Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



vendredi 17 novembre 2017

  • A la Maison des insectes

    A la maison des insectes du Parc du peuple de l’herbe, venez admirer les papillons exotiques fraichement éclos dans leur serre !

    Le papillon comète de Madagascar dort sur un schefflera © CACP – Gilles Carcassès

    Argema mittrei, le papillon comète des forêts de Madagascar est le plus grand lépidoptère nocturne producteur de soie. L’adulte est incapable de se nourrir et ne vit que quelques jours, le temps de se reproduire.

    Heliconius melpomene sur une fleur de canna © CACP – Gilles Carcassès

    Les chenilles d’Heliconius melpomene consomment des passiflores dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud et centrale.

    Dryas iulia s’est posé sur Julie ! © CACP – Gilles Carcassès

    Le Flambeau est aussi un amateur de passiflores. On l’observe du Texas au Brésil et dans les Antilles.

    Dytiscus marginalis © CACP – Gilles Carcassès

    Le dytique bordé m’observait du fond de son aquarium. Cette espèce indigène de nos mares est présente dans le Val d’Oise. C’est un prédateur qui consomme des têtards, des alevins, des larves de tritons… L’extrémité des pattes antérieures des mâles est élargie et dotée de ventouses pour pouvoir s’agripper aux femelles.

    Bien d’autres merveilles vous attendent à la maison des insectes : blattes souffleuses de Madagascar, phasmes géants, cétoines d’Afrique, scorpions, mygales… Et bien sûr les animateurs de la Maison des insectes sont là pour répondre à toutes vos questions !

    Maison des insectes © CACP – Gilles Carcassès

    La Maison des insectes est aussi un très bel espace, parfaitement adapté pour la présentation pédagogique de tous ces arthropodes.

    Le jour de l’inauguration, il y avait trop de monde, je n’avais pas pu faire la photo avec Pupuce.

    Pupuce, la mascotte © CACP – Gilles Carcassès

    C’est chose faite, en compagnie de Jeanne-Flore, la créatrice de ce blog, maintenant animatrice nature au Parc du peuple de l’herbe.

    Présentation de la Maison des insectes, jours d’ouverture et tarifs, c’est ici


jeudi 16 novembre 2017

  • Le souchet vigoureux
    Cyperus eragrostis – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé au bord de la mare des Grands jardins à Courdimanche cette jolie plante qui rappelle les papyrus que les jardiniers utilisent pour le décor des massifs fleuris.

    Cyperus alternifolius, fenouil et rudbeckia annuel dans un massif fleuri parisien © CACP – Gilles Carcassès

    Les deux espèces couramment utilisées en fleurissement sont le très grand Cyperus papyrus, originaire du delta du Nil et Cyperus alternifolius, de taille plus modeste, originaire de Madagascar.  Aux Grands jardins, il s’agit de Cyperus eragrostis, qui nous vient d’Amérique du Sud et est vendu en pépinière. A la différence des deux autres, cette espèce est rustique. Elle est classée invasive de niveau 0 (non encore évaluée) par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien. Bien installée dans le Sud-Ouest, elle progresse vers le nord et est très rare en Ile-de-France. Dans cette mare, sa présence est sans doute la conséquence d’une initiative malheureuse. Elle est accompagnée en effet d’une autre plante invasive beaucoup plus dangereuse pour le milieu, le myriophylle du Brésil (Myriophyllum aquaticum) que l’on voit en arrière-plan.

    Myriophyllum aquaticum, le myriophylle du Brésil © CACP – Marion Poiret

    Ce myriophylle, qui se différencie des espèces de myriophylles indigènes par ses feuilles largement émergées, est une plante invasive de niveau 2 (sur une échelle de 5). Elle est encore très peu observée en Ile-de-France mais pourrait devenir problématique en raison de sa forte capacité de dispersion par boutures naturelles.

    Sources :

    http://www.gt-ibma.eu/espece/cyperus-eragrostis/

    http://www.gt-ibma.eu/espece/myriophyllum-aquaticum/


mercredi 15 novembre 2017

  • L’azuré porte-queue
    Lampides boeticus, l’azuré porte-queue © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai profité d’une dernière belle journée de novembre pour voir si les plates-bandes fleuries du potager fruitier du château de La Roche-Guyon étaient encore visitées par des insectes. Je croyais rencontrer des bourdons sur les fleurs des grands tithonias, mais à ma grande surprise, c’est un papillon qui s’est présenté ! Celui-ci est brun avec de longs poils bleus sur le dessus du corps et des ailes ; deux ocelles noirs encadrent une fine queue sur chaque aile postérieure. C’est l’azuré porte-queue. Je ne l’avais encore jamais vu ! Sa chenille consomme de nombreuses espèces de fabacées : pois, luzernes, ajoncs, baguenaudier…

    Lampides boeticus – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Au revers, il est brun marbré de beige avec une barre claire bien marquée sur l’aile postérieure. Quelques écailles vertes illuminent ses ocelles.

    Un grand migrateur

    Ce papillon est commun dans le sud de la France, on le trouve dans les cultures, les friches, les prairies, les jardins. Malgré sa petite taille, c’est un bon migrateur et il ne passe pas l’hiver dans notre région. Cette espèce a été vue l’été dernier à Montreuil ; peut-être fréquente-t-elle aussi Cergy-Pontoise ? Il faudra patienter jusqu’à l’été prochain pour prospecter car les observations se font généralement entre août et octobre…

    La fiche de l’espèce dans l’Atlas des papillons de jour sur Cettia Ile-de-France


mardi 14 novembre 2017

  • Les deux perches

    Je n’y connaissais rien en poissons. Jacques, animateur nature à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise et fin pêcheur, a fait mon initiation. Maintenant, je sais reconnaître les deux espèces de perches qui peuplent les bassins de l’Ile de loisirs.

    La perche commune

    Perca fluviatilis, la perche commune – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Toute zébrée, voici la perche commune. C’est un poisson carnassier qui peut mesurer jusqu’à 50 cm pour un poids de 3 kg. La perche commune apprécie les eaux calmes des étangs et aime se cacher sous les pontons ou parmi les rochers. Sa chair est réputée. Les pêcheurs savent qu’il faut faire attention en la manipulant car sa nageoire dorsale épineuse est très piquante. C’est un animal grégaire qui se regroupe en bancs et chasse à plusieurs les petits poissons. Cette espèce consomme aussi des crustacés, des vers, des larves d’insectes…

    La perche soleil

    Lepomis gibbosus, la perche soleil © CACP – Gilles Carcassès

    Introduite en France en 1877, la perche soleil est une espèce invasive originaire d’Amérique du Nord. On la reconnaît aisément à ses vives couleurs. Chez cette espèce au comportement territorial, la ponte s’effectue dans un nid préparé par le mâle à très faible profondeur. Les œufs des autres poissons semblent sa nourriture préférée, aussi la perche soleil est-elle réputée nuisible. Elle peut atteindre une vingtaine de centimètres de long et n’a aucun intérêt culinaire (ce qui aggrave sérieusement son cas !).

    Jeune perche soleil – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chez la perche commune, la nageoire dorsale déployée de la perche soleil est impressionnante, et piquante !

    Leurre pour la pêche au brochet © CACP – Gilles Carcassès

    Toutes carnivores qu’elles soient, les perches sont elles-mêmes des proies de choix pour le brochet, comme l’atteste ce leurre articulé arborant les rayures de la perche commune.


lundi 13 novembre 2017

  • Encore une jolie mouche

    Bravo à Eric, Xavier, Patrick et Denis qui ont su percer le secret de la photo mystère de novembre 2017 !

    Urophora cardui © CACP – Gilles Carcassès

    Je vous présente Urophora cardui, l’insecte qui sortira au printemps de la galle de la tige du chardon des champs. Ici, il s’agit d’une femelle, on voit au bout de son abdomen son ovipositeur. Et voici le mâle :

    Urophora cardui mâle © CACP – Gilles Carcassès

    On peut rencontrer en France une dizaine d’espèces d’Urophora. Les plus communes sont Urophora stylata que l’on peut voir sur les cirses, surtout le cirse commun (Cirsium vulgare), Urophora cardui sur le chardon des champs (Cirsium arvense), Urophora quadrifasciata essentiellement sur les centaurées, Urophora solsticialis sur les Carduus

    Urophora solsticialis © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez un autre article relatif au genre Urophora :

    Urophora stylata

     

     


vendredi 10 novembre 2017

  • La photo mystère de novembre 2017
    Vu à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    Alors là, trop facile, je vous ai déjà montré ça dans l’un des 980 articles déjà publiés. Et vous avez dans cette page, en haut de la colonne de droite, un moteur de recherche…

    A lundi !


jeudi 9 novembre 2017

  • Ligne continue : pas doubler !
    Mine sur feuille de peuplier blanc © CACP – Gilles Carcassès

    Quel animal fait ces beaux dessins sinueux sur une feuille de peuplier blanc ? C’est une chenille mineuse, de la famille des Gracillariidae, très probablement Phyllocnistis xenia. Elle creuse une galerie en se nourrissant des tissus de la feuille, laissant derrière elle ses excréments de couleur brune en ligne continue dans le milieu de la galerie.

