Nature en ville à Cergy-Pontoise | Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire, ces 365 derniers jours

Espace d’information et d’échange pour les acteurs du territoire



mercredi 17 octobre 2018

  • Merveilleux fusain ailé
    Fusain ailé – boulevard d’Ecancourt à Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    N’est-elle pas étonnante la coloration automnale du fusain ailé ? Cet arbuste caduc parfaitement rustique est originaire du Japon. Il ne dépasse pas deux mètres de haut et est très tolérant quant au sol. Apparemment cette espèce n’est pas sujette aux dégâts des hyponomeutes comme le fusain d’Europe. Les pépiniéristes proposent aussi sa variété ‘Compactus’ au port plus ramassé que le type, adapté pour la cuture en bac.

    Euonymus alatus ‘Compactus’ © CACP – Gilles Carcassès

    Son port est assez raide et divergent, cet arbuste s’étend surtout en largeur. Il faut en tenir compte quand on l’installe au jardin.

    Le fruit du fusain ailé © CACP – Gilles Carcassès

    Les fruits du fusain ailé sont toxiques mais consommés par les oiseaux. On comprend avec cette photo pourquoi ce fusain est dit ailé : ce sont ses tiges qui présentent de fines excroissances liégeuses.

    Le fusain ailé est un très bon arbuste pour une haie mélangée en port libre.

    Retrouvez ces articles sur de bonnes plantes pour des haies libres :

    La viorne lantane

    Le groseiller doré

    La viorne de Bodnant


mardi 16 octobre 2018

  • Villes fleuries du Val d’Oise : Vauréal deux fois citée
    M. Lebrun récompensé © CACP – Gilles Carcassès

    Le 15 octobre 2018, lors de la cérémonie de remise des prix du concours départemental des villes, villages et maisons fleuris du Val d’Oise, Vauréal a été citée deux fois.

    Dans la catégorie « particuliers », M. Patrice Lebrun, de Vauréal, a été récompensé par un prix coup de cœur.

    Patrice Lebrun dans la partie de son jardin installé sur l’espace public – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Le jardin des Belles jardinières est équipé de bacs de culture aux formes originales. Patrice Lebrun, son génial créateur, exhibe ici une partie de la récolte de ses « patates herbivores », pommes de terre cultivées sans travail du sol, sous un abondant paillage de gazon coupé.

    Quant au jardin école de Vauréal, il s’est vu décerner le premier prix dans la catégorie « jardins en partage ».

    Le jardin école de Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Ce jardin école, né de la collaboration de la ville de Vauréal et de la Mission développement durable et biodiversité de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise a pour but de permette à tous ceux qui le souhaitent d’apprendre à jardiner sans pesticides. Des cours gratuits de jardinage y sont régulièrement dispensés. Cette initiative a aussi permis à la ville d’être honorée du Premier prix 2018 dans la catégorie « Jardins responsables » des Trophées paysagistes pour l’environnement.

    Retrouvez notre article sur le jardin école :

    Apprendre par l’échange et l’expérience : le jardin école de Vauréal

    et l’article de 13 comme une :

    Patrice Lebrun, le jardin bonheur


lundi 15 octobre 2018

  • Eriocampa ovata, tenthrède de l’aulne
    Larve blanche sous une feuille d’aulne – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Cet étrange ravageur dévore de bon appétit la feuille d’un aulne sur la berge de l’Oise à Vauréal. Drôle d’allure ! Ses longs « poils » blancs sont friables et de consistance cireuse. Cela me rappelle les larves du psylle de l’aulne qui se cachent aussi sous des boucles de cire.

    Eriocampa ovata – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    A la forme de sa tête, je reconnais une larve de tenthrède. Elle présente au sommet de sa capsule céphalique une petite tache noire qui ne s’étend pas jusqu’aux ocelles, cela permet d’identifier Eriocampa ovata, une espèce peu observée en Ile-de-France. Je l’avais déjà croisée une fois, dans le parc du château de Menucourt.

    Retrouvez un article sur autre larve blanche de tenthrède :

    Blanche et plissée

    Source :

    Clé des tenthrèdes de l’aulne par H. Chevin (OPIE – 1984)


vendredi 12 octobre 2018

  • Vauréal lance un atlas de biodiversité participatif !

    Le site internet de Vauréal a fait l’objet d’une refonte cet été, et que voit-on à la une ? Un onglet nature en ville ! Je vous invite à visiter cette rubrique.

    Vous y trouvez des reportages, l’agenda des prochains évènements nature, la carte des parcs et jardins de la ville, la présentation de la Maison de la nature, les engagements de la ville en matière de gestion différenciée. Notre blog est en bonne place dans la page consacré aux ressources nature !

    Grosse nouveauté, le site intègre un atlas de biodiversité participatif. Chacun peut y contribuer en créant un compte et en saisissant ses observations (lieu précis, date, photo, nom de l’espèce). Je m’y suis inscrit. Toutes les observations sont validées par des experts. En route pour la construction de l’atlas de la faune et de la flore de Vauréal !

    Lysimachia arvensis, le mouron rouge – rue des prés à Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez les premières observations publiées sur l’atlas de biodiversité de Vauréal :

    La bernache du Canada

    Le mouron rouge

    Le brun du pélargonium

    La tenthrède zigzag de l’orme


jeudi 11 octobre 2018

  • Les petites bêtes de la mare

    Au collège Gérard Philipe de Cergy, une mare a été réalisée au printemps 2018 avec le soutien du conseil départemental du Val d’Oise. Elle est déjà grouillante de vie ! Nicolas Louineau, professeur de SVT, m’a aidé à capturer quelques petites bêtes aux fins d’identification.

    La mare du collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les notonectes, ou abeilles d’eau, nagent le ventre en l’air. Elles se nourrissent de proies aquatiques ou d’insectes tombés dans l’eau, qu’elles piquent avec leur rostre puissant.

    Notonecta viridis – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Lorsqu’elle vient en surface faire le plein d’air pour respirer sous l’eau, seule l’extrémité de l’abdomen est en contact avec l’atmosphère. L’air emmagasiné tapisse la surface de son corps, lui donnant des reflets argentés. Ses grands yeux lui permettent de surveiller ce qu’il se passe au-dessus et en-dessous d’elle.

    Notonecta viridis, face dorsale © CACP – Gilles Carcassès

    Pour déterminer les notonectes, il faut observer la face dorsale. Il est recommandé de les manipuler avec précaution pour ne pas se faire piquer par le rostre, car c’est assez douloureux ! L’angle aigu du pronotum au coin de l’œil permet ici d’identifier Notonecta viridis.

    Acilius sulcatus – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cet Acilius, de la famille des Dytiscidae, rame vigoureusement sous l’eau à l’aide de ses longues pattes ciliées. A l’inverse des notonectes, il nage sur le ventre. C’est un prédateur de nombreux animaux aquatiques.

    Acilius sulcatus, face ventrale © CACP – Gilles Carcassès

    Pour déterminer les Acilius, il faut observer la face ventrale. Les fémurs postérieurs à moitié noirs et la coloration ventrale globalement très sombre indiquent l’espèce Acilius sulcatus. L’insertion des pattes postérieures dans cette famille de coléoptères aquatiques est étonnamment très décalée vers l’arrière. L’insecte est très bien adapté pour la nage, il vole aussi sur de bonnes distances, mais s’est un marcheur très maladroit ! Ici il s’agit d’une femelle, car le mâle est équipé de ventouses sur ses pattes antérieures qui lui permettent de saisir commodément sa partenaire pendant l’accouplement.

    Nymphe d’Acilius ? © CACP – Gilles Carcassès

    Sur la berge à fleur d’eau nous avons trouvé des cocons de terre cachés sous des feuilles en décomposition. A l’intérieur d’un cocon, une nymphe attend la mue qui la transformera en adulte. Il s’agit probablement d’une nymphe d’Acilius.

    Corixidae – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette petite punaise aquatique finement barrée nage aussi sur le ventre. Elle navigue entre deux eaux et se pose sur le fond. Il s’agit d’une espèce de la famille des Corixidae. Ce sont des prédateurs de la petite faune aquatique comme les larves de moustiques.

    Ponte de gastéropode aquatique – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les feuilles d’arbres tombées dans l’eau servent de support aux pontes des gastéropodes aquatiques.

    Sympetrum striolatum mâle – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les Sympetrum striolatum étaient en ponte en tandem au-dessus de la mare. Les femelles ont déposé dans l’eau des centaines d’œufs. Cela nous promet de belles observations de leurs larves l’an prochain. Une aeschne bleue mâle est passée aussi mais ne s’est pas posée.

    Helophilus pendulus – collège Gérard Philipe à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    L’hélophile suspendu est un bien joli syrphe, commun dans les zones humides. On voit ici la bande médiane noire qui orne sa face. Les larves de cette espèce vivent dans la vase et les eaux boueuses des berges.

    Sources :

    SOHIER Sandra, COROLLA Jean-Pierre in : DORIS, 08/08/2016 : Acilius sp.

