Le Parisien mercredi 20 juillet 2016

La piscine à vagues débordée par l’affluence
vendredi 22 juillet 2016
par  Michel, RÉBECCA KHANANIÉ
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CRÉTEIL. Après-midi sous tension, hier, à la piscine à vagues. La sécurité a eu beaucoup de mal à gérer le flux des entrées et des fauteurs de trouble ont dû être évacués.
« C’ÉTAIT un cauchemar », se plaint Nadia, une mère de famille. « Je suis traumatisée », glisse-t-elle un peu moins fort, pour épargner ses deux enfants. Hier, avec les fortes chaleurs, Nadia décide, comme des milliers d’autres, de se rendre à la piscine à vagues de Créteil. « On est arrivé à 12 heures, il faisait très chaud, raconte-t-elle. Au départ, la file d’attente était disciplinée, elle s’étendait bien sur 100 m. Des centaines de jeunes sont arrivées par les côtés. Ils ont poussé pour rentrer. J’ai été comprimée contre les grilles pendant vingt minutes, j’ai fait un malaise. Mon fils de 5 ans était soutenu par un homme de l’autre côté de la barrière, pour ne pas qu’il s’étouffe. »
« Des gens grimpaient de partout, jetaient leurs sacs par la palissade, et rentraient par les côtés » Sarah, venue se détendre à la piscine
Hamza aussi s’est fait bousculer. « Le problème, c’est qu’il n’y avait pas de barrière », déplore le jeune homme, qui s’est résigné à attendre sur les pelouses. « Des gens grimpaient de partout, jetaient leurs sacs par la palissade, et rentraient par les côtés », renchérit Sarah, sa voisine. A 14 heures, la situation devient incontrôlable. Une vingtaine de policiers sont appelés en renfort par la sécurité de la piscine, débordée. Sous les cris d’impatience de vacanciers en maillot de bain, ils réussissent à réguler le flux des entrées.
Mais pas à calmer les esprits échauffés par les 35 °C de cette journée caniculaire. A 18 heures, la piscine, qui a atteint sa capacité d’accueil maximale de 1 800 places, ferme ses portes. Dans le hall d’entrée, une femme s’emporte : « C’est un scandale, les petits ne peuvent pas se baigner ! », trois détonations retentissent. « Vous entendez, on n’est pas en sécurité ici ! » Une foule fiévreuse court dans un sens, puis dans l’autre, avant que la sécurité n’évacue les jeunes fauteurs de trouble. Une seconde fois, la police se rend aux abords de la piscine. Elle procède à l’interpellation de quatre individus, soupçonnés d’avoir utilisé un pistolet à blanc.
A l’intérieur, l’ambiance reste agitée. « On n’entend rien, ils n’arrêtent pas de crier », témoigne une fillette de 6 ans, qui se plaint d’avoir été intimidée par des « garçons de 2 m ». Dans le grand bassin, entre deux clappings, des jeunes scandent des chants de stade, adaptés à la situa- tion : « On sort pas, on sort pas ! », « Venez nous chercher, venez nous chercher ! » Variant parfois de registre : « On s’en bat les c..., on s’en bat les c... ! » L’un des agents de sécurité est poussé à l’eau, et hué.
« C’est vraiment dommage. Les trois premiers jours de la semaine s’étaient très bien passés, confie un employé. Là, c’est une bande d’indis- ciplinés qui gâchent tout, et après on dit que c’est de notre faute... » Justement, un père de famille sort de la piscine, fulminant : « C’est une honte ! Allez expliquer aux gosses pourquoi il y a la police à la piscine... S’ils n’arrivent pas à assurer la sécurité, autant la fermer ! » Sollicitée sur ces incidents, la direction de la piscine, qui dépend de la région Ile-de-France, n’a pas souhaité s’exprimer.
RÉBECCA KHANANIÉ

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