privilégiez les transports en commun : l’Hôtel d’agglomération est à deux pas de la gare de Cergy préfecture (RER A).

    Retrouvez nos articles sur les espèces invasives :

    Espèces exotiques envahissantes

    Plantes invasives en Ile-de-France


mercredi 27 février 2019

  • Deux syrphes de février
    Syrphe – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Un syrphe s’est posé sur un saule nain. Je m’approche à pas de loup et le photographie sous tous les angles pour pouvoir le déterminer. Celui-ci a un bien joli ventre blanc et soyeux. Avec le dos de son thorax d’aspect assez mat, je lui trouve un bon look de Syrphus.

    Les yeux de Syrphus torvus © CACP – Gilles Carcassès

    Là, dans ses yeux, ce sont bien des petits poils hérissés et non des grains de pollen qui brillent au soleil ! C’est un bon critère pour distinguer Syrphus torvus des autres espèces du même genre. La base noire des fémurs vient confirmer la détermination.

    Voici pour comparer une espèce proche : Syrphus ribesii, le syrphe des groseilliers, aux pattes beaucoup plus jaunes et aux yeux glabres. Celui-ci d’ailleurs est un mâle car ses yeux sont jointifs.

    Syrphus ribesii © CACP – Gilles Carcassès

    Ces deux Syrphus, présents dès le mois de février, sont de bons auxiliaires pour le jardinier car leurs larves consomment des pucerons. Ces espèces ont plusieurs générations dans l’année. Offrez donc aux syrphes dans votre jardin des fleurs à butiner dès la sortie de l’hiver !

    Pour les amateurs de clés de détermination, je propose celle-ci, fort bien faite :

    Clé pour la détermination des adultes des Syrphidae européens, par M.C.D.Speight & J.-P.Sarthou

    Retrouvez d’autres syrphes dans ces articles :

    Dix petits syrphes

    Epistrophe

    Fausse guêpe


mardi 26 février 2019

  • La rhagie inquisitrice
    Allée des épicéas au parc du château de Grouchy – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Au parc du château de Grouchy à Osny, la grande allée des épicéas est très prisée des promeneurs. Mais cet alignement est vieillissant et les jardiniers ont abattu ça et là les arbres morts, laissant le bois débité en lisière du boisement. Sous l’action des insectes et des champignons, ce vieux tronc coupé a perdu une bonne partie de son écorce qui s’est décollée et gît à terre.

    De drôles de traces, sous cette écorce !

    Loge de nymphose de rhagie © CACP – Gilles Carcassès

    Sur l’envers de l’écorce, cette curieuse structure annulaire en fibre de bois fermait autrefois le creusement rond que l’on observe sur le tronc dénudé. Le tout assemblé formait la loge nymphale d’un coléoptère xylophage typique des conifères : la rhagie inquisitrice.

    Un longicorne à antennes courtes ?

    Caché sous un lambeau d’écorce, je débusque un adulte de cette espèce. Contrairement aux apparences, c’est bien un longicorne.

    Rhagie – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les marbrures de ses élytres aux côtes bien marquées, ses poils blancs et l’étroitesse de sa tête en arrière des yeux permettent de distinguer cette espèce. Rhagium inquisitor est commune partout où se trouve le milieu nécessaire au développement de ses larves : les troncs morts de conifères.

    Rhagium inquisitor – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Cette rhagie dormait en compagnie d’un petit silphe noir, grand chasseur d’escargots :

    Phosphuga atrata, le petit silphe noir – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai délicatement replacé ces insectes dans leur abri, où ils attendront sagement le printemps.

    Retrouvez d’autres insectes xylophages du parc du château de Grouchy :

    Extra plats

    La saperde perforée

    Source :

    La Rhagie inquisitrice, par André Lequet


lundi 25 février 2019

  • Qui a mangé le gui ?
    Boule de gui chargée de fruits – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les coups de vent violents arrachent parfois des boules de gui ou des branches d’arbres parasitées par cette plante.