    Clé des hétéroptères aquatiques, par Raymond Poisson in : Faune de France (1957)

    Retrouvez nos articles :

    La mouche Nestor

    Les Sympetrum striolatum du parc François-Mitterrand

    A la mare de la Maison des Russes

    L’abeille d’eau

    Une aeschne bleue au parc du château de Grouchy


mercredi 10 octobre 2018

  • Port libre !
    Erables (Acer x freemanii ‘Autumn Blaze’), avenue des Bruzacques à Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    A ne pas manquer en ce mois d’octobre, la superbe coloration des jeunes érables de l’avenue des Bruzacques à Jouy-le-Moutier, plantés en 2014. Si l’on faisait le concours de la plus belle avenue de Cergy-Pontoise, elle serait assurément dans le top cinq !

    doubles rangées d’arbres en taille régulière © Ville de Jouy-le-Moutier

    Avant la rénovation de cette voie, les arbres en double rangée étaient taillés très régulièrement, engendrant un coût de gestion important. Je me rappelle la réunion de concertation, à la médiathèque, à laquelle j’avais été convié. Elle avait permis d’échanger avec les habitants et de présenter les avantages de cette replantation avec des arbres certes moins nombreux mais dont le port libre allait permettre une réduction des nuisances pour les riverains, globalement un plus grand volume de frondaisons et un impact spectaculaire dans le paysage.

    Avenue des Bruzacques, les feuilles dans leur splendeur automnale brillent au soleil © CACP – Gilles Carcassès

mardi 9 octobre 2018

  • Une leçon de nature au lycée de l’Hautil

    Vendredi 5 octobre 2018, 14 heures

    Ma mission : intéresser un groupe de lycéens à la nature et à la photographie. Après quelques conseils de cadrage et de composition donnés en salle, nous voilà partis à la recherche de sujets d’inspiration.

    Galle du chêne (Andricus quercuscalicis) © Cécile Kébir

    Ces belles galles de chêne, peut-être ? (Mais où vont-ils comme ça ?)

    La trace de la tenthrède zigzag a plus de succès. On essaie les smartphones sur ce sujet. Le contrejour donne des résultats jugés « classe ».

    Sur une feuille d’orme, la trace de la tenthrède zigzag © CACP – Gilles Carcassès

    Les bédégars sur les églantiers mettent en évidence les difficultés de mise au point d’un sujet plus en volume.  Mais que cette matière végétale est fascinante !

    Galle de Diplolepis rosae, ou bédégar © CACP – Gilles Carcassès

    Devant l’incrédulité générale, démonstration est faite que cette plante aux ombelles sèches est bien une carotte sauvage : l’arrachage collectif, digne de la légende d’Excalibur, a permis de vérifier que la grosse racine allongée sent bien la carotte !

    Fruits de la carotte © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez notre article :

    La préparation de la sortie nature

    Cœur de carotte

    La tenthrède zigzag de l’orme

    Galles du chêne : quelques Andricus


lundi 8 octobre 2018

  • Camouflages

    Merci à ceux qui ont essayé de résoudre l’énigme d’octobre 2018. Changeons d’angle de vision et le mystère s’éclaircit.

    Larve de casside – parc du château de Grouchy © CACP – Gilles Carcassès

    Cette petite bête très épineuse est la larve d’une casside, coléoptère de la famille des Chrysomelidae. Pour se camoufler et se protéger des prédateurs, elle entasse ses excréments sur son dos.

    D’autres espèces adoptent des stratégies de camouflages assez proches :

    Larve de Dichohrysa – parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Cette larve de chrysope du genre Dichochrysa entasse sur son dos les dépouilles de ses proies ! On voit en bas à droite sur cette photo ses terribles mandibules en forme de crochets.

    Chenille de Thyatira batis (Drepanidae) – Neuville-sur-Oise © Gilles Carcassès

    Quand à cette larve, c’est la chenille d’un papillon de nuit, Thyatira batis. Sa ressemblance avec une crotte d’oiseau est le fait de ses motifs et de la posture qu’elle prend le jour lorsqu’elle elle est au repos.

    Dans cet article, découvrez le portrait d’une casside adulte :

    Cassida, un ovni chez les coléoptères


vendredi 5 octobre 2018

  • La photo mystère d’octobre 2018
    Vu au parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Cette chose peu appétissante aurait pu être une crotte de chauve-souris, ou celle d’une grosse chenille. Mais ça bouge ! Alors qu’est-ce donc?

    Rendez-vous lundi pour lever le voile !


  • La photo mystère d’octobre 2018
    Vu au parc du château de Grouchy à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Cette chose peu appétissante aurait pu être une crotte de chauve-souris, ou celle d’une grosse chenille. Mais ça bouge ! Alors qu’est-ce donc?

    Rendez-vous lundi pour lever le voile !


jeudi 4 octobre 2018

  • Pissenlit
    Devant la CAF de Cergy (quartier Grand centre) © CACP – Gilles Carcassès

    Le pissenlit, symbole de la résilience de la nature ?

    Cette plante vivace, l’une des plus communes de notre région, surgit là où l’on ne l’attend pas, se contente de peu, fleurit généreusement toute l’année et disperse ses semences au moindre souffle de vent.

    Capitule de pissenlit © CACP – Gilles Carcassès

    Chaque graine insérée sur le capitule est prolongée par une aigrette qui permet le transport par le vent, quelques fois sur plusieurs kilomètres. Remarquez les petites épines orientées vers le haut qui empêcheront la graine de ressortir du sol, une fois insérée dans une fissure.

    Coccinelle sur un pissenlit en fleurs © CACP – Gilles Carcassès

    Les fleurs de pissenlit sont généreuses pour de nombreux insectes qui viennent s’y nourrir. Les abeilles, les fourmis et les coléoptères, comme cette coccinelle à sept points, les fréquentent souvent. Ces fleurs sont comestibles : on en fait de bonnes gelées. Et les jeunes feuilles blanchies dans les taupinières font la meilleure des salades sauvages du printemps.

    Un indicateur de gestion des pelouses

    Floraison de pissenlits et de pâquerettes – Promenade des deux bois à Cergy (fin avril 2013) © CACP – Gilles Carcassès

    Les pissenlits prolifèrent quand la pelouse est tondue trop courte et trop souvent. A 6,5 cm de hauteur de coupe, on peut avoir 1% de pissenlit, et à 3,5 cm seulement on peut s’attendre à 50 % de pissenlits !

    Le pissenlit inspire aussi les artistes !

    Plafond de pissenlits © Magali Laffond

    Ce plafond exposé au Domaine de Chaumont-sur-Loire est l’œuvre poétique de Duy Anh Nhan Duc, un artiste né à Saigon en 1983, réalisée avec de véritables pissenlits cueillis un à un à la main !

    Tableau de pissenlits © Magali Laffond

    Là c’est un tableau mural, du même artiste.

    Sources :

    Pissenlit dent de lion, la star, par Sauvages du Poitou

    L’entretien écologique des pelouses, par la Mission eau Alsace


mercredi 3 octobre 2018

  • Derrière le lycée de l’Hautil, à Jouy-le-Moutier

    J’ai un cours de photographie nature à préparer pour des lycéens, aussi j’ai fait un repérage de sujets à proximité de leur établissement.

    Les carottes sauvages commencent à perdre leurs graines et dressent vers le ciel leurs ombelles dégarnies.

    Daucus carotta, la carotte sauvage – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Rien de tel qu’un gros lierre en fleurs sur le tronc d’un viel arbre pour observer les insectes :

    Vespa crabro, le frelon européen – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès
    Colletes hederae, la collète du lierre – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Sur les feuilles des ormes, on peut aussi faire de belles découvertes :

    Le fantôme de la tenthrède zigzag -Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    La tenthrède zigzag

    La collète du lierre

    La carotte sauvage

    Le frelon européen


mardi 2 octobre 2018

  • Galles du chêne : quelques Andricus

    Andricus est un genre d’hyménoptère Cynipidae qui forme des galles sur différentes parties des chênes : feuilles, branches, chatons, racines ou fruits. Chaque espèce est responsable de galles aux formes particulières. Les larves de ces insectes se développent à l’intérieur de ces galles.

    Il existerait plus d’une centaine d’espèces d’hyménoptères Cynipidae gallicoles inféodées aux chênes, dont au moins une douzaine d’espèces du genre Andricus. Voici les galles de quatre espèces du genre Andricus que j’ai trouvées en Ile-de-France :

    Andricus fecundatrix – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Andricus fecundatrix déforme les bourgeons.

    Andricus quercuscalicis – aux Grands jardins à Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    Andricus quercuscalicis s’en prend aux cupules et aux glands.

    Andricus kollari – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Les galles d’Andricus kollari sont situées sur les rameaux. Le trou de sortie de l’insecte adulte est bien visible sur l’une de ces galles.

    Andricus grossulariae – Paris, bois de Vincennes © CACP – Gilles Carcassès

    Andricus grossulariae, plus rarement observé en Ile-de-France, déforme les cupules.

    Retrouvez d’autres articles sur les galles des chênes :

    Carnet de galle

    Galle de Neuroterus anthracinus

    Source :

    Les galles du chêne, par André Lequet


lundi 1er octobre 2018

  • Plantes invasives en Ile-de-France


    Le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien a mis en ligne le 18 septembre 2018 un nouveau document de synthèse sur les plantes invasives.

    Cette liste hiérarchisée distingue 25 invasives avérées, dont 5 émergentes. 17 espèces sont sur une liste d’observation et 18, reconnues invasives dans d’autres régions, sont en liste d’alerte. Les espèces en liste d’observation ont un niveau d’impact moyen ou une faible capacité de dispersion.

