EID Mediterranee, ces 365 derniers jours

EID Méditerranée - Entente Interdépartementale de Démoustication



lundi 26 août 2019

vendredi 14 juin 2019

  • Tri - Sus à l’inutile et à l’encombrant
    Date: 
    14/06/2019
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    Tel une fourmilière, le site du siège de l’EID-Med a connu une atmosphère vibrionnante et joyeuse, le 11 avril dernier, pour évacuer vieux papiers, dossiers et objets de toutes sortes, lors d'une séance de tri sélectif à laquelle se sont consacrés tous les agents, de tous les directions et services. Une démarche interne raccord avec des objectifs environnementaux externes ambitieux.

    Manu militari...

    Les moins encombrés ont su porter une aide bienvenue à ceux qui étaient encore envahis, transportant des cartons bourrés de papiers divers, tirant des containers à roulettes à travers couloirs, corridors, passerelles..., expédiant manu militari lesdits cartons dans la benne mobilisée pour l’occasion auprès d’un prestataire recruté pour transporter, jeter ou détruire tous ces rebuts dans les règles de l’art.

    Écoresponsables

    Le président de l'EID-Med, Christophe Morgo, a tenu à être présent à la conclusion de l'exercice, auprès du directeur général, Bruno Tourre, qui a constaté qu'il s'est agi non d'un point final mais du « point d'orgue » d'un processus engagé dès octobre 2018 et qui a resitué cette action dans le contexte plus vaste de la qualité (à tous les étages, à l’EID), de l’amélioration de l’efficacité et du cadre de travail au service de tous et d’une démarche écoresponsable. Démarche permanente, vu le « fleurissement » un peu partout au sein des locaux de containers colorés dédiés au tri sélectif. Une opération appelée à être reconduite chaque année.


  • Littoral - Une ambition climato-compatible
    Date: 
    14/06/2019

    Le changement climatique et l’adaptation des territoires littoraux au phénomène d’érosion qui en découle constituent une thématique désormais incontournable, dont se sont emparés les autorités publiques et de nombreux acteurs, institutionnels comme associatifs et privés. Encore faut-il que les experts partagent entre eux leur vision, ainsi que la prospective et les sujets à traiter dans ce domaine. C’est le sens de la démarche « Ambition Littoral », qui a été lancée lors d’un séminaire organisé le 29 mars dernier au conseil départemental des P.-O., à Perpignan, par le Parc naturel marin du golfe du Lion (PNMGL), avec le soutien de l’Observatoire de la côte sableuse catalane (ObsCat). Au cours de cette réunion, qui a rassemblé une cinquantaine de personnes de tous horizons, le pôle Littoral de l’EID Méditerranée a présenté plusieurs exposés et posters et a participé à des tables rondes.

    S’adapter, anticiper, évaluer

    Il s’agit de la prolongation et de l’approfondissement d’une réflexion générale qui a démarré il y a un an, par la réunion initiale de 150 élus, techniciens, gestionnaires, universitaires, représentants de bureaux d’études, associations, étudiants…, au cours de laquelle le président du PNMGL, Michel Moly, par ailleurs 1er vice-président du conseil départemental de P.-O., a relevé que « pratiquer une politique d’aménagement sans s’adapter, sans anticiper, sans évaluer ou sans programmer n’est assurément pas durable ». Le lancement d’« Ambition littoral » est donc la réponse concrète à cette préconisation.

    Mobiliser la communauté

    Ainsi, durant deux ans (2019 et 2020), ce projet va s’articuler autour de cinq grands axes et plusieurs ateliers d’une journée chacun. Il s’agit de mobiliser des décideurs, des gestionnaires, des scientifiques et des techniciens du littoral dans une réflexion commune, portant sur de nouveaux modèles économiques, spatiaux, culturels et architecturaux en rapport avec la mer. Le pôle Littoral de l’EID-Med a intégré le comité de pilotage du projet et a été mandaté pour animer, avec l’Université de Perpignan, le premier atelier, le 19 avril dernier, centré sur la connaissance du littoral.         

     

    5 grands axes

    Trois axes thématiques ont été définis, tout d’abord :

    • s’approprier les outils de gouvernance des territoires littoraux et développer un réseau spécifique à ces enjeux.
    • identifier les échelles spatiales, temporelles pour la mise en œuvre d'un travail collaboratif adapté à un territoire spécifique et à ses priorités de gestion.
    • cultiver une mémoire des risques littoraux au service de la sensibilisation de tous les citoyens.

    Puis un axe transversal :

    • vers une boîte à outils concrète pour atténuer les phénomènes déjà à l'œuvre, en puisant dans les retours d'expériences concluants.

    Et un axe prospectif :

    • prendre en compte les impacts socioéconomiques des changements et s'y adapter.

  • Médias - Ça retombe dru
    Date: 
    14/06/2019
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    Comme chaque année, le « veilleur de presse » (Cision - L’Argus) mandaté par l’EID-Med effectue une analyse des retombées médiatiques dans la presse écrite, en termes de chiffres et  d’audience, sur la base des mots-clés définis de concert il y a plusieurs années, ayant trait à l’EID, à la démoustication, aux moustiques, à la nuisance qu’ils génèrent et aux maladies qu’ils peuvent transmettre. Des chiffres qui ont progressé en 2018.

    D’abord la « PQR »

    C’est dans le sud-ouest que l’audience générale (pour l’ensemble des problématiques : maladies transmissibles et enjeux de la démoustication) a été la plus forte, principalement en Occitanie, ce qui est une constante aisément explicable. La couverture des grands quotidiens régionaux (La Dépêche du Midi, Midi Libre et Sud Ouest), figurant au top 10 (2ème, 4ème et 5ème) des supports, en nombre de retombées (entre 40 et 33 articles chacun), n’y est pas étrangère. Car c’est la PQR (presse quotidienne régionale) qui est le premier type de presse mobilisé sur ces questions (567 parutions), en hausse de 17 % par rapport à 2017, devant les périodiques de la presse d’information généraliste (PIG), dont l’hebdomadaire La Gazette de Montpellier (en 5ème position dans sa catégorie) et la presse professionnelle, cette dernière consacrant toutefois le plus d’espace à chacune de ses parutions sur ces sujets : près d’une page par article, en moyenne, contre la moitié dans la presse magazine, un tiers dans la PIG et un cinquième dans la PQR, comme dans la presse quotidienne nationale (Aujourd’hui et Le Figaro arrivant en tête).

