OIE - Organisation mondiale de la santé animale, ces 365 derniers jours

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World Organisation for Animal Health
Organisation mondiale de la santé animale
Organización Mundial de Sanidad Animal

- L’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)
La nécessité de combattre les maladies animales au niveau mondial a conduit à la création de l’Office international des épizooties grâce à l’Accord international signé le 25 janvier 1924. En mai 2003, l’Office est devenu l’Organisation Mondiale de la Santé Animale mais a gardé son acronyme historique OIE.

- L’OIE est l’organisation intergouvernementale chargée d’améliorer la santé animale dans le monde.

- Les normes établies par l’Organisation sont reconnues comme références mondiales par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En 2016, l’OIE compte 180 pays Membres, entretient des contacts permanents avec 71 autres organisations internationales et régionales et dispose de Représentations Régionales et sous-régionales sur tous les continents.

- Comment l’organisation fonctionne-t-elle ?
L’Organisation est placée sous l’autorité et le contrôle d’une Assemblée mondiale des délégués composée des Délégués désignés par les Gouvernements de tous les Pays Membres.

- Le fonctionnement de l’OIE est assuré par son siège mondial situé à Paris et placé sous la responsabilité d’un Directeur général élu par l’Assemblée mondiale des Délégués. Ce siège applique les résolutions du Comité élaborées avec l’appui de Commissions élues par les Délégués :

- Le Conseil
Commissions régionales (au nombre de 5)
Commissions techniques spécialisées (au nombre de 4)
Les ressources financières de l’OIE sont essentiellement constituées par des contributions annuelles obligatoires de ses pays Membres. Ces ressources peuvent être complétées par des contributions volontaires.

Nous contacter :
12, rue de Prony
75017 Paris, France

Tél. : 33 – (0)1 44 15 18 88
Fax : 33 – (0)1 42 67 09 87

Courrier électronique : oie chez oie.int
Site Web : www.oie.int


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mardi 3 octobre 2017

  • La banque de vaccins de l’OIE contre la rage: Un catalyseur pour les stratégies d’élimination de la rage

    Paris, le 28 septembre 2016 - On compte encore près de 60 000 personnes mourant de la rage chaque année. Pourtant, avec plus de 95 % des cas humains dus à des morsures de chien, il suffirait de vacciner 70 % de la population canine dans les zones à risque pour ramener ce nombre aux alentours de zéro. La vaccination systématique des chiens est en effet aujourd’hui considérée comme la méthode de choix pour rompre le cycle de la maladie et mener à son élimination.

    C’est pourquoi, avec l’aide financière de donateurs internationaux[1], l’OIE a créé en 2012 une Banque de vaccins contre la rage.

    Ce mécanisme garantit la disponibilité de vaccins de haute qualité et conformes Home/fr/Health_standards/tahm/2.01.17_RABIES.pdf>aux normes internationales de l’OIE. Ces vaccins sont fournis rapidement et à un coût modique, une procédure d’appel d’offres international permettant de mettre en concurrence les fournisseurs potentiels.

    En quatre ans, la banque de vaccins de l’OIE a déjà permis de livrer 12,5 millions de doses de vaccins à plus de 22 pays, principalement en Asie et en Afrique[2].

    Découvrez plus en détail ce mécanisme :

    Les besoins des Pays membres de l’OIE ne se limitent pas aux doses de vaccins; les pays ont également besoin d’être soutenus lors de la mise en place des campagnes de vaccination. En plus de son rôle prépondérant dans le mécanisme de la banque de vaccins, le Fonds mondial de l’OIE pour la santé et le bien-être des animaux contribue à des activités telles que le recrutement et la formation des personnels chargés de la vaccination des chiens, la production de matériels didactiques et la réalisation de campagnes de communication visant à responsabiliser les propriétaires de chiens.

    Pour en savoir plus, consultez la brochure et l’infographie dédiées à la banque de vaccins de l’OIE :

    Vacciner les chiens contre la rage pour sauver des vies humaines

    Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/FR_BrochRVB.pdf _blank>

    Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/FR_LR_Infovaccinebank.pdf _blank _blank>

                       Brochure    Infographie

    Lien utile:
    • Portail web de l'OIE sur la rage: sante-animale-dans-le-monde/portail-rage/ _blank>www.oie.int/rage

    [1] Allemagne, Australie, France, Union européenne (données d’août 2016).
    [2] Données d’août 2016.


  • ÉDUQUER, VACCINER, ÉLIMINER : Ramener à zéro le nombre de morts humaines dues à la rage transmise par les chiens d’ici à 2030

    Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, l’OMS, l’OIE et la FAO appellent les pays à accentuer leurs efforts dans la lutte contre la rage en suivant trois étapes:

    ÉDUQUER

    en menant des opérations de sensibilisation sur la rage auprès des populations à risque

    VACCINER

    en mettant en place une vaccination des chiens à grande échelle et en garantissant la livraison rapide de traitements post-exposition pour les humains dans les zones à risque

    ÉLIMINER

    en poursuivant l’objectif de ramener à zéro le nombre décès humains dus à la rage transmise par les chiens d’ici à 2030


    Paris, le 28 septembre 2016
    - L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation mondiale de la santé animale et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) renouvellent leur appel pour un monde indemne de la rage humaine transmise par les chiens d’ici à 2030. Le thème de cette année – Éduquer, Vacciner, Éliminer – présente des étapes clés indispensables à la poursuite de cet objectif, en conformité avec la prise de position mondiale validée lors la RABIES2015/index.html _blank>Conférence mondiale de OMS/OIE sur la rage. Cette conférence a été organisée en collaboration avec la FAO et l’Alliance mondiale contre la rage (GARC) et s’est tenue en décembre 2015

    Les enfants issus des populations défavorisées et rurales notamment, sont particulièrement vulnérables et sont confrontés à la menace de la rage. De toutes les maladies tropicales négligées, la rage est l’une de celles qui fait le plus de victimes, soit environ 59 000 morts chaque année dans le monde.

    La rage est évitable à 100 % par la vaccination, chez les animaux comme chez les humains. La majorité des cas peut être évitée en vaccinant les chiens, en diminuant le risque de morsures et en sensibilisant les communautés. La maladie ne peut être traitée après l’apparition des symptômes et les victimes meurent invariablement, d’une mort lente et douloureuse, à moins que le traitement post-exposition ne soit immédiatement administré.

    *****

    ÉDUQUER. L’un des fondements de l’élimination de la rage est de faire prendre conscience au public que la maladie peut être totalement évitée.

    Des campagnes de sensibilisation sur la rage, adaptées aux contextes locaux, sont essentielles pour responsabiliser les propriétaires de chiens. Il s’agit notamment de vacciner les chiens contre la rage, de diminuer le risque de morsures et de donner les premiers soins aux victimes (nettoyage des plaies et injections antirabiques post-exposition). Les actions de sensibilisation encouragent les communautés à lutter contre la rage et à s’engager politiquement aux niveaux local, national, régional et international afin d’affecter les ressources nécessaires à cette question.

    *****

    VACCINER. La vaccination des chiens prévient la maladie à sa source animale et empêche la circulation du virus. Les vaccins à destination des humains réduisent la mortalité causée par des morsures de chiens susceptibles d’être infectés par la rage.

    Il est nécessaire que toutes les communautés exposées aient un meilleur accès aux vaccins humains, canins et à des immunoglobulines qui soient sains, efficaces et à un prix abordable. La vaccination massive des chiens dans les zones à risques s’est avérée la solution la plus économique et la plus efficace au long terme, et elle permet d’interrompre le cycle de transmission du virus du chien à l’homme.

    Depuis 2012, la Banque de vaccins de l’OIE contre la rage a assuré l’approvisionnement sécurisé de vaccins de qualité garantie, produits selon les normes internationales de l’OIE. L’OMS projette de se placer en adéquation avec les banques de vaccins de l’OIE en créant des réserves de vaccins antirabiques humains avant la fin 2017.

    *****

    ÉLIMINER. L’objectif de réduire à néant la rage humaine transmise par les chiens d’ici à 2030 est réalisable mais sa réussite repose sur un engagement et un appui politiques sans faille. Le Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/EN_TimeisnowGlobalFramework.pdf _blank>Cadre mondial 2015 pour l’élimination de la rage se positionne en faveur d’une approche progressive afin d’aider les pays à gagner leur combat contre la rage, en définissant des priorités et attribuant des ressources.

    L’OMS, l’OIE et la FAO, les pays et les partenaires, visent ensemble l’élimination de la rage par l’éducation et la vaccination, contribuant ainsi à atteindre les Objectifs de Développement durable des Nations unies. Tous ensemble, nous y parviendrons en garantissant des conditions de vie saines et en agissant pour le bien-être de tous, de toutes les générations, partout dans le monde.

    Lien utile:

    • Portail web de l’OIE sur la rage : sante-animale-dans-le-monde/portail-rage/ _blank>www.oie.int/rage

vendredi 29 septembre 2017

  • Vers un monde exempt de rage avec le lancement d’une initiative inédite

     

     

    Paris, 28 septembre 2017 – La Journée mondiale de la rage est marquée par l’annonce de la plus grande initiative mondiale contre la rage, alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Alliance mondiale contre la rage (GARC : Global Alliance for Rabies Control) dévoilent un plan ambitieux pour éliminer d’ici 2030 les décès humains dus à la rage transmise par les chiens.

    Le plan stratégique, « Zéro d’ici 2030 », est axé sur l’approche « Une seule santé » et combat la maladie de manière holistique et intersectorielle, tout en soulignant le rôle important joué par les Services vétérinaires, de la santé et de l’éducation dans la prévention et le contrôle de la rage.

    « Le plan veille à aider les pays à élaborer des plans nationaux et fournit des outils novateurs de formation et d’éducation aux réseaux régionaux de lutte contre la rage », a annoncé la Dre Bernadette Abela-Ridder au nom des quatre partenaires. « Les vaccins sont un élément essentiel du plan mondial et un facteur déclencheur pour les programmes nationaux. La collaboration « Tous unis contre la rage » assure un leadership et plaide pour obtenir les ressources cruciales qui permettront de ramener à zéro le nombre des décès humains dus à la rage d’ici 2030. »

    « Tous unis contre la rage » s’appuie sur plus de 10 ans de partenariat mondial, de recherche et de collecte des données factuelles pour démontrer la faisabilité de l’élimination de la rage transmise par les chiens. Le plan fait ressortir le problème persistant des décès humains dus à la rage et aide à en faire une maladie prioritaire pour les principales organisations internationales et les gouvernements.

    Éliminer les décès humains dus à la rage transmise par les chiens

    Le monde a les connaissances, la technologie et les vaccins nécessaires pour éliminer la rage. Le plan soutenu par les quatre partenaires vise à :

    • prévenir la rage transmise par les chiens et y riposter en améliorant la sensibilisation et l’éducation, en réduisant le risque pour l’homme au moyen de l’extension de la vaccination canine et en développant l’accès aux soins, aux médicaments et aux vaccins pour les populations à risque ;
    • générer un impact et le mesurer en appliquant des directives efficaces pour la lutte antirabique et en encourageant le recours à des techniques novatrices de surveillance pour suivre les progrès vers le but de « Zéro d’ici 2030 » ;
    • démontrer l’impact de la collaboration « Tous unis contre la rage » au niveau des programmes nationaux, régionaux et mondiaux d’élimination, afin d’assurer la poursuite de l’engagement des parties prenantes à tous les niveaux et un financement durable pour parvenir à « Zéro d’ici 2030 »

     

    La rage, une maladie évitable à 100 %

    La rage, maladie virale présente dans plus de 150 pays et territoires, est en général mortelle après l’apparition des symptômes. La transmission par les chiens est à l’origine d’environ 99 % des cas humains et on estime à 59 000 le nombre de personnes qui meurent de la rage chaque année.

    C’est une maladie de la pauvreté et de la négligence. Les plus démunis dans le monde sont aussi les plus touchés, car ils n’ont pas les moyens de se faire traiter ou d’aller se faire soigner. Les moyens de subsistance sont également touchés lorsque le cheptel contracte la rage et l’on estime les pertes à plus de 500 millions USD par an.

    Mais la rage est évitable à 100 % en garantissant l’accès au traitement indispensable après les morsures de chien et en vaccinant les chiens pour réduire les risques et, au bout du compte, éliminer la maladie chez l’animal qui en est à l’origine. L’élimination des décès humains dus à la rage nécessite de renforcer les services de santé humaine et vétérinaire, ainsi qu’une volonté politique.

    De nombreux pays où la rage pose problème la reconnaissent comme maladie transmissible prioritaire ayant un impact important sur la santé publique et l’économie nationale. En général, cela ne se traduit pourtant pas par des ressources et des mesures suffisantes pour y mettre fin. Pour le dire plus simplement, la rage passe entre les mailles du filet.