    Synema globosum, l’araignée Napoléon © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai déroulé le repli de la feuille pour voir si la chenille s’y cachait. C’est un prédateur que j’ai trouvé : l’araignée Napoléon, dans sa rare forme blanche. Tout le monde aura reconnu sur l’abdomen de l’araignée le célèbre bicorne et les épaulettes de la veste !

    La famille des Gracillariidae est très vaste, elle compte 144 espèces en France.

    Retrouvez nos articles sur d’autres Gracillariidae :

    La mineuse du platane, ça existe

    Scène de crime dans ma véranda

    La mineuse du marronnier

    La mine digitée du robinier


mercredi 8 novembre 2017

mardi 7 novembre 2017

  • Mes belles nuits d’été – 3

    Des papillons de nuit, des coléoptères, des moucherons sont arrivés par dizaines sur le mur éclairé de la terrasse. Et des prédateurs aussi, qui semblent bien intéressés par la perspective d’un festin facile !

    Nabis sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Voici une punaise prédatrice de la famille des Nabidae. On voit son rostre recourbé entre les solides fémurs de ses pattes antérieures.

    Mantis religiosa © CACP – Gilles Carcassès

    Quelle mobilité de la tête et quel regard fascinant ! La mante religieuse capture toutes sortes d’insectes avec ses pattes ravisseuses : papillons, criquets, grillons, sauterelles, blattes… La sauterelle verte fréquente également les murs éclairés la nuit, car cette espèce est carnivore. On y voit aussi parfois le frelon européen en maraude.

    Tarentola mauritanica en chasse sous la lumière d’un lampadaire (Bouches-du-Rhône) © CACP – Gilles Carcassès

    Et si vous êtes en Provence, ne manquez pas le spectacle de la tarente qui chasse activement les papillons de nuit à la lueur des lanternes !

     


lundi 6 novembre 2017

  • Qu’ils sont beaux !
    Cygnes noirs – Ile de loisirs de Cergy-Pontoise © François Lelièvre

    On avait déjà vu un cygne noir à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise. Cette fois-ci, ils sont deux !

    Cygnes noirs (Cygnus atratus) © François Lelièvre

    On peut raisonnablement supposer qu’ils forment un couple, le mâle étant le plus grand. Peuvent-ils se reproduire aussi loin de l’Australie, terre de leurs origines ? Cela s’est déjà vu en Ile-de-France, à Verneuil-sur-Seine en 1996. En France, en dehors des parcs zoologiques, au moins 120 cygnes noirs vivent librement dans la nature, et l’on dénombre environ 30 couples.

    Ces photographies ont été faites fin septembre 2017 à la plage du centre multisports. Je les ai cherchés récemment à l’Ile de loisirs, mais je ne les ai pas trouvés. Peut-être ces oiseaux sont-ils cachés dans un coin discret, ou partis vers un autre étang de la région…


vendredi 3 novembre 2017

  • Le crustacé invisible
    J’ai bien failli ne pas voir ce crustacé tant il se fond dans l’environnement ! © CACP – Gilles Carcassès

    Encore une pêche miraculeuse à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise ! J’ai capturé dans l’étang des Hautes bornes un crustacé transparent inconnu. Il a cinq paires de pattes : c’est un décapode comme les crabes, le homard et la langouste.

    Quel est son nom ?

    Je sais qu’on trouve dans cet étang l’écrevisse américaine, décapode invasif, mais les jeunes écrevisses n’ont pas du tout cette allure.

    Bébé écrevisse américaine – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Et le gammare du Danube, un autre crustacé invasif également présent à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, alias Dikerogammarus villosus ? Il a sept paires de pattes (car c’est un amphipode) : ce n’est pas ça non plus.

    Dikerogammarus villosus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé l’explication sur le site Doris de la Fédération française d’études et de sports sous-marins : c’est la caridine !

    Atyaephyra desmarestii, ou caridine, est une crevette d’eau douce qui se nourrit d’algues, de plantes aquatiques et de débris végétaux. Elle aime bien se cacher dans les abris sous berges, c’est justement là que je l’ai débusquée avec mon épuisette. D’origine méridionale, depuis plusieurs siècles elle progresse vers le Nord en accompagnant les péniches aux coques garnies d’algues qu’elle aime brouter. C’est une grande voyageuse : on l’a signalée jusqu’en Russie et au Danemark !

    Atyaephyra desmarestii – Cergy. Les pointillés participent à son camouflage. © CACP – Gilles Carcassès

    La caridine apprécie les eaux propres et calcaires. Est-ce que ça se mange ? Peut-être… Mais on ne la trouve pas en grandes quantités et c’est une espèce de petite taille, ne dépassant pas les 4 centimètres. On est très loin de la langouste !

    Retrouvez d’autres articles sur la faune aquatique de Cergy-Pontoise :

    Des méduses bien inoffensives

    Des éponges dans les étangs de Cergy

    Le glouton des profondeurs

    La crevette tueuse du Danube

    Les écrevisses de l’Ile de loisirs


  • Le crustacé invisible
    J’ai bien failli ne pas voir ce crustacé tant il se fond dans l’environnement ! © CACP – Gilles Carcassès

    Encore une pêche miraculeuse à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise ! J’ai capturé dans l’étang des Hautes bornes un crustacé transparent inconnu. Il a cinq paires de pattes : c’est un décapode comme les crabes, le homard et la langouste.

    Quel est son nom ?

    Je sais qu’on trouve dans cet étang l’écrevisse américaine, décapode invasif, mais les jeunes écrevisses n’ont pas du tout cette allure.

    Bébé écrevisse américaine – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Et le gammare du Danube, un autre crustacé invasif également présent à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, alias Dikerogammarus villosus ? Il a sept paires de pattes (car c’est un amphipode) : ce n’est pas ça non plus.

    Dikerogammarus villosus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé l’explication sur le site Doris de la Fédération française d’études et de sports sous-marins : c’est la caridine !

    Atyaephyra desmarestii, ou caridine, est une crevette d’eau douce qui se nourrit d’algues, de plantes aquatiques et de débris végétaux. Elle aime bien se cacher dans les abris sous berges, c’est justement là que je l’ai débusquée avec mon épuisette. D’origine méridionale, depuis plusieurs siècles elle progresse vers le Nord en accompagnant les péniches aux coques garnies d’algues qu’elle aime brouter. C’est une grande voyageuse : on l’a signalée jusqu’en Russie et au Danemark !

    Atyaephyra desmarestii – Cergy. Les pointillés participent à son camouflage. © CACP – Gilles Carcassès

    La caridine apprécie les eaux propres et calcaires. Est-ce que ça se mange ? Peut-être… Mais on ne la trouve pas en grandes quantités et c’est une espèce de petite taille, ne dépassant pas les 4 centimètres. On est très loin de la langouste !

    Retrouvez d’autres articles sur la faune aquatique de Cergy-Pontoise :

    Des méduses bien inoffensives

    Des éponges dans les étangs de Cergy

    Le glouton des profondeurs

    La crevette tueuse du Danube

    Les écrevisses de l’Ile de loisirs


jeudi 2 novembre 2017

  • Mes belles nuits d’été – 2

    La lumière le soir n’attire pas que les papillons de nuit. La preuve, ces autres espèces sont venues sur la terrasse éclairée :

    Stictocephala bisonia © CACP – Gilles Carcassès

    Le membracide bison (Stictocephala bisonia) est un homoptère américain naturalisé en France depuis le 19 ème siècle.

    Distoleon tetragrammicus © CACP – Gilles Carcassès

    Le fourmilion longicorne (Distoleon tetragrammicus) est un névroptère souvent attiré la nuit par les lumières. Le plus commun en Ile-de-France, Euroleon nostras a les antennes plus courtes.

    Curculio sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Un balanin, d’espèce indéterminé, peut-être Curculio nucum, le balanin des noisettes ?

    Copris lunaris © CACP – Gilles Carcassès

    Il est arrivé en bourdonnant, a rebondi sur mon épaule avant de se cogner lourdement au mur. Ce maladroit est un Copris lunaire (Copris lunaris) qui creuse sous les bouses de vaches, pour y enfouir de la matière et y déposer ses œufs. Il est très utile pour la décomposition des excréments.

    Acariens phorétiques © CACP – Gilles Carcassès

    D’une pierre deux coups : entre les pattes du scarabée, des passagers clandestins ! Ces acariens désireux de changer de bouse s’accrochent au scarabée, comme des citadins prendraient le bus. C’est juste un moyen de transport.


mercredi 1er novembre 2017

  • La couleur bleue chez les lépidoptères

    Reflet bleu vif

    La couleur bleue chez les papillons est souvent le résultat d’une iridescence liée à des microreliefs de surface. Elle apparaît alors intensément sous certains angles seulement. C’est le cas par exemple chez le mâle du Petit mars changeant.

