Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 15 juin 2018

  • Apprendre par l’échange et l’expérience : le jardin école de Vauréal
    Plantation collective au jardin pédagogique – atelier du 12 mai 2018  © CACP – Marion Poiret
    • Jardiner en préservant la biodiversité
    • Echanger et apprendre dans un lieu collectif
    • Fréquenter et entretenir un espace public

    Voici les défis relevés par un petit groupe d’habitants dans le jardin pédagogique de Vauréal.

    Ce jardin est le fruit de la collaboration entre la commune de Vauréal et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise : un lieu d’apprentissage, d’échange et de partage créé en 2018, dans le cadre du PCAET  partenarial (Plan Climat Air Energie Territorial) dont une des actions vise à favoriser les pratiques de jardinage respectueuses de la biodiversité.

    Le terrain a été mis à disposition par la commune. Le jardin, situé dans un quartier pavillonnaire, se compose de plusieurs espaces préalablement aménagés par les services techniques de la ville : un potager clôturé, une haie de démonstration, une jardinière de plantes aromatiques. Sur une dizaine d’ateliers d’avril à octobre 2018, l’association B.A.BA, mandatée par la CACP, diffuse les bonnes pratiques du jardinage écologique et expérimente sur place avec les habitants.

    Installation au jardin des plants de courge, préalablement semés puis entretenus chez les habitants  – 12 mai 2018 © CACP – Marion Poiret
    Vue du jardin école, le lundi 11 juin 2018 © CACP – Marion Poiret
    La milpa, technique agricole traditionnelle de cultures associées, pratiquée par les Amérindiens © CACP – Marion Poiret
    Le hérisson a son propre accès © CACP – Marion Poiret
    Le long de la clôture, place aux petits fruits. Ici des groseilles à maquereaux © CACP – Marion Poiret

    Le jardin a bel allure et les participants sont ravis. A l’évidence, c’est une belle réussite : un grand merci aux équipes municipales de Vauréal pour leur implication !

    Dans le jardin des Taillis voisin, le gazon est conduit depuis ce printemps en prairie à vocation pédagogique. Des animations spécifiques sur la découverte de la faune et de la flore du jardin école et de la prairie auront lieu en juillet et en septembre avec la cellule biodiversité de l’agglomération et l’OPIE

    Et voici un petit aperçu de la prairie et de ses premiers habitants :

    La prairie du jardin des taillis © CACP – Gilles Carcassès
    Deux orchidées sont présentes, dont Ophrys apifera, l’ophrys abeille © CACP – Marion Poiret
    L’azuré commun ou azuré de la bugrane (Polyommatus icarus), sur une inflorescence de plantain lancéolé © CACP – Marion Poiret

    Ce petit papillon, très commun, fréquente les milieux ouverts (prairies, jardins, talus, bords de route…). les chenilles se nourrissent de trèfle, de luzerne, de lotier corniculé et de diverses autres plantes de la famille des fabacées.

    La coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) viendra peut être visiter le potager © CACP – Marion Poiret

    Retrouver d’autres articles :

    Le choix de la prairie

    Les auxiliaires du jardin, comment les favoriser

    Découvrons les auxiliaires

    Les plantes favorables aux insectes auxiliaires

    Devenir un jardinier éco responsable

    Le retour de l’ophrys abeille


jeudi 14 juin 2018

  • Le hanneton argenté

    Un nouveau venu au bord du bassin du parc François-Mitterrand à Cergy ? Je n’avais encore jamais observé cette espèce qui serait pourtant assez commune en Ile-de-France.

    Hoplia philanthus, nommée hoplie floricole ou hanneton argenté, est un coléoptère de la famille des Scarabaeidae. Il est parfois considéré comme un ravageur des gazons, car sa larve, semblable à celle du hanneton des jardins, consomme les racines des graminées. Son cycle de développement s’étend sur deux années. Il semble affectionner les sols sableux.

    Hoplia philanthus posé en haut d’une armoise © CACP – Gilles Carcassès

    Le hanneton argenté doit son nom aux très petites écailles brillantes qui ornent son corps.

    Hoplia philanthus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les adultes consomment les feuilles des bouleaux et des charmes, mais ne sont pas réputés faire de gros dégâts. Leurs griffes recourbées, d’une longueur étonnante, leur servent à s’agripper aux rameaux et aux feuilles. Ils peuvent ainsi prendre tranquillement leur repas sans se faire décrocher par le vent !


mercredi 13 juin 2018

  • Fausse guêpe !

    J’ai failli me faire avoir !

    Sphiximorpha subsessilis – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Dans le parc du château de Marcouville, Sophie, de la Ferme pédagogique de Pontoise m’a montré un vénérable marronnier en fin de vie. Il ne subsiste qu’un gros tronc creux car, victime peut-être de la foudre et de coups de vent, il a perdu toutes ses branches charpentières. L’eau de pluie s’accumule dans le tronc et suinte abondamment au niveau de fissures de l’écorce. Le manège d’une guêpe qui fait des va-et-vient près d’un suintement m’intrigue.

    Sphiximorpha subsellis © CACP – Gilles Carcassès

    Surprise, ce n’est pas une guêpe mais un diptère ! Et c’est bigrement bien imité : les rayures noires et jaunes de l’abdomen, la longueur des antennes, le bout des pattes jaunes, les taches sur le thorax, et même l’allure plissée des ailes un peu fumées ! Mais ses gros yeux la trahissent. Il s’agit d’un syrphe, et même d’une espèce rare, inféodée à ce type de milieu constitué par les suintements des vieux arbres blessés. C’est là en effet que vivent ses larves qui, paraît-il, se nourrissent des bactéries qui s’y développent.

    Un syrphe rare

    L’espèce, en déclin certain en France, et classée menacée au niveau européen, a déjà été observée dans le Val d’Oise lors d’un inventaire des syrphes des marais de Montgeroult et de Boissy-l’Aillerie réalisé en 2006 à l’initiative du Parc naturel régional du Vexin français. Les auteurs indiquent que sur les 68 espèces de syrphes recensés, Sphiximorpha subsellis est « sans conteste l’espèce la plus emblématique rencontrée sur le site d’étude ».

    Sources :

    Inventaire des syrphes des marais de Montgeroult et marais de Boissy-l’Aillerie, article dans le courrier scientifique n°5 de décembre 2011 du PNR du Vexin français.

    Syrphes portraits de pollinisateurs 2017, par l’Association des entomologistes de Picardie


mardi 12 juin 2018

  • Deux plumes d’Indien

    Dans la série des bestioles rares du parc du château de Grouchy !

    Drôle de mouche sur une feuille d’ortie – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Une mouche noire aux ailes fumées, avec le dessus du thorax d’un beau rouge satiné, qu’est ce que ça peut être ?

    Ce sont les antennes « en plumes d’Indien » qui vont me mettre sur la piste de la famille : Stratiomyidae.

    Chloromyia formosa (Stratiomyidae) – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    J’avais observé ce joli Stratiomyidae dans mon jardin. Remarquez la forme particulière des antennes. Ses larves, qui consomment de la matière organique en décomposition, habitaient peut-être dans mon composteur.

    Clitellaria eppiphium – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Vu de près, ce Stratiomydae montre deux grosses épines noires sur le scutellum, juste en arrière de la partie rouge. A quoi lui servent-elles ? Je n’ai pas trouvé de réponse, il faut dire que les experts en Stratiomyidae, ça ne court pas les rues… Ce que l’on croit savoir de cette espèce, nommée Clitellaria eppiphium, se résume à peu de choses : l’espèce serait rare et sa larve vivrait dans les colonies de fourmis qui habitent le bois mort. Et justement, du bois mort plein de fourmis ce n’est pas ce qui manque au parc du château de Grouchy !


lundi 11 juin 2018

  • Coccinelles à 10 points
    Coccinelle noire à dix points orange © CACP – Gilles Carcassès

    Cette petite coccinelle qui explore les feuilles de la ronce et de l’églantier n’a pas un look commun. Chouette, une nouvelle espèce à déterminer !