    Citations de l’EID en hausse

    La PQR est donc, comme les années précédentes, le principal relais de médiatisation du sujet de la démoustication, au sens large, dans la presse écrite. Les journalistes suivent particulièrement la propagation du moustique-tigre en métropole. Ses déplacements géographiques, les moyens de le reconnaître ou de s’en protéger ont été traités largement en 2018. Les sujets liés au chikungunya, à la dengue et au Zika ont surtout été traités dans la presse professionnelle. À noter une progression sensible du nombre de retombées citant expressément l’EID Méditerranée : dans 180 parutions sur les 1 003 recensées, soit 18 %, contre 110 et 11 % du total en 2017.    

    Résumé chiffré

    •    1 003 parutions en 2018.
    • 338 supports mobilisés.
    • plus de 362 pages en cumul.
    • « moustique-tigre » cité dans 69 % des parutions (+16 %).
    • « dengue » cité dans 83 % des parutions (+10 %).   

  • Modernisation - Aires de lavage : et de 3
    Date: 
    14/06/2019
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    Après les agences opérationnelles de Canet-en-Roussillon (66) et de Sauvian (34), c’est au tour de celle de Montcalm, dans le Gard, d’accueillir depuis quelques semaines les travaux d’installation d’une nouvelle aire de lavage des véhicules et matériels de traitements. Livraison prévue : début août. Une démarche qui, dans le cadre du programme pluriannuel d’investissements de l’établissement, concerne progressivement toutes les agences de l’EID-Med. Un dispositif moderne et propre. Prochaine agence concernée, en 2020 : Narbonne.

    Technologie avancée

    Un système qui s’appuie sur une technologie avancée et qui se trouve au plus près des attentes des utilisateurs. Ainsi, ces nouvelles aires disposent des éléments suivants :

    • mise en route par carte magnétique individuelle.
    • eau chaude depuis un ballon thermodynamique et produits de lavage intégrés.
    • éclairage de la zone par projecteurs LED temporisés.
    • choix du cycle sur écran tactile (véhicule « souillé » / véhicule « non souillé »).
    • selon le cycle choisi, ouverture / fermeture des vannes automatiques.
    • récupération des effluents dans une cuve avec report d’alarme de seuils franchis (pré-alerte / alerte).
    • lavage des châssis automatiques (déclenchement par boucle à induction et arrêt temporisé).
    • lavage de purge automatique temporisé du « canal » (caniveau central).

  • ADEGE - Le nouveau conseil scientifique installé
    Date: 
    14/06/2019
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    Le nouveau conseil scientifique de l'ADEGE (agence nationale pour la démoustication), dont la composition à été arrêtée et validée lors de la dernière assemblée générale de l'agence, en décembre 2018 à Fort-de-France, a été formellement installé le 15 avril dernier, au siège de l'EID Méditerranée puisque c'est son président, Christophe Morgo, qui préside cette année l'agence. Les membres de cette instance, qui travaillent de façon indépendante, ont élu leur président, Didier Fontenille (IRD), et établi un premier agenda.

    Onze disciplines

    La quasi-totalité de ses 14 membres, couvrant onze disciplines concourant à la démoustication et à la lutte antivectorielle (voir encadré), a pu participer à cette séance, ainsi que les directeurs de la plupart des collectivités et établissements publics membres de l'agence,  physiquement ou par visioconférence. Après l'introduction du président de l'ADEGE, Christophe Morgo, qui a exprimé les objectifs de ce conseil (suivre et conseiller les établissements publics et les services opérationnels dans leurs activités et leurs projet, proposer des stratégies nouvelles en fonction de l’évolution de la science et des techniques, appuyer scientifiquement l’agence dans ses démarches auprès des autorités locales, nationales et européennes) et un tour de table de présentation, ses membres ont élu à l'unanimité Didier Fontenille, de l’IRD, président et André Yebakima, directeur honoraire du centre de démoustication de la Martinique, secrétaire.

    Agenda de travail

    Puis, à partir des missions de l'agence et de ses opérateurs membres, ainsi que de l'actualité scientifique et technique et des projets en cours liés à la démoustication (contrôle de la nuisance) et à la lutte antivectorielle (LAV), pour la santé publique, en métropole et outre-mer, les membres du conseil ont fixé un premier agenda de travail regroupant une demi-douzaine de sujets : une argumentation scientifique sur le Bti, les insecticides alternatifs, toutes autres méthodes alternatives, la communication sociale (mobilisation du même nom et participations communautaires).

     

    www.adege.eu


  • Moustiques - Mis sous observation
    Date: 
    14/06/2019
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    L’évaluation est un volet utile pour qui veut objectiver une situation, un dispositif ou une démarche, en vue de l’analyser ou de l’acter, de procéder à des améliorations voire à des corrections. Et c’est un précieux élément de rendu, ainsi que de justification et de légitimation auprès des décideurs et de tout public concerné. Ainsi en va-t-il des moustiques et de leur nuisance. Quelle est-elle, cette nuisance, selon les lieux et les périodes de l’année ? Un phénomène incertain, indexé sur les aléas météo, sur des activités humaines (irrigations, par exemple) et sur le succès ou l’insuccès relatif des opérations de traitement. Il faut donc l’observer.

    Aide à la décision

    Ce sera l’une des missions de cet observatoire « moustiques » en cours de constitution. Conçu comme un outil d’aide à la décision, il poursuivra deux buts : représenter de façon objective ce qui constitue la mission centrale de l’EID-Med et définir les attentes et le type de résultats escomptés. Pour commencer, un prototype sera établi dès la fin de cette année. Après échange avec une vingtaine d’agents (tous les directeurs et cadres techniques et opérationnels), un portrait-robot du dispositif a été dressé : qui, quoi, pourquoi, comment… Il s’agit d’affiner les objectifs et les publics cibles et de préciser les composantes de l’observatoire.