    « La collaboration intersectorielle pour éliminer la rage humaine est en cohérence avec la mission de l’OMS de ne laisser personne de côté en améliorant les perspectives d’avenir et la santé future pour toutes les populations du monde », a rappelé le Dr Ren Minghui, Sous-Directeur général pour le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme et les maladies tropicales négligées. « L’élimination de la rage humaine contribue au but de fournir des soins financièrement abordables et équitables, tout en collaborant avec les partenaires à la prévention de la maladie chez les chiens, la source la plus fréquente d’infection. »

    « La vaccination de masse des chiens étant unanimement reconnue comme la seule méthode pour éradiquer la maladie chez l’homme, le plan « Tous unis contre la rage » constitue une étape cruciale pour rassembler les intentions, les ressources et les actions vers notre but commun », a souligné la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE. « L’élimination de la rage transmise par les chiens est possible et nous veillerons à y parvenir.»

    « La FAO se réjouit de participer au développement de l’initiative « Tous unis contre la rage » pour éliminer la rage transmise par les chiens. Ce sont les  communautés rurales qui souffrent de cette maladie évitable. La rage met non seulement leur propre santé et bien-être en danger, mais également celle de leurs animaux, qui sont parfois la source majeure, ou unique, de leurs moyens de subsistance. La FAO soutient des campagnes de vaccination et le développement de programmes communautaires pour prévenir et éliminer la rage. Cette nouvelle initiative permettra d’amplifier ce travail et peut jouer un rôle essentiel dans l’objectif global de la FAO de construire des communautés rurales plus solides », a déclaré Ren Wang, Sous‑Directeur général de la FAO. Le Professeur Louis Nel, PDG de l’Alliance mondiale contre la rage poursuit : « Il n’y a aucune raison que l’on continue de mourir de la rage dans le monde d’aujourd’hui et les pays endémiques ont fait de son élimination une priorité. Avec l’engagement puissant et soutenu des secteurs de la santé humaine et animale, nous pouvons éliminer cette maladie mortelle et nous y parviendrons. Le plan « Tous unis contre la rage » est une collaboration cruciale du GARC, de l’OMS, de la FAO et de l’OIE qui nous permettra d’aider ces pays à atteindre le but de ramener à zéro le nombre des décès dus à la rage d’ici 2030 ».

    Home/eng/Media_Center/docs/pdf/Rabies_portal/UnitedAgainstRabies/Executive%20summary_Unitedagainstrabies_sept2017.pdf _blank _blank>Accédez ici au résumé

    du Plan « Zéro d’ici 30 ».

    (en anglais)

     

    Pour en savoir plus, veuillez prendre contact avec l’une des quatre institutions partenaires :

    OIE : media@oie.int OMS : Ashok Moloo, (+41) 079 540 5086, molooa@who.int GARC : Kim Doyle, (+44) 07453 099 399, media@rabiesalliance.org FAO : Adel Sarkozi, (+39) 06 570 52537, adelka.sarkozi@fao.org


    Pour plus d'informations sur la maladie, visitez le Portal de l'OIE sur la rage


mercredi 21 juin 2017

  • L’OIE crée un bureau de liaison aux États-Unis d’Amérique à Collège Station, au Texas

    Paris, le 21 juin 2017 - À la suite du Décret présidentiel américain 13 759 par lequel l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) se voit attribuer la qualification d’Organisme public international, habilité à jouir de certains privilèges, dérogations et immunités, l’OIE a annoncé aujourd’hui la création d’un Bureau de liaison aux États-Unis d’Amérique dans le courant de cette année. Depuis sa fondation en 1924, l’OIE a pour mission :

    1. de garantir la transparence de la situation des maladies animales dans le monde,
    2. d’assurer la sécurité du commerce international en élaborant des normes sanitaires pour les échanges d’animaux et de leurs produits, et
    3. d’encourager la solidarité internationale afin de contrôler les maladies animales en particulier en promouvant le cadre juridique et les ressources des Services vétérinaires nationaux.
    En vertu du mandat d’élaboration des normes qui lui a été accordé, l’OIE est reconnue comme une organisation de référence dans le domaine de la santé animale et des zoonoses par l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

    Depuis quelques années, l’OIE a développé un certain nombre d’actions pour favoriser et améliorer les interactions avec les parties concernées à travers des Partenariats Public-Privé. Ces partenariats auront pour objectif de stimuler la croissance des investissements dans la santé et le bien-être animal, ainsi que d’établir des programmes de développement ciblant le secteur de l’élevage.

    Le Bureau américain de l’OIE sera généreusement accueilli par l’Institut des maladies animales infectieuses (Institute for Infectious Animal Diseases) basé à College Station, au Texas. Cet institut est une unité du Système A&M University du Texas*, reconnu depuis 2014, comme l’un des Centres collaborateurs de l’OIE dans le domaine de la réduction des menaces biologiques. Le bureau de l’OIE doit ouvrir ses portes le 1er octobre 2017 avec pour mission d’intensifier les collaborations, de créer des partenariats et de renforcer les relations entre les donateurs et plusieurs organismes publics (agences et départements) au niveau des États ainsi qu’avec des organisations basées aux États-Unis d’Amérique qui s’intéressent à la santé et au bien-être animal dans le monde. Ce bureau interviendra également en soutien du Siège de l’OIE situé à Paris (France) pour la réalisation du Home/eng/About_us/docs/pdf/6thSP_FR.pdf _blank>Sixième Plan stratégique de l’Organisation. 


    L’OIE compte actuellement 181 Pays membres et 12 Représentations régionales et sous-régionales réparties sur chaque continent.

    *Réseau d’universités financées par des fonds publics au niveau de chaque État des États-Unis d’Amérique.


vendredi 26 mai 2017

  • Clôture de la 85e Session générale de l’Organisation mondiale de la santé animale


    © OIE/I. Zezima

    Paris, le 26 mai 2017 — Ouverte par le Président de l’OIE, le Dr Botlhe Michael Modisane, la 85e Session générale de l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE a eu lieu cette semaine à la Maison de la Chimie à Paris. Près de 900 participants représentant les Délégués des 180 Pays membres, de nombreux scientifiques, des observateurs issus de 43 organisations internationales, intergouvernementales, régionales et nationales ont participé à cet événement.

    La Cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de quinze ministres et représentants gouvernementaux des Pays membres de l’OIE, ainsi que d’acteurs institutionnels majeurs, notamment Mme Josefa Correia Sacko, Commissaire à l’Économie rurale et à L’Agriculture de l’Union africaine. De plus, trois personnalités de haut niveau se sont adressées à l’Assemblée par le biais de messages enregistrés : la Dre Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Mr Gilbert Houngbo, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Pre Dame Sally Davies, responsable de la santé publique (Chief Medical Officer) du Royaume-Uni et co-organisatrice du Groupe de Coordination inter-institutions dont le rôle est de dispenser des orientations pratiques garantissant la prise de mesures mondiales efficaces et durables pour remédier au problème de l’antibiorésistance.

    L’OIE a pu apprécier le soutien apporté par la France, pays hôte de l’organisation, qui a été rappelé à l’Assemblée par le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Monsieur Jacques Mézard, lors d’une intervention en ouverture de la session du lundi 22 mai.

    Au terme de six jours de consultation, les Délégués de l’OIE ont adopté 39 Résolutions, notamment des normes et lignes directrices internationales nouvelles ou amendées visant à protéger et améliorer la santé et le bien-être des animaux.

    De plus, l’Assemblée mondiale a accueilli le 181e Pays membre à rejoindre l’OIE, le Curaçao.

    Normes et lignes directrices internationales nouvelles et modifiées

    Que ce soit en matière de prévention et de contrôle des maladies des animaux terrestres et aquatiques, de bien-être animal ou en ce qui concerne les méthodes de diagnostic et la qualité des vaccins, les Délégués de l’OIE ont adopté et révisé un certain nombre de normes. Un résumé et des commentaires concernant quelques modifications importantes sont présentés ci-dessous :

    Il est à noter :

    • la révision de 11 chapitres et l’ajout de 5 nouveaux chapitres au Code terrestre de l’OIE ;
    • la révision de 21 chapitres du Manuel terrestre de l’OIE ;
    • la révision de 15 chapitres et l’ajout d’un nouveau chapitre au Code aquatique de l’OIE ;
    • la révision de 6 chapitres et l’ajout d’un nouveau chapitre au Code aquatique de l’OIE.
    De plus, certaines définitions du Glossaire ont été modifiées dans les deux Codes.

    Santé et bien-être des animaux terrestres

    Plusieurs chapitres traitant de différentes maladies animales ont été révisés, tout comme certains chapitres généraux, y compris ceux portant sur le bien-être animal :

    • Le chapitre consacré à l’infection par la dermatose nodulaire contagieuse a été actualisé et complété pour être en phase avec la situation actuelle des foyers de la maladie et offrir des options adaptées de gestion des risques. De plus, le chapitre sur la peste porcine africaine a fait l’objet d’une révision globale.
    • Deux chapitres sur la prévention et le contrôle des infections par les salmonelles au sein des systèmes d’élevage de bovins et de porcs ont été étoffés afin de dispenser des conseils pour réduire les conséquences de ces maladies chez ces espèces ainsi que le risque de contamination des humains par les denrées alimentaires ou par contact direct ou indirect avec des animaux infectés. Ces chapitres, qui s’ajoutent à ceux récemment adoptés par le Codex alimentarius, garantissent une gestion intégrée de la chaine alimentaire pour contrôler cet agent pathogène.
    • Tuberculose : Un nouveau chapitre dédié à l’infection par le complexe Mycobacterium tuberculosis a été créé. Il fusionne deux chapitres existants, qui traitent de la tuberculose bovine et de la tuberculose bovine des cervidés d’élevage, en un chapitre unique concernant les maladies communes à plusieurs espèces dont M. tuberculosis dans le but de contrôler les risques associés à cette maladie en matière de santé animale et humaine.
    • Un nouveau chapitre sur le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc a été ajouté pour fournir des recommandations sur la gestion des risques de transmission de cette maladie au niveau international.

    Santé des animaux aquatiques

    Certains chapitres du Code aquatique et du Manuel aquatique ont été modifiés. Parmi les modifications importantes, il faut noter que :

    • Des modifications ont été apportées à la liste des espèces sensibles dans sept des chapitres spécifiquement consacrés aux maladies des crustacés. Ces changements font partie d’un travail en cours qui consiste à appliquer les /www.oie.int/index.php?id=171&L=1&htmfile=chapitre_criteria_species.htm _blank>Critères d'inclusion dans la liste des espèces sensibles à une infection par un agent pathogène spécifique à toutes les maladies listées par l’OIE, garantissant ainsi que ces dernières ont bénéficié d’une évaluation fondée sur les dernières connaissances scientifiques. Cela participe à la sécurité sanitaire du commerce international.
    • La nécrose hépatopancréatique aiguë, incluse dans la liste OIE en 2015, dispose désormais d’un chapitre spécifique dans le Code et le Manuel aquatiques.
    • Une nouvelle maladie affectant les amphibiens, Batrachochytrium salamandrivorans, a été ajoutée à la liste des maladies affectant les animaux aquatiques de l’OIE, portant leur nombre à 28. L’expansion de cette maladie résulte du commerce de salamandres au niveau international et est à l’origine de la forte diminution des populations de salamandres et de tritons.

    Nouveau processus de sélection des candidatures d’experts en vue de leur élection au sein des Commissions spécialisées de l’OIE

    En amont de leur présentation pour adoption par les Pays membres, toutes les normes nouvelles et révisées font l’objet d’un examen attentif par les experts des quatre Commissions spécialisées (Commission du Code terrestre, Commission scientifique, Commission des laboratoires, Commission des animaux aquatiques), qui sont élus par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE pour une période de trois ans.

    Comme cela est précisé dans son 6e Plan stratégique, l’OIE améliore continuellement la transparence de ses procédures d’élaboration des normes, afin de disposer des meilleurs fondements scientifiques sur lesquels appuyer ses textes et rendre leur mise en œuvre la plus aisée possible pour ses Membres. Pour atteindre cet objectif, l’OIE a préparé une nouvelle procédure qui, par le biais d’un appel à candidatures, permet une plus grande transparence dans la sélection des experts. Cette procédure sera administrée par le Siège de l’OIE et maintiendra la participation du Conseil et de l’Assemblée dans le processus électoral.

    Statuts sanitaires officiellement reconnus

    L’Assemblée mondiale des Délégués OIE a accordé 17 certificats de reconnaissance de statuts sanitaires officiels. Aucun programme de contrôle sanitaire n’a été validé cette année.

    pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/new-official-disease-status-recognised-by-the-oie/ _blank>[Pour plus d’information]

    Première stratégie mondiale en faveur du bien-être animal

    La première stratégie mondiale de l’OIE en faveur du bien-être animal a été adoptée par les Pays membres de l’Organisation. Fondée sur les expériences et les résultats de stratégies et de plateformes régionales en faveur du bien-être animal déjà appliquées, celle-ci a pour but de parvenir à « Un monde où le bien-être des animaux est respecté, promu et renforcé, parallèlement à une amélioration croissante de la santé animale, du bien-être de l’homme, du développement socio-économique et de la durabilité environnementale ». Elle avait été préalablement approuvée lors de la animal-welfare-conf2016/introduction.html _blank>4e Conférence mondiale de l’OIE sur le bien-être animal à Guadalajara (Mexique) en décembre 2016.

    Cette stratégie recommande notamment la mise en place d’un nouveau forum conçu comme une plateforme de dialogue entre les experts techniques et les parties intéressées. Cette plateforme leur donnera l’opportunité de s’impliquer dans le plan de travail de l’OIE relatif au bien-être animal.