    Branches de gui rongées – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Malgré la toxicité du gui (pour l’Homme), ces boules tombées sont exploitées par des animaux. J’en veux pour preuve ces morsures observées au bord d’un étang à l’ile de loisirs de Cergy-Pontoise. La taille des traces d’incisives nous oriente plutôt vers une famille de lapins de garenne, même si le ragondin aurait pu faire partie des suspects.
    Dans cet autre cas, ce sont les feuilles du gui qui ont été consommées :

    Gui brouté dans un bois – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    L’endroit est fréquenté par des chevreuils et des sangliers. Je parierais sur la gourmandise d’un chevreuil désireux d’ajouter à son menu une saveur inhabituelle. En hiver, il consomme volontiers des végétaux à feuillage persistant comme les ronces, le lierre, les carex, la garance, et parfois le coriace fragon petit houx.

    Retrouvez nos articles :

    Au gui !

    Qu’est-ce que ça mange, un chevreuil ?

    En savoir plus :

    Le gui, une plante fourragère, par Zoom Nature


vendredi 22 février 2019

  • Les oreilles de la Terre
    Pézizes du cèdre – Conflans-Sainte-Honorine © CACP – Emilie Périé

    Les bons tuyaux de Marie-Louise

    Nous avons été informés par Marie-Louise, mycologue avertie, que de drôles de petits champignons avaient fait leur apparition plus tôt que prévu cette année. Nous filons donc à Conflans pour observer sa trouvaille.

    Ces champignons sont des pézizes du cèdre, de leur nom scientifique Geopora sumneriana. On les appelle également « oreilles de la Terre » en raison de leur forme en coupe qui émerge du sol au printemps comme si la Terre ouvrait ses oreilles. Mais qu’a-t-elle entendu ? Peut-être les explications de Marie-Louise et Gilles au sujet de ces ascomycètes.

    Pézize du cèdre – Conflans-Sainte-Honorine © CACP – Emilie Périé

    Des oreilles de conifères

    Ce champignon est reconnaissable à sa forme particulière, son aspect extérieur filamenteux et son intérieur crème, mais aussi à sa localisation. On le trouve presque exclusivement sous les cèdres, quelques fois sous les séquoias, les ifs ou les genévriers. C’est cela qui le différencie des autres Geopora, comme Geopora foliacea qui lui ressemble beaucoup mais qui ne fréquente que les pins.

    Cèdre abritant les pézizes – Conflans-Sainte-Honorine © CACP – Emilie Périé

    Geopora sumneriana est un champignon mycorhizien, il entretient donc d’étroites relations avec les racines du cèdre sous lequel il pousse. C’est sans doute grâce à cette affinité qu’il est si largement répandu sur le territoire français. Les cèdres ne sont pas indigènes en France, et sont cultivés en pépinières. Les champignons ont pu voyager facilement dans les mottes de plantation, mais comme certaines parcelles de pépinières n’hébergent pas ce champignon, on ne le retrouve pas partout. Cependant, lorsqu’il est présent au pied de son cèdre, Geopora sumneriana y fructifie tous les ans.

    Pour le moment aucune mention de ce champignon n’a été faite en Val-d’Oise dans les bases de données naturalistes. D’après la littérature, il commence à apparaître à partir de fin février et on peut l’observer jusqu’en avril.

    Ces pézizes sont déjà bien visibles sous ce cèdre à Conflans. Peut-être que la Terre écoute aussi dans votre jardin ? Racontez-nous !

    Retrouvez dans ces articles d’autres champignons mycorhiziens :

    Le lactaire à toison

    Les trompettes

    Le pied-de-mouton

    Sources :

    Geopora sumneriana par l’INPN

    Geopora sumneriana par AuJardin.info


jeudi 21 février 2019

  • Cyclamen coum
    Cyclamen coum – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Premières couleurs de l’année

    Quelle jolie surprise que de trouver, lors de notre reportage ornithologique dans le parc du château de Menucourt, ce tapis mauve éclatant sous les arbres.