    Vers un prototype

    Un agenda a été fixé, s’articulant autour de 4 axes de travail :

    • un diagnostic de l’existant, en interne et en externe (avril).
    • le rassemblement et l’organisation de la donnée (avril - juin).
    • un « prototypage » à petite échelle (juin - août).
    • un premier retour d’expérience, avec des pistes d’amélioration (septembre - novembre).
    Perception

    Dans le même temps, un appel d’offres va être lancé pour un observatoire de la perception de la nuisance, démarche complémentaire de l’observatoire « moustiques ». Cette démarche visera aussi l’évaluation de la notoriété de l’EID-Med et des messages préventifs diffusés auprès du public sur le moustique-tigre.

     


  • Mémoire - 1959 - 2019 : l’EID-Med a 60 ans
    Date: 
    14/06/2019
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    Si les premières délibérations (conseils généraux de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône) sont intervenues en décembre 1958, c’est en 1959 qu’a délibéré la troisième collectivité fondatrice (le CG du Gard) et que s’est réuni pour la première fois le conseil d’administration de l’EID Méditerranée. Et c’est en 1963, année de la création de la Mission Racine, que les P.-O. et l’Aude les ont rejoints. C’est donc ce millésime (1959) qu’il s’agit de retenir pour la naissance de l’établissement public. 2019 - 1959 = 60. L’EID Méditerranée a donc bel et bien, cette année, 60 ans. Voilà qui se fête !

    Trois événements

    Trois temps forts sont envisagés, à l’horizon du dernier trimestre : l’un à l’attention des agents et des retraités de l'établissement, un second en direction des partenaires et interlocuteurs de l’EID-Med (institutionnels, scientifiques, techniciens, universitaires, etc) et un troisième à l’adresse de publics locaux, en appui sur les agences opérationnelles de la zone d’action « démoustication ». L’événement « externe » est d’ores et déjà fixé au 26 novembre, profitant de réunions de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication), assemblée générale et conseil scientifique, programmées à partir du 25, et de deux colloques organisés également à Montpellier, les 27 et 28 novembre, par le Vectopole sud et l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), ce qui aura pour effet de mobiliser sur place beaucoup de spécialistes en lien avec les missions et activités de l’EID.

    Souvenir

    Une exposition mémorielle (vieilles photos, depuis les origines de l’EID, anciens matériels de terrain et de laboratoire, extraits de journaux télévisés et de magazines datant du début des années 1960, entre autres) sera au menu des présentations. À suivre.


  • Maires - L’EID-Med tient salon
    Date: 
    14/06/2019
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    Après le salon des maires des Pyrénées-Orientales, les 28 et 29 mars à Perpignan, et celui du Gard, à Nîmes, les 18 et 19 avril, l’EID Méditerranée aura également un stand au salon des maires de l’Hérault, ce jeudi 20 juin au parc-expo de Béziers. L’occasion d’aller à la rencontre des élus communaux et/ou de responsables de  leurs administrations, afin de rendre compte de l’action traditionnelle de démoustication (pour les communes situées dans la zone d’action de l’EID) et, pour toutes celles colonisées par le moustique-tigre, d’apporter informations, conseils et préconisations préventifs, à relayer auprès de leurs populations.

    Dans l’Hérault, l’EID-Med avec le Département

    Moment fort : l’inauguration, avec le passage sur les stands du président de l’association départementale des maires (AMF) et des membres de son bureau, du président du conseil départemental et de la présidente de Région. Dans l’Hérault, l’EID-Med a répondu positivement à la proposition du Département de figurer sur son stand, intégrant plusieurs compétences et organismes partenaires, tels que le SDIS, le CAUE, Hérault Habitat, Hérault Énergie. Rendez-vous sur le « village Hérault ».


  • Moustique-tigre 3 - Trier le bon grain de l’ivraie…
    Date: 
    14/06/2019
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    C'est chaque année la même chose : avec la relance, le 1er mai, par le ministère de la Santé du « plan national antidissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika », à raison du début de reprise du cycle biologique du moustique-tigre (Aedes albopictus) qui peut être vecteur de ces maladies, un site internet privé, accolé à une marque de répulsifs, reprend les données publiques à sa façon, instaure des niveaux de « vigilance » qui ne figurent pas dans la nomenclature officielle et communique à grande échelle, pouvant susciter une alarme hors de propos.

    Les cartes qui font foi

    Voici deux cartes faisant foi, établies par le Ministère sur la base des enquêtes entomologiques effectuées par des organismes publics compétents, tels que l'EID Méditerranée :

    - la première est une carte administrative, figurant en rouge les départements classés en niveau 1 du plan (51 à la fin de 2018), dès lors qu'un ou plusieurs de leurs territoires - fût-ce un seul quartier dans une seule commune - voient le moustique-tigre « implanté et actif ». Ceci afin de permettre au conseil départemental, compétent en la matière, de mettre en place le dispositif nécessaire à d'éventuels traitements antivectoriels si la situation le commande.

    À noter certains départements (et communes) qui sont colorisés en orange : cela signifie que le moustique-tigre y a été détecté très occasionnellement et ponctuellement en un lieu mais qu’il ne s’y est pas encore installé définitivement.

    - la seconde est la carte réelle d'implantation, par commune, qui suit l'extension progressive du « tigre » et montre que les départements concernés sont colonisés dans des proportions très diverses, selon son arrivée y est ancienne ou récente.

     

     


  • Moustique-tigre 1 - Revoilà le fauteur de troubles
    Date: 
    14/06/2019
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    Nous voilà entre printemps et été et comme chaque année le moustique-tigre (Aedes albopictus) reprend du service. Cette espèce connaît durant l’hiver, au sens large, une phase de dormance dite  « diapause » à l'état d'œuf. Et elle reprend de la vigueur très progressivement à partir de début mai, à la faveur du rallongement des jours (photopériode) et de l’élévation des températures, pour commencer à redevenir sensible fin mai / début juin. Nous y sommes donc ! Place à la prévention.Dans ce registre, les animations font déjà feu de tout bois, en appui sur les agences opérationnelles de l’EID et sur les 6 Volontaires du service civique (VSC), recrutés fin avril, qui s’investissent surtout sur des actions éducatives en centres de loisirs et en temps périscolaires. Jusqu’à fin octobre, des dates sont encore disponibles à l’attention des communes de la zone d’action de l’EID (voir encadré).