    Apatura ilia, le Petit mars changeant – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Chez les Lycaenidae, les mâles de beaucoup d’espèces ont une coloration bleue plus ou moins étendue. On nomme parfois ces papillons des « azurés » :

    Polyommatus icarus mâle, l’Azuré commun – Cergy © CACP – Marion Poiret
    Aglais io, le paon de jour – Cergy © Gilles Carcassès

    Chez le paon du jour, les écailles bleues sont limitées aux ocelles.

    Les chenilles aussi !

    Certaines chenilles ne sont pas en reste, comme celle de ce sphinx tête-de-mort :

    Acherontia atropos – Loire-Atlantique © Jean-Pierre Moulin

    La chenille de ce papillon de nuit migrateur affectionne particulièrement les feuilles de pomme de terre. C’est l’une des plus grosses chenilles que l’on peut rencontrer en France. Elle est ordinairement d’une teinte jaune, ornée de larges rayures bleues. Bravo au photographe d’avoir su repérer cette forme rare sur le terre-plein d’une route nationale !

    Voir aussi notre article :

    Petit papillon vert, quel est ton secret ?


mardi 31 octobre 2017

  • Elles mangent mes lavandes !
    Larve de Chrysolina americana © CACP – Gilles Carcassès

    Sur les lavandes

    Démasquée, la petite bête qui grignote le bord des feuilles de lavande ! C’est une larve de coléoptère, et même de chrysomèle. Sa forme dodue me rappelle celle de la larve du doryphore, une autre chrysomèle. Ici il s’agit de Chrysolina americana, la chrysomèle du romarin.

    On rencontre souvent sur les lavandes les adultes de cet insecte originaire des régions méditerranéennes (comme ne le laisse pas entendre son nom latin).

    Chrysolina americana sur une lavande – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Et aussi sur les romarins…

    Couple de Chrysolina americana – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ou parfois sur d’autres Lamiaceae…

    comme ce Perovskia atriplicifolia, plante vivace très utilisée dans les jardins de ville pour sa floraison estivale d’un joli bleu.

    La chrysomèle du romarin © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez notre article :

    Carrossée comme une américaine

     


lundi 30 octobre 2017

  • A la mare de la Maison des russes

    Dans le parc de la Maison des russes à Eragny-sur-Oise, une mare a été créée il y a deux ans, avec l’aide de la ville.

    La mare de la Maison des russes à Eragny © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai été invité récemment à venir apprécier la biodiversité de cet endroit. Et j’y ai trouvé des habitants intéressants ! En voici quatre :

    Planorbarius corneus – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

    Des planorbes de toutes tailles ont colonisé l’endroit. Ces mollusques sont peut-être arrivés en même que les plantes aquatiques qui y ont été installées.

    Larve de salamandre – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

    Les salamandres sont venues mettre bas dans cette mare : ça, c’est un beau succès ! Cela vaudrait le coup de surveiller l’arrivée des femelles adultes, à la sortie de l’hiver, lorsqu’elles viennent dans l’eau pour donner naissance à leurs petites larves. On reconnaît la larve de la salamandre à la tache claire qui marque ses hanches postérieures.

    Lemna trisulca – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

    Voici une lentille d’eau atypique. Elle dessine des couronnes ! Lemna trisulca forme des tapis ramifiés qui flottent sous la surface. Aussi est-elle peu visible : on la découvre lorsque l’épuisette la sort de l’eau. Elle serait plus sensible à la pollution que les autres lentilles d’eau. Encore un bon point pour cette mare !

    Corixidae (corise) – Eragny © CACP – Gilles Carcassès

    Contrairement aux notonectes qui nagent sur le dos, les corises nagent sur le ventre. Chez les corises, les pattes postérieures frangées sont utilisées comme des rames ; les longues pattes médianes sont munies de griffres dont la fonction est d’arrimer l’insecte sur le fond. Quant aux antérieures, plus courtes, elles servent à l’alimentation. Ces punaises aquatiques n’ont pas de rostre piqueur, elles consomment des algues filamenteuses, des débris de végétaux aquatiques, des vers, des larves de moustiques…


vendredi 27 octobre 2017

  • Mes belles nuits d’été

    A la nuit tombée, de nombreuses espèces sont attirées par la lumière de la terrasse. C’est l’occasion de découvrir les papillons de nuit dont on sait qu’ils sont beaucoup plus nombreux et variés que les papillons de jour. Et certains sont vraiment superbes !

    Cyclophora annularia © CACP – Gilles Carcassès

    La Phalène mariée (Cyclophora annularia) est un Geometridae amateur d’érables.

    Lythria purpuraria © CACP – Gilles Carcassès

    L’Ensanglantée des renouées (Lythria purpuraria) se nourrit de la renouée des oiseaux. C’est aussi un Geometridae. Celui-ci est un mâle, reconnaissable à ses antennes pectinées.

    Pseudoips prasinanus © CACP – Gilles Carcassès

    La Halias du hêtre (Pseudoips prasinanus) apprécie aussi les chênes et les bouleaux. C’est un représentant de la famille des Nolidae.

    Ptilodon cucullina © CACP – Gilles Carcassès

    Le Capuchon (Ptilodon cucullina) est un Notodontidae des érables.

    Oncocera semirubella © CACP – Gilles Carcassès

    La Phycide incarnat (Oncocera semirubella) est un Pyralidae dont la chenille se nourrit de légumineuses.

    Macroglossum stellatarum © CACP – Gilles Carcassès

    Certains sont venus à pied, comme cette chenille de moro-sphinx !


jeudi 26 octobre 2017

  • La crevette tueuse du Danube
    Dikerogammarus villosus (la tête est à gauche)- Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Tiens un gammare zébré au fond de mon épuisette ! Ma partie de pêche à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise me réserve une drôle de surprise. Ce n’est pas le gammare commun, qui pullule dans les ruisseaux et les mares. Celui-là vient du Danube !

    Dikerogammarus villosus se reconnaît à son aspect bicolore et aux deux petites pointes qui ornent le bas de son dos, tout près de sa queue (discrètes mais bien visibles sur la photo ci-dessus).

    Un crustacé invasif

    Cette espèce, originaire de la région de la mer Caspienne et de la mer Noire, a colonisé le Danube dans les années 1990, puis le Rhin en 1994 en empruntant un canal. En 1999 elle était détectée dans la Moselle. On pense que depuis 2003, elle est largement présente dans les réseaux hydrographiques de la Seine, de la Loire et du Rhône. On la retrouve parfois dans des étangs qui ont été contaminés par le débordement de rivières en crues.  Elle est même arrivée en Grande-Bretagne en 2010 peut-être dans le chargement d’un bateau, ou accrochée dans les plumes d’un oiseau.

    Une tueuse !

    Cette grande espèce peut atteindre 3 centimètres et sa voracité lui vaut son surnom de « crevette tueuse du Danube », bien que ce ne soit pas à proprement parler une crevette. Carnivore, elle s’attaque aux larves de libellules, aux alevins, aux autres crustacés… Beaucoup d’espèces de crustacés indigènes ne survivent pas là où elle s’installe.

    La fiche de Dikerogammarus villosus par le groupe de travail Invasions Biologiques en Milieu Aquatique (GT IBMA)

    Retrouvez d’autres articles sur la faune aquatique de l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise :

    Les éponges de l’Ile de loisirs

    Méduse d’eau douce !

    L’escargot mystère

    L’hydre


mercredi 25 octobre 2017

  • Retour sur les journées d’automne des 7 et 8 octobre 2017 à la ferme d’Ecancourt
    L’arrivée des chèvres pour la traite, un moment toujours très attendu ! © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chaque année, nous étions aux Journées d’automne de la Ferme d’Ecancourt. Sur le stand de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise nous proposions une animation sur la pollinisation. Les rencontres avec le public furent l’occasion de recruter de nouveaux abonnés pour notre blog et de nouer contact avec de futurs partenaires.

    Nous avons commenté nos panneaux pédagogiques sur les pollinisateurs.
    Chien de berger © CACP – Gilles Carcassès

    Le temps d’une petite averse, nous avons hébergé sur notre stand Serge le berger et son chien.

    La conduite du troupeau d’oies © CACP – Gilles Carcassès

    Conduit par le chien aux ordres de son maître, le troupeau d’oies a fait le tour de tous les stands répartis dans les différents espaces de la ferme.

    Potiron Bleu de Hongrie © CACP – Gilles Carcassès

    En cuisine, j’ai pu admirer cet étonnant potiron de la variété Bleu de Hongrie. Si si, c’est sa couleur naturelle ! Et je peux vous certifier qu’à l’intérieur, il est aussi orange que les chemises des bénévoles de la Ferme d’Ecancourt !

    Retrouvez notre article sur les journées d’automne 2016 :

    Goose coaching à Ecancourt


mardi 24 octobre 2017

  • Sur le pare-brise

    Quel est ce moucheron sur mon pare-brise ?

    Amonoia purmunda – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Ce dessin caractéristique sur les ailes, je le reconnais, c’est celui de l’inconfondable Amonoia purmunda, une adorable petite mouche de la famille des Tephritidae dont la larve vit dans les fruits sauvages, ceux des aubépines particulièrement.