    En allant voir de plus près, il n’y a pas de doute possible, la forme caractéristique des fleurs et des feuilles nous renseigne sur le genre de cette fleur : c’est un cyclamen. Mais qu’elle est l’espèce ? Il en existe plus d’une vingtaine.

    Serait-ce le Cyclamen à feuilles de lierre, que l’on trouve parfois naturalisé dans les parcs et jardins ? Impossible, cette espèce fleurit à la fin de l’été. Quelques recherches nous permettent de mettre un nom sur notre découverte, il s’agit du Cyclamen coum. De la famille des primulacées, tout comme les primevères, le Cyclamen coum fleurit au cours de l’hiver et est capable de résister à des températures descendant jusqu’à -20°C.

    A pas de fourmis

    Cette floraison hivernale, cette rusticité et cette capacité à colorer le pied des arbres, rendent le Cyclamen coum particulièrement attrayant pour les jardiniers. Une fois planté à l’ombre, le pied de cyclamen s’étend au fil des ans et forme ce joli tapis mauve en sous-bois.

    Cyclamen coum – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    L’étalement de la plante est dû à deux stratégies de dispersion du cyclamen. Premièrement, le corme du cyclamen, son organe de réserve souterrain, grandit d’année en année et permet l’apparition de nouvelles fleurs, plus nombreuses chaque année. Deuxièmement, le cyclamen est myrmécochore. Il disperse ses graines grâce aux fourmis ! Une fois les fruits mûrs, le pédoncule (la tige du fruit) fléchit et dépose les graines au sol, à portée des gourmandes à antennes. Les fourmis du coin les ramassent, les transportent puis les abandonnent après en avoir mangé l’emballage sucré. Ainsi déplacées de quelques centimètres à quelques mètres, les graines pourront donner de nouvelles touffes de Cyclamen coum.

    Une histoire de longue date

    Bien qu’il se plaise particulièrement dans nos contrées, le Cyclamen coum n’est pas indigène en Île-de-France. Il vient des abords orientaux de la Méditerranée (Balkans, Turquie, Liban).

    Gravure de Cyclamen à feuilles de lierre – 1855 © Hortalia

    Il a probablement été introduit en Europe en même temps que le Cyclamen à feuilles de lierre au cours du 16ème siècle. Ils étaient à ce moment très prisés pour leur aspect ornemental et leurs vertus médicinales. Les deux espèces sont mentionnées dans le Journal d’Horticulture de la Société Royale d’Agriculture et de Botanique de Gand (Morren, 1847) ; ce qui laisse supposer que les deux espèces étaient déjà bien connues et largement implantées il y a une centaine d’années.

     

     

    Pourtant, si d’après la flore d’Île-de-France de Jauzein, le Cyclamen à feuilles de lierre est en voie de naturalisation, le Cyclamen coum n’a toujours que le statut de plante cultivée. Il a néanmoins l’air de bien se plaire dans le parc du château de Menucourt …

    Autre article

    Une autre plante naturalisée dans les parcs des châteaux

    Sources

    Fiche de culture du cyclamen coum, par AuJardin.info

    Bibliothèque de la SNHF : gravures historiques

    Bibliothèque nationale de France : Gallica

    Flore d’Île-de-France de Philippe Jauzein et Olivier Nawrot


mercredi 20 février 2019

  • L’ail des ours et ses faux frères
    Allium ursinum (ail des ours) au soleil de février © CACP – Gilles Carcassès

    L’ail des ours est de retour ! Cette plante vivace des sous-bois humides émet en effet ses feuilles dès la mi-février.

    On peut cuisiner cette sauvageonne au fin goût d’ail. Mais il faut se méfier des confusions, car les feuilles d’autres plantes apparaissent aussi dans les mêmes milieux à la sortie de l’hiver.

