Oncfs - Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, ces 365 derniers jours

Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

Sauvegarder et gérer durablement la faune sauvage et ses habitats

Etablissement public sous la double tutelle des Ministères chargés de l’Ecologie et de l’Agriculture, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage remplit cinq missions principales répondant aux axes majeurs de la dernière Conférence environnementale, dans la suite du Grenelle de l’Environnement :

 la surveillance des territoires et la police de l’environnement et de la chasse,
des études et des recherches sur la faune sauvage et ses habitats,
l’appui technique et le conseil aux administrations, collectivités territoriales, gestionnaires et aménageurs du territoire,
 l’évolution de la pratique de la chasse selon les principes du développement durable et la mise au point de pratiques de gestion des territoires ruraux respectueuses de l’environnement,
 l’organisation de l’examen et la délivrance du permis de chasser.



mardi 16 octobre 2018

  • Des brigades franco-belges pour renforcer la surveillance de la peste porcine africaine

    Communiqué de presse - le 16 octobre 2018

    Logo ONCFS - ONF - Wallonie - Grand-Duché de Luxembourg

    Des brigades franco-belges pour renforcer la surveillance de la peste porcine africaine

    1. Pourquoi réalise-t-on des prospections de sangliers morts ?

    Depuis la confirmation du 1er cas de peste porcine africaine (PPA) chez deux sangliers trouvés morts en Belgique le 13 septembre, à moins de 15 km de la frontière française, des prospections pour recherche active de cadavres ont été organisées en Belgique et en France. Ces prospections visent à augmenter l'efficacité de la détection de cadavres de sangliers, très difficile en milieu naturel. La PPA est en effet une maladie hautement létale chez l'animal en question, et sa surveillance repose principalement sur l'analyse d'animaux trouvés morts. En Belgique ces prospections sont principalement conduites par les agents du Département de la Nature et des forêts (DNF) du Service public de Wallonie (SPW) sur l'ensemble de la zone infectée historique (63,000 ha, zone délimitée en rouge sur la Figure 1). En France, les prospections aussi appelées « patrouilles » sont organisées au niveau des communes situées en frontière du périmètre d'intervention belge (zone colorée en vert sur la Figure 1). Elles impliquent des chasseurs connaissant particulièrement bien les zones concernées, des lieutenants de louveterie et des agents de l'Etat de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de l'Office national des forêts (ONF). Les fédérations (départementales, régionale et nationale) de chasseurs et l'ONCFS co-animent ce réseau dont la méthodologie a été mise au point en lien avec des biologistes belges (SPW). Des règles de biosécurité élémentaires ont été appliquées pour que ces prospections ne participent pas à la diffusion de la maladie. Dans un 1er temps, elles ont ciblé des secteurs de plus grandes concentrations de sangliers et les lieux clefs (cours d'eau, souilles, places d'agrainage…), désignés par les experts européens pour favoriser la découverte de cas de PPA. Cette méthodologie a permis de couvrir rapidement une grande surface et de mieux circonscrire le foyer. En France, ces patrouilles appuient la surveillance renforcée des sangliers morts (réseau SAGIR) mise en place depuis le 15 septembre. On notera qu'aucun cadavre n'a été trouvé au cours de plus de 120 patrouilles effectuées entre le 26 septembre et le 10 octobre dans les départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle.

    2. Recherche systématique sur la ligne frontière entre la Belgique et la France

    Depuis le 3 octobre, les prospections ont été intensifiées en Belgique, dans la perspective de définir précisément les limites d'une zone infectée dite « noyau », à circonscrire (clôtures à l'étude en Belgique). La méthode appliquée en Belgique est donc à présent celle d'un quadrillage systématique du territoire réalisé par 5 ou 6 agents marchant en ligne en silence (méthode considérée modérément dérangeante pour le gibier1). Cette méthode s'accompagne de règles strictes de biosécurité et de désinfection des bottes, vêtements et véhicules de service. Selon cette méthode et dans un contexte d'incertitude des limites Sud du foyer, en frontière de la France, un renforcement de la surveillance des bois frontaliers a été proposé par les instances Belges compétentes (SPW, DNF) aux autorités françaises, lors de la réunion tripartite (Belgique-France-Luxembourg) du 5 octobre 2018. Répondant à cette sollicitation, des brigades franco-belges ont été constituées incluant des personnels de l'ONCFS et de l'ONF, placés sous encadrement Belge (DNF). Les 1ères brigades transnationales ont été activées les 10 et 11 octobre, prospectant des forêts situées en Belgique entre la commune de Virton et la frontière française en direction de Tellancourt et Longwy (Meurthe-et-Moselle) (zones délimités en pointillés sur la Figure 1). Cette opération a été un succès en termes de réalisation, même si aucun cadavre n'a été découvert à cette occasion. Elle sera reconduite les 16, 17 et 18 octobre de façon à compléter la surveillance des bois frontaliers entre la France et la Belgique. Des agents de l'Administration de la nature et des forêts du Luxembourg (ANF) rejoindront ces brigades transnationales dans les meilleurs délais.

    Figure 1 : Carte situant le périmètre d'intervention Belge et des zones boisées prospectées en frontière de la Belgique et de la France par les brigades franco-belges.

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    Figure 2 : Composition des premières brigades franco-belges constituées le 10 octobre sur la commune de Virton

    Crédit photographique : ONCFS

    Figure 3 : Un responsable Belge (DNF) présente sur carte la zone à prospecter à ses homologues de l'ONCFS et de l'ONF

    Crédit photographique : ONCFS

    1 Sur base des suivis GPS effectués par le SPW auprès de sangliers soumis à des traques silencieuses sans chien lors de journées de chasse en traque-affût (source : A. Licoppe, SPW).


  • 7. Retour à la montagne

    Retour à la montagne


    Le 26 juin, les pompiers d'Albertville contactent le service départemental de la Savoie : Ils viennent de capturer une marmotte en plein centre ville !

    Deux agents du service se rendent aussitôt sur les lieux. Ils constatent qu'il s'agit bien d'une marmotte qui est en pleine santé.

    L'animal est pris en charge par nos services pour être transporté vers un lieu plus accueillant. Un alpage de tarentaise, dans la vallée des Chapieux est choisi. En effet, il offre de nombreuses cachettes naturelles dans les rochers. De plus, d'autres marmottes sont installées à proximité ce qui permettra à notre vagabonde de tenter d'intégrer ce groupe.

    Après un moment d'hésitation, la marmotte citadine a retrouvé la liberté pour gambader parmi les pelouses alpines. Terrain tellement plus agréable que le bitume Albertvillois !
    Nous n'avons aucune idée de l'origine de cet animal (échappé de captivité, descendu de montagne dans un véhicule…).

    Crédit photographique : ONCFS


lundi 15 octobre 2018

  • Domaine de l'étang du Grand Birieux

    Domaine de l'Etang du Grand Birieux

    Etang du Grand Birieux

    Situé au cœur de la Dombes, en pleine zone Natura 2000, classé Espace naturel sensible (ENS) départemental depuis 2014, le domaine de l'étang du Grand Birieux s'étend sur une surface de 148 ha. Il se compose de parcelles agricoles et forestières mais principalement d'un étang qui représente 63% du domaine soit 94 ha. C'est le plus grand étang de la Dombes qui en compte plus de 1400. Il est un site majeur pour l'hivernage des oiseaux d'eau et la reproduction de nombreuses autres espèces.
    Ce site, propriété de l'ONCFS, est un lieu d'études à la fois pour la Direction de la recherche et de l'expertise de l'ONCFS que pour d'autres structures. Le domaine ne bénéficie cependant pas de statut de protection stricte, ainsi différentes activités y sont pratiquées parmi elles : la chasse, une production piscicole et des activités agricoles. Certaines d'entre elles permettent de dégager un revenu contribuant à la gestion du site.

    Le premier plan de gestion a été formalisé en 2016 pour la période 2016-2020, il intègre un plan de gestion forestier simplifié. Le diagnostic initial intègre la Dombes dans son ensemble, écosystème dont l'Etang du Grand Birieux est totalement tributaire. Les principaux objectifs de ce plan de gestion sont :

    • Concilier la gestion traditionnelle d'un étang dombiste (restaurer et optimiser sa vocation piscicole) avec les objectifs environnementaux.
    • Valoriser le patrimoine naturel auprès du public.
    • Assurer la gestion courante du domaine.
    • Mettre en place une agriculture (d'assec et de périphérie) alternative.
    • Accueillir d'autres structures pour différents programmes de recherche ou inventaires.
    • Valoriser une chasse durable et raisonnée (faible pression de chasse et faibles prélèvements) et pédagogique (accueil des jeunes permis).

    Etabg du Grand Birieux

    Pour aller plus loin

    Contact :
    Maurice.benmergui@oncfs.gouv.fr


vendredi 12 octobre 2018

  • Les deux ourses lachées en Béarn n'ont pas véhiculé de tiques porteuses de la « TBE »

    Communiqué de presse - Paris le 12 octobre 2018

    Les deux ourses lachées en Béarn n'ont pas véhiculé de tiques porteuses de la « tbe »

    A la suite du récent lâcher de deux ourses originaires de Slovénie en Béarn, le syndicat ovin de l'Ariège s'est inquiété, dans un communiqué en date du 11 octobre dernier, d'éventuels risques sanitaires liés à la maladie dite « TBE », ou encéphalite à tiques.

    Lors des examens réalisés sur les deux animaux en question, à l'issue de leur capture, par les équipes françaises composées de techniciens et de vétérinaires, une recherche systématique de tiques a été effectuée en vue d'analyses mais aucune tique n'a été trouvée sur le corps de l'une et l'autre ourses capturées.

    Les deux femelles ont néanmoins fait l'objet d'un traitement acaricide, prodigué par le vétérinaire français présent sur place. Ce traitement garantit que toute tique éventuellement présente sur les ourses a été tuée et n'était donc plus en capacité à transmettre le virus lors de l'arrivée des animaux sur le sol français.

    En outre, les ours ne sont pas les réservoirs du virus responsable de l'encéphalite à tiques. Il est rappelé que des tiques sont présentes de manière habituelle dans de nombreuses régions de France et peuvent transmettre d'autres maladies. Il convient par principe d'adopter les bons gestes pour éviter les piqûres et en cas de piqûres, limiter la durée d'attachement des tiques sur le corps (port de vêtements couvrants, examen de la peau à la recherche de tiques au retour du travail ou des loisirs en extérieur).

    Au vu de ces éléments, l'ONCFS est aujourd'hui en capacité d'écarter tout risque de transport de cette maladie jusqu'en France, via les ourses Claverina et Sorita.

    Pour télécharger le communiqué de presse :

    PDF - 217.1 ko
    Communiqué de presse - 12 octobre 2018 - Tiques Ourses pas porteurs de TBE


jeudi 11 octobre 2018

  • 1. Le rapport d'activité 2017 de la délégation Auvergne-Rhône-Alpes est paru

    Le rapport d'activité 2017 de la délégation Auvergne-Rhône-Alpes est paru

    La délégation régionale Auvergne-Rhône-Alpes (DR AURA) compte environ 150 agents, répartis sur 12 départements et dispose de 21 implantations. Le siège se situe à Clermont-Ferrand.

    Elle se caractérise :

    • par la présence de grands prédateurs (loup, lynx…) en phase d'expansion (pour le loup) sur le territoire régional (avec un appui au Préfet de région qui coordonne la problématique Loup au niveau national) ;
    • par la présence d'espèces autochtones à problème (castor d'Europe, vautour fauve, grand cormoran, sanglier…) et d'espèces exotiques envahissantes (ouette d'Égypte, raton laveur, tortue de Floride, tamia de Sibérie…) ;
    • par des problématiques sanitaires (brucellose des bouquetins du Bargy, influenza aviaire…).
    Elle comprend également un important maillage de sites protégés soumis à de fortes pressions (urbanisme, déchets, feux…) : 9 parcs naturels régionaux, 259 sites Natura 2000, 32 RNN et 14 RNR, 43 000 hectares avec un arrêté de protection de biotope et 3 parcs nationaux (Cévennes, Vanoise, Écrins).
    La délégation gère ou cogère des territoires emblématiques sous statut : la réserve nationale de chasse et de faune sauvage des Bauges (73-74), la réserve nationale de chasse et de faune

    Ce rapport 2017 rend compte des activités des services départementaux et des réserves sur l'exercice écoulé.

    Pour télécharger le rapport - cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre
    Pour télécharger le rapport au format pdf cliquer sur l'image

    Au sommaire

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage
    Le mot du délégué régional
    L'année 2017 en image
    L'ONCFS
    La délégation régionale
    Auvergne-Rhône-Alpes
    Le contrat d'objectifs
    Des agents pour lutter activement contre l'appauvrissement de la biodiversité
    Les missions de police
    La police de la chasse
    La police de l'environnement
    La police administrative
    La sécurité à la chasse
    L'expertise au service de la faune sauvage
    La connaissance de la faune sauvage
    Les espaces remarquables
    La gestion des espèces autochtones
    La lutte contre les espèces exotiques envahissantes
    La procédure ERC
    Les Plans nationaux d'actions
    Le plan Loup
    Agrifaune et Sylvafaune
    La communication
    Les bilans d'activité des services départementaux

    Service départemental de l'Ain
    Service départemental de l'Allier
    Service départemental de l'Ardèche
    Service départemental du Cantal
    Service départemental de la Drôme
    Service départemental de l'Isère
    Service départemental de la Loire
    Service départemental de la Haute-Loire
    Service départemental du Puy-de-Dôme
    Service départemental du Rhône
    Service départemental de la Savoie
    Service départemental de la Haute-Savoie


mercredi 10 octobre 2018

mardi 9 octobre 2018

  • 0. Actualités PPA

    Actualités PPA - Peste porcine africaine

    Le réseau SAGIR surveille étroitement l'état sanitaire des sangliers en France. Un bilan régulier des collectes de cadavres et prélèvements par département est publié hebdomadairement sur le site de l'ONCFS.

    Janvier 2019

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 14/01/2019)

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    La mobilisation du réseau SAGIR pour la surveillance de la PPA se poursuit.
    Pour rappel, depuis mi-septembre tous les sangliers pris en charge par le réseau doivent maintenant être systématiquement testés pour la PPA. Les carcasses d'animaux chassés ne font quant à elles l'objet d'analyses que lorsque des lésions suspectes sont observées.
    En niveau de risque 2A, les cadavres entiers sont collectés et acheminés au laboratoire. En Zone d'Observation Renforcée (à la frontière avec la Belgique), les cadavres sont prélevés directement sur le terrain par les agents de l'ONCFS ou des FDC formés à opérer en toute sécurité.

    Du 16/09/2018 au 14/01/2019, 133 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 23 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18) et 13 dans la ZO (Zone d'Observation) (limitée à 60 communes depuis le 20/10/18)

    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Décembre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA
    (mise à jour au 20/12/2018)

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    La mobilisation du réseau SAGIR pour la surveillance de la PPA se poursuit.
    Pour rappel, depuis mi-septembre tous les sangliers pris en charge par le réseau doivent maintenant être systématiquement testés pour la PPA. Les carcasses d'animaux chassés ne font quant à elles l'objet d'analyses que lorsque des lésions suspectes sont observées.
    En niveau de risque 2A, les cadavres entiers sont collectés et acheminés au laboratoire. En Zone d'Observation Renforcée (à la frontière avec la Belgique), les cadavres sont prélevés directement sur le terrain par les agents de l'ONCFS ou des FDC formés à opérer en toute sécurité.

    Du 16/09/2018 au 20/12/2018, 112 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 20 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18) et 12 dans la ZO (Zone d'Observation) (limitée à 60 communes depuis le 20/10/18)

    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Novembre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 10/11/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les sangliers pris en charge par le réseau doivent maintenant être systématiquement testés pour la PPA.

    Du 16/09/2018 au 10/11/2018, 84 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 16 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18) et 11 dans la ZO (Zone dObservation) (limitée à 60 communes depuis le 20/10/18)
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Octobre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 26/10/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 26/10/2018, 73 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 16 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18)
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 16/10/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 16/10/2018, 60 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 15 dans la Zone d'Observation Renforcée.
    Ce chiffre correspond au nombre de sangliers habituellement traités en une année par le réseau.
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 05/10/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 05/10/2018, 45 cadavres de sangliers ont ainsi été traités. Ce qui constitue un chiffre exceptionnel pour une période aussi courte comparativement aux autres années.
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Septembre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 28/09/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 28/09/2018, 22 cadavres de sangliers ont été testés négativement pour la PPA.


lundi 8 octobre 2018

  • Cartographie du Loup : répartition communale 2017 consultable

    Les données de la répartition du Loup en 2017 sont consultables via le portail de cartographie Carmen.

    Ses cartes dynamiques sont réalisées à partir des données diffusables du Système d'Information Géographique (SIG) de l'ONCFS.
    La navigation au sein de cet outil est assez intuitive : construction d'une carte interactive selon l'espèce et le territoire choisi, en cochant dans la partie gauche parmi les thèmes et années disponibles.

    cliquer sur l'image pour accéder à la répartition du Loup

    répartition du Loup sur portail cartographique Carmen

    Accès à la page Portail cartographique Carmen


vendredi 5 octobre 2018

  • Lâcher d'ours : Claverina et Sorita sont arrivées en Béarn

    Communiqué de presse - 5 octobre 2018

    Lâcher d'ours : Claverina et Sorita sont arrivées en Béarn

    Elle pèse 140kg et son âge est estimé à 7 ans. Elle se prénomme Claverina. Au petit matin du 4 octobre, cette jeune ourse est arrivée en Béarn, dans le département des Pyrénées-Atlantiques (64), et a découvert son nouvel environnement, après un long voyage depuis la Slovénie.

    Claverina est un prénom féminin qui puise dans le patrimoine béarnais et signifie « héritière » pour les spécialistes des langues occitanes ou, plus littéralement, « celle qui détient les clés ». Claverina peut en effet être considérée comme l'héritière de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne.