    Elle repose sur les quatre piliers suivants :
    • Élaboration de normes internationales sur le bien-être animal, sur la base de recherches scientifiques et d’expériences de terrain. Un nouveau projet d’élaboration des normes applicables aux systèmes d’élevage des porcs et à la mise à mort et l’abattage des reptiles élevés pour leur peau et leur viande est en cours ;
    • Développement des compétences et la formation des Services vétérinaires ;
    • Communication avec les gouvernements, les organisations nationales et internationales, les Services vétérinaires, les établissements de formation et le grand public autour de la sensibilisation au bien-être animal ;
    • Mise en œuvre progressive des normes de l’OIE sur le bien-être animal et des politiques correspondantes.
    pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/adoption-of-the-first-oie-global-strategy-on-animal-welfare/ _blank>[Pour plus d’information]

    Situation zoosanitaire mondiale

    L’une des missions phares de l’OIE étant de garantir la transparence de la situation mondiale des maladies animales, y compris des zoonoses, la Session générale a également été l’occasion pour les Pays membres d’échanger sur leurs problématiques nationales dans ce domaine et sur les nouveautés en matière de partage de l’information zoosanitaire.

    Une attention particulière a été apportée à différentes maladies, dont :

    • l’épizootie mondiale d’influenza aviaire hautement pathogène chez les oiseaux, pour laquelle les pays doivent continuer à déployer des efforts soutenus de surveillance tant chez les oiseaux domestiques que les oiseaux sauvages. Une importante expansion de la maladie a eu lieu en 2016 et au début de l’année 2017, principalement due à la propagation transcontinentale (Asie, Europe, Afrique, Moyen-Orient) d’un sous-type du virus H5N8, que ce soit par les voies migratoires ou par les mouvements internationaux d’animaux et de leurs produits : plus de 30 % des pays signalent actuellement la présence de la maladie.
    • la peste des petits ruminants (PPR) est l’une des maladies prioritaires mentionnées dans le Programme global pour le contrôle des maladies animales transfrontalières (GF-TADs) et une Stratégie mondiale pour son contrôle et son éradication d’ici à 2030 a été publiée en 2015. Environ 30 % des pays et territoires déclarants ont signalé la présence de la maladie.
    • la fièvre aphteuse fait toujours partie des trois maladies listées par l’OIE qui font l’objet des notifications les plus fréquentes par l’intermédiaire du système d’alerte précoce de l’OIE pour l’année 2016 et le début de l’année 2017.
    • La dermatose nodulaire contagieuse s’est très largement propagée en 2016-2017, surtout en Europe, et la présence de la maladie a été signalée dans près de 30 % des pays et territoires déclarants. La proportion de Membres signalant la présence de la maladie a fortement augmenté depuis 2005, principalement à cause de son expansion en Europe, qui a dès lors été considérée comme une région nouvellement touchée, s’ajoutant ainsi aux pays traditionnellement affectés en Afrique et au Moyen-Orient. Le déplacement important de cette maladie à transmission vectorielle vers le Nord aurait été favorisé par des conditions environnementales et climatiques.

    Projet de rénovation du système WAHIS

    L’OIE travaille actuellement sur une version améliorée du Système Mondial d’Information Zoosanitaire (WAHIS), dans le but d’améliorer la transparence en matière de santé animale de manière efficace et innovante pour le bénéfice de ses Membres.

    Le projet WAHIS+, en cours d’élaboration, prévoit le développement d’un système plus intuitif et dynamique qui propose des nouvelles fonctionnalités et utilise des technologies numériques avancées, et notamment : des possibilités augmentées d’extraction des données, leur consultation personnalisable, des fonctionnalités et un affichage cartographique améliorés. Le nouveau système sera une source d’information fiable et en temps réel, à la base de l’élaboration des politiques. De plus, l’interopérabilité entre WAHIS+ et d’autres bases de données pertinentes, ainsi que la possibilité d’adapter l’analyse des données et l’interface de WAHIS+ au niveau national et régional sont envisagées dans le but de soutenir les programmes et actions régionales, tels que le Processus PVS d’évaluation des Services vétérinaires, les actions concernant la lutte contre la résistance aux agents antimicrobiens, les stratégies d’éradication des maladies et d’assurer un lien avec les demandes de statuts sanitaires officiels.

    pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/improving-animal-health-data-collection-through-the-oies-renovated-system-wahis/ _blank>[Pour plus d’information]

    Action mondiale pour réduire la menace de la résistance aux agents antimicrobiens (RAM) : progrès réalisés et options pour les activités à mener dans le cadre de l’approche « Une seule santé »

    L’OIE travaille activement sur la thématique de la résistance aux agents antimicrobiens depuis plusieurs années et a publié, en novembre 2016, une stratégie mondiale cohérente pour ses activités dans ce domaine, en lien avec le /www.who.int/antimicrobial-resistance/global-action-plan/fr/ _blank>Plan d’action mondial de l’OMS. Cette stratégie reconnaît l’importance de l’approche « Une seule santé » impliquant tant la santé humaine et animale, que les besoins agricoles et environnementaux.

    L’objectif du Thème technique I présenté durant la Session générale était de présenter le suivi de la mise en œuvre de cette stratégie de lutte contre la RAM au sein des Pays membres et de mieux évaluer leurs besoins et attentes envers l’OIE dans ce domaine. Plusieurs recommandations ont été formulées afin de mettre en œuvre des mesures permettant de guider les pays et rendre plus accessible l’approche « Une seule santé » prônée par le Plan d’action mondial au travers d’activités de sensibilisation à la RAM, de la surveillance et de la recherche, du renforcement des capacités des Services vétérinaires, et de la mise en œuvre des normes internationales.

    En soutien de cette stratégie mondiale contre la RAM, l’OIE a créé une base de données en 2016, en vue d’acquérir une connaissance plus complète de l’usage des agents antimicrobiens chez les animaux au niveau mondial, et a présenté les résultats de la première collecte des données auprès de Pays membres. L’objet de cet outil, élaboré sur la base d’un questionnaire envoyé chaque année aux Membres, est de pouvoir comparer des données standardisées et de suivre les tendances de l’usage des agents antimicrobiens, ce qui permettra d’évaluer l’impact de la mise en œuvre des plans d’action nationaux.

    pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/reducing-the-threat-of-antimicrobial-resistance-through-a-one-health-approach/ _blank>[Pour plus d’information]

    Les partenariats Public-Privé (PPP) comme moyen d’améliorer les capacités des Services vétérinaires nationaux

    Les Services vétérinaires voient leurs rôles et responsabilités se diversifier et s’accroître sous l’influence de diverses tendances mondiales, dont l’augmentation de la demande en protéines animales, la (ré)apparition de pathogènes zoonotiques et les menaces pour la santé publique telles que l’antibiorésistance.

    Dans un contexte de rareté des ressources et des capacités au sein des sphères publiques et privées des Services vétérinaires, les partenariats Public-Privé (PPP) représentent une solution concrète et opportune pour évoluer dans cet environnement complexe et satisfaire les exigences de la société.

    Les Services vétérinaires jouent un rôle important dans la réalisation de plusieurs Objectifs de Développement Durable définis par les Nations Unies (ODD) et peuvent, au niveau national, accroître les capacités des secteurs public et privé en vue d’atteindre ces objectifs.

    Le Thème technique II a présenté des exemples de partenariats « gagnant-gagnant », soutenus par la Fondation Bill & Melinda Gates, qui peuvent encourager les Délégués de l’OIE à initier des PPP performants et à répondre aux exigences de la profession vétérinaire afin de construire un monde meilleur pour aujourd’hui et pour demain.

    pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/public-private-partnerships-as-a-means-to-support-the-capacities-of-national-veterinary-services/ _blank>[Pour plus d’information]

    Accroissement du réseau scientifique d’expertise de l’OIE

    Le réseau scientifique mondial de l’OIE s’est élargi avec de nouveaux notre-expertise-scientifique/laboratoires-de-reference/liste-de-laboratoires/ _blank>Laboratoires de référence et notre-expertise-scientifique/centres-collaborateurs/liste-des-centres/ _blank>Centre collaborateurs approuvés par l’ensemble des Délégués, portant à plus de 320 le nombre de Centres officiels d’excellence scientifique de l’OIE, répartis dans près de cinquante pays sur les cinq continents.

    Le partage d’informations entre ces différents instituts se révèle indispensable pour les réussites enregistrées en matière de contrôle de la santé et des maladies animales dans le monde.

    L’ensemble des Résolutions adoptées lors de la 85e Session générale de l’OIE seront prochainement publiées sur le site de l’OIE.

     

    Suivez en direct les débats de la 85e Session générale de l’OIE sur les réseaux sociaux: #OIE85SG
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jeudi 25 mai 2017

  • Nouveaux statuts sanitaires officiels reconnus par l’OIE

    Paris,  le 25 Mai 2017  –  Les statuts sanitaires officiels de l’OIE peuvent être délivrés pour six maladies prioritaires et sont d’importance majeure pour les membres de l’Organisation. Reconnus par l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) comme référence dans le domaine de la santé animale, ces statuts officiels reflètent le niveau de transparence et de qualité des Services vétérinaires d’un pays. De plus, ils accroissent la valeur du secteur de l’élevage national et facilitent l’accès aux marchés régionaux et internationaux.

    De nouveaux pays et zones viennent d’obtenir la reconnaissance officielle de leur statut sanitaire* lors de l’actue

    • Le Paraguay et la Roumanie ont été reconnus « indemnes de peste porcine classique », tout comme une zone de Colombie ;
    • Le Botswana a obtenu un statut « indemne de peste des petits ruminants » ;
    • La Pologne a été reconnue comme ayant un «  risque négligeable d’encéphalopathie spongiforme bovine », tout comme deux zones du Royaume-Uni (Écosse et Irlande du Nord) ;
    • Le Brésil et l’Afrique du Sud ont acquis le statut « indemne de péripneumonie contagieuse bovine »;
    • Une zone du Botswana a été officiellement reconnue comme « indemne de fièvre aphteuse sans vaccination » ; Le Paraguay ainsi que plusieurs zones, une au Taipei chinois et cinq au Kazakhstan, ont été reconnus comme « indemnes de fièvre aphteuse avec vaccination ».
    Aucun programme de contrôle n’a été validé cette année. Tous les statuts sanitaires ayant fait l’objet d’une reconnaissance officielle seront bientôt disponibles sante-animale-dans-le-monde/statuts-officiels-des-maladies/ _blank>en ligne.


    Pour plus de transparence et de robustesse, tout au long du processus d’obtention de la reconnaissance d’un statut sanitaire, l’OIE a révisé sa procédure officielle et l’a présentée aujourd’hui aux Pays membres.


    * Les pays peuvent demander la reconnaissance officielle de leur statut sanitaire par l’OIE au regard des six maladies suivantes : l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la fièvre aphteuse, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la peste équine, la peste des petits ruminants (PPR) et la peste porcine classique.
    La validation officielle des programmes de contrôle nationaux s’applique aux maladies suivantes : la fièvre aphteuse, la PPCB et la PPR.


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  • Améliorer le recueil des données zoosanitaires grâce au système modernisé de l’OIE WAHIS+

    Paris, le 25 mai 2017 — L’une des missions principales de l’OIE est de garantir la transparence en matière de santé animale au niveau mondial. Le Système Mondial d’information Zoosanitaire de l’OIE, WAHIS donne accès à des informations sanitaires fiables et vérifiées dans le but de contrôler efficacement les maladies animales transfrontalières. Ce système assure la détection précoce des maladies émergentes, contribue à protéger la santé publique et les moyens de subsistance des populations au niveau mondial, et joue un rôle majeur en facilitant le commerce international.

    WAHIS+ sera un outil évolutif, grâce à un ambitieux projet lancé par l’OIE pour l’élaboration d’un système amélioré comportant des fonctions avancées et un système de notification plus performant. Dans les années à venir, WAHIS+ améliorera le recueil et la diffusion des données sur les maladies animales d’importance épidémiologique pour les espèces domestiques et sauvages.

    « WAHIS+ représente une formidable évolution du traitement mondial des données zoosanitaires, c’est un outil stratégique pour faire face aux défis sanitaires de demain et s’aligner sur l’approche « Une seule santé », a déclaré la Dre Eloit, Directrice générale de l’OIE, lors de la 85e Session générale. « Nous avons besoin d’une approche holistique et transdisciplinaire de recueil, d’analyse et de diffusion des données qui cible non seulement les maladies animales, mais également les menaces pour la santé publique, tout en tenant compte du changement climatique et des facteurs environnementaux, entre autres ».

    Plus de 10 ans ont passé depuis le lancement du premier système WAHIS et des modifications sont nécessaires pour répondre aux nouveaux défis rencontrés par la santé publique vétérinaire d’aujourd’hui. Ce chemin vers WAHIS+ a commencé il y a un an, lorsque l’OIE a entrepris de demander l’avis de ses Membres, ainsi que celui de nombreux intervenants, sur leurs besoins, par le biais d’enquêtes, de consultations et d’échanges.