    Le priver d’eau !

    C’est une histoire d’eau. Depuis un bon mois, le rythme de la « renaissance » du moustique-tigre et sa visibilité sont tributaires des conditions météorologiques (pluies, températures). Et aussi des mises en eau artificielles, telles que les arrosages. Il est bon de rappeler que ce moustique est urbain. Non par la convivialité de ses mœurs mais par le cadre géographique de son implantation, en zones agglomérées. Et 80 % de ses « gîtes » de reproduction se trouvent au sein de l’habitat résidentiel, pavillonnaire individuel comme collectif et dense. Ce sont tous récipients et objets creux ou incurvés pouvant en faire office prompts à recueillir de l’eau. La femelle de moustique-tigre pond ses œufs sur la paroi ou le rebord du récipient à sec, sachant qu’il contient ou peut contenir de l’eau. Et c’est l’élévation du niveau d’eau puis son contact avec ces œufs, après une pluie ou un arrosage, donc, qui déclenche le cycle biologique de l’insecte : larves, nymphes puis… adultes volants et piqueurs (ou plutôt piqueuses, car seules les femelles piquent, afin de capter dans le sang de leurs « victimes » les protéines nécessaires à la maturation de leurs œufs). Ces situations sont évitables, par des gestes simples et pratiques : il faut priver le moustique-tigre d’eau ! (voir actu suivante)

    Des situations qui pullulent

    En effet, la pullulation de ces situations au cœur d’innombrables résidences dans de nombreux quartiers, leur caractère aléatoire dans l’espace et dans le temps et leur diversité (coupelles, jouets d’enfants, pieds de parasols, gobelets, cendriers, collecteurs d’eau pluviale, etc, etc) ne permettent pas de mettre en œuvre une stratégie « larvicide » telle que celle qui s’applique sur les moustiques nuisants issus des zones humides littorales. Et les traitements contre ces moustiques à l’état adulte doivent être réservés à la protection sanitaire, lorsqu’une personne revenue des tropiques avec des symptômes s’apparentant à une des maladies que le moustique-tigre peut transmettre (chikungunya, dengue, Zika…) est encore en période de virémie (on parle de « cas suspect importé »). Ceci afin d’éviter que des moustiques-tigres de sa proximité (150 mètres de déplacement maximum à partir de leur gîte de reproduction) qui la piqueraient à son retour, à son domicile ou sur son lieu de travail, par exemple, puissent transmettre l’un ou l’autre de ces virus, cette-fois-ci sur place, dans un coin de France métropolitaine (on parle alors de « cas autochtone », ce qui jusqu’ici est très rare). 108 traitements dits de « lutte antivectorielle » (LAV) ont ainsi été réalisés en 2018 (dont 92 par l’EID Méditerranée), quasiment tous suite à des cas importés, dans les départements où la présence de ce moustique a été identifiée. Et cela avec succès, la chaîne de transmission ayant été chaque fois empêchée ou interrompue.

    Les traitements pour la santé publique

    Ces traitements ponctuels sont réalisés nuitamment par nébulisation (dispersion) de produit à base de deltaméthrine, la même substance que celle contenue dans les pulvérisateurs domestiques. Seule homologuée à cette fin, elle ne doit pas être utilisée couramment ou fréquemment, sous peine que le moustique-tigre ciblé développe un mécanisme de résistance. Ce serait évidemment très problématique pour éviter ou stopper un processus éventuel de transmission vectorielle. Ce qui est, pour tout dire, inenvisageable et explique pourquoi ces traitements sont réservés à la protection sanitaire.

    www.moustiquetigre.org


vendredi 22 mars 2019

  • Var - Des ressemblances avec le Languedoc
    Date: 
    22/03/2019
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    Dans le Var, où il est présent depuis une dizaine d’années, et comme partout où il s‘est installé, le moustique-tigre ne passe pas inaperçu. Outre le fait qu’il a colonisé quasiment tout l’espace départemental, comme chez ses voisins des Alpes-Maritimes et des Bouches-du-Rhône, plusieurs territoires (à Hyères et à Fréjus-Saint-Raphaël) cumulent la nuisance d’Aedes albopictus (le moustique-tigre, donc) avec celle de moustiques « traditionnels » (Aedes caspius et detritus), issus de zones humides fonctionnant exactement comme celles du littoral occitan. Comme en Languedoc-Roussillon, ces derniers font l’objet d’un contrôle, à la diligence des communes concernées.

    Confusion...

    Ce n’est pas une situation originale par rapport à celle des départements languedociens et roussillonnais, atteints par le « tigre » quelques années plus tard, mais selon les conditions météo, le niveau des piqûres en pleine saison peut être fort et la confusion grande, dans la population, à propos des coupables, qu’ils soient de la ville et/ou des champs… Le problème, c’est que les deux peuvent aller de pair.

    L’EID-Med tend la main

    La Ville de Hyères à fait de la lutte contre les moustiques une de ses priorités en 2019. Une réunion publique a eu lieu à la mi-octobre 2018. Et l’EID Méditerranée a proposé un échange pour envisager une forme de coopération. C’est ce qui a valu la visite du 1er adjoint au maire, Francis Roux, vice-président du conseil départemental du Var et administrateur de l’EID (photo), en décembre dernier, accompagné de l’adjoint délégué à la santé et du nouveau directeur en charge de la démoustication de confort. C’est en matière de formation des agents municipaux dédiés que l’appui de l’établissement public a paru le plus pertinent.