    Intéressant ! Quels autres insectes écrasés vais-je trouver sur mon pare-brise ? Euh… aucun. Voilà qui m’intrigue.

    Quand j’étais gamin, je me souviens très bien qu’il était nécessaire de s’arrêter assez régulièrement lors des longs trajets pour nettoyer le pare-brise, tant étaient nombreux les impacts des insectes, petits et gros. On ne peut pas dire que ce soit le cas aujourd’hui. Qu’en pensent les entomologistes ? Dans un article paru en mai 2017 dans Science magazine, il est rapporté une étude réalisée dans une réserve naturelle en Allemagne, qui montre qu’en 24 ans (entre 1989 et 2013) 78% des insectes avaient disparu ! Il ne s’agit pas du nombre des espèces, mais bien de la masse ! Mon impression serait donc une réalité scientifique ? On aimerait ne pas y croire. Car tous ces insectes sont la nourriture de nombreuses espèces : les hirondelles, par exemple, dont nous voyons la population diminuer chaque année sur certains sites lors de nos inventaires.

    Hirondelle de fenêtre – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Quelles sont les causes de ce déclin ? L’article pointe la disparition des haies, le développement de la culture du maïs, la fertilisation des prairies, la pollution lumineuse, l’urbanisation des campagnes, les pesticides…

    Une autre belle rencontre sur mon pare-brise

    Une pie sur le pare-brise – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cela s’est passé sur le même parking à Cergy, un soir en quittant le bureau. Au moment de démarrer ma voiture, j’ai vu cet oiseau qui me regardait posé sur mon pare-brise. Cette jeune pie inexpérimentée, peut-être intéressée par un insecte écrasé et voulant en faire son quatre heures, avait coincé ses doigts dans l’essuie-glace ! Je l’ai libérée, et elle n’a pas demandé son reste !


lundi 23 octobre 2017

  • Sorties champignons à Cergy-Pontoise
    Dans le bois de Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Les champignons n’ont qu’à bien se tenir !

    Le 7 octobre 2017, la Maison de la nature de Vauréal organisait une sortie champignons dans le bois de Boisemont. J’en ai rapporté de quoi faire une garniture de chanterelles pour mon roti de veau et quelques photos de jolies espèces :

    Amanita muscaria – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès
    Boletus erythropus  mordu par une limace – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    De retour au parking, chacun a déballé son panier pour la séance de détermination par les experts du Club mycologique conflanais qui encadraient la sortie.

    Chlorociboria sp. – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Chlorociboria est un champignon ascomycète qui forme de petites coupes bleues sur le bois pourri. Il faut une loupe pour les observer. Son mycélium teinte en vert les fibres du bois.

    Le grand tri des champignons © CACP – Gilles Carcassès

    Prochaines sorties

    Ne manquez pas les prochaines sorties organisées sur le territoire de Cergy-Pontoise par la Maison de la nature de Vauréal : mercredi 25 octobre de 9h30 à 12h et samedi 4 novembre de 9h30 à 12h. Renseignements et inscriptions sur la page internet de la Maison de la nature de Vauréal.


vendredi 20 octobre 2017

  • Piège de mucus
    Keratoplatidae – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    J’aime bien regarder sous les gros polypores qui poussent sur les troncs, parfois on y fait de belles rencontres. Celle-ci, c’était dans le parc du château de Menucourt, sous un amadouvier parasitant un gros chêne.

    Cette grande larve assez agile a tapissé le dessous du champignon d’un réseau de soies qu’elle a enrobées d’un mucus peu appétissant. C’est la larve d’un Keratoplatidae, un diptère élancé qui ressemble un peu à une tipule.

    Je suis content, je ne connaissais pas cette famille. Sur diptera info, il est répertorié une douzaine d’espèces, ce qui ne veut pas dire qu’il n’en existe pas plus, mais plutôt que ces insectes sont très mal connus. Chez les Keratoplatidae, les larves trouvent leur repas dans leur mucus. Les espèces mycétophages capturent ainsi des spores de champignons, les espèces prédatrices y piègent des acariens et des collemboles. Et même certaines empoisonnent leur mucus avec une sécrétion acide pour occire leurs proies.

    Je n’ai pas réussi à trouver de spécialiste des larves de Keratoplatidae. Alors, il me plaît de penser que ma trouvaille pourrait être une prédatrice toxique, ce serait plus glamour.

    Keratoplatidae (détail) © CACP – Gilles Carcassès

    D’ailleurs, je lui trouve un air diabolique avec ses petites cornes sur la tête.

    J’aurais dû la rapporter à la maison avec son champignon géant, pour faire l’élevage. C’est ma femme qui aurait été contente !

    Retrouvez notre article :

    Le monde fascinant des mouches


jeudi 19 octobre 2017

  • Jardinot d’argent : des jardiniers d’Eragny récompensés
    La remise du Jardinot d’argent au centre de jardins d’Eragny-sur-Oise le 14 octobre 2017 © CACP – Gilles Carcassès

    Les jardiniers du centre de jardins Jardinot d’Eragny à nouveau à l’honneur !

    Après l’obtention du Jardinot de bronze l’an dernier, les voici récompensés collectivement du Jardinot d’argent par les instances nationales de l’association Jardinot.

    Le trophée « Jardinot d’argent » © CACP – Gilles Carcassès

    Avec ses 38 000 adhérents, Jardinot est l’une des plus grandes associations de jardiniers en France. Elle gère 72 centres de jardins, dont deux se trouvent à Cergy-Pontoise, celui-ci à Eragny et un autre à Saint-Ouen l’Aumône.

    Avec le soutien de l’Agence Française de Biodiversité, Jardinot a mis en place une certification écologique de ses centres de jardins qui s’appuie sur une charte du jardinage raisonné. Pour accéder au niveau Jardinot d’argent, les jardiniers ont du apporter la preuve de leurs connaissances en matière de jardinage écologique, et un contrôle a été effectué au centre de jardins. Il a notamment été vérifié que les jardiniers n’avaient pas conservé de pesticides dans leur cabane !

    Jardinot d’or l’an prochain ?

    Au centre de jardins Jardinot d’Eragny-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès
    Potager surélevé pour les jardiniers handicapés © CACP – Gilles Carcassès

    Jardiniers amateurs, adhérents de Jardinot ou non, vous pouvez tenter à titre individuel la certification « Jardin’or » ! Téléchargez dans cette page le questionnaire. Chiche ?

     


mercredi 18 octobre 2017

  • La succise des prés
    Succisa pratensis – mare de l’Hautil à Triel © CACP – Gilles Carcassès

    La succise des prés était autrefois très commune mais elle souffre de la raréfaction de son habitat, les prairies humides. J’en ai trouvé quelques pieds près de la mare de l’Hautil à Triel.

    Succisa pratensis © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles de la succise sont entières, ce qui permet facilement de distinguer cette espèce de deux autres plantes voisines de la même famille des Dipsacaceae, aux feuilles profondément découpées : la knautie des champs et la scabieuse colombaire. Ces dernières apprécient toutes deux les prairies plutôt sèches et sont communes en Ile-de-France. Leurs fleurs sont très semblables. Pour les différencier, il faut observer les capitules défleuris.

    Scabiosa columbaria © CACP – Marion Poiret
    Scabiosa columbaria après floraison © CACP – Marion Poiret

    Chez la scabieuse colombaire, les calices présentent cinq longues soies noires.

    Knautia arvensis – Pontoise © CACP – Gilles Carcassès

    Chez la knautie des champs, les calices présentent de 6 à 10 arêtes, et le réceptacle est hérissé de soies. Les capitules ont donc un aspect beaucoup plus velu que ceux de la scabieuse colombaire.

    Ces trois espèces sont très favorables aux insectes pollinisateurs. Les knauties et les scabieuses sont d’ailleurs présentes dans la liste des plantes attractives pour les abeilles et les insectes pollinisateurs accessible sur le site de FranceAgriMer. Faites-leur une place de choix dans vos mélanges de prairies fleuries !


mardi 17 octobre 2017

lundi 16 octobre 2017

  • La mine digitée du robinier

    D’origine américaine, Parectopa robiniella est arrivée accidentellement en Italie en 1970. Cette mineuse du robinier est aujourd’hui en passe de coloniser toute l’Europe.

    Nouveau : la mineuse du robinier est à Cergy

    Je l’ai vue à l’Ile de loisirs de Cergy-Pontoise, sur deux arbres près du parcours d’eau vive. Sa mine digitée est caractéristique de l’espèce.

    La chenille de Parectopa robiniella est visible par transparence dans un « doigt » de la mine (cliquez pour agrandir l’image) © CACP – Gilles Carcassès

    La chenille mine l’intérieur de la feuille provoquant le blanchiment de la partie correspondant à sa loge. Je l’ai invité à se montrer et je vous livre son portrait : une petite chenille verdâtre et dodue.

    La chenille de Parectopa robiniella © CACP – Gilles Carcassès

    Réservoir de parasitoïdes !