    Elle est la première ourse femelle à fouler le sol du Béarn depuis une décennie, dans une région où il ne reste que deux ours mâles. Son prénom témoigne de la volonté de l'État français de s'engager pour la conservation durable de l'espèce dans les Pyrénées.

    Claverina a été rejointe au matin du 5 octobre par Sorita, sa consoeur plus âgée d'un an, et plus lourde de 10kg. Son arrivée dans le département des Pyrénées-Atlantiques confirme le succès de l'opération destinée à renforcer la population d'ours brun de l'ouest des Pyrénées. L'ONCFS, qui avait déjà assuré les précédentes translocations pour le compte de l'Administration, signe là ses 10e et 11e lâchers dans les Pyrénées. Il convient de noter qu'il s'agissait d'une première en ce qui concerne le recours à la voie aérienne, les ourses ayant été acheminées sur leur site définitif de lâcher à la faveur d'un vol en hélicoptère, avec le concours de la Gendarmerie nationale.

    Le prénom Sorita est lui aussi un prénom béarnais traditionnel, qui signifie « Petite Soeur ». Sorita a désormais pris pied sur les terres de l'ours Cannellito, fils de Cannelle et dernier ours vivant issu de la lignée des Pyrénées. Elle tiendra compagnie à l'ancien orphelin. En ce sens, son arrivée rappelle l'objectif de cette double réintroduction d'ours en Béarn : assurer la sauvegarde de l'espèce à l'ouest des Pyrénées et conserver le patrimoine génétique de la lignée historique de la chaîne.
    Comme le ministre en charge de l'Ecologie, François de Rugy, l'avait confirmé lors sa visite à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 20 septembre dernier, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a été chargé d'appliquer l'arrêté ministériel du 29 août 2018 l'autorisant à renforcer de deux individus femelles la population d'ours brun de l'ouest du massif.

    Cette action, voulue par le Gouvernement et le ministre en charge de l'Ecologie, s'inscrit dans le cadre de la concrétisation du plan d'actions national Ours brun 2018-2028, validé et publié par le Ministère au printemps dernier, après de longues années de préparation et de concertation. Ce plan reprend l'ensemble des mesures qui accompagnent la restauration de la population d'ours brun dans les Pyrénées, notamment les aides apportées à l'activité pastorale. L'essentiel des moyens de ce plan d'actions sont en effet dédiés à la prévention et à l'indemnisation des dégâts de prédation sur les troupeaux.

    Vous trouverez à la page "translocation" une vidéo du lâcher de Claverina et une série d'interviews de nos agents permettant de mieux comprendre l'objectif de ces lâchers.

    PDF - 93.7 ko
    Communiqué de presse - 5 octobre - Translocation

  • Translocation de deux ourses

    Translocation de deux ourses

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage a mené à son terme, avec succès, le projet de lâchers de deux ours annoncés par le ministre en charge de l'Ecologie. Préparée depuis de nombreux mois par les équipes de l'ONCFS, ces lâchers sont intervenus en deux temps, les 4 et 5 octobre. Les animaux en question, deux femelles, ont été prénommés Claverina et Sorita (des prénoms qui puisent dans le patrimoine béarnais traditionnel). Originaires de Slovénie, ces ours vont maintenant découvrir le Béarn, leur terre d'accueil. L'objectif de cette ré-introduction est d'assurer la sauvegarde de l'espèce à l'ouest des Pyrénées, tout en conservant le patrimoine génétique de la lignée historique dans ce secteur.

    4'56 crédit : ONCFS


    Interview de Nicolas Alban - Chef de projet à l'ONCFS - Crédit AFP - 1'19''

    Interview de Nicolas Alban
    - ONCFS
    "
    Le rôle de l'ONCFS dans le projet de lâcher d'ours" - 7'02'' -


    Interview de Xavier Horgassan - ONCFS
    "
    Les caractéristiques de l'ours brun" - 4'38'' -

    Interview de Murielle Guinot-Ghestem - ONCFS
    "
    Les populations d'ours en Europe dans le temps" - 3'07''

    Interview de Jérôme Sentilles
    - ONCFS
    "
    Le suivi scientifiqu et technique de l'ours en France" - 4'33''

    Interview de Cécille Vanpé
    - ONCFS
    "
    Le collier émetteur, un outil performant pour le suivi des ours relâchés" - 2'38''

    Interview de Jean-Jacques Camarra - ONCFS
    "
    L'ours brun en Béarn, une empreinte forte"
    - 4'03'' -

    Interview de Julien Steinmetz - ONCFS
    "
    Les différentes séquences de la translocation"- 1'59'' -

    Interview de Pierre-Yves Quenette - ONCFS
    "
    L'évolution de la population d'ours brun dans les Pyrénées " - 3'16'' -

    Interview de Murielle Guinot-Ghestem
    - ONCFS
    "
    Les critères de sélection des ours lachés en France " - 2' 46''

    Dossier administratif

    L'opération a fait l'objet d'un dossier administratif consultable ci-dessous :

    Demande d'autorisation de réaliser l'opération de translocation par l'ONCFS

    Synthèse de la consultation du public sur la demande d'autorisation de l'ONCFS

    logo pdf Consultation (pdf - 109 Ko)

    Contact Presse :
    David Gaillardon, directeur de la communication de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage
    Téléphone : 01.44.15.10.44 courriel : david.gaillardon@oncfs.gouv.fr


jeudi 4 octobre 2018

  • Kit presse

    Kit de Presse

    L'ONCFS tient à la disposition des journalistes des photographies en haute définition et 8 pastilles vidéos.

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    Contact Presse :
    David Gaillardon, directeur de la communication de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage
    Téléphone : 01.44.15.10.44 courriel : david.gaillardon@oncfs.gouv.fr


lundi 1er octobre 2018

  • Appel à candidature : nouveau conseil scientifique sur la chasse

  • 2. Observation du brame, les bonnes pratiques

    Communiqué de presse - 25 septembre 2018

    Observation du brame, les bonnes pratiques

    Le cerf est présent sur la plupart des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec des effectifs plus ou moins conséquents. On le trouve principalement dans les massifs forestiers en plaine comme en montagne. Chaque année, entre la mi-septembre et la mi-octobre, a lieu la période du brame, la saison des amours chez le cerf. Les animaux perdent à ce moment une bonne partie de leur vigilance, deviennent moins craintifs facilitant ainsi leur observation. Le cerf est le plus grand ongulé sauvage de la faune française. Il vit en groupes appelés hardes pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines d'individus. Cet ongulé est devenu emblématique dans nos forêts. Sa présence peut toutefois induire des nuisances ou troubles, le mettant ainsi au carrefour d'enjeux et d'intérêts divergents, comme ceux liés à l'activité chasse, la préservation des peuplements forestiers ou encore tout simplement une approche naturaliste se limitant à l'observation de cet animal au moment du brame.

    Brame du cerf
    Le dérangement durant cette période de de vulnérabilité impacte directement la bonne reproduction des animaux. Aussi, pour faire de belles observations, il convient de veiller à rester le plus discret possible, être patient, et ne pas tenter de s'approcher des cervidés.

    Chaque année, sur certaines prairies ou zones de gagnage naturelles facilement accessibles, de mauvaises pratiques sont signalées, de jour et de nuit. Il s'agit généralement : de personnes évoluant à l'aide de véhicules, et utilisant soit directement les phares de leurs automobiles, soit une source lumineuse d'appoint pour rechercher et observer ces animaux de nuit. Cette pratique, qui peut s'apparenter à un acte de repérage préparatoire à une action de braconnage, constitue une infraction à l'article R428-9 du code de l'environnement, stipulant que la "recherche, poursuite de gibier à l'aide de source lumineuse sans autorisation" est interdite. L'utilisation de phares suivre ces animaux dans la cadre de comptages officiels est possible dans des conditions très encadrées mais se déroulant toujours en dehors de la période du brame.

    Pour prévenir cette pratique, les Services départementaux de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage vont organiser des missions de surveillance sur différents sites de la région Auvergne-Rhône-Alpes, afin de sensibiliser un large public au respect de ces places de brame, de rappeler les règles élémentaires et d'appliquer la réglementation afférente à l'emploi de sources lumineuses à des fins
    de recherche de gibier.

    Pour télécharger le communiqué de presse au format pdf :

    PDF - 280 ko
    Communiqué de presse - 25 septembre 2018 - Observation du brame


mardi 25 septembre 2018

  • Peste porcine africaine : l'ONCFS forme à la surveillance sur le terrain

    Communiqué de presse - mardi 25 septembre 2018

    Peste porcine africaine : l'ONCFS forme à la surveillance sur le terrain

    Sanglier (c) Stéphane Beillard / ONCFS

    Sanglier - copyright Stéphane Beillard / ONCFS

    Des cas de peste porcine africaine ont été déclarés le 13 septembre dernier, en Belgique, près de la frontière française. L'Unité sanitaire de la faune de l'ONCFS a organisé en urgence, dans le cadre du réseau SAGIR1, une formation des agents de terrain à la surveillance de la Peste Porcine Africaine (PPA) pour les quatre départements concernés par la mise à en place de la Zone d'observation (ZO) et de la Zone d'observation renforcée (ZOR) suite à la déclaration de foyers de cette maladie en Belgique.

    Cette formation organisée avec la contribution de la FNC, et l'appui de la Direction Régionale Grand-Est de l'ONCFS, de la Fédération Régionale des Chasseurs et de la Fédération des chasseurs de la Meuse, a réuni près de 80 participants, principalement des agents des services départementaux de l'ONCFS et des quatre fédérations départementales de chasseurs (Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle et Moselle). Des louvetiers, des agents de l'ONF et des services territoriaux de l'Etat étaient également présents. Le laboratoire vétérinaire et alimentaire départemental de Meurthe-et-Moselle (LAVD 54), acteur du réseau SAGIR, a été partie prenante de cette formation.

    L'objectif de ces formations théoriques est de permettre aux personnes concernées d'être capables d'organiser la surveillance, de mener une recherche active de cadavres de sangliers, et de prendre les précautions nécessaires pour recueillir les données d'observations et réaliser les prélèvements biologiques pertinents. Elles ont été suivies de sessions pratiques pour que les agents de terrain soient en mesure de réaliser ces prélèvements sur des cadavres de sangliers en respectant les mesures de biosécurité indispensables pour éviter, si la maladie était présente, de la propager. La priorité dans les semaines à venir est de s'assurer que la maladie n'a pas diffusé au-delà du massif forestier où elle a été détectée en Belgique. Sur la ZOR et la ZO, il s'agit donc de mobiliser largement les observateurs du réseau SAGIR mais également d'autres acteurs de terrain susceptibles de découvrir et signaler des cadavres de sangliers (agents de l'ONF, lieutenants de louveterie, Fédérations de pêcheurs…), afin de réaliser des analyses sur le plus grand nombre possible de ces animaux.

    Pour le reste de la France continentale, le réseau SAGIR fonctionne de façon habituelle. Néanmoins, tous les sangliers qui seront normalement acheminés aux laboratoires subiront, par précaution, une analyse systématique pour rechercher la peste porcine africaine. Au-delà de la surveillance, les experts de l'ONCFS sont également impliqués dans la définition, au niveau national, des mesures de prévention et de gestion en lien avec la gestion de la chasse et des populations de sangliers.

    1 SAGIR est un réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres en France, fondé sur un partenariat entre l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et les Fédérations des chasseurs (nationale et départementales). Il s'appuie sur le maillage territorial des laboratoires vétérinaires départementaux pour la bonne mise en œuvre du diagnostic.


mercredi 19 septembre 2018

  • 4ème festival de l'Image nature à Cauterets (65) Les 5, 6 et 7 octobre 2018

    4ème festival de l'Image nature à Cauterets (65), les 5, 6 et 7 octobre 2018

    Affiche du Festival de Cauterets (65)

    Pour sa 4ème édition, le Festival pyrénéen de l'image nature revient à Cauterets les 5, 6 et 7 octobre prochains. Lancé en 2015, c'est l'événement majeur dédié à la photographie et aux films naturalistes du grand Sud-Ouest.

    Depuis 2015, la commune de Cauterets porte cet événement lancé à l'initiative de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, du Parc National des Pyrénées et de Pyrénées Magazine. Cité thermale blottie au pied du Pont d'Espagne et aux portes du Parc National des Pyrénées, Cauterets montre ainsi toute la richesse de la biodiversité pyrénéenne.

    Tout au long du festival, des animations sont proposées avec notamment des sorties nature ouvertes à tous, une rando-photo en milieu naturel, des rencontres pour les scolaires…

    Au travers d'expositions photos, films et conférences, les festivaliers pourront découvrir le travail des photographes, réalisateurs et experts qui savent si bien mettre en valeur Dame Nature. Tous magnifient ce que l'environnement en général et les Pyrénées en particulier ont de plus beau, de plus rare et de plus précieux. Depuis la création du festival, les organisateurs s'attachent à développer la dimension transfrontalière en invitant des protagonistes espagnols. Cette année, le festival mettra à l'honneur le Parc National d'Ordesa et du Mont Perdu qui fête ses 100 ans.

    L'ONCFS y sera présent à travers la tenue d'un stand et des animations scolaires.

    PDF - 2.3 Mo
    Dossier de presse festival pyrénéen de l'image nature

    Le programme de ce 4ème festival est disponible sur le site www.image-nature-montagne.com


vendredi 14 septembre 2018

mercredi 12 septembre 2018

  • 3. Ouverture de la chasse en Auvergne-Rhones-Alpes

    Communiqué de presse - Le 12 septembre 2018

    Ouverture de la chasse en Auvergne-Rhones-Alpes

    Le 9 septembre dernier s'est tenu l'ouverture générale de la chasse dans la majorité des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Plus de 60 inspecteurs de l'environnement de la Délégation régionale Auvergne-Rhône-Alpes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, appuyés par leurs collègues de la Brigade Mobile d'Intervention et d‘agents des parcs nationaux en Isère et en Savoie (Vanoise et Ecrins) ont mené des opérations de contrôle de l'activité cynégétique.

    Contôle d'un chasseur - Crédit photo : Philippe MASSIT

    Les contrôles ont porté sur 84 communes de la région. 337 usagers de la nature, dont 276 chasseurs, ont ainsi été abordés. Six infractions ont été relevées à l'encontre de six contrevenants pour des manquements relevant principalement de l'amende forfaitaire.

    Les infractions relevées concernent principalement le respect des règles de sécurité à la chasse, la circulation de véhicules à moteur en dehors des chemins ouverts à la circulation publique ou encore le dépassement du plan de chasse cerf ainsi qu'une action de chasse sur le terrain d'autrui.

    Au-delà du simple respect de la réglementation, cette journée de mobilisation des services de l'ONCFS vise à sensibiliser les chasseurs, ainsi que les promeneurs, au respect des règles de sécurité encadrant l'exercice de la chasse.
    Ces contrôles bénéficient d'un bon accueil des chasseurs.
    L'ouverture générale de la chasse pour la saison 2018-2019 a été relativement calme avec peu de signalements d'incidents, l'activité chasse se concentrant principalement en début de matinée, à l'instar de la saison dernière. Les fortes chaleurs observées ainsi que l'étalement des périodes de chasse à certaines espèces contribuant probablement à constat.

    Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter les arrêtés
    d'ouverture de la saison 2018-2019

    Pour télécharger le communiqué de presse au format pdf :

    PDF - 429.9 ko
    Communiqué de presse - 12 septembre 2018 - Ouverture générale de la chasse


lundi 10 septembre 2018

  • Agrifaune au Festival de la terre et de la ruralité de la Manche

    Agrifaune au Festival de la terre et de la ruralité de la Manche

    Le Festival de la terre et de la ruralité qui s'est tenu le 2 septembre dernier dans la Manche aura été marqué par la venue du Ministre de l'agriculture, Stéphane Travert, l'affluence des visiteurs, une météo particulièrement clémente… et la présence du stand Agrifaune !

    Plus de 10 000 visiteurs ont ainsi pu découvrir un des modèles de barre d'effarouchement fabriqués dans le cadre du programme Agrifaune de la Manche. Exposée sur place, elle a pu servir de support pour échanger sur les pratiques de fauche plus respectueuses de la faune sauvage (centrifuges, lentes, …). Certains mélanges labellisés « Agrifaune interculture(r) » et les haies ont aussi été mis à l'honneur, notamment grâce aux vidéos des reportages réalisés à l'occasion d'actions mises en place ces dernières années par la fédération départementale des chasseurs, la FDSEA, la chambre d'agriculture de la Manche, la fédération des CUMA de Basse Normandie et l'ONCFS.

    Crédit : N. Chevallier / ONCFS

    De gauche à droite : Pascal Ferré (Président de la Chambre d'agriculture de la Manche), Gérard Bamas (Président de la Fédération des chasseurs de la Manche), Sébastien Amand (Président de la FDSEA 50), Thierry Chasles (élu de la Fédération des chasseurs de la Manche), François Denis (Délégué interrégional Hauts-de-France Normandie ONCFS)


  • Hivernage des oiseaux d'eau dans le golfe du Morbihan

    Communiqué de presse – 10 septembre 2018

    Hivernage des oiseaux d'eau dans le golfe du Morbihan :
    La tendance à la baisse déjà constatée durant les hivers précédents se confirme nettement

    Logos ONCFS - PNR - RN

    Une trentaine d'observateurs de 8 structures différentes (collectivités, associations, établissement public) se mobilisent pour démarrer une nouvelle campagne annuelle de suivis des oiseaux hivernants et migrateurs dans le golfe du Morbihan.

    A cette occasion les principales structures gestionnaires d'espaces naturels du territoire, Parc naturel régional du Golfe du Morbihan, Réserve Naturelle Nationale des Marais de Séné et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, gestionnaire de la RNCFS du golfe du Morbihan partagent le constat que le golfe du Morbihan s'est fortement dégradé pour l'accueil des oiseaux d'eau.