     

    Hyères en formation

    Une formation a été dispensée par l’EID-Med à 6 agents de démoustication de Hyères (83). Étendue sur 4 jours et demi, dans la semaine du 11 mars, cette session a permis d’aborder les modes opératoires, la cartographie écologique et le SIG, l’hygiène et la sécurité (EPI, consignes de traitement, systèmes de pulvérisation, nouvelles technologies), une visite des laboratoires puis d’une agence opérationnelle, à Montpellier-Fréjorgues, puis d’une partie du dispositif aérien à l’aérodrome de Candillargues (34). Avant d’aller sur le terrain pour une approche opérationnelle et au siège, pour une démonstration d’outils numériques (gestion, traçabilité) et l’évocation des enjeux environnementaux.

  • Visites - État, collectivités, médias au rendez-vous de l’EID
    Date: 
    22/03/2019
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    Les élus et la direction de l’EID-Med souhaitent mieux faire connaître l’établissement public, ses ressources et ses atouts, ses difficultés et ses enjeux, auprès des acteurs nationaux, régionaux et locaux les plus concernés par ses missions. Ainsi, des visites se déroulent-elles régulièrement au siège de l’EID, avec présentation, découverte des installations et échanges : dernièrement, une délégation de la communauté du Pays de l’Or, quatre sous-préfets héraultais, une trentaine de congressistes des Assises nationales des risques naturels, répartis entre les laboratoires de l’EID et un site naturel littoral fragile, puis le PDG, la directrice générale déléguée et le rédacteur en chef du quotidien Midi Libre.

    Agglo du Pays de l’Or

    La quasi-totalité des communes de la communauté d’agglomération du Pays de l’Or étaient représentées par des élus et/ou directeurs, lors de cette visite, autour de leur président, Stéphan Rossignol, maire de La Grande-Motte. Avec deux autres maires, Yvon Bourrel (Mauguio) et Michel Roux (Mudaison), ainsi que le conseiller départemental Brice Bonnefous. Ils ont été accueillis par le président Christophe Morgo et la direction de l’EID le 14 février dernier.

    Quatre sous-préfets héraultais

    Le secrétaire général de la préfecture de l’Hérault, Pascal Otheguy, le directeur de cabinet, Mahamadou Diarra, accompagnés par Christian Pouget et Jérôme Millet, sous-préfets de Béziers et de Lodève, ont visité à leur tour l’EID Méditerranée, le 18 mars dernier, à l’instar de nombreux membres du corps préfectoral, en 2017 et 2018, tels que les préfets des départements occitans concernés et l’ancien préfet de la région Occitanie.

    L’état-major de Midi Libre

    Autre public, ce mercredi 27 mars, avec la venue du PDG du quotidien Midi Libre, Bernard Maffre, accompagné par Claire Charbonnel, directrice générale déléguée, et par le rédacteur en chef, Olivier Biscaye. Une rencontre fixée avec le président de l’EID, Christophe Morgo, lors de l‘inauguration du premier Festival du littoral, en novembre dernier, organisé par Midi Libre et sur lequel l’EID-Med disposait d’un stand.

    Deux délégations des Assises nationales des risques naturels

    La veille, mardi 26 mars, une trentaine de participants aux Assises nationales des risques naturels, organisées par le ministère de la Transition écologique et accueillies par la Métropole de Montpellier, sont venus se faire présenter les installations et les activités de l’EID Méditerranée : une dizaine d’entre eux au siège, où ils ont échangé avec la direction et visité les laboratoires de l’établissement, et une vingtaine sur le littoral de Villeneuve-lès-Maguelone (34), pour découvrir les difficultés de gestion d'un site naturel fragile (enjeux mer vs milieux lagunaires), sous l’égide du pôle Littoral de l’EID-Med.
     

    Visite des administratrices des P.-O. à l’agence EID de Canet

    En interne aussi, les échanges sur site sont encouragés. Ainsi, Martine Rolland, vice-présidente de l’établissement, et Damienne Beffara, administratrice, toutes deux représentant le conseil départemental des Pyrénées-Orientales et accompagnées par Hélène Bauer, chef de service au CD 66, ont-elles rendu visite aux personnels de l’agence de Canet-en-Roussillon et échangé avec eux, accueillies par le président Christophe Morgo, le chef d’agence, André Palau, ainsi que les directeurs général et technique, Bruno Tourre et Didier Moulis. La zone d’action couverte par cette agence rassemble 54 communes et comporte 8 000 hectares de zones humides littorales qui font l’objet des surveillance, protection et traitements réguliers des agents de l’EID.


  • Moustique-tigre - En diapause encore quelques temps
    Date: 
    22/03/2019
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    Avec les températures printanières voire quasi-estivales de fin février, puis en ce début de printemps, la question du « réveil » du moustique-tigre est souvent posée. Certains médias ont sollicité la direction de la communication dans ce sens, et quelques particuliers commencent déjà à voir des moustiques-tigres un peu partout… Or le moustique-tigre est encore en « diapause » (ou hibernation) et, de toute façon, la reprise de son cycle ne se fait que de façon très progressive.

    D’abord, la photopériode

    Donc Aedes albopictus (le moustique- tigre) effectue une diapause (ou hibernation), au niveau de ses œufs, à partir de l’automne et jusque dans le courant du printemps. Ce n’est bien sûr pas à date et heure fixes, et l’entrée en diapause, comme sa sortie, est un phénomène graduel et progressif. Au moment où sont écrites ces lignes, le moustique-tigre est toujours en diapause. C’est que les conditions de températures ne sont pas le seul paramètre à entrer en compte dans son réveil. La photopériode (rapport entre la durée du jour et la durée de la nuit) joue un rôle essentiel : dans nos régions tempérées, elle est le facteur limitant la levée de diapause.

    Pas avant avril

    Ainsi, depuis que le moustique-tigre a commencé son installation sur le territoire métropolitain français, en 2004, les toutes premières (et rares) larves n'ont pas été observées, pour les cas les plus prématurés, avant la dernière dizaine de mars. En situation habituelle, c’est à partir de courant avril. Et le temps que ses populations adultes se densifient, le moustique-tigre commence à être perceptible courant mai, pour être vraiment gênant à partir de juin. Tout porte à croire, donc, que la durée du jour avant cette période reste déterminante dans la levée de diapause. Comme dit plus haut, le phénomène est, ensuite, progressif.