    Adalia decempunctata © CACP – Gilles Carcassès

    C’est l’une des formes d’Adalia decempunctata, la coccinelle à dix points, une chasseuse de pucerons, comme beaucoup d’autres espèces dans la famille des Coccinellidae. Elle est présente en Val d’Oise, mais est peu signalée. Avis aux amateurs : il faut la chercher dans les haies champêtres et sur les chênes.

    On peut rencontrer dans les arbres une autre coccinelle à dix points, mais il sera difficile de les confondre !

    Calvia decemguttata, la coccinelle à dix points blancs – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Source:

    Adalia decempunctata, par Encyclop’Aphid

    Retrouvez d’autres articles sur les coccinelles :

    Les coccinelles à points blancs
    J’ai vu une coccinelle rose !
    La reine des coccinelles
    Connaissez-vous la coccinelle à damier ?
    La coccinelle asiatique


vendredi 8 juin 2018

  • Sur le millepertuis
    Cryptocephalus moraei © CACP – Gilles Carcassès

    Le long d’une sente ensoleillée à Poissy pousse en abondance le millepertuis perforé (Hypericum perforatum). « Perforé de mille trous » nous dit son appellation vernaculaire. Mais sont-ce vraiment des trous, tous ces points clairs sur les feuilles? Non, ce sont des vésicules huileuses qui laissent un peu passer la lumière.

    Cette chrysomèle noire à taches orange est très classique sur le millepertuis, il s’agit de Cryptocephalus moraei. Elle est commune mais discrète : farouche, elle se cache rapidement sous les feuilles ou derrière la tige dès qu’un individu louche approche !

    Chrysolina hyperici – Poissy © Gilles Carcassès

    Une autre chrysomèle tout aussi timide se cache sur cette plante : Chrysolina hyperici. Elle est nettement moins commune que la précédente.

    Cette espèce a été introduite en Amérique du Nord pour lutter contre la prolifération dans les pâtures de notre millepertuis considéré là-bas comme une plante invasive, toxique pour le bétail.

    Tenthredo zona – Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette fausse chenille en revanche était facile à voir. Elle était trop occupée à manger sa feuille de millepertuis pour s’inquiéter de la présence d’un photographe. Avec une telle ligne centrale de points noirs tout le long du dos, pas de doute, c’est Tenthredo zona, une espèce peu observée, à la répartition bien mal connue. Cette année, je l’ai vue aussi près du chalet nature de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise.

    Retrouvez notre article :

    Portrait de famille : les chrysomèles

    Source :

    La chrysomèle et le millepertuis, par Omafra (Ontario)


jeudi 7 juin 2018

  • La chélidoine et les fourmis
    Chelidonium majus, la chélidoine © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’ont en commun la chélidoine, le bleuet des montagnes, le cyclamen à feuilles de lierre, la véronique de Perse, les violettes, l’épurge, le lamier pourpre ?

    Ce sont toutes des plantes dont la dissémination des graines est facilitée par les fourmis. Les botanistes sérieux parlent de myrmécochorie. Leurs graines sont accompagnées d’une excroissance charnue, nommée élaïosome, très recherchée par les fourmis car elle est riche en protéines, en sucres et surtout en graisses, des nutriments essentiels pour la croissance de leurs larves.

    Voici une capsule presque mûre de chélidoine que j’ai ouverte pour voir les fameuses graines à élaïosome. Les élaïosomes sont ces masses blanches et luisantes qui sont accrochées aux graines brunes. A maturité les graines, avec leur élaïosome, sont expulsées mécaniquement.

    Graines de chélidoine © CACP – Gilles Carcassès

    Je décide de tenter des fourmis en plaçant ma capsule entrouverte sur une corniche dans un vieux mur en pierres, pas loin d’un de leurs lieux de passage.

    Fourmi et capsule de chélidoine © CACP – Gilles Carcassès

    Je n’ai pas longtemps à attendre. Une éclaireuse vient voir et tente avec ses mandibules d’écarter les valves de la capsule pour accéder aux graines.

    L’enlèvement des graines © CACP – Gilles Carcassès

    Du renfort arrive bientôt : deux, trois puis quatre fourmis s’activent et extraient les graines une à une, qui prennent rapidement le chemin de la fourmilière ! La gousse aura été dévalisée en quelques minutes à peine.

    Les graines de chélidoine seront abandonnées par les fourmis lorsqu’elles auront été débarrassées de leur précieux élaïosome. Ce mode de transport permet à la plante de coloniser des espaces inaccessibles par la simple gravité lors de la projection mécanique des graines, comme le haut des murs ou d’étroites fissures murales.

    Sources :

    Chélidoine par-delà les murs, par Zoom-Nature

    Plantes myrmécochores en Europe tempérée

    Site spécialisé sur ce sujet :

    http://myrmecochorie.free.fr


mercredi 6 juin 2018

  • Deux clairons
    Trichodes alvearius (le clairon des ruches) © CACP – Gilles Carcassès

    Ce coléoptère poilu et vivement coloré est le clairon des ruches. L’adulte est essentiellement herbivore. Ici, il se régale des étamines d’une fleur de ronce. Sa larve est prédatrice des larves d’abeilles dans les ruches.

    En Ile-de-France, on peut le confondre avec une espèce voisine : Trichodes apiarius (le clairon des abeilles), de mœurs semblables. La différence morphologique est subtile : chez le clairon des abeilles, l’extrémité des élytres est noire, alors qu’elle est rouge chez le clairon des ruches.

    Couple de Trichodes apiarius (le clairon des abeilles) © CACP – Gilles Carcassès

    Le dessin noir des élytres n’est pas tout à fait le même non plus.

    En région méditerranéenne, six espèces de Trichodes font le bonheur des entomologistes.

    Source :

    Les clairons, par André Lequet


mardi 5 juin 2018

  • La tenthrède zigzag de l’orme
    Calopetryx splendens – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord de l’Oise à Vauréal, les Calopetryx splendens mâles se disputent les nénuphars dont les fleurs en bouton qui sortent de l’eau font de bons perchoirs. Celui-ci avait pris position au sommet d’une branche d’un rejet d’orme. La photo est ratée, mais elle réserve une surprise. Regardez la feuille tout en bas à gauche : elle présente une bien curieuse découpe en zigzag.

    J’en ai trouvé d’autres :

    Découpes en zigzag sur une feuille d’orme – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Et voilà le coupable, à l’évidence c’est une larve de tenthrède :

    Aproceros leucopoda – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Une recherche sur internet sur les mots « tenthrède » et « zigzag » m’a fait découvrir Aproceros leucopoda, une espèce d’origine asiatique, inféodée aux ormes. Elle a été découverte en Pologne en 2003, puis signalée dans différents pays d’Europe de l’Est ; elle est arrivée en Belgique en 2013.

    Une nouvelle espèce pour l’Ile-de-France ?

    La tenthrède zigzag de l’orme a été observée pour la première fois en France en mai 2017 dans le Nord, près de la frontière belge. Sa présence a été attestée dans l’Oise le 31 mai 2018.

    Mon observation est peut-être la première pour cette espèce en Ile-de-France. Voilà un insecte qui semble bien se moquer du réchauffement climatique : il nous arrive par le Nord !

    Les suivis de ce ravageur invasif en Allemagne ont montré que l’espèce s’attaque aussi aux cultivars résistants à la graphiose. Apparemment cette tenthrède est capable de défolier complètement les ormes en fin de saison ! Ils n’avaient pas besoin de ça.

    Source :

    La tenthrède zigzag de l’orme présente en France, BSV Jardins et espaces verts Hauts-de-France du 17 mai 2108


lundi 4 juin 2018

  • Le blob et les petits bâtons

    Ceci n’est pas une moisissure ni la ponte d’un escargot, c’est un myxomycète nommé Stemonitopsis typhina.

    Un grand bravo à Zibou et Hélène qui ont su résoudre cette énigme !

    Stemonitopsis typhina – Menucourt © CACP – Gilles Carcasses

    Stemonitopsis typhina est ici dans sa forme fixe. Les sporocarpes sont en forme de bâtonnets allongés pour cette espèce.

    Sporocarpes de Stemonitopsis typhina © CACP – Gilles Carcassès

    Ils vont brunir en mûrissant et libérer des spores qui assureront sa dissémination.