    Ce ravageur peut nuire à l’esthétique de l’arbre quand l’infestation est importante mais il ne semble pas affecter sa croissance. Aussi la progression de cette espèce invasive n’est pas considérée comme un problème phytosanitaire majeur. Des chercheurs italiens ont même montré que la proximité de robiniers fortement infestés par ce micro-lépidoptère influait favorablement sur le contrôle biologique de la mineuse de la vigne, un autre Gracillaridae invasif présent en Italie. En effet au moins sept espèces d’hyménoptères parasitoïdes attaquent les chenilles mineuses des deux espèces. Le robinier est alors un réservoir de parasitoïdes utiles pour la protection des vignobles.

    Belle attaque de Parectopa robiniella (Tarn) © CACP – Gilles Carcassès

    source : http://www.revuevitiarbohorti.ch/artikel/2011_04_f_217.pdf


vendredi 13 octobre 2017

  • Floraisons d’automne au ras des pâquerettes
    Colchicum autumnale, parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Au château de Menucourt, dans le pré de la vache, j’ai eu la bonne surprise de trouver une touffe de colchique. Inutile de chercher ses feuilles, elles sont absentes au moment de la floraison. Elles n’apparaitront qu’au printemps, avec les fruits (de grosses capsules).

    Cette plante typique des prairies humides ne supporte pas la fertilisation, et l’ensemencement par des fourragères lui est fatale. Aussi, elle n’est plus très commune dans notre région. En revanche, la fermeture des milieux ne la gêne pas trop car elle se plaît assez bien en compagnie d’arbustes, prospérant en lisière et même dans les bois clairs.

    Surnommée tue-chien !

    Le colchique, extrêmement toxique, est utilisé dans l’industrie pharmaceutique. Deux alcaloïdes en sont extraits, la colchicine, utilisée dans le traitement de la goutte et le colchicoside, à la base de médicaments myorelaxants. 80 tonnes de graines, issues de cueillette manuelle, et pour l’essentiel importées d’Europe centrale et de l’Est, sont ainsi traitées annuellement en France. Les essais de mise en culture en France de cette plante n’ont guère été concluants, en raison notamment d’un taux de germination très faible et de la durée de la culture : 3 à 7 ans avant de commencer à fleurir ! La multiplication végétative à partir des cormus souterrains n’est pas non plus très efficace.

    Ne pas confondre avec le Crocus speciosus

    Crocus speciosus, parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la partie publique du même parc, on trouve ça et là près de l’étang, cette autre bulbeuse à la floraison automnale, reconnaissable à ses longs stigmates orange divisés en fines lanières. Il s’agit de Crocus speciosus, originaire d’Europe de l’Est. Cette jolie bulbeuse, qui se naturalise facilement, a été plantée là par un jardinier inspiré, à une époque inconnue.

    Sources :

    http://plantes.medicinales.free.fr/fra/colchique.html

    https://www.zoom-nature.fr/filis-ante-patrem-une-vie-a-lenvers/


jeudi 12 octobre 2017

  • Papier mâché ?
    Frelon européen, Vespa crabro – Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Dans le parc du château de Menucourt, je repère ce frelon sur une jeune pousse de frêne. Il a l’air très occupé et me laisse approcher.

    Vespa crabro – parc du château de Menucourt © CACP – Gilles Carcassès

    Il se tient solidement, les griffes plantées dans la tige. On voit qu’entre ses mandibules, il triture l’écorce et l’aubier de l’arbre.

    Tige de frêne rongée par un frelon © CACP – Gilles Carcassès

    Il est parti. Le résultat est édifiant !

    Mais qu’en fait-il de cette écorce ? Je ne crois que ce soit pour construire son nid en pâte à papier, car en cette fin de saison, il est déjà terminé. Le frelon a utilisé pour cela du bois mort qu’il est allé mâcher dans les vieux arbres.

    Frelon : extraction de fibre de bois au mois de mai dans un saule creux © CACP – Gilles Carcassès

    Sur le frêne, il semble que l’insecte vienne s’abreuver de la sève descendante sucrée de l’arbre. Le frelon est ainsi un ravageur pour les pépiniéristes qui produisent des jeunes plants de feuillus. Il paraît que le frêne est son favori.

    Retrouvez notre article :

    La reine des frelons

    Source :

    http://ephytia.inra.fr/fr/C/20231/Forets-Frelon-europeen


mercredi 11 octobre 2017

  • La carte postale du pélican

    Le pélican frisé de l’étang du Corra a donné de ses nouvelles !

    Je vous avais promis une carte postale d’Espagne et je ne m’étais pas trompé. Il a été repéré dans la région de La Corogne, au nord-ouest de l’Espagne, pas très loin de Sain-Jacques-de-Compostelle. Le 7 octobre 2017 il était sur les rives du réservoir d’Abegondo-Cecebre, à plus de 1000 km à vol d’oiseau de Saint-Germain-en-Laye !

    Le réservoir d’Abegondo-Cecebre (streetview)

    Jusqu’où ira-t-il, cet animal ?


mardi 10 octobre 2017

  • Retour sur la rencontre technique à Vauréal le 28 septembre 2017
    Au parc du belvédère à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    L’an dernier, la visite des jardins de l’école Du Breuil à Paris avait rencontré un beau succès. Cette année, la traditionnelle rencontre annuelle des PNR du Vexin français et Oise Pays-de-France et de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise s’est déroulée à Vauréal, à l’invitation de cette commune. Le ciel n’était pas complètement de la partie, mais ce fut tout de même une très belle journée, variée et riche d’enseignements, qui a rassemblé une cinquantaine de participants. Voici l’évocation de notre circuit de visite :

    Le jardin de Gilles : magique !

    Au jardin de Gilles © CACP – Gilles Carcassès

    Gilles est chauffeur à la ville de Vauréal. Amoureux des plantes, il a créé de toutes pièces avec des matériaux de récupération un incroyable jardin dans la courette d’un bâtiment communal. Il y accueille les enfants de l’école voisine pour des activités pédagogiques d’initiation au jardinage : on y plante et on y sème avec enthousiasme des fleurs de toutes les couleurs et on y installe des décors rigolos…

    Un jardin partagé en zone pavillonnaire

    Au jardin partagé de la Javeleuse © CACP – Gilles Carcassès

    Rue de la Javeleuse, la passion du jardinage de plusieurs familles de riverains a débordé sur l’espace public. Les pelouses ont cédé la place à des potagers fleuris, avec les encouragements de la commune.

    Le pâturage, oui, ça marche !

    Pâturage au parc des sports © CACP – Gilles Carcassès

    Le pâturage urbain est un sujet qui suscite toujours beaucoup de questions. Florian, de la Ferme d’Ecancourt, a répondu avec beaucoup de compétence aux interrogations des visiteurs. Depuis six ans, la Communauté d’agglomération confie avec succès le pâturage de certaines de ses prairies à ce partenaire associatif (voir notre reportage sur la transhumance).

    Quand la volonté d’un bailleur social rejoint les envies de ses locataires

    Au jardin partagé de La Marnière © CACP – Gilles Carcassès

    Un bon coup de main en nature apporté par les services techniques de la ville, l’intervention d’un service de prévention spécialisé, l’engagement du conseil de quartier, l’accompagnement par une association locale spécialisée dans la conduite de projets de jardinage en milieu social…. voilà les ingrédients de la réussite ! Les acteurs de ce projet inspirant se sont déclarés prêts à rencontrer à nouveau les visiteurs intéressés qui voudraient revenir pour approfondir le sujet. Merci pour leur chaleureux accueil !

    Parlons un peu matériel

    Au parc du Belvédère © CACP – Gilles Carcassès

    La ville de Vauréal avait apporté un peu de matériel. Ici une motofaucheuse à barre de coupe qui leur sert à faucher les prairies à l’automne. Ce type de coupe est bien plus favorable à la biodiversité que les tondo-broyeuses qui ne laissent aucune chance à la faune.

    La brosse à désherber les pavés © CACP – Gilles Carcassès

    Christophe, responsable des espaces verts de Vauréal, nous a montré quelques outils de désherbage qu’il a choisis avec ses agents. Voir ici en complément sur ce sujet la vidéo réalisée pour la campagne d’information sur le zéro phyto de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.

    Les animaux de l’entreprise La Noé © CACP – Gilles Carcassès

    L’entreprise La Noé était présente. Elle intervient dans le Val d’Oise et les Yvelines et propose une large gamme de prestations de gestion écologique des espaces verts, notamment le pâturage par des moutons et des chèvres.

    Une symphonie de rose et d’argent

    Parking rue des clos © CACP – Gilles Carcassès

    Les jardiniers de Vauréal ont été fiers de montrer leur réalisation : un aménagement tout en arbustes et en plantes vivaces et couvre-sols. Ils ont composé leur palette végétale en fonction de leur choix esthétique d’une dominante rose et argent, tout en gardant à l’esprit la commodité d’entretien.

    Parking rue des clos, détail des plantations – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le tradescantia aux feuilles violettes en a épaté plus d’un.