    Arum maculatum © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles comme les fruits des arums sont très toxiques. Selon le centre anti-poisons de Lille, les arums arrivent en 5ème position des cas d’intoxication par des plantes. Ce sont essentiellement leurs baies rouges, tentantes pour les jeunes enfants, qui sont en cause.

    Orchis mascula © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles de l’orchis mâle (Orchis mascula) sont ordinairement tachetées de noir mais parfois, comme ici, certains pieds ne présentent pas ce caractère.

    Le muguet, toxique, peut être particulièrement trompeur car ses feuilles ont une forme très semblable à celles de l’ail de l’ours. Il pousse cependant plus tard en saison.

    Feuilles d’ail des ours ciselées © CACP – Gilles Carcassès

    Il convient de bien vérifier sa récolte : chaque feuille doit nettement sentir l’ail. Ensuite, il faut laver soigneusement les feuilles.

    Pour faire l’omelette à l’ail des ours, deux œufs et cinq feuilles ciselées par convive suffisent. Ces feuilles se prêtent à bien d’autres recettes, elles peuvent par exemple être utilisées pour aromatiser une sauce à la crème en accompagnement d’une viande blanche ou d’un poisson.

    Pour éviter le risque des confusions, on peut aussi trouver des graines d’ail des ours en jardinerie et cultiver cette plante dans son jardin.

    Retrouvez nos articles :

    Les deux arums

    L’ail des ours (où le trouver dans la nature ?)


mardi 19 février 2019

lundi 18 février 2019

  • Le Parc des Arènes, à Cergy

    Aren’Ice, la patinoire de Cergy-Pontoise, a été inaugurée fin 2016. A ses pieds, s’étend un vaste espace de nature doucement vallonné où les noues d’infiltration des eaux de pluie côtoient des prairies ensoleillées, des lisières arborées et des zones de plantes vivaces. Cette multiplication des milieux est très favorable à la diversité de la flore et la faune. Dès sa création, le lieu a été investi par de nombreuses espèces d’oiseaux trouvant là gîte et couvert. Une seconde tranche d’aménagement de l’autre côté du boulevard de la Paix portera à 8 hectares la superficie totale du parc.

    Ce bel espace vert proche des nouveaux quartiers d’habitations de la plaine des Linandes sera équipé de mobilier d’interprétation délivrant des informations sur le fonctionnement écologique du parc et sur la faune sauvage qui peut y être observée.

    Voici quelques images de ce parc, de sa faune et de sa flore :

    Aren’Ice et le Parc des Arènes © CACP – Gilles Carcassès

    Le parc des Arènes invite à la promenade, au repos et à la contemplation de la nature.

    Le rouge-queue noir © CACP – Gilles Carcassès
    Linottes mélodieuses © CACP – Gilles Carcassès
    Le bruant des roseaux, visiteur d’hiver – Cergy © CACP – Gilles Carcassès
    Le pinson des arbres (un beau mâle !) © CACP – Gilles Carcassès
    Eupeodes luniger, diptère de la famille des Syrphidae © CACP – Gilles Carcassès
    Le tarier pâtre, sur une phacélie © CACP – Marion Poiret
    La bergeronnette grise au fond d’une noue © CACP – Gilles Carcassès
    Polydesmus sp., un mille-pattes de la classe des Diplopodes, habitant des paillages et de la litière © CACP – Gilles Carcassès
    Une achillée millefeuilles à fleurs roses (plante vivace horticole) © CACP – Gilles Carcassès
    L’hellebore d’Orient, en fleurs à la fin de l’hiver (vivace horticole) © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles sur le parc des Arènes :

    Le pinson des arbres

    Les petits oiseaux du parc des arènes

    Les oiseaux rares de l’Aren’Ice


vendredi 15 février 2019

  • Dans mon compost : les collemboles

    Les collemboles sont très nombreux dans le compost, mais ils ne sont pas faciles à observer !  Ce sont des animaux très petits, la plupart des espèces mesurant moins de 2 millimètres. Grâce à leur furca, un organe en forme de ressort qu’ils ont sous l’abdomen, ils font de grands sauts dès qu’ils sont dérangés et ils se dissimulent rapidement à l’abri de la lumière.