    Golfe du Morbihan - Crédit photo : ONCFS

    Le golfe du Morbihan a perdu plus de 30 % de ses oiseaux d'eau hivernants depuis le début des années 1990. Au maximum de la saison 2015-2016, l'effectif total de bernaches, canards, foulques et limicoles ne dépasse plus 70 000 individus.

    Une dégradation continue depuis les années 1990

    Les oiseaux d'eau sont sans doute la composante du patrimoine naturel la plus étudiée actuellement dans le golfe du Morbihan (et cela depuis de nombreuses années). Les données disponibles sur une durée longue permettent de suivre l'évolution et de comparer les effectifs et la structure des peuplements sur plusieurs dizaines d'années.
    Les résultats des comptages 2017-2018 dans le golfe du Morbihan viennent confirmer les tendances des années antérieures : les conditions d'accueil des oiseaux d'eau migrateurs et hivernants se sont fortement détériorées depuis les années 1990 dans le golfe du Morbihan, et cette dégradation semble se poursuivre.

    Abondance Golfe du Morbihan - Toutes espèces d'oiseaux d'eau
    Cliquer sur l'image pour agrandir le graphique

    Les canards et les oiseaux plongeurs dans une situation très défavorable

    Les bernaches et canards sont globalement en déclin. C'est particulièrement net pour la bernache cravant (baisse de 50% des effectifs depuis 1991) et le canard siffleur (baisse de 65% des effectifs depuis 1991). Ces deux espèces se nourrissent principalement sur les herbiers de zostères naines, espèce dont le statut est mal connu dans le golfe, mais qui semble en diminution.

    Les effectifs de la bernache cravant, un des oiseaux emblématiques du golfe, dépasse difficilement les 10 000 individus en novembre, contre près de 30 000 il y a une trentaine d'année.

    Bernaches - Crédit photo : ONCFS

    Les espaces les mieux protégés s'en sortent le mieux

    Les secteurs du golfe du Morbihan bénéficiant des statuts de protection les plus forts, Réserve Naturelle Nationale et Arrêté de Protection de Biotope sont ceux qui continuent à héberger la majorité des oiseaux. Cela peut s'expliquer car déjà au moment de leur création, ces sites étaient les plus intéressants pour les oiseaux d'eau, mais aussi par une meilleure maîtrise de la pression exercée par les activités humaines sur ces sites. En surface cumulée, ces espaces représentent moins de 10% de la surface du golfe du Morbihan.

    Et la suite

    Cette analyse des comptages ne manque pas d'interroger sur les causes des changements locaux d'abondance des oiseaux d'eau et souligne la nécessité d'approfondir les connaissances dans certains domaines, comme sur la modification des habitats naturels dans le golfe, (les vasières, les herbiers de zostères, les prés salés…) et les effets des activités humaines.
    Retrouvez le bilan complet du dénombrement des oiseaux hivernants, sur la saison 2015-2016

    Pour télécharger le communiqué de presse

    PDF - 374.2 ko
    Communiqué de presse - 10 septembre 2018 - Golfe du Morbihan
    230 Ko


vendredi 7 septembre 2018

  • Journées du patrimoine 2018 : Le château du Bouchet vous accueille

    Le château du Bouchet vous accueille à l'occasion des Journées européennes du patrimoine

    Journées du patrimoine

    Édifié en 1853 et accueillant depuis 1961 le centre de formation de l'ONCFS, le château du Bouchet ouvrira ses portes au public les 15 et 16 septembre prochain à Dry (45), à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine.

    Un programme complet mêlant biodiversité, art et histoire, vous attend durant ces deux journées.
    Vous pourrez tout d'abord visiter l'intérieur du château, des salles historiques à la Chapelle, en passant par la Salle des espèces, qui recèle une collection rare d'animaux naturalisés.
    Vous pourrez ensuite profiter d'une promenade commentée sur la gestion de l'eau, assister à différentes projections de documentaires sur des thématiques naturalistes, ou encore participer à une présentation de la brigade CITES.
    Les amateurs d'art se réjouiront par ailleurs des peintures et sculptures qui seront exposées dans le domaine, sur le thème de "La Loutre et son habitat".

    Le programme complet est disponible ici : https://bit.ly/2Ne894o


mercredi 5 septembre 2018

  • 86. Le courlis cendré

    COURLIS CENDRÉ

    Numenius arquata
    Eurasian Curlew

    Classe : Oiseaux
    Ordre : Charadriiformes
    Famille : Scolopacidés

    Migrateur et hivernant.
    Nicheur localisé. Hivernant surtout sur le littoral de la Manche et de l'Atlantique. Des immatures restent sur les sites d'hivernage littoraux au printemps.

    Courlis cendré - Crédit photo : M.Benmergui

    Etat de du courlis cendré


    NT (Presque menacé) - Liste rouge UICN mondiale
    VU (Vulnérable) - Liste rouge UICN européenne
    VU (Vulnérable) – Nicheurs (2016)
    LC (Préoccupation mineure) – Hivernants (2011)
    Liste rouge UICN « oiseaux de France métropolitaine »

    Rapportage Directive Oiseaux – 2013 : (population nicheuse française) :
    Effectif nicheur : 1 300 - 1 600 couples - tendance « en déclin »
    Répartition : tendance « stable »
    Effectif hivernant : 20 000 – 65 000 individus – tendance « en amélioration »

    Statut juridique du courlis cendré


    Statut commerce international : aucun statut - Convention CITES
    Statut européen : Espèce de faune protégée - annexe III –Convention de Berne
    Statut communautaire (UE) Espèce pouvant être chassée - annexe IIDirective Oiseaux
    Statut national : Espèce gibier dont la chasse est autorisée - Arrêté du 26 juin 1987

    Réglementation et modes de chasse du courlis cendré :
    Dates d'ouverture/fermeture
    Chasse devant soi/ou à l'affut
    Commercialisation interdite (Arrêté du 20 décembre1983)

    Identification et critères de détermination

    Courlis cendré en vol - Crédit photo : Philibert Soufflot

    Le plus grand des limicoles.

    Confusion possible : avec le courlis corlieu (nettement plus petit - poids entre 400 et 500 g -. croupion blanc, calotte brun noir coupée par une raie médiane claire, cri différent, et, sauf exception, présent en France que d'avril à septembre, surtout en zone côtière).

    Taille : 50 - 60 cm
    Envergure : 80-100 cm
    Poids : 600 - 1300 g.

    Plumage : longues pattes grises, bec, très long, arqué vers le bas. Dessus du plumage brun tacheté et moucheté de noir et de beige. Flancs blancs, tachetés de brun. Ventre blanc.
    Distinction mâle/femelle : femelle en moyenne sensiblement plus grande que le mâle.
    Distinction jeunes/adultes : jeunes un peu plus pâles, et bec en moyenne plus court.

    Chant du courlis cendré : (Copyright : Volker Arnold, XC109742.).

    Biologie du courlis cendré


    Régime alimentaire : alimentation au sol, en sondant la vase ou dans l'eau peu profonde : vers de terre ou marins, mollusques, crustacés et insectes.

    Comportement social : reproduction en couples isolés, mais densité peut dépasser 10 couples/km2.
    Grégaire en dehors de la période de reproduction (groupes de jusqu'à plusieurs centaines en hiver).

    Reproduction du courlis cendré : première reproduction à partir de l'âge de deux ou trois ans.
    Monogame, adultes fidèles à leur site de reproduction, où ils arrivent fin février/ début mars.

    Hivernage : août – mars
    Migration prénuptiale : février – mars
    Reproduction : mars – juillet
    Migration postnuptiale : septembre - novembre

    Pontes : 3,8 œufs en moyenne en avril (parfois dès fin mars). Pontes déposées dans des dépressions du sol garnies de végétaux, dans des prairies ou des landes humides, plus rarement des cultures.

    Nid de Courlis cendré - Crédit photo : P.Souflot

    Légende : Nid de courlis cendré

    Incubation : 26 à 30 jours.
    Pontes détruites pouvant être remplacées, jusqu'en juin.
    Emancipation des jeunes : 32 à 38 jours (élevés surtout par le mâle)
    Productivité, mal connue, probablement comprise entre 0,3 et 1 jeune/couple/an, en France.

    Ecologie du courlis cendré


    Habitat : Prairies et landes humides, marais, vasières littorales, côtes et estuaires, plans d'eau peu profonds.

    Pour en savoir plus sur les étangs
    Habitat cotier
    Habitat de marais
    Milieux agricoles ouverts
    Prairies de fauche

    Etudes et recherches à l'ONCFS

    Courlis cendré

    Les courlis cendrés sont localement suivis sur des zones de reproduction, parfois depuis longtemps comme dans le Val de Saône ou en Alsace. Le baguage, parfois complété par un marquage coloré, apporte des informations sur les déplacements des oiseaux, leur survie, et leur fidélité aux sites. Les courlis cendrés hivernant sur le littoral sont dénombrés annuellement depuis 1977 à la mi-janvier. Localement, des suivis plus précis et continus sont assurés par des comptages mensuels.
    Les prélèvements cynégétiques sont estimés grâce à des enquêtes ponctuelles dans l'ensemble du pays, et annuelles dans la région des Pays de la Loire. Ils sont estimés annuellement sur l'ensemble du littoral.

    C'est l'unité Avifaune migratrice qui est chargée du courlis cendré à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    Tendances et répartition du courlis cendré en France


    Tendances

    Effectif hivernant (sur le littoral) : 34 000 – 61 000 individus (2010 – 2016). Tendance à l'augmentation depuis 1977 (comptages de la mi-janvier ; Mahéo 1978 - 2011 - Mahéo & Le Dréan Quénec'hdu 2012-2017) :

    Tendance population de Courlis cendré 1997-2015

    Pour agrandir le graphique - cliquer sur l'image

    Effectif nicheur : déclin modéré

    Répartition

    Pour agrandir les graphiques - cliquer sur l'image

    Cliquer sur l'image pour agrandir le graphiqe - Ouverture dans une nouvelle fenêtre Cliquer sur l'image pour agrandir le graphique - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Répartition du courlis cendré, populations nicheuse (à gauche), et hivernante (à droite),

    Estimation des prélèvements


    L'enquête nationale tableaux de chasse de la saison 2013-2014 a estimé que le prélèvement des courlis cendrés était compris entre 4 400 et 9 500 individus.

    Menaces potentielles pour le courlis cendré :
    Intensification de l'agriculture, perte et dégradation d'habitats de reproduction : drainage, conversion de prairies naturelles, tourbières et landes en cultures ou boisements, urbanisation et infrastructures, ensilage et fauches précoces, arasement des sols, morcellement de l'habitat, fertilisation, régression de l'élevage extensif, abandon de l'exploitation traditionnelle de landes.
    Augmentation de la pression de prédation sur les pontes et les poussins.

    Propositions pour la gestion

    Actions favorables à l'espèce : préservation des prairies naturelles et des landes humides, incitations en faveur de l'élevage extensif, retard des fauches sur les sites de reproduction, prévention de la prédation.

    Pour en savoir plus

    Page publications sur limicoles
    Page INPN du courlis cendré

    Crédit Photographique : P.Souflot / ONCFS

    Bibliographie


    Pour compléter les publications et rapports ONCFS accessibles ci-dessus :


    CAUPENNE M. & TROLLIET B. 2015. Courlis cendré Numenius arquata. In ISSA N. & MULLER Y. coord. Atlas des oiseaux de France métropolitaine. Nidification et présence hivernale. LPO/SEOF/MNHN. Delachaux & Niestlé, Paris : 568 – 571.

    FOUQUET M. 2013. Plan national de gestion (2014 – 2018) Courlis cendré (Numenius arquata). ONCFS, L'ile d'Olonne : 88 pp.

    GIRARD O. 2008. Le courlis cendré (Numenius arquata). In : Tout le gibier de France. Atlas de la biodiversité de la faune sauvage. Hachette pratique : 297-300.

    MAHÉO R. 1978 – 2011. Limicoles séjournant en France (littoral). Rapports annuels Wetlands International / Office national de la chasse et de la faune sauvage.

    MAHÉO R. & LE DREAN-QUENEC'HDU S. 2012-2017. Limicoles séjournant en France (littoral). Janvier 2012 à 2017. Rapports annuels Wetlands International / Office national de la chasse et de la faune sauvage.

    Pour toute demande documentaire complémentaire, consultez les pages du service de documentation ou contactez le service par mail


mardi 4 septembre 2018

  • Bilan des accidents de chasse survenus durant la saison 2017-2018

    Communiqué de presse - Paris, le 4 septembre 2018

    Bilan des accidents de chasse survenus durant la saison 2017-2018

    Le réseau « Sécurité à la chasse » de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) vient de procéder à l'analyse détaillée des circonstances des accidents répertoriés entre le 1er juin 2017 et le 31 mai 2018.

    Le nombre total d'accidents de chasse relevés durant la saison s'élève à 113, en net recul par rapport à celui de la saison précédente (143 accidents). Ce chiffre est historiquement le plus bas jamais observé depuis la mise en place du réseau « Sécurité à la chasse » à la fin des années 1990 et vient confirmer la tendance baissière observée depuis près de 20 ans.

    115 victimes ont été identifiées dont 17 personnes non chasseurs. A l'instar du nombre total d'accidents, ce chiffre est également le plus bas jamais observé depuis près de 20 ans.

    La majorité des accidents sont intervenus lors d'une chasse collective au grand gibier (57%), reflétant l'importance de la pratique de ce mode de chasse en France.
    Sur les 113 accidents relevés, 13 accidents mortels restent néanmoins à déplorer dont 3 concernant des personnes « non chasseurs », contre 18 la saison précédente (aucune victime non chasseur).

    La très grande majorité des accidents mortels restent liés à un manquement aux règles élémentaires de sécurité et en particulier au non-respect de l'angle de sécurité de 30°, à un tir sans identification et à une mauvaise manipulation de l'arme.

    L'ONCFS et le monde cynégétique restent activement mobilisés pour réduire l'accidentologie à la chasse, notamment au travers de la formation à l'examen du permis de chasser, de la formation des chasseurs et de la conduite de nombreuses opérations de communication (DVD, posters, articles de presse…).

    Les échanges en cours ou à venir au niveau départemental dans le cadre du renouvellement de nombreux schémas départementaux de gestion cynégétique, permettront de mieux sensibiliser les chasseurs à la sécurité à la chasse mais également de renforcer si nécessaire la réglementation locale sur ce sujet, dans un objectif commun et partagé de réduire encore l'accidentologie à la chasse dans les années à venir.

    Pour télécharger le pdf du communiqué de presse :

    PDF - 88.7 ko
    Communiqué de presse - 4 septembre 2018 - Bilan des accidents de chasse 2017-2018
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lundi 3 septembre 2018

  • Le rapport d'activité 2017 Bretagne-Pays de la Loire est paru

    Le rapport d'activité 2017 de la délégation Bretagne-Pays de la Loire est paru

    La Délégation interrégionale Bretagne-Pays de la Loire compte environ 120 agents, répartis sur 9 départements et est caractérisée par quelques particularités fortes :

    • l'étendue des façades maritimes et les problématiques associées (activités humaines, échouages de mammifères marins, suivi des phoques…) ;
    • une activité de chasse importante et variée, avec environ 110 000 chasseurs sur les deux régions ;
    • la présence d'espèces exotiques envahissantes (Ibis sacré, Erismature rousse, Bernache du Canada, Ouette d'Égypte…) ;
    • un important maillage de sites protégés, (sites classés, sites inscrits, PNR, Natura 2000…) soumis à de fortes pressions (urbanisme, déchets, publicité, feux…) ;
    • des territoires emblématiques sous statut de réserves (RNN, RNCFS, RCFS), gérés ou co-gérés par l'ONCFS : la baie de l'Aiguillon (85), le Massereau-Migron (44), le golfe du Morbihan (56), l'île de Béniguet (29), la pointe d'Arçay (85) et St-Denis-du-Payré (85) ;
    • la contribution au réseau de suivi des mammifères de la Loire (suivis loutre et castor).

    Ce rapport 2017 rend compte des activités des services départementaux et des réserves sur l'exercice écoulé.

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    Pour télécharger le rapport au format pdf cliquer sur l'image

    Au sommaire

    Le mot de la déléguée interrégionale
    La délégation Bretagne- Pays de la Loire
    Le contrat d'objectif
    Les missions de Police
    La police de la chasse
    La police de l'environnement
    La sécurité à la chasse
    La connaissance de la faune sauvage
    Les espaces remarquables
    La lutte contre les espèces exotiques envahissantes
    Les plans nationaux d'action
    Agrifaune et sylvafaune
    La communication

    Les bilans d'activités des services départementaux et des réserves

    Service départemental des Côtes d'Armor
    Service départemental du Finistère
    Service départemental d'Ille-et-Vilaine
    Service départemental de la Loire-Atlantique
    Service départemental du Maine-et-Loire
    Service départemental de la Mayenne
    Service départemental du Morbihan
    Service départemental de la Sarthe
    Service départemental de la Vendée
    Réserve de de chasse et de faune sauvage de Béniguet
    Réserve nationale de chasse et de faune sauvage du golfe du Morbihan
    Réserve de chasse et de faune sauvage du Massereau-Migron
    Réserve naturelle nationale de la baie de l'Aiguillon

    PDF - 38.1 Mo
    Rapport d'activité 2017 de la délégation Bretagne-Pays de la Loir


jeudi 30 août 2018

  • La gestion adaptative : comment ça marche ?