    © CACP – Gilles Carcassès

    Justine Vrignaud de la Fredon Ile-de France a expliqué le rôle de cette structure associative dédiée à la santé du végétal, et les services qu’elle peut apporter aux collectivités : audits, expertises, formations… Elle est notamment en charge du recueil des données, de la rédaction et de la diffusion du bulletin de santé du végétal. Ces bulletins sont tous relayés sur le site Jardiner Autrement.

    Un jardin naturel, rendez-vous des artistes

    Au jardin de Ghanate © CACP – Gilles Carcassès

    Pour terminer la journée, nous avons visité le jardin d’un couple de jardiniers amateurs : Bijan et Zohreh Souzani. Ce jardin alimenté par une source, à l’allure très naturelle, héberge une biodiversité étonnante. Il est le fruit de plusieurs années d’introductions et d’agencements de plantes vivaces, d’arbustes, de fruitiers, de rosiers, dont beaucoup ont été offerts par des amis et des artistes qui exposent régulièrement dans ce jardin. Chaque année, plusieurs centaines de personnes visitent cet endroit au charme unique à l’occasion des Rendez-vous au jardin.

    Découvrez dans le document ci-dessous les bonus de la journée :

    bonnes adresses, encore plus de photos…

    Le livret bonus

    Pour l’an prochain, Solange a déjà commencé à préparer un circuit sur le thème de l’eau et du jardin, sur son territoire du PNR Oise – Pays de France. Le programme, les modalités d’inscription, tout cela sera expliqué le moment venu dans un article de ce blog. A suivre, donc !


lundi 9 octobre 2017

  • Petite galle du chêne

    Merci à ceux qui ont proposé quelque chose pour cette photo mystère, il est vrai assez difficile à élucider. Et bravo à Zibou qui a deviné qu’il s’agissait d’une galle !

    Neuroterus anthracinus © CACP – Gilles Carcassès

    Cette jolie boule brillamment colorée est l’œuvre d’un petit hyménoptère Cynipidae, Neuroterus anthracinus. Cette micro guêpe est inféodée aux chênes et présente deux générations par an :

    La première génération, constituée exclusivement de femelles, pond au printemps dans les bourgeons du chêne, provoquant une légère déformation. Il en sort au mois de mai des individus mâles et femelles de deuxième génération qui s’accouplent. Les femelles pondent à la face inférieure des feuilles le long de la nervure principale, provoquant par leurs pontes de petites galles ponctuées de rouge. Celles-ci abritent et nourrissent chacune une larve. Le cycle annuel est bouclé quand la nouvelle génération issue de ces galles émerge au printemps suivant.

    Ce que j’ai trouvé sur mon champignon était donc une galle tombée d’une feuille du chêne voisin.

    Cent espèces de Cynipidae gallicoles sur les chênes !

    On dénombrerait au moins une centaine d’espèces de Cynipidae gallicoles sur les chênes en Europe, de quoi faire une belle collection ! L’une des plus connues est la « galle cerise » de Cynips quercusfolii qui croît sous le limbe des feuilles.

    La galle de Cynips quercusfolii et le trou de sortie de l’insecte © Gilles Carcassès

    Voici deux autres espèces du genre Neuroterus, dont les petites galles sont très faciles à observer au revers des feuilles de chênes. Les deux photos qui suivent ont été prises sur les feuilles d’une même branche basse de chêne aux Grands jardins à Courdimanche.

    Galles de Neuroterus albipes – Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès
    Galles de Neuroterus quercusbaccarum © CACP – Gilles Carcassès

    Source :

    Les galles de Cynipidae du chêne par insectes-net


vendredi 6 octobre 2017

  • La photo mystère d’octobre 2017
    2 millimètres © CACP – Gilles Carcassès

    Trouvé en forêt, sur un jeune cèpe de Bordeaux. Devinerez-vous ce que c’est :

    • un œuf de cécouassa ?
    • un bonbon abandonné ?
    • un myxomycète ?
    • autre chose ?

    La réponse lundi !


jeudi 5 octobre 2017

  • Bonbon à la menthe
    Chrysolina herbacea sur un pied de menthe © CACP – Gilles Carcassès

    Un coléoptère rondouillard et vert métallique brille au soleil sur un pied de menthe. C’est la chrysomèle de la menthe, Chrysolina herbacea. La larve comme l’adulte ne consomment que des menthes, de différentes espèces. On prétend que cet insecte concentre les composés odorants de la plante dans son corps, ce qui le rendrait peu consommable pour ses prédateurs.

    Chrysolina herbacea, la chrysomèle de la menthe © CACP – Gilles Carcassès

    Que faire ?

    Comment réguler les populations de cet insecte sur la menthe du jardin ? S’il y en a vraiment beaucoup, il faut faire comme pour les doryphores : le ramassage à la main !

    En France, la famille des chrysomèles (les Chrysomelidae) compte plus de 600 espèces, parmi lesquels de nombreux ravageurs des cultures, comme les criocères et les doryphores.

    Retrouvez nos articles :

    Une autre Chrysolina que l’on peut voir sur les menthes

    Et celle du romarin

     


mercredi 4 octobre 2017

  • Signalez vos tiques !

    Vous avez ramené une tique de votre promenade en forêt ? Il vous faut l’ôter sans tarder, mais ne la jetez pas, car vous pouvez aider la recherche ! Il existe en effet un programme de science participative dédié à l’étude de la répartition des différentes espèces de tiques (une trentaine en France !) ainsi que des maladies qu’elles peuvent transmettre.

    Procédons dans l’ordre : d’abord retirez la tique

    Décrochez la tique de la peau sans la presser, à l’aide d’un crochet à tique (vendu en pharmacie) et désinfectez la peau avec un antiseptique. Et surveillez votre santé pour consulter en cas d’apparition de symptômes d’une maladie éventuellement transmise par la tique.

    Deuxième étape : signalez la piqûre

    Téléchargez et lancez l’application Signalement-Tique sur votre smartphone. Après inscription, il vous sera demandé de géolocaliser le lieu de l’événement, de répondre à quelques questions simples, relatives aux circonstances, et de joindre une photo de la bête.

    Troisième étape : envoyez la tique aux chercheurs

    Fixez la tique sur un morceau de papier absorbant avec du papier adhésif et postez le tout à l’équipe du projet Citique, en indiquant votre adresse de messagerie et la date du signalement.

    Signalement-Tique vous donne aussi des informations sur les espèces de tiques et leur biologie, ainsi que des conseils de prévention.

    Vous pourrez aussi y trouvez des précisions sur les objectifs du projet de recherche.

    Ixodes sp. adulte – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Les humains sont le plus souvent piqués par les formes juvéniles de tiques, larves (1 mm à peine) ou nymphes (2 à 3 mm).

    Retrouvez notre article :

    Le nain rouge et les deux pestes


mardi 3 octobre 2017

  • Sortie champignons à Boisemont le 7 octobre 2017
    Lycoperdon perlatum © CACP – Gilles Carcassès
    Daedaleopsis confragosa © CACP – Gilles Carcassès

    Comme chaque année à l’automne, la Maison de la nature de Vauréal, en partenariat avec le Club mycologique de Conflans organise dans le bois de Boisemont une sortie pour découvrir le monde fascinant des champignons.

    Retenez la date : le 7 octobre 2017 à 9h30.

    Pour les conditions et réservations, c’est ici : http://www.vaureal.fr/content/programme-des-animations-maison-nature

    Sortie en forêt – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

lundi 2 octobre 2017

  • Bouh, fais-moi peur !
    Chenille de Polygonia c-album © CACP – Gilles Carcassès

    Sous une feuille d’ortie, j’ai trouvé la chenille du Robert-le diable. J’ai retourné doucement la feuille et en approchant mon appareil photo, elle a pris cette curieuse posture, soulevant son postérieur (la tête est à gauche sur la photo). Ses appendices épineux ainsi exhibés sont sûrement dissuasifs pour un certain nombre de prédateurs potentiels.

    La rangée de « hublots » le long de ses flancs, ce sont des stigmates. C’est par là qu’elle respire.

    Un monstre à deux têtes ?

    Chenille de Polygonia c-album (détail) © CACP – Gilles Carcassès

    En insistant dans mon approche, elle a bombé le dos. J’ai cru y voir le dessin d’un monstre à deux têtes, aux bras épineux !

    Quel papillon deviendra cette singulière chenille ?

    Le papillon qui succèdera à la chenille doit son surnom de Robert le diable à sa couleur de feu et à la découpe à la diable (c’est-à-dire désordonnée) de ses ailes. Pour ce qui est de son nom scientifique, on distingue nettement le « c-album » (une lettre c blanche) sur le dessous de son aile postérieure.

    Polygonia c-album © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    Le Grand diable

    Robert le diable, génération de printemps

    Cheveux du diable

     


vendredi 29 septembre 2017

  • Du nouveau aux grands jardins
    Aux Grands jardins à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    La vache !