    5 invasives émergentes

    • la crassule de Hems
    • l’hydrocotyle fausse-renoncule
    • les jussies invasives
    • le myriophylle aquatique
    • le rhododendron des parcs

    Ces espèces émergentes sont présentées à la fin du document en téléchargement.

    20 invasives implantées

    • l’érable negundo
    • l’azolla fausse-fougère
    • l’ailanthe glanduleux
    • l’élodée du canada
    • l’élodée à feuilles étroites
    • le sainfoin d’Espagne
    • la berce du Caucase
    • la balsamine de l’Himalaya
    • le cytise
    • la lentille d’eau minuscule
    • la vigne-vierge commune
    • le griottier
    • le cerisier tardif
    • les renouées invasives
    • le robinier
    • le solidage du Canada
    • le solidage glabre
    • les asters invasifs
    • le lilas

    Une liste d’observation

    On y trouve le buddleia, l’érigéron du Canada, le séneçon du Cap…

    Une liste d’alerte

    On y trouve l’asclépiade de Syrie, l’herbe de la pampa, le cotonéaster horizontal…

    Retrouvez un autre article sur les plantes invasives :

    Plantes exotiques envahissantes : où trouver les bonnes informations ?

    et dans nos articles les portraits de quelques-unes de ces plantes invasives :

    L’asclépiade

    Le séneçon du Cap

    les balsamines invasives

    la berce du Caucase

    le sainfoin d’Espagne

    l’ailanthe

    l’azolla

    la jussie


vendredi 28 septembre 2018

jeudi 27 septembre 2018

  • La teigne de la scutellaire

    En longeant les berges de l’étang du parc du château de Grouchy, j’ai trouvé sur une branche basse de robinier ce curieux papillon, tout petit et finement pointillé de blanc.

    Choreutidae © CACP – Gilles Carcassès

    Sa silhouette particulière m’indique sa famille : les Choreutidae, représentée en France par 11 espèces seulement, dont deux ravageurs au jardin, la teigne des feuilles du pommier (Choreutis pariana) et la teigne du figuier (Choreutis nemorana). Dans cette famille, les chenilles consomment le parenchyme de la face supérieure des feuilles en se protégeant d’un réseau de fils de soies.

    Prochoreutis sehestediana ? Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les motifs des ailes permettent en théorie de distinguer les espèces de ces microlépidoptères mais les critères ne sont pas toujours clairs et les spécialistes ne courent pas les rues pour les préciser. Après quelques recherches, je pense raisonnablement qu’il s’agit de Prochoreutis sehestediana, dont la chenille se nourrit des feuilles des scutellaires.

    Scutellaria galericulata © CACP – Gilles Carcassès

    Et justement, cette jolie plante fleurie au bord de l’étang, à quelques mètres, c’est une scutellaire ! Scutellaria galericulata, la scutellaire en casque, est assez commune en Ile-de-France dans les milieux humides. C’est une Lamiaceae vivace qui peut atteindre un mètre de haut.

    Retrouvez dans cet article un autre hôte de la scutellaire :

    Belle découverte sur une scutellaire


mercredi 26 septembre 2018

  • Vergerettes
    Erigeron sp. – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La reine des caniveaux !

    Les vergerettes se contentent de peu mais poussent fort !

    Il existe plusieurs espèces forts ressemblantes d’Erigeron, à l’écologie semblable. La première arrivée est Erigeron canadensis. Cette plante annuelle très commune en Ile-de-France et originaire d’Amérique du Nord a été introduite en France vers 1650. Elle se plait dans les endroits chauds et secs et peut se développer dans le moindre interstice.

    Erigeron sumatrensis, originaire d’Amérique du Sud, est d’introduction plus récente, et est très présente également en Ile-de-France. Elle se distingue de la précédente par des détails très subtils (trop) en particulier la pilosité des feuilles qui serait légèrement différente.

    Très fréquentes en ville, ces vergerettes sont aussi des adventices communes des champs, des vignes et des vergers, et sont parfois résistantes au glyphosate. Elles ont un comportement de plantes pionnières et colonisent souvent les jachères et les friches.

    Vergerettes – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    L’agriculteur a cessé de cultiver ce champ à Neuville-sur-Oise, en raison d’un projet d’urbanisation. Quelques mois ont suffi pour que les vergerettes s’installent et dominent la végétation.

    La vergerette du Canada est un hôte secondaire de plusieurs punaises de la famille des Miridae préjudiciables aux cultures, notamment la capside de la luzerne Lygus rugulipennis, et en Amérique du Nord la punaise terne Lygus lineolaris qui occasionne des dégâts aux cultures fruitières et maraichères.

    Sources :

    La vergerette du Canada, par Ephytia (INRA)

    La vergerette du Canada, par le Conservatoire botanique national de Brest

    La vergerette de Sumatra, par le groupe de travail IBMA

    Vergerette du Canada, par IRIIS (Québec)

    Flore des friches urbaines, par Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton


mardi 25 septembre 2018

  • Les coccinelles jaunes à points noirs

    Si vous rencontrez une coccinelle jaune à points noirs, sachez qu’il en existe en fait plusieurs espèces, aux mœurs très différentes. Voici de quoi les différencier :

    Psyllobora vigintiduopunctata, la coccinelle à 22 points – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La plus voyante des coccinelles jaunes à points noirs est de petite taille, ses taches noires sont bien régulières et le fond de ses élytres est d’un jaune franc très lumineux. Psyllobora vigintiduopunctata, la coccinelle à 22 points, se nourrit de champignons microscopiques qui poussent à la surface des feuilles.

    Propylea quatuordecimpunctata, la coccinelle à damier © Gilles Carcassès

    La coccinelle à damier présente des taches plus ou moins carrées et confluentes si bien que souvent on ne saurait dire si elle est jaune à points noirs ou noire à points jaunes. Propylea quatuordecimpunctata est une grande prédatrice de pucerons sur toutes sortes de plantes et, en tant que telle, une bonne auxiliaire au jardin.

    Anisosticta novemdecimpunctata © CACP – Gilles Carcassès

    De forme plus allongée, voici la coccinelle des roseaux. On la rencontre dans les marais, sur les massettes notamment qui hébergent souvent des colonies de pucerons. Anisosticta novemdecimpunctata est en effet une carnivore. Elle est souvent rouge ou orange.  Cet individu atypique, au fond jaune pâle, m’a fait chercher un moment !

    Tytthapsis sedecimpunctata, la coccinelle à seize points – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Une coccinelle de petite taille avec une suture noire bien marquée, voici la coccinelle à seize points, Tytthaspis sedecimpunctata, au fond jaune plus ou moins pâle. Elle se nourrit de pollen et de champignons microscopiques.

    Quelques autres espèces de coccinelles ordinairement orange, roses ou rouges sont parfois jaunes. C’est le cas par exemple de la coccinelle asiatique, Harmonia axyridis.

    Harmonia axyridis, formes jaunes à points noirs – Cergy © Gilles Carcassès

    Retrouvez notre article :

    Les coccinelles à points blancs


lundi 24 septembre 2018

  • Le Jardin des possibles

    Dans le parc de l’abbaye de Maubuisson, la perspective du bassin est vraiment magnifique. L’endroit est idéal pour observer la colonie de perruches à collier qui niche dans les cavités des branches des grands platanes.

    Les grands platanes et le bassin – abbaye de Maubuisson © CACP – Gilles Carcassès

    A quelques mètres de là, vous découvrirez le Jardin des possibles, un espace potager et sensoriel conçu et animé par Laure et Stéphanie, les fondatrices de l’entreprise solidaire Terr’Happy, spécialiste du jardin thérapeutique.

    Ce jardin pédagogique intergénérationnel qui s’inspire des principes de la permaculture est soutenu par le conseil départemental du Val d’Oise. Le Jardin des Possibles est spécialement dédié aux seniors. Il leur permet de découvrir ou de redécouvrir le jardinage et d’y rencontrer d’autres publics, notamment des enfants et des personnes handicapées.

    Le Jardin des possibles – Saint-Ouen l’Aumône © CACP – Gilles Carcassès

    Tous les mardis matin, mardis après-midi et mercredis après-midi, du 15 mai au 30 octobre, les ateliers de jardinage accueillent des groupes de jardiniers de tous âges (contact : jdpmaubuisson@gmail.com).

    Jardin des possibles – parc de l’abbaye de Maubuisson © CACP – Gilles Carcassès
    Haricots d’Espagne © CACP – Gilles Carcassès

    Au Jardin des possibles, on cultive toutes sortes de légumes, des plus classiques aux plus rares, et une belle diversité de plantes aromatiques.

    Retrouvez un autre article sur le parc de l’abbaye de Maubuisson :

    Maubuisson : 100 moutons font le mur !

    et aussi des informations sur les perruches à collier :

    L’invasion de la perruche à collier


vendredi 21 septembre 2018

  • La linaire commune
    Linaria vulgaris, la linaire commune – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    La linaire commune apprécie les situations chaudes et les sols maigres. On la trouve fréquemment dans les friches urbaines, sur les talus, les ballasts des voies ferrées, les bords de chemins. Celle-ci s’est installée dans une fissure de la passerelle d’accès à l’Université de Cergy-Pontoise (site des Chênes).

    La pollinisation de cette plante est assurée par les bourdons qui ont la force d’écarter les deux lèvres de la fleur pour accéder au nectar stocké dans l’éperon.