  • La gestion adaptative des espèces

    LA GESTION ADAPTATIVE DES ESPECES

    La gestion adaptative consiste à redéfinir cycliquement la gestion d'une espèce, ou de ses prélèvements, selon l'état de cette population et des connaissances de son fonctionnement. La gestion adaptative n'est pas synonyme de gestion flexible, où les prélèvements varient uniquement avec la taille de la population. Dans le cas d'espèces exploitées, le processus de gestion adaptative cherche à améliorer la connaissance de l'espèce et à évaluer l'impact du prélèvement, pour ajuster au mieux la définition des quotas. Idéalement un suivi des populations et des prélèvements sont effectués chaque année, afin de définir la réglementation pour la saison suivante. Avec l'amélioration graduelle des connaissances, la gestion devient ainsi plus précise et efficace. En Amérique du Nord, la gestion adaptative des oiseaux d'eau a fait ses preuves depuis plus de 20 ans. En Europe, l'Accord international sur la conservation des oiseaux d'eau d'Afrique et d'Eurasie (AEWA) a engagé un processus de gestion adaptative des populations d'oies auquel la France participe très activement. Cette approche est par ailleurs déjà appliquée en France sur certaines des populations d'oiseaux et mammifères sédentaires chassés. Les travaux de l'ONCFS et de ses partenaires sur la connaissance des populations et de leur fonctionnement jouent un rôle central dans ces procédures de gestion.

    Double boucle de la gestion adaptative des prélèvements
    Cliquer sur l'image pour agrandir le graphique

    Le fonctionnement en “double boucle” de la gestion adaptative des prélèvements : les données collectées chaque année sont utilisées pour définir la réglementation cynégétique de la saison suivante (boucle bleue), en fonction des objectifs de gestion révisés collectivement à intervalle de quelques années (boucle verte). D'après Guillemain & Bacon, Alauda, en préparation.

    Pour en savoir plus

    • Bacon, L. & Guillemain, M. 2018. La gestion adaptative des prélèvements cynégétiques. Faune Sauvage : sous presse.
    • Guillemain, M. & Bacon, L. La gestion adaptative des Anatidés. Alauda : en préparation.
    • Mathevet, R. & Guillemain, M. 2016. Que ferons-nous des canards sauvages ? Chasse, nature et gestion adaptative. Editions Quae, Versailles.

lundi 27 août 2018

jeudi 23 août 2018

  • Flash info Lynx : Bilan national de l'évolution de l'aire de présence détectée du lynx en 2017

    Bilan national de l'évolution de l'aire de présence détectée du lynx en 2017

    L'évaluation de l'état de la population de Lynx boréal (Lynx lynx) est réalisée au travers du suivi de son aire de distribution régulière. Ce bilan repose sur l'analyse des données collectées par le réseau au cours de la période du 01/04/2014 au 31/03/2017. Au total, 1 084 indices ont été retenus pendant ces deux biennales chevauchantes, selon la méthode de suivi actuellement en vigueur.1

    Cliquer sur l'image pour télécharger le flash info du 31 juillet 2018

    Pour télécharger le pdf - cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Au sommaire

    • L'aire de répartition du lynx consolidée dans le nord Jurassien mais toujours fragile dans les Vosges et les Alpes
    • Quelques cas de détections sporadiques hors secteur de présence continue … sous réserve de confirmation
    • Un suivi patrimonial permanent assuré par le Réseau, consolidé par les techniques de reconnaissance individuelle

    1 Pour plus de détails sur la méthodes en vigueur voir Bulletin du réseau Lynx N°18, p.22- 23


lundi 20 août 2018

vendredi 17 août 2018

  • 71. Le Cerf sika

    Cerf sika


    Cervus nippon
    Sika deer

    Classe : Mammifères
    Ordre : Artiodactyles
    Famille : Cervidés

    Cerf sika

    Introduit en France métropolitaine

    Présence en France métropolitaine :


    Originaire de l'Extrême-Orient.
    Introduit en Europe au 19ième siècle dans des parcs et enclos d'où certains individus se sont échappés ou ont été relâchés volontairement.
    En France : premiers individus offerts par l'empereur du Japon en 1890 au Président Carnot d'où sont issus toutes les populations françaises vivant pour la plupart dans des parcs clos.

    Statut juridique du Cerf sika :


    Statut commerce international : aucun statut - Convention CITES
    Statut national : Espèce classée gibierarrêté du 26 juin 1987
    Statut national : Espèce exotique - Arrêté du 14 février 2018 - Introduction autorisée jusqu'au 31 décembre 2020 dans les enclos au sens du I de l'article L. 424-3 du code de l'environnement et dans les établissements professionnels de chasse à caractère commercial formés de terrains clos au sens du même article.

    Réglementation liée à la captivité :


    Détention dans les établissements de présentation au public et dans les établissements d'élevage – arrêtés ministériels du 10 août 2004 (établissements de présentation au public - établissements d'élevage) – certificat de capacité et arrêté préfectoral d'ouverture obligatoire sans marquage des animaux.
    Détention dans les établissements professionnels de chasse commerciale, parcs de chasse ou enclos cynégétiques régies par l'article L. 424-3 du code de l'environnement.

    Réglementation et modes de chasse du Cerf sika :


    Dans les départements de présence de l'espèce, dates d'ouverture/fermeture de chasse fixées par arrêté préfectoral
    Suivant le département, l'espèce peut être soumise à plan de chasse (se référer aux arrêtés préfectoraux) ou faire l'objet de mesures de destruction administrative.

    Identification et critères de détermination :


    16 sous-espèces de gabarit et de morphologie très variables. Ramure peu ramifiée avec au plus 8 andouillers pour une longueur de 60 cm (chute des bois en mars-avril).
    Espèce la plus « bavarde » des cervidés, surtout pendant la période d'élevage avec plus de 10 vocalisations différentes.
    Très bons nageurs et capables de faire des bonds spectaculaires de 3 à 6 m.

    Pelage : brun-rouge en été ponctué de taches blanchâtres. Raie dorsale noire nettement visible. Plus sombre en hiver (les taches s'estompent). Miroir et queue de 15 cm, blancs, caractéristiques. Poils plus clairs au niveau de l'arcade sourcilière également caractéristiques : donnent à l'animal un air renfrogné.
    Dimorphisme sexuel : mâles plus imposants
    Poids, longueur tête et corps des mâles : 50 à 60 kg pour une longueur de 125 à 165 cm et une hauteur au garrot de 75 à 85 cm
    Poids, longueur tête et corps des femelles : 28 à 40 kg, pour une longueur de 110 à 145 cm et une hauteur au garrot de 65 à 80 cm.
    Confusion possible : avec le cerf élaphe, le daim d'Europe

    Biologie du Cerf sika :

    Régime alimentaire : Dans son aire d'origine, consomme essentiellement du bambou, qui peut couvrir près de 80 % de ses besoins hivernaux. Possède une très grande flexibilité alimentaire lui permettant de s'adapter à des milieux très variés.
    En France, base du régime alimentaire constituée de semi-ligneux (ronce), de graminées et d'herbacées, complétée par des feuillus et des résineux, voire fougères, fruits, champignons et mousses. Ecorçage fréquent en hiver.
    Activité alimentaire entre le crépuscule et le lever du jour, mais plus diurne dans des milieux tranquilles. Activité alimentaire réduite en hiver.

    Comportement social : peu grégaire qui a tendance à vivre en petits groupes de taille variable. Mâles adultes le plus souvent solitaires, mais peuvent aussi former des groupes assez instables.

    En période d'élevage, femelles avec leur jeune de l'année et éventuellement celui de l'année précédente. Regroupement en harde plus importante le reste de l'année.

    Taille des groupes variable selon le type de milieu fréquenté avec la moitié des populations formée de groupes de 5 à 20 individus
    (milieu ouvert : hardes de 40 à 50 animaux ; milieu forestier : groupes de taille moyenne inférieure à 2 en).

    Reproduction du Cerf sika : Etablissement des territoires de rut sur 2 à 12 ha par les mâles dominants durant l'été. Mâles dominés en périphérie de ces territoires ou dans les groupes de femelles. Rut de mi septembre à fin novembre selon les régions avec maximum d'intensité pendant la deuxième quinzaine d'octobre. Combats entre mâles souvent spectaculaires et violents, pouvant entrainer des blessures sévères, quelquefois fatales. Jusqu'à 12 femelles par mâle.

    En gestation et lactation, femelles territoriales défendant leur territoire de l'intrusion des autres femelles.
    Naissances des faons de mai-juin à fin août après une gestation de 31 à 33 semaines. Variabilité importante de la date de mise bas. Généralement faon unique mais jumeaux possibles. Croissance très rapide du faon avec une taille quasi adulte au 8ième mois.
    Maturité sexuelle atteinte entre 16 et 18 mois.
    En liberté : 70 % des femelles gestantes / en situation de confinement en parc : jusqu'à 70 % de femelles stériles.

    Longévité : peut atteindre 20-25 ans, mais en nature les animaux ne dépassent pas 12 ans. Longévité moyenne de 8-9 ans sans différence de survie entre les sexes. Survie des faons (sex-ratio de 0.5) de 60 à 70 %.

    Ecologie du Cerf sika :


    Habitat : aime les milieux forestiers denses ainsi que les milieux humides mais peut s'adapter aux habitats les plus variés de plaines et de bosquets grâce à sa grande souplesse alimentaire. Capacité d'adaptation grande (en altitude, températures extrêmes (-40 degrés)).

    Femelles fidèles à leur site de naissance avec un domaine vital de 20 à 150 ha selon les sites (en moyenne 75 ha). Jeunes mâles se dispersent jusqu'à une vingtaine de km. Domaine vital des mâles environ deux fois plus grand que celui des femelles. Domaines vitaux réduits en hiver. Pas de migration saisonnière des animaux en Europe.

    Etudes et recherches :


    Suivi de l'évolution des prélèvements cynégétiques départementaux depuis 1988 par enquêtes annuelles (enquêtes du réseau des correspondants cervidés-sanglier ONCFS-FDC jusqu'en 2003, puis du réseau cervidés-sanglier ONCFS-FNC-FDC jusqu'en 2005 et enfin du réseau ongulés sauvages ONCFS-FNC-FDC).

    Deux types de données sont enregistrés, les attributions et les réalisations en parcs et enclos et hors parcs et enclos.

    Tendances et répartition du Cerf sika en France :


    Quelques populations de cerfs sika vivent à l'état sauvage (carte). Effectifs en nature pas précisément connus mais appréciés par les évolutions des prélèvements cynégétiques.

    Répartition du cerf sika en France métropolitaine en 2013

    Répartition du Cerf sika en France
    Cliquer pour agrandir l'image

    Evolution des prélèvements cynégétiques depuis 1988 par enquête annuelle « tableaux de chasse départementaux » (ONCFS-FNC-FDC) sur les attributions et les réalisations en parcs et enclos et hors parcs et enclos.

    Cliquer sur le graphique pour agrandir l'image
    cliquer pour agrandir le graphique

    Consultez :

    Répartition actuelle des ongulés sauvages
    Répartition des ongulés exotiques (daim et cerf sika, depuis 2006)
    Ongulés sauvages en captivité - Inventaire national 2010
    Les tableaux de chasse
    Fiche synthétique sur la répartition du Cerf sika

    Menaces induites par le Cerf sika :


    Développement du cerf sika à l'état sauvage à proscrire à cause du risque de pollution génétique du cerf élaphe (hybridation rare mais possible, produits féconds).
    Peut causer d'importants dégâts forestiers par abroutissement et écorçage.
    Risques de collisions incitant à éradiquer cette espèce.

    Pour en savoir plus :

    Pour télécharger le pdf du dépliant - tirer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre
    Dépliant « Espèces exotiques envahissantes » (2014)

    Publications sur les ongulés sauvages

    Autres sources :


    Page INPN du Cerf sika

    Bibliographie de référence :


    Dvořák, J. & Palyzová, L. 2016. Analysis of the development and spatial distribution of Sika Deer (Cervus nippon) populations on the territory of the Czech Republic. Acta Universitatis Agriculturae et Silviculturae Mendelianae Brunensis 64, 1507–1515.

    Macháček, Z., Dvořák, S., Ježek, M. & Zahradník, D. 2014. Impact of interspecific relations between native red deer (Cervus elaphus) and introduced sika deer (Cervus nippon) on their rutting season in the Doupovské hory Mts. J. FOR. SCI 60, 272–280.

    Saint-Andrieux C., Pfaff E. & Guibert B. 2009 - Le Daim et le Cerf sika en France : nouvel inventaire. Faune sauv., 285 : 10-15

    Senn, H. V. 2009. Hybridisation between red deer (Cervus elaphus) and Japanese sika (C. nippon) on the Kintyre Peninsula, Scotland.

    San E., Klein F., 1995 : Les populations de Daim, de Cerf sika et d'Hydropote en France. Bulletin Mensuel de l'Office National de la Chasse, n°205, Novembre 1995.

    Pour toute demande documentaire complémentaire, consultez les pages du service de documentation ou contactez le service par mail doc [ at ] oncfs.gouv.fr


  • 85. Le Vison d'Amérique

    Vison d'Amerique


    Neovison vison
    American mink

    Classe : Mammifères
    Ordre : Carnivores
    Famille : Mustélidés

    Vison d'Amérique

    Introduit en France métropolitaine

    Etat de conservation du vison d'Amérique dans son pays d'origine :

    LC Préoccupation mineure - Liste rouge UICN mondiale
    Effectifs stables

    Introduction en France :


    Originaire d'Amérique du Nord. Importé en Europe pour la fourrure en 1926 (Les 15 premiers visons d'Amérique (5 mâles et 10 femelles) arrivent en Haute-Savoie). La crise de 1929 a limité le développement de son élevage qui a repris fortement après la guerre en se modernisant dans des unités de petits calibres (moins de 1000 femelles). Vers 1960, mise en place de grandes structures jusque les années 1980 où la crise en stoppe de nombreuses. En 2016, 10 structures sont comptabilisées. Le développement de l'élevage puis son déclin s'est accompagné de l'abandon massif d'animaux ou de mauvaises gestions des structures conduisant à la présence de Vison d'Amérique dans le milieu naturel.

    Statut juridique du vison d'Amérique :


    Statut commerce international : aucun statut - Convention CITES
    Statut national : espèce exotique – Arrêté du 14 février 2018
    espèce

    Réglementation liée à sa captivité :


    Détention : Détention autorisée uniquement dans les établissements de présentation du public et établissements d'élevage avec certificat de capacité et autorisation préfectorale d'ouverture à partir d'un individu. Pas d'obligation de marquage. Arrêtés ministériels du 10 août 2004.

    Réglementation liée à sa chasse et sa destruction :


    Contrôle par la chasse, en application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement. Arrêté du 2 septembre 2016.

    Il peut être piégé toute l'année et en tout lieu et peut être détruit à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet entre la date de clôture générale et la date d'ouverture générale de la chasse.

    Identification et critères de détermination :


    Allure de fouine avec un corps allongé, cylindrique, campé sur de courtes pattes et terminé par une queue fournie représentant environ la moitié de la longueur du corps.

    Tête pointue avec des petites oreilles arrondies. Une zone blanche marque la lèvre inférieure et, parfois, la gorge ou la poitrine.

    Pelage : brun luisant
    Longueur tête et corps : 60 - 100 cm
    Longueur queue : 20- 40 cm, annelée
    Dimorphisme sexuel marqué en faveur du mâle
    Poids : Mâle : 850 à 1000g – Femelle : 450 à 800g

    Confusion possible : avec le vison d'Europe et le putois

    Planche distinction Vison d'Eurpe - Vison d'Amérique

    Distinction entr eVison d'Europe et Vison d'Amérique

    Biologie du vison d'Amérique :


    Régime alimentaire : prédateur généraliste et opportuniste. Petits mammifères (rat musqué, lapin, rats, campagnols, surmulots), poissons, oiseaux, amphibiens.

    Comportement social : espèce solitaire et territoriale
    Reproduction du vison d'Amérique : rut de fin-février à début-avril. Ovulation induite par la copulation.
    Gestation : 36 à 76 jours mais le développement embryonnaire ne dure que 28 à 33 jours après l'implantation de l'œuf dans l'utérus.
    Naissances en avril-mai. 4 à 6 jeunes.

    Ecologie du vison d'Amérique :
    Habitat : Ubiquiste, le vison d'Amérique occupe une multitude d'habitats dont le seul dénominateur commun semble être l'eau. Voisinage des milieux aquatiques (rivières, ruisseaux, torrents, marais, canaux…) aime particulièrement les berges bordées par une végétation dense. Peut être présent en bord de mer.

    Etudes et recherches à l'ONCFS :

    La répartition et les contacts avec le vison d'Amérique sont appréciés par les enquêtes menées à un rythme quinquennal, enquêtes menées par l'ONCFS auprès de ses services, des fédérations des chasseurs, des associations de piégeurs agréés, des associations naturalistes, des gestionnaires d'espaces naturels.

    Dans le cadre de la mise en œuvre du plan national d'action du vison d'Europe, la délégation régionale Nouvelle-Aquitaine de l'ONCFS lien vers 5.9.4 anime notamment des actions de lutte contre la propagation du vison d'Amérique.

    Tendances et répartition du vison d'Amérique en France :

    Espèce en expansion active, notamment sur la façade atlantique et dans les départements du sud-ouest de la France qui abritent des populations relictuelles de visons d'Europe. À cette situation s'ajoute un nouveau foyer dynamique dans le Languedoc et le Roussillon, qui s'étend déjà sur plusieurs affluents en rive droite de la Garonne.

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    Répartition par bassins versants des observations de visons d'Amérique collectées pour la période 2000-2015 en France. Source ONCFS

    Estimation des prélèvements :


    L'enquête nationale tableaux de chasse de la saison 2013-2014 n'a pas pu estimer le taux de prélèvements de vison d'Amérique.

    Menaces potentielles induites par le vison d'Amérique :


    Réduction de la densité globale de la faune autochtone et réduction des succès de reproduction chez les oiseaux (Sternes, Anatidés, Laridés, passereaux, Rallidés, Alcidés...), les rongeurs, insectivores, amphibiens, reptiles et crustacés.

    Impact fort sur le vison d'Europe, l'une des espèces de carnivores les plus menacées au monde. La France possède, en commun avec l'Espagne, la seule population d'Europe occidentale, mais celle-ci est en déclin rapide.