    © Marie-Louise Arnaudy

    Les spores de myxomycètes, en conditions favorables, évoluent en petites amibes mobiles qui fusionnent pour former des masses gélatineuses (nommées parfois « blob ») qui peuvent être assez étendues. Elles sont capables de ramper, à la vitesse de 4 cm par heure, et de digérer de petites proies, essentiellement des champignons et des bactéries.

    Les myxomycètes sont consommés par de nombreux arthropodes qui vivent dans le bois pourri, et ils constituent un maillon essentiel dans le processus de dégradation de la matière organique.

    Source :

    L’histoire du blob, par Franceinfo

    Retrouvez dans ces articles le monde étonnant des myxomycètes :

    Bretzel d’or

    Tout petit, superpouvoir


vendredi 1er juin 2018

  • La photo mystère de juin 2018
    Vu à Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    A lundi pour découvrir l’identité de cette chose étrange observée dans le parc du château de Menucourt !


jeudi 31 mai 2018

  • Sauvés des eaux
    Acariens sur un Histeridae – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé ce coléoptère aux fortes mandibules en bien mauvaise posture, incapable d’escalader les parois verticales d’un caniveau en béton. Le pauvre se débattait pour éviter la noyade. Sur son thorax s’étaient réfugiés quatre acariens.

    Acariens phorétiques © CACP – Gilles Carcassès

    Certaines espèces d’acariens pratiquent régulièrement le covoiturage avec des coléoptères. Ils s’accrochent souvent sur les poils entre les pattes comme le montre la photo ci-dessus d’un Copris lunaris. En cas de bain forcé du coléoptère, il n’y a pas d’autres solutions que d’escalader la face dorsale ou de partir à la nage !

    Hister quadrimaculatus © CACP – Gilles Carcassès

    N’écoutant que mon courage, en dépit des grosses mandibules pointues, j’ai sauvé le coléoptère. Au passage dans ma main, j’ai pu l’observer. Les tibias des pattes antérieures en forme de pelle indiquent une vie fouisseuse. Il s’agit d’un représentant très commun de la famille des Histeridae : Hister quadrimaculatus. Il affectionne les bouses de vaches et les crottins qu’il explore à la recherche de ses proies, les larves d’autres insectes. Dans sa progression, il prend appui sur les tibias aplatis de ses autres pattes, dont les épines orientées vers l’arrière font office de système anti-retour.

    Les petits passagers n’ont pas demandé leur reste : ils sont partis en courant ! J’ai déposé tout le monde dans l’herbe, assez loin du maudit caniveau.

    Source :

    Hister quadrimaculatus, par le blog Le jardin de Lucie

    Retrouvez Copris lunaris dans cet article :

    Mes belles nuits d’été


mercredi 30 mai 2018

  • Retour sur la Fête de la nature 2018 à Cergy-Pontoise

    Pour la Fête de la nature à Cergy-Pontoise, plusieurs partenaires locaux avaient proposé des animations. Nous y étions bien sûr ! Voici quelques-unes de nos photos :

    Visite commentée au parc de Grouchy © CACP – Marion Poiret

    Gros succès pour la visite sur le thème de la vie cachée sous les écorces, organisée par la ville d’Osny avec notre participation, mercredi 23 mai 2018 après-midi : des participants très nombreux, mais attentifs et motivés !

    Dorcus parallelipipedus mâle © CACP – Gilles Carcassès

    Oh ! Une petite biche ! Ce coléoptère est de la même famille que le lucane cerf-volant.

    Saperda perforata © CACP – Gilles Carcassès

    Cette belle saperde perforée encore rare en Ile-de-France a également été observée par les visiteurs lors de cette sortie très riche en découvertes.

    Dans la prairie du parc du château de Marcouville © Sophie Lamidey – association Les Z’Herbes Folles

    En fin d’après-midi le 23 mai 2018, c’est dans le parc du château de Marcouville à Pontoise que nous avons fait découvrir quelques secrets bien cachés de la vie sauvage.

    Orvet © CACP – Marion Poiret

    Nous avons croisé de nombreux insectes, et repéré les traces de l’écureuil sur le tronc du séquoia. Avant la collation de fin de soirée offerte par la Ferme pédagogique de Pontoise, le groupe s’est essayé avec passion à la fouille des bouses de la vache pour débusquer plusieurs espèces de scarabées !

    Dans l’orangerie du parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Vendredi 25 mai 2018 à 20 heures, c’est la ferme d’Ecancourt qui proposait une animation sur les chauves-souris. Un déluge toute la soirée ! Heureusement l’animatrice avait apporté de nombreux jeux sur cette thématique et ses explications sur ces étonnants mammifères ont été très appréciées.

    Dehors, c’était « la fête à la grenouille » ! © CACP – Gilles Carcassès

    Pas de chauves-souris sous la pluie, mais des grenouilles, tritons et crapauds ont pu être observés.

    A la découverte de la nature en canoës © CACP – Gilles Carcassès

    Samedi 26 mai 2018, les curieux de nature s’étaient inscrits auprès des animateurs de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise pour une balade en canoës.

    Erythromma najas, la naïade aux yeux rouges © CACP – Gilles Carcassès

    La sortie a permis de montré les plantes aquatiques et les différentes espèces d’odonates qui fréquentent le bassin et ses berges.

    Au chalet nature © CACP – Gilles Carcassès

    Le groupe a fait une halte au chalet nature équipé pour les animations apiculture, pêche et nature.

    A la Maison de la Nature de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    L’après-midi nous étions à Vauréal à l’invitation de la Maison de la Nature. Ce fut l’occasion de présenter notre toute nouvelle exposition sur les pics.

    A la mare de l’ITEP Le Clos Levallois – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La journée portes ouvertes de l’institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) Le Clos Levallois a été mise à profit pour observer la faune et la flore d’une superbe mare.

    Des têtards par milliers ! © CACP – Gilles Carcassès
    Calopteryx splendens, une demoiselle aux ailes fumées © CACP – Gilles Carcassès

mardi 29 mai 2018

  • Cicadelle noire

     

    Cicadelle © CACP – Gilles Carcassès

    Quel est donc cet insecte étrange vu sur une feuille de prunus ?

    Penthimia nigra © CACP – Gilles Carcassès

    Non, ces deux taches rouges ne signalent pas l’arrière de cet insecte ! Car la tête est à droite sur la photo. Sous les taches colorées du thorax, on aperçoit les deux yeux rouge sombre et la tête en forme de croissant étroit (cliquez sur la photo pour agrandir). J’ai voulu m’approcher encore pour avoir une vue de côté et vous montrer ses pattes épineuses typiques des cicadelles, mais l’insecte a sauté avec une vigueur surprenante et je l’ai perdu de vue.

    Penthimia nigra suce la sève des arbres feuillus, notamment les chênes et les peupliers, elle est commune un peu partout en France, y compris en Ile-de-France. On l’observe surtout au mois de mai.

    Retrouvez quelques articles sur d’autres espèces de cicadelles :

    Acericerus, cicadelle de l’érable

    La cicadelle qui n’existait pas

    Le mini monstre du tilleul

    Le jour où le diable est venu toquer à ma fenêtre


lundi 28 mai 2018

  • Mouron rouge
    Mouron rouge – potager fruitier du château de la Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Au potager fruitier de La Roche-Guyon, j’ai fait cette émouvante rencontre au bord d’une allée : un tout petit pied de mouron rouge.

    Quand j’étais gamin, mon grand-père me mettait en garde : « Ne donne pas de mouron rouge aux lapins, c’est du poison ! ». Comme la santé des gentils lapins m’importait, j’ai appris très tôt les rudiments de la botanique !

    Lysimachia arvensis, le mouron rouge © CACP – Gilles Carcassès

    Et comment reconnaître le mouron rouge quand il n’est pas en fleurs ? Il faut retourner ses petites feuilles, elles sont ponctuées de taches brunes.