    Sur la base de leurs suggestions, WAHIS+ fera appel aux nouvelles technologies et s’adaptera aux changements de la société et aux besoins futurs. Le nouveau système de notification sera plus rapide, plus intuitif et possèdera de nouvelles fonctionnalités et fonctions avancées, notamment en ce qui concerne l’extraction des données, leur consultation personnalisable et la visualisation des données spatiales et temporelles.

    De plus, WAHIS+ assistera les responsables de la santé publique dans la création d’une communauté plus solide au niveau mondial en ce qui concerne la notification des maladies animales. Le croisement des données génomiques, des informations épidémiologiques et des bases de données sur la santé humaine renforceront la traçabilité des maladies et garantiront que des interventions adaptées aient lieu au bon moment. L’interopérabilité entre WAHIS+ et d’autres bases de données nationales/régionales, ainsi que la possibilité d’adapter l’analyse des données et l’interface de WAHIS + au niveau national et régional permettront de soutenir les programmes et actions régionales de l’OIE et d’assurer l’utilisation optimale des données afin d’éclairer les processus décisionnels et l’élaboration des politiques pour l’avenir.

    En 2016, l’OIE a déjà élaboré une application Smartphone, WAHIS Alerts, qui permet d’accéder  rapidement et quotidiennement aux notifications zoosanitaires.

    « Le recours à la technologie est essentiel pour la détection précoce des maladies », a ajouté le Dre Eloit. « La détection des foyers de maladies zoonotiques chez les populations animales en amont de leur transmission aux humains est une composante indispensable de la sécurité sanitaire mondiale qui nécessite d’être renforcée. Ceci est le défi que nous avons à  relever et nous ne doutons pas qu’ensemble, avec tous nos Membres, nous y parviendrons ».

    De plus, l’Organisation a annoncé aujourd’hui le lancement d’une plateforme* e-learning sur WAHIS à destination de ses Membres, et en particulier des points focaux nationaux pour la notification. Développée en collaboration avec l’Université d’Etat de l’Iowa et avec l’appui financier de l’Union européenne, cette plateforme pédagogique interactive fournira aux utilisateurs un accès facilité à des  supports de formation  actualisés portant sur WAHIS et la notification des maladies animales.

    Au cours des années, WAHIS a produit d’importantes données chiffrées. Presque 1 500 notifications et rapports de suivi ont été reçus en 2016. Son système de notification comprend un réseau mondial de plus de 200 pays qui envoient des informations sur 116 maladies animales à fort impact listées par l’OIE, y compris 34 zoonoses dont l’anthrax, la fièvre de la Vallée du Rift, la rage, l’influenza aviaire hautement pathogène, ainsi que sur des maladies émergentes. De plus, 16 000 abonnés reçoivent les alertes WAHIS et plus de 80 000 visiteurs consultent l’interface WAHIS chaque mois.

    *Cette plateforme est disponible en anglais, et devrait être disponible en français et en espagnol dès la fin de cette année.

    Liens utiles:
    • sante-animale-dans-le-monde/portail-wahis-donnees-de-sante-animale/>Portail WAHIS
    • Infographie : home/eng/Media_Center/docs/pdf/EN_INFOGRAPHIC_WAHISPLUS_2017.pdf>WAHIS devient WAHIS+ (en anglais)


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  • Adoption de la première Stratégie mondiale de l’OIE en faveur du bien-être animal

    home/eng/Media_Center/docs/pdf/85SG/AW/FR_OIE_AW_Strategy.pdf _blank _blank>Paris, le 24 Mai 2017 – Aujourd’hui, les Membres de l’OIE ont adopté la première stratégie mondiale en faveur du bien-être animal. Approuvée préalablement lors de la animal-welfare-conf2016/introduction.html _blank>4e Conférence mondiale de l’OIE sur le bien-être animal à Guadalajara (Mexique) en décembre 2016, elle vise à atteindre « Un monde où le bien-être des animaux est respecté, promu et renforcé, parallèlement à une amélioration croissante de la santé animale, du bien-être de l’homme, du développement socio-économique et de la durabilité environnementale ».

    Cette stratégie repose sur les quatre piliers suivants :

    Élaboration de normes internationales sur le bien-être animal

    L’OIE continuera d’élaborer des normes sur le bien-être animal avec la contribution d’experts internationaux, sur la base de recherches scientifiques pertinentes et en tenant compte des considérations éthiques associées et de l’expérience pratique. Un nouveau projet d’élaboration des normes applicables aux systèmes d’élevage des porcs et à la mise à mort et l’abattage des reptiles élevés pour leur peau et leur viande est notamment en cours.

    Développement des compétences et formation des Services vétérinaires

    Acteurs principaux des questions liées au bien-être animal, les Services vétérinaires (dans leurs composantes publique et privée) doivent posséder des compétences adéquates.

    Communication et sensibiliser les gouvernements, les organisations nationales et internationales et le grand public aux questions de bien-être animal

    Assurer le bien-être animal est une responsabilité qui doit être partagée entre de nombreux acteurs. Une reconnaissance mutuelle et un engagement constructif des parties sont nécessaires pour parvenir à des améliorations durables du bien-être animal. Les Pays membres sont par conséquent vivement encouragés à soutenir l’élaboration de programmes nationaux de sensibilisation et de formation au bien-être animal à destination des acteurs principaux, notamment des éleveurs, des préposés aux animaux, des chefs religieux et communautaires, et aussi des groupes clés tels que les scolaires.

    Mise en œuvre progressive des normes de l’OIE sur le bien-être animal et des politiques correspondantes

    À ce sujet, les Pays membres sont incités à intégrer les normes de l’OIE dans leurs législations nationales.


    De plus, cette stratégie recommande la mise en place d’un nouveau forum conçu comme une plateforme de dialogue entre les experts techniques et les parties intéressées. Cette plateforme leur donnera l’opportunité de s’impliquer dans le plan de travail de l’OIE relatif au bien-être animal.

    • home/eng/Media_Center/docs/pdf/85SG/AW/FR_OIE_AW_Strategy.pdf>Consulter le document complet


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  • Lancement par l’OIE de la campagne de vigilance contre la peste bovine « Plus jamais! »

    Paris, le 24 mai 2017 – Par le passé, la peste bovine a causé la mort de millions d’animaux dans le monde entier, avec des conséquences dramatiques en termes de sécurité alimentaire, de pertes économiques et de subsistance en milieu rural.

    Grâce à des décennies d’efforts concertés à l’échelle mondiale, la peste bovine a été déclarée éradiquée de la planète par l’OIE et la FAO en 2011. Il s’agit de la première et à ce jour de l’unique maladie animale à avoir été éradiquée, et de la seconde maladie de l’histoire après la variole humaine.

    Cependant,  si nous ne sommes pas vigilants le monde reste vulnérable à une réapparition de la maladie.
    Un seul cas pourrait compromettre ce succès ! Des matériels et échantillons susceptibles de contenir le virus sont encore aujourd’hui conservés dans des laboratoires à travers le monde. Tant que ces sources potentielles de peste bovine n’auront pas été détruites ou transférées de manière adéquate au sein de l’un des établissements habilités par l’OIE et la FAO à détenir des produits contenant le virus de la peste bovine, notre planète ne sera pas à l’abri d’une réapparition de la maladie.

    Le mot-clé de cette campagne est : Vigilance

    En effet, seule une vigilance maintenue de chacun des acteurs, nous permettra de garder notre monde indemne de peste bovine.
    Cette campagne est destinée à l’ensemble des acteurs-clés garants de la santé animale: les vétérinaires, tant ceux des autorités nationales que les praticiens, les enseignants et étudiants vétérinaires, les éleveurs, et les personnels de laboratoire. Elle a pour vocation de s’assurer que tous les acteurs impliqués sont pleinement conscients des défis de la peste bovine et du rôle qu’ils doivent encore jouer dans l’ère de post-éradication pour préserver ce succès.

    Les représentants des 180 Pays membres de l’OIE ont un rôle majeur à jouer pour garantir la mise en œuvre et le succès de cette campagne dans leur pays. Ils sont nos porte-voix pour encourager l’ensemble des acteurs-clés de leur pays à rester vigilants et mobilisés sur la question de la peste bovine.

    Objectifs de la campagne :

    • Assurer que la peste bovine occupe une place adéquate dans les cursus vétérinaires ;
    • Maintenir une connaissance professionnelle vétérinaire de la peste bovine pour permettre une surveillance efficace pour une détection précoce, une notification et réponse rapides en cas de réapparition de la  peste bovine ;
    • Guider les laboratoires pour qu’ils détruisent ou transfèrent tout matériel contenant le virus de la peste bovine.

    Agissons pour que notre monde reste indemne de peste bovine ! Soyons les garants de décennies d’efforts et de coopération, n’oublions pas notre succès et ne permettons pas qu’il soit menacé.

    Découvrez la vidéo de la campagne « Plus Jamais » :

     

    L’OIE  a élaboré une vaste gamme d’outils pour vous aider à mettre en œuvre votre campagne.

    Ils seront disponibles courant juin 2017 sur le site internet de la Campagne: /rinderpestvigilance.com/ _blank _blank>www.oie.int/rinderpestvigilance

     


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mardi 23 mai 2017

  • Processus PVS, 10 années ensemble pour l’amélioration les Services vétérinaires

    Paris, le 23 Mai 2017 – L’OIE célèbre le 10e anniversaire du Processus PVS. Depuis 2007, le Processus PVS (Performance des Services vétérinaires), programme phare de l’OIE, soutient les Pays membres dans l’amélioration durable de leurs Services vétérinaires en conformité avec les normes internationales de l’OIE.

    « Le nombre de pays engagés dans le Processus PVS augmente d’année en année, car celui-ci s’est avéré utile, simple et produit des effets durables » a expliqué le Dr François Caya, Chef du Service des actions régionales de l’OIE. « En apportant un soutien aux Services vétérinaires partout dans le monde, l’OIE améliore la santé et le bien-être animal dans le monde ». Ces six dernières années, l’OIE a consacré en moyenne 1 million d’euros par an pour mettre en œuvre le Processus PVS et aider les Pays membres à renforcer leurs capacités.

    Le Processus PVS est unique car il fonctionne de manière externe et indépendante. Il se fonde sur des faits et des éléments, traités par des experts formés et certifiés par l’OIE. Par ailleurs, les missions PVS sont entreprises sur la base du volontariat par le biais d’une demande officielle d’un Délégué de l’OIE au niveau national.

    Le Processus PVS n’est pas une évaluation ponctuelle, c’est un parcours complet et au long terme dans lequel les pays peuvent décider de s’engager volontairement. Les États bénéficient d’un programme concret et exhaustif permettant d’identifier et de répondre à leurs besoins. Celui-ci est divisé en plusieurs étapes :

    • une mission d’Évaluation PVS initiale évalue qualitativement la performance et la conformité des Services vétérinaires avec les normes internationales de l’OIE relatives à leur qualité ;
    • une mission d’Analyse des écarts PVS facilite la définition des objectifs des Services vétérinaires d’un pays par rapport aux normes de qualité de l’OIE, en adéquation avec les contraintes et priorités nationales ;
    • plusieurs outils sont employés pour aborder des sujets spécifiques tels que les laboratoires, la législation vétérinaire, les Organismes statutaires ou les Établissements d’enseignement vétérinaire ;
    • enfin une mission de suivi du Processus PVS mesure les progrès et identifie les nouveaux besoins.

    Quelques-uns des résultats les plus significatifs, comme cela a été rapporté par les Délégués OIE, sont la compréhension des points forts et des faiblesses des Services vétérinaires, la possibilité de se faire une meilleure idée de leurs besoins, une meilleure appréhension des normes de l’OIE, et une augmentation des opportunités de formation. En effet, lors des missions, les experts PVS de l’OIE assistent les Services vétérinaires dans l’évaluation de leurs capacités, dans l’identification de leurs forces et faiblesses ainsi que des aspects à améliorer; ils travaillent enfin sur des solutions avec les autorités nationales.

    Depuis 2007, plus de 140 pays ont mis en œuvre le Processus PVS. (Voir l’état d’avancement des appui-aux-membres-de-loie/evaluations-pvs/statut-des-missions/>missions d’évaluation PVS et des appui-aux-membres-de-loie/analyse-des-ecarts-pvs/statut-des-missions/>missions d’analyse des écarts PVS dans le monde – mise à jour du 5 avril 2017).

    À l’occasion de la 85e Session générale de l’Assemblée mondiale des Délégués OIE, une vidéo a été présentée pour marquer les 10 ans du Processus PVS. Celle-ci donne un aperçu de ce programme par la voix de ses protagonistes, en mettant en valeur ses grandes étapes, ses retombées positives et en se projetant dans l’avenir.

    Le Processus PVS a prouvé sa grande efficacité au niveau mondial dans le renforcement des systèmes de santé animale en agissant dans des domaines aussi divers que l’allocation des ressources, l’amélioration des structures de gouvernance et la coordination au niveau national, ou la collaboration intersectorielle. Il a permis des avancées dans le monde entier concernant la surveillance de la santé publique en lien avec des mesures vétérinaires et de santé animale, le contrôle des maladies, les interventions d’urgence sanitaire, la prévention en matière de sécurité sanitaire des aliments et le bien-être animal.