    La linaire commune est la plante hôte de Calophasia lunata, appelée la linariette. Ce papillon appartient à la famille des Noctuidae, comme les cucullies dont les chenilles ressemblent beaucoup à celle de la linariette.

    Calophasia lunata, la linariette vue sur une linaire pourpre dans un jardin à Aulnay-sous-bois © CACP – Gilles Carcassès

    La linaire commune est considérée comme invasive au Canada. La linariette y a été introduite avec succès comme moyen de biocontrôle.

    Retrouvez nos articles :

    Jardin magique

    Les cucullies

    Sources :

    Flore des friches urbaines, par Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton

    Linaire commune, par Yukon Invasice Species Council

    Calophasia lunula par Lépidoptéristes de France


jeudi 20 septembre 2018

  • Une mante au Grand centre ?
    Rue de la gare à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les services de l’agglomération ont installé ces plantes grimpantes rue de la gare, créant un petit oasis de verdure fréquenté par de nombreux insectes et des araignées.

    Sous la grille de ventilation © CACP – Gilles Carcassès

    Ma curiosité m’a fait lever le nez vers les grilles de ventilation de l’immeuble de la CAF qui est juste au-dessus sur la dalle. Qu’est-ce que c’est que cet amas étrange collé sur le métal ?

    Oothèque de mante religieuse © CACP – Gilles Carcassès

    Avec le zoom de mon appareil photo, je peux détailler la chose : c’est une oothèque de mante religieuse ! Une femelle a déposé 200 à 300 œufs dans une gangue qui en séchant devient cette structure protectrice alvéolée.

    Mantis religiosa, la mante religieuse – Menucourt © Gilles Carcassès

    J’ai cherché la mante dans les feuillages, mais je ne l’ai pas trouvée. Apparemment, l’espèce n’est pas rare dans le secteur, on m’en a à plusieurs reprises rapporté la découverte dans des résidences de Cergy et de Pontoise. Il lui faut tout de même de la végétation pour s’installer car c’est une prédatrice d’insectes, notamment de sauterelles et de papillons.

    Si l’oothèque ne fait pas le régal des oiseaux, et si des parasitoïdes n’ont pas pondu dedans, peut-être assisterons-nous en juin prochain à la naissance de jeunes mantes ?

    Retrouvez notre article :

    Une mante religieuse à Menucourt

    Sources :

    La mante religieuse – Jardiner Autrement

    La mante religieuse, par André Lequet


mercredi 19 septembre 2018

  • Robert-le-Diable

    Un papillon très facile à reconnaître

    Polygonia c-album, le Robert-le-Diable © CACP – Gilles Carcassès

    Le Robert-le-Diable est un papillon commun facile à observer en lisière forestière. La forme découpée des ailes est tout à fait caractéristique.

    Robert-le-Diable © CACP – Gilles Carcassès

    Mais pourquoi Robert-le-Diable ?

    Peut-être ce papillon évoque-t-il par son aspect les flammes de l’enfer ? Ou bien le profil de la tête d’un Robert historique ? Bien malin celui qui connaît la véritable origine de ce nom !

    Polygonia c-album – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Le revers de son aile postérieure est marqué en blanc de la lettre c, d’où son nom d’espèce en latin « c-album ».

    La chenille du Robert-le-Diable sur l’ortie dioïque © CACP – Gilles Carcassès

    Et sa chenille ?

    La chenille du Robert-le-Diable est tout aussi caractéristique que le papillon : elle est marquée d’une grande tache blanche sur le dos. Sa plante-hôte préférée est l’ortie, mais on la rencontre aussi sur le houblon et sur les feuilles de ligneux comme le noisetier, l’orme ou les saules.

    Ce papillon hiberne à l’état adulte et on peut le rencontrer dès les premières belles journées de mars. Il a deux générations par an. En automne, on peut voir la deuxième génération se préparer à l’hivernage en se gorgeant de sucre sur les fruits tombés au sol dans les vergers.

    Retrouvez un autre article sur ce papillon :

    Bouh, fais moi peur !

    Sources :

    Polygonia c-album dans l’Atlas des papillons de jour et des zygènes d’Ile-de-France

    Le Robert-le-Diable par André Lequet


mardi 18 septembre 2018

  • Le chiendent pied-de-poule
    Cynodon dactylon – Neuville-sur-Oise © CACP – Gilles Carcassès

    Cette belle végétation de pied d’arbre vue près de l’université à Neuville-sur-Oise n’a pas été installée par un paysagiste. Il s’agit d’une adventice des champs arrivée là sans doute en même temps que la terre de la fosse de plantation. Le Cynodon dactylon, ou chiendent pied-de-poule, s’étend facilement grâce à ses rhizomes puissants. Il est capable en bonnes conditions de couvrir un mètre carré en moins d’un an. Les fragments de rhizomes régénèrent très facilement la plante, c’est pourquoi le travail du sol par fraisage multiplie ce chiendent au lieu de le détruire.

    Floraison du chiendent pied-de-poule – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Cynodon dactylon se dissémine aussi par semis. Cette plante fleurit même en période de canicule. On voit ci-dessus les étamines mauves de ses fleurs.

    Rhizomes de Cynodon dactylon – rue de la gare à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Gare aux rhizomes !

    Les jardiniers n’aiment pas beaucoup le chiendent pied-de-poule : ils doivent souvent extirper ses rhizomes pour limiter son envahissement dans leurs massifs. On trouve pourtant dans le commerce des variétés de Cynodon utiles pour la décoration des jardins secs ou pour constituer des gazons assez grossiers mais très résistants à la sécheresse et au piétinement.

    La floraison singulière de Cynodon x ‘Des Bermudes’, en présentation dans les parcelles d’essai de l’école Du Breuil à Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez dans cet article une autre histoire de pied de poule :

    Deux artistes en résidence

    et d’autres portraits de graminée :

    Sang de cailloux

    Le dactyle aggloméré

    La graminée qui se moque de la sècheresse

    Miscanthus, beauté d’automne

    Source :

    Flore des friches urbaines d’Audrey Muratet, Myr Muratet et Marie Pellaton


lundi 17 septembre 2018

  • La coccinelle à 16 points
    Tytthaspis sedecimpunctata, la coccinelle à seize points – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Encore une espèce de coccinelle à ajouter à ma collection (de photos) !

    C’est la coccinelle à seize points, soit huit par élytre, dont quatre fusionnés près du bord externe. Elle est facile à reconnaître avec sa grosse ligne noire à la jonction des deux élytres. Celle-ci avait un fond couleur ivoire, mais il est souvent jaune ou beige rosé. Cette coccinelle n’est pas spécialisée dans la chasse aux pucerons, elle se nourrit principalement de nectar et de pollen, ainsi que de spores de moisissures qui poussent à la surface des feuilles ou au sol. A l’occasion, elle peut consommer aussi des thrips, des acariens et des pucerons. Elle est commune et présente un peu partout en France, mais sa petite taille la rend discrète.

    Un rond-point géré en pâturage à Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Cette coccinelle broutait les étamines d’une fleur d’alysson blanc dans les espaces verts du rond-point de la Croix Saint-Jacques, ceux-là même qui sont maintenant gérés en pâturage avec les brebis de la Ferme d’Ecancourt.

    Source :

    Tytthaspis sedecimpunctata, une toute petite coccinelle, par Le jardin de Lucie

    Retrouvez dans cet article une autre coccinelle à seize points :

    Les coccinelles à points blancs


vendredi 14 septembre 2018

  • Fleurissement 2018 : mes coups de cœur parisiens

    Comme chaque année, je prends beaucoup de plaisir à visiter les parcs et squares parisiens sélectionnés pour le concours de décoration florale de la ville de Paris. Le cru 2018 est particulièrement intéressant ! Je vous livre mes coups de cœur :

    Promenade Peireire – Paris 17 © CACP – Gilles Carcassès

    Les jardiniers de la Promenade Peireire nous offrent un massif à visiter de l’intérieur en empruntant un dédale de sentiers engazonnés. La composition très réussie s’appuie sur un contraste classique de deux couleurs complémentaires, le jaune et le violet, réhaussé ici de touches de blanc et d’un soupçon d’orange. Le massif est bordé d’une bande fleurie semée où dominent les zinnias à grandes fleurs en mélange de couleurs. Le visiteur a la surprise de découvrir un petit bassin caché parmi les fleurs :

    Promenade Peireire – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Au parc Monceau, c’est une évocation de bassin qui m’a séduit par sa douceur.

    Fleurissement au Parc Monceau © CACP – Gilles Carcassès

    Des graminées et des cypéracées variées, accompagnées d’autres plantes au feuillage gris ou bleuté, forment une scène subtile que des Sanvitalia viennent délicatement ponctuer d’or.

    Le parc floral de Paris, vitrine du savoir-faire horticole parisien propose toujours un fleurissement spectaculaire.

    Silybum et Dichondra – Parc floral de Paris © CACP – Gilles Carcassès
    Enormes fleurs de scabieuse – Parc floral de Paris © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai beaucoup aimé cette installation dans le square Cardinal Petit de Julleville : une araignée, entièrement construite par les jardiniers avec des éléments de taille d’arbustes, semble aux aguets au milieu de sa toile en fils de Dichondra.

    Square Cardinal Petit de Julleville – Paris 17 © CACP – Gilles Carcassès

    Les jardiniers m’ont dit que c’est une épeire diadème, une espèce fréquente dans les jardins. Sa rondeur et son étrangeté me rappellent la Dormenron du jardin des plantes de Nantes.