    Exceptions éparses

    Quant aux populations de « tigres » non diapausantes qui pourraient avoir survécu (en serre, par exemple), les températures douces récentes pourraient générer chez elles un regain d'activité, mais celles-ci sont trop rares et éparses pour les considérer autrement que comme des exceptions locales.
    www.moustiquetigre.org


jeudi 3 janvier 2019

  • Communication - Le littoral fait salon
    Date: 
    03/01/2019

    Première édition, les 21 et 22 novembre derniers, au parc expo de Montpellier - Pérols, du Salon international du littoral, organisé par Midi Events, filiale événementielle du quotidien Midi Libre. Une manifestation qui colle à la stratégie nationale pour la mer et le littoral, définie en 2017, et le plan Littoral 21, qu’ont lancé en 2016 la Région Occitanie, l’État et la Caisse des dépôts (un milliard d’euros d’investissements à la clé).

    Expo, conférences, stand EID

    Conférences, débats, rencontres et stands « autour de la Méditerranée » étaient proposés au public. L’EID Méditerranée a animé durant les deux journées un stand présentant son positionnement et ses activités dans le domaine de l’environnement littoral, avec la présentation d’un tout nouveau mur d’images de 5 m² de surface. On y a vu défiler du monde. Non pas du grand public, puisque le salon était réservé aux professionnels, mais des ingénieurs, techniciens, entrepreneurs, institutionnels, parmi lesquels de nombreux élus. À commencer par le président de l’EID-Med, Christophe Morgo, qui participait à l’inauguration en tant que vice-président du conseil départemental de l’Hérault délégué à l’environnement (et élu d’un canton lagunaire, celui de Mèze). Il a pu accueillir sur le stand de l’établissement le PDG du groupe Midi Libre (et vice-PDG de celui de La Dépêche du Midi), Bernard Maffre.

    Visiteurs de la Région

    Autre hôte de marque de la représentation de l’EID, Didier Codorniou, maire de Gruissan et 1er vice-président de la Région Occitanie, siégeant au nom de sa collectivité au Bureau de l’EID, qui a longuement échangé devant le mur d’images et le diaporama qui l’accompagnait : plusieurs chantiers et ouvrages présentés sur ces supports se sont déroulés ou se trouvent dans l’Aude, à Gruissan, précisément, et à Fleury-d’Aude. Le jeudi matin, la présidente de la Région, Carole Delga, parcourant l’ensemble des stands, s’est également arrêtée sur celui de l’EID-Med.



     

                                                                                      Didier Codorniou (de dos) sur le stand « littoral » de l’EID-Med.


  • Littoral - De pilotage en observation et formation
    Date: 
    03/01/2019
    Picture: 

    Toujours actif et protéiforme, le pôle Littoral de l’EID-Med, de pilotage(s) en observatoire(s), d’observatoire(s) en formation(s). État des lieux sur la courte période.

    Quel littoral pour demain ?

    Après le séminaire qui s’est déroulé sur ce thème en mars 2018, un groupe de travail a été créé. Le pôle Littoral de l’EID-Med fait partie de son comité de pilotage. Celui-ci s’est réuni le 9 octobre dernier, avec trois grands objectifs :

    ♦ un échange sur les attentes et attendus de la feuille de route (érosion, climat, quel littoral pour demain ?).
    ♦ une restitution des échanges conduits avec le Ministère sur cette feuille de route et des ateliers « Dynamique(s) Littoral ».
    ♦ la préparation de futurs ateliers, programmés en 2019.

    Observer la côte catalane

    L’EID-Med a également participé au comité technique élargi de l’observatoire de la côte catalane (OBSCat), le 12 octobre dernier, au cours duquel ses missions ont été détaillées. Étaient présents les techniciens des collectivités intéressées. Cet observatoire de la côte sableuse catalane est un outil de connaissance et d'aide à la décision à l'échelle de l'unité sédimentaire du Roussillon, entre Argelès-sur-Mer (66) et Leucate (11). Il est doté d'un comité technique élargi réunissant une pluralité d'acteurs. Il contribue ainsi à échanger un grand nombre d'informations sur ce territoire littoral, à garantir une bonne coordination entre acteurs et à assurer une complémentarité entre les démarches et les outils mis en place (www.obscat.fr)

    Appui à la Tunisie

    Enfin, le pôle Littoral de l’EID-Med a mené une expérimentation de multiplication des oyats par éclat (bouturage). Rappelons que l’oyat est une plante vivace croissant en terrains sablonneux, permettant de fixer le sable. Il s’agissait de préparer une formation sur le génie écologique et la plantation d’oyats, précisément, qu’ont animée deux agents du pôle Littoral fin novembre, en Tunisie, au bénéfice d’agents de l’APAL (agence tunisienne pour l’aménagement du littoral). Auparavant, des membres de cette même APAL, ainsi que de la délégation internationale du conservatoire du littoral, ont été accueillis à l’EID-Med, fin octobre, pour une formation et une visite des aménagements réalisés sur le site du Petit travers (propriété du conservatoire du littoral), entre Carnon et La Grande-Motte (34). Des représentants de l’Agglo du Pays de l’Or se sont joints à cette visite. 


  • Vectoriel - Une année plutôt calme
    Date: 
    03/01/2019
    Picture: 

    En 2018, en l’absence d’épidémies de chikungunya, de dengue ou de Zika dans les territoires des collectivités françaises d’outre-mer, particulièrement aux Antilles et en Guyane, les cas suspects justifiant en métropole des traitements antivectoriels ont été peu nombreux (dans les 15 départements suivis par l’EID-Med : 326 enquêtes entomologiques et 81 traitements de LAV, contre 83 en 2017, environ 160 en 2016 et plus de 110 en 2015).