    Quoi de neuf aux Grands jardins ? Oui, une vache, bien vu ! Aidée de quelques brebis solognotes, cette Bretonne pie noire entretient une pâture à côté des jardins familiaux. Ces animaux sont gérés par la Ferme d’Ecancourt située à Jouy-le-Moutier.

    Drôle de cabane

    Mais aussi, cette cabane en bois au desing futuriste !

    Toilettes sèches des Grands jardins à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    Elle est même équipée d’une fenêtre offrant une vue plongeante sur… le local technique ! Ce modèle fonctionne en autonomie avec des vers de terreau, sans eau, sans électricité, presque sans entretien. Enfin, il faut faire le ménage, tout de même, comme dans tout sanitaire public.

    Soyez les premiers à l’essayer samedi 30 septembre 2017 à l’occasion de l’événement communal « Cultivons la biodiversité » . Nous serons présents pour des animations sur la faune et la flore de la mare, et la biodiversité des Grands jardins.

    Le programme de cette journée


jeudi 28 septembre 2017

  • Le grand frisé
    Pélican frisé © François Lelièvre

    Oh, la belle coiffure !

    Ce jeune pélican frisé a été vu à l’étang du Corra à Saint-Germain-en-Laye du 9 au 17 septembre 2017. Il lui manque toute une rangée de plumes sur l’aile droite. J’y vois la preuve de son origine captive, car les éleveurs éjointent ainsi leurs oiseaux pour limiter leurs capacités de vol. En l’occurrence, c’est raté.

    Les pélicans frisés vivent à l’état naturel en Grèce et dans les Balkans. Ils se reproduisent parfois en captivité. Il semble qu’il n’y ait pas eu de reproduction de cette espèce dans un zoo français cette année. Son origine serait donc probablement un parc zoologique de Belgique ou des Pays-Bas.

    L’histoire de Péli, le pélican d’Antifer

    En tout cas, ce n’est pas Péli le pélican, la célèbre mascotte du port d’Antifer, près du Havre. Arrivé là en 1981 et trouvant l’endroit à son goût, il y est resté jusqu’à sa mort (de vieillesse sans doute) le 13 février 2012. Nourri quotidiennement par les marins pêcheurs, il était devenu la mascotte de tout un village ! Naturalisé au terme d’une longue bataille administrative, ce pélican blanc trône maintenant dans le hall de la mairie de Saint-Jouin-Bruneval. Si vous passez par là, demandez à voir le pélican !

    La traque du pélican frisé

    Grâce à la vigilance des ornithologues, notre jeune pélican frisé a été repéré dans les environs de Saumur, dans le Maine-et-Loire, dès le lendemain de sa disparition de l’étang du Corra, et le jour suivant 19 septembre 2017. Depuis, plus de nouvelles ! S’il envoie une carte postale d’Espagne, je vous la montrerai.

    Pélican frisé – étang du Corra © François Lelièvre

    Un grand merci au talentueux photographe !


mercredi 27 septembre 2017

  • L’aigremoine
    Nouvelle mode capillaire chez les chevaux ? © CACP – Gilles Carcassès

    Ce sont des graines d’aigremoine qui s’accrochent ainsi dans la crinière de ce cheval lorsqu’il baisse la tête pour se nourrir dans son pré.

    Agrimonia eupatoria © CACP – Gilles Carcassès

    L’aigremoine est une plante vivace herbacée rhizomateuse qui croît sur des substrats riches en éléments nutritifs : prairies pâturées, lisières de bois, bordures de champs… Ses fruits sont armés de crochets qui facilitent son transport par les animaux ou les humains.

    Feuille d’aigremoine © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles de l’aigremoine sont aisées à reconnaître avec cette alternance de folioles petites et grandes.

    Il existe deux espèces d’aigremoine en Ile-de-France : Agrimonia procera, qui pousse dans les fossés, est plus grande et moins commune qu’Agrimonia eupatoria. Les sillons sur ses fruits sont moins marqués et n’en dépassent pas le milieu.

    On retrouve le même type de crochets sur les fruits d’une autre plante, la bardane. A noter que la bardane et l’aigremoine sont pourtant assez éloignées sur le plan de la botanique, la première étant une Asteracée et la seconde une Rosacée.

    Les graines d’Arctium lappa, la grande bardane. © CACP – Marion Poiret

mardi 26 septembre 2017

  • L’Azuré de la luzerne
    Leptotes pirithous, l’Azuré de la luzerne © CACP – Gilles Carcassès

    Dans la famille des « petits bleus » (Lycaenidae) qui volètent de fleurs en fleurs dans la prairie ou le jardin, je vous présente l’Azuré de la luzerne. Ses plantes hôtes sont la luzerne mais aussi d’autres fabacées, et encore les salicaires, certaines bruyères… Le dessus des ailes est brun plus ou moins lavé de bleu chez la femelle, bleu plus affirmé chez le mâle. Cette espèce méditerranéenne est installée également sur le littoral atlantique. Comme c’est aussi un migrateur, il n’est pas impossible de rencontrer ce papillon en Ile-de-France : un individu a été observé dans le jardin écologique du Jardin des plantes à Paris, fin septembre 2016.

    Leptotes pirithous butine ici des fleurs de sarriette vivace (photographié dans le Tarn) © CACP – Gilles Carcassès

    Le voici sous un autre angle. Observez les deux ocelles marqués d’un bleu brillant et la petite queue qui ornent l’aile postérieure (cliquez sur l’image pour l’agrandir). Attention, on pourrait le confondre avec le Brun du pélargonium, une espèce sud-africaine devenue commune en Ile-de-France, qui présente aussi des ailes au revers gris brun marbré et une petite queue. Mais les dessins sont nettement différents.

    Brun du pélargonium (Cacyreus marshalli) sur une fleur de pâquerette – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    L’Azuré de la luzerne fera-t-il à nouveau une apparition cet automne en Ile-de-France ? Ouvrons l’œil !

    Retrouvez d’autres portraits de Lycaenidae :

    Le Collier de corail

    L’Azuré des nerpruns


lundi 25 septembre 2017

  • Journées d’automne à la ferme d’Ecancourt 2017

    Nous serons présents aux Journées d’automne à la ferme d’Ecancourt (Jouy-le-Moutier). Venez nous rencontrez sur le stand de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise !Et voici le programme :


vendredi 22 septembre 2017

  • Insectes de la vallée de la Bièvre
    Ishnura elegans, l’agrion élégant © CACP – Gilles Carcassès

    Natureparif avait invité le 14 septembre 2017 les animateurs nature d’Ile-de-France a une journée de formation sur les insectes, animée par François Lasserre, enseignant, formateur et auteur de nombreux ouvrages d’entomologie. La vallée de la Bièvre, de Guyancourt à Jouy-en-Josas, fut notre terrain de jeux.

    Je me suis exercé lors de cette journée à prendre des photos rapprochées avec mon smartphone. La prise de vues nécessite un peu de dextérité : il faut tenir l’appareil d’une main, bien parallèle au sujet, mettre au point et déclencher avec le doigt de l’autre main sans trembler, tandis que la troisième main tient le brin d’herbe pour empêcher l’insecte de bouger dans le vent… Mais les résultats sont intéressants, avec une assez belle lumière et une bonne profondeur de champ. Les trois photos de cet article ont été prises avec le smartphone.

    Au bord de la rivière, nous avons pu observer quelques odonates, entre deux averses : un Anax, des Sympetrum et de fluets agrions, comme celui sur la photo ci-dessus.

    Larve d’Aeshnidae. dans un bac d’observation © CACP – Gilles Carcassès

    Une pêche au troubleau (grosse épuisette très solide) a permis de remonter la petite faune du fond d’une mare. Cette imposante larve d’odonate, sûrement un Anax, a eu droit à une séance photos de star avant d’être relâchée dans son milieu. Au printemps prochain, elle fera sa sortie de l’eau pour se transformer en adulte. En attendant, elle prend des forces en dévorant de nombreux animaux aquatiques, y compris des larves d’autres libellules d’espèces plus petites.

    Nous avons testé plusieurs jeux d’équipes sur le thème des insectes. Là, j’ai pu mesurer l’étendue de mes lacunes en psychomotricité…. Ce qui m’a le plus intéressé, c’est un jeu tactile très simple, à faire en binôme : ma coéquipière m’avait bandé les yeux et je devais deviner, uniquement au toucher, quel insecte elle plaçait dans ma main.

    Macrothylacia rubi, le bombyx de la ronce © CACP – Gilles Carcassès

    Je vous mentirais si je vous disais que j’avais reconnu la chenille du bombyx de la ronce. Je m’étais arrêté à « grosse larve » et, sans la vue, je l’avais imaginée, du bout des doigts, verte et non poilue ! Je vous recommande cette expérience, c’est très étonnant !

    Inquiète et contrariée de se faire ainsi manipuler, cette chenille s’était roulée fermement en boule, méritant son surnom d’anneau du diable. Je peux attester qu’elle n’est pas urticante.


jeudi 21 septembre 2017

  • La saison des champignons

    Après les épisodes pluvieux de ce mois de septembre, ça y est, la saison des champignons est lancée ! Ne comptez pas sur moi pour vous donner des trucs infaillibles pour reconnaître les champignons comestibles, il n’en existe pas. Seule la connaissance approfondie des espèces permet de sécuriser une cueillette.