    • Expansion qui se traduit par l'envahissement de la niche écologique du vison d'Europe
    • Confusion avec le vison d'Europe lors des campagnes de destruction du fait des dégâts qu'il occasionne.
    • Rôle majeur dans la diffusion de la maladie aléoutienne dans le milieu naturel.

    Pour en savoir plus :

    Publications de l'ONCFS sur le vison d'Amérique :

    Léger, François. « Répartition en France de trois petits carnivores introduits », 2001.

    Léger, François, et Sandrine Ruette. « Le vison d'Amérique, une espèce qui se développe en France ». Faune Sauvage, nᵒ 266 (2005) : 29-36.

    Léger, François. « Situation, en France, de trois petits carnivores introduits : le Raton laveur (Procyon lotor), le Vison d'Amérique (Mustela vison) et le Chien viverrin (Nyctereutes procyonoides). », 2008.

    Léger, F., Steinmetz, J., Laoué E., Maillard, J-F. et Ruette S.« L'expansion du vison d'Amérique en France. Période 2000-2015, »Faune Sauvage, no. 318, pp. 23–31, 2018.

    Bibliographie :

    Ahola, M., M. Nordstr\öm, P. B Banks, N. Laanetu, et E. Korpimäki. « Alien mink predation induces prolonged declines in archipelago amphibians ». Proceedings of the Royal Society B : Biological Sciences 273, nᵒ 1591 (2006) : 1261.

    Banks, P. B, M. Nordström, M. Ahola, P. Salo, K. Fey, et E. Korpimäki. « Impacts of alien mink predation on island vertebrate communities of the Baltic Sea archipelago : review of a longterm experimental study ». Boreal environment research 13 (2008) : 3–16.

    Bifolchi, Aline. « Biologie et génétique des populations d'une espèce invasive : le cas du vison d'Amérique (Mustela vison Schreber, 1777) en Bretagne ». Université d'Angers, 2008.

    Bonesi, L., P. Chanin, et D. W Macdonald. « Competition between Eurasian otter Lutra lutra and American mink Mustela vison probed by niche shift ». Oikos 106, nᵒ 1 (2004) : 19–26.

    Bonesi, Laura, et Santiago Palazon. « The American mink in Europe : Status, impacts, and control ». Biological Conservation 134, nᵒ 4 (2007) : 470 83.

    Bretagne vivante. « Le vison d'Amérique ». In La gestion d'espèces invasives en Bretagne. Bretagne vivante, 2012.

    Reynolds, Jonathan C., Mike J. Short, et Rhian J. Leigh. « Development of population control strategies for mink Mustela vison, using floating rafts as monitors and trap sites ». Biological Conservation 120, nᵒ 4 (2004) : 533 43.

    Sidorovich, V. E. « Study on the decline in the European mink Mustela lutreola population in connection with the American mink M. vison expansion in Belarus : story of the study, review of the results and research priorities ». Saugetierkundliche Informationen 5 (25) : 133 154 (2001).

    Sugoto, Roy, Neil Reid, et Robbie MaCdonald. « A review of mink predation and control for Ireland ». Irish wildlife manuals, nᵒ 40 (2009) : 65.

    Zuberogoitia, Iñigo, Jose Antonio González-Oreja, Jabi Zabala, et Cristina Rodríguez-Refojos. « Assessing the control/eradication of an invasive species, the American mink, based on field data ; how much would it cost ? » Biodiversity and Conservation 19, nᵒ 5 (2010) : 1455 69.

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jeudi 16 août 2018

  • 82. Le Raton laveur

    Raton laveur


    Procyon lotor
    Raccoon

    Classe : Mammifères
    Ordre : Carnivores
    Famille : Procyonidés

    Raton laveur

    Introduit en France métropolitaine, en Guadeloupe, à Saint-Martin et en Martinique

    Présence en France métropolitaine, Guadeloupe, Saint-Martin et Martinique :


    Originaire d'Amérique du Nord. Importé en Europe pour la fourrure essentiellement en Allemagne dans les années 30.
    Populations florissantes en Allemagne suite aux lâchers d'animaux ou à leur fuite avec expansion sur l'et de la France.

    En France, introduction dans l'Aisne vers 1967 à partir d'une ancienne base de l'OTAN. 2 autres foyers, en Auvergne (début des années 2000) et en Gironde (2006-2007), plus récemment avec suspicion d'échappés de parcs zoologiques.
    Individus isolés échappés de particuliers ponctuellement observés.

    Introduction aux Antilles pendant la première moitié du 19ème siècle à partir de quelques individus.

    Statut juridique du raton laveur :

    Statut commerce international : aucun statut - Convention CITES
    Statut européen : Espèce préoccupante pour l'Union EuropéenneRèglement d'exécution (UE) 2016/1141 de la commission du 13 juillet 2016
    Statut national : Espèce exotique envahissante. Sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants de raton laveur (Arrêté du 14 février 2018)

    Réglementation liée à la captivité :

    En France métropolitaine, tout comme au sein de l'Union européenne (hors régions ultrapériphériques) : détention autorisée uniquement dans les établissements procédant à leur conservation hors du milieu naturel (zoos) avec obligation de marquage. Règlement d'exécution (UE) 2014/1143 de la commission du 22 octobre 2014

    Réglementation liée à sa chasse et sa destruction :

    Contrôle par la chasse, en application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement. Arrêté du 2 septembre 2016.

    Il peut être piégé toute l'année et en tout lieu et peut être détruit à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet entre la date de clôture générale et la date d'ouverture générale de la chasse.

    Identification et critères de détermination :


    Taille moyenne avec une tête courte et large, un museau court et pointu et de grandes oreilles bien visibles. Poils des joues longs.
    Masque facial très contrasté qui débute sur les joues pour s'étirer sur les yeux, lui donnant l'apparence de porter un « loup » noir sur les yeux
    Queue touffue comptant cinq à sept anneaux bruns ou noirs délimités par des poils plus clairs, grisâtres ou brunâtres.
    Plantigrade, pattes pentadactyles, très sensibles à la stimulation tactile et capables de manipulations délicates.

    Pelage : Robe grisâtre
    Confusion possible : avec le chien viverrin, le blaireau en métropole – pas de confusion aux Antilles
    Longueur tête et corps : 60 - 100 cm
    Longueur queue : 20- 40 cm, annelée
    Poids : de 2,4 à 7,9 kg (mâles de 10 à 15% plus lourds que les femelles)

    Biologie du raton laveur :


    Régime alimentaire : omnivore généraliste s'adaptant aux ressources locales : fruits, baies, noix, invertébrés terrestres ou aquatiques, petits vertébrés, amphibiens, melons, pastèques (aux Antilles)

    Comportement social : solitaire et nocturne. Durant repos hivernal, groupes dépassant le cadre familial pouvant parfois se former.
    Liens entre mère et jeunes pendant 2 ans. Jeunes d'une même famille restant fréquemment encore en groupe durant quelque temps, avant dispersion individuelle sur des distances de 10 à 20 km environ.

    Reproduction du raton laveur : rut de fin janvier jusqu'en mars en métropole - 1 portée par an
    Gestation : 63 (60-73) jours
    Mise-bas dans un abri
    2 à 8 petits (généralement 3-5) 60-70 g - aveugles

    Ecologie du raton laveur :


    Habitat : marécages avec présence de feuillus, forêts de plaines alluviales, marais d'eau douce ou saumâtre, zones agricoles cultivées ou en friches, zones suburbaines résidentielles. Aux Antilles, fréquente les forêts humides, forêts sèches, mangroves, zones suburbaines.

    Domaine vital : taille et contours variables selon la disponibilité en gîtes et ressources alimentaires. Chevauchement des domaines vitaux de plusieurs individus (absence d'un comportement territorial très affirmé).
    Domaine des mâles adultes généralement plus grand que celui des femmes et des jeunes, et pouvant englober celui de plusieurs femelles.

    Etudes et recherches :
    La répartition et les contacts avec le raton laveur sont appréciés par les enquêtes menées à un rythme quinquennal, auprès des services de l'ONCFS, des fédérations des chasseurs, des associations de piégeurs agréés.

    Une étude de génétique des populations de ratons laveurs est en cours par l'ONCFS avec les partenaires de terrain. Elle a pour objectif d'apprécier la diversité génétique au sein des populations sauvages et des populations captives.

    Tendances et répartition du raton laveur en France métropolitaine :


    Les populations de ratons laveurs montrent un fort dynamisme ces dernières décennies.

    Foyer de l'Aisne : la plus importante population de ratons laveurs en France, avec 51 % de communes où l'espèce a été identifiée au moins une fois depuis 2001 avec colonisation vers l'ouest dans les années 1980. La population marronne issue d'Allemagne semble rejoindre ce foyer de l'Aisne par le Luxembourg et la Belgique.
    Foyer d'Auvergne : observations occasionnelles dès la fin des années 1970 dans l'Allier et le Puy-de-Dôme, puis en Haute-Loire. À partir de 2007, multiplication des observations et reproduction en nature constatée.
    Foyer de Gironde : les premières observations datent de 2007 et elles deviennent régulières sur certaines communes autour de Cadaujac avec des individus capturés dans des communes plus éloignées.

    Répartition du Raton laveur en France depuis 2001

    cliquer pour agrandir l'image

    Consultez la répartition du raton laveur en France

    Estimation des prélèvements : espèce dont le prélèvement est autorisé par piégeage et tir. Environ 1500 ratons laveurs sont prélevés en France chaque année dont 4/5 par le piégeage.

    Pour agrandir l'image - cliquer dessus - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Évolution du nombre de prélèvements de ratons laveurs
    (tous modes de destruction et de chasse confondus).
    a : dans les départements de l'Aisne, des Ardennes, de la Marne et de l'Oise, entre 1994 et 2012
    (pas de données disponibles dans l'Oise et la Marne entre 1994 et 1999).
    b : dans les départements d'Auvergne (Allier, Cantal, Haute-Loire et Puy-de-Dôme) entre 1999 et 2013
    (sources : FDC et APA).

    Tendances et répartition du raton laveur en Guadeloupe, Saint-Martin et la Martinique :
    Aucune estimation des effectifs n'est fournie pour ces territoires insulaires ni même de tendance. Il semble néanmoins plus présent en Guadeloupe qu'à la Martinique.

    Menaces induites par le raton laveur :


    Impact sur ses écosystèmes peu documenté
    Prédations notées localement sur les espèces d'oiseaux en période de nidification, sur des amphibiens
    Dommages occasionnels sur des cultures (melons, pastèques aux Antilles)
    Vecteur potentiel du West Nile Virus, de la rage
    Zoonoses Baylisascaris procyon : encéphalites chez oiseaux, mammifères dont l'homme

    Pour en savoir plus :

    Pour télécharger le dépliant-cliquer sur lel lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Dépliant Raton laveur

    Pour télécharger le guide - cliquer sur le lien - ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Guide « Les vertébrés terrestres introduits en outre-mer et leurs impacts. Guide illustré des principales espèces envahissantes ». Comité français de l'UICN, ONCFS.

    Pour télécharger le pdf du dépliant - tirer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre
    Dépliant « Espèces exotiques envahissantes » (2014)

    Publications sur les petits et méso carnivores

    Bibliographie :

    Fischer, M. L., Salgado, I., Beninde, J., Klein, R., Frantz, A. C., Heddergott, M., Cullingham, C. I., Kyle, C. J. and Hochkirch, A. Multiple Founder Effects Are Followed by Range Expansion and Admixture during the Invasion Process of the Raccoon (Procyon Lotor) in Europe. Edited by Brian Leung. Diversity and Distributions, January 2017. doi:10.1111/ddi.12538.

    Biedrzycka, A., Zalewski, A., Bartoszewicz, M., Okarma, H., Jędrzejewska, E., 2014. The genetic structure of raccoon introduced in Central Europe reflects multiple invasion pathways. Biological Invasions 16, 1611–1625. doi:10.1007/s10530-013-0595-8

    Alda, F., Ruiz-López, M.J., García, F.J., Gompper, M.E., Eggert, L.S., García, J.T., 2013. Genetic evidence for multiple introduction events of raccoons (Procyon lotor) in Spain. Biological Invasions 15, 687–698. doi:10.1007/s10530-012-0318-6

    Ruys, T., Coic, C., Cugnasse, J.-M., Steinmetz, J., 2012. Le raton laveur (Procyon lotor), une espèce naturalisée en région Aquitaine ? Arvicola 20, 42–44.

    García, J.T., García, F.J., Alda, F., González, J.L., Aramburu, M.J., Cortés, Y., Prieto, B., Pliego, B., Pérez, M., Herrera, J., García-Román, L., 2012. Recent invasion and status of the raccoon (Procyon lotor) in Spain. Biological Invasions 14, 1305–1310. doi:10.1007/s10530-011-0157-x

    Choussy, D., Lemarchand, C., 2011. Le raton laveur, nouvelle espèce d'Auvergne ? L'Affut, bulletin de liaison du groupe mammalogique d'Auvergne 24–25.

    Léger, F., 2008. Situation, en France, de trois petits carnivores introduits : le Raton laveur (Procyon lotor), le Vison d'Amérique (Mustela vison) et le Chien viverrin (Nyctereutes procyonoides).

    Heyninck, C., 2007. Quel avenir réserver au raton laveur en Belgique ? Forêt wallonne 1–12.

    Bartoszewicz, M., Okarma, H., Zalewski, A., Szczesna, J., 2008. Ecology of the raccoon (Procyon lotor) from western Poland. pp. 291–298.

    Ellis, J.C., Shulman, M.J., Jessop, H., Suomala, R., Morris, S.R., Seng, V., Wagner, M., Mach, K., 2007. Impact of raccoons on breeding success in large colonies of great black-backed gulls and herring gulls. Waterbirds 30, 375–383.

    Helgen, K.M., Wilson, D.E., 2003. Taxonomic status and conservation relevance of the raccoons (Procyon spp.) of the West Indies. Journal of Zoology 259, 69–76. doi:10.1017/S0952836902002972

    Léger, F., 2001. Répartition en France de trois petits carnivores introduits.

    Léger, F., 1999. Le raton-laveur en France. Bulletin Mensuel de l'Office National de la Chasse 16–37.

    Pons, J.-M., Volobouev, V., Ducroz, J.-F., Tillier, A., Reudet, D., 1999. Is the Guadeloupean racoon (Procyon minor) really an endemic species ? New insights from molecular and chromosomal analyses. Journal of Zoological Systematics and Evolutionary Research 37, 101–108.

    Pour toute demande documentaire complémentaire, consultez les pages du service de documentation ou contactez le service par mail.


mardi 14 août 2018

  • 72. Cerf muntjac

    Cerf muntjac


    Muntiacus reevesi
    Muntjac deer

    Classe : Mammifères
    Ordre : Artiodactyles
    Famille : Cervidés

    Cerf muntjac de Reeves - Crédit photographique Margot TERLIN

    Pas de populations établies avec certitude en France métropolitaine

    Présence en France métropolitaine :


    Originaire de Chine, son introduction dans le milieu naturel, qui semble ponctuelle, a pour origine des animaux échappés de parcs d'ornementation. Cette espèce se rencontre également dans les parcs zoologiques.

    Statut juridique du cerf muntjac :

    Statut commerce international : aucun statut - Convention CITES
    Statut européen : Espèce préoccupante pour l'Union EuropéenneRèglement d'exécution (UE) 2016/1141 de la commission du 13 juillet 2016

    Statut national : Espèce exotique envahissante. Sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants du Cerf Muntjac de Reeves
    (Arrêté du 14 février 2018)

    Réglementation liée à la captivité :


    En France métropolitaine, tout comme au sein de l'Union européenne (hors régions ultra-périphériques) : détention autorisée uniquement dans les établissements procédant à leur conservation hors du milieu naturel (zoos). Règlement d'exécution (UE) 2014/1143 de la commission du 22 octobre 2014

    Identification et critères de détermination :


    Petit cervidé avec canines allongées chez les deux sexes (plus prononcées chez les mâles).
    Petits cris proches d'un aboiement (cerf aboyeur).

    Manteau : rouge-brun avec des points plus foncés sur le museau et les jambes.
    Menton, poitrine et ventre souvent plus clairs.
    Museau relativement long avec des rayures noires.
    Confusion possible : avec un jeune chevreuil
    Dimorphisme sexuel : bois des mâles (jusqu'à 10 cm - un seul andouiller).
    Poids : environ 10 kg
    Longueur tête et corps : environ 1 m
    Hauteur au garrot des mâles : environ 50 cm

    Biologie du cerf muntjac :
    Régime alimentaire : herbivore à tendance forestière : feuilles, écorces, graines, fruits, bourgeons.
    Comportement social : solitaire
    Reproduction du cerf muntjac
    Maturité sexuelle de la femelle : 1 an
    Gestation : 7 mois
    Naissance : 1 ou 2 petits

    Ecologie du Cerf muntjac :

    Habitat : dans son aire d'introduction : forêts mixtes ou de feuillus avec uns strate arbustive, jardins et parcs urbains anglais.
    Grande plasticité en s'adaptant à différents milieux.

    Etudes et recherches :
    Aucune étude spécifique n'est menée, si ce n'est la remontée d'observations ponctuelles ou lors d'enquêtes spécifiques aux ongulés.

    Tendances et répartition du cerf muntjac en France :
    Le cerf muntjac est peu présent en milieu naturel en France. Les données issues du réseau ongulés (ONCFS-FNC-FDC) fait état de quelques contacts dans le Loir-et-Cher et les Côtes d'Armor sans que des populations y soient établies.

    Menaces induites par le cerf muntjac :
    Détérioration des peuplements forestiers par abroutissements successifs en cas de fortes densités.
    Une étude anglaise indique qu'une compétition est possible avec le chevreuil.

    Propositions pour la gestion :
    Le cerf muntjac est une espèce timide et discrète qui peut restée non détectée tant que les densités sont faibles. La détection d'individus en milieu naturel doit alerter les pouvoirs publics pour engager des mesures de lutte par le recours aux battues administratives notamment.