    Ces dix ans sont l’occasion de prendre du recul et de réfléchir et redéfinir la direction à prendre pour l’avenir. Alors que le Processus PVS compte déjà près de 350 missions, les défis majeurs dont dépend sa réussite sont bien définis. Dans cette optique, un forum de réflexion s’est tenu au Siège de l’OIE à Paris, du 4 au 6 avril 2017. Le but de ces 3 jours de rencontres : permettre aux Délégués de l’OIE et à certains représentants des Membres, partenaires, experts et personnels de l’OIE de travailler ensemble afin de réviser et planifier l’évolution stratégique du Processus PVS.

    « Jusqu’à maintenant, nous disposons d’un bon référentiel, d’un langage commun, mais aujourd’hui les choses sont en train d’évoluer, en particulier avec l’approche « Une seule santé », a déclaré la Dre Eloit. « L’OIE travaille activement au côté son partenaire, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en créant des passerelles entre le Processus PVS et celui du cadre d’évaluation et de suivi du nouveau Règlement sanitaire international (RSI). Garantir des synergies entre les systèmes d’évaluation des santés humaine et animale participe à une meilleure santé au niveau mondial ». 


    Liens utiles :
    • Vidéo: /www.youtube.com/watch?v=iymtiMQjXJE&feature=youtu.be&list=PLkBRx6XRUMCKHyr6siIo-0NAYBoeNCSko _blank>10ème anniversaire du Processus PVS de l'OIE (en anglais)
    • Infographie : home/eng/Media_Center/docs/pdf/85SG/PVS/PVSinfo.pdf>Processus PVS : 10 années ensemble (en anglais)
    • Galerie de photos: /www.flickr.com/photos/oie-photos/albums/72157680968509653 _blank>Missions PVS de l'OIE
    • appui-aux-membres-de-loie/processus-pvs/>Processus PVS


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  • Les partenariats Public-Privé comme moyen d’améliorer les capacités des Services vétérinaires nationaux

    Paris, le 23 Mai 2017 — Les Services vétérinaires portent la responsabilité inédite de garantir la santé et la sécurité au niveau international. Ils jouent également un rôle important dans la réalisation, d’ici à 2030, de plusieurs des Objectifs de Développement Durable définis par les Nations unies (ODD). Au niveau national, les PPP peuvent accroître les capacités des secteurs public et privé en vue d’atteindre ces objectifs. Les exemples de partenariats « gagnant-gagnant » durables sont nombreux et surviennent quand les secteurs public et privé partagent des objectifs communs afin d’obtenir collectivement les résultats voulus.

    Les bénéfices des PPP ont été présentés lors du Thème technique II de la 85e Session générale par le Dr Samuel Thevasagayam, Directeur adjoint pour le développement mondial de la Fondation Bill & Melinda Gates, qui mène également l’initiative de la Fondation pour l’élevage. En s’appuyant sur plusieurs exemples de PPP réussis en Afrique et en Asie, il a montré le potentiel de ces partenariats pour améliorer l’efficacité des Services vétérinaires et mieux satisfaire les besoins de la société actuelle.

    Les PPP peuvent, par exemple, contribuer grandement à la mise en œuvre de programmes mondiaux pour lesquels les Services vétérinaires jouent un rôle de premier plan, tels que les programmes de prévention et de contrôle des maladies animales (peste des petits ruminants, fièvre aphteuse, influenza aviaire ou rage), la lutte contre l’antibiorésistance, ou encore pour faire respecter la législation vétérinaire.

    Dans ce contexte, les Pays membres peuvent bénéficier du appui-aux-membres-de-loie/processus-pvs/ _blank>Processus PVS de l’OIE. Ce programme contribue, entre autres, à créer un environnement favorable qui encourage des collaborations performantes entre les secteurs privé et public et permettre d’atteindre des objectifs mutuels. Mais surtout, le Processus PVS aide les Services vétérinaires à intégrer les principes de bonne gouvernance dans leur fonctionnement et à améliorer leur conformité aux normes de l’OIE.

    L’OIE et la Fondation Bill & Melinda Gates continueront de travailler ensemble afin d’inciter les Membres de l’OIE à identifier et constituer des partenariats, lorsque cela est pertinent, dans le but d’améliorer la qualité et l’universalité des Services vétérinaires, contribuer à la réalisation des ODD, et ce faisant forger un monde meilleur pour aujourd’hui et pour demain.



    Les partenariats public-privé (PPP) constituent une approche collaborative par laquelle les secteurs public et privé partagent des ressources, des responsabilités et des risques afin d’atteindre des objectifs communs et de mutualiser des bénéfices de manière durable.
    ©OIE/I. Zezima


    Pour appuyer les conclusions issues du Thème technique, une Résolution sera proposée au vote de l’Assemblée mondiale des Délégués OIE ce vendredi.

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lundi 22 mai 2017

  • Réduire la menace de la résistance aux agents antimicrobiens à travers l’approche « Une seule santé »

    Paris, le 22 mai 2017 — Il est aujourd’hui admis que le secteur de la médecine humaine, le secteur vétérinaire et le secteur phytosanitaire ont une responsabilité partagée pour réduire la menace de la RAM. La stratégie de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens et leur utilisation prudente reconnaît l’importance de l’approche « Une seule santé » - impliquant tant la santé humaine et animale, que les besoins agricoles et environnementaux.

    Après l’adoption par tous les pays du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens en 2015, et de la Stratégie de l’OIE sur la RAM qui lui est associée, les États ont convenu d’élaborer des plans d’action nationaux et de mettre en œuvre des politiques en vue de prévenir, de combattre et d’assurer le suivi de la RAM.

    L’objectif du Thème technique I présenté pendant la Session générale par la Dre Khadija Id Sidi Yahia de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA, Maroc) était de faire l’inventaire des progrès réalisés par les Pays membres dans la mise en œuvre de la Stratégie de l’OIE sur la RAM et d’évaluer leurs besoins dans le cadre de l’application de l’approche « Une seule santé ». Un questionnaire a été envoyé aux 180 Pays membres de l’OIE et portait sur les quatre objectifs principaux de la stratégie de l’OIE, à savoir : les activités de sensibilisation à la RAM, la surveillance et la recherche, le renforcement des capacités des Services vétérinaires, et la mise en œuvre des normes internationales.


    Dans son ensemble, l’enquête et l’analyse descriptive exposées lors du Thème technique I ont montré le grand intérêt que suscite dans les Pays membres la thématique de l’action mondiale pour réduire la menace de la RAM, avec 75 % de pays participants.
    © OIE/N.Filiol.

    Les résultats révèlent une évolution des pratiques ces dernières années ainsi que des objectifs ambitieux à moyen et long terme. De plus, ils soulignent la nécessité de capitaliser sur les progrès réalisés grâce à la collecte des données sur l’utilisation des antimicrobiens, à travers la base de données de l’OIE établie en 2016. Cette dernière est un outil unique permettant d’acquérir une connaissance exhaustive de l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux au niveau mondial, en se fondant sur des données standardisées. Elle permet également d’évaluer l’impact progressif de la mise en œuvre des plans d’action nationaux.

    Afin de tirer parti des avancées réalisées à ce jour, l’OIE poursuivra la mise en œuvre de son plan de travail selon les quatre objectifs de sa Stratégie sur la RAM. De plus, l’Organisation continuera à promouvoir le concept « Une seule santé » en étroite collaboration avec ses partenaires de la Tripartites, l’OMS et la FAO, et donc la coordination et la coopération intersectorielles aux niveaux régional, sous-régional et national.

    Pour appuyer les conclusions issues du Thème technique, une résolution sera proposée au vote de l’Assemblée mondiale des Délégués OIE ce vendredi.

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  • Découvrez le rapport annuel 2016 de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) !

    Paris, le 22 mai 2017 – Le rapport annuel présenté aujourd’hui par la Dre Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE, revient sur les événements qui ont rythmé l’année 2016, pour répondre aux trois priorités majeures établies pour les cinq années à venir, à savoir la gestion des risques sanitaires, la transparence de la communication, et le renforcement des capacités des Services vétérinaires.

     

    Des animaux en bonne santé pour une vie meilleure

    Nous agissons pour protéger la santé et le bien-être des animaux dans le monde, socles de la prospérité économique, ainsi que du bien-être social et environnemental des populations.

    Partout à travers le monde, les agents du siège et des Représentations régionales et sous-régionales de l’OIE, ainsi que les Services vétérinaires des Pays membres, et de nombreux experts œuvrent au quotidien pour développer le programme d’activités ambitieux établi pour atteindre les objectifs fixés par le 6e Plan stratégique de l’Organisation.



    Cette année, le rapport annuel de l’OIE est disponible sous plusieurs formats, afin de satisfaire les besoins et intérêts de chacun, d’en faciliter le partage et de favoriser l’interactivité.

    Le lecteur pourra prendre connaissance de ces différents supports (vidéo, PDF interactif et version synthétique) sur le portail web dédié :

    home/fr/rapport2016/index.html _blank>


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dimanche 21 mai 2017

  • Ouverture de la 85e Session générale de l’OIE

    Paris, le 21 mai 2017 — Le coup d’envoi des travaux de la 85e édition de la Session générale de l’OIE a été donné cet après-midi à la Maison de la Chimie, à Paris, par le Dr Botlhe Michael Modisane, Président de l’OIE. De nombreuses interventions ont ponctué la Cérémonie d’ouverture. Huit d’entre elles ont été prononcées par des ministres et représentants gouvernementaux des Pays membres de l’OIE et des acteurs institutionnels majeurs, notamment Mme Josefa Correia Sacko, Commissaire à l’Économie rurale et à l’Agriculture de l’Union africaine.

    De plus, trois personnalités de haut niveau se sont adressées à l’Assemblée par le biais de messages enregistrés : Dre Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Mr Gilbert Houngbo, Président du Fond International de Développement Agricole (IFAD) et de la Pre Dame Sally Davies, responsable de la santé publique (Chief Medical Officer) du Royaume-Uni et co-organisatrice du Groupe de coordination inter-institutions dont le rôle est de dispenser des orientations pratiques garantissant la prise de mesures mondiales efficaces et durables pour remédier au problème de l’antibiorésistance.

    L’OIE a pu aussi apprécier le soutien apporté par la France, pays hôte de l’organisation, qui sera rappelé à l’Assemblée par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Monsieur Jacques Mézard, lors d’une intervention en ouverture de la session du lundi 22 mai.

    Tous les discours de la Cérémonie d’ouverture seront disponibles sur /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKHyr6siIo-0NAYBoeNCSko _blank>Youtube.              


    La Cérémonie d’ouverture a rassemblé près de 800 participants issus des Pays membres de l’OIE, des représentants des autorités gouvernementales de ces pays et de nombreux représentants d’organisations nationales, régionales, internationales et intergouvernementales. Elle a été ponctuée par les intermèdes musicaux du groupe Family One.
    © OIE/I. Zezima

    Prix et distinctions honorifiques

    Lors de cette Cérémonie, l’OIE a attribué des distinctions honorifiques pour les services rendus à la communauté vétérinaire et à l’OIE. La médaille d’or a été décernée au Dr David Paton (Royaume-Uni), et trois médailles du mérite ont été remises au Dr Konrad Sachse (Allemagne), au Dr Nikolaï Ivanov (Kazakhstan) et au Dr Walter N. Masiga (Kenya).

    Enfin, les noms des lauréats du Concours photo mondial de l’OIE, intitulé « /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>Santé et bien-être animal, au-delà du cliché », ont également été révélés, pour leurs régions respectives:

    RégionRéseau OIERéseau étudiants vétérinaires
    Afrique
    Dre Janette James (Afrique du Sud)M. Khaled Daamer (Tunisie)
    Amériques
    M. Fernando Dias (Brésil)Mme Ginger Hobgood (Etats-Unis d’Amérique)
    Asie et Pacifique
    Dr Yadamsuren Dagvadorj (Mongolie)M. Christopher Ashish (Inde)
    Europe
    Dr Alfonso Ferrer Yus (Espagne)M. Simon Halas (Slovaquie)
    Moyen-Orient
    Dr Mozafar Sarmasti (Iran)Dr Seyyed Jamal Emami (Iran)

    Découvrez les photos gagnantes sur le site Internet du concours : /www.oiephotocompetition.com/laureats-2017/?lang=fr _blank _blank>www.oiephotocompetition.com

    Liste des thématiques qui seront abordées durant la Session générale

    Les travaux de la Session générale s’étaleront sur les cinq prochains jours et se termineront vendredi 26 mai par l’adoption officielle des résolutions débattues en séance plénière par l’Assemblée des Délégués des Pays membres de l’OIE.

    Cette année, outre l’adoption des normes internationales, seront traités et discutés les sujets suivants :     

    • Derniers développement en matière de stratégies mondiales élaborées par l’OIE, notamment en ce qui concerne la lutte contre l’antibiorésistance.    
    • Proposition d’une Stratégie mondiale de l’OIE en faveur du bien-être animal.   
    • Lancement d’une campagne de communication sur la peste bovine et publication du rapport annuel 2016.    
    • Reconnaissance de statuts sanitaires officiels au regard de maladies prioritaires pour certains Pays membres.   
    • Présentation de la situation zoosanitaire mondiale.   
    • Présentation des évolutions futures envisagées pour WAHIS, le Système Mondial d’Information Zoosanitaire dans le cadre du projet WAHIS+.   
    • Nouvelle procédure d’élection des experts membres des quatre Commissions spécialisées de l’OIE.