    Lysimachia arvensis ‘Orange’ © Ecole Du Breuil

    Saviez-vous que cette adventice annuelle des jardins est aussi une plante horticole ? Voici sa variété ‘Orange’ présentée à l’école Du Breuil. On ne peut pas dire que cette obtention ait eu un énorme succès commercial…

    Lysimachia monelli ‘Blue light’ © Gilles Carcassès

    En revanche, cette espèce voisine à grandes fleurs bleues, vivace sous le climat méditerranéen, est plus souvent rencontrée dans les compositions florales, notamment pour égayer de petites jardinières. On la trouve parfois sous son ancien nom Anagallis monelli.

    Source :

    Mouron rouge, un clown au jardin, par Sauvages du Poitou


vendredi 25 mai 2018

  • Bébé blatte
    Ectobius pallidus juvénile- Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé cet insecte en retournant un carton dans une friche à Neuville-sur-Oise. Cette jeune blatte de jardin y prenait le frais. Il s’agit en fait d’une larve car ses ailes ne sont pas encore développées. Les blattes de jardin consomment les débris végétaux, elles sont de grands transformateurs de la litière et pourvoyeurs d’humus. Ces insectes sont même capables de grignoter les papiers abandonnés.

    Comme leur nom l’indique, les blattes de jardin vivent dans les jardins, ce ne sont pas les mêmes espèces que les blattes des maisons.

    Retrouvez un autre article sur les blattes :

    Blatte de jardin

    Source :

    Les blattes, un article d’Alain Fraval – Insectes 2014


jeudi 24 mai 2018

  • Extra plats
    Larve de Cardinal (Pyrochroa sp.) – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Pour chasser sous les écorces des arbres morts, mieux vaut avoir le bon profil ! Cette larve de Pyrochroa est très à l’aise pour se faufiler dans la moindre fente ou galerie à la recherche des larves de buprestes et d’autres insectes xylophages qui font son ordinaire. Les Pyrochroa sont réputés fréquenter surtout les troncs pourrissants des chênes. J’ai trouvé cette larve sous l’écorce d’un peuplier dans le parc du château de Grouchy à Osny. On voit facilement sur la végétation dans les clairières les adultes des deux espèces qui cohabitent dans le parc : Pyrochroa coccinea (à tête noire) et Pyrochroa serraticornis (à tête rouge).

    Pyrochroa coccinea sur un fusain – Osny © CACP – Gilles Carcassès
    Pyrochroa serraticornis – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Sous l’écorce de la même grume de peuplier, j’ai trouvé un autre coléoptère tout plat, un adulte cette fois-ci.

    Hololepta plana – Osny © CACP – Marion Poiret

    Il s’agit de Hololepta plana, de la famille des Histeridae. Contrairement aux autres membres de sa famille qui sont plutôt rondouillards, cette espèce est très aplatie : c’est une adaptation pour son mode de vie particulier. C’est en effet un prédateur de larves d’insectes, de diptères notamment, qu’il chasse sous les écorces des troncs de saules et de peupliers morts.

    Source :

    Le cardinal, par Quel est ce animal ?

    Retrouvez un autre article sur les Pyrochroa :

    Pince monseigneur


mercredi 23 mai 2018

  • Un escargot poilu !
    Trochulus sp. – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Des poils sur la coquille

    Ainsi sont les veloutées, de la famille des Hygromiidae. Il existe 11 espèces de Trochulus en France, apparemment de détermination délicate.

    Les Trochulus ne sont pas rares dans les zones humides. J’ai trouvé celui-ci sous une branche pourrie au pied d’un arbre mort dans le parc du château de Menucourt.

    Veloutée – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Comme beaucoup d’espèces d’escargots, les veloutées possèdent un « dard d’amour » qu’ils plantent dans le corps de leur partenaire, entre les préludes (embrassades baveuses) et l’accouplement. Cette fléchette acérée est tirée violemment à bout portant par l’effet d’une contraction musculaire. Cette estocade aurait une action favorable sur le succès de la reproduction, le dard étant enduit d’un mucus riche en hormones améliorant la survie des spermatozoïdes.

    Source :

    Le cycle de vie des escargots, par Vigie Nature Ecole


mardi 22 mai 2018

  • Attention à la panthère !
    Pseudopanthera macularia, la panthère © CACP – Gilles Carcassès

    En mai et juin, la panthère rôde dans les clairières !

    A ses antennes, on reconnaît un hétérocère, autrement dit un papillon de nuit. Mais cette espèce est active en plein jour et on la voit butiner toutes sortes de fleurs des plantes basses dans les bois clairs. Elle est classée dans la famille des Geometridae, comme la phalène anguleuse ou le géomètre à barreaux.

    Pseudopanthera macularia © CACP – Gilles Carcassès

    Vu de près, le « pelage » de la panthère a l’air très doux !

    La panthère est univoltine (il n’y a qu’une génération par an), les papillons volent en mai et juin. Puis en été, on pourra observer ses chenilles arpenteuses vert clair sur les feuilles des Lamiaceae : germandrées, lamiers, bugles, menthes, sauges, bugranes… La chrysalide passera l’hiver cachée au sol dans l’attente des chaudes journées du printemps pour donner naissance à la nouvelle génération.

    Source :

    Pseudopanthera macularia, par Papillons de Poitou-Charente

    Retrouvez notre article :

    Attention au tigre !


lundi 21 mai 2018

  • Journée de rencontre technique, session 2018

    Retenez la date sur vos agendas : mardi 26 juin 2018 !

    Les Parcs naturels régionaux du Vexin français et Oise – Pays de France avec la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise organisent pour la 7 ème année consécutive leur journée de rencontre technique sur la gestion écologique des espaces verts et naturels.

    Rencontre technique 2013, à Plailly (Oise) © CACP – Gilles Carcassès

    Cette année, c’est le PNR Oise – Pays de France qui nous concocte, avec la participation du Syndicat Interdépartemental du Sage de la Nonette, une rencontre dédiée à la prise en compte de l’eau dans les aménagements et les modes de gestion. Nous serons notamment accueillis par les villes de Senlis et Crépy-en-Valois qui nous feront visiter leurs réalisations.

    Les conditions sont les mêmes que l’année dernière :

    • la participation à la journée est gratuite,
    • il faut apporter son pique-nique,
    • on peut inscrire deux personnes par collectivité,
    • l’effectif est limité, les premières inscriptions seront prises en compte,
    • cette journée s’adresse prioritairement aux jardiniers, cantonniers et élus des collectivités des trois territoires organisateurs.

    Inscriptions

    La date limite pour les inscriptions est fixée au 19 juin 2018. Pour s’inscrire, il faut envoyer un mail en indiquant son nom, prénom, fonction, adresse de messagerie et téléphone aux personnes suivantes, selon le cas :

    • pour le territoire du PNR Oise-Pays-de-France, à Solange Duchardt : s.duchardt@parc-oise-paysdefrance.fr
    • pour le territoire du PNR du Vexin français, à Magali laffond : m.laffond@pnr-vexin-francais.fr
    • pour le territoire de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise à Gilles Carcassès : biodiversite@cergypontoise.fr

    Le programme détaillé sera communiqué aux personnes inscrites.

    Retrouvez le reportage sur la rencontre technique 2017 :

    Retour sur la rencontre technique à Vauréal le 28 septembre 2017


vendredi 18 mai 2018

  • Le Gazé
    Aporia crataegi, le gazé © CACP – Gilles Carcassès

    Ce beau papillon aux ailes diaphanes est le Gazé. Ses nervures bien marquées de noir le distinguent aisément des autres piérides plus communes.

    Sur la liste des espèces protégées en Ile-de-France, il était présent dans le Val d’Oise jusqu’en 2007, mais il semble bien que ses populations se soient éteintes et qu’il ait disparu au niveau régional. Reviendra-t-il dans notre département ? Ce papillon vole en juin, en attendant on peut chercher ses chenilles sur l’aubépine, sa plante-hôte.

    Chenilles d’Aporia crataegi – Doubs © CACP – Gilles Carcassès

    Arrivées au terme de leur cinquième et dernier stade de croissance en mai, ces chenilles ont complètement dévoré le feuillage d’une aubépine. Elles s’attaquent maintenant aux tiges des rameaux de l’année.

    Le solide appétit de la chenille du Gazé © CACP – Gilles Carcassès

    La ponte effectuée par le papillon courant juin donnera de petites chenilles tout juste capables d’entamer l’épiderme des feuilles. Elles passeront l’hiver au deuxième stade larvaire dans un modeste cocon collectif.

