EID Mediterranee, ces 365 derniers jours

EID Méditerranée - Entente Interdépartementale de Démoustication



lundi 9 mars 2020

  • Coronavirus, le moustique ne le transmet pas !
    Date: 
    09/03/2020
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    Alors que l’Europe se prépare à une épidémie de coronavirus imminente, une question germe parfois à la cantonade : les mousti-ques peuvent-ils transmettre ce nouveau virus, officiellement dénommé SARS-CoV2 ? La réponse des entomologistes de l’EID-Med, des experts de l’EMCA et de l’OMS est unanime : c’est non !

    Que des mammifères

    Pourtant, les virus sont habituellement inféodés à une espèce animale, spécificité liée à la pré-sence de récepteurs sur les cellu-les des espèces qu’ils sont capables d’infecter. Comme une serrure dont le virus serait la clé. Mais la clé de la voiture n’est pas celle du cadenas du vélo ou de la porte d’entrée… Toutefois, certains virus peuvent infecter plusieurs espèces, com-me semble le montrer le SARS-CoV2, avec un cycle suspecté de transmission entre trois espèces de mammifères : la chauve-souris, le pangolin et l’Homme. Alors, pourquoi le moustique ne serait-il pas lui aussi infecté ?

    Sur la digestion…

    D’abord, les trois espèces pré-citées sont certes différentes mais bien plus proches génétiquement entre elles que de notre insecte pi-queur. Les moustiques qui transmettent des pathogènes les ont préalablement ingéré via un repas de sang infecté. Mais pour que le cycle fonctionne, il faut que le virus ait la faculté de résister à la digestion dans l’estomac du moustique, pour pouvoir ensuite infecter ses cellules, atteindre ses glandes salivaires et s’y répliquer. C’est par cette salive ainsi contaminée qu’il transmet ensuite lors d’une piqûre. Or il a fallu des centaines et des milliers d’années (voire plus !) pour que les virus qu’il transmet aujourd’hui aient pu acquérir, via une multitude de cycles sang-piqûre, les caractéristiques leur permettant de transiter par le moustique sans être détruits. Ce qui est un processus extrêmement rare (cf. les hépatites, le HIV ou d’autres maladies sanguines, qui en sont absolument incapables). Le « petit dernier » SARS-CoV2 est un virus respiratoire, transmis par des gouttelettes (en aérosol) émises lorsqu’une personne malade tousse ou éternue. Il semble avoir une affinité particulière pour l’Homme. En cas de piqûre de sang humain infecté, le moustique, lui, digèrera tranquillement ce virus, comme il le fait pour tous les pathogènes non adaptés présents dans le sang qu’il consomme habituellement.

    La petite bête

    Faisons un peu de fiction : si un moustique reçoit une particule aérosol porteuse du coronavirus et le respire, sera-t-il simplement malade ? D’abord, la cuticule (couche externe protégeant ses organes) est hydrophobe (qui n’aime pas l’eau). Et les « spiracles » (les trous) permettant sa respiration sont extrêmement fins. De sorte qu’il faudrait non pas des gouttelettes mais des microgouttelettes, ainsi qu’une bonne dose de… malchance, pour qu’elles puissent franchir ces ouvertures. Et puis les moustiques n’étant pas des mammifères, le virus ne peut pas infecter leurs cellules respiratoires. Moralité, si on a des moustiques et, surtout, des gouttelettes infectées dans son environnement, il ne faut pas chercher la… petite bête. Demandons plutôt à nos proches de tousser dans leur coude. Et lavons-nous les mains !


jeudi 5 décembre 2019

lundi 26 août 2019

vendredi 14 juin 2019

  • Tri - Sus à l’inutile et à l’encombrant
    Date: 
    14/06/2019
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    Tel une fourmilière, le site du siège de l’EID-Med a connu une atmosphère vibrionnante et joyeuse, le 11 avril dernier, pour évacuer vieux papiers, dossiers et objets de toutes sortes, lors d'une séance de tri sélectif à laquelle se sont consacrés tous les agents, de tous les directions et services. Une démarche interne raccord avec des objectifs environnementaux externes ambitieux.

    Manu militari...