    L’édition 2017 sera aussi l’occasion de fêter le 10e anniversaire du lancement du Processus PVS de l’OIE, programme mondial pour l’amélioration des Services vétérinaires.

    Plusieurs questions transversales seront abordées lors de deux sessions techniques, à savoir :    

    • Action mondiale pour réduire la menace de la résistance aux agents antimicrobiens : progrès réalisés et options d’activités à mener dans le cadre de l’initiative « Une seule santé ».    
    • Partenariats Public-Privé: attentes des partenaires du secteur privé au sujet des programmes internationaux de santé animale et de développement de l’élevage.

    Pour finir, l’adhésion du 181e Membre de l’OIE, à savoir Curaçao, sera soumise au vote de l’Assemblée.


    Suivez les discussions de la 85e Session générale de l’OIE sur les réseaux sociaux : (/twitter.com/OIEAnimalHealth _blank _blank>Twitter / /www.facebook.com/WorldorganisationforanimalhealthOIE/ _blank _blank>Facebook) 

    Plusieurs pour-les-medias/communiques-de-presse/2017/ _blank>communiqués de presse relateront les sujets traités tout au long de la semaine.

    De plus, certaines sessions et interviews seront retransmises sur notre chaîne /www.youtube.com/playlist?list=PLkBRx6XRUMCKHyr6siIo-0NAYBoeNCSko _blank>Youtube, et des photos officielles de l’événement seront mises à disposition sur /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/ _blank>FlickR.

    Complément d’information pour la presse

    • session2017/press.html>Séances ouvertes à la presse
    • session2017/pdf/FR_PressAccreditationForm.pdf>Accréditation presse (obligatoire)
    • session2017/programme.html>Programme complet de la semaine


    Contact
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vendredi 19 mai 2017

  • L’OIE révèle les noms des gagnants du concous photo 2017


    ©IVO

    Paris, le 19 mai 2017 — Pour la deuxième année consécutive, le concours photo OIE était accessible au réseau mondial OIE et aux étudiants vétérinaires du monde entier. Cette année, il a également pris de l’ampleur et s’est ouvert à la participation des employés des organisations partenaires de l’OIE dans l’optique de promouvoir la coopération entre ces différentes entités et l’Organisation. La thématique principale de ce concours photo était subdivisée en six thèmes photographiques : surveillance, prévention et contrôle des maladies animales, bien-être animal, systèmes de production animale, santé des animaux aquatiques et systèmes de production, Concept « Une seule santé », et enseignement vétérinaire.

    Les idées reçues concernant la santé animale, aussi bien que la profession vétérinaire, sont nombreuses dans l’inconscient collectif et, bien souvent, les photos qui traitent de ce sujet ne saisissent pas la réalité des activités sur le terrain. L’ambition de ce concours était donc de montrer en images et avec créativité le travail de protection et de promotion effectué partout dans le monde par les acteurs de la santé et du bien-être animal à travers la mise en œuvre des international-standard-setting/overview/ _blank>normes internationales de l’OIE.
     
    Il est à remarquer la très grande qualité des photos qui ont été proposées. La création d’un site Internet spécifiquement consacré au concours a incontestablement permis l’augmentation des participations. Celui-ci a non seulement donné la possibilité aux participants d’envoyer leurs photos, mais également d’en savoir plus sur la courte mais éminemment positive histoire de ce concours.

    Dans le respect de strictes conditions d’anonymat, le jury, composé du Dr Monique Eloit, Directrice générale de l’OIE, le Dr Botlhe Michael Modisane, Président de l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE et le Dr Frédéric Decante, vétérinaire et photographe de presse, a départagé les photographies qui, tout en présentant des qualités esthétiques et artistiques indéniables, ont le mieux saisi le travail réalisé par les acteurs de la santé et du bien être animal dans la mise en œuvre des normes internationales de l’OIE.

    Les prix seront remis lors de la cérémonie d’ouverture de la session2016/information.html _blank>85e Session générale de l’Assemblée mondiale des Délégués OIE à Paris, le dimanche 21 mai 2017.

    /www.oiephotocompetition.com/laureats-2017/?lang=fr _blank>

    L’OIE félicite les gagnants et remercie infiniment les nombreux participants de cette édition 2017 !

    Pour en savoir plus :

    • /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank>Site internet du Concours photo OIE 2017
    • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/launch-of-the-2017-oie-photo-competition/ _blank _blank>Lancement du concours photo OIE 2017

     


vendredi 28 avril 2017

  • L’OIE et l’AMV célèbrent ensemble la Journée vétérinaire mondiale 2017

    THÈME 2017

    L’ANTIBIORÉSISTANCE  - DE LA PRISE DE CONSCIENCE À L’ACTION

    Paris/Bruxelles, le 29 avril 2017 – La disponibilité et l’usage des médicaments antimicrobiens ont transformé la pratique des médecines humaine et vétérinaire. Des infections, autrefois mortelles, peuvent être soignées, et le recours aux agents antimicrobiens a fait progresser la santé au niveau mondial tout comme la santé animale, qui est une composante indispensable du bien-être des animaux, de la sécurité alimentaire et de la sécurité sanitaire des aliments..

    Garantir l’efficacité de ces médicaments vitaux, tout comme leur disponibilité, en vue d’une utilisation humaine et vétérinaire est fondamental pour préserver notre avenir. Néanmoins, l’abus et le mauvais usage de ces substances ont considérablement accéléré l’apparition d’organismes résistants aux antimicrobiens chez les humains, les animaux et dans les écosystèmes.

    Lors de son Assemblée générale, en septembre 2016, l’Organisation des Nations Unies a reconnu que : « La résistance aux agents antimicrobiens réduit notre capacité à protéger la santé des animaux et, par conséquent, menace la sécurité et la viabilité de la production alimentaire et agricole

    Les praticiens jouent une rôle clé dans la lutte contre l’antibiorésistance : ils sont les interlocuteurs directs des paraprofessionnels vétérinaires, ainsi que des éleveurs et des propriétaires d’animaux, et peuvent être à l’origine d’un changement durable des comportements, afin que les agents antimicrobiens soient utilisés de manière responsable et prudente.

    « En supervisant l’usage des agents antimicrobiens, en dispensant un avis professionnel aux éleveurs et aux propriétaires d’animaux et en collaborant avec le secteur de la santé humaine, les vétérinaires jouent un rôle majeur dans le combat contre la menace croissante que représente l’antibiorésistance. Ils sont les premiers à pouvoir encourager le recours à des pratiques d’hygiène fiables dans les élevages et la mise en œuvre de stratégies de vaccination adaptées », a souligné la Dre Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE. « Ils ont la responsabilité de sensibiliser les éleveurs et les propriétaires d’animaux à l’usage prudent des antibiotiques et ces actions s’appuient, au niveau mondial, sur la Stratégie mondiale de l’OIE sur la résistance aux agents antimicrobiens. »

     


    « La disponibilité et l'utilisation des antimicrobiens sont essentiels pour assurer la bonne santé et le bien-être des animaux ainsi que des personnes», a déclaré la Dre René Carlson, Présidente de l’AMV. « Après des années de sensibilisation aux dangers de l'utilisation abusive des antimicrobiens, il est temps que nous reconnaissions les actions que les organisations du monde entier ont prises pour promouvoir l'utilisation responsable des antimicrobiens chez les animaux et les personnes et ce afin de prévenir le développement ultérieur de la résistance aux antimicrobiens et l'élimination appropriée des antimicrobiens pour protéger notre environnement, comme nos cours d'eau et nos océans. Cette question relève de l’approche « Une seule santé » pour laquelle chaque prestataire de soins, qu’il agisse dans le cadre de la santé humaine ou vétérinaire, doit assumer sa part de responsabilité. »

     


    Faites connaître les activités que vous avez organisées à l’occasion de cette journée ou au cours de cette année et vous remporterez peut-être le Prix 2017 de la Journée vétérinaire mondiale !

    Le concours est ouvert à toutes les associations membres de l’AMV, seules ou en coopération avec tout autre organisme sélectionné.
    Le nom de l’association lauréate du Prix 2017 sera révélé lors de la Cérémonie d’ouverture de la session2017/information.html _blank>85e Session générale de l’OIE, qui se tiendra à Paris (France) le 21 mai 2017. Son prix lui sera remis lors du Congrès mondial vétérinaire à Incheon (Corée du Sud) du 27 au 31 août 2017.


    Comment participer?

    home/fr/Media_Center/docs/pdf/FR_WVD2017_Announcement.pdf _blank _blank>home/fr/Media_Center/docs/word/FR_WVD2017_Applicationform.docx _blank _blank>

    Date limite de participation : 10 mai 2017

    Liens utiles :

    • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Portal%20AMR/FR_OIE-AMRstrategy.pdf _blank>La stratégie de l’OIE sur la résistance aux antimicrobiens et leur utilisation prudente
    • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/fighting-antimicrobial-resistance-a-long-term-commitment/ _blank>Editorial de la directrice générale sur l’AMR
    • pour-les-medias/amr-fr/ _blank>Portail web de l’OIE sur l’antibiorésistance 
    • /www.worldvet.org/uploads/docs/wva_position_on_the_use_of_antimicrobials.pdf _blank>Prise de position de l’association mondiale vétérinaire (WVA) sur l’usage responsable des agents antimicrobiens (en anglais)


mercredi 5 avril 2017

  • Moins d'un mois pour participer au Concours photo OIE !


    ©IVO

    Paris, le 5 avril 2017 - L’OIE a lancé la troisième édition de son concours photo en février sur le site /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>www.oiephotocompetition.com.

    Alors que la date limite du 1er mai 2017 (à midi, heure de Paris) arrive à grands pas, l’OIE souhaite rappeler aux membres de son réseau et aux étudiants vétérinaires qu’il est encore temps de soumettre leur participation sur /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank _blank>www.oiephotocompetition.com. 

    Avec l’ambition de mettre en lumière le travail réalisé par les acteurs de la santé et du bien-être animal pour promouvoir ces deux domaines dans le monde entier, et ce à travers la mise en œuvre des normes-internationales/presentation/ _blank>normes internationales de l’OIE, ce concours concerne les photos correspondant aux /www.oiephotocompetition.com/le-concours/?lang=fr _blank>thèmes suivants :

    1. Surveillance, prévention et contrôle des maladies animales
    2. Bien-être animal
    3. Systèmes de production animale
    4. Santé des animaux aquatiques et systèmes de production
    5. Concept « Une seule santé »
    6. Enseignement vétérinaire


    Les deux catégories « Réseau mondial OIE » et « Étudiants vétérinaires » se partageront les dix prix en jeu, avec dans chaque catégorie, un vainqueur désigné pour chacune des régions participantes.

    À noter que le réseau mondial de l’OIE inclut les vétérinaires habilités par les Services vétérinaires d’un des a-propos/nos-membres/pays-membres-new/ _blank>Pays membres de l’OIE. Pour connaître les conditions de participation, cliquez /www.oiephotocompetition.com/comment-participer/?lang=fr _blank>ici.

    Les prix gagnants seront  annoncés officiellement lors de la cérémonie d’ouverture de la 85e Session générale de l’OIE, le dimanche 21 mai 2017.

    Pour savoir qui peut participer (en anglais) :

     

     Vous êtes prêts ? Pour participer, suivez simplement les étapes indiquées ci-dessous :

     /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank>

    Liens utiles :
    • /www.oiephotocompetition.com/previews-photo-competitions/2015-2/ _blank>Gagnants du concours photo 2015
    • /www.oiephotocompetition.com/precedentes-editions/2016-2/?lang=fr _blank _blank>Gagnants du concours photo 2016

    /www.oiephotocompetition.com/?lang=fr _blank>


vendredi 17 mars 2017

  • Renforcement des actions de contrôle face au foyer de l´influenza aviaire en Chine


    ©OIE/F.Décante

    Rome / Paris, le 17 Mars 2017--La recrudescence actuelle d’un foyer d’une nouvelle souche d’influenza aviaire qui peut être mortelle pour les humains souligne la nécessité d’une détection rapide et rigoureuse de la maladie et de systèmes de réaction à la source animale. Selon la FAO et l’OIE, cela permettrait de maîtriser les risques de dissémination du virus et ses conséquences sur la santé publique.


    Le nombre de cas humains dus au virus H7N9 détecté pour la première fois en Chine il y a 4 ans, a brusquement augmenté depuis le mois de décembre 2016. Il est estimé qu’au début du mois de mars 2017, on a enregistré davantage de cas humains causés par le type H7N9 que par tous les autres types de virus de l’influenza aviaire réunis (H5N1, H5N6, etc…).

    Comme lors des précédentes vagues, la majorité des patients infectés ont rapporté s’être rendus sur des marchés aux oiseaux vivants ou avoir été en contact avec des oiseaux infectés. Depuis 2013, la Chine a investi massivement dans la surveillance des marchés aux oiseaux vivants et des élevages de volailles. Néanmoins, la surveillance de ce virus s’est avérée particulièrement complexe dans la mesure où, jusqu’à récemment, les volailles ne présentaient peu ou pas de symptômes.