    Le cocon collectif d’hivernage des chenilles du Gazé © CACP – Gilles Carcassès

    Une chenille au dernier stade passe sur le cocon d’hivernage. On aperçoit sur le rameau quelques mues des jeunes chenilles.

    Source :

    Le Gazé, dans Les pages entomologiques d’André Lequet

    Retrouvez une autre piéride dans cet article :

    L’aurore de la cardamine


jeudi 17 mai 2018

mercredi 16 mai 2018

  • La saperde perforée
    Saperda perforata – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Saperda perforata, une espèce en extension vers l’ouest

    Cette saperde d’Europe centrale est longtemps restée une rareté alsacienne, connue seulement de la région de Haguenau, dans le Bas-Rhin ; sa première mention dans cette localité date de 1866. Elle a gagné le Haut-Rhin en 1974, puis est signalée dans les Hautes-Alpes en 1995, elle est ensuite observée dans l’Allier et dans la région Centre en 1997. Aujourd’hui, elle semble bien établie dans les Alpes et le centre de la France et est attestée en Seine-et-Marne et dans l’Oise. Elle aurait été vue aussi dans les Yvelines et en Essonne.

    Carte de répartition de Saperda perforata, par l’INPN

    Je suis content de pouvoir ajouter le Val d’Oise au domaine de ce superbe coléoptère. Mon observation viendra verdir la carte de répartition de l’espèce sur le site de l’INPN lorsque la donnée sera intégrée, l’an prochain sans doute.

    La saperde perforée est inféodée aux peupliers. Sa larve se développe sous l’écorce des arbres morts. Il paraît que lorsque la larve consomme le bois d’un peuplier tremble, l’adulte est de couleur grise.

    Source :

    Extension en Île-de-France de Saperda perforata, par Philippe REISDORF, Pierre ZAGATTI et Nicolas MOULlN (2012)


mardi 15 mai 2018

lundi 14 mai 2018

  • Humbles habitants de la rue de l’écureuil
    Plantules – rue de l’écureuil à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La rue de l’écureuil, au trois quarts en passage sous dalle, encaissée entre de hauts murs, n’est pas la voie la plus verte de Cergy-Pontoise. Pourtant des plantes y prospèrent. Ces jeunes Polygonaceae ont germé dans une fissure du trottoir. Plus loin, c’est une touffe de pariétaire de Judée qui garnit la base d’un poteau à l’entrée d’une rampe de parking souterrain.

    Parietaria judaica © CACP – Gilles Carcassès
    Gaillet gratteron et euphorbe des jardins © CACP – Gilles Carcassès

    Un pied de gaillet gratteron accompagne des euphorbes des jardins et une lampsane commune au pied d’un mur. Mais quelles sont donc ces fines feuilles bleutées qui se cachent tout à droite ?

    Semis de cèdre © CACP – Gilles Carcassès

    C’est une graine du grand cèdre de la résidence voisine qui a trouvé là suffisamment d’humus accumulé pour germer !

    Lychnis coronaria © CACP – Gilles Carcassès

    Et celle-ci ? Une coquelourde des jardins ! J’en avais planté quelques pieds dans les jardinières de la dalle il y a sept ans. Là-haut ces plantes n’ont pas duré. Mais une graine voyageuse a fait souche sur ce trottoir décidemment bien accueillant. Je l’aime bien, cette rue de l’écureuil.

    Avec le programme Sauvages de ma rue, vous aussi, vous pouvez inventorier les plantes des trottoirs : avec le site dédié et le petit livre illustré en couleurs, c’est un vrai jeu d’enfants !


vendredi 11 mai 2018

  • L’orchis brûlé

    Facile à reconnaître, avec ses boutons floraux cramoisis !

    L’orchis brûlé © CACP – Gilles Carcassès

    Neotinea ustulata, l’orchis brûlé, apprécie l’herbe rase et les situations très chaudes. L’embroussaillement des pelouses calcaires lui fait partout perdre du terrain. Cette espèce rare en Ile-de-France subsiste dans le Val d’Oise sur quelques sites : Vienne-en-Arthies, Parmain, Nesles-la-Vallée. Comme elle est de petite taille et de floraison précoce, cette orchidée est discrète et sa répartition est peut-être sous-estimée. Sa floraison la rendant visible, c’est le moment de prospecter les coteaux calcaires et de découvrir de nouvelles stations !

    Neotinea ustulata © CACP – Gilles Carcassès

    Ne dirait-on pas de petits bonshommes en pyjama à pois ?

    Téléchargez notre livret d’identification :

    Les orchidées sauvages de Cergy-Pontoise et du Vexin français


jeudi 10 mai 2018

  • Blanche et plissée

    En explorant méthodiquement les branches basses d’un chêne, j’ai trouvé une drôle de chenille blanche toute plissée !

    Au revers d’une feuille de chêne – Eaubonne © CACP – Gilles Carcassès
    Larve d’Apethymus filiformis © CACP – Gilles Carcassès

    Vue de tout près, elle semble verte et recouverte d’une couche de poudre blanche. En plus de ses trois paires de pattes thoraciques, elle est dotée de deux rangées de fausses pattes abdominales. Elle m’en montre au moins six, ce qui confirme mon impression : ce n’est pas une chenille, mais une larve de symphyte, autrement dit une fausse chenille. Adulte, elle sera un hyménoptère, et pas un papillon.

    Apethymus fifliformis est l’une des espèces de symphytes que l’on peut rencontrer sur les chênes. Mais elle est très peu observée, peut-être est-elle rare, ou simplement discrète ? Ou alors, peut-être que ce sont les naturalistes qui retournent les feuilles des chênes au mois de mai qui sont rares ?

    Retrouvez nos articles sur les larves de symphytes :

    La fausse chenille du faux sureau

    Belle découverte sur une scutellaire

    Periclista, tenthrède du chêne

    Charmeuse de serpents


mercredi 9 mai 2018

  • Sortie nature au parc du peuple de l’herbe
    Observations au bord d’une mare © CACP – Gilles Carcassès

    Le 25 avril, l’équipe du parc du peuple de l’herbe proposait une sortie nature, animée par la Ferme d’Ecancourt : « Sur la trace des animaux à sang-froid ». Le public est reparti incollable sur la vie des reptiles et des batraciens !

    Ce fut l’occasion de découvrir aussi une plante rare emblématique du parc, la renoncule à petites fleurs.

    Ranunculus parviflorus, la renoncule à petites fleurs © CACP – Gilles Carcassès

    Huit autres sorties sont proposées de juin à novembre au parc du peuple de l’herbe : découvrez le programme des sorties nature de la saison 2018.

    La serre à papillons de la Maison des insectes © CACP – Gilles Carcassès

    Bien sûr, on profite de sa venue au parc pour visiter la Maison des insectes ! Des animateurs très compétents vous y attendent et répondront à toutes vos questions.

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mardi 8 mai 2018

  • La viorne lantane
    Viburnum lantana – côte des Closbilles à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    La viorne lantane, ou mancienne, (Viburnum lantana) pousse en compagnie du cornouiller sanguin, du troène, du cornouiller mâle et de l’aubépine, en lisière des bois sur sol calcaire. A ses fleurs épanouies en mai succèdent des fruits rouges puis noirs à maturité.

    Un bel arbuste pour la haie

    Voilà encore un bon arbuste pour une haie champêtre, très rustique et vraiment pas difficile. On peut trouver en pépinières une forme compacte ‘Mohican’ qui ne dépasse pas 2,50 m et une variété dorée ‘Aureum’ au feuillage lumineux.

    Des ravageurs ?

    Parmi les insectes qui fréquentent cette plante, citons la galéruque de la viorne, dont les défoliations sont cependant bien moins spectaculaires que sur la viorne obier.

    Larve de galéruque de la viorne, Pyrrhalta viburni © CACP – Gilles Carcassès

    Une cécidomyie peut provoquer des galles sur ses feuilles, mais elle est rarement observée.