    Leur composition florale en noir et blanc complète la structure avec une belle élégance et donne à voir une multitude de détails intéressants.

    Massif en noir et blanc © CACP – Gilles Carcassès

    Graminées et Chloropytum aux tiges retombantes prennent le relais de l’évocation de l’araignée, à plus petite échelle. Et ces Hemigraphis qui dessinent des taches d’un noir profond au cœur des feuillages duveteux des séneçons, ne seraient-ils pas les diamants noirs du diadème de l’araignée ?


jeudi 13 septembre 2018

mercredi 12 septembre 2018

  • L’alysson blanc
    Berteroa incana – Jouy-le-Moutier © CACP – Gilles Carcassès

    Au rond-point de la Croix Saint-Jacques à Jouy-le-Moutier, une floraison blanche a attiré mon regard. C’est celle de l’alysson blanc, une plante de la famille des Brassicaceae.

    Floraison de l’alysson blanc © CACP – Gilles Carcassès

    Les quatre pétales de ses fleurs sont profondément découpés, comme c’est le cas chez la drave printanière. La plante est très velue, ce qui lui donne un aspect blanchâtre.

    L’alysson blanc est originaire d’Europe centrale et serait arrivé en France au XVIème siècle. C’est pourquoi on le considère comme une plante naturalisée. En Ile-de-France, il croît dans des terrains sableux ou caillouteux comme des ballasts ou des bords des routes, et on le rencontre pour l’essentiel dans la vallée de l’Oise et dans la vallée de la Seine en aval de Paris.

    Retrouvez un article sur une autre Brassicaceae des bords de routes :

    La fleurette et le camionneur

    Source :

    Berteroa incana par le GT-IBMA


mardi 11 septembre 2018

  • Gestion écologique des espaces verts : retour sur la rencontre technique 2018

    Cette année, c’était le Parc naturel régional Oise – Pays de France qui organisait la rencontre technique sur la gestion écologique des espaces verts. Une vingtaine de personnes venues de collectivités de l’agglomération de Cergy-Pontoise et des PNR Oise – Pays de France et du Vexin français se sont retrouvées à Senlis, accueillies par le service des Espaces verts. Cette ville labellisée 3 fleurs est réputée pour son fleurissement faisant une large part aux plantes vivaces. Cette journée très instructive s’est poursuivie à Crépy-en-Valois par une visite de divers aménagements particulièrement convaincants en matière de gestion des eaux pluviales.

    Découvrez notre reportage :

    Cliquez sur l’image pour ouvrir le document

    Retrouvez notre reportage sur la journée 2017 :

    Retour sur la rencontre technique à Vauréal le 28 septembre 2017


lundi 10 septembre 2018

  • La ponte du Flambé

    Bravo à Thierry qui a trouvé la bonne réponse à la photo mystère de septembre 2018. C’était bien un œuf de papillon ! La plante-hôte donne une bonne indication sur l’espèce : quelle chenille consomme le cerisier de Sainte-Lucie (et aussi le prunellier et l’aubépine) ? C’est celle du Flambé !

    L’œuf du Flambé (Iphiclides podalirius) sur une feuille de Prunus mahaleb © CACP – Gilles Carcassès

    Le Flambé butine les fleurs de la prairie : cirses, trèfles, luzernes, lotiers, origan, scabieuses… Au jardin, il vient souvent sur les lavandes et les buddleias.

    Flambé – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé un autre œuf de Flambé sur le même arbre, mais, trop tard, il est vide (cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir) ! Peut-être que la chenille est déjà sortie ? Ou bien faut-il voir là la trace du passage d’un parasitoïde ou d’un prédateur ?

    Un œuf de Flambé ouvert © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez notre article :

    Un papillon protégé observé au parc du château de Grouchy

    Source :

    Le Flambé par André Lequet


vendredi 7 septembre 2018

  • La photo mystère de septembre 2018
    Sur les crêtes de La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Mathilde, notre stagiaire, a vu quelque chose dans ce cerisier de Sainte-Lucie.

    Sur le cerisier de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) © CACP – Gilles Carcassès

    Qu’est-ce donc que cette petite boule ?

    • Un œuf de papillon ?
    • Une ponte d’araignée ?
    • Autre chose ?

    A lundi, pour le savoir !


jeudi 6 septembre 2018

  • Un frelon équilibriste

    En prospection dans l’espace naturel des Noirs marais à Osny, j’ai repéré un gros hyménoptère figé dans une posture inhabituelle. Était-il victime d’une araignée ?

    Frelon européen – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Vu la taille, c’est un frelon. Et l’extrémité des pattes n’est pas jaune : il s’agit d’un frelon européen, et pas d’un frelon asiatique. Mais que fait-il ainsi immobile, suspendu par une patte à une fleur de berce commune ?

    Vespa crabro – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Ce frelon a capturé une guêpe et s’est posé avec sa proie. J’ai déjà observé à plusieurs reprises un frelon européen suspendu par une patte, affairé sur une proie, mais c’est la première fois que j’arrive à photographier la scène.

    Mais mange-t-il cette guêpe ou bien la prépare-t-il pour emmener le meilleur morceau (le thorax riche en muscles) au couvain dans son nid ?

    L’abdomen d’une guêpe abandonné par un frelon © CACP – Gilles Carcassès

    A quelques mètres de là, je trouve un indice : l’abdomen d’une guêpe abandonné sous une fleur de berce.

    Pomme rongée par les frelons – verger, Avignon © CACP – Gilles Carcassès

    Les spécialistes des frelons disent que les frelons adultes ont une alimentation essentiellement riche en sucres, qu’ils trouvent dans la sève des arbres blessés, le nectar des fleurs, le miellat des pucerons et en fin d’été les fruits mûrs.

    Les proies capturées seraient majoritairement destinées aux larves. Le frelon européen chasse de gros insectes : des mouches, des chenilles (proies faciles !), des guêpes, des papillons, parfois des abeilles.

    Retrouvez nos articles sur le frelon européen :

    La reine des frelons

    Papier mâché ?


mercredi 5 septembre 2018

  • Le sureau yèble
    Sambucus ebulus, le sureau yèble – Saint-Germain-en-Laye © CACP – Gilles Carcassès

    Cette plante vigoureuse qui se dresse au bord d’un ruisseau ressemble au sureau noir, mais c’est une espèce différente.

    Sureau yèble et sureau noir, ne pas confondre !

    Le sureau yèble est une plante vivace qui forme des touffes généreuses et s’étend par ses rhizomes, ce n’est pas un arbuste contrairement au sureau noir. Et les corymbes de ses fruits mûrs restent dressés alors que ceux du sureau noir pendent.

    Fruits mûrs du sureau yèble © CACP – Gilles Carcassès

    Attention, les fruits du sureau yèble sont toxiques et peuvent provoquer des diarrhées ! Comme pour le sureau noir, les oiseaux frugivores dispersent ses graines par leurs fientes.

    Sambucus nigra, le sureau noir – parc des Noirs marais à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    On peut observer aussi sur ces photos que les folioles du sureau yèble sont plus allongées que celles du sureau noir.

    Retrouvez notre article :

    La fausse chenille du faux sureau

    Source :

    La fiche de Sambucus ebulus, par Toxiplante


mardi 4 septembre 2018

  • La coccinelle des roseaux

    Le parc du Peuple de l’herbe à Carrières-sous-Poissy est-il bien le paradis des insectes ? Je suis allé le vérifier avec pour challenge d’y trouver en deux heures au moins une espèce que je connaissais pas.

    Bord de mare au parc du Peuple de l’herbe à Carrières-sous-Poissy © CACP – Gilles Carcassès

    Les abords de cette mare me paraissent foisonnants de vie et propices à de belles observations…

    Coccinelle des roseaux – par du Peuple de l’herbe © CACP – Gilles Carcassès

    Bingo ! Cette coccinelle s’ajoute à mon tableau de chasse (photographique, s’entend) ! Avec celle-ci, je connais désormais 20 espèces sur les 126 que compte la faune de France, dans cette riche famille des Coccinellidae. Il me reste encore beaucoup d’espèces à découvrir !

    Anisosticta novemdecimpunctata, la coccinelle des roseaux © CACP – Gilles Carcassès

    La coccinelle des roseaux est une spécialiste des zones humides. On peut la rencontrer sur les roseaux et les massettes où pullulent fréquemment les pucerons. Cette carnassière consomme aussi un peu de pollen et peut-être des champignons qui poussent à la surface des feuilles.

    Anisosticta novemdecimpunctata © CACP – Gilles Carcassès

    Anisosticta novemdecimpunctata existe aussi en rouge et en orange, mais la forme et la disposition particulière de ses taches noires varient peu et permettent aisément son identification. 19 points : ce sont ceux des élytres qui comptent, 9 de chaque côté plus 1 à cheval sur la suture à l’avant des élytres.

    Source :

    Une clé de détermination des coccinelles, par le groupe coccinelles Nord-Pas de Calais

    Retrouvez sur le blog :

    Tous les articles sur les coccinelles

     


lundi 3 septembre 2018

  • Quelques plantes des Noirs marais
    Au parc des Noirs marais – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Pas besoin d’engrais ni d’arrosage automatique pour faire pousser les plantes au parc des Noirs marais ! Partout l’eau suinte et affleure, et le sol très humifère est gorgé de nutriments. Résultats : des plantes superbes, aux floraisons généreuses. Mais pas n’importe quelles plantes. Poussent ici naturellement celles qui apprécient ce type de milieu. Je vais vous en présenter quelques unes.