    « Étant donné le risque de mutation présenté par le virus de l’influenza aviaire, les Services vétérinaires doivent absolument effectuer une surveillance constante des différentes souches virales en circulation chez les animaux de leur pays afin de protéger la santé des animaux et des humains », a expliqué le Dr Matthew Stone, Directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).


    « Afin de protéger la santé des humains et leurs moyens de subsistance, il est indispensable de s’attaquer à la source de cette maladie chez les volailles : des actions doivent cibler l’élimination du virus H7N9 des exploitations affectées et des marchés », a déclaré le Dr Vincent Martin, représentant de la FAO en Chine. « Il est obligatoire d’établir une surveillance ciblée qui permette de détecter la maladie et d’assainir les fermes et les marchés aux oiseaux infectés, en intervenant à des points clés tout au long de la chaine de valeur avicole, de la ferme à l’assiette. Il faut inciter tous ceux qui sont impliqués dans la production et la commercialisation de volailles à prendre des mesures de contrôle de la maladie. »


    Jusqu’à récemment, le virus H7N9 ne manifestait qu’une faible pathogénicité, ce qui signifie qu’il ne provoquait que peu ou pas de signes cliniques chez les volailles. De nouveaux éléments recueillis dans la province de Guangdong indiquent aujourd’hui que le virus H7N9, tout en conservant sa capacité à engendrer des signes cliniques graves chez les humains, est devenu hautement pathogène pour les volailles. Cette mutation génétique peut entraîner un fort taux de mortalité des oiseaux en 48 heures. Potentiellement, il peut devenir plus aisé de déceler quand les volailles sont infectées et de faciliter l’introduction de mesures de contrôle au niveau de l’exploitation, mais également cela peut augmenter le risque de pertes animales et économiques importantes pour toute la filière avicole.


    «  La Chine a réagi rapidement en signalant aux organisations internationales la mutation récente du virus et son passage de faible à haute pathogénicité chez les volailles. Si l’on considère que le risque de mutation de ce virus est permanent, ce qui est inhérent à tous les virus de l’influenza, le partage rapide des résultats de la surveillance et du séquençage avec la communauté internationale est primordial pour se préparer à lutter contre la pandémie », a ajouté le Dr Stone.


    Il est urgent qu’un suivi permanent, ciblé et généralisé et qu’une réponse efficace après détection du virus soient établis afin de l’empêcher de se propager au-delà des régions de l’est et du sud-est de la Chine d’où il est maintenant considéré comme endémique. Malgré une surveillance accrue dans les pays voisins et à risques, la souche H7N9 n’a pour l’heure pas été signalée chez les populations de volailles hors des frontières chinoises.


    Les pays limitrophes connaissent un niveau de risque élevé ainsi que tous ceux qui font du commerce de volailles - officiellement ou non- avec la Chine. Une autre crainte est la possibilité que les mutations du H7N9 puissent affecter les populations d’oiseaux sauvages représentant des risques pour leur santé, ou de les transformer en porteurs migratoires du virus, augmentant le risque de propagation du virus, comme cela fut le cas avec d’autres souches d’influenza, dans des contrées lointaines d’Europe, d’Afrique ou des Amériques.


    En réaction à la récente augmentation du nombre de cas, le ministère chinois de l’Agriculture a ordonné au secteur de l’élevage, aux administrations vétérinaires et de santé publique ainsi qu’aux autorités en charge de l’industrie et du commerce de prendre des mesures étroitement coordonnées et rapides,  de manière à ce que les cas de H7N9 puissent être identifiés rapidement et que les mesures appropriées soient prises. L’abattage des troupeaux affectés est obligatoire et des mesures d’hygiène renforcées sur les marchés aux oiseaux vivants sont en cours d’application. L’Institut de recherche vétérinaire d’Harbin, centre international de référence reconnu par la FAO et l’OIE comme un centre international de référence, qui fait office de laboratoire de recherche national sur l’influenza aviaire, effectue un suivi précis des mutations du virus et de son caractère endémique, aidé de son réseau de laboratoires situés sur tout le territoire chinois.

    Mesures de sécurité biologique et surveillance

    Bien que plus de 1 200 cas humains d’infection par le virus H7N9 aient été signalés depuis 2013, il n’y a aucun risque de contamination par ingestion de viande de volailles. La survie quotidienne des petits producteurs et commerçants qui dépend du commerce de volailles, est néanmoins en grand danger en raison de la nécessité des mesures de prévention et de contrôle et des pertes grandissantes liées à la vulnérabilité des animaux à la nouvelle souche hautement pathogène.


    Le ministère chinois de l’Agriculture exige toujours l’application de mesures de sécurité biologique renforcées sur les marchés, interdisant d’y laisser les animaux la nuit afin d’éviter la concentration de virus, imposant des jours de vacances légaux, de fermeture et de nettoyage réguliers, ce qui est essentiel pour lutter contre la maladie, en particulier pour prévenir l’exposition humaine.


    À la lumière de tous les efforts réalisés par la Chine et ses partenaires, il est urgent de comprendre pourquoi ces mesures n’ont pas eu l’effet escompté et de travailler en collaboration toujours plus étroite avec la filière avicole afin d’instituer des procédures de sécurité plus abouties, des registres d’exploitation, des bonnes pratiques d’hygiène sur les marchés, une surveillance ciblée et des déclarations rapides des cas.


    « Selon l’approche « Une seule santé », nous devons comprendre les causes  de cette maladie pour élaborer des stratégies de prévention et de contrôle appropriées et des programmes de gestion à long terme », a conclu le Dr Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO. « Ceux-ci doivent être adaptés aux attentes de tous les acteurs, tels que les exploitants, les négociants, les transporteurs, les opérateurs de marché, les agences gouvernementales et internationales et le consommateur. »


    L’OIE et la FAO soulignent l’importance  de mettre à disposition le plus rapidement possible toutes les informations issues des activités de surveillance accrue et en cours en Chine. De telles données sont indispensables à l’action mondiale coordonnée qui vise à comprendre l’influenza aviaire et tous ses types. Elles sont également cruciales pour estimer la capacité potentielle du virus H7N9 à se propager tout au long de la chaine de valeurs avicole et par les mouvements des oiseaux sauvages.


    Les deux agences internationales encouragent vivement les pays de la région à se montrer vigilants quant à une incursion potentielle du virus, sous sa forme faiblement ou hautement pathogène et demandent des investissements immédiats dans la surveillance et dans les techniques de détection en laboratoire afin de protéger les échanges commerciaux, y compris les échanges transfrontaliers.
     

    Liens connexes :

    • sante-animale-dans-le-monde/portail-web-sur-linfluenza-aviaire/ _blank>Portail OIE influenza aviaire
    • sante-animale-dans-le-monde/mise-a-jour-sur-linfluenza-aviaire/2016/ _blank _blank>Actualisations de l’OIE sur la situation de l’influenza aviaire
    • normes-internationales/code-terrestre/acces-en-ligne/?htmfile=chapitre_avian_influenza_viruses.htm _blank _blank>OIE : normes internationales sur l’influenza aviaire
    • /www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/H7N9/situation_update.html _blank>FAO : Mises à jour de la situation (en anglais)
    • /www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/H7N9/ _blank>FAO : À propos de H7N9 ( en anglais)
    • /www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/home.asp _blank>EMPRES : système de prévention des urgences de la FAO (en anglais)
    • /www.fao.org/ag/againfo/home/fr/index.htm _blank>FAO : production et santé animales
    • /www.fao.org/publications/card/fr/c/5a3c4d30-efd1-47f2-a805-589676cacfef/ _blank>FAO: Guide de la biosécurité pour les marchés de volailles vivantes (en anglais)
    • /www.who.int/influenza/human_animal_interface/influenza_h7n9/fr/ _blank>L’Organisation mondiale de la Santé et le H7/N9

     

    Surveillance mondiale

    • sante-animale-dans-le-monde/portail-wahis-donnees-de-sante-animale/ _blank _blank>Système Mondial d'Information Sanitaire (WAHIS)
    • /www.offlu.net/ _blank>Réseau scientifique mondial OIE/FAO pour le contrôle des influenzas animales (OFFLU) (en anglais)
    • /www.glews.net/ _blank>Système mondial d’alerte précoce et de réaction rapide de l’OIE, la FAO et l’OMS (GLEWS) (en anglais)
    • /www.un-influenza.org/ _blank>Système de coordination des Nations unies pour l’influenza (en anglais)



    Contacts

    Catherine Bertrand-Ferrandis
    Unité de Communication de l'OIE
    +33(0)1 44 15 19 72
    media@oie.int

    Christopher Emsden
    Relations Presse, FAO (Rome)
    (+39) 06 570 53291
    christopher.emsden@fao.org


vendredi 3 mars 2017

  • Journée mondiale de la vie sauvage – Protéger la santé des animaux, des humains et la biodiversité

     
    ©OIE/F.Diaz

    Paris, le 3 mars 2017 — Dans le cadre de son mandat global pour-les-medias/onehealth-fr/ _top>qui vise à améliorer la santé et le bien-être animal dans le monde entier, l’OIE est activement engagée dans la surveillance et la protection de la faune sauvage et de la biodiversité depuis les années 1980.

    Les animaux sauvages sont les sentinelles de la santé mondiale. Ils sont à la fois les cibles et un réservoir de maladies capables d’infecter les animaux domestiques et les humains : ils peuvent les transmettre, mais aussi en être victimes. Il est donc  primordial d’améliorer la connaissance des maladies  présentes dans la faune sauvage et les façons dont elles peuvent se transmettre aux animaux domestiques et aux humains (et inversement de ces derniers aux animaux sauvages), afin de concevoir des mesures de contrôle adéquates.

    Cependant, la détection et le contrôle des maladies affectant la faune sauvage présentent de nombreux défis. Les symptômes et signes ne sont souvent pas aussi visibles que chez les animaux domestiques, et les prélèvements sur des animaux sauvages sont plus difficiles à réaliser et à analyser en laboratoires. Par ailleurs, nombre de ces derniers sont migrateurs et ne sont pas concernés par les frontières juridictionnelles, ce qui rend leur localisation et leur surveillance extrêmement compliquées.

    Les relations entre animaux domestiques et animaux sauvages peuvent devenir très étroites. Les maladies peuvent facilement se transmettre entre eux et l’impact d’une maladie sur la faune sauvage peut aussi se répercuter sur l’environnement.

    C’est le cas des derniers foyers de Peste des petits ruminants (PPR), en Mongolie, quand près de 900 antilopes saïga ont été retrouvées mortes dans la province de Khovd, située à l’ouest du pays. Des échantillons prélevés sur les carcasses des animaux se sont révélés positifs à la Peste des petits ruminants (PPR), une maladie qui tue jusqu’à 90 pour cent des animaux infectés. Les animaux sauvages sont considérés comme potentiellement vulnérables, mais n’avaient jamais été victimes d’un foyer aussi important pour cette maladie. Peu de cas d’infection par la PPR ont été documentés pour des espèces de chèvres sauvages mais aucun pour cette espèce d’antilopes. Les enquêtes en cours qui doivent déterminer la cause possible de ces décès donnent à penser que la contamination trouverait son origine chez les animaux domestiques avec lesquels les antilopes partagent des zones de pâturages. Par ailleurs, cette situation souligne également, la présence de la PPR chez les animaux sauvages et le risque que ceux-ci représentent en tant que source d’infection pour les animaux d’élevage. Les chercheurs ont aussi émis l’hypothèse que la diminution des pâtures disponibles pour les animaux sauvages, liée à la pression de l’élevage dans des environnements fragiles, pourrait avoir contribué à la vulnérabilité des antilopes saïga à la PPR. Pour plus d’information, lire : pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/alarm-as-lethal-plague-kills-endangered-mongolian-antelope/ _blank>Une peste mortelle touchant de rares antilopes mongoles suscite de vives inquiétudes

    Autre bon exemple du lien fort entre la santé de la faune sauvage, celle des animaux domestiques et celle des humains : la tuberculose bovine (TB). Cette infection touchant la faune sauvage est devenue une préoccupation majeure dans des pays comme le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et la France. Des éléments prouvant la contamination d’animaux sauvages tels que le sanglier, l’opossum à queue en brosse ou le blaireau par des bovins ont déclenché une série d’études afin de déterminer si ces animaux étaient simplement des victimes isolées de l’infection ou si elles avaient pu localement contribuer à la circulation de celle-ci et contaminer à nouveau le bétail. En Afrique, à la fin du mois de novembre 2016, la TB avait déjà été documentée pour plus de 16 espèces, engendrant un impact potentiel important pour la biodiversité. En Asie du Sud et du Sud-Est, la tuberculose bovine s’est transmise aux éléphants de travail par contact avec les humains. Par conséquent, au sein de systèmes où les espèces sauvages cohabitent, ou lorsque la faune sauvage et les humains sont en étroits contacts, la tuberculose peut potentiellement avoir un impact sur la biodiversité.