    Pour en savoir plus :

    Pour télécharger le dépliant au format pdf - cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Dépliant « Cerf Muntjac de Reeves » (2018)

    Bibliographie de référence :

    GB NNSS. 2011. Risk assessment for Muntiacus reevesi : Great Britain Non-Native Organism Risk Assessment Scheme [Online]. Great Britain Non-Native Species


    Ward, A. I. and Lees, K. 2011. Analysis of cost of preventing establishment in Scotland of muntjac deer (Muntiacus spp.) [Online]. Scottish Natural Heritage Commissioned Report No.457.


    Cooke, A. S. 2005. Muntjac deer Muntiacus reevesi in Monks Wood NNR : their management and changing impact. In : Gardiner, C. and Sparks, T. (eds.) Ten years of change : woodland research at Monks Wood NNR, 1993-2003. English Nature Research Report 613.

    Chapman, N., Harris, S. and Standford, A. 1994. Reeves' Muntjac Muntiacus reevesi in Britain : their history, spread, habitat selection, and the role of human intervention in accelerating their dispersal. Mammal Review, 24, 113-160.

    Cooke, A. 1994. Colonisation by muntjac deer Muntiacus reevesi and their impact on vegetation. In : Massey, M. E. and Welch, R. C. (eds.) Monks Wood National Nature Reserve. The experience of 40 years 1953-93. Peterborough, UK : Natural England.

    Pour toute demande documentaire complémentaire, consultez les pages du service de documentation ou contactez le service par mail doc [at] oncfs.g


  • 72. Le Cerf muntjac

    Cerf muntjac

    Muntiacus reevesi
    Muntjac deer

    Classe : Mammifères
    Ordre : Artiodactyles
    Famille : Cervidés

    Cerf muntjac de Reeves - Crédit photographique Margot TERLIN

    Pas de populations établies avec certitude en France métropolitaine

    Présence en France métropolitaine :

    Originaire de Chine, son introduction dans le milieu naturel, qui semble ponctuelle, a pour origine des animaux échappés de parcs d'ornementation. Cette espèce se rencontre également dans les parcs zoologiques.

    Statut juridique du cerf muntjac :

    Statut commerce international : aucun statut - Convention CITES
    Statut européen : Espèce préoccupante pour l'Union EuropéenneRèglement d'exécution (UE) 2016/1141 de la commission du 13 juillet 2016

    Statut national : Espèce exotique envahissante. Sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants du Cerf Muntjac de Reeves
    (Arrêté du 14 février 2018)

    Réglementation liée à la captivité :

    En France métropolitaine, tout comme au sein de l'Union européenne (hors régions ultra-périphériques) : détention autorisée uniquement dans les établissements procédant à leur conservation hors du milieu naturel (zoos). Règlement d'exécution (UE) 2014/1143 de la commission du 22 octobre 2014

    Identification et critères de détermination :

    Petit cervidé avec canines allongées chez les deux sexes (plus prononcées chez les mâles).
    Petits cris proches d'un aboiement (cerf aboyeur).

    Manteau : rouge-brun avec des points plus foncés sur le museau et les jambes.
    Menton, poitrine et ventre souvent plus clairs.
    Museau relativement long avec des rayures noires.
    Confusion possible : avec un jeune chevreuil
    Dimorphisme sexuel : bois des mâles (jusqu'à 10 cm - un seul andouiller).
    Poids : environ 10 kg
    Longueur tête et corps : environ 1 m
    Hauteur au garrot des mâles : environ 50 cm

    Biologie du cerf muntjac :
    Régime alimentaire : herbivore à tendance forestière : feuilles, écorces, graines, fruits, bourgeons.
    Comportement social : solitaire
    Reproduction du cerf muntjac
    Maturité sexuelle de la femelle : 1 an
    Gestation : 7 mois
    Naissance : 1 ou 2 petits

    Ecologie du Cerf muntjac :

    Habitat : dans son aire d'introduction : forêts mixtes ou de feuillus avec uns strate arbustive, jardins et parcs urbains anglais.
    Grande plasticité en s'adaptant à différents milieux.

    Etudes et recherches :
    Aucune étude spécifique n'est menée, si ce n'est la remontée d'observations ponctuelles ou lors d'enquêtes spécifiques aux ongulés.

    Tendances et répartition du cerf muntjac en France :
    Le cerf muntjac est peu présent en milieu naturel en France. Les données issues du réseau ongulés (ONCFS-FNC-FDC) fait état de quelques contacts dans le Loir-et-Cher et les Côtes d'Armor sans que des populations y soient établies.

    Menaces induites par le cerf muntjac :
    Détérioration des peuplements forestiers par abroutissements successifs en cas de fortes densités.
    Une étude anglaise indique qu'une compétition est possible avec le chevreuil.

    Propositions pour la gestion :
    Le cerf muntjac est une espèce timide et discrète qui peut restée non détectée tant que les densités sont faibles. La détection d'individus en milieu naturel doit alerter les pouvoirs publics pour engager des mesures de lutte par le recours aux battues administratives notamment.

    Pour en savoir plus :

    Pour télécharger le dépliant au format pdf - cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Dépliant « Cerf Muntjac de Reeves » (2018)

    Bibliographie de référence :

    GB NNSS. 2011. Risk assessment for Muntiacus reevesi : Great Britain Non-Native Organism Risk Assessment Scheme [Online]. Great Britain Non-Native Species

    Ward, A. I. and Lees, K. 2011. Analysis of cost of preventing establishment in Scotland of muntjac deer (Muntiacus spp.) [Online]. Scottish Natural Heritage Commissioned Report No.457.

    Cooke, A. S. 2005. Muntjac deer Muntiacus reevesi in Monks Wood NNR : their management and changing impact. In : Gardiner, C. and Sparks, T. (eds.) Ten years of change : woodland research at Monks Wood NNR, 1993-2003. English Nature Research Report 613.

    Chapman, N., Harris, S. and Standford, A. 1994. Reeves' Muntjac Muntiacus reevesi in Britain : their history, spread, habitat selection, and the role of human intervention in accelerating their dispersal. Mammal Review, 24, 113-160.

    Cooke, A. 1994. Colonisation by muntjac deer Muntiacus reevesi and their impact on vegetation. In : Massey, M. E. and Welch, R. C. (eds.) Monks Wood National Nature Reserve. The experience of 40 years 1953-93. Peterborough, UK : Natural England.

    Pour toute demande documentaire complémentaire, consultez les pages du service de documentation ou contactez le service par mail doc [at] oncfs.g


vendredi 3 août 2018

  • Le rapport d'activité 2017 de la délégation est paru

    Le rapport d'activité 2017 est paru

    La délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie se caractérise par ses 870 km de linéaire côtier et plus de 8 000 huttes de chasse au gibier d'eau. Elle apporte sa contribution à la gestion d'espaces protégés emblématiques tels que les Réserves naturelles de chasse et de faune sauvage de la Grand'Mare dans le marais Vernier (27) et du Hâble d'Ault en baie de Somme. Son territoire comprend de 8 parcs naturels régionaux (PNR), un parc naturel marin (PNM), 19 réserves naturelles nationales (RNN) et 20 réserves régionales (RRN) ainsi que 182 sites Natura 2000.

    Ce rapport 2017 retrace les différentes activités techniques et de police de la délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie au cours de l'année écoulée : Maîtrise des populations de sanglier, contrôle de la faune sauvage captive, Police de la chasse, contrôle de l'utilisation des appelants pour la chasse au gibier d'eau, stérilisation d'oeufs de cygnes, saisie d'ivoire, contrôle de la cueillette de salicorne, comptage de cervidés, lutte contre les atteintes au milieu, ...

    Il démontre le rôle essentiel et incontournable que joue l'ONCFS au niveau régional en termes de biodiversité.

    Rapport d'activité 2017 - Dir Hauts-deFrance Normandie

    Pour télécharger le rapport au format pdf cliquer sur l'image

    Au sommaire

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage

    L'ONCFS, un établissement public acteur clef de la biodiversité
    La délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie

    Des agents pour lutter activement contre l'appauvrissement de la biodiversité

    Le bilan des missions de police en 2017
    Les conventions partenariales
    La sécurité à la chasse

    L'expertise au service de la faune sauvage

    Le suivi des populations
    L'équilibre écosystèmes/espèces invasives et déprédatrices ou espèces autochtones
    à problème
    Le programme Agrifaune
    Les espaces protégés propriétés de l'ONCFS
    Le suivi sanitaire de la faune
    L'expertise au service du débat public
    Le partage des connaissances

    Les bilans d'activité des services départementaux

    Service départemental de l'Aisne
    Service départemental du Calvados
    Service départemental de l'Eure
    Service départemental de la Manche
    Service départemental du Nord
    Service départemental de l'Oise
    Service départemental de l'Orne
    Service départemental du Pas-de-Calais
    Service départemental de Seine-Maritime
    Service départemental de la Somme

    PDF - 16.5 Mo
    Rapport d'activité 2017 - HdF N
    (6,5 Mo)


mercredi 1er août 2018

  • La répartition des ongulés de Montagne en France

    La répartition des ongulés de Montagne en France



    Fiches synthétiques version PDF- Cliquer sur la date pour télécharger le fichier pdf

    National

    Alpes

    Pyrénées

    Jura

    Massif Central

    Vosges

    Corse

    Hors massif

    Cerf élaphe

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2016

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    1985
    1988
    1991
    1995
    2000
    2005
    2010
    2015

    Chamois

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    Isard

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    Mouflon méditerranéen

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    Mouflon de Corse

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    Bouquetin des Alpes

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    1987
    1993
    2005
    2010
    2016

    Bouquetin ibérique

    2016

    2016

    Cerf sika

    2005
    2012
    2016

    Daim

    2005
    2012
    2016


mercredi 25 juillet 2018

  • Commerce international de la faune sauvage : l'ONCFS et les douanes contrôlent une importante bourse aux minéraux

    Communiqué de presse - Moulins-les-Metz - 2 juillet 2018

    Commerce international de la faune sauvage : l'ONCFS et les douanes contrôlent une importante bourse aux minéraux

    Délégation régionale Grand Est
    Service départemental du Haut-Rhin

    La bourse « Minéral et Gem » de Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin) dont la 55ème édition a eu lieu cette année du 20 au 22 juin dernier, est la troisième exposition de minéraux au niveau mondial.

    Lors de cette 55ème édition, qui réunissait plus d'un millier d'exposants de 52 nationalités différentes, onze inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS et six fonctionnaires des Services des Douanes ont contrôlé les conditions de commercialisation des produits issus de la faune sauvage protégée, avec une priorité sur la vente d'ivoire.
    Dans l'abondance des minéraux- bijoux et pierres précieuses présentés, on pouvait voir des coraux, des mâchoires de requin, des dents de cétacé, de morse et d'hippopotame, des défenses de narval ou d'éléphant et également des éléments de mammouths (os, dents et défenses) etc.

    Si les produits dérivés de mammouths ne sont pas concernés par la réglementation propre à la protection de la nature, il en va différemment des espèces « non éteintes », dont certaines font l'objet d'une protection en raison des risques d'extinction, cas de l'éléphant d'Afrique et des mammifères marins.

    L'ivoire travaillé, issu des dents ou défenses, commercialisé sous forme de pendentif, bracelet, échiquier et autre statuette, est soumis à une réglementation internationale rigoureuse fixée par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), signée par 175 pays, dont la France, à Washington en 1973 (Convention de Washington) et entrée en vigueur en 1975.

    La CITES réglemente, limite ou interdit le commerce de quelques 5 500 espèces animales et 29 500 espèces végétales dans le monde, afin d'assurer un niveau de prélèvement compatible avec la pérennité de l'espèce.
    Ainsi la vente de l'ivoire d'éléphant et des objets fabriqués après le 1er juillet 1975 composés en tout ou partie d'ivoire est strictement interdite.

    Pour les autres espèces (morse, narval, …), les pièces en ivoire doivent être accompagnées d'un permis ou d'un certificat officiel prouvant l'origine et la date d'acquisition.

    En 2015, les contrôles opérés par les mêmes services dans cette manifestation avaient abouti à la saisie et à la confiscation de plus de 250 pièces en ivoire, ainsi que des dents de cachalot, de morse et d'hippopotame.

    En 2018, les agents de l'ONCFS et des douanes ont saisi 76 pièces en ivoire d'éléphant et une mâchoire de requin-renard.

    Le commerce illicite notamment de l'ivoire constitue un délit passible de 150 000 euros d'amende et 2 ans de prison.

    Contacts :

    Délégation régionale Grand Est – dr.nord-est@oncfs.gouv.fr – 03 87 52 14 56
    Régis HEIN – chef du service départemental du Haut-Rhin
    Ludovic LEIB – Agent Cites Régional_ service départemental du Bas-Rhin

    Pour télécharger le pdf du communiqué de presse :

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    Communiqué de presse - 2 juillet 2018 - Bouse aux minéraux
    Commerce international de la faune sauvage : l'ONCFS et les douanes contrôlent une importante bourse aux minéraux


mardi 24 juillet 2018

vendredi 20 juillet 2018

vendredi 13 juillet 2018

  • La dernière lettre du réseau Bécassines est disponible

    La lettre d'information du réseau Bécassines

    Lettre du réseau bécassines N°15 de juillet 2018
    Cliquer sur l'image pour visualiser la lettre

    Extrait de l'éditorial de la Lettre Bécassines N°15

    "La saison 2017-18 ne marquera pas les esprits par le nombre de bécassines prélevées à la chasse ou capturées dans les filets. Et pourtant les indicateurs du succès de la reproduction 2017 étaient plutôt bons.
    Cela souligne l'importance de ne pas s'arrêter au suivi de l'abondance lorsqu'on cherche à caractériser la dynamique d'une population migratrice. Car l'abondance dépend aussi et surtout des conditions d'accueil sur les territoires. La sécheresse de l'automne dernier dans la moitié sud du pays nous l'a bien démontrée."

    Au sommaire de ce numéro :

    Saison 2017-2018

    • Nidification 2017 en Russie occidentale
    • Sécheresse marquée à l'automne
    • Loiret et Charente en tête

    Reprise de bague
    Programme PUPIPO
    Vie du réseau
    Projet gps/argos
    Tableau des reprises 2017-2018- bécassines des marais

    Pour consulter les précédents numéros de Lettres d'information du réseau Bécassines


mardi 10 juillet 2018

  • Braconnage de l'anguille : trois hommes interpellés

    Communiqué de Presse –Ouilly-le-vicomte le 3 juillet 2018

    Braconnage de l'anguille : trois hommes interpellés

    Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet les inspecteurs de l'environnement de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont procédé à l'interpellation de trois braconniers qui venaient de capturer une trentaine d'anguilles européennes dans la Touques sur la commune d'Ouilly-le-Vicomte.


    Interpellés en pleine nuit, les trois braconniers d'origine Portugaise qui s'adonnaient à la pêche de l'anguille à la vermée ont reconnu les faits. Cette technique de pêche consiste à présenter une pelote de vers de terre enfilés en chapelet au bout d'un fil de laine sans hameçon et montée sur une canne. Les anguilles dont les dents restent accrochées à la laine sont recueillies dans un parapluie renversé au moment où la ligne est relevée.

    Le matériel et 33 anguilles européennes vivantes ont été saisis. Les anguilles ont ainsi pu être relâchées dans le fleuve Touques saines et sauves.

    A cette occasion, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage rappelle que la pêche de l'anguille européenne est réglementée, cette espèce de poisson migrateur à valeur patrimoniale est considérée comme en danger critique d'extinction. Sa pêche est strictement interdite sur l'intégralité du fleuve « Touques » ainsi que sur toute la partie maritime du littoral calvadosien (fin mai 2018, les inspecteurs de l'environnement ont interpellé un Belge s'adonnant à la pêche de l'anguille aux portes d'Honfleur).

    Ces personnes, qui devront répondre de leurs actes devant la justice, encourent de lourdes sanctions (jusqu'à 2790 € d'amende) ainsi que la confiscation du matériel saisi.

    L 'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage peut être contacté pour tout signalement au numéro suivant : 02 31 61 98 53 ou par courriel : sd14@oncfs.gouv.fr

    Crédit photographique : SD14 / ONCFS

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    Communiqué de presse - 3 juillet 2018 - Braconnage de l'anguille
    Braconnage de l'anguille : trois hommes interpellés


lundi 9 juillet 2018

  • Premier concours AGRIFAUNE pour sensibiliser les agriculteurs d'aujourd'hui et de demain à la petite faune des espaces agricoles

    DANS LE CALVADOS

    Premier concours AGRIFAUNE pour sensibiliser les agriculteurs d'aujourd'hui et de demain à la petite faune des espaces agricoles

    Logo Agrifaune

    Le programme Agrifaune du Calvados est porté par 6 organismes soucieux de sensibiliser les agriculteurs d'aujourd'hui et de demain aux pratiques agricoles favorables au petit gibier et plus largement à la biodiversité. Depuis 2010, la chambre d'agriculture, la fédération des chasseurs, l'ONCFS, les lycées agricoles du Robillard, de Vire et la Maison Familiale de Maltot ont ainsi multiplié les actions, de la création d'un module d'enseignement « Agrifaune » à la réalisation de comptages d'espèces sauvages (perdrix grises, vers de terre, carabes…) ---- avec les élèves en passant par l'organisation de portes-ouvertes chez des agriculteurs référents et le test de couverts d'interculture adaptés à la faune sauvage.

    Cette année, les partenaires ont organisé un concours à destination des élèves de Seconde BAC pro « Conduite et Gestion d'une Exploitation Agricole » des établissements d'enseignement agricole impliqués dans le programme. Derrière cette opération, il s'agissait de sensibiliser à ces « nouvelles » pratiques les élèves mais aussi leurs maîtres de stage et les enseignants. Les candidats ont ainsi fait le bilan des pratiques et aménagements agricoles favorables à la faune sauvage existant déjà sur l'exploitation où ils effectuent leur stage en remplissant un questionnaire avec leur tuteur et ont mis l'accent sur la mise en place d'au moins une action adaptée à l'exploitation.