    Carex pendula – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord de la sente, cette laîche géante, c’est Carex pendula, aux épis pendant au bout de longues tiges souples.

    Eupatorium cannabinum – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    L’eupatoire est souvent visitée par les papillons comme l’écaille chinée ou le Tabac d’Espagne.

    Filipendula ulmaria – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les fleurs de la reine-des-prés sont très odorantes, ce bourdon ne s’y trompe pas. En infusion, elles peuvent apaiser les maux de tête, paraît-il.

    Heracleum sphondylium – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La berce commune, belle et grande Apiaceae des prairies humides, est omniprésente. Remarquez comment les pétales allongés des fleurs extérieures agrandissent l’impact visuel des ombelles pour les pollinisateurs. A ne pas confondre avec la berce du Caucase, invasive et dangereuse !

    Angelica sylvestris, l’angélique des bois – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Encore plus grande, l’angélique des bois domine la mégaphorbiaie de ses deux mètres de haut.

    Angelica sylvestris – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Les ombelles de l’angélique des bois sont très élégantes, chaque ombellule ressemble à un pompon blanc.

    Lytrhum salicaria – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La salicaire pousse dans les fossés et sur les berges très près de l’eau. Il existe des variétés horticoles de cette plante, notamment à fleurs doubles ou à port plus compact que le type sauvage.

    Retrouvez nos articles :

    Les mousquetaires de la salicaire

    Quelques insectes des Noirs marais


dimanche 2 septembre 2018

  • Le jour du dépassement (le vrai)

    Aujourd’hui, le nombre de visiteurs du blog depuis le début de l’année 2018 a dépassé le score de l’année 2017 toute entière. Et l’objectif des 100 000 visiteurs annuels devrait être facilement atteint avant la fin de l’année !

    Merci à nos fidèles abonnés, à tous nos lecteurs de Cergy-Pontoise et d’ailleurs, à nos contributeurs, aux partenaires qui relaient nos articles. Merci à Marion ma collègue, présente à mes côtés depuis la création de ce blog en 2013 et qui nous quitte ces jours-ci pour poursuivre sa carrière à la Communauté urbaine du Grand Poitiers.


vendredi 31 août 2018

jeudi 30 août 2018

  • A la mare forestière de Boisemont
    Mare forestière – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Ça et là, dans les bois de Boisemont, des mares permanentes font le bonheur de toute une faune aquatique, et des naturalistes. A en croire l’eau troublée, les sangliers aussi apprécient l’endroit. C’est dans cette mare que nous avions observé un impressionnant rassemblement de grenouilles rousses à la saison des amours.

    Tentative de récupération d’exuvies d’odonates fixées sur des feuilles de massettes © CACP – Gilles Carcassès

    Ces grandes exuvies d’Aeshnidae sont peut-être celles de l’anax empereur, ou de l’aeschne bleue. L’étude des exuvies est importante dans les techniques d’inventaire, car elles constituent des preuves de reproduction des espèces. En effet, les adultes observés près des mares ne sont pas forcément d’origine locale, certaines espèces étant de grandes migratrices.

    Sympetrum sanguineum – Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Voici un Sympetrum sanguin mâle. On le différencie des autres espèces rouges à ses pattes uniformément noires et à la forme de son abdomen.

    Utricularia sp. © CACP – Gilles Carcassès

    Les fleurs jaunes qui dépassent de l’eau trahissent la présence des utriculaires, ces plantes carnivores aquatiques. Leurs fines feuilles portent de petites urnes capables d’aspirer les animaux qui s’aventurent à proximité et de les digérer. Non, les sangliers n’ont rien à craindre, elles ne capturent que des proies de moins d’un millimètre comme des daphnies.

    Elophila nymphaeata –  Boisemont © CACP – Gilles Carcassès

    Au revers d’une feuille de chêne, se cache cet élégant papillon de nuit, typique des abords de mares. C’est l’hydrocampe du potamot, Elophila nymphaeata. Les chenilles de ce Crambidae sont aquatiques, elles vivent dans un fourreau qu’elles confectionnent avec un morceau de feuille de potamot ou de nénuphar. Elles passent l’hiver au fond de l’eau.


mercredi 29 août 2018

mardi 28 août 2018

  • La graminée qui se moque de la sècheresse
    Graminée sur le parking du Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Tous les jours je gare ma voiture au parking du Verger à côté d’une touffette. Avec cette sècheresse, je me dis qu’elle va bien finir par jaunir et se dessécher. Mais non, elle a l’air toujours en pleine forme ! Quelle est donc cette graminée increvable ?

    Eragrostis minor, la petite éragrostide – sur pelouse au Verger à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Vus de près ses fins épillets sont très délicats. Je vois qu’elle trouve même la ressource de fleurir : quelques pièces florales dépassent ça et là. Cette plante tire sans doute sa résistance à la sécheresse de la pilosité de ses feuilles courtes et peu nombreuses, caractères qui limitent ses pertes en eau.

    Cette graminée annuelle méditerranéenne des sols sableux est arrivée en Ile-de-France au début du 20ème siècle. Se plaisant dans les situations chaudes et les substrats très maigres, la petite éragrostide colonise aisément les trottoirs, les sols gravillonnés, les quais, les ballasts des friches ferroviaires…

    Dotée d’une forte dynamique de reproduction, Eragrostis minor a même tendance à supplanter le très commun pâturin annuel en de nombreux endroits. Cette espèce s’installe parfois dans les pelouses urbaines très dégradées, sur sols légers, comme le montre la photo ci-dessus.

    Source :

    Eragrostis minor, par Eflore, l’encyclopédie botanique collaborative.


lundi 27 août 2018

  • Cerceris rybyensis, prédateur d’abeilles sauvages

    Au parc des Noirs marais à Osny

    Serait-ce une guêpe qui butine ainsi les fleurs de l’angélique des bois ?

    Sur une ombelle d’angélique des bois – parc des Noirs marais à Osny © CACP – Gilles Carcassès

    M’approchant, je constate que ce n’est pas une guêpe

    Cet abdomen à l’aspect boudiné est typique des Cerceris, dans la famille des Crabronidae. Celui-ci avec du noir sur la base de ses pattes et ses antennes noires, c’est Cerceris rybyensis, l’une des espèces les plus communes du genre. On voit butiner cette belle espèce sur la carotte sauvage, la berce commune et d’autres Apiaceae, l’achillée mille-feuille, le souci, le chardon des champs…

    Cerceris rybyensis – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    La femelle de cet hyménoptère solitaire creuse un terrier au sol et y entrepose des proies paralysées comme nourriture pour ses larves. Elle est sélective pour le choix de ses proies : elle ne capture que des abeilles sauvages de la famille des Halictidae.

    A quoi cela ressemble, un Halictidae ?

    Halictus scabiosae © CACP – Gilles Carcassès

    Sur une fleur d’Helichrysum barcteatum (immortelle) dans un jardin, voici Halictus scabiosae. Cet Halictidae commun est facile à observer sur les fleurs des Asteraceae. Ici c’est un mâle : ses pattes ne sont pas équipées de brosses pour la collecte du pollen destiné aux larves. C’est Madame qui fait les courses.

    Retrouvez un autre article sur les Cerceris :

    Cerceris, grands chasseurs


vendredi 24 août 2018

  • Le Jardin d’Hélène

    On connaissait le célèbre jardin potager pédagogique de l’école Du Breuil. Juste derrière, j’ai découvert son extension récente. Hervé, jardinier à l’école Du Breuil, nous a très aimablement fait visiter. Il appelle cet endroit le « jardin d’Hélène », du nom de la stagiaire qui l’a conçu.

    Hervé explique à Mathilde, notre stagiaire – Ecole Du Breuil à Paris © CACP – Gilles Carcassès
    Le jardin d’Hélène © CACP – Gilles Carcassès

    Ce potager fait la part belle aux plantes fleuries, pour favoriser les insectes auxiliaires et les pollinisateurs. Ici on reconnait parmi les blettes et les artichauts, des cosmos, des rudbeckias annuels, des zinnias et de la bourrache. Et les plantes potagères ont l’air de très bien s’accommoder de leurs exubérantes voisines.

    L’entrée du jardin d’Hélène est agréablement fleurie © CACP – Gilles Carcassès
    Haricot grimpant et maïs © CACP – Gilles Carcassès

    Haricot grimpant, courge et maïs, l’association traditionnelle appelée Milpa est toujours pratiquée en Amérique centrale. C’est l’un des exemples les plus connus d’association avec des légumineuses. Celles-ci par leurs capacités symbiotiques à fixer l’azote atmosphérique enrichissent le sol pour le plus grand bénéfice des cultures associées. Ici c’est un haricot grimpant mangetout violet qui s’enroule autour des tiges de maïs.

    Courge – Ecole Du Breuil à Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Milpa oblige, la courge est là aussi, et le fruit protégé des rongeurs.

    Tomate cerise au jardin d’Hélène – Ecole Du Breuil à Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Ce petit jardin est un haut lieu de l’expérimentation potagère. Vous pourrez y voir des pommes de terre cultivées sans travail du sol, des cultures de légumes sur buttes de branchages et compost, des cultures sur bottes de paille… L’endroit vaut le détour et vous donne une raison de plus de venir le jeudi 30 août 2018 à la matinée de présentation des massifs de floraison estivale de l’école.