    La détermination des champignons fait appel à tous les sens : l’odeur, la consistance, la densité, le toucher et parfois le goût sont des critères essentiels pour distinguer bon nombre d’espèces. L’aspect et la couleur peuvent varier considérablement selon le sol, la région ou l’humidité ambiante. Il faut donc apprendre à reconnaître les espèces dans différentes conditions. La présence de certains arbres ou de plantes particulières à proximité sont aussi des indices importants. Cela est particulièrement vrai pour les champignons mycorhiziens qui entretiennent des relations symbiotiques avec les racines de certains arbres.

    Les mycologues sérieux, bien sûr, vous diront qu’on n’est vraiment certain de la détermination d’une espèce qu’avec l’examen au microscope de l’ornementation des spores et les réactifs chimiques…

    Pour reconnaître les champignons

    En résumé, pour reconnaître les champignons, il faut prendre le temps d’apprendre auprès de spécialistes ou d’amateurs chevronnés. Cela se faisait autrefois par une patiente transmission familiale, cela peut se faire aussi en participant activement à des sorties de sociétés de mycologie.

    Je vous présente quelques-unes de mes trouvailles de ces jours derniers :

    Lepiota acutesquamosa © CACP – Gilles Carcassès

    Tentante, cette lépiote ? Elle est toxique !

    Cortinarius violaceus © CACP – Gilles Carcassès

    Le cortinaire violet : à rejeter sans hésitation car certains cortinaires sont mortels !

    Geastrum sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Un géastre : comme personne, semble-t-il, n’a fait l’expérience d’en manger de grosses quantités, on ne sait pas dans quelles atroces souffrances on meurt, ou s’il est sans danger…

    Ah oui, j’oubliais, de nombreux champignons ont tendance à concentrer les métaux lourds et les éléments radioactifs du sol, et en raison d’intolérances individuelles, certains bons comestibles provoquent des indispositions plus ou moins sévères chez certaines personnes.

    Alors, prudence, prudence !


mercredi 20 septembre 2017

  • Ectophasia, jolie mouche de Grouchy
    Ectophasia crassipennis – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La phasie crassipenne est un membre de la famille des Tachinidae, diptères tachinaires dont les larves parasitent d’autres insectes. Ectophasia crassipennis cible quant à elle les punaises.

    Tachi qui ?

    A noter que le « chi » de Tachinidae et de tachinaire se prononce « ki », comme dans… chalarose, chélidoine ou chorale.

    Cinq œufs de Tachinidae sur une punaise Nezara viridula © CACP – Gilles Carcassès

    Bien chargée, la punaise !

    Au fait, crassipennis, drôle de nom… Du latin « crassus » = gros et de « penna » = l’aile, bien sûr.


mardi 19 septembre 2017

  • Ateliers biodiversité dans nos bibliothèques

    Le réseau des bibliothèques de Cergy-Pontoise vous présente les 4 prochains ateliers consacrés à la biodiversité, à consulter dans cette page.

    Venez découvrir de façon distrayante la vie des petits habitants du sol, la façon de réaliser des hôtels à insectes, les secrets du jardinage écologique et le rôle des insectes au jardin !

    Ces actions d’animation destinées à un public familial font intervenir des associations locales spécialisées et bénéficient du soutien de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.


lundi 18 septembre 2017

  • Des petites bêtes sur mes noisettes – la suite

    Voici d’autres petites bêtes observées sur les fruits de mon noisetier pourpre.

    Larve de gendarme © CACP – Gilles Carcassès

    Celle-ci est une larve de gendarme. Les gendarmes, Pyrrhocoris apterus, affectionnent surtout les fruits des tilleuls et des mauves.

    Bruche © CACP – Gilles Carcassès

    Ce coléoptère rondouillard est une bruche, probablement de l’espèce Bruchus affinis. Ses larves consomment les graines des gesses à larges feuilles qui poussent au pied de mon noisetier.

    Larve de chrysope © CACP – Gilles Carcassès

    Un terrible prédateur inspecte tous les recoins à la recherche de pucerons : c’est la larve d’un chrysope. Avec ses mandibules en crochets, il est bien armé pour la chasse !

    Retrouvez nos articles :

    Qui a peur des gendarmes ?

    Une histoire de bruche

    La vie de la chrysope

    Des petites bêtes sur mes noisettes (épisode 1)


vendredi 15 septembre 2017

  • Deux volucelles au verger de Grouchy

    Les cirses maraîchers en fleurs attirent de nombreux insectes. Au parc du château de Grouchy à Osny, j’ai observé ces deux espèces de volucelles attablées sur la même plante.

    Un abdomen à moitié translucide !

    Volucella pellucens – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La volucelle transparente vit aux dépends des guêpes. Elle s’introduit dans le nid souterrain de la guêpe commune ou de la guêpe germanique en trompant les occupantes avec des phéromones. Sa larve est un ectoparasite du couvain.

    Le faux frelon, et le vrai

    Volucella zonaria – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Avec ses 2,5 centimètres de long, la volucelle zonée est l’une de nos plus grandes mouches. Comme la volucelle transparente, elle pond sur la paroi des nids d’hyménoptères sociaux. Sa ressemblance avec le frelon européen lui est peut-être utile pour parasiter incognito les nids de cette espèce ?

    Vespa crabro, le frelon européen © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    Sur le cirse maraîcher

    Volucelle que vous croyez


jeudi 14 septembre 2017

mercredi 13 septembre 2017

  • Des petites bêtes sur mes noisettes

    En récoltant mes noisettes pourpres, j’ai observé que les involucres très enveloppants de ces fruits offraient de bons abris à plein de petites bêtes. J’ai entrepris de les photographier. Mon rendement de cueilleur de noisettes en a gravement pâti.

    Fruits du noisetier pourpre (Corylus maxima purpurea) © CACP – Gilles Carcassès
    Forficula auricularia © CACP – Gilles Carcassès

    Voici l’impressionnant mais très inoffensif « perce-oreilles ». J’en ai vu très peu cette année.

    Ectobius vinzi juvénile © CACP – Gilles Carcassès

    Ectobius vinzi, une petite blatte de jardin qui devient très commune et rentre parfois dans les maisons, sans faire aucun dégât (il suffit de la remettre dehors). Cet immature est facile à reconnaître avec sa barre blanche transversale.

    Philodromus sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Une araignée crabe arboricole de la famille des Philodromidae.

    Oulema sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Tiens ! Un Oulema, coléoptère ravageur des céréales qui grignote aussi les graminées sauvages.

    Asiraca clavicornis © CACP – Gilles Carcassès

    Un look incroyable celui-ci avec ses antennes en bâton et ses pattes antérieures très élargies ! Asiraca clavicornis est un homoptère Delphacidae.

    Au jeu des noisettes-surprises, on trouve une bien intéressante biodiversité !  J’y retournerai sûrement et vous posterai mes autres découvertes…

    Retrouvez nos articles :

    Ectobius, blattes de jardin

    Les araignées crabes

    Asiraca clavicornis, un Popeye chez les homoptères 


mardi 12 septembre 2017

  • Le séneçon de Mazamet

    Dans la laine des moutons

    Senecio inaequidens – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    C’est à Mazamet à la fin des années trente que le séneçon du Cap est arrivé d’Afrique du Sud dans des ballots de laine, à l’époque de l’industrie textile florissante dans le Sud-Ouest. Les petites graines très légères s’accrochent facilement dans les toisons, mais aussi volent au vent et flottent au fil de l’eau. Aussi la plante s’est rapidement multipliée et disséminée, au point de devenir envahissante et de menacer la biodiversité de certains milieux fragiles. Au catalogue de la flore vasculaire d’Ile-de-France, elle est classée invasive au niveau 3. La plante est vivace sur quelques années, elle résiste assez bien aux incendies, et ses racines libèrent des substances qui inhibent le développement des autres espèces. Un seul pied peut produire 10 000 graines par an ! Comme si cela ne suffisait pas, c’est une plante toxique pour le bétail et fort peu d’insectes la consomment.

    Séneçon du Cap – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Elle gagne du terrain en suivant les voies de communication, on peut la voir coloniser des kilomètres de bords d’autoroute de façon spectaculaire dans certaines régions. Elle est assez commune à Cergy-Pontoise, aux abords des voies ferrées, dans les friches urbaines, elle pousse aussi dans les fissures des trottoirs et au pied des immeubles.

    En dehors de son berceau natal sud-africain, le séneçon du Cap est présent dans beaucoup de pays en Europe, et a été repéré en Amérique du Sud et centrale, en Australie, à Taïwan. En France, on le rencontre surtout dans le Languedoc et la vallée du Rhône, en Ile-de-France et en Alsace.

    Le catalogue de la flore vasculaire d’Ile-de-France par la CBNBP

    Retrouvez dans cet article :

    une autre espèce invasive étonnante arrivée dans une cargaison de laine


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