    La remise des prix concernant la Maison Familiale Rurale (MFR) de Maltot a eu lieu ce 25 juin. A cette occasion, Marvyn BRAULT a été récompensé pour son projet consistant à préconiser l'implantation de couverts et des aménagements adaptés au développement de la perdrix. Romane GAUQUELIN a été classée seconde au sein de la MFR pour son projet de couverts mellifères. Bravo à eux et à l'ensemble des participants ! Les élèves ayant participé des lycées agricoles de Vire et du Robillard recevront leurs récompenses à la rentrée prochaine.

    Après cette première édition, un nouveau concours sera proposé aux nouvelles promotions lors de cette rentrée 2018-2019.

    Crédit photographique : Nathalie Chevallier
    Les élèves de la MFR de Maltot, accompagnés de leur professeure et des représentants de la chambre d'agriculture, de la fédération des chasseurs et de l'ONCFS


  • Plan biodiversité : l'ONCFS organise la destruction de saisies de cornes de rhinocéros

    Communiqué de presse - Paris le 5 juillet 2018

    Plan biodiversité : l'ONCFS organise la destruction de saisies de cornes de rhinocéros


    De gauche à droite : Stéphane Travert , Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Gérald Darmanin, Ministre de l'Action et des Comptes publics , Brune Poirson, Secrétaire d'état auprès du Ministre d'état, Ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire et Olivier Thibault, directeur de l'ONCFS.

    Mercredi 4 juillet dernier, à l'issue du Comité interministériel qui s'est tenu au Muséum National d'Histoire Naturelle, et en amont de la présentation du Plan Biodiversité, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a organisé la destruction symbolique d'une dizaine de cornes de rhinocéros issues de saisies.

    Dans la Galerie de l'Evolution, et devant plusieurs membres du Gouvernement parmi lesquels Edouard Philippe, Premier Ministre, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Stéphane Travert, ministre en charge de l'Agriculture, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, ainsi que les secrétaires d'Etat Sébastien Lecornu et Brune Poirson, le Directeur général de l'ONCFS, en compagnie de ses équipes, a présenté de nombreux objets issus de saisies effectuées par les agents de l'ONCFS.

    Outre une dizaine de cornes de rhinocéros, étaient exposées des pièces issues aussi bien de la faune extraordinaire (peaux de python, zèbre, ours polaire, ivoires, carapaces de tortues, crânes de singe, etc.) que de la biodiversité ordinaire. Parmi ces pièces, des spécimens de chardonnerets qui font, en France, l'objet d'un trafic contre lequel l'établissement public mène une lutte dont l'efficacité n'est plus à démontrer.

    Aux saisies opérées par les agents de l'ONCFS, s'ajoutaient des pièces saisies par la Douane, établissement avec lequel l'Office travaille en partenariat sur l'ensemble du territoire national et représentée par son Directeur général Rodolphe Gintz, ainsi que des dons de l'Association française des parcs zoologiques (AFDPZ), autre interlocuteur régulier de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

    A l'issue de cette présentation, Nicolas Hulot et Gérald Darmanin ont été invités à détruire symboliquement, dans un broyeur prévu à cet effet, deux cornes de rhinocéros. Un signe fort destiné à montrer que la France, comme elle le fait vis-à-vis du commerce de l'ivoire, met tout en oeuvre pour démanteler le trafic dont les animaux concernés font l'objet, et pour en tarir le trafic.

    Après ce geste à forte portée symbolique, et après qu'Olivier Thibault ait offert, à des fins de conservation, deux cornes de rhinocéros à Pierre Dubreuil, Directeur général du MNHN, le reste des cornes exposées a été placé dans une caisse qui a été scellée par Nicolas Hulot et Gérald Darmanin, en vue de leur destruction par incinération.

    Conformément à ce que prévoit le plan d'action pour la biodiversité, dévoilé par le Gouvernement, l'ONCFS renforcera son investissement en matière de lutte contre le trafic d'espèces et, de manière plus générale, en matière de police et d'expertise au service de la biodiversité, en bonne coordination avec ses partenaires.



    Destruction de deux cornes de Rhinoceros
    Gérald Darmanin, Ministre de l'Action et des Comptes publics et Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire , en présence d' Olivier Thibault, directeur général de l'ONCFS et de Loïc Obled directeur de la Police de l'ONCFS

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    Communiqué de presse - 11 juin 2018 - Destruction Cornes Rhinoceros
    Plan biodiversité : l'ONCFS organise la destruction de saisies de cornes de rhinocéros


  • Hybridation de la population de loups en France : L'ONCFS assume les méthodes avec lesquelles il travaille

    Communiqué de presse - Paris le 3 juillet 2018

    Hybridation de la population de loups en France : L'ONCFS assume les méthodes avec lesquelles il travaille

    Depuis le retour du loup en France en 1992, l'Etat a chargé l'Office national de la chasse et de la faune sauvage d'assurer le suivi de la population sauvage. Ces travaux reposent sur la recherche d'indices de présence et de matériel biologique par les 3500 correspondants du réseau Loup-lynx et sur des analyses génétiques à partir des échantillons collectés. A cet effet, l'établissement public a sélectionné le laboratoire Antagene par un processus transparent d'appel d'offre au niveau européen.

    Ce laboratoire est reconnu au niveau international sur la génétique des canidés et en particulier sur l'hybridation entre chien et loup. Un premier état des lieux des niveaux d'hybridation en France a été rendu public en septembre 2017 (voir le communiqué). Il confirme l'existence du phénomène d'hybridation à une fréquence faible (sur 120 échantillons exploités, 1,5% relèvent d'une hybridation récente, 6% correspondant à une hybridation plus ancienne). Ce faible taux est par ailleurs cohérent avec ce qui est observé dans d'autres pays européens.

    Insatisfait des résultats obtenus par l'établissement public, un collectif d'éleveurs et d'élus a, depuis, mandaté le laboratoire allemand ForGen pour conduire d'autres analyses génétiques sur les loups au moyen de prélèvements sur les carcasses d'animaux domestiques victimes de prédations. Ces résultats (voir le dossier de presse du collectif) annonçaient que près de 80% des échantillons étaient inexploitables et que ceux restants montraient tous - selon ForGen - « un caractère hybride des animaux analysés ».

    Il est ici essentiel de comparer la méthodologie choisie par les deux parties en présence : l'établissement public d'une part, et le collectif d'autre part, ne travaillent pas à partir du même type d'échantillons. L'ONCFS et Antagene travaillent à partir d'échantillons de fèces, d'urine, de poils, ou de prélèvements sur des cadavres de loups retrouvés morts ou tués dans le cadre des prélèvements autorisés. Le collectif réalise, lui, des prélèvements sur des carcasses d'animaux prédatés.

    Cette approche peut compromettre de manière importante la fiabilité de l'analyse, le délai entre l'attaque et le prélèvement pouvant donner lieu à contamination par d'autres espèces. La seule exception concerne le loup tué lors d'un tir de défense sur la commune de Bayons (Alpes de Haute Provence), sur lequel des échantillons ont été prélevés tant par le collectif d'éleveurs et d'élus que par l'ONCFS.

    Ces deux démarches parallèles aboutissent à des résultats divergents : côté ForGen, tous les échantillons analysés de façon conclusive seraient des loups hybrides non italo-alpins, alors que les résultats d'Antagene montrent moins de 2% d'hybrides de première génération et 100 % d'origine italo-alpine (mis à part un individu récemment identifié en Lozère : voir le communiqué). L'animal prélevé à Bayons ne fait pas exception. En effet, d'après le collectif L113 qui fait partie des mandants de ForGen cet individu serait un hybride de loup balte et de chien berger allemand (voir le post Facebook de L113) A ce stade aucune information détaillée n'est disponible sur ce résultat et sur la méthodologie que ce qui figure sur cette page Facebook.

    De son côté, le laboratoire Antagene par la méthodologie déjà publiée (voir le communiqué) identifie un loup d'origine italo-alpine. Ce résultat a été communiqué au groupe national loup réuni le 7 mai 2018. Il sera repris dans la prochaine publication du réseau ONCFS Loup-lynx (qui sera disponible en libre téléchargement comme l'ensemble de ces bulletins à l'adresse suivante).

    L'ONCFS rappelle que les résultats de tous les indices, y compris génétiques, collectés par ce réseau sont rendus publics via ses publications (voir par exemple les numéros 35 et 36).


    Une clarification scientifique nécessaire : la confrontation des résultats

    Dans un souci de transparence et d'apaisement du débat public, l'ONCFS a donc entrepris en début d'année une démarche de confrontation entre les deux laboratoires Antagene et ForGen pour investiguer conjointement les raisons de ces divergences. Après plusieurs mois d'échanges entre laboratoires, l'ONCFS fait le constat que le rapportage factuel des divergences de méthodes reste sans suite, et ce malgré les multiples relances de l'établissement public. Alors que l'ensemble des méthodes utilisées par le laboratoire Antagene a été précisément décrit dans son rapport disponible en ligne (voir le communiqué), l'ONCFS n'arrive pas à obtenir de description précise des méthodes d'analyse utilisées par ForGen, de telle sorte qu'il est impossible pour un autre laboratoire de les comprendre en détail et d'éventuellement les reproduire. De même, aucune description précise des résultats obtenus et des modalités d'interprétation n'a pu être obtenue.


    Or, ces informations sont un prérequis indispensable à des échanges scientifiques constructifs pour expliquer les différences de résultats : en leur absence aucune analyse croisée, démarche pourtant envisagée dans le processus, ne pourrait apporter de clarté à la controverse actuelle.
    Outre la méthode de collecte des échantillons, sont en jeu les étapes des techniques moléculaires adaptées aux échantillons récoltés ainsi que les méthodes d'interprétation des résultats en passant par les outils logiciels.

    Ainsi, le collectif a d'abord indiqué que ForGen ne travaillait pas sur l'ADN mitochondrial pour établir l'espèce et sa lignée (voir le bilan des analyses génétiques effectuées par ForGen) alors que c'est le standard dans la communauté scientifique internationale (le « code barre » du vivant, voir ce lien pour plus d'information). Cependant, la récente communication sur la page Facebook du collectif L113 à propos du loup de Bayons (voir le post Facebook de L113) indique que, pour ce cas précis, une analyse mitochondriale a été réalisée. Il est même affirmé qu'il s'agit d'une analyse « commune à tous les laboratoires, en se référant à une base de données internationale », sans qu'on sache pourquoi elle n'a pas été jugée pertinente pour les précédentes analyses. On peut supposer toutefois que cela signifie que pour cette analyse ont été utilisées les séquences de référence d'identification des différentes espèces et lignées de canidés (y compris la lignée de loups italo-alpins) disponibles librement sur la base GenBank.

    La phrase « Les analyses mitochondriales, comparées à la base de données internationale, l'ont confirmé en décelant dans sa lignée maternelle 5 types de chiens et 10 types de loups issus d'Eurasie (même d'Alaska) et un peu d'italien. » est particulièrement difficile à interpréter sans disposer de plus de détails sur les analyses pratiquées puisque l'ADN mitochondrial permet de caractériser certaines lignées et non d'identifier des croisements. En effet, l'hybridation ne peut être décelée que par une analyse fine de l'ADN hérité des deux parents (l'ADN nucléaire). Pour deux espèces extrêmement proches comme le loup et le chien (plus de 99% d'ADN commun), un panel de marqueurs permet d'assigner par une méthode statistique des combinaisons d'allèles caractéristiques des différentes populations susceptibles de se croiser (loups et chiens) et de leurs hybrides. La méthode d'interprétation et d'attribution des différentes combinaisons rencontrées utilisée par ForGen n'est pas disponible à un niveau de détail qui permette sa reproduction par un tiers.

    L'ONCFS s'est efforcé d'obtenir du laboratoire ForGen une description précise et reproductible des méthodes employées et des résultats obtenus, conforme aux pratiques en vigueur dans la communauté scientifique internationale. Après six mois d'échanges infructueux, l'ONCFS se voit au regret de constater que ce laboratoire ne souhaite pas qu'il soit possible d'expliquer les divergences de résultat.

    L'ONCFS poursuit en parallèle son travail de fond afin d'améliorer la connaissance de la présence du loup en France. Ce travail se place dans le cadre de la gouvernance du plan national d'action sur le loup et les activités d'élevage, associant toutes les parties prenantes. En particulier l'ONCFS se tient à la disposition du Conseil Scientifique de ce plan.

    A l'instar du dernier bilan sur l'hybridation édité en ligne en 2017, l'ONCFS s'attache à produire avec Antagene un nouveau bilan actualisé sur les résultats des analyses génétiques récentes dans le courant de l'été. Ces données viendront éclairer la gestion et pourront contribuer à prendre les mesures nécessaires pour limiter le phénomène d'hybridation en nature, comme préconisé par la Convention de Berne.

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    Communiqué de presse - 3 juillet 2018 - Hybridation Loup
    Hybridation de la population de loups en France : L'ONCFS assume les méthodes avec lesquelles il travaille


vendredi 29 juin 2018

  • Découverte d'un loup de lignée balte en Lozère

    Communiqué de presse - Paris le 29 juin 2018

    Découverte d'un loup de lignée balte en Lozère

    Depuis le retour naturel du loup (Canis lupus lupus) sur le territoire national, au début des années 1990, le suivi biologique de cette espèce a été confié à l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Les opérations conduites par ses agents et par le réseau que l'établissement public anime permettent de caractériser la progression de la population de loups du point de vue géographique et démographique.

    Le réseau Loup Lynx de l'ONCFS est en effet constitué de quelques 3500 correspondants répartis sur l'ensemble du territoire national. Ce réseau assure une surveillance permanente de la présence de l'espèce sur la base du recueil d'indices de présence (proies sauvages ou domestiques, empreintes, observations, photographies, excréments, poils, hurlements). Ce monitoring est complété par l'étude génétique de la population de loups, réalisée à partir des échantillons biologiques collectés sur le terrain (fèces, poils ou urines).

    C'est dans le cadre de ce suivi que vient d'être identifiée dans le secteur de la Margeride en Lozère (48) la présence d'un loup n'appartenant pas à la lignée italo-alpine habituellement observée sur le territoire français.

    En effet, les analyses génétiques réalisées à partir d'échantillons de poils et d'urine recueillis sur le terrain lors du dernier suivi hivernal laissent présager que cet animal est apparenté à des loups de lignée balte. Des analyses complémentaires sont en cours. Elles permettront d'affiner prochainement ce premier constat.

    Par ailleurs, considérant la faible probabilité d'une arrivée naturelle de cet animal sur le territoire lozérien, des recherches sont d'ores et déjà en cours pour en identifier la provenance.

    Parallèlement, l'expertise technique et juridique en cours devrait permettre d'arrêter les modalités de retrait du milieu naturel de cet animal.

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    Communiqué de presse - 29 juin 2018
    Découverte d'un loup de lignée balte en Lozère


mercredi 27 juin 2018

  • HABIOS 2016-2019 : Préserver et gérer les habitats de l'avifaune bio-indicatrice des Pyrénées

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    HABIOS 2016-2019 : Préserver et gérer les habitats de l'avifaune bio-indicatrice des Pyrénées

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    Les Pyrénées sont couvertes de milieux naturels qui concentrent une grande partie de la biodiversité du Massif : les forêts, les landes et les pelouses d'altitudes.
    Ces milieux constituent les habitats de plusieurs espèces d'oiseaux emblématiques à forte valeur patrimoniale :

    • Les forêts constituent l'habitat d'espèces « parapluies » comme le Grand tétras, d'espèces “ingénieurs” comme les pics ou d'espèces en situation de refuge biogéographique comme la Chouette de Tengmalm.
    • Dans les landes et les prairies nous retrouvons la Perdrix grise des Pyrénées et les milieux alpins accueillent l'une des populations les plus méridionales de Lagopède alpin.

    Toutes ces espèces, communes aux 3 pays des Pyrénées, constituent un bon indicateur quantitatif et qualitatif de l'état de conservation de ces habitats naturels et ont de telles exigences écologiques que l'on peut affirmer qu'assurer leur conservation revient à assurer celles des cortèges d'espèces associées, mais aussi la fonctionnalité de ces milieux (production de bois, pastoralisme, chasse, tourisme, etc).

    Dans un contexte de changement global, qu'il s'agisse de modifications climatiques ou de modifications de l'usage des sols entrainant un accroissement des pressions anthropiques, il est important de focaliser les efforts sur la préservation de la biodiversité. Pour cela il est fondamental de travailler conjointement sur les deux versants de la chaîne et tout le long de son axe Est-Ouest. Pour toutes ces raisons il convient donc de définir et de mettre en œuvre des stratégies partagées de gestion et de protection en faisant en sorte, compte tenu de la transversalité du projet, de couvrir un maximum de la chaîne pyrénéenne.

    En ce sens, HABIOS a pour principal objectif de protéger et d'améliorer la qualité des écosystèmes pyrénéens et la biodiversité associée grâce à la mise en œuvre d'actions de conservation d'espèces bio-indicatrices, d'actions d'amélioration de la connaissance sur l'abondance de ces espèces et de gestion de leurs habitats afin de concourir à l'émergence de stratégies d'actions transfrontalières communes en leur faveur, et ceci en concertation avec les acteurs locaux.

    Les galliformes de montagne dans le projet HABIOS

    Objectifs

    Le projet HABIOS propose deux grands volets d'actions : Connaissance et Gestion.