    Retrouvez nos articles :

    Le potager de l’école Du Brueil primé au concours des jardins potages de la SNHF

    Plantes compagnes

    Le biocontrôle, la nouvelle approche du jardin

    Source :

    Les associations avec des légumineuses : quels bénéfices au potager – Jardiner Autrement


jeudi 23 août 2018

  • Le tircis
    Pararge aegeria, le Tircis – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Le Tircis est un papillon commun, répandu partout en France. On le rencontre dans les trouées de soleil des clairières en forêt, souvent au bord des chemins. Le mâle se tient posté au soleil sur la végétation basse ou sur les feuilles des arbres. Il attend le passage d’une femelle, et pourchasse les autres mâles de son espèce. Certains mâles n’adoptent pas ce comportement territorial et préfèrent vagabonder.

    Pararge aegeria – Jouy-le-Moutier © Gilles Carcassès

    La chenille du Tircis consomme des graminées forestières, surtout des pâturins, mais aussi le dactyle et des brachypodes. Il y a deux générations par an.

    C’est l’un des rares papillons de jour à ne pas voir ses effectifs décliner.

    Retrouvez notre article :

    Le déclin des papillons de jour


mercredi 22 août 2018

  • L’orthetrum bleuissant

    C’est aux abords de la mare de l’arboretum de l’école Du Breuil que nous avons observé cet odonate d’un beau gris bleuté.

    Orthetrum – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    C’est un Orthetrum, mais pas celui que nous voyons communément à Cergy-Pontoise, Orthetrum cancellatum, qui a l’extrémité de l’abdomen sombre (1). Pour celui-ci, à l’abdomen entièrement gris bleu, deux espèces très proches sont possibles : Orthetrum brunneum et Orthetrum coerulescens.

    Nervation alaire – Orthetrum coerulescens – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Pour les distinguer, il faut regarder la rangée de cellules indiquée sur la photo ci-dessus. Si les cellules y sont très peu, voire pas du tout, divisées, c’est l’orthetrum bleuissant. Si au moins quatre cellules sont divisées, c’est l’orthetrum brun. La couleur jaune ochre du ptérostigma, vers l’extrémité de l’aile, est aussi un bon indice pour l’espèce coerulescens.

    Orthetrum coerulescens (orthetrum bleuissant), jardin de l’école Du Breuil – Paris © CACP – Gilles Carcassès

    Sous l’abdomen du mâle, à l’avant, en position ventrale, les organes génitaux proéminents sont un autre critère très sûr pour reconnaître Orthetrum coerulescens. Ici, pas de doute, c’est bien lui (cliquez sur la photo si vous osez). La face brune vient confirmer la détermination. Elle est bleu pâle chez l’orthetrum brun.

    L’orthetrum bleuissant fréquente les ruisselets bien ensoleillés. L’espèce est classée « vulnérable » dans la liste rouge des odonates d’Ile-de-France.

    Retrouvez nos articles :

    La liste rouge des libellules

    Naissance d’une libellule au parc de Grouchy

    (1) Vous pouvez voir un Orthetrum cancellatum à la fin de cet article : Reconnaître les libellules

    Source :

    Orthetrum coerulescens dans l’Atlas des libellules d’Ile-de-France (Cettia)


mardi 21 août 2018

  • Préparez vos beaux massifs de fleurs pour 2019

    Le 26 juillet 2018, l’école Du Breuil recevait dans ses carrés d’essai les professionnels du fleurissement pour une présentation de plusieurs centaines d’espèces et variétés en situation de plates-bandes fleuries. J’ai croisé dans les allées impeccablement tondues, des photographes spécialisés, des jardiniers de la ville de Paris et de communes d’Ile-de-France, des étudiants, des amoureux des plantes. Tous étaient conviés à participer à un vote sur 40 plantes sélectionnées. Celles qui obtiendront le meilleur score seront proposées au service de production de la ville de Paris afin d’enrichir leur offre aux jardiniers municipaux.

    Vous n’avez pas pu vous y rendre ? Ne désespérez pas, une autre matinée est programmée : le jeudi 30 août 2018 !

    Dans la sélection objet du vote, j’ai repéré ces trois plantes :

    Geranium x Azure Rush © CACP – Gilles Carcassès

    Le géranium Azure Rush est issu du célèbre Rozanne, en plus léger et compact à la fois. Sa floraison généreuse et de longue durée en font un des géraniums vivaces les plus recommandables au jardin.

    Bidens x Pretty in Pink – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    On connaissait les Bidens jaunes, puis il y a eu la mode des blancs, et ces dernières années les orange ont fait fureur. En voici un rose !

    Thunbergia alata Arizona Rose Sensation – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Parmi les plantes grimpantes, les Thunbergia, souvent utilisés en fleurissement estival, attirent l’attention avec l’œil noir de leurs fleurs. La variété à fleurs roses Arizona Rose Sensation voisine ici avec des cléomes.

    D’autres fleurs roses étaient particulièrement mises en beauté par le soleil de ce début de matinée :

    Lavatera trimestris Twins Hot – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès
    Echinacea purpurea Feeling Pink – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès
    Cosmos bipinnatus Double Click rose bonbon – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    J’ai trouvé aussi ces floraisons rouges épatantes :

    Pentas lanceolata Ecarlate – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Pentas lanceolata est un arbuste africain cultivé en plante annuelle dans nos massifs. On peut lui faire passer l’hiver en véranda chauffée.

    Gaillardia pulchella Plume Rouge – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Ces gaillardes annuelles ont une très longue floraison.

    Zinnia x Profusion Double Hot Cherry
    Zinnia x Profusion Double Hot Cherry – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Ce Zinnia a obtenu une médaille Fleuroselect en 2014. La tenue de ses fleurs aux fortes chaleurs est exceptionnelle.

    Et puis cette grimpante vivace peu employée, Maurandya barclaiana, m’a tapé dans l’oeil. Jolies fleurs, feuillage gracieux, elle a tout pour plaire !

    Maurandya barclaiana Angel Blue – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Au potager pédagogique, exceptionnellement ouvert au public pour l’occasion, les abeilles sauvages Halictidae s’étaient données rendez-vous sur les grandes immortelles :

    Halictidae butinant Helichrysum bracteatum – école Du Breuil © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez d’autres articles sur l’école Du Breuil et le fleurissement parisien :

    Retour sur la rencontre technique du 27 septembre 2016 à l’école Du Breuil

    Au pays de Griffon et Crocodile

    Ces jardiniers sont des magiciens

    Fleurissement 2016 : mon coup de cœur parisien


lundi 20 août 2018

  • Quelques insectes des Noirs marais

    Le parc des Noirs marais est un espace naturel humide au cœur de la ville d’Osny. L’endroit a fait l’objet d’une réhabilitation en 2016 et 2017 par la commune qui assure son entretien selon un plan de gestion réalisé par un bureau d’études spécialisé. Sachant que la ville d’Osny souhaite inventorier la faune et la flore de cet espace, je m’y suis rendu pour participer au recueil des données d’observations.

    Papillons de jour, gros et petits…

    Vanessa cardui, la Belle-dame – Osny © CACP – Gilles Carcassès

    Qui butine l’eupatoire en fleurs ? C’est la Belle-dame, un infatigable migrateur.

    Celastrina argiolus, l’azuré des nerpruns © CACP – Gilles Carcassès

    Et voici l’azuré des nerpruns, intéressé par les salicaires qui poussent dans le fossé.

    Cacyreus marshalli, le brun du pélargonium © CACP – Gilles Carcassès

    Cette bardane au bord du chemin qui longe le talus de la voie ferrée est visitée par le brun du pélargonium. Sa chenille vit aux dépens des pélargoniums des balconnières des riverains ou des jardinières de la ville. Cette espèce nous est arrivée dans les années 1980, en provenance d’Afrique du Sud, la patrie d’origine des pélargoniums.

    Les ombelles de la berce, paradis des mouches !

    Graphomya maculata © CACP – Gilles Carcassès

    La berce commune au nectar généreux est très visitée par les mouches. Les larves de cette élégante Graphomya maculata vivent dans la boue du bord des mares et sont des prédatrices d’autres larves.

    Volucella zonaria, la volucelle zonée © CACP – Gilles Carcassès

    La volucelle zonée est une très grosse mouche qui parasite les nids d’hyménoptères sociaux, comme les guêpes et les frelons. D’ailleurs ne ressemble-t-elle pas à un frelon ?

    Syrphus ribesii, le syrphe du groseillier © CACP – Gilles Carcassès

    Syrphus ribesii est un bon auxiliaire au jardin, car ses larves dévorent les pucerons. C’est le cas de beaucoup d’espèces de syrphes.

    Myatropa florea © CACP – Gilles Carcassès

    Les larves de Myatropa florea apprécient les eaux très chargées en matière organique comme celles qui stagnent dans les cavités des vieux arbres. Le dessin sur le dessus de son thorax lui vaut son surnom de mouche batman ou syrphe tête de mort.

    Tenthredo (marginella-thompsoni) © CACP – Gilles Carcassès

    Et ceux deux-là ? Ce ne sont pas des mouches, mais des hyménoptères. La toute petite à gauche est une abeille sauvage indéterminée et la fausse guêpe est une tenthrède, Tenthredo marginella ou une espèce proche Tenthredo thompsoni, dont les fausses chenilles mangent les feuilles du lycope, une lamiacée des milieux humides.