    Les moins encombrés ont su porter une aide bienvenue à ceux qui étaient encore envahis, transportant des cartons bourrés de papiers divers, tirant des containers à roulettes à travers couloirs, corridors, passerelles..., expédiant manu militari lesdits cartons dans la benne mobilisée pour l’occasion auprès d’un prestataire recruté pour transporter, jeter ou détruire tous ces rebuts dans les règles de l’art.

    Écoresponsables

    Le président de l'EID-Med, Christophe Morgo, a tenu à être présent à la conclusion de l'exercice, auprès du directeur général, Bruno Tourre, qui a constaté qu'il s'est agi non d'un point final mais du « point d'orgue » d'un processus engagé dès octobre 2018 et qui a resitué cette action dans le contexte plus vaste de la qualité (à tous les étages, à l’EID), de l’amélioration de l’efficacité et du cadre de travail au service de tous et d’une démarche écoresponsable. Démarche permanente, vu le « fleurissement » un peu partout au sein des locaux de containers colorés dédiés au tri sélectif. Une opération appelée à être reconduite chaque année.


  • Littoral - Une ambition climato-compatible
    Date: 
    14/06/2019

    Le changement climatique et l’adaptation des territoires littoraux au phénomène d’érosion qui en découle constituent une thématique désormais incontournable, dont se sont emparés les autorités publiques et de nombreux acteurs, institutionnels comme associatifs et privés. Encore faut-il que les experts partagent entre eux leur vision, ainsi que la prospective et les sujets à traiter dans ce domaine. C’est le sens de la démarche « Ambition Littoral », qui a été lancée lors d’un séminaire organisé le 29 mars dernier au conseil départemental des P.-O., à Perpignan, par le Parc naturel marin du golfe du Lion (PNMGL), avec le soutien de l’Observatoire de la côte sableuse catalane (ObsCat). Au cours de cette réunion, qui a rassemblé une cinquantaine de personnes de tous horizons, le pôle Littoral de l’EID Méditerranée a présenté plusieurs exposés et posters et a participé à des tables rondes.

    S’adapter, anticiper, évaluer

    Il s’agit de la prolongation et de l’approfondissement d’une réflexion générale qui a démarré il y a un an, par la réunion initiale de 150 élus, techniciens, gestionnaires, universitaires, représentants de bureaux d’études, associations, étudiants…, au cours de laquelle le président du PNMGL, Michel Moly, par ailleurs 1er vice-président du conseil départemental de P.-O., a relevé que « pratiquer une politique d’aménagement sans s’adapter, sans anticiper, sans évaluer ou sans programmer n’est assurément pas durable ». Le lancement d’« Ambition littoral » est donc la réponse concrète à cette préconisation.

    Mobiliser la communauté

    Ainsi, durant deux ans (2019 et 2020), ce projet va s’articuler autour de cinq grands axes et plusieurs ateliers d’une journée chacun. Il s’agit de mobiliser des décideurs, des gestionnaires, des scientifiques et des techniciens du littoral dans une réflexion commune, portant sur de nouveaux modèles économiques, spatiaux, culturels et architecturaux en rapport avec la mer. Le pôle Littoral de l’EID-Med a intégré le comité de pilotage du projet et a été mandaté pour animer, avec l’Université de Perpignan, le premier atelier, le 19 avril dernier, centré sur la connaissance du littoral.         

     

    5 grands axes

    Trois axes thématiques ont été définis, tout d’abord :

    • s’approprier les outils de gouvernance des territoires littoraux et développer un réseau spécifique à ces enjeux.
    • identifier les échelles spatiales, temporelles pour la mise en œuvre d'un travail collaboratif adapté à un territoire spécifique et à ses priorités de gestion.
    • cultiver une mémoire des risques littoraux au service de la sensibilisation de tous les citoyens.

    Puis un axe transversal :

    • vers une boîte à outils concrète pour atténuer les phénomènes déjà à l'œuvre, en puisant dans les retours d'expériences concluants.

    Et un axe prospectif :

    • prendre en compte les impacts socioéconomiques des changements et s'y adapter.

  • Médias - Ça retombe dru
    Date: 
    14/06/2019
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    Comme chaque année, le « veilleur de presse » (Cision - L’Argus) mandaté par l’EID-Med effectue une analyse des retombées médiatiques dans la presse écrite, en termes de chiffres et  d’audience, sur la base des mots-clés définis de concert il y a plusieurs années, ayant trait à l’EID, à la démoustication, aux moustiques, à la nuisance qu’ils génèrent et aux maladies qu’ils peuvent transmettre. Des chiffres qui ont progressé en 2018.