    Galles dues à Sackenomyia reaumurii sur le revers d’une feuille de Viburnum lantana © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    La viorne de Bodnant

    La galéruque de la viorne

     


lundi 7 mai 2018

  • L’amateur de fibres longues

    Bravo à Laurent, Catherine et Florent qui ont résolu l’énigme de la photo mystère de mai 2018 !

    L’écureuil roux © CACP – Gilles Carcassès

    Le vandale du sequoia est notre gentil écureuil roux. Il aime beaucoup confectionner son nid avec des lanières d’écorces prélevées sur les troncs de certains conifères et sur des branches mortes de tilleuls, ou parfois de saules, d’ormes ou de chênes.

    Tronc de séquoia pelé par l’écureuil © CACP – Gilles Carcassès

    Il y est allé de bon cœur !

    Séquoia au jardin botanique de Strasbourg © CACP – Gilles Carcassès

    Voici des traces encore plus spectaculaires. Le personnel du jardin botanique de Strasbourg m’a rapporté le va-et-vient incessant chaque année d’un couple d’écureuils emportant de longues fifres détachées du tronc !

    Source :

    Etranges dégâts aux troncs d’arbre, par Klaus Dengler, (2013) Waldwissen.net

    Retrouvez notre article :

    Où voir des écureuils ?


vendredi 4 mai 2018

  • La photo mystère de mai 2018
    Chèvre sportive © Ferme pédagogique de Pontoise

    On savait les chèvres de la ferme pédagogique de Pontoise bonnes grimpeuses.

    Au parc du château de Marcouville à Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Mais là-haut, tout de même ! Elles se font la courte échelle ?

    Dégât sur un tronc de séquoia © CACP – Gilles Carcasses

    A lundi, pour découvrir qui sont les vrais coupables !


jeudi 3 mai 2018

  • Violettes dans les bois
    Violettes en fleurs © CACP – Gilles Carcassès

    Par endroits, les sous-bois en forêt de Saint-Germain sont tapissés de cette jolie violette. Contrairement à la violette odorante, qui est plus précoce, les fleurs de cette espèce ne sont pas parfumées.

    Viola sp. © CACP – Gilles Carcassès

    La détermination des Viola est difficile, il faut combiner plusieurs critères : largeur et proportions des pétales, forme des feuilles, franges des stipules, longueur des sépales, pilosité de la tige, du style ou de la capsule… En Ile-de-France, on peut rencontrer 12 espèces de Viola. Ma vieille flore de Fournier en dénombre 51 espèces et sous-espèces pour la France, plus une palanquée d’hybrides, à décourager les apprentis botanistes !

    Avec ses fleurs larges et son éperon épais et très clair, je rangerais bien celle-ci dans l’espèce Viola riviniana. A moins que ce ne soit Viola reichenbachiana, une espèce très ressemblante, et très fréquente également en forêt... Ces deux Viola sont communes dans les chênaies. Très rustiques et se ressemant facilement, on peut les utiliser en couvre-sol pour les zones de demi-ombre au jardin.

    Les violettes sont consommées par les chenilles du Tabac d’Espagne, le plus grand des papillons nacrés de notre région.

    Argynnis paphia, le Tabac d’Espagne © CACP – Gilles Carcassès

    Source :

    Violette de Rivin, par aujardin.info

    Retrouvez notre article :

    Le tabac d’Espagne


mercredi 2 mai 2018

  • Le groseillier doré
    Groseillier doré – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Un bel arbuste injustement méconnu

    Ribes odoratum porte bien son nom : son abondante floraison est très parfumée ! En automne, le feuillage de cet arbuste originaire d’Amérique, se colore de rouge et de pourpre. Il n’est pas difficile quant au sol ni pour l’exposition. Il ne nécessite pas de taille et ne dépassera guère 1, 50 mètre. Bref, c’est un excellent candidat pour une haie fleurie et variée pour les petits jardins !

    Ribes odoratum © CACP – Gilles Carcassès

    Quel parfum suave !

    Certains lui trouvent un parfum d’œillet, avec une pointe de girofle et de miel…

    Où le voir et le trouver ?

    Vous pouvez admirer cet arbuste de collection à l’entrée du château de Marcouville à Pontoise. Dans le site Floriscope, il est référencé sous le nom de Ribes aureum var. villosum. Il est assez facile de se le procurer :  quatre pépinières en France le proposent. En Ile-de-France, cet arbuste est au catalogue du GIE Pépinières franciliennes.

    En savoir plus sur l’intérêt des haies variées au jardin :

    Protéger son jardin grâce aux haies et massifs champêtres, sur le site Jardiner Autrement


mardi 1er mai 2018

  • Fine mouche en dentelles noires
    Epiphragma ocellare – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Dans le parc du château de Marcouville, j’ai rencontré cette charmante bestiole posée sur la feuille d’un houx. Quelles ailes étonnantes : on les dirait peintes par un artiste ! Au début, je l’ai cherchée chez les Tipulidae…

    Ceci n’est pas une tipule !

    Epiphragma ocellare, facilement reconnaissable aux dessins en ocelles de ses ailes, est un représentant de la famille des Limoniidae, la plus nombreuse des diptères avec plus de 10 000 espèces dans le Monde (dont 500 en Europe).

    Chez les Limoniidae, les adultes ne vivent que quelques jours, tout au plus deux semaines. La femelle d’Epiphragma ocellare pond dans le bois pourri où vivent ses larves. Sur cette photo, l’extrémité non pointue de l’abdomen montre qu’il s’agit d’un mâle.

    Epiphragma ocellare © CACP – Gilles Carcassès

    Et comment différencie-t-on les Tipulidae des Limoniidae ?

    Les antennes des premiers ont 13 articles, et celles des Limoniidae 14 à 16. Mais il faut une bonne loupe ! A part ça, les Limoniidae ont souvent les ailes marquées par des taches ou des dessins contrastés, ce qui n’est généralement pas le cas chez les Tipulidae.

    Tête de Tipulidae. © CACP – Gilles Carcassès
    Tipula maxima (femelle) – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Tipula maxima, aux ailes présentant des taches contrastées, est une exception chez les Tipulidae.

    Retrouvez notre article :

    La grande tipule


lundi 30 avril 2018

vendredi 27 avril 2018

  • La cétoine punaise
    L’inconnu du pissenlit © CACP – Gilles Carcassès

    Quel est donc ce coléoptère enfoui dans une inflorescence de pissenlit ?

    J’entreprends une exfiltration pour mieux lui tirer le portrait.

    Valgus hemipterus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Des antennes en lamelles ?

    Ce serait donc un membre de la famille des Scarabaeidae (un scarabée, pour simplifier) ? Je l’ai trouvé tout à la fin de la galerie de sa grande famille : c’est Valgus hemipterus, appelé aussi cétoine punaise.

    Les larves de cet insecte assez proche des cétoines dorées se développent dans le bois à la base des troncs morts debout. Il est facile à reconnaître avec sa petite taille et ses élytres noirs ornés d’écailles claires. Ceux-ci sont aussi nettement plus courts que l’abdomen. C’est pour ce dernier caractère qu’il est nommé « hemipterus » (demi-aile), d’où son nom vernaculaire de cétoine punaise, les punaises étant de l’ordre des hémiptères.

    Valgus hemipterus mâle – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Mâle ou femelle ?

    La femelle possède une longue tarière, ce qui est peu commun pour un coléoptère. A l’aide de cet appendice, elle introduit ses œufs dans le bois mort.

    Avec son derrière rebondi et sans tarière, mon Valgus est clairement un mâle. Les coléoptéristes l’affirment, il est difficile d’observer la femelle, en tout cas sur les fleurs, où l’on ne voit pratiquement que des mâles. Ceux-ci ne seraient pas plus nombreux que les femelles. Simplement, ces dames sont plus discrètes et s’éloigneraient peu des lieux de ponte.

    La patience de mon insecte a atteint rapidement ses limites et il m’a faussé compagnie en s’envolant brusquement. Par delà les ronces, il a filé vers un bosquet de vieux frênes.

    Sources :

    Valgus hemipterus, par Amiens faune et flore

    Valgus hemipterus, par Le jardin de Lucie


jeudi 26 avril 2018

mercredi 25 avril 2018

  • Retour sur la transhumance 2018

    La traditionnelle transhumance de Cergy-Pontoise fut un très beau succès, amplifié cette année par la présence des nombreux bénévoles engagés dans les équipes d’accompagnement des joëlettes, ces étonnants fauteuils tous terrains.