    Nîmes - Clapiers, même combat

    Quant aux cas autochtones de dengue observés cet automne, ils sont restés en nombre très limité : une demi-douzaine à Saint-Laurent-du-Var (06), pour un seul cas index, deux à Clapiers (34), identifiés début octobre, et un autre à Nîmes (30), déclaré au seuil de la Toussaint. En fait, ces deux derniers cas étaient liés, suite au déplacement de la personne initialement infectée dans les deux communes. Dans ces communes, Nîmes et Clapiers, comme suite au signalement de l’ARS (agence régionale de santé) Occitanie, les agences EID de Montcalm et de Fréjorgues ont exécuté 12 traitements au total, entre la mi-octobre et la mi-novembre. La situation est ensuite redevenue totalement calme. Notons que depuis fin novembre, l’espèce (Aedes albopictus ou moustique-tigre) est en diapause (hibernation), et ce jusqu’à la seconde partie du printemps.

    West-Nile : fin de l’épisode

    2018 a connu un épisode épidémique singulier de West-Nile virus, centré sur le centre-sud de l’Europe. Si la France n’a été finalement que relativement peu touchée, le nombre total de cas humains (24 cas, tous en région PACA, sauf un identifié en toute fin de saison dans les Pyrénées-Orientales) est tout de même le plus élevé observé depuis très longtemps. Tous les patients français sont à ce jour guéris. Mais cela n'a pas toujours été le cas dans une douzaine d'autres pays européens (dans l'Union et son voisinage) puisque parmi les presque 2 000 cas cumulés depuis le démarrage de l'épidémie, début juillet (dont 550 en Italie, le pays le plus concerné), on a comptabilisé 170 décès (le plus souvent par surinfection), dont 44 en Italie et 42 en Grèce (source ECDC). On a également constaté des cas équins, dont une demi-douzaine en France. Les effectifs du moustique vecteur, Culex pipiens (rien à voir avec le moustique-tigre), ont, comme ceux de ses congénères, été impactés à la baisse sous l’effet du rafraîchissement des températures et de la diminution de la durée du jour, jusqu’à leur mise en sommeil durant l’hiver. Les risques de transmission ont donc complètement cessé. 

     


  • Natura 2000 - Sites protégés et démoustication
    Date: 
    03/01/2019
    Picture: 

     

    Le 25 octobre dernier, l’EID Méditerranée a accueilli dans ses locaux, à Montpellier, l’ensemble des structures animatrices de sites « Natura 2000 » (N2000, en abrégé) concernés par les activités de démoustication dans les Bouches-du-Rhône, ainsi que les services de l’État impliqués (direction départementale des territoires et de la mer / DDTM 13). Un échange utile et fructueux, de l’avis de tous les participants.

    Modification de pratiques

    Cette réunion a permis à l’EID-Med de présenter un bilan de la saison 2018, en termes d’activités de démoustication et de mise en application de mesures de réduction, consistant à modifier ou adapter ponctuellement les pratiques (par exemple : ne pas traiter tel secteur par engins terrestres entre mai et juillet, quand les oiseaux nichent). Ces mesures, proposées par le bureau d’études à l’issue de la dernière évaluation des incidences, en 2017, ont été validées, après discussions, par la direction technique et les chefs d’agence de l’EID-Med. Et cela a été aussi l’occasion d’échanger sur le dispositif avec l’ensemble des gestionnaires de terrain, en vue d’éventuelles améliorations. Une séance de travail qui s’est conclue par une visite des laboratoires de l’EID-Med.


  • Réseau - L'ADEGE sur de nouvelles bases
    Date: 
    03/01/2019

    C’est la vingt-deuxième assemblée générale de l’agence nationale pour la démoustication (ADEGE), créée en 1996, qui s’est tenue à Fort-de-France (Martinique), le 4 décembre dernier. Comme chaque année, la présidence de l’agence a été renouvelée : après le conseiller exécutif martiniquais Francis Carole, c’est le président de l’EID Méditerranée, Christophe Morgo, qui officiera en 2019. La 23ème AG de l’ADEGE aura donc lieu à Montpellier à la fin de l’année prochaine. La trésorerie a été confiée au président de l’EID Rhône-Alpes, Gaston Arthaud-Berthet, les autres élus étant vice-présidents.

    Projet commun à l’horizon

    Deux points ont émergé à l’ordre du jour : la validation des 14 personnalités composant le nouveau conseil scientifique et technique (CST) de l’agence (voir ci-après) et la proposition émise par l’EID-Med, sous l’égide de son directeur R&D, Christophe Lagneau, de l’élaboration d’un projet de recherche et développement partenarial consacré à l’évaluation des stratégies de piégeage pour le contrôle des moustiques nuisants et vecteurs. Ce projet devrait être soumis très prochainement dans le cadre d’un programme national de recherche.


    Au centre, Alfred Marie-Jeanne, pdt de la CT de Martinique, avec à sa droite son vice-président, F. Carole, et le président de l’EID-Med, Ch. Morgo.

    Décret LAV : des questions

    Un rappel explicite a été fait du projet de décret « LAV » (relatif à la lutte antivectorielle) initié par le ministère de la Santé et de la procédure en cours en vue de son adoption prochaine, avec effet à partir de 2020. Au cœur des dispositions envisagées figure la centralisation de la LAV, c’est-à-dire sa prise en charge par l’État (Ministère et ARS), en lieu et place des conseils départementaux. Plusieurs interrogations s’ensuivent, qui ont été discutées, notamment sur le mandatement des opérateurs, publics ou privés (appel d’offres ou convention), ou sur le financement de la recherche & développement liée au vectoriel.