    D’abord la « PQR »

    C’est dans le sud-ouest que l’audience générale (pour l’ensemble des problématiques : maladies transmissibles et enjeux de la démoustication) a été la plus forte, principalement en Occitanie, ce qui est une constante aisément explicable. La couverture des grands quotidiens régionaux (La Dépêche du Midi, Midi Libre et Sud Ouest), figurant au top 10 (2ème, 4ème et 5ème) des supports, en nombre de retombées (entre 40 et 33 articles chacun), n’y est pas étrangère. Car c’est la PQR (presse quotidienne régionale) qui est le premier type de presse mobilisé sur ces questions (567 parutions), en hausse de 17 % par rapport à 2017, devant les périodiques de la presse d’information généraliste (PIG), dont l’hebdomadaire La Gazette de Montpellier (en 5ème position dans sa catégorie) et la presse professionnelle, cette dernière consacrant toutefois le plus d’espace à chacune de ses parutions sur ces sujets : près d’une page par article, en moyenne, contre la moitié dans la presse magazine, un tiers dans la PIG et un cinquième dans la PQR, comme dans la presse quotidienne nationale (Aujourd’hui et Le Figaro arrivant en tête).

    Citations de l’EID en hausse

    La PQR est donc, comme les années précédentes, le principal relais de médiatisation du sujet de la démoustication, au sens large, dans la presse écrite. Les journalistes suivent particulièrement la propagation du moustique-tigre en métropole. Ses déplacements géographiques, les moyens de le reconnaître ou de s’en protéger ont été traités largement en 2018. Les sujets liés au chikungunya, à la dengue et au Zika ont surtout été traités dans la presse professionnelle. À noter une progression sensible du nombre de retombées citant expressément l’EID Méditerranée : dans 180 parutions sur les 1 003 recensées, soit 18 %, contre 110 et 11 % du total en 2017.    

    Résumé chiffré

    •    1 003 parutions en 2018.
    • 338 supports mobilisés.
    • plus de 362 pages en cumul.
    • « moustique-tigre » cité dans 69 % des parutions (+16 %).
    • « dengue » cité dans 83 % des parutions (+10 %).   

  • Modernisation - Aires de lavage : et de 3
    Date: 
    14/06/2019
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    Après les agences opérationnelles de Canet-en-Roussillon (66) et de Sauvian (34), c’est au tour de celle de Montcalm, dans le Gard, d’accueillir depuis quelques semaines les travaux d’installation d’une nouvelle aire de lavage des véhicules et matériels de traitements. Livraison prévue : début août. Une démarche qui, dans le cadre du programme pluriannuel d’investissements de l’établissement, concerne progressivement toutes les agences de l’EID-Med. Un dispositif moderne et propre. Prochaine agence concernée, en 2020 : Narbonne.

    Technologie avancée

    Un système qui s’appuie sur une technologie avancée et qui se trouve au plus près des attentes des utilisateurs. Ainsi, ces nouvelles aires disposent des éléments suivants :

    • mise en route par carte magnétique individuelle.
    • eau chaude depuis un ballon thermodynamique et produits de lavage intégrés.
    • éclairage de la zone par projecteurs LED temporisés.
    • choix du cycle sur écran tactile (véhicule « souillé » / véhicule « non souillé »).
    • selon le cycle choisi, ouverture / fermeture des vannes automatiques.
    • récupération des effluents dans une cuve avec report d’alarme de seuils franchis (pré-alerte / alerte).
    • lavage des châssis automatiques (déclenchement par boucle à induction et arrêt temporisé).
    • lavage de purge automatique temporisé du « canal » (caniveau central).

  • ADEGE - Le nouveau conseil scientifique installé
    Date: 
    14/06/2019
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    Le nouveau conseil scientifique de l'ADEGE (agence nationale pour la démoustication), dont la composition à été arrêtée et validée lors de la dernière assemblée générale de l'agence, en décembre 2018 à Fort-de-France, a été formellement installé le 15 avril dernier, au siège de l'EID Méditerranée puisque c'est son président, Christophe Morgo, qui préside cette année l'agence. Les membres de cette instance, qui travaillent de façon indépendante, ont élu leur président, Didier Fontenille (IRD), et établi un premier agenda.