    Voici quelques images de ces deux belles journées des 7 et 8 avril 2018 :

    Samedi 7 avril 2018, le troupeau est rassemblé pour le départ à la ferme d’Ecancourt © CACP – Marion Poiret
    Une équipe de bénévoles à l’œuvre dans un passage délicat © CACP – Marion Poiret

    Dix joëlettes avaient été mobilisées pour l’occasion, permettant à autant de personnes handicapées de participer pleinement à l’événement.

    Naissance d’une vocation © CACP – Marion Poiret
    Cétoine dorée © CACP – Gilles Carcassès

    Cette cétoine traversait le chemin au moment de l’arrivée du troupeau. Pas sûr qu’elle s’en remette…

    Un service d’ordre impeccable © CACP – Gilles Carcassès

    Un grand bravo à la Ferme d’Ecancourt pour la qualité de l’organisation et à tous les bénévoles pour leur implication !

    Anemone blanda © CACP – Gilles Carcassès

    Surprise au bord du chemin dans les bois de Vauréal, une anémone blanda, échappée d’un jardin !

    A Cergy-le-Haut © CACP – Gilles Carcassès

    On emprunte sagement les passages piétons.

    Retrouvez d’autres images dans notre diaporama paru dans 13 comme une.


mardi 24 avril 2018

lundi 23 avril 2018

  • Pervenches en variétés

    Les pervenches sont appréciées au jardin comme couvre-sol pour garnir des zones semi-ombragées. Leur emploi constitue une bien meilleure solution que de s’obstiner à faire pousser une pelouse qui restera maigrichonne sous le couvert des arbres.

    Vinca minor dans les bois d’Aigremont © CACP – Gilles Carcassès

    Vinca minor, la petite pervenche, est l’espèce indigène du genre en Ile-de-France. Quand on la trouve près des maisons, elle peut être une échappée des jardins, car la plante se naturalise facilement. C’est la plus basse des Vinca, elle convient à merveille pour de beaux tapis réguliers qui fleurissent généreusement si la situation n’est pas trop sombre.

    Il existe de nombreuses variétés de petite pervenche. Le site Floriscope en répertorie 58, en vente dans des pépinières françaises.

    Petite pervenche blanche © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai vu de beaux tapis de petite pervenche à fleurs blanches dans le parc du château de Marcouville à Pontoise. Celle illustrée ci-dessus se mêle au lierre dans mon jardin et refleurit vaillamment chaque année.

    Vinca minor ‘Atropurpurea’ © CACP – Gilles Carcassès

    La variété ‘Atropurpurea’ séduit par le ton délicat de ses fleurs. Je la vois progresser d’année en année dans mon jardin, tout doucement mais sûrement.

    Vinca major © CACP – Gilles Carcassès

    Vinca major, la grande pervenche, est plus vigoureuse que la petite pervenche et son feuillage est nettement moins fin.

    Vinca acutiloba © CACP – Gilles Carcassès

    Pour des situations de jardin sauvage, et avec un peu de place, on peut choisir Vinca acutiloba capable de « tapisser » (en faisant des vagues) sur 50 centimètres d’épaisseur !

    Les pervenches s’étalent par leurs tiges traçantes au niveau du sol.

    De la famille des Apocynacées, comme les Asclepias, le laurier-rose, les Gomphorcarpus et les Cynanchum, ce sont des plantes toxiques.


vendredi 20 avril 2018

  • Le bon usage du biocontrôle

    Après la fiche sur la pyrale du buis, le site Jardiner Autrement s’est enrichi de nouvelles fiches sur les outils de biocontrôle. Voici celle qui concerne la lutte contre le carpocapse, ce papillon dont la chenille fait des trous dans les pommes !

    Dégât de carpocapse sur pomme © CACP – Gilles Carcassès

    Pour lutter contre les carpocapses, vous pouvez notamment installer des nichoirs à mésanges, à chauves-souris et des abris pour les forficules.

    Sur la page du site Jardiner Autrement dédiée aux fiches techniques, la catégorie « Biocontrôle » va progressivement s’enrichir de nouvelles fiches détaillées et très pratiques, fruit d’une collaboration efficace entre la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie (FNMJ) et l’Académie du Biocontrôle. Une visite s’impose !


jeudi 19 avril 2018

mercredi 18 avril 2018

  • Les deux muscaris

    La floraison des muscaris à grappes marque l’arrivée du printemps. Les fleurs de cette plante bulbeuse qui exhalent un léger parfum de prunes montrent un remarquable dégradé de bleu.

    Muscari neglectum – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    En Ile-de-France, on peut rencontrer une autre espèce de muscari, plus tardive et plus haute, c’est le muscari à toupet.

    Muscari comosum – vu à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Le muscari à toupet (Muscari comosum) est consommé dans les Pouilles : ses bulbes sont vendus sur les marchés sous le nom de lampascioni. On les fait bouillir à l’eau vinaigrée avant de les conserver dans de l’huile d’olive aromatisée au piment, au poivre et au laurier.

    Muscari comosum et Muscari neglectum ont tous deux une origine méditerranéenne. Compte tenu de leur présence très ancienne en Ile-de-France, ces deux plantes sont toutefois considérées comme indigènes dans notre région. Autrefois les muscaris étaient des adventices des vignes, comme le souci des champs. Ils affectionnent toujours les lieux chauds et secs. On les trouve aujourd’hui dans les sols maigres sur les talus, au bord des champs, dans les jachères, parfois aux emplacements des anciennes vignes.

    Muscari neglectum sur un talus au bord d’une rue de Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Les muscaris se reproduisent surtout végétativement par la multiplication des bulbes. Leurs graines d’ailleurs germent très mal. Ces plantes entrent en dormance en été, ce qui les rend particulièrement résistantes à la sécheresse. Pour cette raison, elles sont d’un bon emploi en toiture végétalisée ou en plantation de pied d’arbres.

    Sources :

    Muscari neglectum, par Ephytia (INRA)

    Muscari à toupet : mi-punk, mi-oignon, par Sauvages du Poitou


mardi 17 avril 2018

  • Participez au concours Jardiner Autrement 2018 !

    Le concours “Jardiner autrement, réduisons l’usage des pesticides au jardin” récompense depuis 2011 les jardiniers engagés dans des démarches de jardinage respectueuses des équilibres biologiques au jardin. Il est ouvert à toutes les personnes résidant en France métropolitaine qui souhaitent partager leur passion du jardinage, que ce soit en pleine terre ou en pot et indépendamment de la surface cultivée.

    Jardiner Autrement, porté par la Société Nationale d’Horticulture de France, constitue l’action phare du plan Ecophyto 2 dédiée aux jardiniers amateurs.

    Vous avez jusqu’au 27 mai 2018 pour vous inscrire au concours et tenter de gagner un très sympathique week-end de récompense pour deux personnes, sur le thème du végétal et du jardinage respectueux de la nature.

    Critères, règlement, inscription vous sont présentés dans cette page

    Les lauréats (millésime 2015) et membres du jury du concours Jardiner Autrement en voyage en Alsace © SNHF

lundi 16 avril 2018

  • Le lamier pourpre
    Lamium purpureum, le lamier pourpre – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ces jours-ci, le lamier pourpre illumine les bords des chemins ! On aura reconnu les caractéristiques indicatrices d’une Lamiaceae : la tige carrée, les feuilles opposées décussées (décalées de 90° à chaque entre-nœud), la fleur à deux lèvres, comme une gueule grande ouverte qui paraît-il évoque Lamia, une ogresse de la mythologie grecque. Cette espèce est facile à reconnaître avec ses jeunes feuilles franchement pourprées.

    Les jardiniers connaissent bien le lamier pourpre, car c’est une adventice fréquente des potagers. On peut utilement lui épargner la binette en hiver en la laissant jouer son rôle de couvre-sol qui protège de l’érosion et évite la battance de la terre par les pluies. Au moment de la préparation des planches pour les semis de printemps, elle sera très facile à éliminer.