    • En ce qui concerne les actions sur la connaissance :
    • HABIOS vise d'abord à actualiser, compiler et capitaliser les connaissances et les méthodes qui, jusqu'à présent, étaient très dispersées et peu uniformes quant aux espèces ciblées par le projet. L'enjeu principal est ici de pouvoir établir des méthodologies homogènes et comparables de chaque côté de la frontière.
    • Le projet vise d'autre part à augmenter la connaissance des espèces à travers des modélisations à différentes échelles de leur distribution et de la qualité de leurs habitats dans le but de disposer d'outils et d'informations pertinentes qui permettent l'intégration de l'information disponible dans des systèmes transversaux d'aide à la décision.
    • Enfin, le projet a pour objectif d'utiliser des technologies innovantes afin de disposer de connaissances fines et détaillées sur le comportement des espèces cibles et de la faune associée (GPS embarqués, bioacoustique, pièges photographiques). Ceci est un important vecteur de valeur ajoutée dans la mesure où jusqu'à présent il existe peu d'études utilisant ces technologies sur ce type de faune ; technologies qui pourront générer de nouvelles connaissances très utiles aux gestionnaires de ces habitats naturels.
    Poule de grand tétras munie de sa balise GPS portée en sac à dos

    Poule de grand tétras munie de sa balise GPS portée en sac à dos.
    Crédit : Bruno Barnoud / ONCFS

    Capteur Bioacoustique, RSM4, Wildlife Acoustics, 2009

    • Les actions de gestion seront, quant à elles, abordées selon différents aspects :
      • En premier lieu par l'élaboration de recommandations de gestion favorables aux pics et aux chouettes (dans la mesure où les recommandations de gestion favorables au grand Tétras et aux perdrix grises ont été élaborées dans le cadre d‘un précédent projet (EFA81/08 GALLIPYR)) et par l'élaboration de matériels de divulgation pratiques et transférables aux autres territoires et aux différents gestionnaires.
      • Ensuite, pour les territoires du projet, il a également été souligné la nécessité d'une meilleure structuration des outils et opérateurs qui réalisent des travaux de restauration ou d'amélioration des habitats de ces espèces. Pour cela des interventions sur des parcelles seront réalisées des deux côtés de la frontière afin d'expérimenter et de valoriser un maximum d'outils pouvant être appliqués postérieurement par les gestionnaires de ces espèces.
      • Par ailleurs, l'évaluation de ces interventions est un autre aspect particulièrement important pour l'ensemble des territoires pyrénéens du projet. Il est nécessaire d'apporter des éléments tangibles permettant d'évaluer l'incidence des travaux réalisés sur les habitats et leur biodiversité associée.
      • Enfin, il a été mis en avant que l'une des causes de mortalité les plus importantes de ces espèces reste la collision avec les clôtures (notamment celles liées à l'activité pastorale) et les câbles des remontées mécaniques. HABIOS traitera donc ce thème pour trouver des solutions de visualisation efficaces en collaboration avec les acteurs des territoires impliqués.

    Le projet HABIOS a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du Programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2014-2020). L'objectif du POCTEFA est de renforcer l'intégration économique et sociale de l'espace frontalier Espagne-France-Andorre. Son aide est concentrée sur le développement d'activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières par le biais de stratégies conjointes qui favorisent le développement durable du territoire.

    Seize partenaires sont impliqués dans la réalisation du projet Habios :

    Rôle et actions de l'ONCFS dans le projet HABIOS 2016-2019

    L'ONCFS est impliqué dans toutes les actions menées dans le projet HABIOS, en tant que partenaire actif ou en tant que consultant auprès des autres partenaires pour son expertise sur les galliformes.

    L'ONCFS est plus particulièrement coordinateur de deux actions :

    Action - Suivi d'oiseaux à l'aide de nouvelles technologies :

    Auguste, le premier coq équipé d'une balise GPS dans le cadre du projet Habios Repérage des balise par ondes UHF, afin de télécharger les localisations

    Auguste, le premier coq équipé d'une balise GPS dans le cadre du projet Habios.
    Crédit : Lisa Legrand / bénévole

    Repérage des balise par ondes UHF, afin de télécharger les localisations
    Crédit : Bruno Barnoud / ONCFS


    Le grand tétras et la perdrix grise des Pyrénées (deux espèces bio-indicatrices) sont deux espèces si discrètes que l'observation directe de leur comportement est quasi impossible, ou alors extrêmement dispendieuse en temps. La collecte d'indices comme moyen indirect de révéler leur comportement spatial est également coûteux en temps et présente des biais méthodologiques qui compliquent souvent l'interprétation des résultats. Il en va de même pour les pics et la chouette de Tengmalm dont la présence peut être liée et servir d'indicateur de maturation des forêts avec la densité de bois mort, la présence de micro-habitats…

    Le recours à certaines technologies sophistiquées permettrait d'acquérir des connaissances fines du comportement de réponse des espèces cibles et de la faune associée (grands herbivores, prédateurs des galliformes, petits mammifères, biodiversité générale...). Parmi celles-ci, le suivi d'un échantillon d'individu par GPS embarqués, le suivi par piège photographique automatique et par des enregistrements de bioacoustiques sont désormais envisageables. Il existe actuellement peu d'études qui aient utilisé ces technologies sur des espèces comme celles proposées dans le projet HABIOS, il est très probable que l'apport en connaissances nouvelles qui en résultera sera de nature à communiquer de façon convaincante envers les gestionnaires des habitats naturels concernés.
    L'ONCFS développera ces actions sur son territoire d'étude de la RNCFS d'Orlu (09) et au sein du domaine skiable de Luchon-Superbagnères (31).

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    L'action de suivi avec de nouvelles technologies a pour but d'acquérir des données précises sur le comportement, la saisonnalité dans l'utilisation fine des habitats pour ces oiseaux bio-indicateurs dans le cadre de leur cycle annuel, ainsi que leur réponse aux mesures de conservation qui ont été mises en place. Il permettra également de mettre en évidence une amélioration ou non de l'état de la biodiversité dans les zones où ont déjà été appliqués par exemple des travaux d'amélioration de l'habitat. Les résultats et les connaissances scientifiques et techniques acquises dans cette action permettront d'alimenter l'évaluation des actions de conservation et de gestion qui sera présenté dans le prochain groupe de tâches.
    Il s'agira ainsi de développer les connaissances et les outils technologiques avancés sur les méthodes de suivi à distance et les déplacements des oiseaux bio indicateurs ; principalement par le biais de balises GPS embarquées. L'équipement d'un certain nombre d'individus avec les dispositifs permettra d'étudier l'utilisation fine de l'espace tout au long du cycle annuel et la façon dont les espèces suivies utilisent les espaces ayant fait l‘objet de mesures de génie écologiques.
    Il s'agit également de développer des outils qui permettent l'analyse in situ (via la capture photographique automatique) l'utilisation de l'espace par les espèces et de la faune en général.

    1. Enfin un suivi novateur développé en partenariat avec l'Université de Saint-Etienne sera utilisé pour évaluer, à travers la bioacoustique, de quelle manière le niveau de la biodiversité globale, sur des parcelles pilotes où ont été menés les travaux d'amélioration, a été enrichi par rapport à d'autres espaces comparables.

    Action – Mise en œuvre de protocoles d'évaluation des actions de gestion/conservation :

    Mosaïque créée par débroussaillage en faveur des nichées du grand tétras dans une lande fermée à rhododendron. Clairière créée par abatage dans une hêtraie dense pour favoriser la myrtille : résultat au bout de 10 ans
    Mosaïque créée par débroussaillage en faveur des nichées du grand tétras dans une lande fermée à rhododendron.
    Crédit : Emmanuel Ménoni/ONCFS

    Clairière créée par abatage dans une hêtraie dense pour favoriser la myrtille : résultat au bout de 10 ans.
    Crédit : Emmanuel Ménoni/ONCFS

    L'ensemble des partenaires disposent de compétences et d'expériences concernant le suivi de bio-indicateurs permettant l'évaluation multifactorielle de l'efficience des actions menées. Il s'agira donc de déterminer quels outils et protocoles peuvent être judicieusement choisis et mis en œuvre dans l'optique de définir un protocole d'évaluation commun standardisé.
    Ce programme devra permettre de déterminer la réponse fonctionnelle des habitats et de leur biodiversité ainsi que les effets sur les populations d'oiseaux (réponses comportementales, restauration de la diversité génétique, technique de restauration de population).
    Cette action va nous permettre d'obtenir des données précises permettant de mesurer l'efficacité des mesures conservatoires mises en œuvre, tant au niveau des habitats que des populations.
    Sur des sites ayant bénéficié de travaux d'amélioration d'habitats, il s'agira d'identifier la réponse des oiseaux bio-indicateurs, ainsi que la réponse fonctionnelle des habitats et de leur biodiversité aux aménagements réalisés ; Pour les espèces ayant fait l'objet de translocation d'individus (lagopède alpin), il s'agira d'évaluer les améliorations apportées aux populations ciblées par ces opérations.

    Ces objectifs généraux seront atteints à travers :

    • Le développement et/ou consolidation d'un ensemble de protocoles et d'outils opérationnels répondant à l'objectif d'évaluation des travaux d'amélioration des habitats et les mettre en œuvre sur des zones pilotes.
    • En parallèle, l'action de suivi avec de nouvelles technologies développera des connaissances et des outils opérationnels qui permettront de réaliser un suivi comportemental des oiseaux bio-indicateurs du point de vue de l'utilisation fine des habitats au cours de leur cycle annuel. Les expérimentations de cette action seront menées en parallèle sur des sites choisis pour l'évaluation des actions de gestion/conservation, il conviendra donc (en cas de résultats probants) d'intégrer les données recueillies à l'évaluation des sites.

    Ce projet est financé par le Fonds Européen de Développement Regional (FEDER) dans le cadre du programme INTERREG – POCTEFA 2014-2020


mardi 26 juin 2018

  • Les Conservatoires d'espaces naturels et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage : un partenariat de 5 ans au service de la biodiversité et des acteurs locaux

    Communiqué de presse, Paris, le 26 juin 2018

    Les Conservatoires d'espaces naturels et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage : un partenariat de 5 ans au service de la biodiversité et des acteurs locaux

    Jeudi 14 juin 2018, le réseau des Conservatoires d'espaces naturels et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage
    ont signé une convention-cadre pour 5 ans à l'occasion des Assises Nationales de la Biodiversité à Valenciennes.

    Les Conservatoires d'espaces naturels et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) disposent d'une double expertise des phénomènes écologiques. Ils sont également en capacité de dialoguer avec l'ensemble des acteurs des territoires concernés (y compris le monde de la chasse). Ils contribuent sur la plupart des sites à fort enjeu biodiversité qu'ils gèrent ou accompagnent, à mettre en place de bonnes pratiques de gestion de la nature et des activités humaines compatibles avec ces problématiques.

    Logos

    Profitant de la dynamique des Assises nationales de la biodiversité qui se sont tenues à Valenciennes du 13 au 14
    juin, la convention signée le 14 juin entre l'ONCFS et la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels vient
    renforcer la collaboration qui existait déjà entre les Conservatoires et l'ONCFS dans les territoires. Elle porte
    l'ambition que ces échanges se déploient encore davantage selon les principaux axes suivants :

    1. Suivi et connaissance du patrimoine naturel
    2. Gestion des sites et des espèces,
    3. Intégration optimale des activités cynégétiques
    4. Collaborations croisées avec le monde agricole et forestier
    5. Surveillance de territoires
    6. Formation et échanges professionnels

    Ce partenariat dynamique s'appuie déjà sur de nombreuses initiatives locales :

    - En faveur de la conservation d'espèces emblématiques comme la vipère d'Orsini, le goéland d'Audoin ou le mouflon de Corse

    - pour la gestion conjointe d'espaces naturels protégés, comme la RNCFS du lac de Madine (54) ou la RNN de l'Estagnol (34)

    - pour la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, qu'il s'agisse d'animer les acteurs du plan Loire ou de tester des mesures de restauration des milieux comme en région Centre-Val de Loire

    - en faveur de la connaissance des espèces et des milieux, avec des initiatives aussi diverses que le suivi des mares en Normandie, les inventaires dans les camps militaires ou le monitoring du site Natura 2000 de la Moyenne vallée de l'Oise.

    Olivier Thibault et Christophe Lépine

    Témoignage, Olivier Thibault,
    Directeur général de l'Office national
    de la chasse et de la faune sauvage

    « L'ONCFS s'appuie sur tous les acteurs des territoires pour mener à bien les missions confiées par l'Etat. Les Conservatoires d'espaces naturels sont des partenaires évidents pour l'établissement et constituent de précieux relais pour favoriser la conciliation entre activités humaines et conservation de la biodiversité. Nous partageons la même approche de preuve par l'exemple, au plus près des territoires. Les actions déjà portées conjointement sur le terrain constituent une base solide pour renforcer cette collaboration fructueuse. »

    Témoignage, Christophe Lépine,
    Président de la Fédération
    des Conservatoire d'espaces naturels

    « Les Conservatoires d'espaces naturels, comme l'ONCFS, participent à l'animation des territoires en portant des projets, conciliant une activité naturaliste, économique, agricole ou touristique. Nous contribuons au lien social entre les habitants, les usagers et les amateurs de sites naturels. Nos approches et nos connaissances sont aussi très complémentaires et mises ensembles ne peuvent qu'améliorer encore nos actions sur le terrain. »

    Contacts presse

    Conservatoires d'espaces naturels : Sandrine Poirier - 02 38 24 20 92 – sandrine.poirier@reseau-cen.org
    ONCFS : David Gaillardon – 01 44 15 10 44 - david.gaillardon@oncfs.gouv.fr

    Chiffres clés

    - Les 29 Conservatoires d'espaces naturels gèrent un réseau de 3 108 sites. 960 salariés interviennent sur 160 455 hectares d'espaces naturels avec l'appui de 7 300 adhérents et 3 200 bénévoles.

    - L'ONCFS compte 1640 agents présents sur tous les départements de métropole et d'Outre-mer, qui réalisent 10 500 procédures de police de l'environnement, suivent 132 espèces au travers de 16 réseaux partenariaux et gèrent 28 espaces protégés

    Pour télécharger le communiqué de presse au format pdf :

    PDF - 587.8 ko
    Communiqué de presse - 26 juin 2018 - Partenariat Conservatoires d'espaces naturels
    Les Conservatoires d'espaces naturels et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage : un partenariat de 5 ans au service de la biodiversité et des acteurs locaux


lundi 25 juin 2018

  • Retours en image sur la visite de Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat

    Visite de Sebastien Lecornu

    Le 11 juin dernier, l'ONCFS accueillait le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Retrouvez les temps forts de sa visite sur le site de Saint-Benoît.

    Pour visualiser la vidéo en plein écran, cliquer sur le lien

    Pour lire le communiqué de presse, cliquer sur le lien


  • Situation du loup sur le territoire national : le suivi hivernal du réseau loup/lynx de l'ONCFS confirme un effectif de 430 individus

    Communiqué de presse - Paris, le 25 juin 2018

    Situation du loup sur le territoire national : le suivi hivernal du réseau loup/lynx de l'ONCFS confirme un effectif de 430 individus

    Suite à la clôture de la campagne de suivi du loup (Canis Lupus) le 31 mars dernier, et après compilation et évaluation des données recueillies par ses membres, le réseau Loup/Lynx de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) publie le bilan du suivi hivernal de la population de loups en France pour l'hiver 2017/2018.

    Au total, ce sont 1778 indices qui ont pu être enregistrés lors du dernier suivi hivernal. Parmi ce chiffre, 757 indices permettant de contribuer réellement à estimer l'effectif de la population concernée ont été retenus pour dresser le bilan de la population française (traces et empreintes, observations visuelles, piégeage photographique, dépouilles).

    Une expansion démographique et spatiale continue

    L'évolution de l'indicateur de tendance démographique (EMR) confirme la croissance de la population de loups en France. L'indicateur d'effectif, mesuré en fin du suivi hivernal, s'inscrit dans la continuité d'une progression démographique globale de l'espèce sur le long terme et à l'échelle nationale.

    Sur la base du dernier modèle d'estimation des effectifs (CMR), la conversion de l'indicateur hivernal d'EMR correspondrait à un effectif estimé en sortie d'hiver 2017-2018 à environ 430 individus (intervalle de prédiction : 387-477) soit un taux de croissance annuel de près de 20%.

    Evolution du nombre de loups en France depuis 1995
    EVOLUTION DU NOMBRE DE LOUPS EN FRANCE DEPUIS 1995

    Le nombre de ZPP (zone de présence permanente) augmente lui aussi très nettement, passant de 57 ZPP détectées en sortie d'hiver 2016-2017 à 74 ZPP en sortie d'hiver 2017-2018. Cela représente une augmentation de 30%.

    Parmi ces zones de présence permanente, 57 sont désormais constituées en meutes (à partir de trois individus ou avec une reproduction avérée) contre 42 à l'issue de l'hiver précédent. La progression du nombre de meutes est ainsi de 35% par rapport à l'an dernier.

    Il faut ajouter à ces groupes territorialisés 15 ZPP qui ne sont pas constituées en meute (animal seul ou couple), en général sur le front de colonisation, contre 11 au dernier bilan. Aucun indice n'a été détecté cet hiver pour seulement 2 ZPP (les parties blanches sur l'histogramme en bâtonnets ci-dessous).

    Pour agrandir le graphique - Cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Pour mémoire, six zones de présence permanente avaient déjà été identifiées lors des suivis estivaux 2017 par hurlements provoqués :

    Meutes
    • Gourdan (département des Alpes Maritimes)
    • Sainte Croix (dans le Var, au sud du lac portant le même nom)
    • Centre Var (à l'est du département du Var)
    • Lauzière (département de la Savoie, entre Maurienne et Tarentaise)
    • Haut Breda (en Isère, en versant ouest du massif de Belledonne)
    • Valbonnais (au sud est du département de l'Isère)

    En conclusion, tous les indicateurs dont dispose le réseau Loup/Lynx de l'établissement public (meutes, loups en phase de colonisation, populations de loups) indiquent que l'espèce est en phase d'expansion rapide sur l'ensemble du territoire national, mais qu'elle n'a pas encore atteint le seuil de viabilité prévu par le Plan national d'action (PNA) Loup fixé à 500 individus.

    Pour télécharger le pdf du communiqué de presse :

    PDF - 223.8 ko
    Communiqué de presse - 25 juin 2018 - Situation du loup sur le territoire national


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