    Face à la nécessité d’une meilleure connaissance des maladies aussi bien des animaux sauvages que des animaux domestiques, l’OIE intègre actuellement des informations permettant d’identifier les espèces sauvages d’importance épidémiologique dans chacun des chapitres spécifiques aux maladies figurant dans ses Normes internationales. De plus, une liste de maladies importantes pour les animaux sauvages a été élaborée, et il est demandé aux Délégués des Pays membres de l’OIE d’en faire un signalement à la fin de chaque année.

    Pour ce faire, le réseau d’information de l’OIE, qui comprend les points focaux sur la faune sauvage des 180 Pays membres ainsi que des Centres de références de l’OIE, est renforcé par son Groupe de travail international sur la faune sauvage, composé de scientifiques spécialisés dans ce domaine. Le Groupe passe en revue l’apparition des maladies affectant la faune sauvage—en liberté, en élevage, ou en captivité, — qui peuvent avoir un impact significatif sur ces populations elles-mêmes, ainsi que sur les animaux domestiques, dont la volaille, de même que sur la santé publique. home/eng/Media_Center/docs/pdf/Highlights%20from%20the%20Working%20Group%20on%20Wildlife_dec2016.pdf _blank>Points forts du groupe de travail sur la faune sauvage en 2016.

    Pour plus d'information  sur la faune suavage :

    • home/eng/Media_Center/docs/pdf/Highlights%20from%20the%20Working%20Group%20on%20Wildlife_dec2016.pdf _blank>Points forts du groupe de travail sur la faune sauvage en 2016 (en anglais)
    • public/wahidwild.php/index/index/newlang/fr _blank _blank>Interface public/wahidwild.php/index/index/newlang/fr _blank _blank>WAHIS-Wild
    • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Fact_sheets/WD_FR.pdf _blank _blank>Fiche répere sur les maladies de la faune sauvage
    • notre-expertise-scientifique/biodiversite/ _blank _blank>Portail de l'OIE sur la biodiversité
    • Home/fr/Media_Center/docs/pdf/Disease_cards/BOVINE-TB-FR.pdf _blank _blank>Fiche résumée d’information sur la tuberculose bovine
    • /www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MIqsvghgMts _blank>Vidéo Les maladies du grand gibier
    • pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/alarm-as-lethal-plague-kills-endangered-mongolian-antelope/ _blank _top>Communiqué de presse sur la PPR en Mongolie

     


lundi 27 février 2017

  • 22e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique


    © OIE/ P. Bastiaensen

    Swakopmund, le 27 février 2017 – La Commission régionale pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui compte Home/eng/About_us/docs/pdf/Pays_Membres/2015_Commission_Afrique_F.pdf _blank>54 Pays membres, a tenu sa 22e conférence à Swakopmund, en Namibie, du 20 au 24 février 2017.

    S.E. le Ministre de l’agriculture, de l’eau et des forêts, Mr John Mutorwa, le Gouverneur de la région d’Erongo, Mr Cleophas Mutjavikua et les représentants de plusieurs autorités locales et régionales ont honoré la conférence par leur présence à la Cérémonie d’ouverture, au cours de laquelle ils ont adressé leurs messages de bienvenue aux participants.

    La Dre Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE, a remercié la Namibie pour son accueil. Elle a également félicité le pays hôte et ses voisins de la région de la Communauté de développement de l'Afrique australe (/www.sadc.int/ _blank>SADC) pour leurs réussites liées à l'application des normes de l'OIE. Sept des quinze pays de la région de la SADC ont en effet obtenu le statut officiel indemne au niveau national ou zonal pour une ou plusieurs maladies animales et sont ainsi parvenus à accéder à des marchés internationaux pour des produits d'origine animale.

    «Avec plus de 50 % des ressources financières du Fonds mondial de l'OIE allouées à des programmes en Afrique, comme par exemple, l'assistance fournie par l'Allemagne à l'élimination de la rage en Namibie, l'OIE est fortement engagée à vos côtés. À son tour, votre engagement envers l'OIE est pour nous et pour les donateurs, le témoignage que vous appréciez notre travail», a réaffirmé la Dre Éloit au cours de son discours.

    L’événement a rassemblé les Délégués nationaux et /ou les représentants des Délégués de nombreux Pays membres de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique, le Président de l’OIE et Délégué de l’Afrique du Sud, le Dr Botlhe Michael Modisane, ainsi que plusieurs représentants de haut niveau du Siège de l’OIE et de ses Représentations régionale et sous-régionales pour l’Afrique. Des membres des organisations régionales et internationales impliquées dans des actions de santé publique vétérinaire et de santé animale dans la région, et de nombreux observateurs et experts étaient également présents. .

    Cette Conférence a été l’occasion d’échanger autour de questions propres à la région. Ainsi, les présentations plénières sur la nécessité des interactions entre acteurs institutionnels, les séances de groupes et les tables rondes ont amorcé une dynamique forte pour ce rendez-vous institutionnel majeur.

    Le Dr Komlan Daniel Batawui, Délégué OIE du Togo et actuel président de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique, a souligné le rôle important que joue le Bureau interafricain pour les ressources animales de l'Union africaine (/www.au-ibar.org/ _blank>UA-BIRA), au travers, par exemple, d’une plate-forme pour parvenir à une position commune des pays africains lors de la Session générale annuelle de l'OIE.

    La première journée s’est achevée par une session de posters, qui a permis d’introduire les thèmes de cette conférence et d’initier les échanges entre les participants.

    Les participants ont aussi eu accès à des informations détaillées, des analyses et un exposé des tendances concernant les maladies les plus préoccupantes en Afrique, à savoir la rage, l’anthrax, la fièvre aphteuse, l’influenza aviaire hautement pathogène, le syndrome ulcératif épizootique, ainsi que la peste des petits ruminants (PPR). Ces données ont été collectées par le Système Mondial d’Information Zoosanitaire (WAHIS) de l’OIE. La PPR a été plus longuement abordée dans d’autres parties de cette Conférence, notamment à travers les deux thèmes techniques qui ont été successivement discutés :

    Le pastoralisme : opportunités pour l’élevage et défis pour les Services vétérinaires

    Fondé sur des traditions séculaires et sur la mobilité des animaux et des humains, le pastoralisme demeure une activité socio-économique fondamentale en Afrique en termes de création et de répartition des revenus dans le monde rural. En effet, cette pratique concernerait plus de 62 millions d’individus et plus de 424 millions de bêtes, bovins, ovins, caprins et camélidés confondus.

    Malgré l’application de mesures de soutien par les gouvernements dans la plupart des grands pays d’élevage, ce système fait néanmoins face à de graves menaces, dont une situation sanitaire précaire.

    Par conséquent, un effort extrêmement important doit être fait pour renforcer l’action des Services vétérinaires envers les systèmes d’élevage pastoraux notamment pour l’application de programmes de contrôle des principales maladies animales, telles que la PPR.

    Le Dr Modisane a souligné la pertinence d’aborder le pastoralisme, dans un contexte de prestation des Services vétérinaires et de gestion de l'environnement dans un proche avenir. En tant que Président de l'OIE, il a promis «d’être à l’écoute de tous et de s'engager auprès de [vous] tous pour mieux comprendre les défis que cette région doit relever en ce qui concerne les questions relatives aux Services vétérinaires et en particulier le contrôle des maladies animales».

    Déploiement de la stratégie mondiale pour le contrôle et l’éradication de la PPR en Afrique

    La PPR a été signalée pour la première fois en Côte d’Ivoire en 1942 et est présente depuis de nombreuses années dans toute l’Afrique, sauf dans quelques régions du sud du continent. Cette maladie transfrontalière virulente et hautement contagieuse, qui affecte les ovins et les caprins, a de fortes répercussions sur la sécurité alimentaire, fragilisant la survie des petits exploitants et limitant les opportunités du secteur de la production animalière ainsi que le développement de pays pour lesquels l’élevage des petits ruminants est un secteur important. Elle est l’une des maladies prioritaires mentionnées dans le Plan-cadre mondial pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontalières (/www.gf-tads.org/regional/africa/en/ _blank>GF-TADs) et une PPR2015/doc/PPR-Global-Strategy-FR-V3.pdf _blank>Stratégie mondiale OIE/FAO pour son éradication a été adoptée en 2015.

    Cette stratégie comprend à la fois une approche horizontale des problématiques de santé animale qui se concentre sur le renforcement des Services vétérinaires, et une approche verticale axée sur le double objectif de l’éradication progressif de la PPR et de la diminution de la prévalence d’autres maladies prioritaires affectant les petits ruminants.

    Sa première phase de mise en œuvre a déjà débuté en Afrique, à travers la préparation de réunions régionales portant sur la feuille de route pour l’éradication de la PPR dans les cinq régions définies par la stratégie. Ces rendez-vous contribueront à déterminer une vision régionale commune, fondée sur l’échange, la collaboration et la coordination, afin d’assurer un suivi et d’harmoniser les actions planifiées au niveau de chaque pays.

    Plusieurs questions essentielles concernant les Pays membres de la région ont aussi été soumises à la réflexion des participants, en particulier sur les thématiques suivantes :

    • Le Processus PVS de l’OIE en vue de réfléchir aux évolutions possibles;
    • Le projet pilote de contrôle de la rage en Namibie ;
    • L’épizootie de fièvre aphteuse en Afrique du Nord en 2014-2015 : un exemple de coopération régionale ;
    • La stratégie de l’OIE sur l’antibiorésistance : contribution de l’Afrique ;
    • Le réchauffement climatique et les maladies vectorielles émergentes : l’exemple de l’infection par le virus de la vallée du Rift en Afrique de l’Ouest et à Madagascar.

    De plus, une table ronde où sont intervenues plusieurs organisations internationales et régionales, a été organisée pour traiter des problématiques du commerce international d’animaux et des produits d’origine animale et du moyen de mobiliser toutes les parties concernées.

    Les débats ont été constructifs et les recommandations adoptées pendant la conférence seront soumises au vote de l’Assemblée mondiale de l’OIE en mai 2017.

    La conférence a été aimablement accueillie par le gouvernement namibien.


    Liens utiles:

    • Communiqué de presse – Site web régional de l’OIE pour l’Afrique: /www.rr-africa.oie.int/fr/news/20170224.html _blank>La conférence régionale encourage les pays Africains et les communautés régionales à s'engager dans l'éradication mondiale de la peste des petits ruminants (PPR)
    • /www.flickr.com/photos/oie-photos/sets/72157680565830915/with/32888717211/ _blank _blank>Accéder aux photos de la conférence

jeudi 23 février 2017

  • Qu’avez-vous prévu pour la Journée vétérinaire mondiale ?

    THÈME 2017

    L'ANTIBIORÉSISTANCE - DE LA PRISE DE CONSCIENCE À L'ACTION

    La disponibilité et l’usage des médicaments antimicrobiens ont transformé la pratique des médecines humaine et vétérinaire. Des infections, autrefois mortelles, peuvent aujourd’hui être soignées et le recours aux agents antimicrobiens a fait progresser la santé mondiale, ainsi que la santé animale, qui est un élément essentiel du bien-être animal, de la sécurité sanitaire des aliments et de la sécurité alimentaire.

     

    Préserver l’efficacité de ces traitements vitaux — mais aussi garantir qu’ils soient disponibles et efficaces chez les humains comme chez les animaux — est essentiel pour l’avenir. Cependant, l’abus et la mauvaise utilisation de ces substances auprès des humains, des animaux et des écosystèmes ont considérablement accéléré l’émergence de l’antibiorésistance.

     

    Les Services vétérinaires, comprenant les vétérinaires et les para-professionnels vétérinaires, ont un rôle central à jouer dans ce combat contre l’antibiorésistance, en régulant et supervisant l’usage des agents antimicrobiens, en dispensant un avis professionnel aux éleveurs et aux propriétaires d’animaux et en collaborant avec le secteur de la santé humaine.


    En vue de continuer à améliorer la gestion des maladies et le bien-être des animaux, les vétérinaires doivent encourager et obtenir un changement durable des comportements, un changement qui doit tendre vers l’usage responsable et prudent des agents antimicrobiens.


    Il est temps de passer des paroles aux actes. À travers le choix du thème JVM 2017, l’OIE et l’AMV cherchent à encourager toutes les initiatives et événements organisés par des vétérinaires, en collaboration avec d’autres secteurs, pour combattre l’antibiorésistance et sensibiliser à cette question cruciale dans leurs pays respectifs.

    Le concours est ouvert à toutes les associations membres de l’AMV, seules ou en coopération avec tout autre organisme sélectionné.

    Les organisateurs départageront les gagnants sur de la qualité de leur projet et de leurs activités, leur aptitude à sensibiliser au sujet de l’antibiorésistance, ainsi que leur capacité à mettre en œuvre des actions coordonnées et multisectorielles, à l’occasion de la JVM et pendant toute l’année 2017.

    Le nom de l’association lauréate du Prix 2017 JVM sera révélé lors de la Cérémonie d’ouverture de la 85e Session générale de l’OIE, qui se tiendra à Paris (France), le 21 mai 2017. Son prix lui sera remis lors du Congrès mondial vétérinaire à Incheon (Corée du Sud), du 27 au 31 août 2017.

    home/fr/Media_Center/docs/pdf/FR_WVD2017_Announcement.pdf _blank _blank>home/fr/Media_Center/docs/word/FR_WVD2017_Applicationform.docx _blank _blank>

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