    Autre bienfait : elle fleurit toute l’année, offrant en continu des ressources alimentaires aux insectes auxiliaires.

    La dispersion de ses graines est aidée par les fourmis, qui sont attirées par une excroissance charnue à la base des akènes. Celle-ci constitue une source précieuse de lipides pour leurs larves. Aussi elles les collectent et les transportent dans leur fourmilière pour l’élevage du couvain.

    Sources :

    Lamier pourpre, le cœur sur la feuille, par Sauvages du Poitou

    Lamium purpureum, par Ephytia (INRA)


vendredi 13 avril 2018

  • Perce-pierre
    Saxifraga tridactylites – au Verger, à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Toute petite chose !

    Cette plante annuelle qui pousse dans la fissure d’une dalle ne mesure que quelques centimètres de haut. Elle est très commune, mais discrète et on passe facilement à côté d’elle tous les jours sans la voir. Spécialiste des falaises rocheuses et des pelouses sableuses très maigres, elle fréquente aussi les trottoirs des villes. Saxifraga tridactylites est appelée aussi perce-pierre en raison de sa capacité à se développer dans la moindre fissure. Ses feuilles de la base prennent souvent de belles teintes rouges.

    Le saxifrage à trois doigts – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La plante est couverte de poils glanduleux et des graines volantes du secteur sont venues se coller à elle. Cet été, elle sera morte. En se décomposant, elle fournira un peu d’humus où germera peut-être une de ces graines captives…

    Le saxifrage à trois doigts – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ne sont-elles pas charmantes, ces feuilles charnues en forme de petites pattes d’oiseaux ?

    Retrouvez d’autres articles sur les fleurettes blanches du printemps :

    La drave printanière et le cranson du Danemark

    La fleurette et le camionneur

    Et voici l’autre saxifrage qui pousse en Ile-de-France :

    L’herbe à la gravelle

    Source :

    Saxifrage à trois doigts, par Sauvages du Poitou


jeudi 12 avril 2018

mercredi 11 avril 2018

  • L’ortie : bienvenue au jardin !

    Voilà une plante qui ne fait pas l’unanimité : elle est urticante, ses fleurs ne sont pas décoratives et elle a une forte tendance à coloniser l’espace dans les sols riches de nos jardins.

    Et pourtant, l’ortie est pleine d’atouts !

    D’abord, c’est une plante comestible et c’est une qualité bien estimable pour une plante de jardin. En soupe, en gratin, dans des galettes, les jeunes pousses d’orties sont délicieuses.

    Couple de coccinelles sur une feuille d’ortie dioïque © CACP – Gilles Carcassès

    C’est aussi une plante favorable aux insectes auxiliaires car elle abrite une entomofaune très riche.

    Et puis, c’est une plante utilisée en macération par de nombreux jardiniers pour la protection des plantes. Longtemps ballotée dans des rebondissements réglementaires et des polémiques, l’ortie a trouvé sa place : le 9 mars 2017, Urtica spp. a été officiellement approuvée par la Commission européenne en tant que substance de base. A noter que l’approbation vaut pour les deux espèces Urtica dioica, plante vivace et Urtica urens, annuelle. Les jardiniers utilisent classiquement l’ortie dioïque (Urtica dioica) plus commune et beaucoup plus haute que l’ortie brûlante.

    Une substance de base, qu’est-ce que c’est ?

    Le règlement européen CE n°1107/2009 définit, dans son article 23, les substances de base comme « des substances principalement non utilisées comme des produits phytopharmaceutiques, mais qui sont utiles pour la protection des végétaux, et dont l’intérêt économique pour faire approuver ces substances peut être limité. »

    La liste des substances de base approuvées par la Commission européenne est tenue à jour par l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB).

    Les substances de base peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale. Ainsi, par exemple, la bière, le petit lait, le fructose, l’huile de tournesol, le vinaigre sont des substances de base. Trois plantes ont rejoint la liste des substances de base : l’ortie, la prêle et le saule. D’autres ont été recalées, comme la tanaisie, la bardane ou l’armoise en raison de préoccupations liées à la présence de composés toxiques dans ces plantes. Si l’utilisation de l’ortie a été jugée sans préoccupation particulière, le dossier d’approbation n’est cependant pas garant de l’efficacité du produit pour les usages proposés. Voir aussi à ce sujet la synthèse du conseil scientifique de la Société Nationale d’Horticulture de France.

    Pour quels usages ?

    L’ortie a été approuvée pour une fonction insecticide, acaricide et fongicide, et pour deux préparations :

    • Application par pulvérisation
      Placez dans un litre d’eau 75 g de feuilles fraiches d’ortie ou 15 g de feuilles sèches (choisir de jeunes pousses non montées en graines, propres et nettoyées).
      Mélangez la préparation quotidiennement.
      Laissez macérer 3-4 jours à 20°C. La fermentation peut être facilitée si l’ortie a été préalablement hachée.
      Puis filtrez la macération et diluez dans 5 fois son volume en eau potable.

    Placez la préparation dans un récipient fermé et identifié.

    • Application d’un paillis/mulch
      Mélangez 83 g d’ortie sèche (partie aérienne) par kg de paillis ou mulch.

    Le rapport d’examen (traduit en français par nos amis belges) liste les usages et conditions d’emploi sur de nombreuses cultures parmi lesquelles : pommier, prunier, pêcher, groseillier, noyer, cerisier, vigne, pomme de terre, haricot, laitue, endive, choux, colza, radis, concombre, courgette, melon, potiron, tomate, arbres et arbustes ornementaux, rosiers… Les emplois en mulch concernent le concombre, la tomate, les rosiers, les arbres et arbustes d’ornement.

    Chenille de la petite tortue sur l’ortie dioïque © CACP – Gilles Carcassès

    La substance de base Urtica spp. est utilisable en agriculture biologique.

    Retrouvez nos articles sur les orties :

    Le petit monde des orties

    Ma recette de gratin d’orties


mardi 10 avril 2018

  • Un concours photos sur la gestion écologique des espaces verts

    Un concours photos national ouvert à tous

    Plante et Cité lance un concours photo dont l’objectif est de valoriser les pratiques de gestion écologique des espaces verts et d’en véhiculer une image positive.

    Trottoir à Maurecourt © CACP – Gilles Carcassès

    Vous pouvez envoyer une photo de parc, jardin, espace naturel aménagé, cimetière ou trottoir en gestion écologique pour chacune des quatre catégories ouvertes au concours : paysage, faune, flore, hommes.

    L’entrée du cimetière naturel de Souché à Niort © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’est-ce qu’on gagne ?

    Des livres, et la gloire de participer à une exposition itinérante grand format qui sera mise à disposition par Plante et Cité.

    Pour participer

    Inscrivez-vous avec ce formulaire en ligne. Vous avez jusqu’au 31 juillet 2018.

    Retrouvez nos articles :

    Un cimetière vraiment naturel

    Les beaux trottoirs de Maurecourt


lundi 9 avril 2018

  • L’arbre à sangliers

    Bravo à Béatrice, Juliet et Colette qui ont les premières reconnu le passage des sangliers ! Et une mention spéciale à Laurent Lebot de THEMA Environnement pour la précision de son commentaire.

    Avez-vous déjà essayé de vous frotter à un tronc d’épicéa ?

    Ça gratte fort ! Les sangliers adorent…

    Frottoir à sangliers – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    A la base du tronc, on remarque une coloration gris terne : c’est de la boue séchée ! Les sangliers font ainsi leur toilette : un bon bain de boue dans une souille bien fangeuse, puis une séance de gratte-dos sur le tronc d’un arbre pour enlever la boue. Ces croûtes de boue sont nommées houzures, leur hauteur sur le tronc renseigne sur le gabarit des animaux qui fréquentent le frottoir.

    Et les traces noires au-dessus ? C’est un truc de chasseurs : un badigeon de goudron de Norvège, les sangliers adorent cette odeur et ça les aide à se débarrasser des parasites. A mon avis, il y a là-dessous des intentions pas très pures. Je ne crois pas que ce soit juste pour leur faire plaisir.

    Petite remarque en passant : un chasseur respectueux de la nature ne balance pas le bidon vide de goudron de Norvège dans les fourrés…


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