    Mutualisation et formation

    Parmi les autres points, à noter l’acceptation de l’ADEGE d’associer son logo à ceux de l’EID-Med, de l’ARS Occitanie et du réseau d'éducation à l'environnement GRAINE pour une journée de découverte et de mutualisation de dispositifs pédagogiques visant les moustiques vecteurs à travers la France métropolitaine et ultramarine. Côté formation, un éclairage a été fait sur le centre de l’EID-Med et sur ses capacités d’accueil d’agents « ADEGE » dans les prochaines sessions « certibio » et « certiphyto ». Enfin, il a été convenu de réunir le comité de suivi technique de l’agence deux fois par an, physiquement ou par visio-conférence. 
    www.adege.eu

    Le conseil scientifique est nommé

    Le nouveau conseil scientifique et technique de l’ADEGE a été constitué pour 3 ans. Sa première réunion devrait avoir lieu dans le premier trimestre de 2019. Sa composition est la suivante :
    ♦  Entomologie : Frédéric Simard, entomologiste médical, MIVEGEC, IRD, Montpellier.
    ♦  Bactériologie : Christina Nielsen-Leroux, directrice de recherche, INRA, Guyancourt.
    ♦  Écologie : David Renault, maître de conférences, UMR ECOBIO, Université de Rennes.
    ♦  Écotoxicologie : Florence Geret, professeur des universités, CUFR J.-F. Champollion, Albi.
    ♦  Génétique : Eric Marois, chargé de recherches (Inserm), IBMC - RIDI, Strasbourg.
    ♦  Parasitologie : Magalie Démar, professeur des universités, centre hospitalier, Cayenne, Guyane.
    ♦  Santé humaine : André Cabie, professeur des universités, infectiologue, CHU Martinique.
    ♦  Santé animale : Philippe Gourlay, vétérinaire, centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes des Pays de la Loire, Nantes.
    ♦  Sociologie : Jocelyn Raude, sociologue, maître de conférences, École des hautes études en santé publique (EHESP), Rennes.

    ♦  Stratégie LAV : Jean-Marc Hougard, entomologiste médical, dir. recherche, MIVEGEC, IRD.
    ♦  Virologie : Hervé Zeller, Institut Pasteur, Paris.
    ♦  Personnalités qualifiées :
        → André Yebakima, entomologiste médical, directeur honoraire du CEDRE, CT Martinique.
        → Pierre Carnevale, entomologiste médical, directeur de recherche honoraire, MIVEGEC, IRD.
        → Michel Marjolet, professeur émérite des universités, Université de Nantes.


     


  • Visite - Le président de l’ADF à l’EID-Med
    Date: 
    03/01/2019
    Picture: 
    Accueilli le 15 novembre dernier par le président de l’EID Méditerranée, Christophe Morgo, et par le président du conseil départemental de l’Hérault, Kléber Mesquida, le président de l’Assemblée des Départements de France (ADF), Dominique Bussereau, accompagné par le directeur général de l’association, le préfet Pierre Monzani, a visité durant une heure trente les installations de l’établissement.

    « Bel outil »

    Un large échange a permis de faire le point sur le contexte législatif et réglementaire de la démoustication dite «  de confort » (le contrôle de la nuisance) et de la lutte antivectorielle (LAV), pour la santé publique. À l’issue de la présentation effectuée par plusieurs directeurs de l’EID, autour du directeur général, Bruno Tourre, le président Dominique Bussereau a salué le « bel outil » qu’il avait sous les yeux. La visite des laboratoires a fortement intéressé la délégation, qui a relevé la passion transparaissant dans les explications apportées par les agents de la direction technique.

    Au centre, le président Bussereau entouré par les présidents Morgo et Mesquida.

     


  • Visites - De BRL à l'IRD
    Date: 
    03/01/2019
    Picture: 

    Après 25 visites en 2017, ce ne sont pas moins de 18 institutions (élus territoriaux et nationaux, collectivités, services de l’État, chambres consulaires…) qui ont pris le chemin de l’avenue Paul-Rimbaud, à Montpellier, au siège de l’EID Méditerranée, à l’invitation de son président. Avec la même curiosité d’en savoir plus sur cet établissement public, parmi les plus anciens en fonctionnement dans la région Occitanie. En octobre / novembre derniers, trois visites importantes : le DG du Groupe BRL (Bas-Rhône-Languedoc), le PDG de l’IRD (Institut de recherche pour le développement) et le président de l’ADF (Assemblée des Départements de France, actu suivante).

    Bas-Rhône-Languedoc

    Accompagné par Jean-Pierre Dumont, directeur de l'aménagement et du patrimoine, Jean-François Blanchet, directeur général du Groupe BRL (Bas-Rhône Languedoc), a visité l'EID Méditerranée, le 17 octobre dernier, qu’il a qualifiée de « très bel organisme ». Créé en 1955 sous la forme d'une compagnie nationale d’aménagement, BRL s'est investi dans la création et l’entretien des grands réseaux hydrauliques de la région, sous l’égide de Philippe Lamour, son premier président et fondateur. Toujours en charge des travaux de modernisation et d'extension de ce réseau, BRL est également la holding du Groupe, composé de plusieurs autres entités, parmi lesquelles : BRL Exploitation, qui gère et exploite le réseau hydraulique régional lui étant concédé, BRL Ingénierie, qui intervient en France et à l'international dans les domaines de l'eau, de l'environnement et de l'aménagement du territoire, BRL Espaces Naturels, qui est la filiale « environnement végétal » du Groupe, spécialisée dans l'aménagement et l'entretien de grands espaces paysagers, publics ou privés. Une convention-cadre avait été conclue entre BRL et l'EID-Med en 2002. Un nouveau protocole du même type devrait être formalisé dans les prochaines semaines.

     L’institut de recherche pour le développement

    C’est en rang serré que nos correspondants montpelliérains de l’IRD (institut de recherche pour le développement), Frédéric Simard et Fabrice Chandre (laboratoire MIVEGEC), ont accompagné leur président-directeur général, Jean-Paul Moatti, dans sa visite / échanges à l’EID Méditerranée, le 23 octobre dernier. Faisaient également partie de la délégation de l’Institut Yves Martin-Prével, directeur du département santé et sociétés, et Claire-Isabelle Coquin, conseillère aux affaires scientifiques. Rappelons que l’IRD est un établissement public placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de celui des Affaires étrangères. Il porte une démarche de recherche, d’expertise, de formation et de partage des savoirs au bénéfice des territoires et pays qui font de la science et de l’innovation un des premiers leviers de leur développement. L’Institut est présent ou représenté à travers ses activités pluridisciplinaires (surface des continents, écologie, biodiversité et fonctionnement des écosystèmes continentaux, océans, climat et ressources, santé et sociétés, sociétés et mondialisation…) aux quatre coins de la planète. Près d’un tiers de ses 2 000 agents est positionné hors France métropolitaine.

     


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