    Onze disciplines

    La quasi-totalité de ses 14 membres, couvrant onze disciplines concourant à la démoustication et à la lutte antivectorielle (voir encadré), a pu participer à cette séance, ainsi que les directeurs de la plupart des collectivités et établissements publics membres de l'agence,  physiquement ou par visioconférence. Après l'introduction du président de l'ADEGE, Christophe Morgo, qui a exprimé les objectifs de ce conseil (suivre et conseiller les établissements publics et les services opérationnels dans leurs activités et leurs projet, proposer des stratégies nouvelles en fonction de l’évolution de la science et des techniques, appuyer scientifiquement l’agence dans ses démarches auprès des autorités locales, nationales et européennes) et un tour de table de présentation, ses membres ont élu à l'unanimité Didier Fontenille, de l’IRD, président et André Yebakima, directeur honoraire du centre de démoustication de la Martinique, secrétaire.

    Agenda de travail

    Puis, à partir des missions de l'agence et de ses opérateurs membres, ainsi que de l'actualité scientifique et technique et des projets en cours liés à la démoustication (contrôle de la nuisance) et à la lutte antivectorielle (LAV), pour la santé publique, en métropole et outre-mer, les membres du conseil ont fixé un premier agenda de travail regroupant une demi-douzaine de sujets : une argumentation scientifique sur le Bti, les insecticides alternatifs, toutes autres méthodes alternatives, la communication sociale (mobilisation du même nom et participations communautaires).

     

    www.adege.eu


  • Moustiques - Mis sous observation
    Date: 
    14/06/2019
    Picture: 

    L’évaluation est un volet utile pour qui veut objectiver une situation, un dispositif ou une démarche, en vue de l’analyser ou de l’acter, de procéder à des améliorations voire à des corrections. Et c’est un précieux élément de rendu, ainsi que de justification et de légitimation auprès des décideurs et de tout public concerné. Ainsi en va-t-il des moustiques et de leur nuisance. Quelle est-elle, cette nuisance, selon les lieux et les périodes de l’année ? Un phénomène incertain, indexé sur les aléas météo, sur des activités humaines (irrigations, par exemple) et sur le succès ou l’insuccès relatif des opérations de traitement. Il faut donc l’observer.

    Aide à la décision

    Ce sera l’une des missions de cet observatoire « moustiques » en cours de constitution. Conçu comme un outil d’aide à la décision, il poursuivra deux buts : représenter de façon objective ce qui constitue la mission centrale de l’EID-Med et définir les attentes et le type de résultats escomptés. Pour commencer, un prototype sera établi dès la fin de cette année. Après échange avec une vingtaine d’agents (tous les directeurs et cadres techniques et opérationnels), un portrait-robot du dispositif a été dressé : qui, quoi, pourquoi, comment… Il s’agit d’affiner les objectifs et les publics cibles et de préciser les composantes de l’observatoire.

    Vers un prototype

    Un agenda a été fixé, s’articulant autour de 4 axes de travail :

    • un diagnostic de l’existant, en interne et en externe (avril).
    • le rassemblement et l’organisation de la donnée (avril - juin).
    • un « prototypage » à petite échelle (juin - août).
    • un premier retour d’expérience, avec des pistes d’amélioration (septembre - novembre).
    Perception

    Dans le même temps, un appel d’offres va être lancé pour un observatoire de la perception de la nuisance, démarche complémentaire de l’observatoire « moustiques ». Cette démarche visera aussi l’évaluation de la notoriété de l’EID-Med et des messages préventifs diffusés auprès du public sur le moustique-tigre.

     


  • Mémoire - 1959 - 2019 : l’EID-Med a 60 ans
    Date: 
    14/06/2019
    Picture: 

    Si les premières délibérations (conseils généraux de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône) sont intervenues en décembre 1958, c’est en 1959 qu’a délibéré la troisième collectivité fondatrice (le CG du Gard) et que s’est réuni pour la première fois le conseil d’administration de l’EID Méditerranée. Et c’est en 1963, année de la création de la Mission Racine, que les P.-O. et l’Aude les ont rejoints. C’est donc ce millésime (1959) qu’il s’agit de retenir pour la naissance de l’établissement public. 2019 - 1959 = 60. L’EID Méditerranée a donc bel et bien, cette année, 60 ans. Voilà qui se fête !