    Pogonognathellus sp. (Tomoceridae) © CACP – Gilles Carcassès

    Trois paires de pattes, et pourtant ce ne sont pas des insectes

    Ces arthropodes entognathes n’ont pas de pièces buccales apparentes, elles sont cachées à l’intérieur d’une poche située sous la tête, ce qui les distingue des insectes. L’ordre des collemboles compte près de 700 espèces en France. Ces animaux sont l’une des plus anciennes formes de vie terrestre connues.

    Les collemboles consomment, selon les espèces, des bactéries, des champignons, des rotifères, des algues microscopiques, de la matière organique en décomposition… Au compost et dans la litière, ils sont des acteurs essentiels de la fabrication de l’humus.

    En raison de leur taille minuscule, les collemboles sont de détermination délicate. J’ai essayé, en m’aidant des clés du site collembola.org, de ranger quelques-unes de mes découvertes dans leur famille respective, mais je ne garantis rien. Certains critères de détermination ne peuvent être discernés qu’au microscope à balayage électronique, et je n’en ai point.

    Collembole Onychiuridae – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les collemboles de la famille des Onychiuridae sont très fréquents dans le compost, ils participent à la microporosité du milieu.

    Collembole Entomobryidae, sans doute un Orchesella sp. – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Certaines espèces d’Entomobryidae consomment des champignons, y compris des espèces pathogènes du sol. D’autres vivent sur les troncs des arbres.

    Collemboles Hypogastruridae sous une écorce de platane – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    De nombreuses espèces d’Hypogastruridae ne sont pas sauteuses car elles sont dépourvues de furca.

    Collembole Tomoceridae – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Certains collemboles Tomoceridae sont capables de digérer la cellulose. Cette jolie espèce a le dos couvert d’écailles grises. Je l’ai trouvé dans du bois pourri.

    Retrouvez nos articles :

    Dans mon compost, la blaniule mouchetée

    Dans mon compost, le cloporte rugueux

    Sources :

    Entognatha, par E-phytia (INRA)

    https://collemboles.fr/

    https://www.collembola.org/

    Collemboles, par Répertoire Québec Nature


jeudi 14 février 2019

  • La grive mauvis
    Grive mauvis – parc du château de Menucourt © CACP – Emilie Périé

    Portrait d’une grive petit format

    La grive mauvis, Turdus iliacus de son nom officiel, est un passereau de la famille des Turdidae au même titre que les autres espèces proches : les grives draine, litorne et musicienne ou le merle noir. La grive mauvis est la plus petite des grives que l’on peut rencontrer sur le territoire.

    Elle se différencie aisément des autres grives européennes grâce à un épais sourcil blanc qui souligne son regard et un élégant fard rouge brique sur les flancs.

    Portraits de grives © CACP – Gilles Carcassès

    Une migratrice venue du froid

    Ces critères de reconnaissance sont utiles pour repérer la mauvis car elle voyage souvent aux côtés des autres grives. Elles arrivent ensemble dans nos parcs et jardins. En effet, les grives sont, pour la plupart, des migratrices. Elles nichent et se reproduisent dans des contrées froides du Nord de l’Europe et viennent passer l’hiver sous les températures plus clémentes. Contrairement aux grives musicienne et draine dont un certain nombre d’individus nichent en Île-de-France, la mauvis et la litorne sont exclusivement migratrices. Elles ne sont observables chez nous qu’en hiver, d’octobre à mars. La grive mauvis est déjà bien présente sur l’ouest francilien comme le montrent les données de Faune Île-de-France.