    Retrouvez nos articles sur ces insectes :

    Belle-dame, étonnante migratrice

    L’azuré des nerpruns

    Le brun du pélargonium

    Deux volucelles au verger de Grouchy

    La mouche tête de mort

    Dix petits syrphes


vendredi 17 août 2018

  • En visite au potager fruitier de La Roche-Guyon

    Un beau jardin productif conduit naturellement

    L’an dernier, j’avais observé au potager fruitier de La Roche-Guyon un papillon rare en Ile-de-France, l’azuré porte-queue. Qu’allions-nous découvrir cette fois-ci ?

    Au potager fruitier du château de La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Au bord de cette allée, trône un fenouil gigantesque. Si j’étais un machaon, il me tenterait.

    Chenille du machaon (Papilio machaon) – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Effectivement, un femelle machaon a pondu sur ce fenouil et sa chenille est déjà bien développée ! Les plantes hôtes de cette belle espèce sont des Apiacées, essentiellement la carotte et le fenouil (sauvages ou cultivés).

    Crioceris duodecimpunctata – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Sur un pied d’asperge, quelques criocères à douze points, timides, se cachent à mon approche. Leurs larves consomment les baies des pieds femelles de l’asperge.

    Chenille de Polygonia c-album – La Roche-Guyon © CACP – Gilles Carcassès

    Un peu plus loin, au bord de la Seine, une chenille de Robert-le-Diable, reconnaissable à la grande tache blanche sur son dos, consommait tranquillement une feuille d’ortie dioïque, sa plante hôte préférée.

    Retrouvez nos articles :

    Au potager fruitier de La Roche-Guyon

    Le machaon, ou grand porte-queue

    Bouh, fais-moi peur !

    Le criocère à douze points


jeudi 16 août 2018

  • La piéride du chou

    Une chenille redoutée par les jardiniers

    Eclosion d’une ponte de piéride du chou – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Au revers d’une feuille de chou, les œufs de la piéride ont éclos, donnant naissance à de minuscules chenilles. Avant de partir à l’aventure et dévorer le chou, elles consomment le chorion de l’œuf (la « coquille ») pour se donner des forces.

    Sur la capucine, aussi

    Chenille de piéride du chou en fin de développement sur une feuille de capucine, vue aux jardins familiaux de Courdimanche © CACP – Gilles Carcassès

    On rencontre parfois des chenilles de la piéride du chou sur la capucine, sans doute apprécient-elles la saveur piquante de ses feuilles, proche de celles des Brassicacées, comme la moutarde, la ravenelle et le chou qui font leur ordinaire.

    Accouplement de Pieris brassicae sur un pied de haricot © CACP – Gilles Carcassès

    Il existe en Ile-de-France quatre espèces de Pieris. Sur la photo ci-dessus, il s’agit de Pieris brassicae, la piéride du chou, très fréquente dans les potagers. Elle est reconnaissable à la tache noire à l’apex de l’aile antérieure qui est étendue sur les deux bords. A gauche, c’est le mâle, sa tache apicale est plus fine que celle de la femelle.

    Cette espèce est bivoltine, c’est-à-dire que deux générations se succèdent dans l’année. On voit les papillons de première génération en avril, mai et ceux de la seconde en juillet, août.

    Les parasitoïdes, solutions naturelles de biocontrôle

    Un hyménoptère parasitoïde du genre Apanteles (famille des Braconidae), présent naturellement dans les jardins, peut réguler efficacement les pullulations des chenilles de piérides. Il pond dans les jeunes chenilles. Ce parasitoïde-ci observé sous une feuille de chou à Vauréal pondait directement dans les œufs de la piéride :

    Braconidae en ponte sur des œufs de piérides du chou – Vauréal © CACP – Gilles Carcassès

    Retrouvez nos articles :

    Papillons des jardins, des prairies et des champs

    Biocontrôle, nouvelle approche du jardin

    Dans cet article Le bouillon blanc de Neuville, un autre parasitoïde de la piéride du chou

    Sources :

    Piéride du chou, par Jardiner Autrement

    La piéride du chou par André Lequet

    Pieris brassicae, par l’Atlas des papillons de jour et des zygènes d’Ile-de-France (Cettia)


mardi 14 août 2018

  • Le pourpier maraîcher

    La première fois que je l’ai remarqué à Cergy, c’était il y a deux ans, en bordure d’un massif fleuri sur le terre-plein du boulevard de l’Hautil. Ces quelques pieds ont grainé et la plante a progressé sur quelques dizaines de mètres en direction du boulevard de l’Oise.

    Pourpier rougi par la sècheresse – boulevard de l’Hautil à Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Et cette année, il s’étale complaisamment à la porte de la cantine de l’hôtel d’agglomération sur la dalle du Grand centre, à cent mètres du boulevard. Comment ses grosses graines sont-elles montées sur la dalle ? Peut-être collées dans la terre sous les semelles des passants qui traversent le boulevard hors des passages piétons ?

    Portulaca oleracea – Cergy © CACP – Gilles Carcassès

    Les jardiniers connaissent bien le pourpier, aux feuilles succulentes, d’abord parce que c’est une bonne petite salade au goût acidulé, riche en vitamine C, en oméga 3 et en minéraux, ensuite parce que c’est une adventice annuelle mais tenace qui se ressème abondamment et pousse très vite dans les potagers.

    Les feuilles de pourpier peuvent se consommer crues, en soupe, confites au vinaigre, frites dans l’huile, ou cuites comme des épinards.

    La plante se plaît dans les sols tassés et secs en été, où on la trouve souvent en compagnie de la renouée des oiseaux et de la roquette vivace.

    Retrouvez nos articles sur les compagnons du pourpier :

    Le jour de la trainasse

    La roquette vivace


lundi 13 août 2018

  • Une aeschne bleue au parc du château de Grouchy

    On croise de bien jolies demoiselles dans les allées du parc du château de Grouchy !

    Aeschne bleue – parc du château de Grouchy © CACP – Gilles Carcassès

    L’aeschne bleue est une belle et grande libellule, assez commune, que l’on aperçoit souvent aux abords des mares forestières, en été et parfois tard en saison.

    Aeshna cyanea mâle – parc du château de Grouchy © CACP – Gilles Carcassès

    Seul le mâle présente une coloration bleue. Les trois grosses taches sur le dessus de l’extrémité de l’abdomen (bleues chez le mâle) sont la caractéristique de l’espèce.

    Pour qui connaît les mœurs de l’aeschne bleue, la photo a de quoi surprendre. Cet odonate, très actif, est rarement vu posé, sauf à l’émergence ou pour la femelle au moment de la ponte. J’avoue, il y a un truc. Notre stagiaire Mathilde l’a capturé en vol avec son grand filet à papillons et lui a raconté une histoire à dormir debout. Ça l’a tenu tranquille 15 secondes, le temps que je prenne ces deux clichés. Puis il est reparti faire ses rondes et défendre son territoire dans la peupleraie marécageuse du parc.

    Retrouvez nos articles sur cette espèce :

    L’aeschne bleue

    Le sauvetage de l’aeschne


vendredi 10 août 2018

  • Retournée comme une chaussette

    Vendredi 20 juillet 2018 en fin d’après-midi, une grosse averse s’abat sur Cergy Préfecture. Regardant par la fenêtre de mon bureau, je me dis « c’est le moment idéal pour une sortie nature ! » Vous trouvez l’idée bizarre ?

    Laissez-moi vous expliquer. L’autre jour, Marion m’a parlé d’un lavoir à Boisemont qui paraît propice à l’alyte accoucheur, une espèce d’amphibien affectionnant ce genre de milieu. Alors je file à Boisemont dans l’espoir de voir quelques-uns de ces crapauds en balade sous la pluie.

    Je fais chou blanc, pas un seul crapaud en vue : à Boisemont il n’a pas plu ! En outre, ce n’est pas la période la plus favorable pour l’observation des amphibiens…

    En face de ce lavoir, je remarque une bien jolie pâture pour les chevaux bordée par un chemin et un mur très ancien. Je décide de scruter ces vielles pierres à la recherche de choses intéressantes…

    Mur de pierre au croisement de la Grande Rue © CACP – Mathilde Vassenet

    Un vulcain me montre ses ailes en contre-jour, joli spectacle !

    Vulcain – Boisemont © CACP – Mathilde Vassenet

    Et plus loin, dans un trou de mur, je découvre cette peau de serpent !

    Mue de reptile © CACP – Mathilde Vassenet

    Je positionne cette exuvie pour qu’elle présente son meilleur profil pour la photo.

    Exuvie de couleuvre © CACP – Mathilde Vassenet

    Lorsqu’un serpent mue, il accroche sa peau à un objet rugueux comme une pierre ou une branche. La peau se détache d’abord au niveau de sa tête, il la retire alors en la retournant comme une chaussette. Cela explique pourquoi l’empreinte des yeux sur l’exuvie est en creux alors que ceux-ci sont saillants sur l’animal.

    La carène sur les écailles du dos ainsi que le nombre et la disposition des écailles autour de l’œil me permettent de déterminer l’espèce : c’est une couleuvre à collier. Une toute jeune, à en juger par la petite taille de l’exuvie !

    Retrouvez nos articles :

    La couleuvre à collier

    Le vulcain

    Couleuvre ou vipère ?


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