    Trois événements

    Trois temps forts sont envisagés, à l’horizon du dernier trimestre : l’un à l’attention des agents et des retraités de l'établissement, un second en direction des partenaires et interlocuteurs de l’EID-Med (institutionnels, scientifiques, techniciens, universitaires, etc) et un troisième à l’adresse de publics locaux, en appui sur les agences opérationnelles de la zone d’action « démoustication ». L’événement « externe » est d’ores et déjà fixé au 26 novembre, profitant de réunions de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication), assemblée générale et conseil scientifique, programmées à partir du 25, et de deux colloques organisés également à Montpellier, les 27 et 28 novembre, par le Vectopole sud et l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), ce qui aura pour effet de mobiliser sur place beaucoup de spécialistes en lien avec les missions et activités de l’EID.

    Souvenir

    Une exposition mémorielle (vieilles photos, depuis les origines de l’EID, anciens matériels de terrain et de laboratoire, extraits de journaux télévisés et de magazines datant du début des années 1960, entre autres) sera au menu des présentations. À suivre.


  • Maires - L’EID-Med tient salon
    Date: 
    14/06/2019
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    Après le salon des maires des Pyrénées-Orientales, les 28 et 29 mars à Perpignan, et celui du Gard, à Nîmes, les 18 et 19 avril, l’EID Méditerranée aura également un stand au salon des maires de l’Hérault, ce jeudi 20 juin au parc-expo de Béziers. L’occasion d’aller à la rencontre des élus communaux et/ou de responsables de  leurs administrations, afin de rendre compte de l’action traditionnelle de démoustication (pour les communes situées dans la zone d’action de l’EID) et, pour toutes celles colonisées par le moustique-tigre, d’apporter informations, conseils et préconisations préventifs, à relayer auprès de leurs populations.

    Dans l’Hérault, l’EID-Med avec le Département

    Moment fort : l’inauguration, avec le passage sur les stands du président de l’association départementale des maires (AMF) et des membres de son bureau, du président du conseil départemental et de la présidente de Région. Dans l’Hérault, l’EID-Med a répondu positivement à la proposition du Département de figurer sur son stand, intégrant plusieurs compétences et organismes partenaires, tels que le SDIS, le CAUE, Hérault Habitat, Hérault Énergie. Rendez-vous sur le « village Hérault ».


  • Moustique-tigre 3 - Trier le bon grain de l’ivraie…
    Date: 
    14/06/2019
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    C'est chaque année la même chose : avec la relance, le 1er mai, par le ministère de la Santé du « plan national antidissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika », à raison du début de reprise du cycle biologique du moustique-tigre (Aedes albopictus) qui peut être vecteur de ces maladies, un site internet privé, accolé à une marque de répulsifs, reprend les données publiques à sa façon, instaure des niveaux de « vigilance » qui ne figurent pas dans la nomenclature officielle et communique à grande échelle, pouvant susciter une alarme hors de propos.

    Les cartes qui font foi

    Voici deux cartes faisant foi, établies par le Ministère sur la base des enquêtes entomologiques effectuées par des organismes publics compétents, tels que l'EID Méditerranée :

    - la première est une carte administrative, figurant en rouge les départements classés en niveau 1 du plan (51 à la fin de 2018), dès lors qu'un ou plusieurs de leurs territoires - fût-ce un seul quartier dans une seule commune - voient le moustique-tigre « implanté et actif ». Ceci afin de permettre au conseil départemental, compétent en la matière, de mettre en place le dispositif nécessaire à d'éventuels traitements antivectoriels si la situation le commande.

    À noter certains départements (et communes) qui sont colorisés en orange : cela signifie que le moustique-tigre y a été détecté très occasionnellement et ponctuellement en un lieu mais qu’il ne s’y est pas encore installé définitivement.

    - la seconde est la carte réelle d'implantation, par commune, qui suit l'extension progressive du « tigre » et montre que les départements concernés sont colonisés dans des proportions très diverses, selon son arrivée y est ancienne ou récente.