    Carte de présence de la grive mauvis – hiver 2018/2019 © Faune Île-de-France

    Gourmande des jardins

    Si les grives mauvis se nourrissent d’insectes pendant les beaux jours, en hiver elles consomment principalement des petites baies : de sureau, de sorbier, de cotonéaster, … et de houx ! Les grives mauvis que nous avons photographiées étaient perchées à quelques mètres du grand houx de l’entrée du parc de château de Menucourt. Quelques jours seulement après leur arrivée lors de l’épisode neigeux de fin janvier 2019, ce grand houx est totalement déplumé ! Un comble, quand les coupables sont nos amis à plumes.

    Nous avons également vue cette espèce à l’île de loisirs de Cergy-Pontoise. Peut-être vient-elle aussi picorer quelques baies dans votre jardin ?

    Un cas d’étude

    La grive mauvis fait partie du programme de sciences participatives Oiseaux des Jardins. Maintenant que son identification n’a plus de secrets pour vous, repérez-la et renseignez le protocole ! C’est facile, elle fait l’objet d’une fiche à son nom et est présente sur le poster de comptage :

    Fiche de comptage des oiseaux des jardins © Muséum national d’Histoire naturelle

    Prenez quelques minutes pour renseigner tous les compagnons de la grive mauvis dans votre jardin, et faites avancer la science !

    Autres articles

    Fruits mûrs à point

    Temps de neige, temps de grives

    Sortie ornitho au parc du château de Menucourt

    Sources

    Les oiseaux d’Île-de-France de Pierre Le Maréchal, David Laloi et Guilhem Lesaffre

    Fiche Grive mauvis – Oiseaux des Jardins

    Fiche Grive mauvis – Faune Île de France


mercredi 13 février 2019

  • Pyracantha

    Pyracantha – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Les pyracanthas sont des arbustes fréquemment utilisés dans les jardins. Ils ont en effet beaucoup d’atouts : une floraison blanche très abondante, des fruits décoratifs, rouges, orange ou jaunes, un port touffu et des branches épineuses qui les prédisposent à un usage en haies défensives. Ils ont aussi quelques défauts : les fleurs n’ont pas un parfum très agréable et il faut se méfier des épines lors des opérations de taille.

    Fruits de pyracantha © CACP – Gilles Carcassès

    La baie du pyracantha ressemble à une pomme miniature, elle contient une chair pâteuse et cinq noyaux.

    Merle dans un pyracantha © CACP – Gilles Carcassès

    Dès l’automne, les merles se régalent des baies des pyracanthas. Les graines se retrouvent dans les déjections des oiseaux sans avoir perdu leur pouvoir germinatif.

    Hôtel des impôts à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Sous ces grands platanes, à l’aplomb des branches où se perchent les merles, les étourneaux et les pigeons, ont germé de nombreux pieds de pyracanthas. Cette espèce du sud-est de l’Europe, ainsi disséminée par les oiseaux est maintenant largement naturalisée en France. On la rencontre surtout près des zones habitées.

    Dans les années 1980, les pyracanthas ont failli disparaître des jardins en raison d’une grave épidémie de feu bactérien, une maladie d’origine américaine qui s’attaque à de nombreuses rosacées comme les aubépines, les cotonéasters, les cognassiers, les pommiers et les poiriers. Pour protéger l’arboriculture, les pyracanthas sensibles à la maladie ont été interdits de plantation. Mais l’INRA a créé de nouvelles variétés résistantes et ce sont elles qui sont maintenant commercialisées.

    Retrouvez notre article :

    Fruits mûrs à point

    Et d’autres arbustes pour de belles haies variées favorables à la faune sauvage :

    La viorne lantane

    La viorne de Bodnant

    Le groseillier doré

    Le fusain ailé

    Sources :

    Pyracantha, par Jardin ! l’encyclopédie

    Buisson ardent : allumer le feu , par Sauvages du Poitou

    Le feu bactérien, par Fredon PACA


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