     

     


  • Moustique-tigre 1 - Revoilà le fauteur de troubles
    Date: 
    14/06/2019
    Picture: 

    Nous voilà entre printemps et été et comme chaque année le moustique-tigre (Aedes albopictus) reprend du service. Cette espèce connaît durant l’hiver, au sens large, une phase de dormance dite  « diapause » à l'état d'œuf. Et elle reprend de la vigueur très progressivement à partir de début mai, à la faveur du rallongement des jours (photopériode) et de l’élévation des températures, pour commencer à redevenir sensible fin mai / début juin. Nous y sommes donc ! Place à la prévention.Dans ce registre, les animations font déjà feu de tout bois, en appui sur les agences opérationnelles de l’EID et sur les 6 Volontaires du service civique (VSC), recrutés fin avril, qui s’investissent surtout sur des actions éducatives en centres de loisirs et en temps périscolaires. Jusqu’à fin octobre, des dates sont encore disponibles à l’attention des communes de la zone d’action de l’EID (voir encadré).

    Le priver d’eau !

    C’est une histoire d’eau. Depuis un bon mois, le rythme de la « renaissance » du moustique-tigre et sa visibilité sont tributaires des conditions météorologiques (pluies, températures). Et aussi des mises en eau artificielles, telles que les arrosages. Il est bon de rappeler que ce moustique est urbain. Non par la convivialité de ses mœurs mais par le cadre géographique de son implantation, en zones agglomérées. Et 80 % de ses « gîtes » de reproduction se trouvent au sein de l’habitat résidentiel, pavillonnaire individuel comme collectif et dense. Ce sont tous récipients et objets creux ou incurvés pouvant en faire office prompts à recueillir de l’eau. La femelle de moustique-tigre pond ses œufs sur la paroi ou le rebord du récipient à sec, sachant qu’il contient ou peut contenir de l’eau. Et c’est l’élévation du niveau d’eau puis son contact avec ces œufs, après une pluie ou un arrosage, donc, qui déclenche le cycle biologique de l’insecte : larves, nymphes puis… adultes volants et piqueurs (ou plutôt piqueuses, car seules les femelles piquent, afin de capter dans le sang de leurs « victimes » les protéines nécessaires à la maturation de leurs œufs). Ces situations sont évitables, par des gestes simples et pratiques : il faut priver le moustique-tigre d’eau ! (voir actu suivante)

    Des situations qui pullulent

    En effet, la pullulation de ces situations au cœur d’innombrables résidences dans de nombreux quartiers, leur caractère aléatoire dans l’espace et dans le temps et leur diversité (coupelles, jouets d’enfants, pieds de parasols, gobelets, cendriers, collecteurs d’eau pluviale, etc, etc) ne permettent pas de mettre en œuvre une stratégie « larvicide » telle que celle qui s’applique sur les moustiques nuisants issus des zones humides littorales. Et les traitements contre ces moustiques à l’état adulte doivent être réservés à la protection sanitaire, lorsqu’une personne revenue des tropiques avec des symptômes s’apparentant à une des maladies que le moustique-tigre peut transmettre (chikungunya, dengue, Zika…) est encore en période de virémie (on parle de « cas suspect importé »). Ceci afin d’éviter que des moustiques-tigres de sa proximité (150 mètres de déplacement maximum à partir de leur gîte de reproduction) qui la piqueraient à son retour, à son domicile ou sur son lieu de travail, par exemple, puissent transmettre l’un ou l’autre de ces virus, cette-fois-ci sur place, dans un coin de France métropolitaine (on parle alors de « cas autochtone », ce qui jusqu’ici est très rare). 108 traitements dits de « lutte antivectorielle » (LAV) ont ainsi été réalisés en 2018 (dont 92 par l’EID Méditerranée), quasiment tous suite à des cas importés, dans les départements où la présence de ce moustique a été identifiée. Et cela avec succès, la chaîne de transmission ayant été chaque fois empêchée ou interrompue.

    Les traitements pour la santé publique

    Ces traitements ponctuels sont réalisés nuitamment par nébulisation (dispersion) de produit à base de deltaméthrine, la même substance que celle contenue dans les pulvérisateurs domestiques. Seule homologuée à cette fin, elle ne doit pas être utilisée couramment ou fréquemment, sous peine que le moustique-tigre ciblé développe un mécanisme de résistance. Ce serait évidemment très problématique pour éviter ou stopper un processus éventuel de transmission vectorielle. Ce qui est, pour tout dire, inenvisageable et explique pourquoi ces traitements sont réservés à la protection sanitaire.

    www.moustiquetigre.org


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